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Cancer du poumon non à  petites cellules chez la femme expérience du service d'oncologie médicale du CHU de Tanger etude rétrospective


par Houda ABRINI
Université Abdelmalek Essaadi - Diplome de spécialité en médecine option: oncologie médicale 2024
  

Disponible en mode multipage

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Cancer du poumon non à petites cellules chez la femme

Expérience du Service d'Oncologie Médicale du CHU de Tanger
Etude rétrospective

MEMOIRE PRESENTE PAR

Docteur ABRINI HOUDA

Née le 08/07/1991 à Ottignies-Louvain-La neuve

POUR L'OBTENTION DU DIPLOME DE SPECIALITE EN MEDECINE

OPTION : ONCOLOGIE MEDICALE

Sous la Direction de

PROFESSEUR FATIMA ZAHRA EL M'RABET

Session Juin 2024

Remerciements

1

A notre maître

Madame le PROFESSEUR FATIMA ZAHRA EL M'RABET
Professeur Agrégée en Oncologie Médicale
Nous avons eu un grand plaisir de travailler sous votre direction et de
bénéficier de votre guidance et de vos conseils remarquables tout au long
de notre formation.

Vos compétences professionnelles et vos qualités humaines exemplaires ont

conquis notre admiration et notre respect.

Chère maître, nous tenons à vous rendre un grand hommage et à vous

exprimer notre gratitude la plus profonde.

Nous vous sommes très reconnaissantes et nous vous adressons nos

marques de respect les plus sincères.

2

A notre maître

Madame le PROFESSEUR MOUNIA AMZERIN
Professeur Assistante en Oncologie Médicale
Votre expertise, votre modestie et vos qualités humaine et professionnelle
ont été pour nous une source d'admiration.

Elles représentent des modèles à suivre. Nous désirons, être à la hauteur

de votre confiance.

Nous vous adressons ces mots en toute humilité pour exprimer notre

sincère reconnaissance.

3

A notre maître

Madame le PROFESSEUR KHADIJA DARIF
Professeur Assistante en Oncologie Médicale
Votre élan remarquable, votre rigueur professionnelle et votre humanisme
sont des qualités qui nous ont profondément marqués et que nous
admirons sincèrement.

Veuillez recevoir ces mots comme un témoignage de notre gratitude et de

notre respect.

4

Dédicaces

5

A ma très chère famille

À mes très chers parents Jamal ABRINI et Nadia SKALI, dont le soutien
indéfectible et l'amour inconditionnel ont été mes piliers tout au long de
ma formation. Votre bienveillance et votre encouragement ont toujours
été pour moi la plus grande motivation pour mener à terme mes projets.

Que Dieu tout puissant vous protège et vous octroie une longue vie.

À ma petite soeur Aya, dont la présence joyeuse et les mots
d'encouragement ont illuminé même les jours les plus sombres que j'ai dû
traverser. Ta force et ta bienveillance ont été pour moi une source
d'inspiration constante.

À mes chers frères Oussama et Mouad, sachez que vous avez été des
mentors précieux. Votre perspicacité et votre soutien m'ont guidé à
travers les défis de ce parcours endurant.

À vous tous, ma famille bien-aimée, je dédie ce travail.

Avec tout mon amour et ma gratitude infinis

Houda

6

7

Résumé

Introduction : Le cancer du poumon est actuellement un grand problème de santé publique. Son incidence ne cesse d'augmenter chez les femmes et l'écart de l'incidence entre les deux sexes diminue au niveau mondial. L'objectif de cette étude est d'évaluer le profil épidémiologique, clinique, histologique, moléculaire, thérapeutique et le pronostic du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) chez la femme.

Méthodes : C'est une étude rétrospective incluant des patientes atteintes du CPNPC confirmé et suivies au service d'Oncologie Médicale du Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI de Tanger entre mai 2018 et décembre 2023.

