WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Analyse géospatiale de la sécurité alimentaire dans la région de Koulsé, Burkina Faso


par Malick BANDAOGO
AFRIGIST - Master 2025
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

3. Facteur socioéconomique de la sécurité alimentaire dans la région du Koulsé

a. Indicateur social et économique d'accès à la nourriture

Les facteurs socioéconomiques constituent une approche pour cerner les causes structurelles de l'insécurité alimentaire dans les milieux ruraux. Dans la région, les indicateurs révèlent une vulnérabilité marquée des ménages face à l'accès à une alimentation suffisante et équilibrée.

Figure 26 : Statistique des indicateurs d'accès à la nourriture

Les ménages de Koulsé disposent d'un revenu mensuel moyen d'environ 28 000 FCFA, un niveau insuffisant pour répondre à leurs besoins alimentaires de manière adéquate. Cette situation est accentuée par un taux de chômage élevé estimé à 38 %, traduisant une précarité généralisée de l'emploi et un accès limité à des sources de revenus stables. Les coûts élevés des denrées de base, notamment le mil (325 FCFA/kg) et le maïs (300 FCFA/kg), restreignent davantage la capacité des populations à subvenir à leurs besoins alimentaires. En parallèle, une inflation alimentaireannuelle de 12,5 % fragilise davantage le pouvoir d'achat des ménages, surtout en période de soudure.

De plus, près de la moitié des localités (52?%) se trouvent à plus de 5 km d'un marché, ce qui limite non seulement l'accès physique aux produits alimentaires mais engendre également des coûts supplémentaires liés au transport. Cette contrainte logistique contribue à l'aggravation de l'insécurité alimentaire dans les zones les plus isolées.

b. Importation des produits alimentaire

La région dépend largement des importations pour satisfaire ses besoins alimentaires essentiels. L'étude des volumes et origines des produits importés permet d'évaluer le niveau de dépendance extérieure et ses implications sur la sécurité alimentaire locale.

Tableau 2 : Importation des produits alimentaire

Produit

Provenance

Port d'entré

Quantité

Coût

Riz

Inde, Thaïlande

Abidjan

300 000 tonnes

100 Milliards

Blé

France, Russie

Lomé

150 000 tonnes

40 Milliards

Lait

France, Belgique

Cotonou

20 000 tonnes

15 Milliards

Huile

Indonésie, Malaisie

Tema

50 000 tonnes

25 Milliards

Poisson

Pays-Bas, Chine

Abidjan

40 000 tonnes

30 Milliards

Sucre

Brésil, France

Lomé

25 000 tonnes

10 Milliards

La forte dépendance structurelle de Koulsé à l'égard des marchés internationaux. Le riz, denrée de base dans l'alimentation quotidienne, représente la plus grande part des importations, avec environ 300000 tonnes acheminées principalement d'Inde et de Thaïlande.Le blé, expédié depuis la France et la Russie, atteint 150000 tonnes,pour les produits transformés (farines, pains, pâtes). Quant au lait, importé à hauteur de 20000 tonnes de la France et Belgique, il comble un déficit local en produits laitiers.L'huile végétale, en provenance de l'Indonésie et Malaisie, s'élève à 50000 tonnes. Le poisson, avec 40000 tonnes importées des Pays-Bas et de la Chine. Le sucre, provenant du Brésil et de la France pour un total de 25000 tonnes.Cela confirme son importance stratégique dans le régime alimentaire local

Figure 27 : Statistique des quantités de produit importé

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme