INTRODUCTION
À l'aube du 21ième siècle,
la ville africaine, suscite des inquiétudes particulières en
raison des contraintes liées à son développement
malgré son potentiel naturel, dans un contexte où la majeure
partie de sa population est très exposées à la
dégradation de l'environnement. Si cette situation tend à
s'amplifier, c'est parce qu'elle est en contraste avec le développement
durable et la politique de Santé Publique. Si le concept de villes
nouvelles a en effet fait fortune dans les pays développés du
fait de la prise en compte dusynchronisme entre : habitat -
activités - équipements - environnement, les pays en
développement restent le parent pauvre de celui-ci. Surtout, dans un
contexte où la ville concentre un nombre sans cesse croissant de
personnes dont l'installation n'est que la résultante de la
situation de pauvreté généralisée et de
précarité, et dont les répercussions rejaillissent
sur la santé des populations. Dans cette perspective, on pourrait se
poser la question de savoir si, au-delà de ses fonctions classiques, la
ville africaine n'aurait pas une nouvelle vocation, à savoir celle de
fragiliser ses résidents, ici les groupes vulnérables
spécifiques. Par ailleurs, depuis les conférences de Dublin,
d'Helsinki, d'Oslo, de Rio, de Kyoto et de Johannesburg sur l'environnement,
les investigations sur les pollutions diverses et leurs impacts sur les
ressources en eaux, la qualité des apports atmosphériques et
l'impact des changements globaux sur l'environnement sont actuellement au
centre des débats scientifiques.(Lacaux et al. 1992 b, Suchel 1987,
Freydier et al. 2002, Sigha et al. 2003).
À ce titre, Les villes Camerounaises, en l'occurrence
Douala,connaîssent une croissance spatiale et densitaire
accélérée [(rapport du 3e recensement de la
population et de l'habitat (2006)]. En ajoutant à ce
phénomène :
Le faible taux de desserte par la CAMWATER/CDE ;
La situation financière précaire de certaines
populations, ne leur permettant pas de s'abonner au réseau d'adduction
en eau potable, et plus loin ;
L'affleurement de la nappe phréatique dans la ville de
Douala qui a favorisé sa contamination par les déchets, rendant
ainsi impropre à la consommation les eaux souterraines. L'on peut
comprendre aisément pourquoi certaines de ces populations, pour pallier
à tous ces problèmes d'Approvisionnement en Eau Potable (AEP),
ont recours aux eaux météoriques.
En effet, parlant de pluviométrie, Le Cameroun est un
pays très arrosé, avec une répartition inégale sur
l'ensemble du territoire. De la zone côtière au sud vers le nord,
les précipitations varient de 5000mm à 500mm voire moins par
an.(Point de presse de M. le ministre de l'eau et de l'énergie sur
l'amélioration de la fourniture en eau potable / 18 déc.
2008). Seulement, nombres de polluants d'origines diverses contaminent ces
eaux de pluies. Dans la partie littorale du pays, Douala, chef-lieu de région, concentre 90% du trafic portuaire, 75% de
la production industrielle, une population supérieure à 2,5
millions d'habitants et une nappe phréatique présentant des
indices de pollution humaine et industrielle importants. (Article N°4
de liquid, publication de Doual'art, dans le cadre des
liquid projects du Sud 2010).La consommation et/ou l'utilisation de ces
eaux n'est guère donc dénuée de toutes conséquences
fâcheuses. Nous apprécierons la situation par l'étude d'un
cas : celui de l'arrondissement de Douala III, précisément
la Zone Industrielle Bassa et ses environs.
Avec le temps, cet arrondissement localisable entre4,1°
latitude Nord et 9,45° longitude Est, s'est donc étendu de
façon spontanée et anarchique sur des zones impropres à
une occupation humaine comme les abords de la zone industrielle par exemple.
Cette situation conduit actuellement à une morpho dynamique
accélérée qui, bien que moins obsédantes que
d'autres risques dits sociaux ou urbains que sont le chômage,
l'insécurité, la drogue, ... (Tchotsoua, 1994)
méritent d'être pris au sérieux parce qu'elle a tendance
à avoir des conséquences matérielles et humaines de plus
en plus lourdes. En prenant en compte le fait que depuis le début des
années 1950, on assiste à une forte augmentation de
l'acidité des eaux de pluies dans les régions industrielles
[1], notre crainte se voudra légitime.
À mesure que le réchauffement de la
planète et l'acidité sans cesse croissante des eaux
météoriques bouleversent l'équilibre des
écosystèmes du fait des pollutions industrielles et diverses, que
la pression démographique et la pauvreté poussent les gens vers
ces zones à risques, les conséquences induites deviendront de
plus en plus fréquentes et dévastatrices.Il nous revient donc
tout au long de cette étude d'identifier les risques liés
à la consommation et/ou l'utilisation de ces eaux. Pour y arriver, nous
allons faire un rapport d'étude sur la qualité de celles-ci
grâce à une série d'analyses physico-chimiques ;
identifier les risques sanitaires environnementaux et les facteurs favorisant
ces risques ; et si possible, dresser une cartographie des zones à
risques selon le concept de l'étude.
[1]
?Regrain R., Auphan E. (1999),
L'eau et la ville, comité des travaux historiques et scientifiques,
Armand colin.
I. CONTEXTE DE L'ETUDE
Aujourd'hui, on estime que la moitié des lits
d'hôpitaux du monde est occupée par les patients qui souffrent de
maladies évitables, véhiculées par l'eau. Beaucoup n'en
guérissent pas : 2,2 millions de personnes, dont 1,5 million
d'enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de ces maladies
hydriques (typhoïde, choléra, hépatites, dysenterie...)
faute d'accès à une eau de bonne qualité [2].
Cela représente plus de quatre fois le nombre de décès
occasionnés par les conflits mondiaux. Ainsi l'accès à
l'eau demeure une préoccupation; au Cameroun par exemple, le taux de
desserte par la CAMWATER avoisine les 35 % à peine. Aussi la situation
financière de certaines populations ne leur permet pas de s'abonner au
réseau d'adduction d'eau potable. De plus l'affleurement de la nappe
phréatique dans la ville de Douala a favorisé sa contamination
par les déchets: rendant ainsi impropre à la consommation les
eaux souterraines. Pour pallier à tous ces problèmes liés
à l'AEP, certaines populations de la ville de Douala recueillent
directement l'eau météorique et s'en servent pour la
consommation; Or dans la cette ville comme dans la plupart des grandes villes
du monde, la pollution atmosphérique due aux activités
industrielles et aux trafics urbains caractérisée principalement
par la présence dans l'air d'Oxydes d'azote, de carbone et de souffre
(NOx, COx, SO2) n'est certainement pas sans effet sur la
qualité de l'eau météorique.
Face à cette situation, il urge de connaître les
éléments chimiques majeurs et microbiologiques qui
caractérisent l'eau météorique dans la ville de Douala en
générale, et dans la Zone Industrielle de Bassa en particulier.
Aussi bien dans l'intérêt de la sauvegarde de l'environnement que
de la santé des populations.
Dans son ouvrage intitulé
« Écosystèmes aquatiques »
(Hachette,1996), le chercheur C. Lévêque
affirme que « l'activité humaine,
qu'elle soit industrielle (chimie, papeterie, industrie agroalimentaire, etc.),
urbaine (usages domestiques, commerce, entretien des rues), ou agricole
(utilisation d'engrais et de
pesticides),
produit quantité de substances polluantes de toute nature qui sont
à l'origine de différents types de pollutions : des pollutions
organiques
(essentiellement d'origine animale), chimiques (fertilisants, pesticides,
métaux, détergents...), biologiques (bactéries, virus et
autres champignons), radioactives ou acides. »
[2]
?Glocheux (Dominique), Sauver
la planète, mode d'emploi, éditions J.C. Lattès.
En effet, depuis le début des années 1950, on
observe une forte augmentation de l'acidité des eaux de pluie dans
diverses régions industrielles du monde. Ces " pluies
acides " résultent essentiellement de la pollution de l'air
par des gaz (dioxyde de soufre et oxydes d'
azote) et
des particules, issus de différentes activités industrielles, de
la combustion de produits fossiles riches en soufre, de la circulation
automobile et de l'élevage industriel. Ces gaz se dissolvent dans la
vapeur d'eau de l'atmosphère et sont oxydés en acides (notamment
sulfurique et nitrique) qui acidifient les précipitations. Ces pluies
acides endommagent les forêts et empoisonnent sols, lacs et
rivières. Dans un premier temps, si le pouvoir tampon des eaux qui
reçoivent ces pluies est suffisant, les carbonates et les bicarbonates
qu'elles renferment neutralisent l'apport acide sans que leur acidité
naturelle ne varie. Mais si les apports acides sont trop importants ou que leur
pouvoir tampon est trop faible, leur acidité peut augmenter brutalement.
Lorsqu'elle est suffisante (pH inférieur à 5), l'acidification
des eaux met en solution des sels d'aluminium contenus dans des silicates,
comme les argiles, et dont la solubilité croit rapidement avec
l'acidité du milieu (pour un pH supérieur à 6, l'aluminium
n'est pas soluble dans l'eau). Or, très toxiques, ces sels perturbent la
photosynthèse
des végétaux et la biologie des organismes aquatiques. D'autres
métaux toxiques, comme le cadmium et le plomb, jusque-là
bloqués dans les sédiments, sont également
libérés. Si l'acidité augmente encore (pH inférieur
à 4), les vertébrés et la plupart des
invertébrés et des micro-organismes sont détruits. Seules
quelques algues et quelques bactéries survivent.
A ce jour, les agglomérations urbaines
africaines, en particulier celles des villes côtières, ont connu
une évolution démographique très rapide, mais peu
contrôlée, due essentiellement à la natalité,
à l'exode rural, à l'industrialisation, à
l'évolution des marchés de l'emploi et aux modifications
accélérées de la situation culturelle, sociale et
politique dans les pays concernés.[3] Les
activités anthropiques liées au développement de ces
villes exposent sérieusement chaque jour les ressources en eau. La
ville de Douala, essentiellement économique et industrielle, est la
capitale économique du Cameroun et le chef-lieu de la région du
Littoral. Selon les estimations du 3e recensement de la population
et de l'Habitat (2006), cette région qui s'étend sur 20 248
km² pour une population d'environ 2 510 283 âmes, serait
la plus dense (densité = 124 habitants/km²).
[3]
?PLAN D'ACTION NATIONAL DE
GESTION INTEGREE DES RESSOURCES EN EAU (PANGIRE), MINEE, Décembre
2009.
Le fond de carte ci-dessous illustre à souhait nos
affirmations.
Carte N° 1 : Répartition démographique
dans le bassin des fleuves côtiers en 2008, Rapport du 3E
RGPH
Une analyse succincte de ce fond de carte nous
révèle que déjà en 2008, le centre urbain de la
ville de Douala avait une densité avoisinant les 2000 Habitants au
Kilomètres-carré (2000 Hab. / km²). En prenant donc en
compte le taux d'accroissement démographique actuel qui est de 2.6%, on
se situerait autour de 2208 Hab. / km² (Comme c'est le cas dans
l'arrondissement de Douala 3e, abritant la zone Bassa).
De même, l'image satellite (ci-dessous) datant de Mars
2011 et tirée de GéoMap/Google, nous montre une
très forte concentration d'habitats privés, spontanés ou
non, aux abords de la zone industrielle. En effet, cette promiscuité
pourrait s'expliquer par le fait que les populations, pour des raisons
évoquées plus haut, s'y sont installées progressivement et
même définitivement.

Carte N°2 : Image satellite,
GoogleMaps/Bassa-Douala/Mars2011. Taille : 1024 x 742 Pixels.
Par ailleurs, notre pays qui a jusqu'ici ratifié
plusieurs dizaines de traités et accords internationaux relatifs
à l'environnement et à l'épanouissement des populations,
se montre parfois très souple face à cette situation.
C'est-à-dire que certaines mesures visant à limiter la
cohabitation entre usines et habitats privés n'étant pas
strictes, on remarque de plus en plus que les populations se rapprochent
inexorablement de la zone industrielle de Bassa (ZIBA). A cela s'ajoute
l'absence d'audits environnementaux de façon systématique et
régulière, réalisés dans les différentes
usines et industries susceptibles de produire des gaz acides qui, une fois dans
l'atmosphère, sont responsable de l'acidification de l'eau de pluie
(durant son cycle). Ce qui donne lieu à de nombreux problèmes de
santé publique et environnementale.
Ceci étant, la question de la santé et de
l'environnement en milieu urbain est aujourd'hui un enjeu majeur de
développement. Elle mobilise de plus en plus l'ensemble des acteurs qui
agissent dans les villes. Cette mobilisation va depuis les plus grandes
institutions financières internationales jusqu'aux plus petites
associations de quartier, en passant par les ONG et les autorités
municipales.
Les conséquences de ces pluies acides ne se font pas
seulement ressentir à l'échelle nationale mais constituent un
problème mondial. Par ailleurs, il faut rappeler que les pays les plus
atteints par les précipitations acides ne sont pas les pays qui
produisent le plus de dioxyde de soufre et d'oxyde d'azote. La France, par
exemple, bien qu'elle produise une quantité non négligeable de
polluants, n'est pas particulièrement atteinte par le
phénomène, du moins en comparaison par rapport à d'autres
pays qui le sont beaucoup plus.
I-1. MECANISMES D'ACIDIFICATION DE L'EAU DE PLUIE
Nous ne saurons énoncer ces mécanismes sans
rappeler d'où viennent les pluies.
Pluie : précipitation d'eau sous forme
de gouttes liquides. Le diamètre des gouttes de pluie est
généralement supérieur à 0,5 mm et peut
atteindre 3 mm. La vitesse de chute des gouttes est proportionnelle
à leur taille et peut atteindre 7,6 m/s (soit près de
30 km/h). Lorsque les précipitations sont rapides, les plus grosses
gouttes ont tendance, dans leur chute, à s'aplatir et à se
diviser en plus petites gouttes.(Microsoft ® Encarta ®
2009. (c) 1993-2008 Microsoft Corporation.)Mais auparavant,
l'évaporation de l'eau contribue à échauffer l'air et
à lui conférer un mouvement ascendant. Ce phénomène
est très important car il permet à l'eau d'aller vers
l'atmosphère pour former les nuages.En s'élevant, l'air se
refroidit et la vapeur d'eau qu'il contient se condense (passage de
l'état de vapeur à l'état liquide ou solide) sous forme de
nuages dans l'atmosphère, ce qui provoque les précipitations
(pluie, neige ou grêle selon les conditions
météorologiques).Les précipitations tombent sur la surface
terrestre sous différentes formes : pluie, neige et
grêle.(Voire Cycle d'émissions, de transformation et
de dépôts des polluants en annexe)
Dans le cas de la pluie (le plus fréquent), les
gouttelettes d'eau des nuages grossissent en fusionnant les unes avec les
autres. Les nuages s'assombrissent et sont de plus en plus bas. Lorsque les
gouttes sont trop grosses pour être maintenues en suspension dans l'air,
elles tombent.Les précipitations prennent la forme de neige ou de
grêle lorsque les nuages rencontrent des courants d'air froid qui
transforment la vapeur d'eau des nuages en eau solide.L'eau qui ruisselle
à la surface de la Terre provient soit des eaux de pluie, soit des eaux
de fonte des glaciers. Cette eau ruisselle en surface jusqu'aux
rivières, qui vont toutes jusqu'aux océans. Une autre partie de
cette eau s'infiltre dans le sol et ruisselle dans les roches de la Terre.L'eau
peut être momentanément stockée dans les océans et
les lacs (sous forme d'eau liquide), dans les calottes polaires et les glaciers
(sous forme de glace), et dans le sous-sol (sous forme d'eaux souterraines).
C'est ainsi que le cycle est bouclé et les pluies continueront de tomber
si celui-ci n'est pas rompu.
Les précipitations acides quant à elles, sont
principalement produites par le SO2 (dioxyde de soufre) et le NOx
(oxyde d'azote). Le dioxyde de soufre est un gaz dense, incolore et toxique qui
crée de fortes irritations lorsqu'il est inhalé. Il est
habituellement utilisé comme antiseptique, comme conservateur d'aliments
et même comme désinfectant. Le NOx, quant à lui, est
principalement composé de monoxyde d'azote (NO) et de dioxyde d'azote
(NO2). Cette matière gazeuse, odorante et toxique provoque,
elle aussi, l'irritation des muqueuses. Mais d'où proviennent ces deux
substances qui nous causent tant d'ennuis ?
Le dioxyde de soufre nous provient principalement des
industries. Les usines produisant le plus de SO2 sont celles qui
font la première fusion des minerais, les centrale au charbon et celles
qui s'occupent du traitement du gaz naturel. Dans le sud-ouest de l'Ontario et
dans la région de Sutton (au Québec), environ les trois quarts
des pluies acides sont causées par le SO2 produit par les
États-Unis. En effet, ces régions reçoivent entre 3,5 et
4,2 millions de tonnes par années en provenance de leur voisin du Sud.
Plus proche de nous et surtout en ce qui nous concerne, le SO2est
essentiellement produit par les industries de production de métaux et de
produits chimiques comme on en trouve suffisamment dans notre zone
d'étude. Le NOx, quant à lui, est issu de la combustion de
carburants (pour les véhicules, le chauffage, les centrales
électriques, etc.).De même, L'eau de pluie contient naturellement
de l'acide carbonique H2CO3 formé par
réaction du CO2 atmosphérique et de l'eau. Son pH est
de 5,6 donc légèrement acide. Les oxydes de soufre et les
oxydes d'azote présents dans l'atmosphère réagissent avec
l'eau. Cette réaction va produire del'acide sulfurique
H2SO4 et de l'acide nitrique HNO3. Le pH
des pluies acides sera ainsi inférieur à 5,6. Les
précipitations les font retomber sur Terre. Pour mieux cerner ces
mécanismes, nous allons faire recours à quelques équations
et références physico-chimiques standards.
· Pour une pluie normale nous aurons : pH
~ 5.6 (pH neutre : 7.0) dû à
l'équilibre:
CO2 (g) + H2O (l)
H2CO3 (aq)
H+ (aq) + HCO3-
(aq)
([CO2] dans l'air =
350 ppm)
· Par contre, si pH < 5.0 dû
à la présence d'acides forts, dérivés
d'oxydes de soufre et/ou d'oxydes d'azote (voir équations de formation
plus loin), alors on est en face d'une précipitation acide.
· Solubilisation : °° CO2
(g) + H2O (l) H2CO3
(aq)
Avec une constance d'Henry: KHenry = 3.4 x 10-2 mol / l
· atm
°°SO2 (g) + H2O (l)
H2SO3 (aq)
Avec une constance d'Henry: KHenry = 1.2 mol / l
· atm
Concentration à l'équilibre du gaz
non-ionisé dans la phase aqueuse [mol/l]
KHenry
=-----------------------------------------------------Pression
partielle à l'équilibre du gaz dans la phase gazeuse [atm]
· Acidification proprement dite :
°°H2CO3 (aq)
H+ (aq) + HCO3- (aq)
Avec pour constance d'acidité KA = 4.2 x 10-7
mol / l · atm
°°H2SO3 (aq)
H+ (aq) + HSO3- (aq)
Avec pour constance d'acidité KA = 1.7 x 10-2
mol / l · atm
Effet de la solubilité sur
l'acidité : Constantes d'acidité et constantes de
Henry.
è Les constantes d'équilibre pour la dissolution
et la réaction d'ionisation sont déterminantes pour
l'acidité de la pluie. En posant :KC = KHenry x KA, on
aura :
CO2 (g) + H2O (l)
H+(aq) + HCO3-(aq). KC = 1.4 x
10-8 mol2 / l2 · atm
SO2 (g) + H2O (l)
H+(aq) + HSO3-(aq).
KC = 2.1 x 10-2mol2 / l2 ·
atm
è Conclusion: des quantités faibles
d'acides forts et, de plus, fortement solubles abaissent significativement le
pH de l'eau.
Exemple: 350 Ppm de CO2 (g) pH =
5.6
0.12Ppm de SO2 (g) pH = 4.3
ï CAUSALITÉS CHIMIQUES : SO2
retombe sous forme de H2SO3 et
H2SO4via les réactions:
SO2 (g) + H2O (l)
H2SO3 (aq)
SO2 (g) oxydationSO3
(g)SO3 (g) + H2O (l) H2SO4
(aq)
Et NOx retombe sous forme de HNO3 via les
réactions:
NO (g) oxydation NO2 (g), NO3 (g),
N2O5 (g)
2 NO2 (g) + H2O (l)
HNO2 (aq) + HNO3 (aq)
N2O5 (g) + H2O (l) 2
HNO3 (aq)
Oxydation de SO2 dans la phase gazeuse:
a) Le radical hydroxyl : premier agent
significatif
SO2 (g) + HO · (g)HOSO2 ·
(g)
HOSO2 · (g) + O2 (g)
HO2 · (g) + SO3 (g)
b) Le biradical de Criegee : réactions
électrocycliques ·
SO2 (g) + HCHOO · (g)
H2COOSO2 (g)
H2COOSO2 (g) HC(O)OH + SO2
(g)
H2COOSO2 (g) HCHO + SO3 (g)