Résultats : 77 patientes ont été incluses dans l'étude. Leur âge moyen était de 60.5 ans. Toutes les patientes étaient non fumeuses. Le délai moyen du diagnostic était de 5.1 mois. Le suivi médian était de 5 mois. Les signes cliniques majeurs étaient la dyspnée (42.8%), la toux (31.1%) et la douleur thoracique (25.9%). La majorité des patientes étaient diagnostiquées au stade IV (90.9%). L'adénocarcinome était le type histologique le plus fréquemment diagnostiqué (87%). Les localisations métastatiques les plus fréquemment retrouvées étaient la plèvre (55.7 %), les os (44.3 %) et le poumon (30%). Le test de mutations du gène de l'EGFR réalisé chez 27 patientes était positif chez 13 patientes (48.1%). Les mutations retrouvées étaient exclusivement celles au niveau de l'exon 19 et la mutation ponctuelle L858R dans l'exon 21 qui sont couramment associées à la sensibilité aux inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK) de l'EGFR. La mutation ALK qui a été recherchée chez 8 patientes était positive dans 12.5% des cas. La chimiothérapie palliative de première ligne a été indiquée chez 54 patientes dont 46 avaient reçu une chimiothérapie à base de sels de platine (5 d'entre elles étaient EGFR muté) et 8 EGFR muté avaient bénéficié d'une thérapie par les ITK de l'EGFR (erlotinib ou gefitinib). La survie globale (SG) médiane des patientes mutées pour l'EGFR traitées en première ligne par les ITK de l'EGFR était significativement plus longue par rapport à celle des patientes EGFR muté traitées par chimiothérapie à base de sels de platine (20 mois contre 9 mois, p=0.05) et la survie sans progression (SSP) médiane chez ces patientes était également significativement plus longue par rapport à celle des patientes traitées par chimiothérapie à base de sels de platine (19 mois contre 5 mois, p=0.028).

Conclusion : La population des femmes atteintes de CPNPC étudiée était caractérisée par l'absence de tabagisme, la dominance du type histologique adénocarcinome et par un pourcentage élevé de mutations de l'EGFR. La SSP et la SG médianes des patientes traitées par les ITK de l'EGFR étaient significativement plus longues que la SSP et la SG des patientes qui avaient reçu une chimiothérapie à base de sels de platine. Ces résultats nous incitent à la réalisation des tests de mutations de l'EGFR chez l'ensemble des patientes diagnostiquées avec un adénocarcinome afin qu'elles puissent recevoir une thérapie ciblée par les ITK de l'EGFR.

Mots-clés : CPNPC, Femmes, Adénocarcinome, Non-fumeuses, Métastases, Mutations de l'EGFR, Chimiothérapie aux sels de platine, Mutation ALK, ITK de l'EGFR

8

Abstract

Introduction: Lung cancer is currently a major public health problem. Its incidence continues to increase in women, and the gap in incidence between the two sexes is decreasing worldwide. The aim of this study was to assess the epidemiological, clinical, histological, molecular, therapeutic and prognostic profile of non-small cell lung cancer (NSCLC) in women.

Methods: This is a retrospective study including patients with confirmed NSCLC followed at the Medical Oncology Department of the Mohammed VI University Hospital Centre in Tangier between May 2018 and December 2023.

Results: 77 female patients were included in the study. Their mean age was 60.5 years. All patients were non-smokers. The average time to diagnosis was 5.1 months. The median follow-up was 5 months. The major clinical signs were dyspnoea (42.8%), cough (31.1%) and chest pain (25.9%). The majority of patients were diagnosed at stage IV (90.9%). Adenocarcinoma was the most frequently diagnosed histological type (87%). The most common metastatic sites were the pleura (55.7%), bones (44.3%) and lungs (30%). EGFR gene mutation testing was performed in 27 patients and was positive in 13 (48.1%). The mutations found were exclusively those in exon 19 and the L858R point mutation in exon 21, which are commonly associated with sensitivity to EGFR TKIs. The ALK mutation, which was detected in 8 patients, was positive in 12.5% of cases. First-line palliative chemotherapy was indicated in 54 patients, 46 of whom had received platinum-salt-based chemotherapy (5 of whom were EGFR mutated) and 8 EGFR mutated patients had received therapy with EGFR tyrosine kinase inhibitors (TKIs) (erlotinib or gefitinib). The median overall survival (OS) of EGFR-mutated patients treated as first-line therapy with EGFR TKIs was significantly longer than that of EGFR-mutated patients treated with platinum-based chemotherapy (20 months versus 9 months, p=0.05) and the median progression-free survival (PFS) of these patients was also significantly longer than that of patients treated with platinum-based chemotherapy (19 months versus 5 months, p=0.028).

Conclusion: The population of women with NSCLC studied was characterized by the absence of smoking, the dominance of the adenocarcinoma histological type and a high percentage of EGFR mutations. The median PFS and OS of patients treated with EGFR TKIs were significantly longer than the PFS and OS of patients who had received platinum-based chemotherapy. These results encourage us to carry out EGFR mutations testing in all patients diagnosed with adenocarcinoma so that they can receive targeted therapy with EGFR TKIs.

Key words: NSCLC, Females, Adenocarcinoma, Non-smokers, Metastases, EGFR mutations, Platinum chemotherapy, ALK mutation, EGFR-TKI.

