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Evaluation qualitative des eaux meteoriques de la zone industrielle de Douala-Bassa et risques sanitaires lies a leur consommationpar Sidoine Dave YAGOUE KAMENI Ecole des Infirmiers, Techniciens Médico-Sanitaire et du Génie Sanitaire de Yaoundé - Technicien du Génie Sanitaire 2012 |
Paramètres spécifiques : Ce sont des paramètres rendant compte des pollutions spécifiques. Il s'agit de : La teneur en hydrocarbure ; la teneur en graisses et huiles ; la teneur en métaux ; la teneur en toxiques spécifiques : cyanure par exemple ; la teneur en micro polluants organiques : organochlorés, composés phénolés, hydrocarbures mono aromatiques, hydrocarbures polycycliques.EAUX : L'eau est un composé chimique ubiquitaire (c'est-à-dire capable de se trouver partout au même moment) sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus. C'est le milieu de vie de la plupart des êtres vivants. Elle se trouve en général dans son état liquide et possède à température ambiante des propriétés uniques : c'est notamment un solvant efficace pour beaucoup de corps solides trouvés sur Terre -- l'eau est quelquefois désignée sous le nom de « solvant universel ». Par eau, on comprend souvent liquide incolore constitué à majorité d'eau, et pas simplement l' eau pure. Suivant sa composition chimique qui induit son origine ou son usage, on précise : eau minérale, eau de Seltz, eau de source, eau de mer, eau douce, eau potable, eau de pluie, eau du robinet, eau de table, eau gazeuse, eau plate... En chimie, on parle d' eau lourde, eau dure, eau distillée. Par ailleurs, Le cycle de l'eau (connu scientifiquement sous le nom de cycle hydrologique) se rapporte à l'échange continu de l'eau entre l' hydrosphère, l' atmosphère, l'eau des sols, l'eau de surface, les nappes phréatiques et les plantes. Le volume approximatif de l'eau de la Terre (toutes les réserves d'eau du monde) est de 1 360 000 000 km3. Dans ce volume : · 1 320 000 000 km3 (97,2 %) se trouvent dans les océans, · 25 000 000 km3 (1,8 %) se trouvent dans les glaciers et les calottes glaciaires, · 13 000 000 km3 (0,9 %) sont des eaux souterraines, · 250 000 km3 (0,02 %) sous forme d'eau douce dans les lacs, les mers intérieures et les fleuves, · 13 000 km3 (0,001 %) sous forme de vapeur d'eau atmosphérique à un moment donné. L'eau liquide est trouvée dans toutes sortes d'étendues d'eau, telles que les océans, les mers, les lacs, et de cours d'eau tel que les fleuves, les rivières, les torrents, les canaux ou les étangs. La majorité de l'eau sur Terre est de l'eau de mer. L'eau est également présente dans l'atmosphère en phase liquide et vapeur. Elle existe aussi dans les eaux souterraines ( aquifères). Sa consommation est très inégale selon les niveaux de développement des pays : · 3000 m/habitant/an dans les pays européens ; · 9985 m/habitant/an aux États-Unis ; · 200 m/habitant/an dans des pays en développement comme l'Angola ou l'Éthiopie ; · 20 litres par jour par habitant au Mali ou à Haïti. Les associations humanitaires pointent du doigt ces disparités. Un Américain utilise 600 litres d'eau par jour et un Européen 200, quand un Africain doit survivre avec moins de 30 litres. L'inégalité de consommation d'eau dans le Monde et sa pénurie poussent certaines populations à recourir à d'autres sources d'approvisionnement telles les eaux de pluies. EAUX METEORIQUES : L'expression « eaux météoriques » savamment utilisée de nos jours et qui tend à remplacer le terme `eaux de pluies' désigne toute substance liquide et transparente, sans couleur et à priori sans odeur ni saveur, qui avant de tomber sous forme de précipitations, subit une série de phénomènes dans la haute atmosphère. Ces phénomènes portent le nom de météores. On distingue des météores gazeux (le vent), aqueux (pluie, neige, grêle), lumineux (arc-en-ciel, halo, aurore polaire), et électriques (éclair, foudre). A l'issue de cette formation, on peut obtenir des `pluies acides' selon que certains gaz acides présent dans l'atmosphère provenant des industries, du trafic urbain, les contaminent par miscibilité dans la vapeur d'eau atmosphérique. L'expression « pluie acide » désigne toute forme de précipitation anormalement acide. On distingue les retombées humides (pluie, neige, brouillard, smog...) des retombées sèches (particules fines, gaz). Cette expression a été utilisée pour la première fois par Robert Angus Smith en 1872. L'acidification des précipitations a des conséquences désormais médiatisées sur la forêt, mais elle affecte aussi la santé humaine, les bâtiments et peut-être de nombreuses espèces animales, fongiques, lichéneuse et végétales. L'acidification de certaines eaux de surface et l' acidification des océans en sont des conséquences secondaires. L'acidification peut être due à des émissions locales de polluants, mais aussi à des polluants transportés sur des centaines, voire des milliers de kilomètres. À l'origine des pluies acides, on trouve essentiellement les oxydes de soufre ( SO2) et d'azote ( NO et NO2). Ces polluants réagissent dans l' atmosphère avec le dioxygène et l' eau pour former respectivement de l' acide sulfurique H2SO4 et de l' acide nitrique HNO3. D'autres acides peuvent intervenir dans une moindre mesure : acide chlorhydrique, acide fluorhydrique, ammonium, acide formique, acide acétique... L'acidité d'une solution aqueuse est mesurée par son pH : · une solution de pH = 7 est dite neutre ; · une solution de pH < 7 est dite acide ; plus son pH s'éloigne de 7 (diminue) et plus elle est acide ; · une solution de pH > 7 est dite basique ; plus son pH s'éloigne de 7 (augmente) et plus elle est basique. L'échelle de pH est une
échelle
logarithmique, ce qui signifie que lorsque le pH diminue d'une unité
(dans le domaine acide), l'acidité de la solution est multipliée
par 10. Ainsi, une solution de pH = 3 est 10 fois plus acide qu'une solution de
pH=4, 100 fois plus acide qu'une solution de pH=5. Dans des conditions
normales, le pH de l'eau de pluie se situe autour de 5,6 : elle est donc
naturellement légèrement acide, en raison essentiellement de la
solvatation de
dioxyde de
carbone atmosphérique, qui forme de l'
acide carbonique
H2CO3 selon la réaction : CO2 (aq)
+ H2O (liq) On parle donc généralement de pluie acide lorsque le pH de l'eau est inférieur à 5. L' acidité de ces retombées a deux origines principales : · des sources naturelles ou semi-naturelles : émissions volcaniques soufrées, oxydes d'azote produits par la foudre, gaz issus de certaines formes de décomposition biologique terrestres, ou émis par les océans, feux de forêts... · des sources anthropiques, dont l' industrie, les centrales thermiques, le chauffage et les transports... Les pluies acides résultent essentiellement de la pollution de l' air par le dioxyde de soufre (SO2) produit par l'usage de combustibles fossiles riches en soufre, ainsi que des oxydes d'azote (NOx) qui se forment lors de toute combustion de l'atmosphère, produisant de l' acide nitrique. En ce qui concerne l'action humaine sur l'environnement, les usines, le chauffage et la circulation automobile sont les principales sources. L' acide chlorhydrique issu de l'incinération de certains déchets plastiques, et l' ammoniac généré par les activités agricoles contribuent également aux pluies acides. D'autres produits, tels que par exemple le dioxyde de carbone (CO2) qui produit de l' acide carbonique lorsqu'il se dissout dans l'eau, et les acides fluorhydriques sont en cause, mais moindrement. ZONE INDUSTRIELLE : Un parc industriel ou zone industrielle est une zone géographique prévue pour un usage industriel. L'idée de réserver du terrain pour l'usage industriel par le zonage part de plusieurs besoins : · La nécessité de concentrer les infrastructures nécessaires dans un secteur limité pour réduire les coûts. Ces infrastructures incluent les rues, les voies ferrées, l'électricité haute-tension (généralement triphasée), un aqueduc à fort débit, le gaz naturel ainsi que des services de télécommunication. À cette infrastructure de base peuvent s'ajouter des équipements de services (restauration inter-entreprise, poste, gardiennage...). · Le besoin de tabler sur de telles infrastructures pour attirer les entreprises. · La nécessité de séparer les usages industriels des autres activités urbaines afin de réduire les impacts environnementaux et