Oxydation de SO2 dans la phase aqueuse:


En résumé de ce mécanisme
physico-chimique d'acidification de l'eau par le souffre S, nous pouvons
l'illustrer ainsi qu'il suit :
Résumé : Voies d'oxydation pour le SO2 en
phases gazeuse et aqueuse

Oxydation de NO dans la phase gazeuse:


Mais l'activité humaine n'est pas le seul facteur de
l'acidification des pluies. En effet, ces pluies existaient bien avant la
révolution industrielle, mais en quantité négligeable. Les
volcans rejettent plusieurs dizaines de millions de tonnes de dioxyde de
souffre par an. L'acide chlorhydrique présent dans les panaches de
fumées et les fumerolles sort par des canaux secondaires et forme
ces pluies.De plus, le NOx est produit lors des feux de forêt et de
brousse, ou bien lors des orages. Par ailleurs, les micro-organismes vivants et
les processus microbiologiques produisent 14 millions de tonnes de NOx par an
!
En marge de ces mécanismes, les recherches dans le
domaine des pluies acides et de leurs impacts sur la santé s'orientent
aussi vers une autre cause anthropique : l'émanation des gaz et
poussières industrielles ou non. En effet, Bien que la poussière
ne soit pas la cause principale de la pollution de l'air, son apport en termes
de particules volatiles n'est pas négligeable, puisqu'elle est
responsable de plusieurs maladies respiratoires et cancérigènes
avec des milliers de décès.[Dr Athanase NSANZIMANA,
Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR -
Genève - Suisse)].Dans le cadre de "l`Initiative air
propre dans les villes" de Yaoundé, Douala et les autres
principales villes du Cameroun, Bruno Fontaine, expert chargé
d'étude, a expliqué que :« Le vrai
problème de la pollution dans les principales villes du pays
[Cameroun], est la nuisance des organiques volatiles et des particules
qui viennent soit directement d`un brûlé de moteur, soit de la
poussière des routes non revêtues et/ou d'industries à
proximité, attaquant ainsi la santé des populations. La situation
dans les capitales camerounaise, Yaoundé et Douala notamment,
accroît ce type de nuisances du fait des casses qui y ont cours de temps
à autre dans les zones à risque. Ces émissions de gaz
à effet de serre et la poussière, ... ont des répercutions
graves sur la santé des populations avec des morts précoces suite
à la pollution de l`atmosphère »[4]
?Ainsi, pendant les
averses, les eaux de pluies vont lessiver les toitures sur les quelles ces
poussières se sont déposées.En effet, nous parlonsici de
fines particules de l'ordre du micron (10 u au plus) qui persistent dans
l'atmosphère de manière prolongée car leur vitesse de
chute est très lente (1m en 8H). Selon que ces poussières peuvent
contenir des éléments chimiquescapables de s'oxyder tant en
milieu gazeux qu'aqueux, on pourra donc aboutir, à la suite de ce
lessivage, à une acidification de ces eaux.
[4]
?Léger
NTIGA, « Pollution par la poussière : Source d'au moins 10.000
décès et 200 cancers », Une étude
réalisée au Cameroun par l'Ong Friends of the Earth
International, 10 juillet 2008.
http://www.camerounlink.net/fr/index.php?
Lu le 22 Avril 2012.
I-2. TYPOLOGIE DES CONSEQUENCES DE CES PLUIES ACIDES

SUR LES HOMMES
Les précipitations acides entraînent de nombreux
effets sur la santé humaine, et plus particulièrement sur celle
des personnes âgées, des enfants, des personnes cardiaques et
asthmatiques.
L'un des principaux et des plus graves
sont les problèmes respiratoires dus au
smog : les
particules fines constituant ce brouillard se logent au fond des poumons et
causent l'inflammation des tissus. Les personnes atteintes se plaignent alors
d'asthme, de toux sèche, d'irritations aux yeux, au nez et à la
gorge. Le problème respiratoire des personnes ainsi touchées
provoque aussi des vertiges et
des maux de tête. (Source :
http://fr.encarta.msn.com/)
La présence de métaux toxiques dans l'organisme
des animaux dont l'être humain se nourrit est la cause de plusieurs
maladies, telles que des dommages au cerveau, chez les jeunes principalement,
des problèmes de transmissions nerveuses, et quelquefois, mais
très exceptionnellement, la mort de nourrissons.
Les pluies acides corrodent les canalisations en cuivre
ou en plomb et peuvent alors entraîner une bioaccumulation de
métaux lourds (mercure, plomb) dans l'organisme humain : tout
cela augmente donc les risques de saturnisme (intoxication par le plomb se
manifestant par des douleurs abdominales, une paralysie de certains membres, la
stérilité masculine...).
Ø Le quotidien en ligne
Cameroon-Info.Neten son édito du 11 septembre 2010,
publiait une enquête du DP M. Joseph OLINGA, intitulé
« Douala : la cité
empoisonnée ». on peut y
lire : « Peu connus des populations, les gaz
rejetés dans la nature par les différents types de pollution
sont, à en croire les spécialistes à l'origine de milliers
de morts dans la ville de Douala. Ainsi les hydrocarbures
imbrûlés, le monoxyde de carbone, l'oxyde d'azote, le plomb, la
pollution photo-oxydante de l'ozone ainsi que les poussières
industrielles et ménagère sont à l'origine de la
destruction des cellules sanguines et des globules rouges en
particulier ». De même, on peut tirer de
l'interview de M. Gérard Kamté, expert médico-sanitaire et
directeur administratif et technique de Louis Pasteur-Labo, cette
affirmation : « C'est difficile de faire le listing des maladies
provoquées par ceux-ci mais il est évident que les
conséquences de leur action dans l'organisme se traduisent toujours par
un taux accentué d'anémie comme c'est le cas chez beaucoup de nos
patients. »
Ø Au lendemain de la condamnation d'une vingtaine
d'entreprises industrielles accusées de pollutions environnementales
diverses, le quotidien de la Rue de l'aéroport Mutations
N°3140 du Mercredi 18 Avril dernier, Page 7, publiait un
entretien dans sa rubrique SYMBIOSES/Enquête. En effet, il s'agit de
l'Interview de l'expert environnementaliste M. Didier YIMKOUA, coordonnateur du
programme Green Binam qui, répondant à la
question ``Quelest l'impact des effluents gazeux et liquides sur
l'environnement et la santé humaine notamment ?'',
affirme : « ...Les conséquences des déchets
industriels dans l'environnement sont nombreuses et variées.
L'environnement et la santé vont de pair. Le rejet de ces effluents
gazeux dans l'air est à l'origine de la recrudescence des infections
respiratoires aigües et chroniques, des maladies des yeux (gaz
lacrymogènes),des intoxications liées à l'inhalation des
gaz dangereux...le rejet des effluents liquides dans le milieu aquatique expose
les ressources aux pollutions bactériologique et chimique. A Douala par
exemple, tous les puits sont infestés de germes fécaux dont la
consommation expose les populations aux maladies hydriques telles que le
choléra et la fièvre typhoïde. Les effets de lapollution
chimique s'observent facilement dans les plans d'eau envahis par la jacinthe et
autres algues nuisibles qui donnent un aspect verdâtre à la
surface de l'eau. Et il va s'en dire que les effluents liquides stagnants sont
des gîtes de moustiques et sources d'odeurs nauséabondes. Les
déchets d'hydrocarbures sont, eux,
cancérigènes. »

SUR LA FLORE ET LA FAUNE
Les pluies acides ne détruisent pas directement
les arbres, mais dissolvent et emportent les éléments
minéraux (ou éléments nutritifs) contenus dans le sol.
Plus gravement, les pluies acides tuant les micro-organismes, le sol ne peut
plus produire de ces éléments nutritifs. Les feuilles des arbres
sont ainsi endommagées (tâches noires ou marronnes) et
tombent : c'est la défoliation. Certaines substances chimiques
présentes dans les pluies acides (des métaux lourds tels que
l'aluminium et le mercure), peuvent aussi être lentement
libérées du sol et empoisonner les arbres par leurs racines. En
effet, quand le pH diminue, les métaux lourds sont facilement
ingérés par les plantes. Tout cela cause la mort progressive de
l'arbre par manque de minéraux comme le calcium ou le magnésium.
C'est ce qu'on appelle couramment le dépérissement forestier.
Les arbres les plus exposés aux pluies acides et à la
défoliation sont les résineux (pins, sapins,
épicéas par exemple, pourtant très prisés dans la
décoration des espaces verts) qui voient dans un premier temps le
jaunissement de leurs aiguilles puis leur chute (provoqués par l'acide
sulfurique H2SO4), ou bien des lésions à la
surface des aiguilles et des taches irrégulières
(provoquées par les NOx). Les feuillus sont quant à
eux peu atteints.Les études démontrent que les pluies acides ont
un impact direct et indirect sur les forêts. La plus grande
préoccupation est l'impact indirect qu'elles exercent en modifiant la
chimie des sols forestiers, causant à la fois leur appauvrissement en
éléments nutritifs et une augmentation des concentrations de
métaux qui sont toxiques pour les racines. Dans ce processus, les pluies
acides lessivent des éléments nutritifs essentiels (p. ex. le
calcium et le magnésium), causant ainsi des carences nutritionnelles et
des déséquilibres dans les forêts. Les pluies acides ont
aussi un impact direct sur la forêt; notamment, elles affectent la
cuticule (couche cireuse de la face supérieure des feuilles). Les
dommages causés à la cuticule accélèrent le
processus naturel de vieillissement des feuilles, ce qui réduit la
capacité de l'arbre à faire face à d'autres stress, comme
les autres polluants, la sécheresse, les infestations d'insectes, les
maladies et l'augmentation du rayonnement ultraviolet dû à
l'appauvrissement de la couche d'ozone.Jusqu'à récemment, c'est
l'acide sulfurique qui était l'objet premier des inquiétudes
concernant l'acidification. L'impact de l'acide nitrique est important aussi,
mais il est considéré comme un problème moindre car
l'azote agit à titre de fertilisant et est absorbé par les
végétaux, ne se retrouvant pas dans les sols et les eaux de
surface sous forme d'acide.Cependant, une surabondance de composés
atmosphériques azotés peut donner lieu à une saturation en
azote et causer une libération subséquente d'acide nitrique dans
les eaux de surface.

SURLES COURS ET LES PLANS D'EAU, ET DONC SUR LA VIE
AQUATIQUE ANIMALE
Beaucoup d'organismes aquatiques sont très sensibles
aux eaux acides; c'est pourquoi les milieux aquatiques ont été
les premiers à présenter des signes perceptibles de l'impact des
pluies acides. La plupart d'espèces d'amphibiens sont très
sensibles aux eaux acides, qui causent une forte mortalité des oeufs.
Les effets néfastes se font sentir à un pH de moins de 6,5.
Plusieurs espèces de poissons commencent à disparaître
lorsque le pH est inférieur à 6. On observe des changements dans
la chimie sanguine des poissons, de même qu'un retard dans le
développement des oeufs.Les précipitations acides
entraînent également une augmentation du taux d'acidité des
lacs et des cours d'eau. Or, en dessous d'un pH de 4,5, aucun poisson n'est
susceptible de survivre. Cependant, ce n'est pas l'acidité
elle-même qui est responsable de la mort des organismes, comme on l'a
longtemps pensé, mais une diminution du pH s'accompagne la plupart du
temps d'une augmentation de la concentration en métaux toxiques tels que
l'aluminium et le mercure, qui causent un certain stress respiratoire chez les
poissons. De plus, la baisse du pH est à l'origine de
difficultés de reproduction chez l'ensemble des populations aquatiques.
Enfin, les coquilles des crustacés et des mollusques ne se forment plus
normalement. Seules, dans certains lacs, des mousses blanches appelées
Sphaignes parviennent à survivre sur le fond ainsi que des insectes peu
sensibles et certaines espèces de plancton. Les populations amphibiennes
sont particulièrement atteintes par les pluies acides. En effet, un
grand nombre d'espèces de grenouilles vivent dans des étangs
provisoires, souvent petits et peu profonds, et donc facilement affectés
par l'acidité des précipitations.[5]
?
En dehors des conséquences directes sur la vie
aquatique, il existe un autre effet néfaste des précipitations
riches en NOx : elles augmentent considérablement la
concentration en ions nitrates NO3- des plans d'eau et
des zones maritimes, favorisant alors le processus d'eutrophisation de ces
derniers. Ce phénomène peut se décomposer en plusieurs
étapes : la quantité importante de nitrates, qui favorisent
la croissance des végétaux, permet la multiplication rapide de
ceux-ci et peut, dans les cas les plus graves, aboutir à une
prolifération importante d'algues. Or, le stock de dioxygène
étant très limité dans l'eau (environ 30 fois
inférieur que dans un même volume d'air), il est rapidement
épuisé lors des périodes pendant lesquelles la respiration
des organismes aquatiques (activité mitochondriale consistant en
l'absorption de dioxygène et de glucose pour former de l'énergie
et du dioxyde de carbone) excède la production par photosynthèse
(activité chloroplastique qui utilise le dioxyde de carbone et
l'énergie produits par la respiration cellulaire pour former du
dioxygène et du glucose), d'autant plus que cette photosynthèse
est largement réduite puisque le passage de la lumière du soleil
est grandement affecté par le développement d'algues à la
surface de l'eau. Le milieu devient alors anoxique, c'est-à-dire
dépourvu d'oxygène, ce qui est favorable à l'apparition de
gaz nocifs comme le méthane par exemple. Il en résulte alors la
mort d'organismes aquatiques, dont la décomposition, consommatrice
d'oxygène, amplifie le phénomène. C'est un cercle
vicieux...Notons que les lacs où l'acidité est la plus
poussée ont des eaux plus claires, permettant une meilleure
pénétration des rayons ultraviolets de type B,qui ont la
propriété de freiner la photosynthèse :
[5]
?Source :
http://environnement.ecoles.free.fr,
lu le 14 Avril 2012
On retrouve alors le caractère anoxique des plans
d'eau, l'apparition de gaz délétères, conduisant
à la mort des organismes aquatiques.