9

Sommaire

Résumé 7

Abstract 8

Liste des abréviations 11

Liste des tableaux 12

Liste des figures 13

I. Introduction 15

II. Matériel et méthodes 18

1. Matériel d'étude 18

1.1. Type d'étude 18

1.2. Population d'étude 18

1.2.1. Critères d'inclusion 18

1.2.2. Critères d'exclusion 18

2. Méthodes d'études 18

2.1. Recueil des données 18

2.2. Fiche d'exploitation 18

2.3. Analyses statistiques 19

2.4. Considérations éthiques 19

III. Résultats 21

1. Données démographiques cliniques et histologiques 21

1.1. Caractéristiques démographiques 21

1.2. Caractéristiques cliniques 21

2.3. Caractéristiques histologiques 23

2. Données radiologiques 23

3. Profil moléculaire 25

4. Prise en charge thérapeutique 26

5. Survie 28

IV. Discussion 33

1. Données épidémiologiques 33

2. Données cliniques 35

3. Aspects anatomopathologiques 36

4. Stade radiologique 36

5. Profil moléculaire 36

6. Prise en charge thérapeutique et survie 38

V. Conclusion 43

VI.

10

Références Bibliographiques 45

VII. Annexes 54

Annexe 1 54

Annexe 2 55

Annexe 3 57

Liste des abréviations

11

ADK : Adénocarcinome

ALK : Anaplastic Lymphoma Kinase

BPCO : Bronchopneumopathie Chronique Obstructive

BSC : Best supportive care (soins de support palliatifs exclusifs)

CHU : Centre Hospitalier Universitaire

TNM : Tumeur (Tumor)-ganglion (node)-métastase (metastasis)

CPC : Carcinome à petites cellules

CPNPC : Cancer du poumon non à petites cellules

EGFR: Epithelial Growth Factor Receptor

HTIC: Hypertension intracrânienne

IC : Intervalle de confiance

IMC : Indice de masse corporelle

ITK : Inhibiteurs de la tyrosine kinase

PD-L1: Programmed Death-Ligand 1

PS : Performance Status (Indice de performance)

RCC : Radio-chimiothérapie concomitante

ROS: Reactive Oxygen Species

SG: Survie globale

SSP : Survie sans progression

TDM TAP : Tomodensitométrie Thoraco-Abdomino-Pelvienne

Liste des tableaux

12

Tableau 1: Caractéristiques démographiques, cliniques et histologiques des patientes 22

Tableau 2: Méthodes de confirmation histologique des CPNPC 23

Tableau 3: Répartition des tumeurs selon les classifications TNM 24

Tableau 4: Stades radiologiques 24

Tableau 5: Répartition des différentes localisations métastatiques 25

Tableau 6: Statut des mutations EGFR, ALK et ROS1 25

Tableau 7: Protocoles utilisés chez les patientes en 2ème ligne 27

Tableau 8: Comparaison des séries de la littérature rapportant la fréquence des femmes atteintes du

cancer du poumon par rapport à la totalité des patients atteints de la maladie 33
Tableau 9: Comparaison des séries de la littérature rapportant la fréquence des patientes atteintes de

CPNPC par rapport à l'ensemble des CPNPC 34
Tableau 10: Variation des taux de mutations de l'EGFR chez les patientes atteintes de CPNPC au

Maroc et dans différents pays 37
Tableau 11: Caractéristiques cliniques et localisations des mutations de l'EGFR chez les patientes

EGFR muté de notre étude et de celles de séries de la littérature 38
Tableau 12: Comparaison de séries de la littérature rapportant la SSP médiane et la SG médiane chez

les femmes atteintes de CPNPC EGFR muté traitées en première ligne par les ITK de l'EGFR 41

Tableau 13: 8ème classification TNM du cancer du poumon 55

Tableau 14: Classification par stade (8ème classification TNM du cancer du poumon) 56

13

Liste des figures

Figure 1: Schéma des thérapies utilisées pour le traitement des patientes 26

Figure 2: Protocoles utilisés chez les patientes en 1ère ligne 27

Figure 3: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie globale des patientes 29

Figure 4: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie sans progression des patientes 29

Figure 5: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie globale des patientes EGFR muté

traitées par anti EGFR et par chimiothérapie à base de sels de platine 31
Figure 6: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie sans progression des patientes EGFR

muté traitées par anti EGFR et par chimiothérapie à base de sels de platine 31

14

Introduction

15

I. Introduction

Le cancer du poumon constitue un grave problème de santé publique dans le monde et représente la première cause de décès par cancer [1]. En 2020, approximativement 2.2 millions de nouveaux cas et 1.8 millions de décès ont été enregistrés à travers le monde [2]. Le pronostic de la maladie reste actuellement dépréciatif avec un taux de survie globale à cinq ans qui varie de 6% à 14% chez les hommes et de 7% à 18% chez les femmes [3]. Néanmoins nous assistons dans les dernières années à des rémissions prolongées voire des guérisons après l'introduction de l'immunothérapie.