sociaux (cf. zoning Le Corbusier). · Le besoin d'offrir les contrôles environnementaux localisés spécifiques aux exigences des zones industrielles. Les différents parcs industriels existants remplissent ces exigences à différents degrés. Beaucoup de petites villes ont créé des parcs industriels qui n'ont qu'un accès à l'autoroute et le strict minimum comme infrastructure, soit les rues, avec aqueduc, égout et électricité, et le minimum de contrôle environnemental. Les parcs industriels sont généralement situés près des accès autoroutiers et dans le voisinage d'autres infrastructures de transport, notamment un aéroport, un port, et surtout une voie ferrée. La zone Bassa de Douala est celle qui fut occupée par les membres de l'ethnie "Bassa'a" lorsqu'ils ont été repoussés à l'intérieur de la ville au XVIIe siècle par les Sawa, qui provenaient alors du sud (Guinée, Congo...). La ville de Douala, qui tournait à ses débuts à la zone Douala dut, par la force des arrivées massives des populations des autres parties du Cameroun, s'étendre vers l'intérieur, ce qui fait qu'aujourd'hui, la zone Bassa, d'abord périphérique, fait totalement partie de la ville. Elle est limitée à l'Est par le fleuve Dibamba (qui constitue aussi, par la force des choses la frontière Est de la ville), au Sud par l'Axe-Lourd Douala-Yaoundé, à l'Ouest par les quartiers New-Bell et Bépanda, Au Nord par la zone Akwa-nord. La Zone Bassa est surtout composée de quartiers populeux. Les plus importants d'entre eux sont: Ndog-Bong, quartier semi-résidentiel, Nyalla, Ndogsimbi, Logbaba, Bassa, Ndokoti, Madagascar et biens d'autres. Des aménagements immobiliers y sont aussi réalisés, ce qui a permis la construction de la Cité des Palmiers par la SIC. Bassa peut aussi s'enorgueillir d'abriter le carrefour le plus grand et le plus bondé de toute la ville, qui est situé au quartier Ndokoti. Une zone industrielle y est aussi implantée depuis plus de trois quart de siècle (la Zone Industrielle Bassa, ZIBA) où sont installés des minotiers, des brasseries, des savonneries, etc. Et d'ici quelques années, il devrait y être construit le nouveau Grand Stade de la ville, dans le quartier de Yassa, à la sortie Est de la ville. RISQUE : Nom masculin, de l'italien « risco », c'est un danger que l'on peut plus ou moins prévoir selon le dictionnaire universel (2004). Ce concept tire ses origines du contexte épidémiologique qui prévalait au moyen âge. Il a plusieurs connotations qui varient selon les contextes et les utilisations. Selon les assureurs, il s'agit d'une perte, d'un préjudice éventuel garantis par une compagnie d'assurance moyennant le payement d'une prime. C'est un Préjudice ou sinistre indemnisables par les assurances ; exemple : assurer un risque, assurance tous risques (encarta 09). Selon Isabel DERVAUX, le risque était un terme employé dans le langage à la fin du XVI siècle avec une connotation à la fois négative, s'est précisée et s'est distinguée du mot « fortune ». Le risque est aussi familier à tous ceux qui s'intéressent aux jeux de hasard (carte, roue, devinettes, ...). En économie, l'analyse du risque renvoi à l'évaluation des aléas encours lors de la mise en oeuvre d'une opération. En Géographie, il s'agit selon Marie-Thérèse ITONGO (Docteur en la discipline), d'un évènement naturel dommageable survenant dans un milieu vulnérable. Il résulte de la confrontation d'un aléa (occurrence d'un phénomène naturel d'intensité donné) et d'une vulnérabilité (présence humaine). L'expression de ce risque se traduit par des préjudices aux Hommes et des dommages aux biens et aux activités. La notion de probabilité, de hasard ou encore de crainte sont indissociable du concept de risque. Mais quand on parle de RISQUES SANITAIRES, ceci fait appel inéluctablement à un autre concept, une autre expression aussi importante que la précédente : Sécurité sanitaire. RISQUES SANITAIRES et SECURITE SANITAIRE : ces deux expressions sont étroitement liées. La première désigne simplement la probabilité pour qu'un évènement dommageable survienne dans un milieu de vie donnée, causant des préjudices sur la santé des hommes et des dommages aux biens et activités de ceux-ci. Quant à la seconde, elle traite de la sécurité et de la gestion du risque concernant la santé. C'est un enjeu d'intérêt public et général qui mobilise d'importants moyens humains et financiers. Elle est nécessairement pluridisciplinaire et traite d'enjeux dépassant les cadres habituels des États-nations. En effet, le principe de sécurité sanitaire s'appuie théoriquement sur : · des réseaux humains, une expertise scientifique, technique et juridique ainsi qu'en sciences sociales... · des moyens matériels, et financiers, · une veille sanitaire · des méthodes (ex : HACCP [6] et autres méthodes d'évaluation des risques et dangers, outils d'évaluation sanitaire par la modélisation, la prospective, les atlas et indicateurs de santé, etc.). Ce domaine fait aussi appel à des méthodes d'élaboration, validation et correction de plans d'action, préventifs ou correctifs. · des procédures (ex: évaluations correctrices, pédagogie et diffusion de bonnes pratiques ) [6] ? système d 'analyse des risques et de maîtrise des points critiques, traduction littérale de HAZARD ANALYSIS CRITICAL CONTROL POINTS · des principes ( amélioration continue...) · des hypothèses (sur les causes et sources de risques, les dangers et les moyens d'y remédier) · des lois, des normes, seuils et références réglementaires · des moyens d'intervention (police sanitaire et environnementale) et de contrôle. · des acteurs partenaires (secteur agroalimentaire, industrie, représentants de la société civile et des consommateurs, établissements de santé, experts ( épidémiologistes, éco-épidémiologistes en particulier) Le risque sanitaire et environnemental qui en 2011 par exemple, fait en France l'objet de projets de grille d'évaluation à utiliser pour justifier les obligations de travaux d'assainissement inclut : · le risque de contact direct ou indirect avec des eaux usées non traitées ou prétraitées (Cf. risques de transmission de pathogènes ou de toxiques présentes dans les effluents industriels, artisanaux, agricoles ou eaux grises domestiques) ; · risque sanitaire direct ; · risque de contamination (microbiologique ou physico-chimique) de la ressource en eau quand notamment si l'usage de cette ressource présente un enjeu sanitaire (eau potable, baignade, pêche, activités nautiques, irrigation de légumes...) · risques associés aux émissions d'odeurs et de gaz ou composés nocifs pouvant aussi impacter la santé des personnes ou l'environnement (dont à long terme via le méthane ou d'autres gaz à effet de serre). ï risques de défaut de sécurité physique des ouvrages (barrages, berges, barrières et autres protections... pouvant entrainer chutes, blessures, noyades...). · risques sanitaires liés à une transmission vectorielle (moustiques essentiellement) (paludisme) ; de parasitoses ou maladies infectieuses (arbovirose (chikungunya, dengue, fièvre de la vallée du Rift, West Nile, etc.) quand les eaux polluées sont des lieux de pontes. Au Cameroun, des zones à enjeux sanitaires pourraient être dessinées là où l' assainissement non collectif (ANC) est au sein d'un périmètre de protection rapprochée de captage public fournissant de l' eau potable, ou à moins de 35 mètres d'un puits privé déclaré, près d'un périmètre de protection éloignée de captage, des zones situées près d'une zone de baignade , pisciculture, ramassage de coquillages pourraient également être concernées. On distingue ainsi différents types de risques sanitaires selon qu'ils peuvent être liés à l'eau, l'air, l'alimentation, l'habitat...: · Des risques infectieux : bactériens, viral, parasites et fongiques · Des risques toxiques : chimiques (nitrates, plomb, métaux lourds, ...) ou physiques (radioactivité, thermique, chaleur, ondes, ...) · Des risques allergiques · Des risques liés aux phénomènes naturels (glissement de terrain, éboulement rocheux, coulées boueuses, inondation, tsunami, tremblement de terre, ...) Parlant des risques sanitaires liés à l'eau, il convient de dire qu'elle peut être contaminée par trois principales sources : Industrielle [Toute industrie est susceptible d'induire une pollution hydrique par les rejets qu'elle occasionne (effluents industriels, ...)] ; Agricole [pollution causée par l'exploitation agricole intensive aussi bien par l'élevage que par les cultures végétales (herbicides, engrais, pesticides, déchets physiologiques de l'élevage, ...)] ; Domestiques (Pollution provenant des utilisations quotidiennes de l'eau au domicile (eau des toilettes et des lavages contenant des détergents, des produits ménagers, graisses, ...)]. L'une des principales stratégies de prévention de ces risques est le contrôle systématique de la qualité des eaux destinées à la consommation. Ce contrôle peut s'effectuer grâce à certains critères d'évaluation. Il s'agit de: · Couleur, turbidité, odeur, saveur · Température, pH, ions · Métaux lourds · Substances indésirables · Substances toxiques · Pesticides · Micro-organismes · Dureté, alcalinité De même, l'Organisation Mondiale de la Santé a élaboré une grille établissant les normes acceptables des paramètres d'une eau de consommation, qu'on peut apprécier dans la page suivante. Tableau N°1 : Quelques paramètres de l'eau et leurs normes. (Source : OMS, 2010)
