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L'impact de la zone de libre-échange sur la coopération internationale de la RDC


par Tim MBOMBO KASANKIDI MBOKAS
Université officielle de Mbujimayi - Graduat 2009
  

Disponible en mode multipage

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    EPIGRAPHES

    « Nous vivons dans un monde des conflits et pourtant la vie y continue, sans doute grâce à la coopération qui lie les individus et les nations. »

    J.NEHRU

    « L'intégration économique du continent semble être la vie incontournable pour non seulement faire sortir l'Afrique de son isolement voire de la marginalisation, mais encore elle s'impose à celle-ci comme l'instrument privilégié pour arrimer ses économies à l'économie mondiale. »

    Salia TRAORE

    DEDICACES

    Je dédie ce travail :

    À ma charmante épouse Mimie Christelle NGALULA MBOMBO ;

    À mes chers enfants : Aaron KABAMBI WA MBOMBO etLevi KALALA WA MBOMBO ;

    À mon père Gaston KALALA KAKESE MUTUMBAYI ;

    À ma mère Esther TSHIABU WA MBOMBO ;

    À mes frères et soeurs : Joseph KAKESE MUKANYA LESERIEUX, Josée BAMPENDIKALALA, Thérèse NGALULA KALALA, Théthé BITOTA KALALA, Kally KALALAKAKESE, Bijoux BILONDA KALALA, Honoré MUYA KALALA etEsther TSHIABU KALALA;

    À mes beaux-frères et belles soeurs : Pasteur Jimmy KASONGA, Franck KABAMBA, Marcel KALONJI, Théthé Rachel KAZADI ;

    Au couple papa Willy BABENDA et toute sa famille

    Au révérend Pasteur Marcel MULUMBA KENGA et sa famille ;

    À tous les fidèles de la communauté la COLOMBE et tous les amis collègues serviteurs de Dieu;

    Au Pasteur Docteur Billy MUSTHIPAYI et sa famille;

    À mes beaux-parentspapaRexMUKUNA KIYANDOMBA etmaman Mado NGALULA 

    Au PDG Charles KABAMBI WA BEYA KABEet sa famille ;

    À tous ceux que nous n'avons pas pu citer, notre esprit les portera toujours.

    Timothée MBOMBO KASANKIDI KALALA

    In memorium

    A toi mon jeune frère

    Daniel KAZADI KALALA,

    Tu avais vu comment nous avions amorcé ce parcours, mais le destin divin ne t'a pas permis de voir sonparachèvement.

    AVANT PROPOS

    La coutume universitaire exige à la fin de chaque cycle aux étudiants de rédiger un travail scientifique qui va sanctionner leur acquisition et maîtrise de la science.

    Ainsi soumis à cette pratique, nous nous plaçons dans cette lancée pour répondre à cet exercice académique après nos trois années de premier cycle en Relations Internationales.

    Lors de ce cycle, des savoirs si importants nous firent transmis ; utilesà la transformation de l'univers en général et de la RDC notre chère patrie en particulier.

    A cet effet, nous manifestons notre reconnaissance sincère à tous les chercheurs scientifiques qui, par leurs oeuvres, nous avons eu à accéder aux certaines données utiles pour notre travail.

    A tout seigneur, touthonneur, dit-on,il nous revient de remercier le Chef de travaux GUY NTAMBUE KAYEMBE pour avoir accepté la direction de ce travail malgré ses multiples occupations.

    Notre gratitude va également aux Professeurs, aux Chefs de travaux, aux Assistants ainsi que des membres du corps administratif de la faculté des sciences sociales administratives et politiques de l'Université Officielle de Mbuji-Mayi(UOM) et plus précisément ceux du département des Relations Internationales pour leur encadrementdurant tout le temps passé à leur côté.

    Durant cette lutte nous avions rencontré plusieurs compagnons (camarades étudiants) avec qui nous avons partagé des pires et meilleurs moments dans l'apprentissage universitaire, ne pas citer quelques-uns d'entreeux serait une ingratitude de notre part ; nous citons : Jrs KALOMBO NGELEKA, Olivier MUDINDA WAZOBONGO, Jeande Dieu NZENGU KALALA, Mimie MBELU MASENGO, Serge KAYEMBE TSHIALAMBA, etc...

    Que tous les degrés de mes relations trouvent ici ma profonde reconnaissance.

    TimothéeMBOMBO KASANKIDI KALALA

    ABREVIATIONS ET SIGNES

    ABAKO : Alliance des Bakongo

    ACP : Afrique Caraïbe et Pacifique

    BEI : Banque Européenne d'Investissements

    BDEGL : Banque de Développement des Etats des Grands Lacs

    CEA : Communauté Economique Africaine

    CEE : Communauté Economique Européenne

    CEEAC : Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale

    CEI : Commission Electorale Indépendante

    CEMAC : Communauté Economique et Monétaire d'Afrique Centrale

    CEPGL : Communauté Economique des Pays des Grands Lacs

    CNS : Conférence Nationale Souveraine

    COMESA : Marché Commun pour l'Afrique Australe et de l'Est

    COMTEL : Réseau de Télécommunication du COMESA

    CONAKAT : Conférence des Associations Katangaises

    COPAX : Conseil pour la Paix et la Sécurité en Afrique Centrale

    DGI : Direction Générale des Impôts

    ECOSOC : Conseil Economique et Social

    EIC : Etat Indépendant du Congo

    EGL : Energie des Grands Lacs

    ETD : Entités Territoriales Décentralisées

    FEC : Fédération d'Entreprises du Congo

    FED : Fonds Européen de Développement

    GECAMINES : Générale de Carrières et des Mines

    IRAZ : Institut de Recherches Agronomiques et Zoologiques

    MIBA : Minière des Bakwanga

    MLC : Mouvement de Libération du Congo

    MNC : Mouvement National Congolais

    NEPAD : Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique

    OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economique

    OFIDA : Office de Douanes et Accises

    OI : Organisations Internationales

    OKIMO : Office d'Or de Kilo Moto

    OMC : Organisation Mondiale du Commerce

    ONG : Organisations Non Gouvernementales

    ONU : Organisation des Nations Unies

    OUA : Organisation de l'Unité Africaine

    PIB : Produit Intérieur Brut

    PME : Petites et Moyennes Entreprises

    PP : Pays Pauvres

    PP : Parti du Peuple

    PSA : Parti Solidaire Africain

    PVD : Pays en Voie de Développement

    RCA : République Centrafricaine

    RDC : République Démocratique du Congo

    RSA : République Sud-Africaine

    SADC : Communauté de Développement de l'Afrique Australe

    SADCC:Conseil Méridional Africain de Coordination et Développement

    SINELAC : Société Internationale d'Electricité des Grands Lacs

    SME : Système Monétaire Européen

    UA : Union Africaine

    UDEAC : Union Douanière et Economique d'Afrique Centrale

    UE : Union Européenne

    UNECA : Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique

    USA : United States of America(Etats Unis d'Amérique)

    WESTCOR : Western Power Corridor

    ZEP : Zone d'Echange Préférentiel

    I. INTRODUCTION

    I.1. Présentation

    Les Relations Internationales se conçoivent comme les rapports et les flux sociaux de toute nature qui traversent les frontières, échappant ainsi à l'emprise d'un pouvoir étatique unique et auxquels participent les acteurs qui se rattachent à des sociétés différentes. (1(*))

    C'est-à-dire, on ne peut pas parler des Relations Internationales s'il n y a pas des rapports qui s'effectuent en dehors des frontières nationales, ceux-ci conclus avec les acteurs de différents Etats.

    Tous les domaines de la vie sociale sont susceptibles de la science des Relations Internationales, tels que les domaines : économique,diplomatique,militaire,sportif,culturel,etc...ils existentlorsqu'ils traversent les frontières de deux ou plusieurs Etats, c'est-à-dire toutes les activités en dehors de ses propres frontières constituent un gain relevant des Relations Internationales.

    Les Etats étant les acteurs privilégiés relations Internationales, même s'ils n'exercent plus l'exclusivité du pouvoir politique, à côté d'eux s'ajoutent également les organisations internationales, lessociétésmultinationales, les organisations non gouvernementales à vocation internationale et aussi les individus privés, comme les opérateurs économiques,culturels,sportifs...qui exercent leursactivités en dehors de leur propre Etat. Les Etats et les gouvernements pratiquent d'abord leurs relations en terme de concurrence selon les intérêts de chacun, c'est-à-dire, dans le régime où les pouvoirs sont séparés, chaque organe a sa propre mission spécifique définie par la constitution, c'est ainsi que l'on peut parler de la diplomatie des chefs d'Etats et de la diplomatie des chefs des gouvernements dans le monde. Ceci peut être clarifié avec la République Démocratique du Congo où le Président de la République est une institution distincte des autres.

    Ces relations peuvent être harmonieuses ou non ; selon les objectifs que poursuit chaque organe du pouvoir étatique.

    Dans le cadre de ce travail, nous essayerons de présenter des rapports de coopération économique internationale où chacun des Etats membres est engagé avec une prise de conscience certaine, dans le but d'arracher son intérêt national ; il s'agit de la zone de libre-échange économique internationale.

    I.2. Choix et intérêt du sujet

    I.2.1. Choix du sujet

    Nul scientifique n'ignore que l'université a trois missions fondamentales dans un milieu donné ; il s'agit des enseignements, de la recherche et de rendre service à la société. Ce sont là les trois piliers moteurs de l'existence d'une université. Comme nous savons, la coopération internationale et les Relations Internationales sont caractérisées par la poursuite de trois éléments majeurs qui sont : l'intérêtnational, la sécurité nationale et l'identité nationale. Ces trois éléments constituent la base même de la politique étrangère de n'importe quel Etat qui existe dans le monde. (2(*))

    Dans le cadre de ce travail, nous allons beaucoup plus insister sur l'intérêt national que chaque Etat doit tirer dans sa coopération avec les autres Etats. C'est la raison pour laquelle « l'impact de la politique de la zone de libre-échange sur la coopération économique internationale de la RDC » a retenu notre attention.

    Ce choix est capital parce que notre observation faite sur l'économie de la RDC depuis la transition jusqu'à nos jours révèle que c'est une économie déficitaire des autres économies. Surce, nous avons constaté qu'avec ce type d'économie il est impossible de participer dans une coopération économique concurrentielle, car on vise son propre intérêt, alors si la RDC s'engage dans une telle coopération elle servira les intérêts des autres. Cette situation nous a poussés à faire nos investigations sur ce sujet dans le but de conscientiser les gouvernants de la RDC, etceux, des autres Etats à veiller sur les décisions et les accords auxquels ils peuvent s'engager face à leurs propres intérêts nationaux. Ce même sujet profitera également aux chercheurs qui s'engageront dans le même ordre d'idée comme un instrument ou une documentation de recherche dans le cadre de la coopération économique internationale.

    I.2.2. Intérêt du sujet

    Tout travail scientifique a toujours eu un intérêt pour lequel il est élaboré. L'intérêt de notre sujet du travail se trouve à deux niveaux, voire même trois :

    Ø Economique

    Ø Scientifique

    Ø Personnel

    I.2.2.1. Au niveau économique

    Ce sujet a été l'objet de notre préoccupation afin de ressortir l'état de l'économie de la RDC, et ainsi analyser si oui ou non cette économie pourrait accéder à la politique de libre-échange tout en favorisant son intérêt national.

    I.2.2.2. Au niveau scientifique

    Ce travail n'est qu'un apport documentaire aux autres chercheurs, qui, à leur tour peuvent le critiquer et apporter leurs suggestions objectives.

    I.2.2.3. Au niveau personnel

    Ce sujet nous pousse à connaître les différents facteurs qui sont à la base de l'état actuel de l'économie congolaise et faire l'analyse des organisations régionales auxquelles la RDC est membre ; qui soient susceptibles d'assurer la coopération économique internationale, telles que : l'Union Européenne, la SADC et les autres.

    II. Problématiques et Hypothèses

    II.1. Problématique

    Entant que chercheur scientifique, nous ne pouvons jamais directement passer à notre problématique sans pourtant la définir. Nous la saisissons en premier lieu comme l'art d'élaborer clairement les problèmes et aussi les résoudre rigoureusement en suivant leur transformation. (3(*))

    C'est dans la même optique qu'elle peut être comprise comme le champ des connaissances théoriques dans lequel on pose le problème du lien exact de sa proposition et des concepts requis pour les poser. (4(*))

    Par-là, nous considérons la problématique comme un ensemble de questions d'une science où une philosophie peut valablement poser en fonction de ses moyens, de son objet d'étude et de ses points de vue. Notre problématique sur l'impact de la politique de la zone de libre-échange sur la coopération économique internationale de la RDCs'articule comme suit :

    Ø Quel impact peut produire la zone de libre-échange économique sur l'économie nationale de la RDC ?

    Ø La RDC avec son type d'économie dépendante, peut-elle tirer avantage pour le bien-être social de sa population et maintenir ses recettes fiscales constituant une part importante dans son budget national si elle s'engage dans une zone de libre-échange ?

    C'est tout autour de ces deux questions majeures que va graviter l'essentiel de notre travail.

    II.2. Hypothèses

    D'après PINTO et GRAWITZ,l'hypothèse est une proposition des réponses aux questions que l'on se pose à propos de l'objet de la recherche formulée dans les termes tels que l'observation et l'analyse puissent fournir une réponse aux questions.(5(*))

    Elle est l'ensemble de données à partir desquelles on essaie de démontrer par voie logique une proposition nouvelle. Eu égard aux questions posées, nous proposons des réponses à confirmer ou infirmer dans la conclusion générale de notre travail.

    Constatant l'état actuel de l'économie congolaise, nous disons que la zone de libre-échange économique ne saurait produire un impact positif sur la coopération économique internationale de la RDC, puisque les facteurs dominant l'économie de la RDC ne peuvent jamais favoriser la croissance économique actuellement, encore par sa nature, l'économie de la RDC est extravertie, caractérisée par une forte importation des produits manufacturés comme les vêtements, les matériaux de construction, les appareils électroniques,etc...et une moindre exportation des minerais,des bois et services, de toutes ces matières exportées, il faut dire que c'est ne pas la RDC qui détermine les prix, mais les prix sont fixés par les demandeurs. C'est ainsi que nous disons que la RDC ne peut pas faire face dans la zone de libre-échange et son économie ne peut pas profiter au bien-être social de sa population ;car la RDC importe même les produits de première nécessité de base que elle- même pouvait produire et exporter, comme :le riz, l'huile de palme, la farine de maïs et manioc, la farine de blé... ;vue le caractère économique de la RDC, elle doit commencer par beaucoup produire et exporter. Lorsque cette politique sera réalisée, elle pourra s'engager dans la politique de la zone de libre-échange afin de tirer son intérêt national.

    III. Méthodes et techniques

    III.1.Méthodes

    Le mot méthode peut revêtir plusieurs sens selon le cas dans lequel elle doit être utilisée. C'est la raison pour laquelle nous essayeronsde l'expliquer selon les différentes conceptions :

    Pour le professeur TSHIAMALA MUJANGI,l'on entend par méthode, lesdifférents procédés d'analyse susceptible de conduire à une explication des phénomènes observés. (6(*))

    De leur part, PINTO et GRAWITZ définissent la méthode comme un ensemble d'opérations intellectuelles par lesquelles une discipline atteint les vérités qu'elle poursuit, les démontre et les vérifie. (7(*))

    Concernant ce travail nous avons jugé bon d'appliquer deux méthodes à savoir : historique et fonctionnelle.

    III.1.1.Méthode historique

    Elle cherche dans l'explication des faits, lagenèse des situations étudiées, leursantécédents, leurs successions ou l'évolution dans le temps afin de mieux comprendre la situation présente qu'on étudie. (8(*))

    C'est ainsi dans le même ordre d'idée que SERGE MUKUNA ajoute : dans la recherche de l'explication des faits sociaux, on ne peut seulement se contenter de l'actuel ou du présent, mais on est aussi obligé de recourir au passé des faits étudiés, c'est-à-dire à l'histoire. (9(*)) Cetteméthode nous permettra de connaître l'histoire économique de la RDC et de certains systèmes régionaux africains dans le cadre d'application du protocole au niveau de la coopération économique.

    Il faut derechef soulignerque cette méthode est susceptiblede nous fairecomprendre le mobile ayant poussé la création du système de libre-échange à l'instar de celui de l'UE déjà existant.Cependant, son évolution jusqu'à l'intégration de la RDC dans la logique cybernétique du libre-échangiste africain.

    III.1.2.Méthode fonctionnelle

    Elle est basée sur la notion de fonction, entendue comme la contribution qu'apporte l'élément à l'organigramme dont il fait partie ; cette méthode consiste à expliquer les phénomènes par la fonction qu'ils assurent au sein de la société, c'est-à-dire, elle permet d'évaluer la fonction que jouent les acteurs économiques congolais dans la recherche de la croissance de l'économie congolaise.

    II.2.Techniques

    Une technique peut être entendue comme un outil de travail, un instrument qui permet de découvrir ou d'observer les faits et de recueillir les différentes données sur ces faits. La technique constitue une base concrète et pratique, elle reste liée aux faits ou aux phénomènes à étudiés. Pour la rédaction de ce travail, nous avons maintenu les techniques ci-après : documentaire, l'observation et l'interview.

    III.2.1.Technique documentaire

    Elle consistera à examiner les divers documents susceptibles de nous fournir les vérités que nous poursuivons dans le cadre de ce travail. La documentation peut être écrite ou non écrite.

    A. Documentation écrite

    Il s'agira des ouvrages, desrevues, des travaux de fin de cycle, desmémoires, desthèses, des articles scientifiques, des notes de cours, des données d'internet (webographie)...intéressant directement ou indirectement notre travail.

    B. Documentation non écrite

    Elle nous permettra de regrouper tous les autres documents non écrits comme : lesrécits, les informations télévisées ou radiodiffusées, lecinéma et les documentaires. Grâce à cette technique nous avons pu recueillir tant de réalités sur la situation économique de la RDC, par exemple dans l'émission Dialogue entre congolais de la radio OKAPI, la croissance et le développement sur la chaîne de télévision DIGITAL CONGO,...

    III.2.2.Technique d'observation

    Cette technique nous aidera à observer les situations ayant engendrées l'instabilité économique de la RDC et en tirer une solution pouvant aider à la relance de l'économie congolaise ; comme la bonne gouvernance, les hommes qu'il faut à la place qu'il faut (compétence humaine), l'indépendance de la justice pour la permettre de bien exercer sa mission (sanctionner les ennemis du développement).

    III.2.3.Technique d'interview

    L'interview est un procédé d'investigation scientifique utilisant un processus de communication verbale pour recueillir des informations en relation avec le but visé. (10(*)) Enoutre, une interview est entendue comme un entretien au cours duquel un enquêteur interroge une personne sur un objet de recherche bien défini. Cette technique nous facilitera d'interroger les personnes, ou de nous entretenir avec ceux qui sont bien informés et qui maîtrisent ce sujet ou la politique économique de la RDC, comme les professeurs d'université, les chercheurs scientifiques à tous les niveaux pouvant contribuer à la réalisation de ce sujet, voire même les gouvernants.

    IV. Délimitation spatio-temporelle

    En matière scientifique, le champ d'action est toujours vaste, c'est pourquoi il est toujours difficile d'étudier un phénomène dans tout sonensemble, car cela exigerait un temps assez long pour achever la recherche, et même le déroulement d'un tel travail poserait des problèmes sérieux du point de vue pratique. Pour ne pas demeurer dans le superflu de recherche,bon nombre de chercheurs déterminent leur champ d'action dans le temps et dans l'espace.

    IV.1.Délimitation dans le temps

    La délimitation dans le temps de notre recherche va de l'année 2001, période de la prise du pouvoir par le président Joseph KABILA assumant la transition après la mort du feu président Laurent Désiré KABILA passant par la transition de 2003 dite (1+4) jusqu'aux jours d'installation des institutions démocratiques de la 3ème République ; c'est-à-dire, notre délimitation dans le temps va de 2001 à 2009.

    IV.2.Délimitation dans l'espace

    En ce qui concerne l'espace en Droit international public, toute Organisation Internationale ou régionale n'a pas de territoire propre ; parcontre, elle se sert de ceux des Etats membres. (11(*))

    C'est ainsi que notre étude s'étendra dans l'environnement des Organisations Régionales et Internationales voire même sous régionales où la RDC est membre et qui soient susceptibles de favoriser le libre-échange économique ; telles que : la SADC, laCEEAC, la CEPGL,le COMESA,l'UE, etc...ce sont ces organisations et leurs membres qui vont nous servir d'espace d'étude de notre travail.

    V. Subdivision du travail

    Outre l'introduction générale et la conclusion, notre travail gravitera autour de trois chapitres principaux, à savoir :

    Ø Chapitre premier, lesgénéralités, il sera question de mettre l'accent sur les concepts opératoires de notre sujet ; en les définissant et présenter la RDC dans sa situation générale ;

    Ø Chapitre deuxième, l'étude de la zone de libre-échange et présentation de certaines organisations internationalescapable de favoriser le libre-échange pour la RDC comme la SADC, la CEEAC, la CEPGL, le COMESA, l'UE et l'OCDE ;

    Ø Chapitre troisième, l'impact de la zone de libre-échange sur la coopération internationale de la RDC.

    CHAPITRE PREMIER : GENERALITES

    Ce premier chapitre comportera deux grandes sections, la première portera sur l'explication théorique des concepts opératoires ; dans cette section nous avons le devoir définir tous les concepts ayant trait au sujet de notre travail dans le but d'orienter favorablement nos lecteurs dans la saisie nette des divers vocables sur lesquels ils ne sont pas fixés.

    Dans la deuxième section il s'agira de procéder à la présentation de la République Démocratique du Congo (RDC).Ici il sera question de donner l'histoire ou la naissance de la RDC, sa situation géographique, son relief, son climat, sa situation économique et son organisation politico-administrative actuelle.