Fig. 1- Représentation schématique du
phénomène d'eutrophisation d'un plan d'eau
source:
http://environnement.ecoles.free.fr
Plus loin, des études ont montré que
l'infiltration de ces eaux pluviales riches en acides, apparait comme l'un des
principaux facteurs contribuant à la détérioration des
eaux souterraines (Bernard-Valette, 2000). Les métaux lourds, plus
particulièrement le plomb, le cuivre, le zinc et le cadmium
rencontrés généralement dans les eaux pluviales (Malmquist
et Svenson, 1977; Pitt et al., 1999; Datry, 2003), sont
considérés comme des polluants susceptibles d'avoir des impacts
considérables sur le milieu souterrain. Certains auteurs ont
souligné que les dangers liés aux métaux lourds se posent
donc à la fois en terme derisque de dégradation de la
qualité des sols (Asami et al., 1995; Wasay et al.,
1998; Février, 2001), mais également en terme de risque pour la
ressource en eau souterraine (Chlopecka et al., 1996).
Lassabatère (2002) a souligné également
que le transfert des métaux lourds sous forme dissoute ou particulaire
peut constituer un élément majeur de contamination des sols et
des eaux souterraines. Ils peuvent toutefois migrer dans les eaux souterraines,
s'accumuler dans la chaîne alimentaire et présenter par la suite
des risques pour la santé humaine (Jourdan et al., 2005).

SUR LA VIE TERRESTRE ANIMALE

Les animaux terrestres ne sont pas directement
touchés par les pluies acides, mais certains d'entre eux comptent sur le
milieu aquatique qui, lui, est gravement atteint, pour se nourrir :
dès lors, c'est toute la chaîne alimentaire qui est ainsi
perturbée. Nous pouvons illustrer ce processus par un schéma
simple comme suit :

