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Le coà»t financier de l'investissement en capital humain à  l'université de Lubumbashi. Cas de la faculté des sciences économiques et de gestion de 2010 à  2014.

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par Ghislain MATAND
Université de Lubumbashi Faculté des Sciences économiques et de Gestion - Licence en sciences de gestion 2015
  

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1.2.2.2. Méthodologie

Pour démontrer cette contribution de l'éducation à l'économie, différents auteurs ont adopté différentes méthodologies que BLAUG (1976) a classées en trois grandes catégories :

- L'approche fonction de production ;

- L'approche par la formation du capital humain et

- Le calcul du rendement de l'éducation

L'approche fonction de production se caractérise par l'usage d'une formulation mathématique pour représenter comment une économie produit sa richesse par l'usage des ressources dont elle dispose. Dans la théorie du capital humain, il s'agit de considérer le capital humain parmi les facteurs de production. Le premier qui a utilisé cette méthode est DENISON (1962). Commençant par considérer les facteurs terre, travail et capital physique, il tentait d'expliquer le résidu de la croissance économique par l'éducation, défiant ainsi ce qu'ABRAMOVITZ (1956) a appelé « mesure de notre ignorance ». Pour ce faire, comme l'a indiqué FABRICANT trois années auparavant, DENISON a utilisé un système de pondération du travail de façon à considérer l'amélioration de sa qualité (productivité = salaire).

Moyennant l'hypothèse d'une relation directe entre éducation et capital humain, DENISON a conclu que 43% de l'accroissement du PIB était attribuable à l'investissement en capital humain, l'éducation.

L'approche formation du capital, quant à elle, tente d'estimer le stock de capital humain. L'auteur qui a utilisé cette méthode est SCHULTZ. Le titre de sa publication de 1960 résume bien la démarche de cette approche : « Capital formation by education ». En effet, par analogie au capital physique, SCHULTZ a essayé d'évaluer en dollars ce stock de capital en l'estimant par son coût. Selon lui, il existe deux composantes à ce coût :

- Le composant coût d'opportunité (earningthatstudentsforego) et

- Le coût direct (costs of the services provided by school)

Le composant coût d'opportunité représente le salaire qu'aurait pu gagner les individus sur le marché du travail s'ils ne s'instruisaient pas (éducation post-obligatoire). (SCHULTZ, 1960)

Le coût direct mesure les ressources utilisées par le système éducatif. Ces ressources constituent les inputs du système éducatif.

L'auteur a ensuite fait remarquer que le composant coût d'opportunité est la plus importante.

Les deux premières méthodes sont complémentaires. En effet, si la deuxième permet d'évaluer le niveau du stock de capital humain, la première permet de démontrer sa significativité et d'en mesurer la contribution à la croissance économique.

Concernant la dernière méthode, elle tente de répondre à la question : est-ce qu'investir dans l'éducation est profitable comparé à d'autres alternatives d'investissement (investissement en acquisition de capital physique) ? Cette méthodologie est celle adoptée par MINCER et BECKER.

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"I don't believe we shall ever have a good money again before we take the thing out of the hand of governments. We can't take it violently, out of the hands of governments, all we can do is by some sly roundabout way introduce something that they can't stop ..."   Friedrich Hayek (1899-1992) en 1984