    Section première : Explications théoriques des concepts opératoires

    § 1. Politique

    1.1. Définition

    Le terme politique est l'un des termes les plus couramment utilisé dans le cours des conversations. On parle de la politique du gouvernement, d'uneentreprise, d'unefamille, d'une personne, etc...

    On dit d'un tel homme qu'il ne connait pas la politique ou bien il connait la politique soit on peut dire un tel problème intéresse ceux qui font la politique. Le terme politique est utilisé dans plusieurs sens et parfois sous nuances, confirmele professeur MULUMBATI NGASHA.12(*)

    De sa part, le dictionnaire petit Larousse en couleurs définit la politique comme l'ensemble de pratiques, faits, institutions et détermination du gouvernement d'un Etat ou d'une société.13(*)

    C'est dans cet ordre d'idée que nous allons appréhender ce mot politique, c'est-à-dire, une stratégie gouvernementale dans la coopération économique internationale de la RDC. En d'autres termes ce sont les pratiques, les faits et les engagements d'un Etat dans la coopération avec d'autres Etats.

    La politique peut être aussi entendue comme la connaissance de tout ce qui a rapport à l'art de gouverner un Etat et de diriger ses relations extérieures. De ce point de vue, nous nous sommes rendu compte qu'en Relations Internationales, il est possible de parler de la politique internationale et de la politique étrangère des Etats, voire aussi de l'action extérieure.

    A. Politique étrangère

    Dans les considérations théoriques, MARCEL MERLE soutient que la politique étrangère est la partie de l'activité étatique qui est tournée vers le dehors,c'est-à-dire, par opposition à la politique intérieure ; des problèmes qui se posent au-delà des frontières. (14(*))

    De cette définition il apparait qu'à travers la politique étrangère l'Etat cherche à répondre selon les termes propres de PHILIPPE BRAILLARD et MOHAMED REZA DJALILI au comportement des acteurs internationaux et d'une manière générale à agir sur l'environnement pour le conserver tel quel quand il lui est favorable et transformer quand il lui apparait défavorable.15(*)

    Pour JAMES ROSENAU, la politique étrangère est l'ensemble d'options prises par un Etat et qui la conduise à agir sur son environnement extérieur de manière à préserver des situations favorables et à écarter des situations défavorables qui peuvent affecter son intérêt national.16(*)

    De notre part nous pouvons dire seulement que la politique étrangère est l'ensemble d'options fondamentales que se fixe un Etat de manière à gérer des rapports avec les autres Etats.

    B. Politique internationale

    Nous pouvons définir la politique internationale comme l'ensemble des processus d'interactions et d'articulations qui se déroulent au niveau gouvernemental sur la scène internationale ; la politique internationale est le condensé complexe dérivé de mélange des politiques étrangères des différents Etats. Lorsqu'on parle de la politique étrangère on voit un Etat ou plusieurs, agissant unilatéralement ; on voit ce qu'il fait et ce qu'il décide en vue d'agir et de réagir face à son environnement extérieur.

    C. Action extérieure

    De sa part RAYMOND ARON dans son ouvrage intitulé : la république impériale, différencie la politique extérieure à l'action extérieure.

    Il réserve la politique extérieure aux actions du gouvernement et des diplomates, ce qu'il appelle la politique officielle.

    L'action extérieure consiste pour lui, dans l'ensemble d'influences et des combinaisons d'actions menéesnon seulement par les acteurs politiques officiels mais aussi par les acteurs semi-officiels, voir les acteurs officieux.17(*)

    Ainsi,l'on se demande s'il peut exister une différence entre la politique étrangère et la politique internationale ? Certes, une différence existe entre ces deux concepts.

    Entre ces deux expressions, le synonyme est bien frappant, il transpire chez DOUDOU THIAM qui utilise ces deux termes de manière interchangeable.18(*)

    Néanmoins,à recourir à l'anglais, il est aisé d'établir la démarcation entre ces deux concepts : internationalpolitics est la traduction française de politique internationale, tandis que la politique étrangère est rendue par foreignpolicy.

    Il y a possibilité d'établir des frontières entre politics et policy ; politics signifie la science et l'art de gouverner un Etat ou une cité, d'après Oxford englshdictionary ; 19(*)tandis que Policy est la décision ou le programme choisi parmi plusieurs alternatives. Nous pouvons dire que la différence entre la politique étrangère et la politique internationale est clairement établie par JAMES DOUGHERTY et ROBERT PFALTZGRAFF lorsqu'ils disent : le concept de politique étrangère se réfèreà la formulation, à l'exécution et à l'évolution des choix externes tels qu'ils sont opérés à l'intérieur d'un Etat et perçus à partir de la perspective de cet Etat. Si nous considérons le système international dans son ensemble, il doit y avoir toujours quelque chose d'interne concernant la politique étrangère, quelques soient les orientations politiques du pays.la politique étrangère est faite à l'intérieur ; la politique internationale prend place en dehors, quelque part entre deux ou plusieurs pays.20(*)

    En résumé de cette discussion, nous pouvons dire que la politique étrangère s'occupe des choix pris à l'intérieur d'un Etat et orienté vers l'extérieure la politique internationale, elle, s'effectue dans le concert des nations, c'est-à-dire, elle s'exerce dans un milieu situé en dehors des frontières nationales des Etats. Ce point de vue est partagé par MERLE lorsqu'il écrit : pour analyser la politique internationale, il faudrait tracer dans le système international des lignes fonctionnelles verticales, c'est-à-dire, s'efforcer d'isoler des groupes des questions, ou des domaines, sur base des critères pertinents pour l'analyse politique. D'autrepart, pour élaborer une théorie de la politique étrangère on peut combiner ces différents domainesdans l'optique de l'Etat-acteur, l'analyse demeure fondée sur la notion d'acteur et, dans cette perspective, l'étude de la politique étrangère est la coordination horizontale des actions des Etats dans divers domaines.21(*)

    § 2.Zone de libre-échange

    Il s'avère important d'expliquer chaque mot isoler de l'ensemble zone de libre-échange afin d'en tirer une nette compréhension littérale, il s'agit de :

    · Zone

    · Libre

    · Echange

    · Libre-échange

    2.1. Zone

    La zone peut être entendue comme une surface ou un espace quelconque, une portion de territoire ou encore une région géographique bien spécifiée.

    2.2. Libre

    Qui n'est soumis ; qui ne dépend pas ; qui ne subit pas de domination ; qui est sans contrainte.

    2.3. Echange

    Est une opération par laquelle on échange. Sur le plan économique international, ce sont des relations commerciales entre les Etats.

    2.4. Libre-échange

    C'est un commerce entre les Etats, sans prohibition ni droits de douanes, il s'oppose au protectionnisme économique.

    De toutes ces données explicatives nous pouvons définir la zone de libre-échange comme étant une surface quelconque qui n'est pas soumise aux conditions dans le cadre des relations commerciales de deux ou plusieurs Etats, c'est-à-dire, où s'exerce les importations et les exportations entre les différents Etats sans subir les droits de douanes des Etats membres de cet espace.

    Pour le professeur MWALABA, le libéralisme économique est une doctrine selon laquelle la liberté d'action individuelle la plus complète en matière de liberté d'entreprendre, de libre choix de consommation, de travail, etc... serait souhaitable, et l'intervention de l'Etat aussi limitée que possible.22(*)

    § 3. Coopération

    Le concept coopération qui sera d'usage courant dans le troisième chapitre de travail est en fait l'épicentre de nos analyses.

    Nous savons que ce concept n'a jamais été utilisé seul sans qualificatif, nous nous donnerons la tâche de le définir avec quelques qualificatifs qui peuvent d'une manière ou d'une autre intervenir dans la suite de notre travail.

    Etymologiquement le mot coopération vient du latin cumqui veut direavec, et opus qui veut dire travail, oeuvre. Les deux mots misent ensemble donnent : travailler ou oeuvrer en commun, c'est pourquoi le petit Larousse le définit dans le premier sens comme une action de coopérer, de participer à une oeuvre commune. Et dans son deuxième sens comme la politique d'entente et d'échange entre deux ou plusieurs Etats.

    Selon BETATI, la coopération est un mode de collaboration interétatique institutionnalisée qui tend à la coopération d'activités.23(*)

    Dans le cadre de notre travail, la coopération est à comprendre dans le sens de la définition de BETATI,car tous les Etats du monde pour entrer en coopération dans n'importe quel domaine, ils entrent d'abord en concertation puis signent des accords, des traités et autres engagements qui les lient.

    3.1. Types des Coopérations

    Depuis la création de l'Organisation des Nations Unies (ONU), la charte de cette organisation internationale prévoit la coopération entre les Etats pour favoriser la paix et la sécurité dans le monde. C'estainsi que l'ONU pour favoriser un développement efficace du monde a accordé aux continents les prérogatives de se créer des organisations internationales à compétence générale dans tous les continents ; et on parle du régionalisme.24(*)

    C'est dans cet ordre d'idée qu'est née les organisations régionales continentales ci-après : OUA (Organisation de l'Unité Africaine), aujourd'hui UA (Union Africaine), CEE (Communauté Economique Européenne) la mère de l'UE actuelle (Union Européenne) ; ainsi de suite pour chaque continent.

    Les Organisations régionales à vocation continentale vont à leur tour reprendre le même statut pour accorder aussi à leurs sous-régions le pouvoir de se créer des Organisations internationales à compétence générale. C'est par là que naîtra en Afrique par exemple : la CEPGL (Communauté Economique des Pays des Grands Lacs), la CEEAC (Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale), la SADC (Communauté de Développement de l'Afrique Australe), le COMESA (Marché Commun pour l'Afrique Australe et de l'Est),...C'est au sein de ces Organisations sous-région ales que nous chercherons lesquelles seront favorable la RDC à la création de la zone de libre-échange.

    Toutefois, il existe plusieurs types de coopérations, mais nous allons tenter de donner à chacun de ces types une définition qui n'est pas absolue.

    3.1.1. La coopération internationale

    Cette coopération internationale est celle qui lie les nations et les individus à travailler ensemble.

    Selon KAMANDA WA KAMANDA : La coopération internationale est l'organisation et l'interdépendance réelle des nations et des peuples en fonction des avantages réels que les uns et les autres vont équitablement en tirer.25(*)

    Il faut cependant noter qu'au mois de novembre 1961 à l'Assemblée Générale de l'ONU, le regretté M.NEHRU,Premier Ministre indien dans sa déclaration avait parlé que : «Nous vivons dans un monde des conflits etpourtant la vie y continue, sans doute grâce à la coopération qui lie les individus et les nations etc... ».26(*)

    A partir de ces idées l'Assemblée Générale de l'ONU vota à l'unanimité une résolution faisant l'année 1965 l'année de la coopération internationale.

    A cet effet, une commission de coopération fut choisie pour promouvoir le cadre dans lequel les Etats et les individus doivent coopérer. Cette commission était composée des gens de divers Etats qui échangèrent leurs points de vues pour encourager les Etats et les institutions associées à l'ONU àfaire savoir au monde jusqu'où la coopération entre les peuples et les Etats avait été poussé et par quels moyens elle pourrait être accrue.27(*)

    3.1.2. La coopération bilatérale

    C'est cette coopération qui unit en son sein deux acteurs étatiques. Cette forme de coopération peut être fondée sur un domaine ou des domaines bien spécifiés. C'est le cas par exemple de la coopération sino-congolaise.

    3.1.3. La coopération multilatérale

    Elle met en marche ou en collaboration plusieurs acteurs étatiques qui peuvent être d'une région géographiquement déterminée ou qui estiment coopérer dans un domaine précis. Par exemple les Etats membres de l'UE se sont entendus de bannir leurs monnaies nationales au profit de celle de l'Organisation (Euro).

    3.2. Domaines de la coopération

    Il existe plusieurs domaines de coopération que parfois nous ne saurons tous énumérés, mais il nous incombe de parler des domaines qui ont trait à notre travail ; notamment : économique, politique et militaire.

    3.2.1. La Coopération économique

    C'est une coopération qui implique l'importation et l'exportation,l'investissement, la signature des accords commerciaux et fiscaux dans le cadre de la relance des activités économiques et accroissement des revenus nationaux des Etats.

    Dans la signature de ces accords on peut retrouver la création des nouvelles structures économiques comme la zone de libre-échange qui va faciliter tous les Etats membres à faire circuler leurs marchandises dans la zone des pays signataires sans être soumis à aucune contrainte fiscale.

    3.2.2. La Coopération politique

    La coopération politique implique une influence que peut avoir un Etat sur un autre dans l'organisation et le fonctionnement du pouvoir politique et dans certaines institutions et organes .L'exemple qui nous sert d'illustration est celui de certains jeunes Etats africains qui, à leurs indépendances n'avaient pas des structures organisationnelles propres en matière de l'organisation du pouvoir à leur naissance, ils avaient fait appel aux vieux Etats pour leur aider dans l'organisation du pouvoir politique. C'est cette collaboration de deux Etats ou plusieurs que nous qualifions de la coopération politique.

    3.2.3.La Coopération militaire

    Cette coopération inclue une participation d'un Etat aux efforts militaires d'un autre Etat. C'est le cas de la participation militaire des pays tels que l'Angola, laZambie, leZimbabwe, la Namibie,... aux côtés de la RDC lors de ses différents conflits armés à l'est des territoires nationales.

    C'est avec ces différents concepts que nous venons d'expliciter qui vont nous servirde pierre d'édifice à la construction de notre travail.

    Section deuxième : Bref aperçu sur la République Démocratique du Congo

    § 1. Présentation politique

    1.1. La Naissance de RDC

    La naissance de la RDC comme une nation a des origines lointaines que nous allons essayer de frôler en présentant les étapes saillants de cette histoire.

    Le problème commence à la fin du XIXème siècle avec l'apparition du phénomène d'industrialisation en Europe, c'est-à-dire, les européens se demandent :

    · Où trouver la matière première pour l'industrie ?

    · Où trouver la main d'oeuvre ?

    C'est suite à ces préoccupations que va naître le système du commerce triangulaire, qui à son tour va engendrer le phénomène du capitalisme et de l'impérialisme, dontles principaux pays acteurs étaient : LaFrance, le Portugal,l'Allemagne,l'Italie et la Belgique.28(*)

    Pour réussir à leur projet, ils vont seréunir à la conférence de Berlin en novembre 1884 jusqu'au février 1885, à l'issu de cette conférence la Roi de belge Léopold II varecevoir la cuvette du Congo et créera l'Etat Indépendant du Congo(E.I.C).

    Le Roi Léopold II envoie des explorateurs qui vont faire la découverte de l'EIC et les missionnaires catholiques pour évangéliser la population indigène afin de la dominer sous son règne impérial. Pour arriver à récupérer les richesses de l'EIC, le Roi Léopold II crée les compagnies concessionnaires, la force publique vers les années 1888 ; il organise l'exploitation de l'ivoire, ducobalt, de caoutchouc,... ; le 18 novembre 1903, le pillage a été officialisé en exigeant l'impôt à tout citoyen. Suite à cette attitude du Roi Léopold II, il y a eu des à plusieurs niveaux, entreautres, la population indigène, les missionnaires protestants, la société de protection des indigènes avec Edmond MOREL, etc...

    Après ces réactions contre le Roi Léopold II, ce dernier finit par céder l'EIC à l'Etat belge en 1908, et cette fois-ci l'EIC cesse d'être la propriété privée de Léopold II et devient une colonie de la Belgique.29(*)

    On constatera que l'Etat belge ne change que la forme d'organisation d'exploitation, mais le fond reste toujours le même, ils imposent le système de portage, de culture obligatoire, de l'impôt en argent. Cette pratique va pousser la population à la révolte, en 1941 grève à l'UnionMinière du Haut Katanga, révolte des membres de KITAWALA ; en 1944 révolte deBakumuau Kivu, mutinerie de Luluabourg (Kananga), mutinerie à Jadotville (Likasi), grève des ouvriers de chemin de fer de Matadi.30(*)

    Après la deuxième guerre mondiale de 1939 à 1945, la Belgique va changer son comportement vis-à-vis de la population indigène par la création d'un syndicat noir de 1943 à 1946, la création des cités africaines en 1950, la construction des maisons des cités africaines en 1950 ; c'est vers les années 1950 que va se multiplier les associations qui vont donner naissance aux élites qui se battront pour l'indépendance du Congo.

    Sur ce, une opinion se soulève en Belgique pour que le Congo puisse avoir son indépendance après 30 ans. Cette opinion venait du professeur VAN BILSEN,ce projet sera publié en 1955.31(*)

    De leur part, les congolais s'opposent à ce projet et réclame l'indépendance à l'immédiat. Au cours de cette période va naître deux manifestes au Congo : la conscience africaine en 1951, publiée en 1953 fondée par l'Abbé Joseph MALULA,plus tard Cardinal ; et l'ABAKO en 1950 fondée par NZENZA N'LANDU, dirigé par Joseph KASAVUBU. A partir de 1958 à 1959, l'évolution politique du Congo se développe rapidement, c'est-à-dire plusieurs partis politiques naissent, notamment : l'Alliance des Bakongo (ABAKO), le Mouvement National Congolais (MNC), Conférence des Associations Katangaises (CONAKAT), Parti Solidaire Africain (PSA), le Parti du Peuple (PP), etc...

    Il y a eu d'autres facteurs qui expliquent la précipitation de l'indépendance du Congo, tels que : la guerre d'Algérie, les grèves et les révoltes populaires, lesémeutes du 04 janvier 1959 à Léopoldville (Kinshasa).

    Suite à ces événements de troubles à Léopoldville ; le Roi de la Belgique Baudouin, convoque une table ronde à Bruxelles du 20 janvier au 12 février 1960 où participera les élites congolaises ; à l'issu de cette table ronde la date de l'indépendance fut fixée au 30 juin 1960, c'était un certain jeudi. On organise les élections à Kinshasa, Joseph KASAVUBU était élu président de la République et Patrice Emery LUMUMBA élu comme Premier Ministre du nouveau Etat qui va naître le 30 juin 1960.32(*)

    1.2. La Situation géographique

    La RDC est un pays de l'Afrique centrale, situé au coeur du continent africain ; ses coordonnées géographiques sont : 13°27' latitude sud et 5°20' latitude nord soit une distance 2190 Km en direction Nord-Sud ; 12°10' et 31°15' longitude Est soit en distance 2110 Km en direction Est-Ouest.

    1.3. La Superficie

    La RDC a une superficie de 2345000 km2, cette superficie forme des frontières avec 9 pays et avec ces pays il y a une possibilité que la RDC puisse harmoniser les relations de bon voisinage, qui, à leurs tours peuvent engendrer la coopération internationale.

    La RDC grâce à sa superficie, elle occupe la 3ème position en Afrique après le Soudan et l'Algérie, soit le quart de l'Europe ; quatre-vingt fois la Belgique, quatre fois la France et soixante fois le Rwanda et le Burundi réunis.33(*)

    1.4. Les Pays limitrophes

    La RDC est l'un des grands pays d'Afrique centrale, voire même d'Afrique en générale, elle partage ses frontières 9 autres pays dans ses quatre coins territoriaux :

    § Au nord : la République centrafricaine et le Soudan ;

    § A l'Est : l'Ouganda, leRwanda, le Burundi et la Tanzanie ;

    § A l'Ouest : le Congo Brazza et l'enclave de Cabinda ;

    § Au Sud : la Zambie et l'Angola

    La RDC a aussi des limites frontalières avec l'océan atlantique, cette immensité de l'étendue territoriale de la RDC est capable d'influencer les relations internationales, mais à condition que la RDC prenne conscience de son état de puissance sur le plan national.

    1.5. De l'Etat congolais

    La RDC est dans ses frontières du 30 juin 1960 un Etat de droit, indépendant, démocratique, souverain, unitaire, indivisible, social et laïc. Son emblème est le drapeau bleu ciel, orné d'une étoile jaune dans le coin supérieur gauche et traversé en biais d'un' bande rouge finement encadrée de jaune.

    Il faut savoir que cet emblème a une signification : la couleur bleu représente la paix, c'est-à-dire la RDC est un Etat qui prône la paix sur toute l'étendue de son territoire national ;l'étoile représente la connaissance, le savoir que l'on doit atteindre pour arriver au développement intégral ;la couleur rouge représente le sang des martyrs, laguerre, c'est-à-dire la RDC est prêteà se défendre contre toute attaque par la guerre dans le but de sauvegarder sa souveraineté ; et enfin la couleur jaune représente la ressources potentielles que renferme la RDC ,qualifiées de scandale en plusieurs secteurs.

    Sa devise est : Justice-Paix-Travail ;

    Ses armoiries se composent d'une tête de léopard encadrée à gauche et à droite d'une pointe d'ivoire et d'une lance, le tout reposant sur une pierre ;

    Son hymne national est : le Debout congolais ;

    Sa langueofficielle est : le français ;

    Ses langues nationales sont : le kikongo, lelingala, le swahili et le tshiluba ; l'Etat en assure la promotion sans discrimination.

    Les autres langues du pays font partie du patrimoine culturel congolais dont l'Etat en assure la protection.

    La RDC est composée de la ville de Kinshasa et de dix provinces dotées de la personnalité juridique ; ces provinces sont : Bandundu, BasCongo, Equateur, Kasaï-Occidental, Kasaï-Oriental,Katanga,Maniema,Nord Kivu, Province Oriental et Sud Kivu.

    Kinshasa est la capitale du pays et le siège des institutions nationales ; elle a le statut de province. Après l'année 2009, les provinces passeront de dix (10) à vingt-cinq (25) plus la ville de Kinshasa.34(*)

    En somme, l'immensité de l'étendue territoriale de la RDC fait que les frontières sont à la merci des ennemis ; donc il faut que les autorités politiques exécutives développent une bonne coopération avec tous les Etats limitrophesafin de pouvoir s'assurer du contrôle intégral de l'étendue nationale.

    § 2. Cadre humain

    Dans ce paragraphe nous aurons à parler de la démographie et du peuplement en RDC.

    2.1. La Démographie

    La croissance démographique rapporte à un Etat une certaine puissance, notamment dans la formation d'une arméenationale, dans le cadre des activités économiques (productions,consommations, commerces etc...)