Lorsque ces normes ne sont pas respectées, on peut s'attendre évidemment à ce que ces risques `prennent corps', avec des conséquences aussi multiples que variées. La typologie des conséquences sus-évoquées illustre à souhait la pluralité et l'étendue des dommages causés tant sur la santé humaine que sur l'environnement. CONSOMMATION : mots dérivé du verbe `consommer'. Consommer est un verbe transitif, dans son sens premier, il signifie utiliser (quelque chose de spécifique pour les besoins ou la satisfaction de son organisme). Consommer ne se limite pas simplement à `manger' ou `boire' mais aussi et surtout ``utiliser''. C'est dans cette démarche que nous comptons explorer ce concept. La consommation de l'eau météorique en tant qu'eau de boisson mais aussi l'utilisation de cette dernière sous différentes formes (ménages, cuisine, jardinage etc....). Après cette analyse conceptuelle, c'est logiquement que découle la question de recherche ci-après : Quels risques court-on en consommant les eaux de pluies dans la zone industrielle de Douala-bassa ? III. OBJECTIFS En marge de cette étude conceptuelle, et en vue de proposer des tentatives de réponses à cette préoccupation, les objectifs visés sont les suivants : A. Objectif général Contribuer à la lutte contre les maladies hydriques liées à la consommation des eaux naturelles, à travers l'identification des risques encourus. B. Objectifs Spécifiques Ø Evaluer la qualité de ces eaux météoriques grâce à une évaluation qualitative basée sur les analyses physico-chimiques de ces eaux, et à une enquête menée auprès des populations cibles, vivant dans cette zone ; Ø Identifier les risques sanitaires environnementaux ; Ø Identifier les facteurs favorisant ces risques ; Ø Dresser une cartographie des zones à risques selon le concept de l'étude ; Ø Faire des suggestions dansle sens de l'amélioration des conditions de vie des populations, à l'aide des notions telles l'hygiène, l'assainissement et la potabilisation de l'eau en général. METHODOLOGIE 1. LIEU D'ETUDE L'étude s'est faite dans huit quartiers et villages de l'arrondissement de Douala III qui en compte plus d'une trentaine. Il s'agit de : NDOGSIMBI, NDOKOTI, TERGAL, LOGBABA, CENTRE INDUSTRIEL, OYAK, MADAGASCAR et BASSA, que nous avons pris le soin de repartir en grappes pour une gestion plus efficiente des échantillons. La commune d'arrondissement de Douala IIIea été créée par la loi N° 87/105 du 15 juillet 1987 et son décret d'application N° 87-1366 du 24 Septembre de la même année. A l'origine la plus étendue du département du Wouri, elle éclate à l'issu du décret N° 093-321 du 25 Novembre 1993 pour donner naissance à la commune d'arrondissement de Douala 5ème.L'arrondissement couvre une superficie d'environ 113 Km2pour une population estimée à 1.350.000 habitants pour un rapport de masculinité de 107,06. (Source : Mairie Dla 3e ; CUD ; INS ; 3e RGPH). La population est diversifiée. Aujourd'hui, l'arrondissement, tout comme la ville en générale, connait un afflux sans cesse croissant de citoyens candidats à l'exode rural et surtout d'expatriés. Il est plus gorgé de maisons d'habitation (qui peuvent être groupées en trois types : bas standing, moyen standing et haut standing), que de bureaux administratifs. Il compte aussi dans ses rangs plus decinquante (51) industries recensées cette année ; Un aéroport international,une sous-préfecture, une Mairie, 05 commissariats, presqu'autant de brigade de gendarmerie. Une dizaine d'hôpitaux et centres de santé et autant de pharmacies. Il y existe de nombreux Lycées et collèges, auxquelles on peu aouter des instituts supérieurs de formation et grandes facultés. On peut aussi distinguer un grand fleuve (la Dibamba) et plusieurs rivières; quelques structures de divertissement (stades de football, foyers, ...). 2. RAISON DU CHOIX DU LIEU D'ETUDE En réalité, l'une des motivations principales de ce choix c'est surtout le fait que Douala 3e abrite la plus grande zone industrielle du pays, laquelle, contrairement à celle de BONABERI (Z.I A.) est située quasiment en plein coeur de la métropole. De même, nous avons choisi les quartiers suscités comme lieux d'étude pour les raisons suivantes : · La population est cosmopolite ; · L'arrondissement de Douala III est apparemment plus sensible que les autres car plusieurs de ses quartiers sont exposés aux risques identifiés et sont très peuplés; · Un réseau hydrographique très dense ; · Occupation anarchique des terrains (plan d'urbanisation) ; · Population à niveau de vie faible. 3. DESCRIPTION DU LIEU D'ETUDE
LITTORAL (Douala)
LEGENDE : Avenue (Grands axes routiers)Zone fluviale naviguable
Routes secondaires Zone industrielleAéroport international 0 50 100
Km
Carte N° 3 et 4 : fond de carte du Cameroun et celle de la ville de Douala (source : CUD)
Carte N°5 : Plan de situation de la zone industrielle B(Source : CUD)
Semi-urbaine, l'arrondissement de Douala IIIedispose de vastes terres inoccupées. Situé dans la région du Littoral,dans le département du Wouri, il est territorialement limité à l'Est par le département du NKAM ; à l'Ouest par les communes d'arrondissements de Douala 2e et 1er; au Sud par le fleuve de la DIBAMBA et le département de la Sanaga maritime ;et au Nord par la commune d'arrondissement de Douala 5e.
A partir du moment où nous avons procédé à un échantillonnage en faisceaux, les huit quartiers choisis parmi la trentaine (parce que plus peuplés et surtout plus proches de la zone industrielle) ont été regroupé deux par deux. Puisqu'il est plus aisé d'associer deux quartiers territorialement voisins, nous avons travaillé avec les grappes suivantes : Groupe I = NDOKOTI + NDOGSIMBI. Ici, nous avons effectué les premiers prélèvements d'eau de pluie à analyser. Plus précisément au lieu dit NDOKOTI Bloc Gare, à la chefferie de Bloc. De même, nous y avons enquêté 91(quatre vingt onze) ménages, y compris dans les bas-fonds des chefferies de bloc à NDOGSIMBI. Groupe II = LOGBABA + OYAK L'enquête y a débuté dans le voisinage de l'Hôtel de ville sise LOGBABA centre. S'en est suivie la visite à la MAGZI (Mission d'Aménagement et Gestion de la Zone Industrielle) lieu dit tunnel LOGBABA. Nous avons ensuite sillonné les différents blocs des dits quartiers, et enquêté une soixantaine de ménages. A la chefferie de quartier OYAK, nous avons effectué un autre prélèvement d'eau de pluie. Groupe III = MADAGASCAR + TERGAL. La topographie qui y est particulière, comparativement aux plaines des quartiers voisins, c'est un ensemble de versant, de vallée et naturellement d'amont de montagnes. (Voire montée CHOCOCAM). Ce qui nous a motivé, dans l'optique de diversifier nos données, à enquêter autant dans les bas-fondsde TERGAL que dans les plaines alentours des marchés et carrefours du quartier Madagascar. C'est ainsi que nous avons pu recenser 72 (soixante douze) unités statistiques. Groupe IV = BASSA + CENTRE INDUSTRIEL (C.I). Soucieux de couvrir l'ensemble des populations cible les plus proches de la zone (ZIBA), nous avons entrepris d'enquêter au sein du lieu dit Centre Industriel. La particularité ici se situe au niveau de la possibilité que nous avons eu à interviewer des répondants, ouvriers industriels et justement logés à proximité du lieu de travail (usines). Sur l'ensemble des deux grands quartiers (BASSA et C.I), nous avons recensé environ 76 (soixante seize) ménages.