Fig. 2- Représentation schématique du
phénomène d'intoxication des mammifères
source:
http://environnement.ecoles.free.fr
SUR L'ATMOSPHERE ET L'ARCHITECTURE
Le
smog, brume sèche
qui masque les objets au loin, peut réduire la visibilité des
pilotes d'avion en haute atmosphère, ce qui peut évidemment
être dramatique... Les acides qui se retrouvent dans l'air peuvent
également s'infiltrer dans les conduits d'aération et ainsi
détruire les livres dans les librairies et les
bibliothèques. Une conséquence
plus connue des précipitations acides est la détérioration
de l'architecture. En effet, le calcaire et le marbre, récemment
utilisés dans la construction des bâtiments et des statues, sont
particulièrement sensibles aux acides, se transformant peu à peu
en gypse (minéral composé de sulfate hydraté de
calcium : CaSO4, 2 H2O) ; de plus, la corrosion des
structures métalliques est accélérée par les pluies
acides.
Remarquons que les matériaux les
plus corrodables, comme le cuivre Cu et le zinc Zn, forment à leur
surface des dépôts protecteurs dissous par une
précipitation acide.
C'est ainsi que l'on peut observer ces
conséquences à travers le Monde.
Ø Aux Etats-Unis, la côte Est rejette à
elle seule 20 Millions de tonnes/an de polluants. Les forestiers
américains y ont remarqué une baisse de croissance chez le
chêne rougeet le pin blanc.
Ø Le Canada est l'un des pays les plus gravement
touchés par les pluies acides dans le monde, recevant la pollution de
son voisin états-unien, mais aussi en produisant beaucoup. De plus,
c'est un pays où les lacs et les forêts sont nombreux. Les
problèmes se situent à l'est du pays puisque, d'une part, ce sont
les régions les plus industrielles, et d'autre part, le sol y est
granitique et possède donc un faible pouvoir tampon : les
régions les plus durement touchées sont l'Ontario, le
Québec, le Nouveau Brunswick et la Nouvelle-Ecosse (régions
apparaissant en rouge sur la carte ci-dessous). Ainsi, en Ontario (centre-est
canadien), 24% des lacs n'abritent plus de poissons.
Ø Le Japon s'inquiète pour ses forêts qui
représentent 65% de son territoire. En revanche, la Chine, avec ses 12
millions de tonnes de dioxyde de soufre rejetés par an et son rang de
troisième émetteur mondial (l'Europe remportant la palme avec
32,5 millions de tonnes, et les Etats-Unis la suivant avec 14,8 millions de
tonnes), ne semble pas s'alarmer. Pourtant, son territoire est lui aussi riche
en forêts. Dans les centres urbains, surtout celles
industrialisées, le smog a envahi les villes et les populations se sont
familiarisés aux casques de protection sur le visage.
Ø La France n'est pas touchée de manière
importante par les précipitations acides si on la compare à ses
voisins allemands et suisses par exemple. Cependant, les forêts
françaises ne sont pas épargnées par le
phénomène. Dès le début de l'année 1986,
l'Office National des Forêts révèle que le
dépérissement forestier par défoliation (perte des
aiguilles) touche l'ensemble des massifs français.
Ø Plus proche de nous, Douala, la ville abritant notre
zone de recherche :Un étang à la couleur verdâtre dans
lequel s'abreuvent des boeufs destinés à l'abattoir de la ville.
Tout autour, des maisons en matériaux provisoires, l'étranger de
passage à Minkwelle ne peut ignorer ce tableau. Une centaine de
mètres plus loin, les installations d'une usine de fermentation d'alcool
attirent les regards.
Ø A l'autre bout de la ville, c'est la couleur
noirâtre d'une nappe d'eau, non loin des habitations qui suscite
l'attention. Tout autour, les herbes ont pris une couleur jaunâtre tandis
que les arbres et autres arbustes ont le feuillage recouvert d'une plaque
noire, quand ils ne sont pas desséchés. La plupart des habitants
des villages voisins ont les pieds recouverts d'une gale dont la
caractéristique est de laisser de grandes blessures sur la peau.
«C'est quand nous entrons dans cette eau que nos pieds sèchent.
On a des blessures et ça gratte.» Benoît Biyele habitant et
chef de village, laisse par ailleurs remarquer qu'il est difficile depuis
de nombreuses années de prétendre à une récolte
dans son village et ses environs.
Ø Douala IIIe : à toute heure de
la journée, une nuée s'élève dans les airs,
émanant de l'usine de traitement de cacao non loin de la cité
universitaire et au coeur de la zone Bassa ; elle semble faire partie du
quotidien des riverains. Une habitude qui semble aussi partagée par les
habitants des quartiers de l'axe lourd Yaoundé-Douala. Ici, difficile
pour le passager en provenance de la capitale politique de jeter un regard sur
ce cours d'eau sombre et recouvert de détritus de toute nature.
Même les riverains se souviennent peu de son appellation d'origine tant
le consensus semble fait sur « Pont noir », son appellation
populaire...
Ø En faisant le tour de la ZIBA, les complaintes des
populations des quartiers NDOGSIMBI, NDOKOTI,LOGBABA, CENTRE INDUSTRIEL, OYAK,
MADAGASCAR TERGAL et BASSA sont quasi identiques. C'est le cas non moins
important d'un propriétaire et promoteur immobilier qui dit ne pas
comprendre pourquoi les murs de ses cités sises au quartier NDOKOTI se
déprécient plus rapidement que ceux de ses immeubles plus loin
à LOGPOM : « ...Je suis désormais
obligé d'habiller les murs des bâtiments de ma cité avec
des carreaux si je veux être dispensé des dépenses à
répétitions en refaisant la peinture. Seulement, j'ai bien peur
de ne pouvoir m'accorder avec mes locataires [essentiellement des
étudiants (ndlr)] sur les nouveaux loyers dans ce cas. »
En effet, nous avons lors de notre enquête dans ces quartiers,
observé le niveau de dépréciation des murs et toits des
bâtiments, et compris pourquoi certains propriétaires, dans les
limites de leurs possibilités disent opter désormais pour
l'habillage des murs avec des carreaux.
Ø En plein coeur de l'arrondissement, une remarque non
moins importante, c'est celle du délabrement des mûrs
(décapage des peintures) qui touche même les locaux et
bâtiments administratifs. Des joyaux architecturaux (Hôtel de ville
de Douala III par exemple, situé à LOGBABA) qui sont sortis de
terre tout récemment en sont déjà victimes. Nul besoin
d'examiner le gazon et les autres `'espaces verts'' pour remarquer qu'ils ont
jaunis littéralement, et ce malgré la saison de pluies
courante.
II. EXPLORATIONS DES CONCEPTS
Il s'agira dans cette rubrique de conceptualiser le
problème de recherche, c'est-à-dire le définir.
EVALUATION : ce terme signifie en
quelques mots l'estimation de l'importance de quelque chose ou de quelqu'un.
Synonyme de appréciation, l'évaluation est
constituée de toute une série de méthodes très
différentes les unes des autres, en fonction de leurs
présupposés théoriques , de leurs buts, de leurs
techniques et qui permettent de mesurer, de quantifier (méthodes
statistiques) et de caractériser une
situation, une
entité, un
résultat ou une
performance de nature complexe et donc a priori difficilement mesurable.
QUALITE : Du latin
qualitas,
ce mot signifie dans son sens étymologique l'état de ce qui
est. C'est en ce sens que le terme dérivé `qualificative'
peut se définir comme ce qui
énonce une
qualité,
bonne ou
mauvaise,
prêtée
à '
quelqu'un ou
à
quelque chose.
Donc, EVALUATION
QUALIFICATIVE signifie l'ensemble des techniques et
méthodes d'analyses permettant de mesurer, d'apprécier la
qualité d'une entité. Ici, nous ferons recours à la
spectrophotométrie. C'est l'une des méthodes optiques d'analyses
physico-chimiques les plus précises et les plus employées, elle
utilise l'interaction entre le rayonnement électromagnétique et
la matière. En effet, il s'agira pour nous dans cette étude,
d'évaluer des qualités. Une activité pas aisée du
tout, tant on sait que La caractérisation d'une eau par exemple fait
appel à l'utilisation de plusieurs paramètres. Ils peuvent
être physiques, chimiques, spécifiques et biologiques.
Paramètres
physiques: - Matières en suspension
Ce sont des substances minérales ou organiques
insolubles d'origines diverses. Suivant leur densité et les
caractéristiques du milieu récepteur, elles évaluent la
répartition de la charge polluante entre la pollution dissoute et la
pollution sédimentable (Bontoux, 1993). Elles sont exprimées en
mg/l.
- Couleur
C'est un paramètre organoleptique lié à
la présence d'éléments dissous ou à l'état
colloïdal tels que les composés humiques, les métaux ou les
déchets de différents types (Beaux, 1997). Les eaux naturelles
sont généralement bleues ou vertes ou brunes à cause des
particules en suspension qui réfléchissent la lumière. La
couleur s'exprime en unité Hazen ou unité Platine Cobalt
(PtCo).
- Turbidité
Elle caractérise la limpidité d'une eau ou son
opalescence par l'effet Tyndall (Dupont,1981). Elle exprime la quantité
de matières en suspension (microorganismes, algues,
macromolécules organiques) qui sont à l'origine du trouble de
l'eau (Beaux, 1997). Elle ne mesure pas cette quantité, mais elle
exprime la capacité des particules à retenir et difracter la
lumière. La turbidité s'exprime en Unité Formazin (FTU) ou
en unité Nephelométrique (NTU).
- Conductivité
C'est la quantité d'électricité
transportée d'une électrode à l'autre à travers un
secteurde 1 cm2, d'un conducteur ayant une différence de
potentiel de 1V/cm. Elle permet d'estimer le degré de
minéralisation d'une eau et est liée à la force ionique.
Elle est proportionnelle à la teneur en sels dissous (TDS). Elle
s'exprime en micro siemens par centimètre (uS/cm) (Payne, 1986).
- Température
La température de l'eau est fonction de la
température ambiante, des processus chimiques et biochimiques qui ont
cours dans le milieu aquatique, de la température des affluents au cours
d'eau. Elle influence beaucoup de phénomènes physico-chimiques
tels que le pouvoir auto épuratoire d'une eau polluée, la
solubilité des gaz, la conductivité et le pH (Leynaud, 1968).
Paramètres Chimiques :-
Potentiel Hydrogène : pH
Il est utilisé pour exprimer le degré
d'ionisation de l'eau. Il indique le caractère alcalin (pH>7), acide
(pH<7) ou neutre (pH=7) de l'eau. C'est la mesure de la concentration en
ions Hydronium (H3O+) provenant de la dissociation des
molécules d'eau en protons H+. Il contrôle les vies
aquatiques et régule le processus d'épuration dans les plans
d'eau. Le pH dans l'eau naturelle varie entre 6,6 et 7,8 (De Puytorac, 1971
cité par Fonkou, 1991).
- Oxygène dissous
C'est la concentration d'oxygène gazeux qui se trouve
à l'état dissous dans une eau. L'oxygène dissous
disponible est limité par la solubilité de l'oxygène (max
9 mg/l à 20°C) qui décroît avec la température
et la présence de polluants dans les cours d'eau. Une faible teneur en
oxygène dissous est synonyme d'une forte charge polluante ou d'une
température élevée de l'eau. Paramètre important de
l'écologie des milieux aquatiques, il est essentiel pour la respiration
des organismes hétérotrophes. Il est exprimé en mg/l et se
mesure par la méthode de Winkler basée sur la fixation chimique
de l'oxygène et son dosage colorimétrique (Rodier, 1996).
- Alcalinité de l'eau (Titre
Hydrotimétrique)
C'est la quantité totale de base dans l'eau. Ces bases
pouvant être des hydroxydes de carbonates, des bicarbonates. La
quantité totale de carbone organique dépend des concentrations en
calcium et magnésium (Banton et Bangoy ,1997). Elle s'exprime en mg/l de
CaCO3. Elle permet de définir la dureté de l'eau qui elle
s'exprime en degré Français (1°F= 10 mg/l de CaCO3) ou bien
en °TH.
- Demande biochimique en oxygène
(DBO)
C'est la quantité d'oxygène nécessaire
aux microorganismes vivants pour assurer l'oxydation et la stabilisation des
matières organiques présentes dans l'eau usée
(Eckenfelder, 1982). Par convention, la DBO est la valeur obtenue après
5 jours d'incubation : DBO5. L'essai normalisé prévoit un
ensemencement microbien à l'aide d'eau usée domestique, d'une eau
de rivière ou d'un effluent de station et une incubation à
20°C. Dans le cas des eaux usées industrielles, l'ensemencement
microbien, la durée d'incubation, la toxicité et la nitrification
sont des facteurs pouvant influencer la DBO et doivent par conséquent
être particulièrement pris en considération (Eckenfelder,
1982). La DBO est le meilleur indicateur de pollution organique et peut
beaucoup varier au cours de la journée.
- Demande chimique en oxygène
(DCO)
La quantité d'oxygène consommée par les
matières existantes dans l'eau et oxydables par voie chimique dans les
conditions opératoires définies (Bontoux, 1993). En fait, la
mesure correspond à une estimation des matières oxydables
présentes dans l'eau, qu'elles soient d'origine organique ou
minérale (chlorure, sulfure, fer ferreux, nitrite et ammoniac). La DCO
est fonction des caractéristiques des matières présentes,
de leurs proportions respectives et des possibilités de l'oxydation.
- Eléments nutritifs ou substances
eutrophisantes
Il s `agit principalement de l'azote (N) et du phosphore
(P).
- Les substances azotéessont
toxiques sous la forme ammoniacale (NH4 +) et nitrique (NO2 -). L'ion nitrate
(NO3 -) n'est utilisé par les organismes qu'après transformation
sous l'action de la nitrate réductase. Le paramètre NH4 + permet
de limiter les usages des eaux en rivière. En effet au dessus de 3mg/l
de NH4 +, il y a risque de mortalité des poissons. Il traduit aussi une
consommation importante d'oxygène. Immédiatement en aval des
foyers de pollution, on trouve souvent des teneurs en azote ammoniacal de
l'ordre de 0,5 à 3 mg/l tandis que les teneurs en nitrites et en
nitrates sont relativement faibles. Plus en aval, lesteneurs en azote
ammoniacal diminuent et celles des nitrites puis des nitrates augmentent
(Rodier, 1996).
- Le phosphoreest un
élément limitant pour la croissance et le développement
des organismes dans le milieu aquatique. On mesure généralement 3
types de phosphore :le phosphore
particulaire(comprenant le phosphore organique et le
phosphoreinorganique).Le phosphore
soluble(constitué des poly phosphates, du phosphore
colloïdal et des ortho phosphates). Les ortho phosphates
(PO43-) sont les principaux éléments nutritifs dans
les systèmes aquatiques continentaux. Ils jouent un rôle
déterminant dans l'induction des phénomènes
d'eutrophisation lorsqu'ils atteignent des concentrations
élevées, les premières nuisances apparaissent à
partir de 0,2 mg/l. Le dosage des ortho phosphates est basé sur le
développement de la coloration au bleu de
molybdène.Le phosphore total dissous : on
estime qu'il y'a 90 % de phosphore particulaire et 10 % de phosphore
soluble.
En somme, les eaux de surface ou de nappes peuvent être
contaminées par des rejets industriels (Industries agro-alimentaires,
ateliers de traitement de surfaces, laveries) et domestiques ou par lessivage
des terres cultivées renfermant des engrais phosphatés ou
traités par certains pesticides (Rodier, 1996).
Paramètres
biologiques : Les paramètres biologiques sont des organismes qui
permettent de caractériser l'état d'un écosystème
et de mettre en évidence ses modifications naturelles ou
provoquées (Beaux, 1997). Parmi ces organismes on peut citer les
bactéries, les protozoaires, les champignons, la macrofaune, les algues
et les végétaux supérieurs.
- Bactéries bio indicatrices de
pollution
Les bactéries utilisées comme bio indicatrices
de pollution sont réparties en 3 principaux groupes : les streptocoques
fécaux, les coliformes fécaux et les coliformes totaux. Les
coliformes sont d'origine fécale. Ils ne sont pas dangereux par eux
même, mais constituent des indicateurs de la présence des autres
microorganismes pathogènes (Ramade, 1982). On les retrouve
également dans les milieux pauvres en oxygène où
lesbactéries sulfo-réductrices réduisent les sulfates en
sulfures et produisent l'hydrogène sulfuré d'odeur
caractéristique (Ramade, 1995).
- Protozoaires des eaux
polluées
Ils sont très fréquents dans les zones de
dégradation et de décomposition active. Il s'agit de quelques
flagellés, des ciliés et quelques organismes sessiles à
régime bactériophages. On note la présence des
rotifères dans les eaux fortement polluées (Ramade, 1995).
- Champignons des eaux
polluées
Les eaux chargées de matières organiques
renferment une riche flore fongique. Ces champignons requièrent
cependant la présence simultanée d'oxygène en
quantité suffisante et d'azote nitrique (Payne, 1986)
- Macro faune caractéristique de
pollution
Elle concerne seulement la macro faune
invertébrée benthique ou périphytique qui comprend les
espèces vivantes au niveau de l'interface eau-sédiment dans
certaines conditions. Ces organismes sont importants car certains d'entre eux
sont sensibles à différents niveaux de pollution (Moore,
1979).
- Algues des eaux polluées
Dans les eaux désoxygénées suite à
une pollution organique, les algues disparaissent totalement. Cependant,
lorsque le taux d'oxygène reste suffisant, les micro-organismes
décomposeurs libèrent des nitrates et phosphates à partir
de la matière organique de l'effluent ; enrichissant ainsi le milieu en
éléments nutritifs. Ceci favorisera à long terme la
pullulation des algues. Il y a dans ce cas, une augmentation de densité
de la biocénose algale telle que les Diatomées, certaines algues
vertes et les algues bleues (Radoux et al, 1995).
- Végétaux
supérieurs
Il s'agit des plantes aquatiques et périaquatiques qui
caractérisent les milieux pollués. On peut citer entre autres
Ceratophyllum, salvinia, Eichhornia (jacinthes d'eau), Ipomoea
aquatica, Cyperus papyrus, Echinochloa colona, Echinocloa pyramidalis, Pistia
stratiotes (Laitues d'eau), Leersia hexandra, Enydra fluctuans
(Dejoux, 1988). Certaines de ces plantes indicatrices de la pollution des eaux
supportent de fortes charges polluantes, et sont utilisées pour
l'épuration naturelle des eaux usées dans les stations de
traitement des eaux usées. C'est le cas de Pistia stratiotes,
Salvinia sp. Ipomeea aquatica, Enydra fluctuans, Hydrocotyle umbellata et
certaines Lemnacea (Lemma, Sprirodela, Wollffia) (Charbonnel, 1989 ;
Agendia, 1995; Crites & Tchobanoglous, 1998 tous cités par Kengne,
2000).
Paramètres
spécifiques : Ce sont des paramètres rendant compte des
pollutions spécifiques. Il s'agit de : La teneur en hydrocarbure ; la
teneur en graisses et huiles ; la teneur en métaux ; la teneur en
toxiques spécifiques : cyanure par exemple ; la teneur en micro
polluants organiques : organochlorés, composés
phénolés, hydrocarbures mono aromatiques, hydrocarbures
polycycliques.
EAUX : L'eau est
un
composé
chimique
ubiquitaire
(c'est-à-dire capable de se trouver partout au même moment) sur la
Terre, essentiel pour tous les
organismes
vivants connus. C'est le milieu de vie de la plupart des
êtres
vivants. Elle se trouve en général dans son état
liquide et possède à
température
ambiante des propriétés uniques : c'est notamment un
solvant efficace pour
beaucoup de corps solides trouvés sur Terre -- l'eau est quelquefois
désignée sous le nom de « solvant
universel ». Par eau, on comprend souvent liquide incolore
constitué à majorité d'eau, et pas simplement l'
eau pure.
Suivant sa composition chimique qui induit son origine ou son usage, on
précise :
eau
minérale,
eau de Seltz,
eau de source,
eau de mer,
eau douce,
eau potable,
eau de pluie,
eau du robinet,
eau de table,
eau gazeuse,
eau plate... En chimie, on
parle d'
eau lourde,
eau dure,
eau
distillée. Par ailleurs, Le
cycle de l'eau
(connu scientifiquement sous le nom de cycle hydrologique) se
rapporte à l'échange continu de l'eau entre l'
hydrosphère,
l'
atmosphère,
l'eau des
sols, l'eau
de surface, les
nappes
phréatiques et les
plantes.
Le volume approximatif de l'eau de la Terre (toutes les
réserves d'eau du monde) est de
1 360 000 000 km3. Dans ce volume :
· 1 320 000 000 km3
(97,2 %) se trouvent dans les
océans,
· 25 000 000 km3 (1,8 %)
se trouvent dans les
glaciers et les calottes
glaciaires,
· 13 000 000 km3 (0,9 %)
sont des eaux souterraines,
· 250 000 km3 (0,02 %) sous
forme d'eau douce dans les lacs, les mers intérieures et les fleuves,
· 13 000 km3 (0,001 %) sous
forme de vapeur d'eau atmosphérique à un moment donné.
L'eau liquide est trouvée dans toutes sortes
d'étendues d'eau, telles que les
océans, les
mers, les
lacs, et de cours d'eau tel que
les
fleuves, les
rivières, les
torrents,
les
canaux ou
les
étangs. La
majorité de l'eau sur Terre est de l'eau de mer. L'eau est
également présente dans l'atmosphère en phase liquide et
vapeur. Elle existe aussi dans les eaux souterraines (
aquifères). Sa
consommation est très inégale selon les niveaux de
développement des pays :
· 3000 m/habitant/an dans les pays
européens ;
· 9985 m/habitant/an aux États-Unis ;
· 200 m/habitant/an dans des pays en développement
comme l'Angola ou l'Éthiopie ;