    Jusqu'à ces jours nous n'avons pas un chiffre exacte du nombre de la population congolaise ; mais les estimations donnent soixante millions (60.000.000) d'habitants voire même plus ; soit une densité de 22 habitants par km2.

    Le taux de natalité est de 46% à cause de précocité de mariage ; le taux de mortalité est de 28% à cause de conditions de vie non suffisante ; soit une croissance naturelle de 18% à 25%.35(*)

    2.2. Le Peuplement

    La RDC est composée de plusieurs populations où on retrouve plusieurs ethnies et tribus ; et plusieurs peuples qui cohabitent sur l'étendue nationale. La RDC a une population à majeure partie jeune ; la jeunesse du pays représente 56% et a moins de 20 ans, ce qui nous pousse à confirmer que cet Etat s'il s'organisait, un jour il jouera un rôle prépondérant parmi les grandes puissances du monde en plus des ressources naturelles qu'elle renferme. D'après une étude publiée par Léon se Saint MOULIN, il y aurait 280 ethnies et tribus au Congo.36(*)

    Sur le plan ethnique, on distingue quatre grands groupes qui sont : les bantous, lessoudanais, les nilotiques et les hamites puis les pygmées.

    2.2.1. Les bantous

    Ils couvrent le 1/3 du pays ; ce sont : les baluba, lesBakongo, lesbalunda et les bayaka.

    2.2.2. Les soudanais

    Ils occupent le Nord du pays ; il s'agit de : les azande,les mangbetu,les ngwandi, les lotos et les lugbara.

    2.2.3. Les nilotiques et les hamites

    Eux occupent le Nord-Est et l'Est du pays, ce sont : lesalur,les bakoma,les kakwa,les bashi et les tutsi

    2.2.4. Les pygmées

    Ils vivent dans la forêt équatoriale et à l'ouest du lac Tanganyika.

    Nous tenons à préciser que la RDC est un grand pays composé des plusieurs peuples qui constituent une ressource économique susceptible de transformer et de développer sa patrie, si elle est bien éduquée à tous les niveaux concernant le développement.37(*)

    § 3. Cadre physique

    Dans cette partie nous parlerons du relief, duclimat, de l'hydrographie, du tourisme et de la protection de la nature.

    3.1. Le relief

    Les reliefs congolais s'ordonnent autour de la cuvette centrale, les principaux types sont : la cuvette centrale, lesplateaux, les montagnes et la plaine côtière.

    3.1.1. La cuvette centrale congolaise

    C'est une vaste dépression qui couvre le 1/3 du pays soit près de 800.OOO km; elle est couverte de la forêt équatoriale dense et marécages, son altitude moyenne est d'au moins 400 mètres, on y note la présence de quelques collines telles que : Mombayi et Zongo au Nord et moyen Kasaï et la haute Lukeni au Sud.Elle renferme deux lacs de vestige : lac Tumba et lac Maïndombe.

    3.1.2. Les plateaux

    Ils existent en RDC deux types de plateaux : les bas plateaux et les hauts plateaux.

    3.1.2.1. Les bas plateaux

    Les bas plateaux se localisent autour de la cuvette centrale congolaise.

    · Au Sud : le plateau du Kasaï, qui va du Bas-Congo au Nord du Katanga ;

    · A l'Est : le plateau de Maniema ;

    · Au Nord : le plateau de l'Ubangi et de l'Uélé.

    Leurs altitudes moyennes varient entre 800 et 700 mètres.

    3.1.2.2. Les hauts plateaux

    Ils se localisent entre les bas plateaux et les chaînes de montagnes.

    Exemple : le plateau de Lunda qui va de l'Angola au sud du Katanga en se prolongeant au plateau Manika

    3.1.3. Les montagnes

    L'Est de la RDC reste le monopole des montagnes qui encadrent les fossés d'effondrement. Toutefois, les montagnes sont aussi rencontrées dans le Katanga et dans le Bas-Congo.

    3.1.3.1. Lesmonts Est

    Elles sont principalement formées par les fossés tectoniques de l'Afrique centrale dont le fond est occupé par les différents lacs.

    On distingue :

    · Les monts Ougoma : situés au Nord de la Lukula et culminent au pic Sambirini (2250 mètres d'altitude) ;

    · Les monts Virunga : sont une série des volcans dont les plus connus sont : le volcan en corps actif : Karisimbi (4507 mètres d'altitude), Nyamlakira (3068 mètres d'altitude) et Nyiragongo (3470 mètres d'altitude) ;

    · Les monts Ruwenzori : se situent entre le lac Albert et Edouard, ils culminent au pic Marguerite (5120 mètres d'altitude), il est le troisième sommet en Afrique après le Kilimandjaro (6010 mètres d'altitude) en Tanzanie et le mont Kenya (5200 mètres d'altitude) au Kenya.

    3.1.3.2. Les monts bleus

    Ils se localisent à l'ouest du lac Albert et culminent au pic Hoyo (2000 mètres d'altitude).C'est la ligne du partage des eaux du fleuve Congo et Nil.

    3.1.3.3. Les monts du Katanga

    Elles comprennent les ensembles suivants :

    · La chaîne de Mitumba : avec 1700 mètres d'altitude et elle se prolonge de la Zambie au Kabalituri.

    Les principaux reliefs sont :

    1. Le plateau de Manika : entre le fleuve Congo et la Lufira ;

    2. Les monts Ex BIA : au Sud du lac Upemba ( 1100 mètres d'altitude) ;

    3. Le mont Kibara : se situe entre la Lufira et la Luvua (1890 mètres d'altitude) ;

    4. Les monts BIANO (1650 mètres d'altitude) ;

    5. Les monts Kundelungu : se trouve à l'Est de la Lufira et à l'Ouest de la Luapula et Moëro.

    3.1.3.4. Les montagnes du Mayumbe

    Ce sont les monts de cristal, ils sont fortement érodés et tendres au relief de plateau, leurs altitudes moyennes varient entre 600 et 1050mètres, ils culminent au pic UIA (1050 mètres d'altitude). Toutefois, le relief dominant est celui de colline.

    3.1.4. La plaine littorale ou côtière

    Elle borde la côte du fleuve Congo de l'Atlantique, elle est limitée par les monts de cristal, elle se tend sur 100 km, et son altitude moyenne varie entre 0 et 100 mètres.38(*)

    3.2. Les climats

    La RDC a plusieurs climats dans son sein dû à son immensité et à la position géographique qu'elle occupe par rapport à l'Equateur.

    De ce fait, nous nous donnons le luxe de déterminer les caractéristiques générales des facteurs climatiques de la RDC :

    · La latitude, plus on s'éloigne de l'équateur, les précipitations et les températures diminuent.

    · L'altitude, plus on s'élève en altitude, la température diminue et les pluies augmentent.

    · Le courant marin froid de Benguela, amènela sécheresse sur la côte ouest (au Bas Congo)

    · Les masses d'air, le courant du Sud-Ouest appelé moussons atlantiques humides et froids provenant de l'anticyclone de Sainte Hélène et les alizés du Sud-Est qui sont secs et froids ; et ceux du Nord-Est qui sont chauds et secs.

    3.2.1. Types de climats

    A. Le climat équatorial

    C'est un climat que l'on rencontre dans les régions proche de l'équateur entre 0° et 4° d'altitude Nord et Sud, coïncide avec la cuvette centrale congolaise, il pleut toute l'année et les précipitations sont abondantes et varient entre 2000 mm d'eau par an avec un maxima en avril et octobre, après les équinoxes de mars et septembre et le maxima en février et juillet, il y a une saison ,celle de pluie, les températures sont toujours élevées et varient entre 25 et 27°,il y a une forte humidité, le vent calme (calmes équatoriaux).

    B.Les climats tropicaux

    On distingue deux types, humide et sec, leurs caractères communs sont au niveau de la localisation de caractéristique et des avantages. Ils se localisent sur le reste du pays (RDC) sauf à l'Est et dans le Haut Katanga où règne le climat d'altitude ;il y a alternance de deux saisons ;une de pluie et l'autre sèche dont la durée varie avec la latitude et la température moyenne annuelle élevée plus au moins à 20°C,le vent alizés, invasiondes saisons dans le deux hémisphères, la végétation est la savane, la forêt claire et la galerie forestière, régularité du débit du fleuve Congo et la possibilité de cultiver toute l'année.39(*)

    D. Le climat d'altitude

    Ici il y a une précipitation abondante, surtout au pied des montagnes entre 1300 et 1400 mm par an. Les températures sont modérées (15 à 18°C) deux saisons, la saison pluie et la saison sèche. C'est un climat qui se localise à l'Est de la RDC et le Haut Katanga, sa végétation est étagée, l'amplitude thermique y est faible, plus au moins 3°C.40(*)

    3.3. L'hydrographie

    L'hydrographie congolaise est dominée par le bassin du fleuve Congo. Le fleuve Congo par sa longueur (4700 km) est le deuxième en Afrique après le Nil (6400 km), il est le cinquième au monde, son débit varie entre 50.OOO et 80.000 m3 par seconde,il se classe deuxième au monde par son débit après Amazone (200.000 m3 par seconde), son débit est régulier.

    Il tire sa source au Katanga (Lualaba) et son embouchure au Bas Congo, on distingue sur son parcours trois sections :

    · Les cours supérieurs, vont de la source à Kisangani ; il est aussi appelé Lualaba, il est entrecoupé de chutes et des rapides ;

    · Les cours moyens, vont de Kisangani à Kinshasa, ici le fleuve est entièrement navigable ;

    · Les cours inférieurs, vont de Kinshasa à l'embouchure, de Kinshasa à Matadi à l'embouchure, il est entrecoupé de chutes et des rapides (32 chutes). De Kinshasa à Matadi, il n'est pas navigable sur un parcours de 45 km.

    Les principaux affluents du fleuve Congo sont :

    § Le Kasaï dans l'hémisphère Sud, il est important par son débit et son trafic (1200m/seconde et 2000 km de longueur) ;

    § L'Ubangi dans l'hémisphère Nord, important par sa longueur (2300 km) ;

    § La Sangha, qui est une rivière du Congo-Brazza.

    La RDC dispose trois types de lacs :

    o Les lacs de vestiges : Tumba et MaïNdombe ;

    o Les lacs de plateaux : Moero et Banguelo ;

    o Les lacs tectoniques : il y a les lacs de fossés ou d'effondrement tels que : lac Albert, Edouard et Tanganyika ; et les lacs de cratères tel que Kivu.

    Le lac Tanganyika est le plus vaste de l'Afrique après le lac Victoria (8.300 km3), alors que Tanganyika ne compte que (3.200 km3) ; il est le plus profond du monde avec 1471 m d'altitude.

    Le lac Kivu est le plus haut d'Afrique et même du monde, situé à haute altitude de 1460 mètres.

    En RDC on peut encore noter la présence de plusieurs rivières telles que : Simili,Ruzizi,Lukunga,Luapula,Kwa,Fimi,Lubi,Lubilanji, etc...41(*)

    3.4. Tourisme et protection de la nature

    3.4.1. Tourisme

    Toutes les beautés naturelles permettent le développement touristique en RDC. Le tourisme est favorisé par la production artistique, les ressources naturelles, le folklore et l'accueil chaleureux que les congolais réservent aux voyageurs étrangers.

    Pour cela, il faut organiser les infrastructures routières et hôtelières. Les régions touristiques sont : Kinshasa,Bas Congo,Nord Kivu,Kibali-Ituri,Kasaï-Oriental,Kasaï-Occidental, Katanga, Maniema,etc...

    3.4.2. Protection de la nature

    Il y a en RDC plusieurs parcs nationaux qui s'élèvent au nombre de sept (7) et plusieurs réserves.

    · Parc de Garamba,crée en 1938, il se localise à Kibali-Ituri,avec comme faune : Girafe,Rhinocéros blancs, Eléphants etc... ;

    · Parc de Virunga, crée en 1929, c'est le plus beau et le plus vieux de tous, avec comme faune : Buffle, Hippopotame,Lion,Antilope,Léopard,Gorille,Rhinocéros et quelques Oiseaux ;

    · Parc de Kahuzi-Biega,crée en 1970, avec comme faune : Gorille de montagne ;

    · Parc de Maïko,crée en 1970 et situé entre Nord Kivu, Maniema et la Province Orientale, sa faune est : Okapi, Gorille ;

    · Parc de Salonga,crée en 1970, il est divisé en deux : Salonga Nord et Salonga Sud ; situé au Sud de l'Equateur et au Nord du Bandundu, sa faune est : Chimpanzésnoirs, Eléphants,Singes et Serpents ;

    · Parc de l'Upemba,crée en 1939, situé au Katanga, sa faune est constituée des zèbres, deséléphants, deslions, des antilopes et des rhinocéros noirs ;

    · Parc de Kundelungu,crée en 1970, situé dans le Haut Katanga, sa faune est : Antilopes, Guépards.42(*)

    A cause des guerres prolongées à l'Est de la RDC, d'autresparcs n'existent que par le nom et on peut noter la disparition de certaines espèces.

    3.5. Son économie

    « Le Zaïre, commebeaucoup d'autres pays en développement, possède des ressources minières,importantes qu'il espère utiliser pour son industrialisation ; en passant au stade de la pure production à des niveaux de traitement devant permettre la mise sur le marché des produits finis. Actuellement, le pays exploite les ressources minières non énergétiques ci-après : le cuivre et les métaux associés comme (le zinc, le cobalt et l'argent), l'étain, lemanganèse, lepyrophore,le tungstène, le columbium et le tantale. A cette liste, il convient d'ajouter aussi les substances minérales précieuses exploitées qui sont le diamant et l'or. L'importance des ressources minières nationales montre à suffisance pourquoi le Zaïre considère le développement de ce secteur comme un élément capital dans sa politique de transformation économique et sociale. A preuve, différents projets et développement réalisés par le pays depuis son indépendance en 1960, ont été financés principalement par le secteur minier avec ses ressources, et plus particulièrement du secteur cuprifère. Cette dépendance du pays à l'égard du secteur minier a été maintes fois dénoncée, et dans les recherches antérieures, nous avions préconisé, dansune forme imagée que le Zaïre abandonne son mariage monogamique avec l'industrieminière, qu'il s'efforce de diversifier davantage son économie, bref, de devenir polygame. »43(*)

    La RDC en dehors des ressources minières possède d'autres ressources qui sont végétales, hydrographiques,climatiques etc..., c'est dans cet ordre d'idée que nous pouvons affirmer l'adage : « Le Congo est, un scandale géologique ».

    Le professeur KABATUSUILA dans sa communication sur les préalables au développement de la RDC, affirme que la richesse d'un pays ne se trouve pas dans la terre pour ceux qui veulent s'étendre, direautrement, la richesse d'un pays c'est ce que les habitants possèdent. Malheureusement,les habitants de la RDC ne boivent pas du pétrole de Moanda, ne mangent pas le cuivre du Katanga ni le diamant de deux Kasaï ; il faut une autre stratégie pour sauver le ventre avant de penser à d'autres besoins.44(*) 

    De tous ceux-ci, les politiques congolais doivent songer à la bonne gouvernance des ressources pour permettre à la RDC à se développer et s'imposer sur la scène internationale grâce à ses potentialités.

    3.5.1. Caractéristiques de l'économie de la RDC

    L'économie congolaise présente des caractéristiques d'une économie très vulnérable dans la mesure où tout ne dépend que de l'extérieur. L'Etat à son niveau n'a pas encore mis en marche des infrastructures économiques de base permettant à cette nation de se plier sur elle-même.

    A. Une économie fragile par sa structure

    Les secteurs d'activités congolaises ne sont pas complémentaires entre eux, ils sont dépendants de ceux des pays développés. C'est une économie, demandant d'une part et d'autre part une économie périphérique par rapport aux économies développées du Nord (Europe,Amérique,Japon, etc...)

    Cette structure est une situation héritée de la métropole, confirme KITENGE dans « Le Zaïre une puissance en devenir »45(*)

    B. La dépendance de l'économie congolaise

    La dépendance de l'économie congolaise est perçue sur plusieurs plans ; de l'exportation et même sur le plan d'importation. Au premier plan,l4etat congolais ne dispose pas des grandes industries de transformation qui peuvent l'aider à rendre ses productions nationaux bruts (PIB) en produits finis ;ce qui fait que les Etats développés puissent encore obliger à cet Etat de se conformer à leurs caprices ;à ce niveau, la souveraineté est soit perdue par cet Etat dans l'idée de vouloir à ce que ces Etats riches acceptent d'acheter ou de transformer les produits de cet Etat (RDC).

    Cette dépendance économique s'identifie dans le commerce extérieur de la RDC dans le cadre de l'exportation de ses produits, si un dirigeant politique prenait une décision qui ne va pas dans l'angle de l'intérêt national d'un Etat exportateur de ces produits, cet Etat lésé peut refuser d'importer les produits du Congo.

    Cette situation avait été même à l'époque de L.D.KABILA et celui-ci avait parlé d'un embargo économique imposé indirectement à l'Etat.46(*)

    Sur le plan des bouleversements économiques dus à certaines circonstances exceptionnelles, l'Etat congolais doit faire demande à des prêts auprès des institutions financières internationales pour résoudre certains problèmes auxquels il est confronté. Du fait que la plupart des entreprises de l'Etat sont en faillite, l'Etat congolais doit de nouveau s'agenouiller auprès des Etats développés pour demander de l'aide au développement. En plus, la variable du cours des matières premières rend l'économie congolaise peu stable, victime de la détérioration des termes de change.

    En cas de mauvaises conjonctures surtout bien que les exploitations augmentent en volume une valeur, n'augmente pas au même rythme que celle des produits importés. Par conséquent, le pays ne pourra plus importer la même quantité de biens avec les recettes de ses exportations et d'autres parts la dépendance manifeste des recettes publiques vis-à-vis d'un secteur extraverti handicape la croissance économique.

    C. Le dualisme de l'économie congolaise

    Elle se caractérise par la coexistence de deux secteurs juxtaposés, traditionnel et moderne, différenciés par la détermination de leurs productions, les techniques et les systèmes utilisés. Le secteur traditionnel principalement vivrier est orienté vers le marché intérieur destiné à la consommation directe ; le secteur moderne est extraverti, il est intégré au commerce international et englobe l'extraction minière, les cultures industrielles et manufacturières.

    D. Une économie peu diversifiée

    Depuis longtemps, l'économie congolaise ne reposait que sur l'exportation du cuivre qui apportait à l'Etat 80% de son revenu national ; il faut noter cependant que ce cuivre extrait au Congo est associé aux autres minerais dont nous citons : lezinc et le cobalt exploités par la GECAMINES qui était la première entreprise de l'Etat, aujourd'hui en risque de péril.

    De nos jours, la RDC ne vit que de l'exportation des autres produits miniers et forestiers ainsi que du tourisme.

    E. Le dynamisme de l'économie congolaise

    La caractéristique de l'économie congolaise s'explique du fait de la conjoncture économie annuelle et aussi des autres circonstances particulières dues à la volonté des dirigeants politiques.

    A travers le temps, la santé de l'appareil économique congolaise se dégradait de plus en plus, cette dégradation s'observe à travers :

    · La variation annuelle du PIB ;

    · La baisse de différents secteurs de production ;

    · L'évolution des recettes d'exploitation.

    Depuis 1975, la RDC ne connaissait que la stagnation économique, celle-ci se traduit par une variation du PIB inférieur à 2% par an. La mauvaise conjoncture internationale (facteur exogène) et la désarticulation (facteur endogène) de différents secteurs de production défavorisent une croissance soutenue de l'économie. Excepté le secteur minier, l'agriculture et l'industrie constituent les secteurs les moins dynamiques de l'économie congolaise. Au fil des années, le poids de leur contribution dans le PIB ou dans les recettes d'exportation ne fait que s'amenuiser.

    3.6. Relations extérieures de la RDC

    La RDC fait partie des membres intégrants de plusieurs organisations sous régionales en Afrique et voire même dans le reste du monde. Elle participe aux efforts de libéralisation économique au sein des organisations sous régionales où elle est membre ; telles que : la CEEAC, le COMESA,la SADC, et les autres etc...

    La RDC fait également partie des pays bénéficiant de tarifs commerciaux préférentiels avec les USA (Etats Unis d'Amérique) et avec l'Union Européenne dans le cadre de l'initiative « Tout sauf les armes ».

    La RDC a signé avec la Chine en 2007 un contrat dont le montant s'élève à 8,5 milliards de dollars américains, qui permettra la relance de l'industrie minière. La Chine s'engage à construire des infrastructures et exploitera en contrepartie les ressources minières. Il s'agira de construire des routes, deshôpitaux, des écoles et des logements ; ceux qui vont s'enregistrer dans la politique prioritaire du Président de la République et du Gouvernement, dénommée : « Cinq chantiers » ; ce contrat avec la Chine a suscité des vives critiques au niveau de la Communauté internationale et des institutions internationales qui pensent que ce contrat RDC-Chine peut constituer un alourdissement de la dette congolaise.47(*)

    3.7. Organisation politico-administrative de la RDC

    La RDC est un Etat bien structuré sur le plan politico-administratif, c'est-à-dire, il y a un système de séparation des pouvoirs.

    La constitution du 18 février 2006 consacre trois pouvoirs, c'est-à-dire, le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire.

    Le pouvoir exécutif exerce la politique générale de l'Etat par l'entremise du Président de la République et le Gouvernement de la République dirigé par le Premier Ministre ; le pouvoir législatif légifère et propose au pouvoir exécutif ; enfin le pouvoir judiciaire contrôle l'applicabilité des lois et propositions du pouvoir législatif au pouvoir exécutif.

    La RDC a un régime politique semi présidentiel ou semi parlementaire, c'est-à-dire, lepouvoir est partagé entre l'exécutif et le législatif. La constitution du prévoit au cours de cette année 2009 la décentralisation territoriale, c'est-à-dire, les provinces vont passer de 11 à 26 ; il y aura également des Entités Territoriales Décentralisées (ETD), comme : lacommune, lachefferie, laprovince, la ville, etc...celles-ci auront une personnalité juridique accordée par le gouvernement central.