Il s'agit d'un ensemble formé d'une multitude de maisons d'habitation, d'établissements commerciaux (secrétariats bureautiques, Bars, quincailleries, alimentations ...) et quelques bureaux administratifs (Mairie, Sous-préfecture, Gare ferroviaire ...). 4. TECHNIQUE D`ECHANTILLONNAGE
Elle est constituée des maisons/ménages qui se trouvent dans les quartiersNDOGSIMBI, NDOKOTI, TERGAL, LOGBABA, CENTRE INDUSTRIEL, OYAK, MADAGASCAR et BASSA et aussi et surtout quelques domiciles administratifs destinées aux ouvriers des industries voisines.
Toutes les maisons qui se trouvent dans la zone d'étude considérée.
Toutes les maisons se trouvant dans la zone d'étude considérée mais : · Le plus âgé de la maison a au plus 22 ans ; · La maison n'est pas habitée ; 5. METHODE DE L'ETUDE La première phase de notre étude sur le terrain a constitué en l'évaluation des eaux de pluies prélevées dans la zone d'étude. C'est ainsi que nous avons choisi deux (02) des quatre (04) groupes/grappes comme lieu d'échantillonnage, en raison de leurs fortes densités démographiques comparativement aux deux autres, mais aussi et surtout de la modestie de nos ressources. En effet, tant pour le prélèvement du groupe I plus précisément au lieu dit NDOKOTI Bloc Gare (portant le code ZB01), que pour le second au quartier OYAK (baptisé ZB02), le dispositif était le même. Il s'est agit entre autre :
Dans la seconde phase consacrée à l'enquête auprès des ménages, nous avons utilisé l'échantillonnage probabiliste et plus précisément l'échantillon en grappes « ou en faisceaux » efficaces pour des recherches très étendues. En effet, nous avons pris le soin de diviser la population globale de l'arrondissement en quatre (04) groupes/grappes. [Un groupe (ou une grappe) regroupe deux quartiers/villages voisins]. Ensuite nous avons utilisé la technique d'échantillonnage aléatoire pour tirer au sort des ménages (unités statistique) de chaque grappe/groupe. La population de ces groupes constitue alors l'échantillon sollicité. Ne disposant pas d'une liste numérotée et complète des individus (unités statistiques) de la population-mère, nous avons donc fait recours à cette démarche, qui nous permet d'ailleurs de minimiser le coût et le temps de l'enquête. Après avoir identifié les maisons dans les zones d'étude considérées, seuls les chefs de famille (père ou mère) et volontaires d'échanger avec nous ont été interviewés ; c'est ainsi qu'une taille de 306 foyers a été atteinte. Cette interview a été effectuée à l'aide d'un questionnaire précédé d'une note à l'attention des répondants et annexée d'une grille d'observation nous permettant de relever certaines remarques. (Annexe) : · L'instrument de collecte a été validé par notre tuteur de recherche après le pré-test effectué au quartier NVAN abritant les services de la MAGZI* (Mission d'Aménagement et de Gestion des Zones Industrielles) à Yaoundé. A la suite de celui - ci, plusieurs questions ont été modifiées ou ont tout simplement été supprimées ou alors ajustées. Notons que pendant l'enquête, des photos ont été prises pour matérialiser l'état des lieux ; l'anonymat a été respecté. En ce qui concerne la cartographie de quelques zones à risques, nous avons procédé de la manière suivante : · Reconnaissance des sites à géo référencés. · Géo référencement des sites à l'aide d'un GPS. · Elaboration des cartes (à l'aide d'un micro - ordinateur, des logiciels tels qu'Arcview et Adobe illustrator). Dans le cadre du respect de l'éthique de la recherche nous avons utilisé les documents suivants : · La demande d'autorisation de recherche N° 217/MINSANTE/DRH/DRSPC/EITMS-GS/SES/BRD signée par le directeur de l'EITMS-GS et adressée au Sous-préfet de l'arrondissement de Douala III; · La demande d'autorisation de recherche N° 218/MINSANTE/DRH/DRSPC/EITMS-GS/SES/BRD signée par le directeur de l'EITMS-GS et adressée au Maire de la commune d'arrondissement de Douala III; · L'autorisation Spéciale de recherche N° 36/ASR/C19-03/BAAJP nous a été délivrée à la sous préfecture dudit arrondissement. · Rappelons également que nous avons eu recours aux données épidémiologiques locales (portant sur les maladies les plus récurrentes sur deux ans au moins) en consultant les registres et archives des hôpitaux de district de LOGBABA et de NYLON, en vue de conforter nos propres résultats. Cette étude s'est étendue d'Octobre 2011 à Mai 2012. En ce qui concerne l'enquête, elle s'est étendue du 26 Avril 2012 au 11 Mai 2012. 6. LIMITES DE NOTRE ETUDE · Insuffisance des moyens pour couvrir tout l'arrondissement en ce qui concerne la cartographie des zones à risque, et surtout la réalisation des analyses microbiologiques-bactériologiques ; · Le manque de matériel pour déterminer par exemple la nature du sol, mesurer les différents paramètres de nuisances (odeur, bruit, fumée/brouillard); · Les difficultés liées à la collecte des données car les populations étaient parfois tenaces et réfractaires ; · L'incapacité de la part des répondants de se rappeler de certaines données. PRESENTATION DES RESULTATS
La première phase de notre recherche consistait à évaluer la qualité des eaux de pluies qui arrosent notre zone d'étude, en vue certainement de conforter ou infirmer notre hypothèse de départ. Pour ce, nous avons fait recours aux techniques d'échantillonnage (prélèvement) et d'analyses adoptées par les standards internationaux. Même s'il faut reconnaitre que le manque de ressources financières nous a contraints à ne guère effectuer les analyses microbiologiques et bactériologiques. Les résultats des analyses par paramètres physico-chimiques sont présentés dans un tableau. Ces analyses, réalisées par la société HYDRAC S.A. entendez HYDROCARBURES-ANALYSES-CONTROLES (basée à Douala-Bassa). Ce tableau présente pour chaque point de prélèvement (02 au total) et pour chaque paramètre physico-chimique : - La taille de l'échantillon : le nombre de prélèvement faits à ce point; - La valeur minimum dans l'échantillon ; - La valeur maximum dans l'échantillon; - La valeur moyenne calculée ; - Les normes et standards admis pour une eau potable. Par ailleurs, ces analyses physico-chimiques ont révélé les résultats suivants : · Pour l'échantillon N° ZB 01 prélevé le mercredi 25 Avril 2012 à 09H44' (heure locale) au lieu dit NDOKOTI Bloc-Gare, certains paramètres organoleptiques (paramètres mettant en jeu les récepteurs sensoriels) sont biens loin des limites autorisées. C'est le cas par exemples des Nitrates NO32-, principal sel minéral de l'eauqui pointe à 3,10 mgN/ltandis que les Sulfates SO42-s'évaluaient à 339 mg/l. on peut aussi remarquer que le pH de notre échantillon s'est évaluer à une moyenne de 4,705 bien en deçà de la norme prescrite (6,5 - 9,5). · Quant à l'échantillon prélevé au quartier OYAK, code N° ZB 02 le mercredi 25 Avril à 11h 24 minutes, les remarques sont pareilles. L'analyse physico-chimique de ces eaux révèle qu'elles sont nettement plus acides, pH moyen = 4,555. Les ions dissouts en solutions ne sont pas en reste. la chromatographie ionique avec détecteur conductivimétrique pour les anions révèle que les ions sulfates par exemple ont une valeur maximale de mesure de 459 mg/l, soit près du double de la limite autorisée.