· 20 litres par jour par habitant au Mali ou
à Haïti.
Les associations humanitaires pointent du doigt ces
disparités. Un Américain utilise 600 litres d'eau par jour et un
Européen 200, quand un Africain doit survivre avec moins de 30 litres.
L'inégalité de consommation d'eau dans le Monde et sa
pénurie poussent certaines populations à recourir à
d'autres sources d'approvisionnement telles les eaux de pluies.
EAUX METEORIQUES : L'expression
« eaux météoriques » savamment
utilisée de nos jours et qui tend à remplacer le terme `eaux de
pluies' désigne toute substance liquide et transparente, sans couleur et
à priori sans odeur ni saveur, qui avant de tomber sous forme de
précipitations, subit une série de
phénomènes dans la haute atmosphère. Ces
phénomènes portent le nom de météores. On distingue
des météores gazeux (le vent), aqueux (pluie, neige,
grêle), lumineux (arc-en-ciel, halo, aurore polaire), et
électriques (éclair, foudre). A l'issue de cette formation, on
peut obtenir des `pluies acides' selon que certains gaz acides présent
dans l'atmosphère provenant des industries, du trafic urbain, les
contaminent par miscibilité dans la vapeur d'eau atmosphérique.
L'expression « pluie acide »
désigne toute forme de
précipitation
anormalement
acide. On
distingue les retombées humides (pluie, neige, brouillard,
smog...) des retombées
sèches (particules fines, gaz). Cette expression a été
utilisée pour la première fois par
Robert Angus
Smith en
1872. L'acidification des
précipitations a des conséquences désormais
médiatisées sur la
forêt, mais elle
affecte aussi la santé humaine, les bâtiments et peut-être
de nombreuses espèces animales,
fongiques,
lichéneuse et
végétales. L'acidification de certaines eaux de surface et l'
acidification
des océans en sont des conséquences secondaires.
L'acidification peut être due à des
émissions locales de polluants, mais aussi à des polluants
transportés sur des centaines, voire des milliers de kilomètres.
À l'origine des pluies acides, on trouve essentiellement les oxydes de
soufre (
SO2) et
d'azote (
NO et
NO2).
Ces polluants réagissent dans l'
atmosphère
avec le
dioxygène et l'
eau pour
former respectivement de l'
acide sulfurique
H2SO4 et de l'
acide nitrique
HNO3. D'autres acides peuvent intervenir dans une moindre
mesure :
acide
chlorhydrique,
acide
fluorhydrique,
ammonium,
acide
formique,
acide
acétique... L'acidité d'une solution aqueuse est
mesurée par son
pH :
· une solution de pH = 7 est dite neutre ;
· une solution de pH < 7 est dite acide ; plus
son pH s'éloigne de 7 (diminue) et plus elle est acide ;
· une solution de pH > 7 est dite basique ; plus
son pH s'éloigne de 7 (augmente) et plus elle est basique.
L'échelle de pH est une
échelle
logarithmique, ce qui signifie que lorsque le pH diminue d'une unité
(dans le domaine acide), l'acidité de la solution est multipliée
par 10. Ainsi, une solution de pH = 3 est 10 fois plus acide qu'une solution de
pH=4, 100 fois plus acide qu'une solution de pH=5. Dans des conditions
normales, le pH de l'eau de pluie se situe autour de 5,6 : elle est donc
naturellement légèrement acide, en raison essentiellement de la
solvatation de
dioxyde de
carbone atmosphérique, qui forme de l'
acide carbonique
H2CO3 selon la réaction : CO2 (aq)
+ H2O (liq) H2CO3 (aq)
On parle donc généralement de pluie acide
lorsque le pH de l'eau est inférieur à 5.
L'
acidité de ces
retombées a deux origines principales :
· des sources naturelles ou semi-naturelles :
émissions
volcaniques soufrées,
oxydes d'azote produits par la
foudre, gaz issus de
certaines formes de
décomposition
biologique terrestres, ou émis par les
océans,
feux de
forêts...
· des sources anthropiques, dont l'
industrie, les
centrales
thermiques, le
chauffage et les
transports... Les pluies
acides résultent essentiellement de la pollution de l'
air par le dioxyde de
soufre (SO2)
produit par l'usage de combustibles fossiles riches en soufre, ainsi que des
oxydes d'azote
(NOx) qui se forment lors de toute
combustion de
l'atmosphère, produisant de l'
acide nitrique. En ce
qui concerne l'action humaine sur l'environnement, les
usines, le
chauffage et la
circulation
automobile sont les principales sources. L'
acide
chlorhydrique issu de l'incinération de certains déchets
plastiques, et l'
ammoniac
généré par les activités agricoles contribuent
également aux pluies acides.
D'autres produits, tels que par exemple le
dioxyde de
carbone (CO2) qui produit de l'
acide carbonique
lorsqu'il se dissout dans l'eau, et les
acides
fluorhydriques sont en cause, mais moindrement.
ZONE INDUSTRIELLE : Un
parc industriel ou zone industrielle est une
zone géographique prévue pour un usage
industriel. L'idée
de réserver du terrain pour l'usage industriel par le
zonage part de plusieurs
besoins :
· La nécessité de concentrer les
infrastructures
nécessaires dans un secteur limité pour réduire les
coûts. Ces infrastructures incluent les rues, les voies ferrées,
l'électricité haute-tension (généralement
triphasée), un aqueduc à fort débit, le gaz naturel ainsi
que des services de télécommunication. À cette
infrastructure de base peuvent s'ajouter des équipements de services
(restauration inter-entreprise, poste, gardiennage...).
· Le besoin de tabler sur de telles infrastructures pour
attirer les entreprises.
· La nécessité de séparer les usages
industriels des autres activités urbaines afin de réduire les
impacts environnementaux et sociaux (cf. zoning Le Corbusier).
· Le besoin d'offrir les contrôles environnementaux
localisés spécifiques aux exigences des zones industrielles.
Les différents parcs industriels existants remplissent
ces exigences à différents degrés. Beaucoup de petites
villes ont créé des parcs industriels qui n'ont qu'un
accès à l'autoroute et le strict minimum comme infrastructure,
soit les rues, avec aqueduc, égout et électricité, et le
minimum de contrôle environnemental. Les parcs industriels sont
généralement situés près des accès
autoroutiers et dans le voisinage d'autres infrastructures de
transport, notamment un
aéroport, un
port, et surtout
une
voie ferrée.
La zone Bassa de Douala est celle qui fut occupée par
les membres de l'ethnie "Bassa'a" lorsqu'ils ont été
repoussés à l'intérieur de la ville au
XVIIe siècle par les Sawa, qui provenaient alors du sud
(Guinée, Congo...). La ville de Douala, qui tournait à ses
débuts à la zone Douala dut, par la force des arrivées
massives des populations des autres parties du Cameroun, s'étendre vers
l'intérieur, ce qui fait qu'aujourd'hui, la zone Bassa, d'abord
périphérique, fait totalement partie de la ville. Elle est
limitée à l'Est par le fleuve Dibamba (qui constitue aussi, par
la force des choses la frontière Est de la ville), au Sud par
l'Axe-Lourd Douala-Yaoundé, à l'Ouest par les quartiers New-Bell
et Bépanda, Au Nord par la zone Akwa-nord.
La Zone Bassa est surtout composée de quartiers
populeux. Les plus importants d'entre eux sont: Ndog-Bong, quartier
semi-résidentiel, Nyalla, Ndogsimbi, Logbaba, Bassa, Ndokoti, Madagascar
et biens d'autres. Des aménagements immobiliers y sont aussi
réalisés, ce qui a permis la construction de la Cité des
Palmiers par la SIC. Bassa peut aussi s'enorgueillir d'abriter le carrefour le
plus grand et le plus bondé de toute la ville, qui est situé au
quartier Ndokoti. Une zone industrielle y est aussi implantée depuis
plus de trois quart de siècle (la Zone Industrielle Bassa, ZIBA)
où sont installés des minotiers, des brasseries, des savonneries,
etc. Et d'ici quelques années, il devrait y être construit le
nouveau Grand Stade de la ville, dans le quartier de Yassa, à la sortie
Est de la ville.
RISQUE : Nom masculin, de
l'italien « risco », c'est un danger que l'on peut
plus ou moins prévoir selon le dictionnaire universel (2004). Ce concept
tire ses origines du contexte épidémiologique qui
prévalait au moyen âge. Il a plusieurs connotations qui varient
selon les contextes et les utilisations.
Selon les assureurs, il s'agit d'une perte, d'un
préjudice éventuel garantis par une compagnie d'assurance
moyennant le payement d'une prime. C'est un Préjudice ou sinistre
indemnisables par les assurances ; exemple : assurer un risque,
assurance tous risques (encarta 09).
Selon Isabel DERVAUX, le risque était un terme
employé dans le langage à la fin du XVI siècle avec une
connotation à la fois négative, s'est précisée et
s'est distinguée du mot « fortune ». Le risque est
aussi familier à tous ceux qui s'intéressent aux jeux de hasard
(carte, roue, devinettes, ...).
En économie, l'analyse du risque renvoi à
l'évaluation des aléas encours lors de la mise en oeuvre d'une
opération.
En Géographie, il s'agit selon
Marie-Thérèse ITONGO (Docteur en la discipline), d'un
évènement naturel dommageable survenant dans un milieu
vulnérable. Il résulte de la confrontation d'un aléa
(occurrence d'un phénomène naturel d'intensité
donné) et d'une vulnérabilité (présence humaine).
L'expression de ce risque se traduit par des préjudices aux Hommes et
des dommages aux biens et aux activités.
La notion de probabilité, de hasard ou encore de
crainte sont indissociable du concept de risque. Mais quand on parle de RISQUES
SANITAIRES, ceci fait appel inéluctablement à un autre concept,
une autre expression aussi importante que la précédente :
Sécurité sanitaire.
RISQUES SANITAIRES et SECURITE
SANITAIRE : ces deux expressions sont étroitement
liées. La première désigne simplement la
probabilité pour qu'un évènement dommageable survienne
dans un milieu de vie donnée, causant des préjudices sur la
santé des hommes et des dommages aux biens et activités de
ceux-ci. Quant à la seconde, elle traite de la sécurité et
de la gestion du risque concernant la
santé. C'est un
enjeu d'intérêt public et général qui mobilise
d'importants moyens humains et financiers. Elle est nécessairement
pluridisciplinaire et traite d'enjeux dépassant les cadres habituels des
États-nations.
En effet, le principe de sécurité
sanitaire s'appuie théoriquement sur :
· des réseaux humains, une
expertise scientifique,
technique et
juridique ainsi qu'en
sciences sociales...
· des moyens matériels, et financiers,
· une
veille sanitaire
· des méthodes (ex : HACCP [6] et
autres méthodes d'évaluation des risques et dangers, outils
d'évaluation sanitaire par la modélisation, la prospective, les
atlas et indicateurs de santé, etc.). Ce domaine fait aussi appel
à des méthodes d'élaboration, validation et correction de
plans d'action, préventifs ou correctifs.
· des procédures (ex:
évaluations
correctrices,
pédagogie et
diffusion de
bonnes
pratiques )
[6]
? système
d 'analyse des risques et de maîtrise des points critiques,
traduction littérale de HAZARD ANALYSIS CRITICAL CONTROL
POINTS
· des principes (
amélioration
continue...)
· des hypothèses (sur les causes et sources de
risques, les
dangers et les moyens d'y
remédier)
· des
lois, des
normes,
seuils et
références
réglementaires
· des moyens d'intervention (police sanitaire et
environnementale) et de contrôle.
· des acteurs partenaires (secteur
agroalimentaire,
industrie,
représentants de la
société
civile et des
consommateurs,
établissements
de santé,
experts (
épidémiologistes,
éco-épidémiologistes
en particulier)
Le risque sanitaire et environnemental qui en 2011 par
exemple, fait en France l'objet de projets de grille d'évaluation
à utiliser pour justifier les obligations de travaux d'assainissement
inclut :
· le risque de contact direct ou indirect avec des eaux
usées non traitées ou prétraitées (Cf. risques de
transmission de pathogènes ou de toxiques présentes dans les
effluents industriels, artisanaux, agricoles ou eaux grises
domestiques) ;
· risque sanitaire direct ;
· risque de contamination (microbiologique ou
physico-chimique) de la
ressource en eau
quand notamment si l'usage de cette ressource présente un enjeu
sanitaire (eau potable, baignade, pêche, activités nautiques,
irrigation de légumes...)
· risques associés aux émissions d'odeurs
et de gaz ou composés nocifs pouvant aussi impacter la santé des
personnes ou l'environnement (dont à long terme via le méthane ou
d'autres gaz à effet de serre).
ï risques de défaut de sécurité
physique des ouvrages (barrages, berges, barrières et autres
protections... pouvant entrainer chutes, blessures, noyades...).
· risques sanitaires liés à une
transmission
vectorielle
(moustiques essentiellement) (paludisme) ; de parasitoses ou maladies
infectieuses (arbovirose (chikungunya, dengue, fièvre de la
vallée du Rift, West Nile, etc.) quand les eaux polluées sont des
lieux de pontes.
Au Cameroun, des zones à enjeux sanitaires
pourraient être dessinées là où l'
assainissement
non collectif (ANC) est au sein d'un
périmètre
de protection rapprochée de
captage
public fournissant de l'
eau potable, ou à
moins de 35 mètres d'un puits privé déclaré,
près d'un
périmètre
de protection éloignée de captage, des zones situées
près d'une zone de baignade , pisciculture, ramassage de coquillages
pourraient également être concernées.
On distingue ainsi différents types de risques
sanitaires selon qu'ils peuvent être liés à l'eau,
l'air, l'alimentation, l'habitat...:
· Des risques infectieux : bactériens, viral,
parasites et fongiques
· Des risques toxiques : chimiques (nitrates, plomb,
métaux lourds, ...) ou physiques (radioactivité, thermique,
chaleur, ondes, ...)
· Des risques allergiques
· Des risques liés aux phénomènes
naturels (glissement de terrain, éboulement rocheux, coulées
boueuses, inondation, tsunami, tremblement de terre, ...)
Parlant des risques sanitaires liés à l'eau, il
convient de dire qu'elle peut être contaminée par trois
principales sources : Industrielle [Toute industrie est
susceptible d'induire une pollution hydrique par les rejets qu'elle occasionne
(effluents industriels, ...)] ; Agricole [pollution
causée par l'exploitation agricole intensive aussi bien par
l'élevage que par les cultures végétales (herbicides,
engrais, pesticides, déchets physiologiques de l'élevage,
...)] ; Domestiques (Pollution provenant des
utilisations quotidiennes de l'eau au domicile (eau des toilettes et des
lavages contenant des détergents, des produits ménagers,
graisses, ...)].
L'une des principales stratégies de prévention
de ces risques est le contrôle systématique de la qualité
des eaux destinées à la consommation. Ce contrôle peut
s'effectuer grâce à certains critères d'évaluation.
Il s'agit de:
· Couleur, turbidité, odeur, saveur
· Température, pH, ions
· Métaux lourds
· Substances indésirables
· Substances toxiques
· Pesticides
· Micro-organismes
· Dureté, alcalinité
De même, l'Organisation Mondiale de la Santé a
élaboré une grille établissant les normes acceptables des
paramètres d'une eau de consommation, qu'on peut apprécier dans
la page suivante.
Tableau N°1 : Quelques paramètres de
l'eau et leurs normes. (Source : OMS, 2010)
|
Quelques paramètres
|
Normes
|
|
Paramètres organoleptiques
|
Chaleur
Turbidité
Odeur
Saveur
|
Evaluée à 20 mg/l
4 unités de Jackson
Est de 2 à 12°C et de 3 à 25°C
Est de 2 à 12°C et de 3 à 25°C
|
|
Paramètres physico-chimiques
|
Température
Sulfates
Magnésium
Sodium
Potassium
Aluminium
Résidus secs
|
= 25 °C
= 250 mg/l
= 50 mg/l
= 150 mg/l
= 12 mg/l
= 0,2 mg/l et à 180°C
1500 mg/l
|
|
Paramètres concernant les substances
indésirables
|
Nitrates (NO3)
Nitrites (NO2)
Ammonium (NH4)
Azotes (N)
Permanganate (MnO4)
Hydrocarbures
Phénol (C6H5OH)
Agents de surfaces
Fer (Fe)
Manganèse (Mg)
Phosphore (Ph)
Fluor (F)
Argent (Ag)
|
= 50 mg/l
= 0,1 mg/l
= 0,5 mg/l
= 1 mg/l
= 5 mg/l
= 10 ug/l
= 0,5 ug/l
= 200 ug/l
= 200 ug/l
= 50 ug/l
= 5000 ug/l
= 1500 ug/l
= 10 ug/l
|
|
Paramètres concernant les substances toxiques
|
Arsenic
Cadmium
Cyanure
Chrome
Mercure
Nickel
Plomb
Antimoine
Célénium
Hydrocarbures polycyliques aromatiques
Pesticides et produits apparentés
|
= 50 ug/l
= 5 ug/l
= 50 ug/l
= 50 ug/l
= 1 ug/l
= 50 ug/l
= 50 ug/l
= 10 ug/l
= 10 ug/l
= 0,2 ug/l
= 0,1 ug/l
|
|
Paramètres microbiologiques
|
Les coliformes fécaux
Coliformes totaux
Clostridium sulfito-réducteurs
|
= 100 coliformes/l
= 100 coliformes/l
= 20 coliformes/l
|
Lorsque ces normes ne sont pas respectées, on peut
s'attendre évidemment à ce que ces risques `prennent corps', avec
des conséquences aussi multiples que variées. La typologie des
conséquences sus-évoquées illustre à souhait la
pluralité et l'étendue des dommages causés tant sur la
santé humaine que sur l'environnement.
CONSOMMATION : mots
dérivé du verbe `consommer'. Consommer est un verbe transitif,
dans son sens premier, il signifie utiliser (quelque chose de spécifique
pour les besoins ou la satisfaction de son organisme). Consommer ne se limite
pas simplement à `manger' ou `boire' mais aussi et surtout ``utiliser''.
C'est dans cette démarche que nous comptons explorer ce concept. La
consommation de l'eau météorique en tant qu'eau de boisson mais
aussi l'utilisation de cette dernière sous différentes formes
(ménages, cuisine, jardinage etc....).
Après cette analyse conceptuelle, c'est logiquement que
découle la question de recherche ci-après :
Quels risques court-on en consommant les eaux de pluies dans la
zone industrielle de Douala-bassa ?
III. OBJECTIFS
En marge de cette étude conceptuelle, et en vue de
proposer des tentatives de réponses à cette préoccupation,
les objectifs visés sont les suivants :
A. Objectif général
Contribuer à la lutte contre les maladies hydriques
liées à la consommation des eaux naturelles, à travers
l'identification des risques encourus.
B. Objectifs Spécifiques
Ø Evaluer la qualité de ces eaux
météoriques grâce à une évaluation
qualitative basée sur les analyses physico-chimiques de ces eaux, et
à une enquête menée auprès des populations cibles,
vivant dans cette zone ;
Ø Identifier les risques sanitaires
environnementaux ;
Ø Identifier les facteurs favorisant ces
risques ;
Ø Dresser une cartographie des zones à risques
selon le concept de l'étude ;
Ø Faire des suggestions dansle sens de
l'amélioration des conditions de vie des populations, à l'aide
des notions telles l'hygiène, l'assainissement et la potabilisation de
l'eau en général.
METHODOLOGIE
1. LIEU D'ETUDE
L'étude s'est faite dans huit quartiers et villages de
l'arrondissement de Douala III qui en compte plus d'une trentaine. Il s'agit
de : NDOGSIMBI, NDOKOTI, TERGAL, LOGBABA, CENTRE INDUSTRIEL, OYAK,
MADAGASCAR et BASSA, que nous avons pris le soin de repartir en grappes pour
une gestion plus efficiente des échantillons.
La commune d'arrondissement de Douala IIIea
été créée par la loi N° 87/105 du 15 juillet
1987 et son décret d'application N° 87-1366 du 24 Septembre de la
même année. A l'origine la plus étendue du
département du Wouri, elle éclate à l'issu du
décret N° 093-321 du 25 Novembre 1993 pour donner naissance
à la commune d'arrondissement de Douala
5ème.L'arrondissement couvre une superficie d'environ 113
Km2pour une population estimée à 1.350.000 habitants
pour un rapport de masculinité de 107,06. (Source :
Mairie Dla 3e ; CUD ; INS ; 3e
RGPH). La population est diversifiée. Aujourd'hui,
l'arrondissement, tout comme la ville en générale, connait un
afflux sans cesse croissant de citoyens candidats à l'exode rural et
surtout d'expatriés. Il est plus gorgé de maisons d'habitation
(qui peuvent être groupées en trois types : bas standing,
moyen standing et haut standing), que de bureaux administratifs. Il compte
aussi dans ses rangs plus decinquante (51) industries recensées cette
année ; Un aéroport international,une
sous-préfecture, une Mairie, 05 commissariats, presqu'autant de brigade
de gendarmerie. Une dizaine d'hôpitaux et centres de santé et
autant de pharmacies. Il y existe de nombreux Lycées et collèges,
auxquelles on peu aouter des instituts supérieurs de formation et
grandes facultés. On peut aussi distinguer un grand fleuve (la Dibamba)
et plusieurs rivières; quelques structures de divertissement (stades de
football, foyers, ...).
2. RAISON DU CHOIX DU LIEU D'ETUDE
En réalité, l'une des motivations principales de
ce choix c'est surtout le fait que Douala 3e abrite la plus grande
zone industrielle du pays, laquelle, contrairement à celle de BONABERI
(Z.I A.) est située quasiment en plein coeur de la métropole. De
même, nous avons choisi les quartiers suscités comme lieux
d'étude pour les raisons suivantes :
· La population est cosmopolite ;
· L'arrondissement de Douala III est apparemment plus
sensible que les autres car plusieurs de ses quartiers sont exposés aux
risques identifiés et sont très peuplés;
· Un réseau hydrographique très
dense ;
· Occupation anarchique des terrains (plan
d'urbanisation) ;
· Population à niveau de vie faible.
3. DESCRIPTION DU LIEU D'ETUDE
3.1) Situation géographique