    La constitution prévoit également en matière des recettes à caractère national une rétrocession de 40% aux provinces et 60% pour le gouvernement central ; la création d'une caisse de péréquation qui va aider aux provinces de faire face à leur déficit budgétaire. Nous ne saurons tout parler dans ce travail sur l'organisation politico-administrative de la RDC conformément à la constitution du 18 février 2006 compte tenu de l'abondance des matières incombant cette partie.

    CHAPITRE DEUXIEME : L'ETUDE DE LA ZONE DE LIBRE-ECHANGE

    Dans ce chapitre il sera question de comprendre ce qu'est la zone de libre-échange, c'est-à-dire, ladéfinition, l'historique, les théories de certains auteurs, les avantages et les inconvénients ; enfin nous allons présenter brièvement quelques Organisations régionales où la RDC peut participer à la politique de libre-échange.

    Section1: Des origines de la zone de libre-échange

    §1. Définition

    Etymologiquement du latin : liber signifie libre ; etexcambriaresignifie échanger ou troquer.

    De cela, le libre-échange est un système économique qui prône la libre circulation des produits et services au sein d'une zone géographique par la suppression des barrières douanières (droits et taxes) et de tout ce qui peut entraver le commerce.48(*)

    Si nous pouvons bien saisir cette définition, nous arriverons à comprendre que le libre-échange est un système dans lequel les économies des Etats entrent en compétition des unes aux autres ; et par contre, un Etat qui n'a pas développé son économie ne peut pas se retrouver dans une zone de libre-échange vis-à-vis de son intérêt national.

    §2. Historique

    Le libre-échange comme tel est un système dans lequel son histoire est vaste dans le monde, car il est compris et défini de plusieurs manières selon les conceptions des auteurs.

    C'est pourquoi ici, nous aurons à présenter une brève histoire de la zone de libre-échange depuis les origines et son développement avec les différents auteurs.

    De prime abord, le libre-échange classique s'est constitué théoriquement au 17èmesiècle sous l'influence des philosophes de lumière, principalementbritanniques : John LOCKE, Davis HUME, Adam SMITH ; et français : TURGOT, Abbé de CONDILLAC, MONTESQUIEU.

    Sa position découle d'un raisonnement philosophique articulant des principes généraux applicables à tous les hommes, en tous les temps, en tous les lieux et à toutes les activités humaines.49(*)

    C'est dans ce même ordre d'idée que CHRISTIAN VAN LIERDE soutient cette position en disant : «  le libre-échange date du 18ème siècle avec l'avènement de la révolution française de 1789 qui avait sa première devise : la liberté. Le libre-échange va de pair avec l'économie ».50(*)

    Sur cette base, lelibéralismeconsiste en l'application aux actes économiques des principes philosophiques et politiques libéraux qui découlent de la primauté de la liberté individuelle sur toutes les formes des pouvoirs. Aux temps moderne, voulant montrer que, par de là l'arbitraire et l'absolutisme du souverain, le libre jeu des intérêts individuels dans la société civile conduit à un ordre et non au chaos ; le libéralisme classique conteste à la fois la légitimité et l'efficacité de l'action de l'Etat et cette contestation est absolue.

    Fréderic BASTIAT dans : Harmonies économiques (1850) résume mieux cette position classique « N'attendre de l'Etat que deux choses : liberté et sécurité. Et bien voir que l'on ne saurait au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième ».51(*)

    Le libéralisme économique néoclassique est une approche plus récente, née au 20èmesiècle, qui cherche à donner une justification scientifique reposant sur la théorie de l'équilibre général proposé à la fin du 19ème siècle par Léon WALRAS, VILFREDO PARETO et actuellement ARROW, DEBREU, qui ont établi de façon rigoureuse les conditions d'existence et stabilité de cet équilibre.52(*)

    Pour les néoclassiques, »le marché est essentiellement un processus cognitif de découverte,d'échange, de conservation et de traitement d'information dans lequel le système des prix oriente les comportements individuels vers les agissements trouvés les plus utiles par la société, tout en réalisant une suffisante économie d'information et d'organisation, puisque toutes les informationsprivées sont condensées en un seul indicateur disponible à tous.53(*)

    Ayant démontré que le libre jeu des acteurs économiques conduit à une situation d'optimum économique au sens de PARETO ; les néoclassiques en déduisent le précepte libéral que l'Etat ne doit pas intervenir dans le fonctionnement du marché, sous peine de dégrader la situation globale (une situation d'équilibre optimal au sens de PARETO, existe lorsqu'il n'est pas possible d'augmenter l'utilité d'un individu sans dégrader celle d'au moins un autre individu).

    Le libre-échangisme a été développé par les physiocrates de 18ème siècle qui faisaient de l'agriculture la principale source de richesse, commeFrançois QUESNAY (1694-1774) ; et les économistes libéraux du 19ème siècle qui défendaient la liberté du commerce et de l'entreprise comme, David RICARDO (1772-1873)54(*)

    Amorcé par les physiocrates, amélioré par les classiques anglais ; le libre-échange devient la pièce maîtresse du libéralisme du 19ème siècle et du néolibéralisme contemporain.

    Il faut toutefois, retenir que le contraire ou l'opposé du libre-échange c'est le protectionnisme économique.

    Le libre-échange adresse trois critiques essentielles au protectionnisme qui sont :

    1) La protection est désavantageuse du point de vue de la production nationale. Elle détruit l'esprit de concurrence, développe les privilèges et endort l'économie, c'est-à-dire, le système économique du protectionnisme écarte l'idée primordialede concurrence des économies des Etats dans la zone de libre-échange prônait par les libéralistes ;alors qu'à partir d'une concurrence des économies, un Etat peut évaluer le degré de son économie ;comme l'affirme le secrétaire au Trésor américain Alexander HAMILTON : « livrée à elle-même, l'industrieaméricaine n'est pas en mesure de concurrencer sur son propre territoire l'industrie britannique en raison de son manque d'expérience et de savoir-faire.»55(*) ;

    2)La protection nuit aux consommateurs nationaux. Le produit protégé connait une hausse de son prix de vente à l'intérieur du pays ;

    3) La protection est une menace pour la paix internationale, elle suscite des rivalités internationales diverses ; alors que le monde entier est entrain de promouvoir la mondialisation économique qui concrétisera celle dite politique.

    Il existe quelques recommandations formulées en faveur du libre-échange par les différents auteurs :

    Ø ADAM SMITH recommande le libre-échange, mais justifie les actes de navigation anglaise au nom de la sécurité de l'Etat ;

    Ø JOHN STUART MILL recommande le libre-échange, mais admet la protection pour les peuples jeunes ainsi que pour les industries naissantes, à condition qu'elles conviennent aux conditions dans lesquelles se trouvent les pays considérés ;

    Ø En France, LEROYBEAULIEU pense que la science économique montre suffisamment les avantages de la liberté du commerce international pour toutes les considérées globalement, mais qu'elle ne prétendepas que cette liberté soit sans risque pour des nations particulières. LEROY BEAULIEU admet par ailleurs, commeADAM SMITH une protection fondée sur des raisons de sécurité ou de puissance nationale.56(*)

    §3. Les théories de la doctrine de libre-échange

    De par sa nature, la doctrine de libre-échange peut être exploitée à l'aide d'une triade théorique ci-après :

    v La théorie de l'avantage absolu d'ADAM SMITH ;

    v La théorie des coûts comparatifs de RICARDO ;

    v La théorie des valeurs internationales de STUART MILL.

    3.1. La théorie de l'avantage absolu d'ADAM SMITH

    On la considère comme le point de départ d'un raisonnement qui est destiné à s'affiner et à s'informer successivement.

    Considérons deux pays X et Y, et supposons que chacun d'eux soit plus doué que l'autre dans la fabrication d'un bien A et d'un bien B. La spécialisation internationale d'après ADAM SMITH, veut que « chaque pays produise et exporte les marchandises dans laquelle il a un désavantage absolu ». En opérant ainsi, chaque pays tirera profit du commerce international. Le coût absolu d'un produit qui dans un pays est égal à la quantité de travail nécessaire produit par une unité de ce bien dans ce pays.57(*)

    Exemple :

    Considérons deux pays :Xc = RDC et Yz= ZAMBIE et deux marchandises :

    Ah = Huile de palme et Bm = Maïs.

    En Xc = RDC ;

    En Yz = ZAMBIE

    Huile de palme (Ah) : 20h/t 75h/t

    Maïs (Bm) : 60h/t 45h/t

    NB : h=heure et t=tonne

    La RDC a un avantage absolu à se spécialiser dans la production de l'huile de palme pour laquelle elle est plus douée et à se procurer par l'échange avec la Zambie qui est plus douée dans la production de maïs.

    La supériorité ou l'avantage se traduit par la constatation que l'un de deux pays met moins de temps que l'autre à fabriquer l'un de deux biens.

    En RDC pour produire une tonne de maïs, il faut employer 60 heures de travail. Les 60h/t représentent le coût absolu d'huile de palme tandis qu'en Zambie pour produire 1 tonne de maïs, il faut employer 45 heures de travail. Les 45h/t représentent le coût absolu de la production d'huile de palme en Zambie.

    En somme, on pourrait dire qu'Adam SMITH veut appliquer aux nations le principe de la division du travail pour le plus grand bien de toutes les nations. Il s'occupe ainsi aux mercantilistes pour lesquels, dans l'échange international il y a le plus souvent un gagnant et un perdant.

    Pour ces partisans, le libre-échange favorise le développement économique général à long terme. Son efficacité est liée à l'utilisation optimale des moyens de productions par la spécialisation de chaque nation dans les productions où elle possède un avantage absolu.58(*)

    3.2. La théorie des coûts comparatifs de RICARDO

    1°) RICARDO reprend le raisonnement d'Adam SMITH et le généraliste, en démontrant que même si un pays est désavantagé par rapport à un autre dans la production de tous les biens, les deux pays ont avantage malgré tout à se spécialiser dans la production des biens dans lesquels ils sont soit le plus avantagé soit le moins désavantagé ; et non seulement dans la production où ils ont un avantage absolu.

    2°) Le coût comparatif ou coût relatif comparé d'un bien Ah par rapport à un autre bien Bm dans un pays donné est égal au rapport des coûts absolus de ces biens, ainsi dans l'exemple ci-dessus,

    Le coût relatif de maïs en RDC est égal à :

    =60/20= 3/1

    Le coût relatif de maïs en Zambie est égal à :

    = /75 = 3/5

    3°) La loi de coût relatif comparé

    Pour savoir si l'échange international est possible on compare le coût relatif d'un même produit.

    Soit dans l'exemple choisi ci-dessous :

    Exemple : Cc = 3/1 et Cz = 3/5

    La RDC,Xc a intérêt à se spécialiser dans la production d'huile de palme parce que le coût relatif est 3/1 supérieur à 3/5 ; et la Zambie,Yz a intérêt à se spécialiser dans la production du maïs, parce que son coût comparatif de maïs est 3/5 inférieur à 3/1.

    La loi de coût relatif comparé peut être formulée de la manière suivante : « la condition nécessaire et suffisante pour l'existence d'échange entre deux pays produisant les deux mêmes marchandises est que le coût relatif de chacun de deux produits soit différent dans le deux pays ».

    Lorsque cette condition est remplie, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production de la marchandise pour laquelle il a la plus grande supériorité ou la plus grande infériorité, c'est-à-dire, celle dont le coût relatif comparé est plus bas.59(*)

    Exemple : Considérons deux situations suivantes, à quel niveau précis se situera les échanges ?

    Graphique 1 Graphique 2

    Xc

    Xc= RDC

    Yz= ZAMBIE

    Yz

    1°) En situation d'isolement, c'est-à-dire, celle qui se crée lorsque les deux pays produisent les marchandises et les vendent sur leurs marchés intérieurs.

    Dans le graphique (1&2) ci-haut, les deux droites X et Y expriment respectivement la situation d'isolement du Congo et de la Zambie.

    2°) En situation d'échange ouvert, c'est-à-dire, celle qui se crée lorsque les deux pays appliquent la règle de l'avantage absolu. Ils produisent et exportent la marchandise dans laquelle ils ont un avantage absolu. Pour une telle situation, on fusionne les deux graphiques, 1 & 2 pour obtenir la graphique 3.

    La zone des échanges est comprise entre les droites Xcet Yz, c'est-à-dire, lazone des échanges est comprise entre X et Y (la zone hachurée), pour bien dire, entre les deux rapports d'échanges 3/1 et 3/5.60(*)

    Xc

    Graphique 3

    Yz

    Suggestions 

    Ø Si les rapports des coûts de deux produits sont les mêmes dans les deux pays on aura une seule droite (XY) ; dans ces conditions les deux pays n'ont aucun intérêt à échanger entre eux les deux produits.

    Ø Les points les plus proches de la droite d'isolement du pays Xc (RDC) représentent des rapports d'échanges plus favorables au pays Yz (Zambie). Les points les plus proches de Yz (Zambie) représentent des rapports d'échanges les plus favorables au pays Xc (RDC).

    Les points situés sur la bissectrice de l'angle Xoy représente le rapport d'échanges qui sont également profitables aux deux pays.

    L'analyse de David RICARDO indique certes, entre quelles limites l'échange s'effectuera-t-il en fait ? C'est à partir de cette interrogation que s'efforcera la théorie des valeurs internationales à répondre.

    3.3. La théorie des valeurs internationales de STUART MILL

    La théorie des valeurs internationales permet de savoir comment se forme le rapport d'échange international et comment les avantages de la division internationale du travail se partage entre les Nations. John STUART MILL mène son analyse par approximation successive.

    Nous le suivrons dans la démonstration en distinguant deux grandes séries d'hypothèses.

    Première hypothèse : Echange de deux marchandises entre deux pays.

    a) Si on néglige ou on fait abstraction des prix de transport et d'autres frais connexe aux commerces, le rapport d'échange international devient également rapport d'échange extérieur pour les deux pays considérés ;

    b) C rapport d'échange sera généralement compris entre les rapports d'échanges d'isolements, c'est-à-dire, qu'en échanges ouverts, le rapport d'échange est déterminé à l'intérieur des limites fournies par les coûts comparatifs et donc par la demande réciproque ;

    c) Ce rapport s'établit suivant la loi de l'offre et de la demande en fonction de demande réciproque de deux pays de telle façon que se réalise l'égalité des importations et des exportations. En effet, l'offre d'une marchandise est faible en vue de la demande de l'autre et ; et par conséquent, on peut tenir pour établi que lorsque deux pays échangent deux marchandises, la valeur d'échange de ces marchandises entre les pays s'ajoutera d'elle-même aux inclinaisons (goûts) et aux ressources de consommateurs de deux pays à la fois, de sorte que les quantités offertes par chaque pays soient exactement suffisantes pour se payer les quantités demandées ;

    d) Les élasticités d'offre et de demande de deux pays sont susceptibles d'exercer une influence sur les termes de l'échange. En effet, les valeurs auxquelles un pays échange son produit avec les pays étrangers dépendent du montant et l'extensibilité de leurs demandes pour ses propres marchandises comparées à sa propre demande pour les produits étrangers. Plus la demande étrangère pour ses propres marchandises excède, sa propre demande pour les marchandises étrangères plus favorablesera pour ce pays les termes de l'échange, c'est-à-dire, qu'il obtiendra davantage des marchandises étrangères pour une quantité donnée de siennes.

    Deuxième hypothèse : Echange entre plusieurs marchandises et échangeentre plusieurs pays.

    John STUART MILL s'efforce de montrer que l'introduction de plusieurs marchandises et ; entre plusieurs pays dans son modèle ne modifie pas les conditions précédentes.

    a) Echange de plusieursmarchandises entre plusieurs pays si nous ajoutons oeufs à côté d'échange des maïs importés de la Zambie ; et le café à côté de l'huile de palme exporté par la RDC vers la Zambie ; le principe ne change pas. Les exportations de chaque pays compenseront exactement ces importations puisqu'on entend par exportation la somme des marchandises,seulement il y a un rapport pour lequel les demandes de chacun de deux pays s'équilibre exactement ; ce rapport sera celui auquel le produit du travail congolais s'échange entre le produit du travail zambien ;

    b) Echange de deux marchandises entre plusieurs pays. La théorie des valeurs internationales reste valeur même si un pays A paie ses importations en provenance d'un pays B,grâce à ces exportations dans un troisième pays, car il y a égalité de la valeur des exportations pour chaque pays ;

    c) En conclusion, la théorie des valeurs internationales de John STUART MILL peut être appelée équation de la demande internationale, nous les résumons comme suit : « les produits d'un pays d'échange contre les produits des autres pays à des valeurs telles que la totalité des exportations puissent payer la totalité de ses coûts extérieurs sont ceux dont les produits sont les plus vendus à l'étranger et qui demandent les produits étrangers ».

    C'est à partir de ces trois théories régissant la doctrine de libre-échange que chaque Etat peut parvenir à promouvoir sa politique commerciale dans la zone de libre-échange.

    §4. Les avantages et les inconvénients du libre-échange

    4.1. Les avantages du libre-échange

    D'après Christian VAN LIERDE,le libre-échange présente deux principaux avantages :61(*)

    1°) Le libre-échange accroît le bien-être général des peuples en permettant à chaque pays :

    Ø Soit de se procurer ce qu'il n'a pas ;

    Ø Soit de se procurer ce qu'il a mais à meilleur compte.

    2°) Le libre-échange en facilitant les échanges commerciaux entre les peuples facilite du même coût les échanges des idées et développe aussi l'esprit de tolérance, de compréhension et de solidarité.

    4.2. Les inconvénients du libre-échange

    Ø En l'absence d'instance de régulation, les prix soumis à la loi du marché peuvent se révéler désavantageux à un moment donné pour une Nation (concurrence faussée, cartel, spéculation,...) et provoquer une grave crise ;

    Ø Dans les pays pauvres (PP) ou pays en voie de développement (PVD), les peuples sont victimes à la fois des grandes puissances et de leurs propres classes dirigeantes qui s'enrichissent sur leurs dos ;62(*)

    Ø Dans les pays où la majorité de leur budget national dépend des recettes fiscales ; le libre-échange préjudicie leurs économies (cas de la RDC).

    Quelques accords internationaux tendant à favoriser le libre-échange

    1°) Accords bilatéraux de réciprocité commerciale entre deux pays ;

    2°) Création de zones de libre-échange lorsque le traité de libre-échange implique plusieurs pays et s'étend à l'ensemble des biens (avec éventuellement des exceptions pour certains biens) ;

    3°) Accords multilatéraux négocier au niveau de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) dans le cadre de la mondialisation moderne.63(*)

    C'est avec toutes ces précisions des données à notre disposition que nous mettons fin à cette section première.

    Section 2 : Brève présentation des organisations régionales et sous régionalesde libre-échange

    Il sied de signaler que dans cette section nous présenterons brièvement cinq organisations, dont quatre sont africaines et une européenne dans lesquelles la RDC est membre ; et qui prône l'établissement d'une zone de libre-échange ; il s'agit de : la SADC, le COMESA, la CEEAC, la CEPGL et l'Union Européenne, qui est lepartenaire privilégiéde la coopération économique de la RDC dans le monde.

    §1. La Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC)

    C'est en 2000, la communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) remplaçait le conseil méridional africain de coordination de développement (SADCC), une organisation des Etats de la ligne de front créée en 1979 pour coordonner leurs programmes économiques afin de réduireleur dépendance à l'égard de l'Afrique du Sud sous l'apartheid.

    Son adhésion a été élargie en 2000 pour inclure l'Angola, leBotswana, laRDC, leLesotho, leMalawi, lesÎles Maurice, laMozambique, laNamibie, leSeychelles, la RSA,le Swaziland, laTanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.

    Depuis la fin de la ségrégation raciale en Afrique du Sud, les activités de l'organisation régionale couvrent des activités socio-économiques et politiques ; telles que la résolution des conflits, lecommerce et la coopération agricole, le plus important a été l'établissement d'une zone de libre-échange de la communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) en 2000. C'est devenu le principal moteur économique régional de l'Afrique australe.

    Selon la Communauté Economique Africaine (CEA), les pays de la SADC ont le plus fort taux de commerce intra-communautaire, soit 31% pour les exportations et 24% pour les importations ; influencésen grande quantité par la forte économie exportatrice de l'Afrique du Sud.

    Bien que la SADC ait été établie avec un organe couvrant la politique, la défense et la sécurité pour favoriser la paix et la sécurité dans la région ; contrairement à ses succès économiques, les activités de la SADC dans ce domaine ont été controversées et dommageables à l'organisation, avec seulement de maigres résultats positifs. La décision du Président MUGABE de Zimbabwe en 1998 en tant que Chef de cet organe, d'intervenir militairement sous les auspices de la SADC pour soutenir le régime de Kinshasa ; alors le plus récent membre de l'organisation a profondément divisé celle-ci et créé une crise institutionnelle.

    Président MANDELA, alors président du Sommet des Chefs d'Etats, s'est opposé à cette intervention, mettant en cause le droit du Président MUGABE d'entrainer l'organisation dans le conflit sans en consulter le Sommet. Ces guerres ont profondément divisé la SADC, puisque certains de ses membres les plus puissants ont soutenu différentes parties ; ou au moins différentes politiques dans les guerres de la RDC.64(*)

    §2. Le Marché Commun pour l'Afrique Australe et de l'Est (COMESA)

    Le COMESA a été formée en 1994 pour remplacer l'ancienne Zone d'Echange Préférentielle (ZEP) qui existait depuis 1981. Sa composition de 20 Etats membres inclut l'Angola, leBurundi, lesComores, laRDC, leDjibouti, l'Egypte,l'Erythrée,l'Ethiopie, leKenya, leMadagascar, leMalawi, laNamibie, les Îles Maurice, leRwanda, lesSeychelles, leSoudan, le Swaziland,l'Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe. La plupart des membres de la SADC appartiennent également au COMESA.