L'analyse statistique a été faite avec le logiciel prism 3.0 associé au tableur Excel de Microsoft édition 2007. A°) Répartition de l'échantillon selon le standing L'enquête a été réalisée auprès de trois cent six (306) ménages choisis aléatoirement dans les quartiers les plus proches des usines et industries de la zone. Grâce aux données de la grille d'observation, notamment les remarques et observations en rapport avec le style et la salubrité de l'habitat, nous avons pu établir une classification selon le standing : A (Haut Standing) ; B (Moyen Standing) et C (très bas Standing).C'est ainsi qu'on a pu dénombrer 06 ménages classé A, 123 ménages classé B et 176 ménages classé C.
Figure 3 : Répartition des ménages de l'échantillon en fonction du standing Les résultats présentés sur la figure 3 confortent les données sur le parcellaire de la zone d'étude, en effet plus de la moitié de l'échantillon est dans le standing C correspondant à une zone de pauvreté importante. Seulement deux pour cent (2%) des ménages vit dans une aisance certaine. B°) Répartition de l'échantillon selon le sexe Nous avons enquêté 306 responsables des foyers qui ont rempli nos critères d'inclusion. Il ressort que près de 56% (171) sont de sexe masculin et 44% (135) sont de sexe féminin.(Voire diagramme circulaire suivant)
Figure 4 : Répartition des ménages de l'échantillon en fonction du sexe C°) Répartition de l'échantillon selon l'âge Après dépouillement on peut remarquer que 74
répondants soit un peu plus de 24 % sont des individus âgés
de cinquante ans et plus. . Figure 5 : Répartition des répondants par tranches d'âge
Figure 6 : Répartition des ménages de l'échantillon en fonction de l'âge (...)Cependantla figure 6 nous montre que quel que soit le standing considéré, la tranche la plus importante est celle située entre 15(le centre de la classe statistique [11 - 20[) et 50 ans (60% de l'échantillon), suivie de celle de moins de 15 ans (33% de l'échantillon). Selon les estimations du 3e RGPH* la population camerounaise est constituée à 43,41% de personnes de moins de 15 ans, 46,29% de personnes comprises entre 15 ans et 49 ans et 10,30% de plus de 50 ans. Si l'on prend en compte les conditions de vie dans le milieu, on comprend pourquoi les tranches de moins de 15 ans et plus de 50 ans sont moins importantes que la moyenne nationale. On doit d'ailleurs s'alarmer de ce que les vieilles personnes et même les enfants soient exposés à un environnement aussi hostile à l'habitat.
*3e Recensement Général de la Population et de l'Habitat (2006) D°)Répartition de l'échantillon selon le niveau d'instruction Niveau d'instruction Nombre de personnes
Figure 7 : Répartition des répondants par niveau d'instruction Tel qu'on peut le remarquer sur ce graphique, après dépouillement 39 % des répondants soit 119 chefs de ménages ont le niveau du secondaire. E°) Répartition de l'échantillon selon la situation sociale
Figure 8 : Répartition des répondants selon la situation sociale D'une simple observation de ce camembert (diagramme circulaire), on peut remarquer que la population d'étude est essentiellement composée de répondants travaillant dans le secteur informel. F°) Répartition de l'échantillon selon le nombre de personnes dans le foyer Tableau N°2 : Répartition des répondants en fonction du nombre de personnes dans le foyer
Il ressort de ce récapitulatif que le nombre de personnes par foyer va de 1 à 15. On peut aussi aisément remarquer que plus de 50% des ménages (155 au total) comptent plus de huit (08) personnes, synonyme de familles nombreuses. G°) Répartition de l'échantillon selon le statut foncier
Figure 9 : Répartition des répondants selon le statut foncier Rappelons-nous que le Canton Bassa de Douala est celui qui fut occupé par les membres de l'ethnie "Bassa'a" lorsqu'ils ont été repoussés à l'intérieur au XVIIe siècle par les Sawa, qui provenaient alors du sud (Guinée, Congo...). Ce qui pourrait conforter les allégations des 59% de nos répondants qui affirment être propriétaires (parce qu'autochtones).
A°) De la définition du risque
Figure10 : Répartition des répondants en fonction de la définition du mot `'risque'' L'histogramme ci-dessus élaboré révèle que près de 60% des interviewés ont donné une définition classée « a »= Probabilité qu'un évènement survienne. 37% disent ne pas pouvoir définir le mot (« d » = je ne sais pas). B°) De l'appropriation de l'expression `'pluies acides''
Figure11.1 : Répartition des répondants en fonction de l'appropriation de la notion de `'pluies acides'' Ici, plus de la moitié des répondants affirme avoir entendu parler de pluies acides. Par ailleurs, allons savoir par quels moyens.
Figure 11.2 : Répartition des répondants en fonction de l'appropriation de la notion de `'pluies acides'' : moyens d'informations. Nous avons appris que c'est par les canaux d'informations ordinaires (média en occurrence)que 80% de ceux et celles affirmant avoir déjà entendu parler du concept `'pluies acides'' l'ont été. Le plus curieux cependant c'est que les 20% restant ont été informé d'une façon hors du commun, par messagerie/sms (Short message service) et/ou e-mails (messagerie électronique). En effet, il ya quelques jours plusieurs d'entre nous recevaient un message d'alerte qui proviendrait d'un organisme Américain de l'espace et de l'astronautique (NASA pour ne pas le citer). Le message dans sa version originale est le suivant:« "Be careful from the 20th to 28th of this month, there is possibility of an ACID RAIN. The Dark Circle appeared around the moon on 17th of last month and this is an indication of Acid Rain. Apparently this happens once in 750 Years. It rains like normal but it may cause skin Cancer if you expose yourself to it. So Alert your Loves Ones, this information is from NASA. DO NOT neglect, please forward this to family & friends, Better to be cautious than sorry" ». Traduction littérale française: « "Faites attention, entre le 20 et le 28 de ce mois, il y a possibilité d'une pluie acide. Le cercle Noir(Obscure) a apparu autour de la lune le 17 du mois dernier et ceci est une indication de la Pluie Acide. Apparemment, ceci arrive une fois tous les 750 ans. Il pleut normalement, mais cela peut être la cause d'un cancer de la peau si vous vous exposez à elle. Ainsi, alertez vos biens aimés, ceci est une information de la NASA. Ne négligez pas, s'il vous plait, transférez ce message a la famille et aux amis, mieux vaut être avertis que d'être désolé."»Assez surréaliste certes, mais ce message continu de faire le tour. De même, nous avons pu remarquer non sans tristesses, qu'aucun des répondants n'a été capable de donner une définition concrète de l'expression `'pluies acides''. C°) Des raisons du choix du lieu d'habitation
Figure 12. Répartition des répondants selon leurs choix d'habitation/construction D°) A la question courez-vous des risques en y résidant ? 254 interviewés soit 84% ont répondu par l'affirmative. E°) De la typologie des risques encourus Nous en avons dénombré une dizaine, des risques d'incendie aux intoxications par les fumées parfois `'asphyxiantes'' en passant par inondation, Accident et déguerpissement. La première remarque faite c'est que ces risques sont pour la plupart communs aux groupes/grappes d'études et donc aux quartiers et villages concernés.
Figure 13 :Répartition des répondants selon leurs expositions aux potentiels risques encourus Par ailleurs, le précédent diagramme fait état de ce que les quartiers NDOKOTI, NDOGSIMBI, LOGBABA et OYAK sont à priori les plus exposé aux risques recensés. F°) De l'usage faite de l'eau des pluies. A la question : Recueillez-vous de l'eau de pluie pendant les averses ?263 répondants soit 86% affirment OUI. Et parmi ceux-ci, les usages qu'ils en font sont diversifiés et présentés dans le diagramme ci-dessous établi. Ici, nous avons choisi d'évaluer séparément ces usages pour en évaluer aisément les impacts.