LITTORAL
(Douala)

LEGENDE : Avenue (Grands axes routiers)Zone
fluviale naviguable

Routes secondaires
Zone industrielleAéroport international
0 50 100


Km

Carte N° 3 et 4 : fond de carte du Cameroun
et celle de la ville de Douala (source : CUD)

Carte N°5 : Plan de situation de la zone
industrielle B(Source : CUD)
3.1.1) Cadre de l'étude
Semi-urbaine, l'arrondissement de Douala
IIIedispose de vastes terres inoccupées. Situé dans la
région du Littoral,dans le département du Wouri, il est
territorialement limité à l'Est par le département du
NKAM ; à l'Ouest par les communes d'arrondissements de Douala
2e et 1er; au Sud par le fleuve de la DIBAMBA et le
département de la Sanaga maritime ;et au Nord par la commune
d'arrondissement de Douala 5e.
3.1.2) Lieu d'étude
A partir du moment où nous avons procédé
à un échantillonnage en faisceaux, les huit quartiers choisis
parmi la trentaine (parce que plus peuplés et surtout plus proches de la
zone industrielle) ont été regroupé deux par deux.
Puisqu'il est plus aisé d'associer deux quartiers territorialement
voisins, nous avons travaillé avec les grappes suivantes : Groupe I
= NDOKOTI + NDOGSIMBI. Ici, nous avons effectué les premiers
prélèvements d'eau de pluie à analyser. Plus
précisément au lieu dit NDOKOTI Bloc Gare, à la chefferie
de Bloc. De même, nous y avons enquêté 91(quatre vingt onze)
ménages, y compris dans les bas-fonds des chefferies de bloc à
NDOGSIMBI.
Groupe II = LOGBABA + OYAK
L'enquête y a débuté dans le voisinage de l'Hôtel de
ville sise LOGBABA centre. S'en est suivie la visite à la MAGZI (Mission
d'Aménagement et Gestion de la Zone Industrielle) lieu dit tunnel
LOGBABA. Nous avons ensuite sillonné les différents blocs des
dits quartiers, et enquêté une soixantaine de ménages. A la
chefferie de quartier OYAK, nous avons effectué un autre
prélèvement d'eau de pluie.
Groupe III = MADAGASCAR + TERGAL. La
topographie qui y est particulière, comparativement aux plaines des
quartiers voisins, c'est un ensemble de versant, de vallée et
naturellement d'amont de montagnes. (Voire montée CHOCOCAM). Ce qui nous
a motivé, dans l'optique de diversifier nos données, à
enquêter autant dans les bas-fondsde TERGAL que dans les plaines
alentours des marchés et carrefours du quartier Madagascar. C'est ainsi
que nous avons pu recenser 72 (soixante douze) unités statistiques.
Groupe IV = BASSA + CENTRE INDUSTRIEL
(C.I). Soucieux de couvrir l'ensemble des populations cible les plus proches de
la zone (ZIBA), nous avons entrepris d'enquêter au sein du lieu dit
Centre Industriel. La particularité ici se situe au niveau de la
possibilité que nous avons eu à interviewer des
répondants, ouvriers industriels et justement logés à
proximité du lieu de travail (usines). Sur l'ensemble des deux grands
quartiers (BASSA et C.I), nous avons recensé environ 76 (soixante seize)
ménages.
3.2) Structure sociale
Il s'agit d'un ensemble formé d'une multitude de
maisons d'habitation, d'établissements commerciaux (secrétariats
bureautiques, Bars, quincailleries, alimentations ...) et quelques bureaux
administratifs (Mairie, Sous-préfecture, Gare ferroviaire ...).
4. TECHNIQUE D`ECHANTILLONNAGE
4.1) Population d'étude.
Elle est constituée des maisons/ménages qui se
trouvent dans les quartiersNDOGSIMBI, NDOKOTI, TERGAL, LOGBABA, CENTRE
INDUSTRIEL, OYAK, MADAGASCAR et BASSA et aussi et surtout quelques domiciles
administratifs destinées aux ouvriers des industries voisines.
4.2) Critères d'inclusion
Toutes les maisons qui se trouvent dans la zone d'étude
considérée.
4.3) Critères d'exclusion
Toutes les maisons se trouvant dans la zone d'étude
considérée mais :
· Le plus âgé de la maison a au plus 22
ans ;
· La maison n'est pas habitée ;
5. METHODE DE L'ETUDE
La première phase de notre étude sur le terrain
a constitué en l'évaluation des eaux de pluies
prélevées dans la zone d'étude. C'est ainsi que nous avons
choisi deux (02) des quatre (04) groupes/grappes comme lieu
d'échantillonnage, en raison de leurs fortes densités
démographiques comparativement aux deux autres, mais aussi et surtout de
la modestie de nos ressources. En effet, tant pour le prélèvement
du groupe I plus précisément au lieu dit NDOKOTI Bloc Gare
(portant le code ZB01), que pour le second au quartier OYAK (baptisé
ZB02), le dispositif était le même. Il s'est agit entre
autre :
è De se prémunir de flacons borosilicatés
d'un litre(1l) pratiquement incolores, gradués et pourvus de bouchon
rodé à l'émeri, mis à notre disposition par les
bons soins de la société HYDRAC S.A.
è De fabriquer un dispositif de recueillement d'eau
à l'aide d'un seau en plastique transparent d'une capacité de
cinq litres (5l) et d'un grand entonnoir, de le placer ensuite sous le toit
d'une maison au début de la pluie (aux lieux habituels où les
habitants posent leurs récipients).
è De procéder au prélèvement
proprement dit juste avant que le seau de 5 L ne déborde :
c'est-à-dire chausser des gants en latex stériles, ouvrir le
flacon et vérifier qu'il est chimiquement propre et sec, le rincer au
moins trois fois avec la même eau de pluie contenu dans le seau avant de
le tremper à nouveau et le remplir jusqu'au trait de jauge, prendre la
température à l'aide thermomètre hydrométrique.
Ensuite le fermer hermétiquement afin d'éviter tout
évaporation pendant le transport et tout naturellement, nous avons
noté : le code d'identification, notre nom et adresse, le motif de
la demande d'examen, le lieu exact de prélèvement
(coordonnées GPS), les informations sur l'état de
salubrité du lieu, la température, la date et l'heure.
è A partir du moment où un tel
prélèvement nécessite au moins deux (02) litres d'eau,
nous avons répété l'exercice ; nous avons ensuite
disposé les flacons dans une glaciaire (enceinte adiabatique) afin
d'éviter toutes variations importantes de température durant le
transport des échantillons.
è Les différentes techniques utilisées
d'après HYDRAC S.A. sont entre autres : la chromatographie ionique
avec détecteur conductivimétrique pour les anions ; la
spectrométrie d'émission au plasma d'argon induit par
radiofréquence pour les cations ; Titrateur automatique pour les
paramètres tels pH et conductivité.
Dans la seconde phase consacrée à
l'enquête auprès des ménages, nous avons utilisé
l'échantillonnage probabiliste et plus précisément
l'échantillon en grappes « ou en faisceaux »
efficaces pour des recherches très étendues. En effet, nous avons
pris le soin de diviser la population globale de l'arrondissement en quatre
(04) groupes/grappes. [Un groupe (ou une grappe) regroupe deux
quartiers/villages voisins]. Ensuite nous avons utilisé la technique
d'échantillonnage aléatoire pour tirer au sort des ménages
(unités statistique) de chaque grappe/groupe. La population de ces
groupes constitue alors l'échantillon sollicité. Ne disposant pas
d'une liste numérotée et complète des individus
(unités statistiques) de la population-mère, nous avons donc fait
recours à cette démarche, qui nous permet d'ailleurs de minimiser
le coût et le temps de l'enquête. Après avoir
identifié les maisons dans les zones d'étude
considérées, seuls les chefs de famille (père ou
mère) et volontaires d'échanger avec nous ont été
interviewés ; c'est ainsi qu'une taille de 306 foyers a
été atteinte. Cette interview a été
effectuée à l'aide d'un questionnaire
précédé d'une note à l'attention des
répondants et annexée d'une grille d'observation nous permettant
de relever certaines remarques. (Annexe) :
· L'instrument de collecte a été
validé par notre tuteur de recherche après le pré-test
effectué au quartier NVAN abritant les services de la MAGZI* (Mission
d'Aménagement et de Gestion des Zones Industrielles) à
Yaoundé. A la suite de celui - ci, plusieurs questions ont
été modifiées ou ont tout simplement été
supprimées ou alors ajustées. Notons que pendant l'enquête,
des photos ont été prises pour matérialiser l'état
des lieux ; l'anonymat a été respecté.
En ce qui concerne la cartographie de quelques zones à
risques, nous avons procédé de la manière
suivante :
· Reconnaissance des sites à géo
référencés.
· Géo référencement des sites
à l'aide d'un GPS.
· Elaboration des cartes (à l'aide d'un micro -
ordinateur, des logiciels tels qu'Arcview et Adobe illustrator).
Dans le cadre du respect de l'éthique de la recherche
nous avons utilisé les documents suivants :
· La demande d'autorisation de recherche N°
217/MINSANTE/DRH/DRSPC/EITMS-GS/SES/BRD signée par le directeur de
l'EITMS-GS et adressée au Sous-préfet de l'arrondissement de
Douala III;
· La demande d'autorisation de recherche N°
218/MINSANTE/DRH/DRSPC/EITMS-GS/SES/BRD signée par le directeur de
l'EITMS-GS et adressée au Maire de la commune d'arrondissement de
Douala III;
· L'autorisation Spéciale de recherche N°
36/ASR/C19-03/BAAJP nous a été délivrée à la
sous préfecture dudit arrondissement.
· Rappelons également que nous avons eu recours
aux données épidémiologiques locales (portant sur les
maladies les plus récurrentes sur deux ans au moins) en consultant les
registres et archives des hôpitaux de district de LOGBABA et de NYLON, en
vue de conforter nos propres résultats.
Cette étude s'est étendue d'Octobre 2011
à Mai 2012. En ce qui concerne l'enquête, elle s'est
étendue du 26 Avril 2012 au 11 Mai 2012.
6. LIMITES DE NOTRE ETUDE
· Insuffisance des moyens pour couvrir tout
l'arrondissement en ce qui concerne la cartographie des zones à risque,
et surtout la réalisation des analyses
microbiologiques-bactériologiques ;
· Le manque de matériel pour déterminer par
exemple la nature du sol, mesurer les différents paramètres de
nuisances (odeur, bruit, fumée/brouillard);
· Les difficultés liées à la
collecte des données car les populations étaient parfois tenaces
et réfractaires ;
· L'incapacité de la part des répondants de
se rappeler de certaines données.
PRESENTATION DES RESULTATS
1. ANALYSE DES ECHANTILLONS
La première phase de notre recherche consistait
à évaluer la qualité des eaux de pluies qui arrosent notre
zone d'étude, en vue certainement de conforter ou infirmer notre
hypothèse de départ. Pour ce, nous avons fait recours aux
techniques d'échantillonnage (prélèvement) et d'analyses
adoptées par les standards internationaux. Même s'il faut
reconnaitre que le manque de ressources financières nous a contraints
à ne guère effectuer les analyses microbiologiques et
bactériologiques. Les résultats des analyses par
paramètres physico-chimiques sont présentés dans un
tableau. Ces analyses, réalisées par la société
HYDRAC S.A. entendez HYDROCARBURES-ANALYSES-CONTROLES (basée à
Douala-Bassa). Ce tableau présente pour chaque point de
prélèvement (02 au total) et pour chaque paramètre
physico-chimique :
- La taille de l'échantillon : le nombre de
prélèvement faits à ce point;
- La valeur minimum dans l'échantillon ;
- La valeur maximum dans l'échantillon;
- La valeur moyenne calculée ;
- Les normes et standards admis pour une eau potable.
Par ailleurs, ces analyses physico-chimiques ont
révélé les résultats suivants :
· Pour l'échantillon N° ZB 01
prélevé le mercredi 25 Avril 2012 à 09H44' (heure locale)
au lieu dit NDOKOTI Bloc-Gare, certains paramètres organoleptiques
(paramètres mettant en jeu les récepteurs sensoriels) sont biens
loin des limites autorisées. C'est le cas par exemples des
Nitrates NO32-, principal
sel minéral de l'eauqui pointe à 3,10
mgN/ltandis que les Sulfates
SO42-s'évaluaient à 339
mg/l. on peut aussi remarquer que le pH de notre échantillon
s'est évaluer à une moyenne de 4,705 bien en
deçà de la norme prescrite (6,5 - 9,5).
· Quant à l'échantillon
prélevé au quartier OYAK, code N° ZB 02 le mercredi 25 Avril
à 11h 24 minutes, les remarques sont pareilles. L'analyse
physico-chimique de ces eaux révèle qu'elles sont nettement plus
acides, pH moyen = 4,555. Les ions dissouts en solutions ne
sont pas en reste. la chromatographie ionique avec détecteur
conductivimétrique pour les anions révèle que les ions
sulfates par exemple ont une valeur maximale de mesure de 459
mg/l, soit près du double de la limite autorisée.
2. IDENTIFICATION DU REPONDANT / UNITE
STATISTIQUE
L'analyse statistique a été faite avec le
logiciel prism 3.0 associé au tableur Excel de Microsoft édition
2007.
A°) Répartition de l'échantillon selon
le standing
L'enquête a été réalisée
auprès de trois cent six (306) ménages choisis
aléatoirement dans les quartiers les plus proches des usines et
industries de la zone. Grâce aux données de la grille
d'observation, notamment les remarques et observations en rapport avec le style
et la salubrité de l'habitat, nous avons pu établir une
classification selon le standing : A (Haut Standing) ; B (Moyen
Standing) et C (très bas Standing).C'est ainsi qu'on a pu
dénombrer 06 ménages classé A, 123 ménages
classé B et 176 ménages classé C.

Figure 3 : Répartition des
ménages de l'échantillon en fonction du standing
Les résultats présentés sur la figure 3
confortent les données sur le parcellaire de la zone d'étude, en
effet plus de la moitié de l'échantillon est dans le standing C
correspondant à une zone de pauvreté importante. Seulement deux
pour cent (2%) des ménages vit dans une aisance certaine.
B°) Répartition de l'échantillon selon
le sexe
Nous avons enquêté 306 responsables des foyers
qui ont rempli nos critères d'inclusion. Il ressort que près de
56% (171) sont de sexe masculin et 44% (135) sont de sexe
féminin.(Voire diagramme circulaire suivant)

Figure 4 : Répartition
des ménages de l'échantillon en fonction du sexe
C°) Répartition de l'échantillon selon
l'âge
Après dépouillement on peut remarquer que 74
répondants soit un peu plus de 24 % sont des individus âgés
de cinquante ans et plus. .
Figure 5 : Répartition des
répondants par tranches d'âge

Figure 6 : Répartition des
ménages de l'échantillon en fonction de l'âge
(...)Cependantla figure 6 nous montre que quel que soit le
standing considéré, la tranche la plus importante est celle
située entre 15(le centre de la classe statistique [11 - 20[) et 50 ans
(60% de l'échantillon), suivie de celle de moins de 15 ans
(33% de l'échantillon). Selon les estimations du
3e RGPH* la population camerounaise est constituée à
43,41% de personnes de moins de 15 ans,
46,29% de personnes comprises entre 15 ans et 49 ans et
10,30% de plus de 50 ans. Si l'on prend en compte les
conditions de vie dans le milieu, on comprend pourquoi les tranches de moins de
15 ans et plus de 50 ans sont moins importantes que la moyenne nationale. On
doit d'ailleurs s'alarmer de ce que les vieilles personnes et même les
enfants soient exposés à un environnement aussi hostile à
l'habitat.
*3e Recensement Général de la
Population et de l'Habitat (2006)
D°)Répartition de l'échantillon selon le
niveau d'instruction
Niveau d'instruction
Nombre de personnes

Figure 7 : Répartition des
répondants par niveau d'instruction
Tel qu'on peut le remarquer sur ce graphique, après
dépouillement 39 % des répondants soit 119 chefs de
ménages ont le niveau du secondaire.
E°) Répartition de l'échantillon selon
la situation sociale

Figure 8 : Répartition des
répondants selon la situation sociale
D'une simple observation de ce camembert (diagramme
circulaire), on peut remarquer que la population d'étude est
essentiellement composée de répondants travaillant dans le
secteur informel.
F°) Répartition de l'échantillon selon le
nombre de personnes dans le foyer
Tableau N°2 :
Répartition des répondants en fonction du nombre de personnes
dans le foyer
|
Nombre de personnes par foyer
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
6
|
7
|
8
|
9
|
10
|
11
|
12
|
13
|
14
|
15
|
|
Effectifs
|
3
|
12
|
14
|
24
|
32
|
36
|
29
|
49
|
9
|
20
|
22
|
21
|
13
|
12
|
9
|
Il ressort de ce récapitulatif que le nombre de
personnes par foyer va de 1 à 15. On peut aussi aisément
remarquer que plus de 50% des ménages (155 au total) comptent plus de
huit (08) personnes, synonyme de familles nombreuses.
G°) Répartition de l'échantillon selon
le statut foncier

Figure 9 : Répartition des
répondants selon le statut foncier
Rappelons-nous que le Canton Bassa de Douala est celui qui fut
occupé par les membres de l'ethnie "Bassa'a" lorsqu'ils ont
été repoussés à l'intérieur au
XVIIe siècle par les Sawa, qui provenaient alors du sud
(Guinée, Congo...). Ce qui pourrait conforter les allégations des
59% de nos répondants qui affirment être propriétaires
(parce qu'autochtones).
3. RISQUES SANITAIRES
ENVIRONNEMENTAUX
A°) De la définition du risque

Figure10 : Répartition des
répondants en fonction de la définition du mot `'risque''
L'histogramme ci-dessus élaboré
révèle que près de 60% des interviewés ont
donné une définition classée
« a »= Probabilité qu'un
évènement survienne. 37% disent ne pas pouvoir définir le
mot (« d » = je ne sais pas).
B°) De l'appropriation de l'expression `'pluies
acides''

Figure11.1 : Répartition des
répondants en fonction de l'appropriation de la notion de `'pluies
acides''
Ici, plus de la moitié des répondants affirme
avoir entendu parler de pluies acides. Par ailleurs, allons savoir par quels
moyens.

Figure 11.2 : Répartition des
répondants en fonction de l'appropriation de la notion de `'pluies
acides'' : moyens d'informations.
Nous avons appris que c'est par les canaux d'informations
ordinaires (média en occurrence)que 80% de ceux et celles affirmant
avoir déjà entendu parler du concept `'pluies acides'' l'ont
été. Le plus curieux cependant c'est que les 20% restant ont
été informé d'une façon hors du commun, par
messagerie/sms (Short message service) et/ou e-mails (messagerie
électronique). En effet, il ya quelques jours plusieurs d'entre nous
recevaient un message d'alerte qui proviendrait d'un organisme Américain
de l'espace et de l'astronautique (NASA pour ne pas le citer). Le message dans
sa version originale est le suivant:« "Be careful from
the 20th to 28th of this month, there is possibility of an ACID RAIN. The Dark
Circle appeared around the moon on 17th of last month and this is an indication
of Acid Rain. Apparently this happens once in 750 Years. It rains like normal
but it may cause skin Cancer if you expose yourself to it. So Alert your Loves
Ones, this information is from NASA. DO NOT neglect, please forward this to
family & friends, Better to be cautious than
sorry" ». Traduction littérale
française: « "Faites attention, entre le 20 et le 28 de ce
mois, il y a possibilité d'une pluie acide. Le cercle Noir(Obscure) a
apparu autour de la lune le 17 du mois dernier et ceci est une indication de la
Pluie Acide. Apparemment, ceci arrive une fois tous les 750 ans. Il pleut
normalement, mais cela peut être la cause d'un cancer de la peau si vous
vous exposez à elle. Ainsi, alertez vos biens aimés, ceci est une
information de la NASA. Ne négligez pas, s'il vous plait,
transférez ce message a la famille et aux amis, mieux vaut être
avertis que d'être désolé."»Assez
surréaliste certes, mais ce message continu de faire le tour.
De même, nous avons pu remarquer non sans tristesses,
qu'aucun des répondants n'a été capable de donner une
définition concrète de l'expression `'pluies acides''.
C°) Des raisons du choix du lieu d'habitation

Figure 12. Répartition des
répondants selon leurs choix d'habitation/construction
D°) A la question courez-vous des risques en y
résidant ? 254 interviewés soit 84% ont répondu par
l'affirmative.
E°) De la typologie des risques encourus
Nous en avons dénombré une dizaine, des risques
d'incendie aux intoxications par les fumées parfois `'asphyxiantes'' en
passant par inondation, Accident et déguerpissement. La première
remarque faite c'est que ces risques sont pour la plupart communs aux
groupes/grappes d'études et donc aux quartiers et villages
concernés.