    Ses premiers objectifs étaient de créer une vaste zone économique et d'échanges pour promouvoir la croissance et le développement dans la région. Jusqu'ici, le COMESA a mis en application un programme agressif de libre-échange ; et a lancé COMTEL pour établir un réseau de télécommunication régionale.

    Selon la commission économique de l'ONU pour l'Afrique (UNECA), il se classe quatrième dans les exportations totales de l'Afrique (9,3%) et cinquième dans les importations (7,4%).

    Il accompli de réels progrès au cours de 1997, mais les conflits violents et les crises politiques et économiques qui ont secoués le continent ces dernières années ont considérablement ralenti ses activités.65(*)

    §3. La Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC)

    La CEEAC a été créée le 18 octobre 1983 par les Etats membres de l'Union Douanière et Economique d'Afrique Centrale (UDEAC) et de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) : leCameroun, laRépublique Centrafricaine, le Tchad, la République du Congo, la Guinée Equatoriale, le Gabon, le Burundi, le Zaïre (RDC), le Rwanda, l'Angola, le Sao Tomé et Principe. Le but était d'élargir la zone d'échange, promouvoir la coopération sous régionale, et établir un marché commun en Afrique centrale.

    Bien qu'elle ait commencé ses activités en 1985, elle a cessé ses opérations en 1992 à cause du manque de financement. Comme tant d'autres organismes en Afrique, ses ressources primaires provenaient de financement volontaire des membres, ceux-ci ne payaient pas régulièrement leurs cotisations. Un effort de revitaliser la communauté a été fait à un Sommet de la CEEAC tenu au Gabon en février 1998. A ce Sommet, l'Angola est passé du statut d'observateur au statut de membre à part entière, et le leadership avait décidé de chercher une collaboration plus étroite avec la Commission Economique de l'ONU pour l'Afrique (UNECA), afin de développer un mécanisme autonome de financement pour l'Organisation. Sous les auspices de l'ONU, l'année suivante la CEEAC créa le Conseil pour la paix et la sécurité en Afrique centrale (COPAX), pour la promotion, la maintenance et la consolidation de la paix et la sécurité en Afrique centrale. La même année, en 1999, la CEEAC avait formalisé ses relations avec la CEA, qui, avec le Conseil Economique et Social (ECOSOC) avait désigné la CEEAC comme étant la communauté économique régionale principale pour l'Afrique centrale ; du fait de sa politique d'adhésion complète pour la région, elle conclue alors quelques ententes de coopérations avec l'autre Organisation principale opérant en Afrique centrale ; la Communauté Economique et Monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC). Cependant, malgré ses efforts et quelques exercices régionaux de maintien de la paixorganisés par le Gabon en 2000 ; l'invasion de laRDCpar le Rwanda et l'Ouganda en août 1998, et la décision de l'Angola de soutenir le Gouvernement de Kinshasacontre eux, avait mis ces activités à l'arrêt. En requérant le statut d'observateur à l'Assemblée Générale de l'ONU en 1999,la CEEAC reconnaissait le manque de confiance engendré par les tensions et les conflits comme cause principale de la stagnation et de la paralysie de la communauté et ainsi défini une série de changement institutionnels, tels que l'établissement d'une nouvelle position de Secrétaire Général adjoint chargé de l'intégration humaine, la paix et la stabilité ;en plus de la COPAX. En dépit de ces efforts d'établir dans l'organisationun mécanisme pour la prévention et la résolution des conflits, la guerre dans la région persistait. Le fait que certains de ses membres soutenaient les parties en conflits dans la guerre, avait causé une faille dans l'organisation ; elle avait ainsi rendue en grande partie inactive. Selon l'UNECA,les pays de la CEEAC commercent très peu entre eux (seulement 1,3% des exportations totales intra CEEAC), ce qui compte pour seulement 0,1% des exportations totales de l'Afrique, et son niveau d'intégration est classé comme erratique.66(*)

    §4. La Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL)

    La CEPGL a été créée en septembre 1976 par le Burundi, le Rwanda et l'ancien Zaïre (RDC), avec son siège à Gisenyi au Rwanda, pour établir un marché commun en Afriquecentrale et pour assurer la sécurité économique de ses membres. Le but était de reconstruire les liens d'avant l'indépendance de ces trois Etats, de coordonner et d'harmoniser une politique diverse. Avant que la guerre en RDC n'éclate en 1996, les membres de la CEPGL avaient signés une entente monétaire entre leurs banques centrales, et par le passé en 1980 avaient convenu de la libre circulation des officiels et des hommes d'affaires. Plusieurs institutions spécialisées ont été également créées : une compagnie d'énergie SINELAC (Société Internationale d'Electricité des Grands Lacs) à Bukavu, une banque de développement la BDEGL (Banque de Développement des Etats des Grands Lacs) à Goma, une institution spécialisée pour l'énergie l'EGL (Energie des Grands Lacs) à Bujumbura, et une institution spécialisée pour l'agriculture l'IRAZ (Institut de recherches Agronomiques et Zoologiques) à Gitega. En outre, les Etats membres ont coopérés à plusieurs joint-ventures dans la production du courant électrique, et à la fabrication des bouteilles, de ciment et des outils agricoles. En 1985 les Etats membres ont signés une convention permettant la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux ; mais elle n'a jamais été mise en application du fait de soucis croissant de sécurité au Zaïre (RDC) et au Burundi. SINELAC aurait pu être un succès, maisl'état désastreux des économies de la sous-région a eu comme conséquence le non-paiement chronique des factures dues à la SINELAC par les distributeurs locaux d'énergies. SINELAC fonctionnait donc à perte, quasiment depuis sa création ; et tous les nouveaux investissements pour l'amélioration de son infrastructure matérielle étant arrêtés.67(*)

    La BDEGL n'a pas fait mieux, installer pour financer les projets régionaux, elle a la plupart du temps financé ceux qui étaient nationaux, et a été à bord de la faillite à cause du non-paiement de la dette. Depuis le début de la guerre en 1996 au Zaïre (RDC), elle a stoppé toute activité. La crise de 1993 au Burundi, legénocide au Rwanda en 1994 et les guerres en RDC depuis 1996, associé à la crise financière croissante dans la région ont amené à l'arrêt de toute coopération dans la sous-région. Mais depuis l'arrestation de NKUNDA BATWARE au mois de janvier 2009, une tentative de reprise de coopération est en cours. Grâce à la forte diplomatie déployée par le Gouvernement de la RDC et du Rwanda, on espère que les activités peuvent reprendre dans la sous-région ; car il y a eu plusieurs négociations cette année depuis l'arrestation de NKUNDA BATWARE par le Tribunal rwandais, mais une question reste ouverte sur le cas NKUNDA,ne serait-ce pas une mascarade politique? Selon la CEA, la CEPGL se range maintenant parmi les organismes régionaux avec un moindre volume de commerce inter-membres (seulement 0,1% d'exportations totalesintra-CEPGL), et compte pour 0,0% d'exportations totales pour l'Afrique ; bref, les activités économiques dans la CEPGL sont presqu'inexistantes compte tenu de leur taux plus faible.68(*)

    §5. L'Union Européenne (UE)

    L'UE a été créée le 25 mars 1957 par le traité de Rome et entrée en vigueur le 01 janvier 1959.Lors de sa création il y avait six membres, mais aujourd'hui ils sont à vingt-cinq, sans compter les membres conventionnels qui ne sont pas de l'Europe, il s'agit de : l'Allemagne,l'Autriche, laBelgique, le Danemark,l'Espagne, laFinlande, laFrance, la Grande Bretagne, la Grèce,l'Irlande,l'Italie, leLuxembourg, lePays-Bas, lePortugal, laPologne, la Suède,l'Estonie, laLettonie, laChypre, la République Tchèque, la Hongrie, laLituanie, leMalte, la Slovénie et la Slovaquie.

    Les objectifs principaux de l'UE sont : l'union douanière, l'unionéconomique, politique et sociale (circulation des travailleurs, harmonisation des avantages sociaux) et mettre en évidence les orientations nouvelles. Mais le premier souci de l'UE est la création d'un marché commun par l'union douanière, c'est-à-dire, un commerce sans barrière grâce à l'union douanière. L'UE crée la banque Européenne d'investissement (BEI) pour fournir les capitaux aux membres qui veulent créer les entreprise ; le Système Monétaire Européen (SME) avec la monnaie unique (Euro) avec l'unité de compte ECU qui est définie comme un panier de devise.

    A côté de laBEI, on ajoute le Fonds Européen de Développement (FED) qui a la mission d'aider les pays associés et dont les capitaux proviennent des pays membres. Pour son bon fonctionnement, l'UE a créé quelques institutions comme : la Cour de Justice de Luxembourg, l'Assemblée Consultative, les Commissaires, un Conseil qui décide.69(*)

    Après les indépendances en Afrique, 18 Etats francophones avaient signés des accords commerciaux ; entre autres le Zaïre (RDC), en 1963 il y a eu les accords de Yaoundé1, avec la dotation du 2èmeFED, en 1968 on note la réunion de Yaoundé2 avec la dotation du 3èmeFED, il y a eu la conventiond'Arusha (Tanzanie) et de Lomé (Togo) et de l'Afrique Caraïbe Pacifique (ACP). L'UE a signé les accords de coopération avec la RDC dans le cadre de l'initiative « Tout sauf les armes », c'est-à-dire, on peut tout s'échanger, mais sauf le commercedes armes. Sommetoute, le constat est forcément médiocre sur le plan opérationnel des organisations régionales africaines. Vu la complexité des problèmes auxquels est confronté ces Etats, les organisations régionales n'ont pas de coudées franches, car, ils ne disposent d'aucun moyen pour la mise en oeuvre de leurs politiques économiques.

    La RDC est l'épicentre de maux qui sévit en Afrique : des différentes pénétrations au Nord et instabilité sociale et sécuritaire à l'Est, des incursions au Sud-Ouest, toute cette légion de problèmes affectent peu ou prou le bon fonctionnement des organisations régionales en lesquelles les différents pays limitrophes de la RDC font d'ores et déjà partie. Cependant, le fonctionnement adéquat de la stratégie du libre-échange entre Etats partie au protocole au sein de l'organisation régionale ne peut qu'être obsolète. Il faut la paix et la sécurité sans oublier la confiance interétatique pour que le libre-échange soit une réalité à l'instar de l'UE.

    En grosso modo, la RDC est membre de plusieurs organisations régionales et sous régionales, ce qui nécessitera le libre-échange,mais quel sera l'impact des toutes ces organisations sur la coopération économique internationale de la RDC ?

    C'est cette question qui constituera le méandre de notre troisième chapitre ; par conséquent, nous bouclons notre deuxième chapitre.

    CHAPITRE TROISIEME : L'IMPACT DE LA ZONE DE LIBRE-ECHANGE SUR LA COOPERATION ECONOMIQUE INTERNATIONALE DE LA RDC

    Cechapitre portera trois sections, dont la première fera un survol de la situation économique de la RDC, dansle premier chapitre nous avions déjà présenter l'économie de la RDC ainsi que ses caractéristiques ;dans notredeuxième section il sera question présenter l'état de la coopération économique internationale de la dans les différentes organisations régionales et sous régionales africaines et les organisations économiquesd'outre-mer ;enfin la troisième section fera l'étude de l'impact de la zone de libre-échange sur la coopération économique internationale de la RDC.

    Section 1 : Situation économique de la RDC

    Dans cette section il sera question de présenter les ressources économiques de la RDC d'une manièregénérale,et après nous ferons notre analyse critique sur la manière d'exploitation de ses ressources et la manière de leurs utilisation.

    §1. Le potentiel économique de la RDC

    La RDC est l'un des Etats les plus riches potentiellement d'Afrique, maisce potentiel a été gaspillé et est resté en grande partie inexploité.

    1.1. Le potentiel agricole

    La plus grande bénédiction agricole de la RDC est justifiée par le fait que les deux millions trois cents quarante-cinq mille hectares (2.345.000Ha), c'est-à-dire, la superficie nationale ; sont tous propres aux activités agricoles.70(*)

    L'abondante pluviométrie qui couvre bien l'ensemble du territoire national en est un élément contributif en donnant l'humidité nécessaire à la terre au moment voulu.

    La diversité climatique (cinq zones climatiques), saisonnière et de la végétation : se configurent avec la richesse du sol pour constituer un autre élément capital de la richesse du potentiel du Congo.

    Le potentiel agricole du Congo est en effet varié et couvre aussi bien les terres volcaniques de l'Est et du Nord-Est, et les terres riches en humus épais de la cuvette centrale et des hauts plateaux, terres connues pour leur fertilité. La variété du relief fait entre autre que le pays est propice aussi bien aux cultures de basse altitude que la haute altitude ; aux cultures des zones équatoriales, tropicales que tempérées.

    La RDC est donc capable de produire toutes ces cultures qu'elles soient pérennes (qui dure longtemps) ou saisonnières, vivrières ou d'approvisionnement, industrielles, de consommation locale ou d'exportation.

    Par ailleurs, la diversité des climats se combine aussi avec le fait que le pays est traversé par l'équateur pour enrichir encore le potentiel agricole de RDC.

    D'une part, le pays bénéficie de quatre saisons agricoles naturelles qui s'alternent au rythme de saisons climatiques entre le Nord et le Sud. A l'équateur même, comme il pleut pratiquement toute l'année sans interruption, il y a comme une sorte de saison agricole interrompue.

    De l'autre, cette alternance de saison et la position du pays à cheval sur l'équateurfont que la RDC fait annuellement deux récoltes (saison A et B) au Nord et deux récoltes au Sud, soit quatre récoltes annuelles selon le rythme naturel des saisons agricoles.

    De plus, dans la zone climatique équatoriale il est possible de faire trois à quatre récoltes annuelles parce que dans cette zone on récolte aussi bien avec le Nord qu'avec le Sud.

    Et comme les saisons agricoles s'alternent entre le Nord et le Sud de l'équateur, la RDC peut donc faire quatre récoltes annuelles de produits vivriers (une récolte tous les trois mois) sans recourir à la culture irriguée ou contre saison. Chose possible vu le volume d'eaux disponibles avec la richesse de l'hydrographie du pays. Aucun autre pays n'est aussi bien doté par la nature sur le plan agricole. C'est la raison pour laquelle la RDC est le grenier naturel du continent africain, et elle peut valablement le devenir en réalité s'il y a un peu de la volonté politique dans le chef des autorités. En effet, si les pays qui n'ont qu'une saison au maximum arrivent à résoudre leur problème alimentaire et même exporter des produits vivriers, que ne peut faire la RDC avec ses quatre saisons agricoles sur plus de 234 millions des hectares ?

    C'est par ici que notre exhortation est adressée aux autorités congolaises de promouvoir l'agriculture sous toutes ses formes sur l'étendue de la république en dotant aux agriculteurs les machines qui vont leurs permettre de faire de très grandes productions agricoles afin de faire face à la crise alimentaire qui sévit dans ce pays et exporter les restes pour l'accumulation des capitaux dans l'économie nationale. Le secteur agricole n'est pas à négliger pour la RDC, car il procure beaucoup à l'économie s'il est bien structuré et peut même développer l'Etat. C'est le cas avec la Chine à l'époque de MAO TSETUNG, on avait plus privilégié l'agriculture, et grâce à cette agriculture, la Chine avait fait face à beaucoup d'événements.

    C'est dans cette même optique d'idée que le professeur MULUMBA LUKOJI soutient que : « la dépendance du pays à l'égard du secteur minier a été maintes fois dénoncée et dans les recherches antérieures avait préconisé dans une forme imagée, que le Zaïre abandonne son mariage monogamique avec l'industrie minière, qu'il s'efforce de diversifier davantage son économie, bref,devenir polygame ».71(*)

    C'est-à-dire, la RDC doit diversifier les secteurs de production, entre autre l'agriculture. L'économie agricole du pays montre en effet que sans encadrement technique requis, le pays produit les spécialisations suivantes avec des rendements variés selon les zones agricoles72(*) :

    a) Les céréales

    Leriz, le maïs,le millet ;

    b) Les légumineuses

    Haricots de différentes sortes,pois,soja,arachide,sésame,pistache ou voandzou ;

    c) Les plantes à tubercules et racines

    Manioc (le tubercule la plus consommée en RDC), patatedouce, igname,pomme de terre, oignons et taro ou colocases ;

    d) Les cultures industrielles saisonnières

    Canne à sucre, tabac et coton

    e) Les cultures industrielles pérennes

    Café (robusta et arabica), cacao, thé, caoutchouc,copal,quinquina, pyrèthre,aggrave,sisal,urena,punga, rauwolfia, citronnelle, papaïne ;

    f) Les oléagineux

    Commel'huile de palme et de palmistes

    g) Les fruits et légumes

    Que ce soit en culture maraîchères ou pluviales : ils comprennent tous les fruits et légumes de zones équatoriales, tropicales, ainsi que des fruits et légumes de zones à climat pluvieux tempéré chaud ;

    h) Les bois

    Avec la prestigieuse forêt équatoriale et la savane boisée ou des galeries forestières en bordure de la cuvette.73(*)

    Que la société congolaise agisse dans le sens du progrès bien qu'elle ait visé de se lancer dans l'agriculture pour faire face à l'insécurité alimentaire qui la quête, car, c'est un domaine rentable ; quant à l'Etat congolais, il doit stimuler la population paysanne par des subventions à l'agriculture,alors, en ce là, la RDC occupera sa position de grenier africain vire mondial.

    1.2. Le potentiel de la pêche et l'élevage

    1.2.1. La pêche

    En ce qui concerne la pêche, la RDC dispose d'un potentiel remarquable principalement pour les poissons d'eau. En effet, le potentiel des eaux intérieures (fleuve, rivières et lacs) est estimé à 500.000 tonnes de poissons frais par an. Alors qu'en période d'activités florissantes le pays ne produisait pas plus d'un cinquième de ce potentiel, soit 100.000 tonnes de poissons frais par an. A ce potentiel il faut ajouter celui de pêche maritime qui, bienqu'arrêtée complètement depuis quelques vingtaines d'années, avait montré en son temps qu'elle pouvait approvisionner régulièrement Kinshasa (le plus grand centre de consommation) et la province du Bas-Congo.

    Aujourd'hui ce sont des bateaux étrangers qui viennent pêcher même dans les eaux maritimes congolaises, participant aussi au pillage des ressources du pays. Quelque part nous constatons la négligence des autorités qui est traduit par l'incompétence dans la gestion de la chose publique.

    1.2.2. L'élevage

    Le potentiel du pays en élevage est encore parmi les plus importants en Afrique ; comme déjà indiqué ci-haut, le relief de la RDC ressemble à une assiette avec des bords surélevés.

    A l'exception de cette cuvette centrale, tout le pourtour qui est fait de hauts plateaux, de vastes plaines et des zones de montagnes avec une végétation de savane herbeuse, et bénéficie d'un climat doux ou relativement doux ; et particulièrement propice à l'élevage de gros bétail (bovidés) dans presque toutes les provinces du pays, le Nord du Katanga et la région du Graben étant encore les mieux dotés à ce sujet.

    En fait aussi bien la pratique de l'économie traditionnelle que la mise en valeur coloniale ont confirmé cet immense potentiel ; la province orientale, le Katanga et le grand Kivu sont les trois plus grands centres d'élevage de bovins du pays bien que cet élevage soit aussi pratiqué dans d'autres provinces.

    En ce qui concerne les autres types d'élevages qui portent sur le petit bétail comme les suidés, les ovidés, les caps ridés et les volailles ;tout le pays est propice à ce type d'élevage, et ce dernier est pratiqué partout, c'est-à-dire, quel pays est bien capable de couvrir largement ses besoins en viande et exporter vers d'autres pays ;mais la faute grave est que la population de la RDC est incapable de manger la viande à sa faim, et elle parvient à manger cette viande sur l'ensemble du pays que les jours de festivités de fin d'année comme : la Noël et le saint Sylvester (communément appelé Bonne année).

    L'élevage dont les capacités potentielles varient entre 30 et 40 millions de bovins avec une charge bétail de 1/6 à 1/12 pendant toute l'année n'est pas encore la priorité du gouvernement, il est peu développé en RDC.74(*)

    En somme, cet énorme potentiel agricole, de pêche et élevage montre que le pays n'est pas seulement un scandale géologique connu et renommé comme on le dit souvent, mais qu'il est également un scandale agricole en Afrique. La RDC est en effet capable de nourrir ou simplement d'approvisionner tout le continent africain et exporter outre-mer aussi bien les produits vivriers que les produits agricoles d'approvisionnement industriel.

    L'histoire économique de ce pays a en effet montré que le pays a pu, à des moments de croissance agricole se ranger au rang des grands producteurs africains ,et même mondiaux de certaines de ses spécialités agricoles .Mais le drame est qu'aujourd'hui, l'agriculture de la RDC a perdu ou abandonné une telle prétention, comme elle est devenue incapable de nourrir les populations congolaises elles-mêmes, et d'approvisionner l'industrie locale.

    1.2. Le potentiel minier

    Les civilisations précoloniales avaient déjà permis d'avoir une certaine connaissance des ressources minières du Congo, bien que largement insuffisante. Mais c'est avec la mise en valeur coloniale qu'il a été possible d'avoir une idée plus ou moins complète de ces ressources, de celles qui sont exploitées et de certaines de celles qui ne sont pas encore. Il est vrai que les recherches géologiques ultérieures montreront sans doute l'existence d'autres gisements miniers dans le sous-sol congolais.