Figure 14 :Répartition des répondants en fonction des usages faite de l'eau de pluie G°) Des maladies les plus fréquenteset sémiologie associée Au chapitre des maladies les plus récurrentes, le Paludisme est cité en première intention (plus de 80% des répondants), suivi de parasitoses intestinales divers et des dermatoses. De plus, la répartition ci-dessous confortera nos hypothèses. Soient a= Gêne respiratoire ; b=Sensation de brûlure sur la peau ; c= Urticaires ; d= toux sèches ; e= Irritation des yeux ; f= Irritation de la gorge et des narines ; g= Vertiges ; h= Maux de têtecomme signes et symptômes associés, tributaires d'une exposition permanente à la pollution industrielle.
Figure 15 :Répartition des répondants en fonction des signes et symptômes associés. Malgré les perturbations climatiques actuelles qui sèment d'ailleurs des confusions dans les esprits, environ 55% soit 168 répondants affirment que ces maladies sont récurrentes en saisons pluvieuses. H°) Des sources d'approvisionnement en eau potable
Figure 16 :Répartition des répondants selon leurs approvisionnements en eau La crise de l'eau actuelle marquée par la résurgence des délestages d'eau à répétition, constituent les principales raisons évoqués par nos répondants pour justifier les recours aux sources d'approvisionnement non conventionnelles en eau de boisson.
A°) Traitez-vous systématiquement ces eaux avant de les consommer ? Seulement 26% soit à peine 80 répondants affirment OUI, et les seules méthodes de traitement évoquées sont la filtration et très exceptionnellement l'utilisation du chlore. B°) De la gestion des déchets ménagers Presque 100% des interviewés affirment avoir une poubelle (bien que pour la plupart ne disposant pas de couvercle). Ils sont autant unanimes sur la collecte devant leurs domiciles respectifs par la société HYSACAM (Hygiène et Salubrité du Cameroun). C°) De la gestion des eaux usées.
Figure 17 :Répartition des répondants selon le lieu de déverses d'eaux usées D°) Par quel(s) moyen(s) cuisez-vous vos aliments ?
Figure 18 :Répartition des répondants selon les moyens utilisés pour cuisiner E°) Du type de culture pratiquée et des produits phytosanitaires utilisés ou non Seulement dix-sept (17) répondants sur les 306 interrogés affirment pratiquer la culture des céréales. Nous avons pu constater chez certains d'entre eux, une dizaine environ qui en plus, avaient quelques bananiers et légumes dans leurs jardins. En même temps, 59% de ceux-ci (dix répondants) déclarent utiliser engrais, herbicides et insecticides. F°) Typologie des nuisances auxquelles font face nos enquêtés
Figure 19 :Répartition des répondants selon les types de nuisances auxquels ils font face ANALYSES ET DISCUSSION
On est forcé de constater qu'il n'existe pas de normes de qualité pour l'eau de pluie, puisqu'elle n'est en principe pas utilisable à l'état brut. Elle est considérée comme une eau "non potable" d'autant plus que sa qualité est variable en fonction des régions et non maîtrisable pour la plupart des utilisateurs. Les analyses de l'eau de pluie reprennent les paramètres utilisés pour l'eau potable. Pour nos échantillons, la conductivité, la couleur et les solides totaux dissous au point I (point du premier prélèvement) sont comparables à ceux du point II, par contre la DCO, DBO5 et les MES y sont moins élevées. On peut dire que les industries situées de ce côté de la ville produisent plus de pollution. Néanmoins les moyennes de tous ces paramètres ne sont pas statistiquement différentes (P>0,05) on pourrait donc dire de ce fait qu'elles sont comparables. D'après les résultats d'analyses les valeurs de pH sont comprises entre 4,1 et 5,01. Comparées au pH de l'eau météorique (pH=5,6) on en déduit que la pollution y est vraiment effective. Même si selon l'OMS le pH n'a pas de valeur guide, et donc à priori pas de d'impact sur la santé humaine, un pH trop bas provoquera une toxicité par excès en fer (Fe), en manganèse (Mn), en zinc (Zn) et en cuivre (Cu). Mais aussi une déficience en calcium (Ca), en magnésium (Mg), en potassium (P) et en soufre (S). Le molybdène (Mo) sera bloqué. Des pH faibles peuvent donc augmenter la sensibilité des plantes aux maladies cryptogamiques* et favoriser l'eutrophisation. Ces valeurs de même que celles de la conductivité ont varié d'un point à l'autre. La conductivité largement en deçà de la valeur guide pour une eau de boisson.En règle générale, lorsqu'une eau est dure, elle est alcaline, lorsqu'elle est douce, elle est acide, les résultats obtenus confirme cette assertion. Quant à la turbidité des échantillons d'ailleurs très forte, elle va permettre à des micro-organismes de se fixer sur les particules en suspension: la qualité bactériologique de ces eaux turbides est donc suspecte. Nous n'avons certes pas effectué d'analyses microbiologique et bactériologique mais, force est de constater que de telles valeurs sont très indicatives de pollutions certaines.
L'enquête a été réalisée auprès de trois cent six (306) ménages choisis aléatoirement dans les quartiers les plus proches des usines et industries de la zone. Grâce aux données de la grille d'observation, notamment les remarques et observations en rapport avec le style et la salubrité de l'habitat, nous avons pu établir une classification selon le standing : A (Haut Standing) ; B (Moyen Standing) et C (très bas Standing). C'est ainsi qu'on a pu dénombrer 06 ménages classé A, 123 ménages classé B et 176 ménages classé C.Nous avons évalué le rapport de masculinité de notre échantillon à plus de 127, largement au-dessus de la moyenne régionale. Après dépouillement on peut remarquer qu'un peu plus de 24 % sont des individus âgés de cinquante ans et plus. Cependant, quel que soit le standing considéré, la tranche la plus importante est celle située entre 15(le centre de la classe statistique [11 - 20[) et 50 ans (60% de l'échantillon), suivie de celle de moins de 15 ans (33% de l'échantillon). Selon les estimations du 3e RGPH* la population camerounaise est constituée à 43,41% de personnes de moins de 15 ans, 46,29% de personnes comprises entre 15 ans et 49 ans et 10,30% de plus de 50 ans. Si l'on prend en compte les conditions de vie dans le milieu, on comprend pourquoi les tranches de moins de 15 ans et plus de 50 ans sont moins importantes que la moyenne nationale. On doit d'ailleurs s'alarmer de ce que les vieilles personnes et même les enfants soient exposés à un environnement aussi hostile à l'habitat. Quant au niveau d'instruction, 55% des interviewés ont le niveau du secondaire au moins. Ce qui confère à ceux-ci l'aptitude de compréhension des questions. Douala IIIe étant l'un des arrondissements les plus denses de la métropole, on a pu remarquer que plus de 50% des ménages (155 au total) comptent plus de huit (08) personnes, synonyme de familles nombreuses. De même, la plupart des répondants évolue dans l'informel.