Figure 13 :Répartition des
répondants selon leurs expositions aux potentiels risques encourus
Par ailleurs, le précédent diagramme fait
état de ce que les quartiers NDOKOTI, NDOGSIMBI, LOGBABA et OYAK sont
à priori les plus exposé aux risques recensés.
F°) De l'usage faite de l'eau des pluies.
A la question : Recueillez-vous de l'eau de pluie pendant
les averses ?263 répondants soit 86% affirment OUI. Et parmi
ceux-ci, les usages qu'ils en font sont diversifiés et
présentés dans le diagramme ci-dessous établi. Ici, nous
avons choisi d'évaluer séparément ces usages pour en
évaluer aisément les impacts.

Figure 14 :Répartition des
répondants en fonction des usages faite de l'eau de pluie
G°) Des maladies les plus fréquenteset
sémiologie associée
Au chapitre des maladies les plus récurrentes, le
Paludisme est cité en première intention (plus de 80% des
répondants), suivi de parasitoses intestinales divers et des dermatoses.
De plus, la répartition ci-dessous confortera nos hypothèses.
Soient a= Gêne respiratoire ; b=Sensation de brûlure sur la
peau ; c= Urticaires ; d= toux sèches ; e= Irritation des
yeux ; f= Irritation de la gorge et des narines ; g= Vertiges ;
h= Maux de têtecomme signes et symptômes associés,
tributaires d'une exposition permanente à la pollution industrielle.

Figure 15 :Répartition des
répondants en fonction des signes et symptômes associés.
Malgré les perturbations climatiques actuelles qui
sèment d'ailleurs des confusions dans les esprits, environ 55% soit 168
répondants affirment que ces maladies sont récurrentes en saisons
pluvieuses.
H°) Des sources d'approvisionnement en eau
potable

Figure 16 :Répartition des
répondants selon leurs approvisionnements en eau
La crise de l'eau actuelle marquée par la
résurgence des délestages d'eau à
répétition, constituent les principales raisons
évoqués par nos répondants pour justifier les recours aux
sources d'approvisionnement non conventionnelles en eau de boisson.
4. FACTEURS FAVORISANT
A°) Traitez-vous systématiquement ces eaux
avant de les consommer ?
Seulement 26% soit à peine 80 répondants
affirment OUI, et les seules méthodes de traitement
évoquées sont la filtration et très exceptionnellement
l'utilisation du chlore.
B°) De la gestion des déchets
ménagers
Presque 100% des interviewés affirment avoir une
poubelle (bien que pour la plupart ne disposant pas de couvercle). Ils sont
autant unanimes sur la collecte devant leurs domiciles respectifs par la
société HYSACAM (Hygiène et Salubrité du Cameroun).
C°) De la gestion des eaux usées.

Figure 17 :Répartition des
répondants selon le lieu de déverses d'eaux usées
D°) Par quel(s) moyen(s) cuisez-vous vos
aliments ?

Figure 18 :Répartition des
répondants selon les moyens utilisés pour cuisiner
E°) Du type de culture pratiquée et des
produits phytosanitaires utilisés ou non
Seulement dix-sept (17) répondants sur les 306
interrogés affirment pratiquer la culture des céréales.
Nous avons pu constater chez certains d'entre eux, une dizaine environ qui en
plus, avaient quelques bananiers et légumes dans leurs jardins. En
même temps, 59% de ceux-ci (dix répondants) déclarent
utiliser engrais, herbicides et insecticides.
F°) Typologie des nuisances auxquelles font face nos
enquêtés