    La production minière qui a commencé, vola plus d'un siècle a joué un rôle important de la gestion économique de la RDC durant l'époque coloniale et après l'indépendance jusqu'à la fin des années 1980. En effet, le sous-sol de la RDC compte parmi les plus riches au monde au regard de la géologie et de la minéralogie ; étant donné cet avantage naturel, la défaillance de l'économie de la RDC est généralement attribuée à la « malédiction des ressources naturelles » (maladie hollandaise).75(*)

    La RDC possède des gisements contenant une cinquantaine de minerais recensés, mais seulement une douzaine de ces derniers est exploitée : le cuivre, le cobalt, l'argent, l'uranium, le plomb, le zinc, le cadmium, le diamant, l'or, l'étain, le tungstène, le manganèse et quelques métaux rares comme le coltan. Les réserves sont très importantes, ainsi le pays possède la deuxième réserve mondiale en cuivre avec 10% du total recensé sur la planète et surtout les plus importantes réserves de cobalt (près de 50%). Les recettes d'exportations minières atteignaient en 1990 environ un milliard de dollars américains.76(*)

    Dans cette perspective,MULUMBA LUKOJI estime que l'importance des ressources minières nationales montre à suffisance pourquoi le Zaïre (RDC) considère le développement de ce secteur comme un élément capital dans sa politique de transformation économique et sociale ; àpreuve, différents projets et développements réalisés par le pays depuis son indépendance en 1960, ont été financés principalement par les ressources provenant du secteur minier et plus particulièrement du secteur cuprifère.77(*)

    La RDC a pu maintenir un niveau de production minière qui le mettait au rang de premier producteur mondial du diamant industriel ;premier producteur mondial du cobalt, sixième producteur mondial du cuivre, septième producteur de l'étain, huitième producteur mondial du zinc, neuvième producteur mondial de manganèse, douzième producteur mondial du calcium, etc...l'immensité de ressources minières du pays est telle qu'on l'a appelé avec raison « scandale géologique ».78(*)

    La GECAMINES est l'exemple patent, avec une concession minière de plus de 18.800 km2pour le cuivre, était la principale entreprise minière du pays et fournissait en 1980 environ 66% des recettes budgétaires de l'Etat et 70% de ses recettes d'exportation. Elle jouait un rôle social et économique important pour beaucoup de petites et moyennes entreprises (PME) se trouvant dans sa périphérie. Pendant plus de 30 ans cette entreprise a été le poumon de l'économie congolaise ; elle était citée parmi les plus grands employeurs de la RDC.

    A côté de ce géant on trouvait des groupes de moindre importance : Zaïre-Etain (détenu à 50-50 par l'Etat et par Géomines belge) qui exploitait la cassitérite (aujourd'hui disparue) ; l'Office des mines d'or de Kilo Moto (OKIMO), société d'Etat assurant l'extraction de l'or ; la société Minière de Bakwanga (MIBA) avec une contribution de l'ordre de 20% à celle de la GECAMINES dans les années 1980 dans sa production de diamant. Mais aujourd'hui la réalité n'est plus la même, toutes ces entreprises sont des canards boiteux,leurs productions minières se sont effondrées avec elle, cela dû à la mauvaise gestion partant des autorités politiques jusqu'aux mandataires chargés de diriger ces entreprises, c'est pourquoi nous préconisons que la justice fasse son travail et des parts de responsabilités soient établis et des sanctions s'en suivent à l'égard des tous les coupables pour servir de modèle à ceux qui viendront après eux ;mais comme l'impunité bat son plein en RDC, c'est la raison pour laquelle toutes les entreprises publiques sont entrain de fermer chaque fois.

    La production de la GECAMINES en cuivre est passée de 465.000 tonnes avec un prix de 2.855 USD la tonne (en 1990) à 19.000 tonnes avec un prix de 18.000 USD la tonne (en 2002) entraînant des conséquences graves sur l'économie et sur la situation sociale.

    Les mesures de restriction et de libéralisation du secteur minier prises depuis 2004 sur l'ensemble du territoire national n'ont rien donné,d'autant plus qu'on a assisté à l'expropriation des terres des paysans au profit de nouvelles concessions minières, à la fraude généralisée et aux contrats léonins. Une commission d'experts nationaux à l'initiative du gouvernement avec l'appui des services internationaux spécialisés a été mise en place afin d'enquêter sur les différents contrats signés avec les multinationales ; un pré-rapport a été établi et formule que l'Etat a été bradé et spolié avec la complicité de plus hautes autorités ; tous ces contrats sont donc sujets à une revisitation.79(*)

    1.4. Le potentiel industriel et énergétique

    1.4.1. Le Potentiel industriel

    Le secteur industriel n'a contribué pour 5,6% au PIB en 2003 ; autrefoisimportant, il est actuellement composé de quelques petites usines dont le textile, l'agro-alimentaire, la chimie et le secteur des biens d'équipement.

    Toutefois, les branches de production ont souffert de la crise qui frappe le pays ; les industries manufacturières ont été coupées de leurs débouchés en produits finis, elles utilisent qu'entre 15 et 17% des capacités productives installées. A ses moments d'activités florissantes, l'industrie congolaise, si elle était bien organisée, elle pouvait être l'une des plus avancées en Afrique noire et la RDC pouvait se féliciter d'être l'un des pays les plus industrialisés en Afrique sub-saharienne ; malheureusement, le déclin économique et la chute des activités industrielles font que nombreuses branches qui résistent encore ont sensiblement réduit le niveau de leurs activités aujourd'hui.

    1.4.2. LePotentiel énergétique

    Sur le plan énergétique, la RDC dispose : le pétrole qui est déjà en exploitation sur la côte Ouest du pays, le charbon en exploitation au Katanga et le gaz méthane non encore exploité au Kivu ; il y a parmi eux la production du biogaz sur base du potentiel en ressources d'élevage et de la riche végétation du pays.

    Il y a aussi bien évidemment l'énergie solaire qui peut être exploitée ave les fortunes diverses compte tenu de la pluviosité et du degré d'ensoleillement dans les différentes zones climatiques. A ce jour, ces trois gisements de ressources d'énergie (gaz méthane,biogaz et soleil) ne sont pas encore exploités en RDC. La RDC dispose d'un autre gisement en ressources énergétiques, sans doute le plus important de tous, qui est son énorme potentiel hydroélectrique.

    Le barrage d'Inga est le plus important gisement hydroélectrique du pays, surle fleuve dans le Bas-Congo à moins de 50 km en amont de Matadi. Dans sa conceptioninitiale, la mise en valeur du potentiel hydroélectrique d'Inga est un aménagement en trois phases qui se subdivisent en seize étapes.

    La riche hydrographie de la RDC confère au barrage Inga un potentiel estimé à 100.000 MW, soit 13% du potentiel hydroélectrique mondial. La puissance installée totale est évaluée actuellement à 2516 MW, soit 2,5% du potentiel total pour une production moyenne possible de 14.500 Wh ; la production effective n'est actuellement que de 6000 à 7000 Wh. Hydroélectricité représente 96% de la production d'électricité, les 4% restant étant fourni par des centrales thermiques de faible puissance situées, pour la plupart dans des zones isolées.

    Cet ensemble INGA comprend aujourd'hui deux centrales ayant une puissance totale de 1.775 MW ; Inga1 avec 6 groupes totalisant 351 MW et Inga2 avec ses huit groupes totalisant 1.424 MW.

    Dans son état définitif, le complexe Inga fournirait plus de 25% de la production mondiale d'énergie électrique hydraulique.80(*)

    L'apport potentiel des centrales d'Inga est obéré, leur production ne dépasse pas 40% de leur capacité. Une bonne partie de cette production est destinée à l'exportation, laissantainsi la demande locale insatisfaite.

    Ceci nous pousse à réfléchir sur le type des dirigeants que nous avons en RDC pour savoir s'ils travaillent pour le bien être de qui ? Comment le courant qui est produit au Congo peut être un luxe pour les congolais, c'est-à-dire, difficile à être disponible pour tout congolais, alors que les étrangers qui l'on tiré en RDC l'utilise à leur aise.

    Cette situation fait que le taux d'accès des populations à l'électricité est de 1% en milieu rural, 30% pour les villes et 6% sur le plan national ; alors que la moyenne en Afrique subsaharienne est de 24,6%.

    Depuis plusieurs années, le projet d'un grand Inga a été envisagé, il s'agit d'un barrage qui utiliserait toute la puissance du fleuve Congo.

    Dans le cadre du NEPAD, le site d'Inga a été retenu pour un projet d'interconnexion des réseaux sur toute l'Afrique, et même l'Europe a été pensée. Un autre projet, le Western Power Corridor (WESTCOR) sur le même site ; cette fois-ci pour l'intégration sous régionale de la zone de la SADC pour la production et le transport de l'énergie électrique existe. Ce projet pourrait générer cinq milliard USD chaque année une fois complètement outillé au tarif d'aujourd'hui.81(*)

    1.5. Le potentiel touristique

    La RDC est en réalité un jardin naturel où il devrait faire beau vivre, qu'il faudrait visiter dans sa vie, et qui devrait être aménagé en conséquence.

    Son relief et son climat offrent diverses zones écologiques faites de montagnes, des plateaux et des plaines, mais aussi des forêts naturelles sont une richesse touristique ; la richesse de la faune congolaise avec ses espèces rares comme OKAPI et les autres, etc...

    Enfin, il y a la diversité des peuples qui habitent l'immense territoire congolais qui représentent une richesse culturelle du point de vue linguistique, artistique (musique, danse,art décoratif,sculpture,tissage,peinture, etc...)

    En fait, la RDC est un autre scandale de la nature, le scandale touristique ; il y a des pays qui ont bâti leur développement avec une contribution non négligeable, sinon importante de leur secteur touristique qu'ils ont su bien mettre en valeur.

    Pour la RDC, l'aménagement des sites touristiques comme des parcs et réserves naturelles et des circuits touristiques ; la valorisation du potentiel touristique avec des jardins botaniques et zoologiques, des musés de civilisations congolaises, des arts, la capitalisation de certains lieux historique constitue une politique qui requiert des investissements et la capacité requise de maintenance.

    Nous pouvons nous permettre de citer quelques sites touristiques bien connus au pays comme : les inscriptions historiques de DIEGO CAO, la route des caravanes, l'historique et moribond jardin botanique de Kisantu au Bas-Congo, le lac Maï-Ndombe au Bandundu, les chaînes des montagnes avec en particulier le massif du Ruwenzori, les parcs nationaux de Virunga et de Kahuzi-Biega, la chute de la Lofoi considérée comme la plus haute d'Afrique,etc... ; la RDC bénie par la nature ,est aussi une terre de tourisme, peud'endroits au monde égalent la beauté des territoires du Nord-Est de ce pays. Mais la politique touristique n n'y a jamais été mis en vigueur ; récemment la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et le Ministère de tutelle ont montré un faible penchant pour relancer ce secteur.82(*)

    Le secteur touristique de la RDC est entravé par plusieurs raisons à savoir : la destruction et insuffisance des infrastructures socio-économique, insécurité physique dans certaines parties du pays, surtout avec des groupes armés, l'absence d'une loi-cadre en matière de tourisme. C'est pourquoi nous interpellons les autorités congolaises à pouvoir valoriser ce secteur touristique qui peut aussi contribuer à l'économie nationale et attirer un grand nombre des étrangers au pays.

    1.6. Le potentiel humain

    EnRelations Internationales plusieurs facteurs sont susceptibles d'établir les rapports entre les Etats, parmi eux figure le facteur démographique, c'est-à-dire, un Etat qui a une forte densité démographique est envié pour plusieurs raisons ; politique,économique,militaire, culturelle, etc...83(*)

    Par ailleurs, la RDC ayant aujourd'hui une population s'élevant à soixante millions d'habitants, celle-ci constitue un potentiel humain dans le cadre de la coopération internationale en matière économique.

    Pour que cette population arrive au développement de la nation, il faut qu'elle soit éduquée et animée d'un esprit d'excellence ; quant à l'Etat congolais,ildoit créer des emplois afin de lutter contre le taux élevé du chômage, sinon, cette population ne servira à rien ; au contraire elle constituera un frein au développement du pays, à côté de tout cela il faut également l'instruire pour qu'elle soit un facteur réel de développement.84(*)

    1.7. L'économie informelle de la RDC

    L'économie de la RDC est aujourd'hui bien plus pauvre qu'elle ne l'était à l'indépendance ; La désorganisation de l'offre et l'érosion presque continue de la demande l'ont entraînée depuis les années 70 dans une spirale négative provoquant l'informatisationde secteurs entiers, voire, leur criminalisation jusqu'à ce que le pays s'installe dans une économie de guerre à la fin des années 90. Selon le rapport de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), le secteur informel de l'économie congolaise représentait près de 60% des activités économiques. Douze ans après, il était évident que ce pourcentage représente plus de 80% des activités.85(*)

    Selon les estimations statistiques, la population oeuvrantdans l'économie informelle est estimée à 19.871.347 personnes soit 72% de la population en âge actif.86(*)

    La part de l'économie informelle dans la création d'emplois s'est accrue continuellement au point de devenir le secteur dominant de la RDC. L'économie informelle en RDC revêt plusieurs formes.

    Bien que le volume de production de ce secteur informel ait grandement augmenté, il ne joue pas un rôle essentiel dans l'économie nationale ; fournissant des revenus minimum à ses employés.

    Vu la diversité du potentiel économique que regorge la RDC, nous ne serons pas à mesure de le présenter en toute leur entièreté, mais ce que nous venons de présenter nous servira d'échantillon pour l'analyse de nos deux sections qui suivent par rapport à la zone de libre-échange de la RDC.

    Section 2 : La coopération économique internationale de la RDC

    Parler de la coopération économique internationale sans pour autant relever l'impact de la zone de libre-échange sur les structures économique internes des Etats membres,d'autant plus que la plupart des auteurs qui ont eu à traiter de cette question considèrent les zones de libre-échange à vocation économique susceptible d'accélérer le développement des membres. C'est dans cette perspective que nous allons analyser l'enjeu de la coopération internationale de la RDC.

    § 1. Les enjeux de la coopération internationale de la RDC avec les Etats voisins

    Dansle documentaire « la fin du règne de Mobutu », le feu Président Mzee Laurent Désiré KABILA disait : « La RDC occupe une position stratégique au coeur de l'Afrique, alors il faut finir avec Mobutu afin de permettre à d'autres Etats d'Afrique centrale à pouvoir se développer »

    Comme la RDC est un pays se trouvant dans une position géographique importante en Afrique, et aussi du fait qu'elle est détentrice de plusieurs ressources du sol et du sous-sol ;ces qualités font d'elle qu'elle soit une zone stratégique d'influence pour certains grands Etats du monde, et d'Afrique en particulier, voire même des organisations qui cherchent à établir des relations avec ce grand pays à la dimension continentale.

    C'est la raison pour laquelle dans ce paragraphe, nous allons analyser les relations que ce géant d'Afrique centrale entretien avec ses voisins que nous avons déjà énumérés au nombre de neuf dans notre premier chapitre.

    1.1. La coopération de la RDC avec les Etats de l'Est

    Depuis l'entrée au pouvoir de L.D.KABILA, la coopération entre la RDC et tous les Etats de l'Est était bonne dans la mesure où ces Etats avaient beaucoup soutenus L.D.KABILA dans sa lutte contre le Président MOBUTU ; ces Etats avaient de même une coopération militaire avec la RDC. Mais chose grave le 02 août 1998 une autre guerre se déclenche dans le pays à partir de Kinshasa, laquelle opposait L.D.KABILA à ses alliés d'hier qui étaient mêlé au congolais et cherchant à renverser le régime de L.D.KABILA.

    A partir de ce jour,L.D.KABILA avait parlé d'une agression barbare dont la RDC est victime de la part de ses voisins de l'Est, notamment le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda. Aux yeux de la population, ces Etats sont des agresseurs jaloux des richesses de la RDC et du luxe qu'ils aient vécu en RDC et que, la population congolaise disait qu'il ne servirait à rien de coopérer avec ses Etats agresseurs.

    Mais une chose, il faut retenir que même quand les bonnes relations ou coopérations existaient entre ces Etats et la RDC, la coopération économique n'a pas été fréquente compte tenu de l'état des économies de tous ces Etats qui ne sont pas développées, les petites activités commerciales qui s'effectuent étaient pratiqué par les individus et non par les Etats.

    1.2. La coopération de la RDC avec les Etats du Nord

    Au Nord de la RDC nous avons seulement deux Etats : la République Centrafricaine (RCA) et le Soudan ; interrogé par Jeune Afrique économique sur ses rapports avec ses voisins du Nord de son vivant, L.D.KABILA dira qu'il a des bons rapports et meilleures relations avec ces Etats du Nord congolais.87(*)

    En dehors de deux pays du Nord qui ont les frontières directes avec la RDC s'ajoute le Tchad, mais une situation est cependant à signaler que la RCA avait des bonnes relations avec la RDC avant la mort de L.D.KABILA, et à sa mort lorsque les rebelles de François BOZIZE ont tenté pour la première fois de prendre le pouvoir, le Président Ange Félix PATASSE avait fait appel aux militaires congolais de J.P.BEMBA du Mouvement de Libération du Congo (MLC) pour lui sauver, cette situation avait beaucoup inquiété les nouvelles autorités de Kinshasa avec à la tête le Président Joseph KABILA.

    Quelques jours plus tard, la chute du Président A.F.PATASSE s'est annoncé au mois de mars 2003 et le gouvernement congolais était le premier à reconnaître ce gouvernement de la RCA en envoyant son ministre des affaires étrangères SHE OKITUNDU et de nos jours ces relations sont revenues à la normale ; une fois de plus, de ces relations, nous pouvons les envisagées au niveau politique seulement, mais au niveau économique elles sont quasi inexistantes.

    1.3. La coopération de la RDC avec les Etats de l'Ouest

    A l'Ouest de la RDC nous avons également deux Etats : la République populaire du Congo, connue sous le nom de CONGO/BRAZZA et la République d'Angola. La coopération entre ces deux Etats et la RDC est bonne dans la mesure où tous ces trois Etats étaient d'abord confrontés aux problèmes des rebellions, les rebelles de ces Etats entretenaient des relations entre eux pour déstabiliser les régimes de ces Etats.

    Eu égard à cette situation, les trois chefs d'Etats se sont rencontrés pour discuter sur les problèmes sécuritaires autour de leurs frontières ; vient après une bonne coopération.

    Quant à l'Angola, nous ne pouvons pas manquer de signaler la situation conflictuelle qui s'est manifestée au niveau de KAHEMBA avec la RDC, mais en toute chose une commission est montée pour trouver solution pacifique par des négociations. C'est dans cette perspective qu'il s'était tenu à Luanda au mois de mai dernier (2009) une rencontre entre les autorités du gouvernement de l'Angola et celles de la RDC représentées par le ministre des affaires étrangères Alexis TAMBWE MWAMBA avec comme objectif de régler les situations de conflit frontalier et renforcer la coopération entre ces deux Etats ; Congo/Brazza DEMEURE L4etat qui entretien beaucoup plus de relations économiques avec la RDC, surtout que l'épouse du président du Congo/Brazza a une nationalité congolaise de la RDC.

    Toutefois, les échanges commerciaux s'effectuent sur le fleuve normalement entre ces deux Etats qui ont les capitales les plus rapprochées au monde.

    1.4. La coopération de la RDC avec les Etats du Sud

    Au Sud de la RDC nous nous retrouvons avec deux Etats ; à dire vrai c'est un seul parce que l'Angola nous l'avons déjà situé comme Etat de l'Ouest de la RDC quoiqu'il est encore du Sud de la RDC.

    Au Sud il y a la Zambie avec qui nous avons des longues relations et coopérations économiques, la plupart des denrées alimentaires consommées au Katanga jusqu'au Kasaï proviennent de la Zambie.

    Derechef, la position stratégique qu'occupe la RDC au coeur de l'Afrique que FRANTZ FANON a traduite en une expression imagée lorsqu'il a dit : « L'Afrique a la forme d'un revolver dont la gâchette est placée au Zaïre » lui confère une prééminence géopolitique ; cette position dont le pays a fait les frais lorsqu'il venait d'accéder à son indépendance en 1960.

    En ayant vécu une période sombre de guerres intestines et de sécessions où les intérêts géostratégiques des grandes puissances n'ont pas été absentes, plaçait ce pays à même de jouer un rôle de premier plan sur la scène diplomatique africaine. C'est cela qui a poussé le Zaïre (RDC) à se choisir le principe de la vocation africaine. A ce sujet YEZI PYANA FUMU a pu écrire: « Le Zaïre (RDC) est avant tout un Etat africain, situé au coeur de l'Afrique. Immense et entouré de nombreux voisins, le Zaïre se sent proche de tous les autres Etats du continent non seulement par la géographie, mais aussi par les moeurs, l'histoire et la culture. Cette position naturelle résulte de sa vocation particulière qui est l'expression d'une individualité étatique unique et singulière, comme un appel spécifique adressé à ce pays par la nature, afin la vie politique des Etats du continent ».88(*)

    Somme toute, la RDC est le trait d'union entre plusieurs pays de l'Afrique centrale, elle est entourée des pays francophones, anglophones, arabophones et lusophones.89(*)

    Elle doit (RDC) opter la politique de bon voisinage, c'est-à-dire, une bonne coopération avec tous ses voisins de quatre coins territoriaux, et puis s'intégrer à l'Afrique comme une partie à un tout ; la RDC se doit de mener une action et adopter une attitude de solidarité à celle de l'ensemble africain. Ceci dégage l'urgence de la promotion de l'unité africaine ; cette dernière sera bénéfique à l'expansion économique de la RDC surtout dans sa partie Est où il y a toujours des guerres et des menaces de guerres.

    § 2. La coopération économique internationale de la RDC dans le cadre des organisations régionales et sous régionales d'Afrique et d'outre-mer

    Il importe de signaler que la RDC est un Etat qui fait partie de plusieurs organisations économiques, politiques, juridiques,...dans le monde ;mais il nous reste question de savoir si dans toutes ces organisations la RDC parvient à atteindre les buts pour lesquels elle a été poussé à faire partie de toutes ces organisations ?