Près de 60% des enquêtés ont donné une définition classée « a » = Probabilité qu'un évènement survienne. C'est quasiment la même tranche qui affirme avoir entendu parler de pluies acides et ce par le canal des médias essentiellement, même si ces derniers ne peuvent pas définir cette expression. Ceci nous amène à croire que nos populations cibles sont sans doute conscientes des potentiels dangers auxquels elles pourront faire face. En effet, des réponses qui nous ont été données, Nous en avons dénombré une dizaine : des risques d'incendie aux intoxications par les fumées parfois `'asphyxiantes'' en passant par inondation, Accident et déguerpissement. La première remarque faite c'est que ces risques sont pour la plupart communs aux groupes/grappes d'études et donc aux quartiers et villages concernés. Par ailleurs, le diagramme de la figure 13 fait état de ce que les quartiers NDOKOTI, NDOGSIMBI, LOGBABA et OYAK sont à priori les plus exposé aux risques recensés. A la question : Recueillez-vous de l'eau de pluie pendant les averses ? 263 répondants soit 86% affirment OUI. Et parmi ceux-ci, les usages qu'ils en font sont assez diversifiés. Le plus curieux c'est que 6% des répondants quand même se revendiquent d'utiliser ces eaux de pluies comme eau de boisson !Au chapitre des maladies les plus récurrentes, le Paludisme est cité en première intention (plus de 80% des répondants), suivi de parasitoses intestinales divers et des dermatoses. De plus, la répartition faite dans la figure 15 confortera nos hypothèses. Soient a= Gêne respiratoire ; b= Sensation de brûlure sur la peau ; c= Urticaires ; d= toux sèches ; e= Irritation des yeux ; f= Irritation de la gorge et des narines ; g= Vertiges ; h= Maux de têtecomme signes et symptômes associés, tributaires d'une exposition permanente à la pollution industrielle. En consultant les registres et archives des hôpitaux de district de LOGBABA et d'OYAK, nous avons remarqué une grande similitude avec nos données. En effet, en moyenne 54% des motifs de consultation sont attribués au paludisme contre 38% pour les gastro-entérites et autres parasitoses intestinales. De même, les incidences de ces maladies sont plus élevées en saison des pluies. Par ailleurs, La crise de l'eau actuelle marquée par la résurgence des délestages d'eau à répétition, constituent les principales raisons évoqués par nos répondants pour justifier les recours aux sources d'approvisionnement non conventionnelles en eau de boisson. (Voire figure 16)
Si l'ensemble des conditions du milieu naturel et des activités anthropiques (surtout industrielles) sont la cause de ces phénomènes dans l'arrondissement de Douala IIIe, nos études nous montrent que l'incivisme et la négligence des populations n'est pas en reste. Pour les eaux provenant des sources telles forages, puits, pluies ... seulement 26% soit à peine 80 répondants affirment OUI à la question Traitez-vous systématiquement ces eaux avant de les consommer ? Et les seules méthodes de traitement évoquées sont la filtration et très exceptionnellement l'utilisation du chlore. Ce manque d'hygiène à notre avis, peut accroître les incidences des parasitoses intestinales déjà élevées. A côté de ceci, l'utilisation de certainessources d'énergies tels le bois de chauffe conduit certes à une pollution locale, mais surtout peut causer des irritations des yeux et autres, infirmant ainsi nos hypothèses. Cependant, la mauvaise gestion des eaux usées et des déchets ménagers à quelques endroits explique la forte prolifération des vecteurs dont les populations font face à leurs nuisances. Ailleurs, la forte proximité avec les usines expose nos répondants aux odeurs nauséabondes et aux fumées permanentes (parfois asphyxiantes). Un autre fait marquant, sur la douzaine d'Industries enquêtés, aucune d'entre elles n'a pu fournir un quelconque rapport d'études portant sur l'évaluation des impacts de leurs entreprises sur l'environnement pendant ces cinq (05) dernières années. Au final, l'autorité municipale et la MAGZI d'une part, les délégations régionales en charge de l'administration du territoire, et même des domaines, des affaires foncières et du cadastre d'autres part, ont prévu des mesures restrictives quant à l'occupation des zones à haut risques (au voisinage de la zone industrielle). Seulement, toutes ces mesures à notre avis n'ont jamais pu être effectuées. GRILLE D'OBSERVATIONS Il ressort de cette grille d'observations qu'environ 48% des maisons se trouvent en aval et 52% légèrement en amont. En effet, malgré le relief globalement uniforme de la ville Douala, certains quartiers de l'arrondissement ont une topographie très variable. Ainsi, celles des populations vivant dans les bas-fondssont autant exposées aux pollutions environnantes et leurs effets qu'aux inondations permanentes en saisons de pluies. De même, plus de 65% des enquêtés vivent dans des cases construites en matériaux provisoires et ce dans une très grande proximité avec les centres de production des industries locales. Une telle promiscuité nous permet de comprendre comment les quartiers spontanés se sontcréés en se greffant aux autres déjà existant dans cette zone. D'ailleurs, avec la pauvreté ambiante ici, il s'agit pour ces populations de parfois défier les lois de la nature et de bafouer toutes les règles d'hygiène de base. En effet, le manque d'espace, de ressources financières et parfois de civisme poussent la plupart d'entre elles à construire leurs fosses d'aisances un peu n'importe où et alors n'importe comment. Presque tousles puits d'eau encore fonctionnels n'ont pas de margelles, et sont parfois foré en aval des latrines. Les structures de recueillement de l'eau de pluies laissent à désirer. Les gouttières sont parfois fabriqués avec des chutes de tôles (oxydés par l'usure du temps) et orientés vers des fûts tantôt en plastique, ou bien et plus régulièrement en métal. L'entretien avec le chef d'un bloc du quartier NDOGSIMBInous a révélé la provenancede ces récipients de 200L. Il s'agirait pour la plupart de fûts ayant contenu du polyuréthane, principal réactif intervenant dans la fabrication des matelas mousses et dérivés (d'ailleurs très toxiques). Dans presque 75% des cas, la distance maximale du point d'approvisionnement en eau avec une source de pollutionvarie de 3 à 15 mètres. Pire encore, aucuns des quartiers et villages où nous avons enquêté ne dispose d'un système d'assainissementet de collecte des eaux usées. Pour les usines et industries qui en disposent, l'usage n'est aucunement destiné aux populations voisines. La distance approximative moyenne entre la maison et le bac à ordure d'HYSACAM le plus procheest de 385 mètres. Autrement dit, pour certaines populations des bas-fonds où l'accès par la route est parfois précaire, c'est un parcours du combattant. Il faut pour certains braver la traversée de plusieurs axes routiers et chemins de fers pour vider ses poubelles. Les moins téméraires vont se débarrasser de leurs ordures sous les bananiers, dans les caniveaux et même dans la rivière pour certains cas.En conclusion, la plupart des nuisances dont les populations font face nait de leurs actions. La prolifération des moustiques dans ces différents quartiers est le fait, sans nul doute, de l'abandon des récipients de recueillement d'eau de pluie pendant plusieurs jours à l'extérieur. En effet, plus de 95% de ces récipients n'ont pas de couvercles et sont exposés à l'air libre ; ce qui constitue, avec un climat doux, de principaux gîtes larvaires pour ces moustiques. Par ailleurs, ce sont les dépôts anarchiques d'ordures de toutes sortes qui vont favoriser la prolifération d'autres arthropodes (à l'instar des mouches), des fourmis, des rongeurs, et donc d'animaux errants.