Figure 19 :Répartition des
répondants selon les types de nuisances auxquels ils font face
ANALYSES ET DISCUSSION
1. ANALYSE DES ECHANTILLONS
On est forcé de constater qu'il n'existe pas de normes
de qualité pour l'eau de pluie, puisqu'elle n'est en principe pas
utilisable à l'état brut. Elle est considérée comme
une eau "non potable" d'autant plus que sa qualité est variable en
fonction des régions et non maîtrisable pour la plupart des
utilisateurs. Les analyses de l'eau de pluie reprennent les paramètres
utilisés pour l'eau potable. Pour nos échantillons, la
conductivité, la couleur et les solides totaux dissous au point I (point
du premier prélèvement) sont comparables à ceux du point
II, par contre la DCO, DBO5 et les MES y sont moins
élevées. On peut dire que les industries situées de ce
côté de la ville produisent plus de pollution. Néanmoins
les moyennes de tous ces paramètres ne sont pas statistiquement
différentes (P>0,05) on pourrait donc dire de ce fait qu'elles sont
comparables. D'après les résultats d'analyses les valeurs de pH
sont comprises entre 4,1 et 5,01. Comparées au pH de l'eau
météorique (pH=5,6) on en déduit que la pollution y est
vraiment effective. Même si selon l'OMS le pH n'a pas de valeur guide, et
donc à priori pas de d'impact sur la santé humaine, un pH trop
bas provoquera une toxicité par excès en fer (Fe), en
manganèse (Mn), en zinc (Zn) et en cuivre (Cu). Mais aussi une
déficience en calcium (Ca), en magnésium (Mg), en potassium (P)
et en soufre (S). Le molybdène (Mo) sera bloqué. Des pH faibles
peuvent donc augmenter la sensibilité des plantes aux maladies
cryptogamiques* et favoriser l'eutrophisation. Ces valeurs de même
que celles de la conductivité ont varié d'un point à
l'autre. La conductivité largement en deçà de la valeur
guide pour une eau de boisson.En règle générale,
lorsqu'une eau est dure, elle est alcaline, lorsqu'elle est douce, elle est
acide, les résultats obtenus confirme cette assertion. Quant à la
turbidité des échantillons d'ailleurs très forte, elle va
permettre à des micro-organismes de se fixer sur les particules en
suspension: la qualité bactériologique de ces eaux turbides est
donc suspecte. Nous n'avons certes pas effectué d'analyses
microbiologique et bactériologique mais, force est de constater que de
telles valeurs sont très indicatives de pollutions certaines.
|
(*) ...dont les organes reproducteurs ne sont ni des fleurs ni
des graines les algues etles champignons sont des plantes
cryptogames
|
2. IDENTIFICATION DU REPONDANT / UNITE
STATISTIQUE
L'enquête a été réalisée
auprès de trois cent six (306) ménages choisis
aléatoirement dans les quartiers les plus proches des usines et
industries de la zone. Grâce aux données de la grille
d'observation, notamment les remarques et observations en rapport avec le style
et la salubrité de l'habitat, nous avons pu établir une
classification selon le standing : A (Haut Standing) ; B (Moyen
Standing) et C (très bas Standing). C'est ainsi qu'on a pu
dénombrer 06 ménages classé A, 123 ménages
classé B et 176 ménages classé C.Nous avons
évalué le rapport de masculinité de notre
échantillon à plus de 127, largement au-dessus
de la moyenne régionale. Après dépouillement on peut
remarquer qu'un peu plus de 24 % sont des individus âgés de
cinquante ans et plus. Cependant, quel que soit le standing
considéré, la tranche la plus importante est celle située
entre 15(le centre de la classe statistique [11 - 20[) et 50 ans (60% de
l'échantillon), suivie de celle de moins de 15 ans (33%
de l'échantillon). Selon les estimations du 3e RGPH* la
population camerounaise est constituée à 43,41%
de personnes de moins de 15 ans, 46,29% de personnes comprises
entre 15 ans et 49 ans et 10,30% de plus de 50 ans. Si l'on
prend en compte les conditions de vie dans le milieu, on comprend pourquoi les
tranches de moins de 15 ans et plus de 50 ans sont moins importantes que la
moyenne nationale. On doit d'ailleurs s'alarmer de ce que les vieilles
personnes et même les enfants soient exposés à un
environnement aussi hostile à l'habitat. Quant au niveau d'instruction,
55% des interviewés ont le niveau du secondaire au moins. Ce qui
confère à ceux-ci l'aptitude de compréhension des
questions. Douala IIIe étant l'un des arrondissements les
plus denses de la métropole, on a pu remarquer que plus de 50% des
ménages (155 au total) comptent plus de huit (08) personnes, synonyme de
familles nombreuses. De même, la plupart des répondants
évolue dans l'informel.
3. RISQUES SANITAIRES
ENVIRONNEMENTAUX
Près de 60% des enquêtés ont donné
une définition classée « a »
= Probabilité qu'un évènement survienne. C'est quasiment
la même tranche qui affirme avoir entendu parler de pluies acides et ce
par le canal des médias essentiellement, même si ces derniers ne
peuvent pas définir cette expression. Ceci nous amène à
croire que nos populations cibles sont sans doute conscientes des potentiels
dangers auxquels elles pourront faire face. En effet, des réponses qui
nous ont été données, Nous en avons dénombré
une dizaine : des risques d'incendie aux intoxications par les
fumées parfois `'asphyxiantes'' en passant par inondation, Accident et
déguerpissement. La première remarque faite c'est que ces risques
sont pour la plupart communs aux groupes/grappes d'études et donc aux
quartiers et villages concernés. Par ailleurs, le diagramme de la figure
13 fait état de ce que les quartiers NDOKOTI, NDOGSIMBI, LOGBABA et OYAK
sont à priori les plus exposé aux risques recensés. A la
question : Recueillez-vous de l'eau de pluie pendant les averses ?
263 répondants soit 86% affirment OUI. Et parmi ceux-ci, les usages
qu'ils en font sont assez diversifiés. Le plus curieux c'est que 6% des
répondants quand même se revendiquent d'utiliser ces eaux de
pluies comme eau de boisson !Au chapitre des maladies les plus
récurrentes, le Paludisme est cité en première intention
(plus de 80% des répondants), suivi de parasitoses intestinales divers
et des dermatoses. De plus, la répartition faite dans la figure 15
confortera nos hypothèses. Soient a= Gêne respiratoire ; b=
Sensation de brûlure sur la peau ; c= Urticaires ; d= toux
sèches ; e= Irritation des yeux ; f= Irritation de la gorge et
des narines ; g= Vertiges ; h= Maux de têtecomme signes et
symptômes associés, tributaires d'une exposition permanente
à la pollution industrielle. En consultant les registres et archives des
hôpitaux de district de LOGBABA et d'OYAK, nous avons remarqué une
grande similitude avec nos données. En effet, en moyenne 54% des motifs
de consultation sont attribués au paludisme contre 38% pour les
gastro-entérites et autres parasitoses intestinales. De même, les
incidences de ces maladies sont plus élevées en saison des
pluies. Par ailleurs, La crise de l'eau actuelle marquée par la
résurgence des délestages d'eau à
répétition, constituent les principales raisons
évoqués par nos répondants pour justifier les recours aux
sources d'approvisionnement non conventionnelles en eau de boisson. (Voire
figure 16)
4. FACTEURS FAVORISANT
Si l'ensemble des conditions du milieu naturel et des
activités anthropiques (surtout industrielles) sont la cause de ces
phénomènes dans l'arrondissement de Douala IIIe, nos
études nous montrent que l'incivisme et la négligence des
populations n'est pas en reste. Pour les eaux provenant des sources telles
forages, puits, pluies ... seulement 26% soit à peine 80
répondants affirment OUI à la question Traitez-vous
systématiquement ces eaux avant de les consommer ? Et les
seules méthodes de traitement évoquées sont la filtration
et très exceptionnellement l'utilisation du chlore. Ce manque
d'hygiène à notre avis, peut accroître les incidences des
parasitoses intestinales déjà élevées. A
côté de ceci, l'utilisation de certainessources d'énergies
tels le bois de chauffe conduit certes à une pollution locale, mais
surtout peut causer des irritations des yeux et autres, infirmant ainsi nos
hypothèses. Cependant, la mauvaise gestion des eaux usées et des
déchets ménagers à quelques endroits explique la forte
prolifération des vecteurs dont les populations font face à leurs
nuisances. Ailleurs, la forte proximité avec les usines expose nos
répondants aux odeurs nauséabondes et aux fumées
permanentes (parfois asphyxiantes). Un autre fait marquant, sur la douzaine
d'Industries enquêtés, aucune d'entre elles n'a pu fournir un
quelconque rapport d'études portant sur l'évaluation des impacts
de leurs entreprises sur l'environnement pendant ces cinq (05) dernières
années. Au final, l'autorité municipale et la MAGZI d'une part,
les délégations régionales en charge de l'administration
du territoire, et même des domaines, des affaires foncières et du
cadastre d'autres part, ont prévu des mesures restrictives quant
à l'occupation des zones à haut risques (au voisinage de la zone
industrielle). Seulement, toutes ces mesures à notre avis n'ont jamais
pu être effectuées.
GRILLE D'OBSERVATIONS
Il ressort de cette grille d'observations qu'environ 48% des
maisons se trouvent en aval et 52% légèrement en amont. En effet,
malgré le relief globalement uniforme de la ville Douala, certains
quartiers de l'arrondissement ont une topographie très variable. Ainsi,
celles des populations vivant dans les bas-fondssont autant exposées aux
pollutions environnantes et leurs effets qu'aux inondations permanentes en
saisons de pluies. De même, plus de 65% des enquêtés vivent
dans des cases construites en matériaux provisoires et ce dans une
très grande proximité avec les centres de production des
industries locales. Une telle promiscuité nous permet de comprendre
comment les quartiers spontanés se sontcréés en se
greffant aux autres déjà existant dans cette zone. D'ailleurs,
avec la pauvreté ambiante ici, il s'agit pour ces populations de parfois
défier les lois de la nature et de bafouer toutes les règles
d'hygiène de base. En effet, le manque d'espace, de ressources
financières et parfois de civisme poussent la plupart d'entre elles
à construire leurs fosses d'aisances un peu n'importe où et alors
n'importe comment. Presque tousles puits d'eau encore fonctionnels n'ont pas de
margelles, et sont parfois foré en aval des latrines. Les structures de
recueillement de l'eau de pluies laissent à désirer. Les
gouttières sont parfois fabriqués avec des chutes de tôles
(oxydés par l'usure du temps) et orientés vers des fûts
tantôt en plastique, ou bien et plus régulièrement en
métal. L'entretien avec le chef d'un bloc du quartier NDOGSIMBInous a
révélé la provenancede ces récipients de 200L. Il
s'agirait pour la plupart de fûts ayant contenu du polyuréthane,
principal réactif intervenant dans la fabrication des matelas mousses et
dérivés (d'ailleurs très toxiques). Dans presque 75% des
cas, la distance maximale du point d'approvisionnement en eau avec une source
de pollutionvarie de 3 à 15 mètres. Pire encore, aucuns des
quartiers et villages où nous avons enquêté ne dispose d'un
système d'assainissementet de collecte des eaux usées. Pour les
usines et industries qui en disposent, l'usage n'est aucunement destiné
aux populations voisines. La distance approximative moyenne entre la maison et
le bac à ordure d'HYSACAM le plus procheest de 385 mètres.
Autrement dit, pour certaines populations des bas-fonds où
l'accès par la route est parfois précaire, c'est un parcours du
combattant. Il faut pour certains braver la traversée de plusieurs axes
routiers et chemins de fers pour vider ses poubelles. Les moins
téméraires vont se débarrasser de leurs ordures sous les
bananiers, dans les caniveaux et même dans la rivière pour
certains cas.En conclusion, la plupart des nuisances dont les populations font
face nait de leurs actions. La prolifération des moustiques dans ces
différents quartiers est le fait, sans nul doute, de l'abandon des
récipients de recueillement d'eau de pluie pendant plusieurs jours
à l'extérieur. En effet, plus de 95% de ces récipients
n'ont pas de couvercles et sont exposés à l'air libre ; ce
qui constitue, avec un climat doux, de principaux gîtes larvaires pour
ces moustiques. Par ailleurs, ce sont les dépôts anarchiques
d'ordures de toutes sortes qui vont favoriser la prolifération d'autres
arthropodes (à l'instar des mouches), des fourmis, des rongeurs, et donc
d'animaux errants.
1. CONCLUSION GENERALE
A l'issue de ce travail, où il s'est agi
d'évaluerla qualité des eaux météoriques de la zone
industrielle de Douala-bassa et ensuite, les potentiels risques que celles-ci
pourraient avoir tant sur la santé publique que sur l'environnement,
force nous à été donné de constater que :
Ø Suite aux analyses physico-chimiques, la
qualité de l'eau ne présente pas de risque sanitaire majeur pour
l'Homme. Comme le témoignent les faibles concentrations des
différents sels minéraux y afférents.
Ø Néanmoins les résultats trouvés
au niveau des différents sites font état de ce que la
qualité de l'eau météorique est influencée par la
pollution atmosphérique causée aussi bien par les automobiles que
par les Industries à travers leur émission gazeuse riche en NOx,
SO2 et COx.
Ø Bien que l'arrondissement de Douala IIIe
soit fortement industrialisé, la pollution de l'environnement n'est pas
le seul fait des industries. En effet, le trafic routier et ferroviaire y est
très dense. En plus, selon Monsieur le délégué
régional de l'Environnement, de la protection de la nature et du
développement durable pour le Littoral, M. NGUEGANG Etienne pour ne pas
le citer, près de 90% des véhicules en circulation dans la ville
ont plus de vingt ans d'âge et donc consomment et polluent beaucoup plus.
Ø De même, malgré la mise sur pied tout
récente du nouveau Plan Directeur d'Urbanisme de Douala, ce qui est une
décision très salutaire pour le pays, le bateau du changement a
de la peine à accoster. En effet, on peut encore constater :
· un incivisme caractérisé des populations
dans la région (surtout en matière de circulation
routière) ;
· la prolifération et l'implantation anarchique
de certaines usines à risque (ACIERIES du CAMEROUN, ADER, CCC, CIMENCAM,
PILCAM, SABC, SCDP, SICACAO, UCB, USINE UNALOR, YARA Cameroun, etc.) pour ne
pas les citer ;
· les émissions de particules (poussière,
particules fines contenant des vapeurs d'hydrocarbure, gaz à effet de
serre) ;
· le déversement des déchets de certaines
usines industrielles aux environs des habitations ;
· la qualité de l'eau produite souvent dangereuse
et impropre à la consommation dans plusieurs banlieues ;
· les problèmes d'assainissement (dommages
perceptibles surtout en saisons pluvieuses) ;
· l'infection des sites (air, eau, sols) ... ce qui
contribuent à la pollution de l'eau des pluies.
· Par ailleurs, l'un des faits les plus
déplorables est la construction de certains campus universitaires
à proximité des usines à risques (Guinness, SABC, SICACAO,
etc.).
Ø Les autres risques sanitaires environnementaux
liés à l'occupation de ces mêmes zones sont :
infections pulmonaires diverses (due au smog environnant) ; destruction
quasi irréversible des écosystèmes aquatiques et/ou
terrestres ; les intoxications alimentaires causées par la
consommation des produits halieutiques (eux-mêmes intoxiqués)
vivant dans les cours et plans d'eau de la zone.
Ø Les facteurs favorisant sont d'ordre naturel et
anthropique :
· Facteurs naturels :
ï Nature du sol (son pouvoir tampon, sa porosité
...) ;
ï Topographie de la zone ;
ï Pluviométrie (très variable) ;
ï Hydrographie (réseau très
dense) ;
ï Relief (assez variable) ;
ï Morphologie (étude morphométrique).
· Facteurs anthropiques :
ï Pollutions industrielle et automobile
massives ;
ï Occupations anarchiques des zones à haut
risques ;
ï Constructions non contrôlées et sans
permis de bâtir ;
ï Mauvaises gestion des déchets liquide et
solide ;
ï L'incivisme notoire, le manque d'information et de
volonté.
La carte N° 6 montre les quartiers de l'arrondissement
où les risques les plus élevés sont plus
concentrés. (Annexe)
2. SUGGESTIONS
Au terme de cette étude, nous pouvons formulerdes
suggestions visant à préserver la qualité des eaux
météoriques dans l'arrondissementde Douala IIIe d'une
part, et surtout à promouvoir la Santé des Hommes et de
l'environnement d'autre part. Rappelons que celles-ci peuvent être
appliquées à court, moyen et long terme, selon les acteurs mis en
jeux.
A°) A COURT TERME
ï L'autorité communale devrait renforcer la
sensibilisation et l'éducation des populations sur les méfaits de
la pollution atmosphérique (CAD3e; CUD et ONG
partenaires au développement), et les industriels sur leur part de
responsabilité dans cette pollution ;
ï Elle devra organiser une formation de la population sur
les méthodes simples de potabilisation de l'eau ; mais aussi et
surtout sur l'utilisation des toilettes modernes privées et publiques;
de même que la construction et l'utilisation des latrines
améliorées.
ï Les autorités communales des arrondissements de
Douala 3e et 5e devraient, en partenariat avec des ONG
locales, organiser des campagnes d'information et de sensibilisation des
populations quant aux dangers qu'ils courent en s'installant dans les zones
à risques telles les abords de la zone industrielle.
ï Elles devront aussi aménager les voiries et
autres servitudes des différents quartiers/villages en collaboration
avec les chefs de villages et blocs ; et revoir à la hausse le
nombre de Bacs à ordures à raison d'au moins un bac par grand
carrefour. (en partenariat avec HYSACAM)
ï Il serait de même très important de former
les populations dans des domaines comme la gestion efficace et efficiente des
déchets solides et liquides par elles produits, et la lutte
anti-vectorielle (désinsectisation, dératisation...) à
travers les activités d'hygiène et d'assainissement personnelles
et/ou collectives.
B°) A MOYEN TERME
· Veiller à l'application dans les brefs
délais et renforcer le respect du Plan Directeur d'Urbanisme à
travers la DRDUH/LT (Délégation Régionale du
Ministère du Développement Urbain et de l'Habitat pour le
Littoral), la DRDAFC/LT (Délégation Régionale du
Ministère des Domaines, des Affaires Foncières et du Cadastre
pour le Littoral) et la CUD ;
· Ces autorités locales devront entreprendre la
destruction de toutes les latrines non conventionnelles, curer permanemment les
cours d'eau, assainir le milieu et surtout revaloriser les sources
communautaires d'approvisionnement en eau potable, loin du voisinage des
industries.Et même construire des toilettes améliorées
publiques/privées. (CAD 3e, CUD, ONG,Chefferies et
Populations cibles) ;
· Elles devront avec l'appui des pouvoirs publics
construire des systèmes d'assainissements (systèmes de collectes
des eaux usées, système d'égouts ...) ;
· Par ailleurs, l'une des alternatives à laquelle
celles-ci pourraient faire recours, en attendant la sortie de crise liée
à la pénurie d'eau courante, c'est la construction d'Aire de
captage d'eau de pluies à usage collectif. En effet, à partir du
moment où la nappe phréatique présente des signes de
pollution, la prolifération des forages et puits d'eau à usage
communautaire ou individuel, serait donc inutile. Cependant, l'eau de pluie
bien qu'étant acide, peut être recueilli directement des toitures
grâce à un dispositif bien élaboré, et traité
de ses impuretés avant usage. Ainsi donc, l'Impluvium, qui est le
système de captage et de stockage des eaux pluviales serait le plus
indiqué en pareil circonstance. (Nous proposons en annexe un plan
architectural de construction d'un impluvium communautaire adapté aux
besoins des populations cibles) ;
· Le Gouvernement devrait élaborer une
cartographie des zones à risques dans tout le pays afin de faciliter
l'intervention en cas de catastrophe industrielle (MINATD et MINSANTE);
C°) A LONG TERME
ï La Commune d'Arrondissement de Douala IIIe
devrait en collaboration avec la Communauté Urbaine et les
autorités territorialement compétentes, mener
régulièrement des missions d'inspection et de contrôle
sanitaires dans toutes les industries de la zone. Ces missions auront pour
objectifs entre autres :
- D'évaluer le niveau de respect des obligations
environnementales en conformité avec la loi cadre N° 96/012 du 05
Août 1996 et autres lois connexes en vigueur dans notre pays ;
- D'identifier les industries ne présentant aucune
Etude d'Impact Environnementale et sociale (avant la mise sur pied du projet)
ou d'Audit Environnemental, et de leur en exiger dans les brefs
délais...
ï Elles devront également restructurer ou
déguerpir les quartiers à habitat spontané et les
quartiers à haut risque et surtout prévoir le recasement des
populations.
ï L'Etat à travers son gouvernement devrait
imposer à tous les industriels l'utilisation des filtres
atmosphériques afin de limiter les taux de rejets des gaz
toxiques ;
ï De même, il devrait songer à encourager
l'achat des véhicules munis des pots catalytiques et des motos à
moteur quatre temps en supprimant certaines taxes à l'importation;
ï Rénover et remettre en services toutes les
stations météorologiques et les doter d'installation de stations
de contrôle de pollution atmosphérique afin de mieux orienter les
prises de décisions ;
ï Assurer le renforcement des capacités d'analyses
des laboratoires spécialisés en matière de contrôle
de la pollution atmosphérique et de la qualité des eaux.
ï En somme, il serait judicieux que l'Etat songe à
élaborer un programme consistant à : identifier les
différentes causes et sources des pluies acides, évaluer les
effets environnementaux et économiques, et envisager des actions pour
réduire voire éliminer ces causes ; tout ceci avec l'aide
d'un Système d'Information Géographique (SIG).
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET
WEBOGRAPHIQUES
Nous avons mené nos recherches sur une
thématique dont les implications et imbrications sont multiples et dont
les contours sont variés. Notre vouloir était de démontrer
que l'usage et/ou la consommation des eaux météoriques peut
constituer un sérieux problème de Santé publique et qu'en
plus la dégradation de l'environnement n'est pas en reste. Entendu donc
qu'une recherche est toujours progressive et non définitive, un
complément si enrichissant a été trouvé tant dans
les ouvrages généraux que ceux dits de spécialité,
et tout naturellement dans les modules de cours reçu pendant ces trois
dernières années de formation.
OUVRAGES GENERAUX :
è « Air », in
Encyclopédie Numérique, Microsoft Encarta 2009, Chap.
2 ;
è Déclaration de la Conférence des
Nations Unies sur l'Environnement, Stockholm, 1972, §. 2 ;
è Convention sur la pollution atmosphérique
transfrontière à longue distance, 1979, Genève, Art.
6 ;
è [1].
?Regrain R., Auphan E. (1999),
L'eau et la ville, comité des travaux historiques et scientifiques,
Armand colin ;
è [2].
? Glocheux (Dominique),
Sauver la planète, mode d'emploi, éditions J.C.
Lattès ;
è [3].
?PLAN D'ACTION NATIONAL DE
GESTION INTEGREE DES RESSOURCES EN EAU (PANGIRE), Chapitre introductif, MINEE,
Décembre 2009 ;
è [4].
?Léger
NTIGA, « Pollution par la poussière : Source d'au moins 10.000
décès et 200 cancers », Une étude
réalisée au Cameroun par l'Ong Friends of the Earth
International, 10 juillet 2008.
http://www.camerounlink.net/fr/index.php?
Lu le 22 Avril 2012.
è [5].
?Source : Armand Colin,
http://environnement.ecoles.free.fr,
lu le 14 Avril 2012 ;
è [6].
? système d'analyse des
risques et de maîtrise des points critiques, traduction littérale
de HAZARD ANALYSIS CRITICAL CONTROL POINTS.
OUVRAGES SPECIALISES:
è MEVA'A ABOMO Dominique, Thèse,
« de l'abondancedes ressources en eau à la rareté
de l'eau potable dans les villes littorales du Sud, un indicateur pertinent de
la crise managériale de ces espaces urbains : l'exemple de
Douala au Cameroun », 2006, Chapitre introductif.
è Salem G, Fournet F. (oct. 2001), Santé et
urbanisation en Afrique, 6ème congrès international francophone
de médecine tropicale, Conférence introductive
générale, Dakar ;
è Mamert F.L. (2000), Plan municipal de gestion de
l'environnement de Douala, Communauté Urbaine de Douala ;
è Fouda M., Meva'a Abomo D. (2004), Rapport des
travaux effectués au titre de la carte d'aptitude des sols à
l'assainissement individuel de l'agglomération de Douala,
Société d'Assainissement et d'Hydrologie de Grenoble
(SOGREAH) ;
è Di Méo G. (1985), Objectivation et
représentation des formations socio-spatiales, IN Anales de
Géographie, N° 537 ;
è Salem G. (1998), Espace, santé et territoire
en zone intertropicale, IN Cahier d'étude et de santé francophone
/ Santé, numéro 6.
è Projet urbain FAC(1983), Etude « Eau et
assainissement » du Schéma Directeur d'Aménagement et
d'Urbanisme de Douala, rapport de première phase, Communauté
Urbaine de Douala ;
è Tendron G. (2001), Problèmes environnementaux
de l'eau et sa gestion à Douala (Cameroun), mémoire de stage de
DEA de Géographie, Université de Caen-Basse Normandie (France).
è Association Internationale des Techniciens Experts et
Chercheurs - AITEC(1994), Environnement : l'eau et assainissement dans le
monde.
è Société Nationale des Eaux du
Cameroun(2001), L'eau c'est la vie, journal de l'entreprise, numéro de
juillet.
L'on s'est référé également aux
divers instruments juridiques conventionnels ou nationaux et internationaux
tels que :
è Droit et politiques publiques de l'environnement
au Cameroun (1993),
è Droit de l'environnement en Afrique
(1996) ;
è Jean Marc LAVIEILLE, Droit de l'environnement
(2004),
è Lothar GÜNDLING, Droit de
l'environnement : atmosphère, eau douce et sol (1998).
è l'Agenda 21 (1992),
è La Convention des Nations Unies sur les
changements climatiques (1994) et son Protocole de Kyoto (2005),
è La Convention de Vienne pour la protection de la
couche d'ozone, (1988) et son Protocole de Montréal (1989) ;
è La Loi N° 96/12 du 05 août 1996
portant Loi - Cadre relative à la gestion de l'environnement au
Cameroun ;
è la Loi N° 98/015du 14 juillet 1998 relative
aux Etablissements classés dangereux, insalubres ou incommodes,
è le Nouveau Code de lois pénales,
2ème Ed°. (2006), et La Constitution du
Cameroun (1996).
WEBOGRAPHIES
è
http://www.wikipédia.com/fr/pluies_acideslu le Lundi 05
Mars ;
è -
http://www.acdi-cida.gc.ca/xpress/dex/dex9709.htm[Geo-2-
103] Readon March 7th, Wednesday;
MODULES DE COURS EXPLOITES
è Sciences de bases : - Cours de
Chimie Analytique I et II dispensé par MM. Calvin BISONG et Bienvenu
AKAM ;
- Cours de Cartographie dispensé par M. B.
ENOA ;
- Cours de Microbiologie/Bactériologie I et II
dispensé par M. FOTIE ;
- Cours d'Urbanisme dispensé par M. ANGONI MANI,
- Cours de Recherche dispensé par M. Simon Pierre
NYAMSI ;
- Cours d'Informatique I et II dispensés par Mme ABOMO
et M. J.J. ELOUNDOU
è Sciences de l'eau et de l'environnement :
-Cours dispensé par MM. KAGOMBE
Témothé, ENOA B., FOPA LANGOUO, NDJAMA A BITANG, M. ANGONI MANI,
M. NDENDE, M. René ATEUKENG et bien entendu M. Blaise MANGA.
LISTE DES ANNEXES
|
Annexe I
|
Carte administrative de la ville de Douala
|
|
Annexe II
|
demande d'autorisation de recherche N°
217/MINSANTE/DRH/DRSPC/EITMS-GS/SES/BRD signée du directeur de
l'EITMS-GS et adressée au Sous-préfet de l'arrondissement de
Douala III
|
|
Annexe III
|
demande d'autorisation de recherche N°
218/MINSANTE/DRH/DRSPC/EITMS-GS/SES/BRD signée du directeur de
l'EITMS-GS et adressée au Maire de la commune d'arrondissement de
Douala III
|
|
Annexe IV
|
L'autorisation Spéciale de recherche N°
36/ASR/C19-03/BAAJP signé du sous-préfecture dudit
arrondissement.
|
|
Annexe V
|
Fiche de collecte de données contenant un questionnaire
et une grille d'observation
|
|
Annexe VI
|
Tableau attributaire et cartographie des zones à
risques
|
|
Annexe VII
|
Extrait du rapport de présentation des
résultats définitifs du 3èRGPH
|
|
Annexe VIII
|
Bulletins d'analyses physico-chimiques des échantillons
d'eau de pluies prélevées
|
|
Annexe IX
|
Cycle d'émissions, de transformation et de
dépôts des polluants
|
|
Annexe X
|
Esquisse d'évaluation de la gravité de la
situation
|
|
Annexe XI
|
Plan détaillé de construction d'un Impluvium
communautaire à bas prix et d'une capacité d'environ dix
mètres cube (10m3)
|
|
Annexe XII
|
Exemple d'Impluvium réalisé en zone
sahélienne. Crédit Photo : CREPA-Burkina
Faso
|
   
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