    2.1. La coopération économique internationale de la RDC dans le cadre des organisations régionales et sous régionales d'Afrique

    Dans cette partie nous avions déjà envisagé de parler de la coopération économique internationale de la RDC avec la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC),le Marché Commun pour l'Afrique Australe et Orientale (COMESA),la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC) et la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) ; dans le cadre de libre-échange, mais après nos recherches nous avons constaté qu'aucune organisation régionale qui prône le libre-échange entre ses membres a pu mettre en oeuvre ce genre d'initiative, le tout demeure au niveau des textes et des idées. C'est la raison pour laquelle l' ancien ministre congolais des affaires étrangères et la coopération internationale Antipas MBUSA NYAMUISI, lors de la Conférence des Chefs d'Etats et des gouvernement de la SADC qui avait eu lieu à Johannesburg en Afrique du Sud en août 2008,conférence à laquelle la SADC avait décidé d'instaurer un marché de libre-échange entre ses membres, mais le ministre congolais au nom du gouvernement de la République avait montré l'abstinence de la RDC dans le domaine de libre-échange quoiqu'étant membre de la SADC, et les raisons avancées étaient que l'économie de la RDC n'est pas une économie compétitive et, une partie importante de son budget national provient des recettes de douanes qui sont taxés sur les biens importés surtout par les étrangers, alors accepter le libre-échange pour la RDC, c'est gaspiller ses avantages fiscaux.90(*)

    Alors nous demandons aux autorités compétentes congolaises ayant le pouvoir de signer les accords et les traités internationaux de ne plus s'engager à n'importe quel accord ou traité dans lequel l'Etat n'a pas un intérêt, car les relations internationales sont les relations en tout premier lieu les relations d'intérêt.91(*) C'est-à-dire, l'objectif de la politique étrangère de chaque Etat est de poursuivre son intérêt national.

    2.2. La coopération économique internationale de la RDC dans le cadre des organisations économiques d'outre-mer

    Dans ce cadre nous avons pensé à traiter la coopération économique de la RDC avec deux organisations économiques privilégiées pour la RDC, il s'agit de l'Union Européenne (UE) et de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE).

    2.2.1. La coopération économique RDC - UE

    La RDC se trouve avec l'Union Européennedans une initiative économique dénommée : « Tout sauf les armes », dans cette initiative, la commission européenne a lancé un programme qui étend le libre accès au marché communautaire, en franchise de droits et quota à tous les produits en provenance des pays moins avancés, c'est-à-dire, dans cette initiative, il y a une coopération économique à tous les niveaux sauf les armes et munitions. Mais quel intérêt la RDC pourra-t-elle tirer dans cette initiative? Positif ou négatif ? C'est cela que va constituer les méandres de la troisième section de ce chapitre.

    2.2.2. La coopération économique RDC - OCDE

    L'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) est une organisation économique à dimension mondiale ; créée en 1948 avec comme membres à l'origine : la Belgique, la France, l'Italie, le Portugal, le Royaume Uni, les Etats Unis d'Amérique, l'Allemagne, le Japon fut admis dès la première cession.92(*)

    Elle reste le partenaire privilégié de la RDC en coopération économique, car toutes les exportations en matières premières de la RDC sont toujours vendues vers ce bloc de l'OCDE.93(*)

    Le constat est que ce bloc est constitué de tous les pays les plus industrialisés du monde et les plus développés économiquement ;ce sont ces pays qui déterminent les prix des matières premières qui sont exportées par la RDC, mais comment la coopération économique RDC - OCDE pourra-t-elle produire un impact nécessaire pour la RDC ;tant que les prix de ses matières premières sont fixés par l'acheteur ;c'est pourquoi nous plaidons pour la création en RDC d'un marché local où elle va commencer à déterminer les prix de ses matières premières ;avec ceci, il pourra y avoir une véritable coopération.

    Aussi longtemps que les prix des matières premières provenant des Etats du tiers monde sont fixés par les Etats développés et les plus industrialisés, ces derniers ne pourront plus se développer, alors il est inutile de parler d'une coopération économique selon les objectifs et la mission de l'OCDE qui sont la restauration, la stabilisation et la croissance des économies nationales des Etats membres. C'est dans cette perspective que les Etats du tiers monde avaient demandés à ces pays puissants économiquement à faire un nouvel ordre économique international (NOEI) afin de leurs permettre à se développer aussi, car l'ancien système ne leur permettait pas à se développer ; c'est pourquoi on avait parlé du non -alignement des Etats du tiers monde, car les pays industrialisés avaient refusés de revoir leur système.94(*)

    C'est cette position de non-alignement des Etats du tiers monde que nous recommandons encore aujourd'hui aux Etats défavorisés économiquement par les grandes puissances économiques du monde, et de se constituer en un bloc où eux-mêmes peuvent organiser leurs propres marchés internationaux.

    §3. Situation économique internationale de l'exportation et importation de la RDC

    La situation du commerce extérieur de la RDC est caractérisée par une moindre exportation et une forte importation, dixit!

    3.1. L'exportation

    3.1.1. Contenu

    Les exportations de la RDC sont essentiellement constituées des matières premières minières et agricoles. La RDC exporte très peu des produits finis. En ce qui concerne les produits miniers, la RDC exporte principalement : le cuivre, le cobalt, le diamant, l'or, le manganèse, l'étain,....pour ce qui est des produits agricoles, la RDC exporte : le bois, le café, le quinquina, etc...

    Depuis les différentes guerres qui ont secouées le pays, ces produits d'exportation précités de la RDC ont été exportés en désordre vers tous les Etats limitrophes de la RDC, surtout ceux de la partie Est du pays ; et ceci effectué par des individus prédateurs de différentes rébellions organisées au pays.

    3.1.2. Volume

    Les quantités exportées par la RDC accusent une tendance à la baisse pour les produits miniers que pour les produits agricoles ; à cause de la vétusté de l'outil de production et des effets pervers d'une spécialisation mal entretenue.95(*)

    Depuis 1990, la production nationale a vraiment baissé, qu'elle a entraîné la baisse du volume des exportations surtout avec la faillite de plusieurs entreprises publiques.

    3.1.3. Valeur

    La baisse de la production nationale a eu pour conséquence non seulement la baisse du volume des exportations, mais aussi de la valeur de celle-ci. La RDC n'exportant depuis l'indépendance que les matières premières presqu'à l'état brut, ne gagne pas beaucoup d'argent, c'est-à-dire, beaucoup de devises de la vente de ses produits, car sur le marché international les prix de ces matières premières sont faibles ; ces derniers temps, et évoluent avec tendance à la baisse, comme par exemple tous les métaux et pierres précieuses qui sont en une baisse terrible ces derniers temps.

    Les pays acheteurs des matières premières en provenance des pays sous-développés se sont organisés en se regroupant dans les organisations économiques internationales en vue de constituer le monopole d'acheteurs ou consommateurs de façon à imposer des prix qui leurs sont avantageux. Pendant ce temps, les pays vendeurs des matières premières, dont la RDC fait partie ne savent pas s'organiser pour constituer un cartel des vendeurs ou producteurs des matières premières en vue d'imposer les prix qui peuvent leur être avantageux.

    3.1.4. Orientation géographique des exportations de la RDC

    Les exportations de la RDC sont caractérisées non seulement par la mono-exportation, c'est-à-dire, dominéepar un ou deux produits, à savoir : le cuivre et le café, mais aussi par leur destination mono polaire,c'est-à-dire, orientées vers un seul bloc acheteur, à savoir, l'OCEDE.96(*)

    La RDC exporte difficilement vers d'autres blocs comme l'Asie et l'Afrique, etce, depuis son indépendance ; il s'agit là d'une concentration des exportations qui ne peut pas profiter au pays.

    3.2. L'importation

    3.2.1. Contenu

    Comme pour les exportations, la RDC importe essentiellement les produits finis, à savoir les biens d'équipement et les biens de consommation courante.

    3.2.2. Volume

    La RDC importe en volume plus des biens de consommation courante que les biens d'équipement. Les importations du pays sont essentiellement dominées par les produits que la RDC devrait s'efforcer de produire elle-même sur son propre territoire, il s'agit : de riz, d'huiles alimentaires, de la farine de blé (froment), de la farine de maïs, du sucre, du café, du thé, du chocolat ou cacao,...

    Pour les biens d'équipement, la RDC les importe de mains en mains, c'est-à-dire, à une faible quantité, alors que la croissance économique dans un pays est fonction du taux des investissements qui apprécie en termes d'importation des biens d'équipement productif.97(*)

    C'est dans cette optique que nous invitons les autorités de la RDC à beaucoup plus investir dans l'économie auto dynamisation afin favoriser la production locale, qui à son tour permettra de subvenir aux fins de la population et exporter les restes excédentaires de la consommation de la population pour la croissance économique du pays.

    3.2.3 Orientation géographique des importations de la RDC

    Comme pour les exportations, les importations congolaises viennent d'un même bloc vendeur, à savoir,l'OCEDE ;Les importations en provenance de l'Asie et l'Afrique sont moindres, alors que de nos jours la diversification des importations permettrait au pays d'obtenir avantage de ses échanges extérieurs à cette ère de la mondialisation où les pays asiatiques rivalisent les pays de l'OCDE ;La RDC doit rompre son mariage monogamique dans la coopération, pour répéter encore le professeur MULUMBA LUKOJI précité.

    Section 3 : L'impact de la zone de libre-échange sur la coopération économique internationale de la RDC

    Cinq décennies après l'indépendance, la coopération internationale de la RDC demeure toujours dépendante des produits primaires. Comme on le sait, ce pays poursuit une politique commerciale résolument dépendante ;particulièrement de la zone européenneet trilatérale (entendez par là, le commerce extérieur entre la RDC et la zone européenne, l'Amérique du Nord et le Japon) ;tandis que la plupart d'autres pays tendent aujourd'hui de former des vastes ensembles au sein desquels les échanges sont plus au moins privilégiés, mais la RDC conserve toujours sa politique d'il y a quarante ans,voire,plus.

    C'est ainsi que le professeur LUMPUNGU KAMANDA dira : « les pays industrialisés sentent et supportent le choc, alors que ceux du tiers monde où se retrouve la RDC voient leurs économies réduites à la croissance zéro ou négative, parce que leurs structures économiques sont inadaptées, etque, obligéspar la force des circonstances, à participer à la coopération internationale, ils subissent plus la loi des grands qu'ils n`influencent ».98(*)

    C'est la raison pour laquelle, la réponse de la problématique du travail : quel sera l'impact de la zone de libre-échange sur la coopération économique de la RDC est prouvée d'une manière négative, c'est-à-dire, la zone de libre-échange aura apporté un impact négatif sur la coopération économique de celle-ci.

    Dans les lignes qui suivent l'on comprendra comment l'impact de la zone de libre-échange sur la coopération de la RDC est négatif. La coopération économique internationale est une source des revenus pour l'Etat par les taxes et les droits de douanes ; elle est la base de la transformation des structures économiques d'un Etat grâce à la circulation des biens, au transfert des technologies et expériences qu'elle occasionne ; c'est un dénominateur commun entre les Etats.

    Avec tout ce que nous venons d'établir comme situation économique de la RDC, il serait aberrant d'affirmer que la coopération économique de la RDC dans le cadre de la zone de libre-échange aurait un impact positif sur le développement économique et durable du pays.

    §1. L'impact de la zone de libre-échange sur la situation économique de la RDC

    Comme nous l'avions déjà dit ci-haut que l'impact de la zone de libre-échange sur la coopération économique internationale de la RDC est négatif, cette négativité se manifeste au plan économique par le fait que si la RDC s'engage activement dans une zone de libre-échange, elle sera un déversoir, c'est-à-dire, un lieu où on va commencer à envoyer les marchandises de tous les membres de la zone de libre-échange pour profiter de son potentiel humain qui constitue un acquis sur le plan économique, car comme nous l'avons dit supra : en Relations Internationales un Etat qui a une forte densité démographique est susceptible d'influencer la coopération économique. Et aussi, nous savons que la production de la RDC est de moins en moins faible jusqu'à tel point qu'elle ne peut faire face aux besoins de la population congolaise à 50%, alors nous constaterons que avec la présence des produits étrangers sur le sol congolais cela va davantage déséquilibrer et affaiblir cette production qui, au départ était déjà faible.

    Encore, parce que la RDC n'a pas une production qui peut lui permettre d'exporter vers les autres Etats membres de la zone de libre-échange, nous comprendrons que la présence de la RDC dans la zone de libre-échange sera pour servir les intérêts des autres, alors qu'en relations internationales toute action que peut entreprendre un Etat, a comme objectif majeur d'arracher son propre intérêt national.

    Par ailleurs, il faut souligner que la RDC ne justifie pas d'une autonomie en termes de produits de première nécessité. Il faut noter que la plus grande quantité des produits des autres Etats qui vont entrer en RDC sans subir les droits de douane aura à concurrencer même la petite production locale, c'est ce que nous avions qualifié précédemment du déséquilibre et d'affaiblissement, car les producteurs locaux seront concurrencés par les étrangers qui ne paient pas les douanes et certaines taxes, alors l'engagement de la RDC dans une zone de libre-échange est synonyme de la destruction de l'économie locale.

    Plus il y aura l'abondance des produits étrangers sur le pays, plus la population se désengagera à ses activités productives au profit des étrangers.

    Cette situation va engendrer un autre phénomène, la carence des devises, c'est-à-dire, quand les étrangers vont vendre leurs produits en monnaie locale (franc congolais),à la fin de leurs transactions ils seront obligés de changer la monnaie locale en devises qu'ils pourront rapatrier chez eux, et pour la RDC c'est une soustraction de ses devises.

    §2. L'impact de la zone de libre-échange sur le plan fiscal de la RDC

    L'impact négatif qu'apporte la zone de libre-échange sur le plan fiscal de la RDC se matérialise dans le sens que le budget de l'Etat est composé d'une grande partie de la somme provenant des douanes et impôts et surtout les matières en provenance des étrangers,s'il arrive que la RDC supprime les droits de douanes sur les matières des Etatsmembres de la zone de libre-échange, il y aura une répercussion négative sur les recettes que devait percevoir l'Etat congolais, c'est-à-dire, les entreprises publiques chargés de cette mission connaîtront également des problèmes sérieux qui peuvent engendrer des effets négatifs sur la vie sociale des travailleurs, comme l'assainissement et non-paiement des fonctionnaires, et aussi le chômage pour ceux qui seront exclus de l'entreprise.

    Tous ceux-ci arrivent parce que les recettes que les régies financières du pays devraient percevoir, ont été exemptées à cause du respect du traité de la zone de libre-échange.

    Dans le but de résoudre le problème de perte des recettes par la RDC au travers de ces entreprises financières comme : l'Office de Douanes et Accises OFIDA), et la Direction Générale des Impôts (DGI) ;il y a eu une Mission du COMESA qui était venue à Kinshasa en 2005 pour persuader les autorités congolaises à faire participer la RDC dans la zone de libre-échange du COMESA,les membres de cette délégation avaient imaginés proposer à la RDC des mécanismes de compassassions de pertes de recettes que perdrait la RDC par la suppression des droits des douanes et impôts.

    Ces mécanismes ont été envisagés à deux niveaux : primo, envisager une réforme fiscale au niveau interne, de sorte que les recettes perdues en termes de suppression des droits de douanes soient récupérées en termes d'impôts indirects, notamment en créant ce qu'ailleurs on appelle la taxe sur la valeur ajoutée, secundo, il est créé un fonds du COMESA destiné à compenser, ou d'intervenir auprès des Etats qui auraient justifiés une perte sensible en termes des recettes douanières.99(*)

    §3.L'impact de la zone de libre-échange sur la vie sociale de la population en RDC

    Comme nous l'avons déjà dit, la zone de libre-échange déséquilibre et affaiblit la production locale, alors elle ne peut pas contribuer à l'amélioration nette du bien-être matériel de la population congolaise, car les recettes que la RDC devait occasionner par les droits de douanes sur les matières exportées par les Etas membres sont annulées, alors que la part de ces recettes était si importante pour faciliter l'amélioration du bien-être social de la population, alors comme conséquence, l'Etat congolais ne sera pas à mesure de réaliser sa prévision budgétaire ;il y aura un déficit budgétaire, l'Etat ne saura plus atteindre les objectifs qu'il s'était assigné, entre autre l'amélioration des conditions sociales de la population, donc la zone de libre-échange a un impact négatif sur la vie sociale de la population congolaise.

    §4. L' impact de la coopération économique de la RDC avec l'UE et l'OCDE

    Toujours dans notre continuité d'idée, l'UE et l'OCDE demeurent les organisations de coopération les plus privilégiées pour la RDC. Mais la majorité des Etats qui constituent ces deux organisations est composée des Etats les plus industrialisés du monde et les plus organiséséconomiquement, alors la coopération de la RDCavec ces organisations en termes de concurrence ou compétition des économies ne fera qu'apporter un impact négatif sur la situation de l'économie de la RDC.

    Toutefois, nous ne pouvons pas rester sans ignorer que ces organisations restent les partenaires potentiels à tous les niveaux pour le développement de la RDC. C'est le cas par exemple, lors de l'organisation des élections de 2006 en RDC, la grande partie de l'argent qui avait financé ce processus provenait de ces organisations,le budget national de la RDC est soutenu à 50% par ces organisations, plusieurs aides publiques au développement sont financées par les mêmes organisations en RDC ;comme aujourd'hui pour faire la révision du fichier électoral il faut que ces organisations donnent les matériels nécessaires et financent avec plusieurs fonds pour la paie des agents de la Commission Electorale Indépendante (CEI) dans toute la République, le processus de la décentralisation territoriale en RDC pour qu'il soit effectif, il faut que ces organisations déboursent beaucoup de fonds ;ceux-ci justifient la coopération qui existe entre la RDC et l'UE et l'OCDE, mais la question reste à savoir : ces aides ou dons sont-ils réellement des dons et aident justifiant une coopération bilatérale ou multilatérale ? La réponse serait cette précision donnée par le professeur TSHIMPANGA MATALA : « toutes les aides que ces organisations donnent aux pays moins avancés sur le plan du développent ne sont pas des aides proprement dites, mais ce sont des prêts que ces Etats devraient rembourser ».100(*)

    Ainsi donc, si les aides que la RDC bénéficie dans sa coopération avec l'UE et l'OCDE sont des prêts remboursables,que dégénérera cette coopération ,si au préalable la RDC reste caractérisée par la mauvaise gouvernance, le détournement de fonds publics et la corruption à un niveaux très élevé par les gouvernants à tous les niveaux, c'estce qui fera que la coopération de la RDC avec l'UE et l'OCDE ne fera qu'augmenter la dette extérieure de l'Etat congolais, chose qui dégénère un impact négatif sur la situation économique, sociale et politique.

    Sur le plan politique, puisque la RDC acceptent ces appuis et aides à la coopération; l'impact négatif serait que ;la main qui donne est celle qui domine, donc, ces organisations auront une domination sur la RDC en s'ingérant même dans les affaires qui touche à sa souveraineté, en dictant leur volonté sur les autorités du pays ;ces dernières se retrouveront dans une situation où elles sont obligées à faire ce qui n'est pas leur volonté ;car la non-exécution de la volonté des puissances peut amener l'évincement du pouvoir ou l'assassinat physique.

    En somme, il y a du temps pour que la RDC organise son économie nationale, c'est-à-dire, acheter beaucoup de biens d'équipement, car la croissance économique est fonction du taux des investissements.101(*)

    Cette croissance économique rendra l'économie de la RDC compétitive et concurrentielle dans toutes les coopérations que la RDC aura à conclure, et sur ce, l'intérêt national sera garanti.

    §5. Suggestions

    Suggérer c'est inspirer ou donner une idée à quelqu'un. C'est dans cette logique que nous demandons aux autorités de la RDC à :

    Ø Ne plus s'engager pour le moment dans la zone de libre-échange suite à la situation actuelle de l'économie congolaise ; car s'engager précipitamment c'est signer la mort de l'Etat congolais ;

    Ø Promouvoir les investissements, c'est-à-dire, acheter beaucoup de biens d'équipements pour la relance de la production nationale, c'est cette production qui pourra déterminer si oui ou non la RDC peut participer activement dans une zone de libre-échange ;

    Ø Reconstruire les infrastructures de base comme : les routes de desserte agricole, les sites touristiques, les hôtels répondant aux standards internationaux ;

    Ø Diversifier la production,ce n'est pas seulement rester collé au secteur minier, mais penser également à d'autres secteurs rentables comme les industries, la pêche, l'élevage et l'agriculture ; si la RDC fait de la politique agricole une priorité des priorités, elle fera face à beaucoup de problèmes économiques et connaître une émergence rapide qui aboutira à son développement ;

    Ø Développer une bonne politique concernant les petites et moyennes entreprises nationales ;

    Ø Le parlement doit voter des bonnes lois qui favorisent un bon climat des affaires, c'est-à-dire, qui attireront les investisseurs étrangers au pays ;

    Ø Acheter des bateaux de pêche pour pêcher tous les poissons qui se trouvent dans le lac Tanganyika et autres rivières et le fleuve Congo, cela combattra la famine des congolais ; et permettra à la relance de l'économie nationale avec ce qui sera exporté ;

    Ø Subventionner toutes les actions qui participent à la croissance de l'économie nationale tant publiques que privées ; surtoutl'agriculture,la pêche et l'élevage sur tout l'ensemble du territoire nationale ;

    Ø Multiplier les partenaires dans la coopération économique international, tout en abolissant tous les contrats et accords ratifiés qui ne produits pas des bénéfices à l'Etat congolais ;

    Ø Appliquer le principe de bonne gouvernance, c'est-à-dire, favoriser la méritocratie, mettre l'homme qu'il faut à la place qu'il faut ; laisser la justice jouer son rôle en toute indépendance, combattre le clientélisme politique et sanctionner les incompétents et les détourneurs des denierspublics, pour servir d'exemple aux autres.

    Eu égard à tout ce qui précède, nous tenons à signifier que ce travail n'a pas la prétention d'être complet ni exhaustif, mais nous espérons que d'autres chercheurs pourront aborder d'autres sujets dans le même sens que nous afin d'y apporter un plus à ce que nous avons déjà fait. Nous restons ouvert à toutes vos critiques et remarques constructives en vue de l'amélioration.

    Conclusion générale

    La conclusion générale d'un travail scientifique n'est que le condensé de ce dernier. C'est ainsi que nous voici arriver au terme de notre analyse sur l'impact de la politique de la zone de libre-échange sur la coopération économique internationale de la RDC.