A l'issue de ce travail, où il s'est agi d'évaluerla qualité des eaux météoriques de la zone industrielle de Douala-bassa et ensuite, les potentiels risques que celles-ci pourraient avoir tant sur la santé publique que sur l'environnement, force nous à été donné de constater que : Ø Suite aux analyses physico-chimiques, la qualité de l'eau ne présente pas de risque sanitaire majeur pour l'Homme. Comme le témoignent les faibles concentrations des différents sels minéraux y afférents. Ø Néanmoins les résultats trouvés au niveau des différents sites font état de ce que la qualité de l'eau météorique est influencée par la pollution atmosphérique causée aussi bien par les automobiles que par les Industries à travers leur émission gazeuse riche en NOx, SO2 et COx. Ø Bien que l'arrondissement de Douala IIIe soit fortement industrialisé, la pollution de l'environnement n'est pas le seul fait des industries. En effet, le trafic routier et ferroviaire y est très dense. En plus, selon Monsieur le délégué régional de l'Environnement, de la protection de la nature et du développement durable pour le Littoral, M. NGUEGANG Etienne pour ne pas le citer, près de 90% des véhicules en circulation dans la ville ont plus de vingt ans d'âge et donc consomment et polluent beaucoup plus. Ø De même, malgré la mise sur pied tout récente du nouveau Plan Directeur d'Urbanisme de Douala, ce qui est une décision très salutaire pour le pays, le bateau du changement a de la peine à accoster. En effet, on peut encore constater : · un incivisme caractérisé des populations dans la région (surtout en matière de circulation routière) ; · la prolifération et l'implantation anarchique de certaines usines à risque (ACIERIES du CAMEROUN, ADER, CCC, CIMENCAM, PILCAM, SABC, SCDP, SICACAO, UCB, USINE UNALOR, YARA Cameroun, etc.) pour ne pas les citer ; · les émissions de particules (poussière, particules fines contenant des vapeurs d'hydrocarbure, gaz à effet de serre) ; · le déversement des déchets de certaines usines industrielles aux environs des habitations ; · la qualité de l'eau produite souvent dangereuse et impropre à la consommation dans plusieurs banlieues ; · les problèmes d'assainissement (dommages perceptibles surtout en saisons pluvieuses) ; · l'infection des sites (air, eau, sols) ... ce qui contribuent à la pollution de l'eau des pluies. · Par ailleurs, l'un des faits les plus déplorables est la construction de certains campus universitaires à proximité des usines à risques (Guinness, SABC, SICACAO, etc.). Ø Les autres risques sanitaires environnementaux liés à l'occupation de ces mêmes zones sont : infections pulmonaires diverses (due au smog environnant) ; destruction quasi irréversible des écosystèmes aquatiques et/ou terrestres ; les intoxications alimentaires causées par la consommation des produits halieutiques (eux-mêmes intoxiqués) vivant dans les cours et plans d'eau de la zone. Ø Les facteurs favorisant sont d'ordre naturel et anthropique : · Facteurs naturels : ï Nature du sol (son pouvoir tampon, sa porosité ...) ; ï Topographie de la zone ; ï Pluviométrie (très variable) ; ï Hydrographie (réseau très dense) ; ï Relief (assez variable) ; ï Morphologie (étude morphométrique). · Facteurs anthropiques : ï Pollutions industrielle et automobile massives ; ï Occupations anarchiques des zones à haut risques ; ï Constructions non contrôlées et sans permis de bâtir ; ï Mauvaises gestion des déchets liquide et solide ; ï L'incivisme notoire, le manque d'information et de volonté. La carte N° 6 montre les quartiers de l'arrondissement où les risques les plus élevés sont plus concentrés. (Annexe)
Au terme de cette étude, nous pouvons formulerdes suggestions visant à préserver la qualité des eaux météoriques dans l'arrondissementde Douala IIIe d'une part, et surtout à promouvoir la Santé des Hommes et de l'environnement d'autre part. Rappelons que celles-ci peuvent être appliquées à court, moyen et long terme, selon les acteurs mis en jeux. A°) A COURT TERME ï L'autorité communale devrait renforcer la sensibilisation et l'éducation des populations sur les méfaits de la pollution atmosphérique (CAD3e; CUD et ONG partenaires au développement), et les industriels sur leur part de responsabilité dans cette pollution ; ï Elle devra organiser une formation de la population sur les méthodes simples de potabilisation de l'eau ; mais aussi et surtout sur l'utilisation des toilettes modernes privées et publiques; de même que la construction et l'utilisation des latrines améliorées. ï Les autorités communales des arrondissements de Douala 3e et 5e devraient, en partenariat avec des ONG locales, organiser des campagnes d'information et de sensibilisation des populations quant aux dangers qu'ils courent en s'installant dans les zones à risques telles les abords de la zone industrielle. ï Elles devront aussi aménager les voiries et autres servitudes des différents quartiers/villages en collaboration avec les chefs de villages et blocs ; et revoir à la hausse le nombre de Bacs à ordures à raison d'au moins un bac par grand carrefour. (en partenariat avec HYSACAM) ï Il serait de même très important de former les populations dans des domaines comme la gestion efficace et efficiente des déchets solides et liquides par elles produits, et la lutte anti-vectorielle (désinsectisation, dératisation...) à travers les activités d'hygiène et d'assainissement personnelles et/ou collectives. B°) A MOYEN TERME · Veiller à l'application dans les brefs délais et renforcer le respect du Plan Directeur d'Urbanisme à travers la DRDUH/LT (Délégation Régionale du Ministère du Développement Urbain et de l'Habitat pour le Littoral), la DRDAFC/LT (Délégation Régionale du Ministère des Domaines, des Affaires Foncières et du Cadastre pour le Littoral) et la CUD ; · Ces autorités locales devront entreprendre la destruction de toutes les latrines non conventionnelles, curer permanemment les cours d'eau, assainir le milieu et surtout revaloriser les sources communautaires d'approvisionnement en eau potable, loin du voisinage des industries.Et même construire des toilettes améliorées publiques/privées. (CAD 3e, CUD, ONG,Chefferies et Populations cibles) ; · Elles devront avec l'appui des pouvoirs publics construire des systèmes d'assainissements (systèmes de collectes des eaux usées, système d'égouts ...) ; · Par ailleurs, l'une des alternatives à laquelle celles-ci pourraient faire recours, en attendant la sortie de crise liée à la pénurie d'eau courante, c'est la construction d'Aire de captage d'eau de pluies à usage collectif. En effet, à partir du moment où la nappe phréatique présente des signes de pollution, la prolifération des forages et puits d'eau à usage communautaire ou individuel, serait donc inutile. Cependant, l'eau de pluie bien qu'étant acide, peut être recueilli directement des toitures grâce à un dispositif bien élaboré, et traité de ses impuretés avant usage. Ainsi donc, l'Impluvium, qui est le système de captage et de stockage des eaux pluviales serait le plus indiqué en pareil circonstance. (Nous proposons en annexe un plan architectural de construction d'un impluvium communautaire adapté aux besoins des populations cibles) ; · Le Gouvernement devrait élaborer une cartographie des zones à risques dans tout le pays afin de faciliter l'intervention en cas de catastrophe industrielle (MINATD et MINSANTE); C°) A LONG TERME ï La Commune d'Arrondissement de Douala IIIe devrait en collaboration avec la Communauté Urbaine et les autorités territorialement compétentes, mener régulièrement des missions d'inspection et de contrôle sanitaires dans toutes les industries de la zone. Ces missions auront pour objectifs entre autres : - D'évaluer le niveau de respect des obligations environnementales en conformité avec la loi cadre N° 96/012 du 05 Août 1996 et autres lois connexes en vigueur dans notre pays ; - D'identifier les industries ne présentant aucune Etude d'Impact Environnementale et sociale (avant la mise sur pied du projet) ou d'Audit Environnemental, et de leur en exiger dans les brefs délais... ï Elles devront également restructurer ou déguerpir les quartiers à habitat spontané et les quartiers à haut risque et surtout prévoir le recasement des populations. ï L'Etat à travers son gouvernement devrait imposer à tous les industriels l'utilisation des filtres atmosphériques afin de limiter les taux de rejets des gaz toxiques ; ï De même, il devrait songer à encourager l'achat des véhicules munis des pots catalytiques et des motos à moteur quatre temps en supprimant certaines taxes à l'importation; ï Rénover et remettre en services toutes les stations météorologiques et les doter d'installation de stations de contrôle de pollution atmosphérique afin de mieux orienter les prises de décisions ; ï Assurer le renforcement des capacités d'analyses des laboratoires spécialisés en matière de contrôle de la pollution atmosphérique et de la qualité des eaux. ï En somme, il serait judicieux que l'Etat songe à élaborer un programme consistant à : identifier les différentes causes et sources des pluies acides, évaluer les effets environnementaux et économiques, et envisager des actions pour réduire voire éliminer ces causes ; tout ceci avec l'aide d'un Système d'Information Géographique (SIG). REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET WEBOGRAPHIQUES Nous avons mené nos recherches sur une thématique dont les implications et imbrications sont multiples et dont les contours sont variés. Notre vouloir était de démontrer que l'usage et/ou la consommation des eaux météoriques peut constituer un sérieux problème de Santé publique et qu'en plus la dégradation de l'environnement n'est pas en reste. Entendu donc qu'une recherche est toujours progressive et non définitive, un complément si enrichissant a été trouvé tant dans les ouvrages généraux que ceux dits de spécialité, et tout naturellement dans les modules de cours reçu pendant ces trois dernières années de formation. OUVRAGES GENERAUX :
OUVRAGES SPECIALISES:
L'on s'est référé également aux divers instruments juridiques conventionnels ou nationaux et internationaux tels que :
WEBOGRAPHIES
MODULES DE COURS EXPLOITES
- Cours de Cartographie dispensé par M. B. ENOA ; - Cours de Microbiologie/Bactériologie I et II dispensé par M. FOTIE ; - Cours d'Urbanisme dispensé par M. ANGONI MANI, - Cours de Recherche dispensé par M. Simon Pierre NYAMSI ; - Cours d'Informatique I et II dispensés par Mme ABOMO et M. J.J. ELOUNDOU
-Cours dispensé par MM. KAGOMBE Témothé, ENOA B., FOPA LANGOUO, NDJAMA A BITANG, M. ANGONI MANI, M. NDENDE, M. René ATEUKENG et bien entendu M. Blaise MANGA. LISTE DES ANNEXES
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