2.5.3. Climat
La région de Koulsédu Burkina Faso
bénéficie d'un climat sub-saharien, marqué par une
alternance entre une saison sèche prolongée et une saison
pluvieuse plus courte. D'octobre à mai, la sécheresse
prédomine avec des températures pouvant atteindre 40°C en
mars-avril, tandis que l'harmattan, un vent aride venu du Sahara,
soulève des nuages de poussière. À l'opposé, la
saison des pluies, qui s'étend de juin à septembre, apporte des
précipitations irrégulières oscillant entre 600 et 900 mm
par an, influençant directement la réussite des cultures,
dépendante de la répartition des eaux(DRAAH-CNR, 2021).
Les variations thermiques sont notables, avec des nuits
fraîches avoisinant 17°C en décembre et janvier.
L'humidité demeure faible en saison sèche, renforçant la
sensation de chaleur accablante. Les vents jouent un rôle
déterminant : l'harmattan dessèche l'atmosphère durant les
mois arides, tandis que les alizés maritimes tempèrent quelque
peu la chaleur durant la période humide. Ce climat façonne
profondément les activités économiques et agricoles de la
région, conditionnant la productivité des cultures et
l'accès aux ressources hydriques.

Figure 3: Précipitation moyenne
2022-2024
2.5.4. Réseau hydrographique
L'hydrographie de la région de Koulséest
marquée par une variabilité climatique significative,
influençant les ressources en eau. La région a connu des
changements notables entre 1961 et 2015, avec une diminution des
précipitations et une augmentation des périodes de
sécheresse (KABORE et al.,2019). Ces variations climatiques ont
un impact direct sur les cours d'eau et les retenues d'eau, affectant ainsi les
activités agricoles et la disponibilité de l'eau potable. En
outre la région est traversée par le bassin du Mouhoum et du
Nakanbé. La région est caractérisée par une grande
importance de forages et d'aménagements hydrauliques pour
répondre aux besoins croissants en eau, tout en soulignant les
défis posés par l'érosion et la dégradation des
sols.

Figure 4: Réseau hydrographique
2.5.5. Végétation
Avec une végétation de type soudano
sahélien dans la région, la région est
caractérisée par trois types de formations
végétales. Du Nord au Sud, la steppe arbustive fait
progressivement place à une steppe arborée, à la savane
arbustive et à la savane arborée. Les ressources
forestières dotées d'une composition floristique assez
variée couvrent une superficie de plus de 60 000 ha. La région
regorge d'une forte diversité biologique, et plus d'une soixantaine
d'espèces fournissent des Produits forestiers non ligneux (PFNL). Les
PFNL sont les fruits, graines, feuilles, fleurs, tiges, écorces, racines
et la sève. On retient en particulier l'Acacia sénégal,
Vitellaria paradoxa, le Tamarindus indica, le Bombax costatum, l'Adansonia
digitata et l'Acacia macrostatachya. Plus de 95% de la faune abattue dans les
Zones villageoises d'intérêt cynégétique (ZOVIC) est
aviaire, ce qui amène à dire que la faune sauvage dans la
région est essentiellement aviaire. La faune aquatique est peu
diversifiée par rapport à la faune terrestre.
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