    Afin de parvenir à une conclusion adéquate, nous nous sommes posé des questions faisant l'objet de la problématique du travail, àsavoir, Quel impact la zone de libre-échange peut apporter sur la coopération économique de la RDC ? Ensuite, la RDC et ses caractéristiques économiques, peut-elle se retrouver vis-à-vis de son intérêt national dans une zone de libre-échange ?

    Nous avions proposé des réponses sous forme des hypothèses pour être confirmer ou infirmer. Les analyses de notre travail nous ont conduits à confirmer que l'impact de la zone de libre-échange sur la coopération économique de la RDC sera négatif sous plusieurs formes compte tenu du désordre et de la mauvaise gestion au sein de la structure économique de la RDC.

    Ceux-ci a engendré la fable production dans tous les secteurs productifs de l'économie nationale ; la fermeture de plusieurs entreprises publiques et les conséquences qui en découlèrent.

    Cette faiblesse de la production a fait que le pays ne soit pas à mesure d'exporter, parce que la production nationale actuelle de la RDC est insuffisante pour subvenir aux besoins de la population locale, et comme le pays n'est pas à mesure d'exporter, il n'aura pas des devises ;cela créera aussi à son tour une conjoncture négative sur l'économie monétaire, cette dernière à son tour fera que le pays ne soit pas à mesure de répondre favorablement à ses obligations vis-à-vis de la population, entre autres, lenon-paiement des agents de l'Etat.

    Il nous arrive de constater que la RDC malgré ses caractéristiques économiques énumérées ci-haut, il y a des domaines dans lesquels elle présente de l'espoir pour son économie dans l'avenir, la seule condition est que le pays doit s'impliquer beaucoup plus dans les activités économiques pouvant relancer la situation économique actuelle pour qu'à l'avenir, cette économie devienne aussi compétitive dans la coopération économique internationale surtout dans cette ère de la mondialisation ;qui est un vent qui emportera toutes les économies faibles.

    Pour arriver à monter l'architecture de ce travail, trois grands chapitres ont été misent sur pied :

    Ø Dans le premier chapitre, il était question des généralités, c'est-à-dire, définir les concepts opératoires du travail,entre autres : la politique, la zone de libre-échange et la coopération relier à ses qualificatifs, enfin la présentation de la RDC ;

    Ø S le deuxième chapitre nos recherches étaient consacrées à l'étude de la zone delibre-échange, dans cette partie nous avons fait voir la définition,l'histoire, lesthéories, les avantages ainsi que les inconvénients de libre-échange, et la présentation de quelques organisations régionales africaines de libre-échange comme : la SADC, le COMESA, la CEEAC, et la CEPGL ; et deux organisations économiques d'outre-mer : l'UE et l'OCDE.

    Ø Quant au troisième chapitre, il s'agissait de l'impact de la zone de libre-échange sur la coopération économique internationale de la RDC, après une étude succincte des événements, nous sommes arrivés à conclure que la zone de libre-échange apportera un impact négatif dans la coopération économique internationale de la RDC, suite au caractère dépendant de son économie et du manque de la production suffisante pouvant entraîner cette économie à un état compétitif et concurrentiel.

    Ainsi dit, nous terminons notre travail à ce niveau tout en restant ouvert à vos remarques et critiques qui seront les bienvenues.

    BIBLIOGRAPHIE

    I. OUVRAGES

    1. BERTHAUD, C., Le marché commun des origines à nos jours, 4ème Ed. Masson, Paris, 1991

    2. BETATI, M., La souveraineté au XXème siècle, Ed. Armand Colin, Paris, 1979

    3. BRAILLARD, D., et DJALILI, M., Les Relations Internationales,PUF, Paris, 1989

    4. CORNEVIN, R., Histoire du Zaïre : des origines à nos jours, Ed. Ayez, Bruxelles, 1989

    5. JORDAN, R.S., Coopération multilatérale pour un développementéconomique, social et scientifique, Ed. Inter-nationales, Paris, 1975

    6. JULIAS, Dictionnaire philosophique, Ed. Larousse, Paris, 1968,

    7. KABATUSUILA, B., « Les préalables au développement en RDC », In Economie de guerre, bonne gouvernance en RDC, UPC, Kinshasa, 1999

    8. KABENGELE DIBWE, G., Géographie économique et humaine de la République démocratique du Congo, Ed. CAP, Kinshasa, 2008

    9. KABENGELE DIBWE, G.,Relations économiques Internationales, Ed. CAP, Kinshasa, 2008

    10. KAMANDA, W.K., Le défi africain : une puissance économique qui s'ignore, Ed. ABC, Paris, 1967

    11. LABANA, L.A.,Relations Internationales. Présentation panoramique et approche théorique, Ed., MES, Kinshasa, 2006

    12. LIERDE, C.V., Economie politique, Ed. CRP, Kinshasa, 1984

    13. MABI, M., La coopération monétaire en Afrique des zones monétaires à l'Union africaine des paiements, Ed. PUZ, Kinshasa, 1976

    14. MARIAN, M., La bonne guerre, Ed. France-empire, Paris, 1966

    15. MBAYA, K.J., L'économie politique de la prédation au Congo Kinshasa. Des origines à nos jours 1985-2003, Ed. ICREDES, Kinshasa, Montréal, Washington, 2005

    16. MERLE, M., La politique étrangère, PUF, Paris, 1984

    17. MEUNIER, R., Association européenne de libre-échange (AELE), Ed. EDIDEPS, Kinshasa, 1986

    18. MULUMBATI, N., Introduction à la science politique, Ed.Africa, Lubumbashi, 1977

    19. PINTO, R., et GRAWITZ, M., Méthodes des sciences sociales, Ed. Dalloz, Paris, 1971

    20. RICHARD, N.G., et MILLIKAN, M.F., Coopération internationale et développement, Ed. Inter-nationales, Paris, 1968

    21. YEZI, P.F., La géopolitique internationale du Zaïre,Ed.Africa, Lubumbashi, 1979

    22. Dictionnaire petit Larousse en couleurs, Ed. Larousse, Paris, 1987

    II. ARTICLES ETREVUES

    1. ATTEBERY, D., Situation actuelle de la recherche agronomique au Zaïre, In Zaïre-Afrique, février 1985

    2. BUSUKU, J., Le COMESA pour sortir la RDC du sous-développement, www.Congoactualité.net.

    3. De SAINT MOULIN, L., « Conscience nationale et identités ethniques. Contribution à une culture de la paix », In Congo-Afrique, n°327, Février 2003,

    4. JEUNEAFRIQUE ECONOMIE, N°286, 1999

    5. MULUMBA, L., La législation minière africaine pourquoi faire ? Cas de la législationminière Zaïroise, In Zaïre-Afrique, N° 241, janvier 1990

    6. MUNSALA, B., Des milliards USD Chinois à la portée de la RDC, In Journal observateur, n°2804, du 28 janvier 2008

    III. DOCUMENT OFFICIEL

    1. Constitution de la 3ème République, RDC, 18 Février 2003

    IV. TFC, MEMOIRES, THESES

    1. NGOIE, T.G., Exercice de la puissance et quête statutaire dans la relation interafricaine, Thèse, UNILU, 2002-2003

    2. NGOY, D., Coopération RDC-SADC après la guerre, TFC, G3 RI, UNILU, 2002-2003

    V. NOTES DE COURS

    1. KABONGO MAKANDA, F., Théories des Relations Internationales, G1.R.I., UOM, 2006-2007, Inédit.

    2. KABONGO MAKANDA, F., Histoire diplomatique, G2.R.I., UOM, 2007-2008, Inédit.

    3. KAPINGA, D., Education à la citoyenneté, G1.R.I., UOM, 2006-2007, Inédit.

    4. MUKUNA NGANDU, S., Méthodes des recherches en sciences sociales, G2.R.I., UOM, 2007-2008, Inédit.

    5. MULAMBU, M.F., Histoire politique et administrative du Congo, G1 R.I., UOM, 2006-2007, Inédit.

    6. MUTEBA, B., Education politique, 5ème et 6ème HP, IM, 1996-1997, Inédit.

    7. MWALABA, K.J., Théorie de l'échange international, L1 Economie, UNILU/UOM, 2007-2008,

    Inédit

    8. TSHIAMALA MUJANGI, I., Scienceadministrative, G1.R.I., UOM, 2006-2007, Inédit.

    9. TSHIMPANGA, M.K., Théories et doctrines des Relations Internationales, G23.R.I., UOM, 2008-2009, Inédit.

    10. TSHIPATA, C., Géographie 6ème HP, IM, 1996-1997, Inédit.

    11. TSHITAMBWE KAZADI, H., Droitinternationalpublic, G3.R.I., UOM, 2008-2009, Inédit.

    VI.WEBOGRAPHIE

    1. www.Congoactualité.net

    2. www.toupie.org

    3. www.oxford.org

    4. www.wikipedia.org

    TABLE DES MATIERES

    EPIGRAPHES I

    DEDICACES II

    ABREVIATIONS ET SIGNES V

    I. INTRODUCTION - 1 -

    I.1. Présentation - 1 -

    I.2. Choix et intérêt du sujet - 2 -

    I.2.1. Choix du sujet - 2 -

    I.2.2.1. Au niveau économique - 3 -

    I.2.2.2. Au niveau scientifique - 3 -

    I.2.2.3. Au niveau personnel - 3 -

    II. Problématiques et Hypothèses - 3 -

    II.1. Problématique - 3 -

    II.2. Hypothèses - 4 -

    III. Méthodes et techniques - 5 -

    III.1.Méthodes - 5 -

    III.1.1.Méthode historique - 6 -

    III.1.2.Méthode fonctionnelle - 6 -

    II.2.Techniques - 6 -

    III.2.1.Technique documentaire - 7 -

    III.2.2.Technique d'observation - 7 -

    III.2.3.Technique d'interview - 7 -

    IV. Délimitation spatio-temporelle - 8 -

    IV.1.Délimitation dans le temps - 8 -

    IV.2.Délimitation dans l'espace - 8 -

    V. Subdivision du travail - 9 -

    CHAPITRE PREMIER : GENERALITES - 10 -

    Section première : Explications théoriques des concepts opératoires - 10 -

    § 1. Politique - 10 -

    1.1. Définition - 10 -

    A. Politique étrangère - 11 -

    B. Politique internationale - 11 -

    C. Action extérieure - 12 -

    § 2.Zone de libre-échange - 13 -

    2.1. Zone - 13 -

    2.2. Libre - 14 -

    2.3. Echange - 14 -

    2.4. Libre-échange - 14 -

    § 3. Coopération - 14 -

    3.1. Types des Coopérations - 15 -

    3.1.1. La coopération internationale - 16 -

    3.1.2. La coopération bilatérale - 16 -

    3.1.3. La coopération multilatérale - 17 -

    3.2. Domaines de la coopération - 17 -

    3.2.1. La Coopération économique - 17 -

    3.2.2. La Coopération politique - 17 -

    3.2.3. La Coopération militaire - 18 -

    Section deuxième : Bref aperçu sur la République Démocratique du Congo - 18 -

    § 1. Présentation politique - 18 -

    1.1. La Naissance de RDC - 18 -

    1.2. La Situation géographique - 20 -

    1.3. La Superficie - 20 -

    1.4. Les Pays limitrophes - 21 -

    1.5. De l'Etat congolais - 21 -

    § 2. Cadre humain - 22 -

    2.1. La Démographie - 22 -

    2.2. Le Peuplement - 23 -

    2.2.1. Les bantous - 23 -

    2.2.2. Les soudanais - 23 -

    2.2.3. Les nilotiques et les hamites - 23 -

    2.2.4. Les pygmées - 23 -

    § 3. Cadre physique - 24 -

    3.1. Le relief - 24 -

    3.1.1. La cuvette centrale congolaise - 24 -

    3.1.2. Les plateaux - 24 -

    3.1.2.1. Les bas plateaux - 24 -

    3.1.2.2. Les hauts plateaux - 25 -

    3.1.3. Les montagnes - 25 -

    3.1.3.1. Les monts Est - 25 -

    3.1.3.2. Les monts bleus - 25 -

    3.1.3.3. Les monts du Katanga - 26 -

    3.1.3.4. Les montagnes du Mayumbe - 26 -

    3.1.4. La plaine littorale ou côtière - 26 -

    3.2. Les climats - 26 -

    3.2.1. Types de climats - 27 -

    A. Le climat équatorial - 27 -

    B. Les climats tropicaux - 27 -

    D. Le climat d'altitude - 28 -

    3.3. L'hydrographie - 28 -

    3.4. Tourisme et protection de la nature - 29 -

    3.4.1. Tourisme - 29 -

    3.4.2. Protection de la nature - 29 -

    3.5. Son économie - 30 -

    3.5.1. Caractéristiques de l'économie de la RDC - 31 -

    A. Une économie fragile par sa structure - 31 -

    B. La dépendance de l'économie congolaise - 32 -

    C. Le dualisme de l'économie congolaise - 33 -

    D. Une économie peu diversifiée - 33 -

    E. Le dynamisme de l'économie congolaise - 33 -

    3.6. Relations extérieures de la RDC - 34 -

    3.7. Organisation politico-administrative de la RDC - 34 -

    CHAPITRE DEUXIEME : L'ETUDE DE LA ZONE DE LIBRE-ECHANGE - 36 -

    Section1: Des origines de la zone de libre-échange - 36 -

    §1. Définition - 36 -

    §2. Historique - 36 -

    §3. Les théories de la doctrine de libre-échange - 39 -

    3.1. La théorie de l'avantage absolu d'ADAM SMITH - 40 -

    3.2. La théorie des coûts comparatifs de RICARDO - 41 -

    3.3. La théorie des valeurs internationales de STUART MILL - 44 -

    §4. Les avantages et les inconvénients du libre-échange - 46 -

    4.1. Les avantages du libre-échange - 46 -

    4.2. Les inconvénients du libre-échange - 46 -

    Section 2 : Brève présentation des organisations régionales et sous régionales de libre-échange - 47 -

    §1. La Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC) - 47 -

    §2. Le Marché Commun pour l'Afrique Australe et de l'Est (COMESA) - 48 -

    §3. La Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC) - 49 -

    §4. La Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) - 50 -

    §5. L'Union Européenne (UE) - 52 -

    CHAPITRE TROISIEME : L'IMPACT DE LA ZONE DE LIBRE-ECHANGE SUR LA COOPERATION ECONOMIQUE INTERNATIONALE DE LA RDC - 54 -

    Section 1 : Situation économique de la RDC - 54 -

    §1. Le potentiel économique de la RDC - 54 -

    1.1. Le potentiel agricole - 54 -

    1.2. Le potentiel de la pêche et l'élevage - 57 -

    1.2.1. La pêche - 57 -

    1.2.2. L'élevage - 58 -

    1.2. Le potentiel minier - 59 -

    1.4. Le potentiel industriel et énergétique - 62 -

    1.4.1. Le Potentiel industriel - 62 -

    1.4.2. Le Potentiel énergétique - 62 -

    1.5. Le potentiel touristique - 64 -

    1.6. Le potentiel humain - 65 -

    1.7. L'économie informelle de la RDC - 66 -

    Section 2 : La coopération économique internationale de la RDC - 66 -

    § 1. Les enjeux de la coopération internationale de la RDC avec les Etats voisins - 67 -

    1.1. La coopération de la RDC avec les Etats de l'Est - 67 -

    1.2. La coopération de la RDC avec les Etats du Nord - 68 -

    1.3. La coopération de la RDC avec les Etats de l'Ouest - 68 -

    1.4. La coopération de la RDC avec les Etats du Sud - 69 -

    § 2. La coopération économique internationale de la RDC dans le cadre des organisations régionales et sous régionales d'Afrique et d'outre-mer - 70 -

    2.1. La coopération économique internationale de la RDC dans le cadre des organisations régionales et sous régionales d'Afrique - 70 -

    2.2. La coopération économique internationale de la RDC dans le cadre des organisations économiques d'outre-mer - 71 -

    2.2.1. La coopération économique RDC - UE - 72 -

    2.2.2. La coopération économique RDC - OCDE - 72 -

    §3. Situation économique internationale de l'exportation et importation de la RDC - 73 -

    3.1. L'exportation - 73 -

    3.1.1. Contenu - 73 -

    3.1.2. Volume - 74 -

    3.1.3. Valeur - 74 -

    3.1.4. Orientation géographique des exportations de la RDC - 74 -

    3.2. L'importation - 75 -

    3.2.1. Contenu - 75 -

    3.2.2. Volume - 75 -

    3.2.3 Orientation géographique des importations de la RDC - 76 -

    Section 3 : L'impact de la zone de libre-échange sur la coopération économique internationale de la RDC - 76 -

    §1. L'impact de la zone de libre-échange sur la situation économique de la RDC - 77 -

    §2. L'impact de la zone de libre-échange sur le plan fiscal de la RDC - 78 -

    §3.L'impact de la zone de libre-échange sur la vie sociale de la population en RDC - 79 -

    §4. L' impact de la coopération économique de la RDC avec l'UE et l'OCDE - 79 -

    §5. Suggestions - 81 -

    Conclusion générale - 83 -

    II. ARTICLES ET REVUES - 86 -

    III. DOCUMENT OFFICIEL - 86 -

    V. NOTES DE COURS - 86 -

    VI. WEBOGRAPHIE - 87 -

    TABLE DES MATIERES - 88 -

    * 1 KABONGO MAKANDA, F., Théories des Relations Internationales, G1.R.I., UOM, 2006-2007, Inédit.

    * 2 KABONGO MAKANDA, F., Op.cit., Inédit.

    * 3 JULIAS, Dictionnaire philosophique, Ed. Larousse, Paris, 1968, p.112.

    * 4 PINTO, R., et GRAWITZ, M., Méthodes des sciences sociales, Ed. Dalloz, Paris, 1971, p.289.

    * 5 PINTO, R., et GRAWITZ, M., Op.cit., p.23.

    * 6 TSHIAMALA MUJANGI, I., Science administrative, G1.R.I., UOM, 2006-2007, Inédit.

    * 7 PINTO, R., et GRAWITZ, M., Op.cit., p.103.

    * 8 TSHIAMALA MUJANGI, I., Op.cit., Inédit.

    * 9 MUKUNA NGANDU, S., Méthodes des recherches en sciences sociales, G2.R.I., UOM, 2007-2008, Inédit.

    * 10 PINTO, R., et GRAWITZ, M., Op.cit., p.27.

    * 11 TSHITAMBWE KAZADI, H., Droit international public, G3.R.I., UOM, 2008-2009, Inédit.

    * 12 MULUMBATI, N., Introduction à la science politique, Ed. Africa, Lubumbashi, 1977, p.29.

    * 13Dictionnaire petit Larousse en couleurs, Ed. Larousse, Paris, 1987, p.719.

    * 14 MERLE, M., La politique étrangère, PUF, Paris, 1984, p.07.

    * 15 BRAILLARD, D., et DJALILI, M., Les Relations Internationales, PUF, Paris, 1989, pp.57-58.

    * 16 JAMES ROSENAU, Cité par KABONGO MAKANDA, F., Op.cit., Inédit.

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    * 37 MULAMBU, M.F., Op.cit., Inédit.

    * 38 TSHIPATA, C., Géographie 6ème HP, IM, 1996-1997, Inédit.

    * 39 TSHIPATA, C., Op.cit., Inédit.

    * 40 TSHIPATA, C., Op.cit., Inédit.

    * 41 TSHIPATA, C., Op.cit., Inédit.

    * 42 TSHIPATA, C., Op.cit., Inédit.

    * 43 MULUMBA, L., « La législation minière africaine pourquoi faire ? Cas de la législation minière Zaïroise », In Zaïre-Afrique, n°241, janvier 1990, p.7.

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    * 45 KITENGE et alii, cité par NGOY, D., TFC, Op.cit., p.12.

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    * 47 MUNSALA, B., Des milliards USD Chinois à la portée de la RDC, In Journal observateur, n°2804, du 28 janvier 2008, pp.3-5.

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    * 51 BASTIAT, F., cité par MWALABA, K.J., Op.cit., Inédit.

    * 52 MWALABA, K.J., Op.cit., Inédit.

    * 53 BERTHAUD, C., Le marché commundes origines à nos jours, 4ème Ed. Masson, Paris, 1991, p. 23.

    * 54 www.toupie.org, art.cit

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    * 57 MWALABA, K.J., Op.cit., Inédit.

    * 58 www.toupie.org, art.cit.

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    * 63MEUNIER, R., Association européenne de libre-échange (AELE), Ed. EDIDEPS, Kinshasa, 1986, p.9.

    * 64 WEISS, H., Op.cit., pp.137-138.

    * 65 Idem, pp.141-142.

    * 66 WEISS, H., Op.cit., pp.138-139.

    * 67 WEISS, H., Op.cit., pp.136-137.

    * 68 WEISS, H., Op.cit., pp.136-137.

    * 69 BERTHAUD, C., Op.cit., pp.22-25.

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    * 71 MULUMBA, L., Op.cit., p.7.

    * 72ATTEBERY, D., Situation actuelle de la recherche agronomique au Zaïre, In Zaïre-Afrique, février 1985, pp.202-203.

    * 73 ATTEBERY, D., Op.cit., p.203.

    * 74www.wikipedia.org

    * 75www.google.org

    * 76 S.A. Wikipédia/exploitation.org

    * 77 MULUMBA, L., op.cit., p.7

    * 78 MBAYA, K.J., op.cit., p.11

    * 79 MUNSALA, B., Des milliards USD à la portée de la RDC, in Journal l'observateur, n°2804, 28 janvier 2008

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    * 82www.Google.fr.

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    * 86 Idem

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    * 93 KABENGELE DIBWE, G.,op.cit., p.72O.

    * 94 KABONGO MAKANDA, F., Histoire diplomatique, G2 RI, UOM, 2007-2008, inédit.

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    * 101 KABENGELE DIBWE, G.,op.cit., p.724.






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