Au Maroc, le taux d'incidence du cancer du poumon demeure généralement élevé (31.9/100 000) en comparaison avec d'autres pays du continent Africain [4]. Cette maladie continuera à occuper les premières places parmi les cancers en 2040 avec un taux de mortalité de 16/100 000 [5].

Les cancers du poumon sont classés histologiquement en cancers du poumon non à petites cellules (CPNPC) et les carcinomes à petites cellules (CPC). Environ 85 % des cas sont des cancers du poumon non à petites cellules [6].

Après l'apparition des symptômes, la majorité des cancers du poumon sont à un stade avancé (stade IV) lorsqu'ils sont diagnostiqués et ne peuvent pas faire l'objet d'une résection chirurgicale qui reste l'élément fondamental du traitement. C'est pourquoi le cancer du poumon doit être diagnostiqué à un stade précoce (stade I) par le biais du dépistage. En effet, l'introduction du dépistage de ce cancer devrait favoriser un changement de stade vers un stade précoce au moment du diagnostic, avec une amélioration de la survie.

Au cours des dix dernières décennies, le cancer du poumon était considéré comme une maladie masculine essentiellement. Actuellement, bien que le cancer du poumon reste plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, l'écart entre les deux sexes tend à s'estomper dans plusieurs régions du monde du fait de la progression constante de la maladie chez les femmes [7].

Le principal facteur de risque du cancer du poumon est le tabagisme avec une corrélation exposition - effet [8]. Dans la population féminine, alors que l'impact du tabagisme était évalué comme la cause principale du cancer du poumon dans la plupart des pays développés, des recherches épidémiologiques ont mis le point sur la présence d'autres contributeurs épidémiologiques et facteurs hormonaux, génétiques et moléculaires agissant comme des

16

facteurs de risque indépendants ou interagissant avec l'effet du tabagisme [9]. L'affirmation potentielle selon laquelle les femmes ont une sensibilité accrue aux substances cancérigènes du tabac reste controversée [10]. Par ailleurs, l'importance relative et la contribution des facteurs liés à l'environnement et au mode de vie au risque de ce cancer peuvent varier en fonction de la zone géographique et des conditions socio-économiques. Il en résulte que le cancer du poumon chez la femme est une affection distincte et spécifique qui nécessite plusieurs études pour définir ses caractéristiques épidémiologiques, cliniques, moléculaires et thérapeutiques.

Au Maroc, très peu d'études ont abordé le cancer du poumon chez la femme. Ces études avaient concerné les régions de Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech.

Dans le présent travail nous présentons une étude rétrospective d'une série de cas de cancer du poumon non à petites cellules chez les femmes traitées au service d'Oncologie Médicale du Centre Hospitalier Universitaire Mohamed VI de Tanger. Cette étude est la première réalisée au Nord du Maroc, elle a eu pour but d'évaluer les caractéristiques épidémiologiques, diagnostiques, moléculaires, thérapeutiques et pronostiques du CPNPC chez la femme.

17

Matériel et Méthodes

18

II. Matériel et méthodes

1. Matériel d'étude 1.1. Type d'étude

Cette étude entreprend une analyse rétrospective descriptive d'une série de cas menée au sein du Service d'Oncologie Médicale du Centre Hospitalier Universitaire de Tanger, couvrant une période de six ans, de mai 2018 à décembre 2023.

1.2. Population d'étude 1.2.1. Critères d'inclusion

Les sujets inclus dans notre analyse sont des patients de sexe féminin, ayant été traitées pour un cancer du poumon non à petites cellules, confirmé par histologie.

1.2.2. Critères d'exclusion

Nous avons exclu de notre étude les patients de sexe masculin, les patientes diagnostiquées avec un cancer pulmonaire à petites cellules, ainsi que tous les dossiers incomplets jugés non exploitables.

2. Méthodes d'études 2.1. Recueil des données

Pour cette étude, les dossiers médicaux des patientes du service d'Oncologie Médicale du Centre Hospitalier Universitaire de Tanger ont été examinés, et les données ont été extraites et consignées dans des feuilles de calcul Microsoft Excel (Microsoft Corp. Redmond, WA, États-Unis, 2013).

2.2. Fiche d'exploitation

Les dossiers ont été examinés en utilisant une fiche d'exploitation prédéfinie, remplie de manière rétrospective. Cette fiche nous a permis une exploration approfondie des données épidémiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives.

19

2.3. Analyses statistiques

Les données recueillies ont subi une analyse via le logiciel IBM SPSS Statistics 29 (SPSS Inc., Chicago, IL, USA). Les moyennes, écarts-types et pourcentages, relatifs à l'âge des patientes, aux données démographiques, aux caractéristiques cliniques et histologiques, ainsi qu'aux aspects thérapeutiques, ont été calculés et détaillés dans cette étude. La survie globale (SG) médiane et la survie sans progression (SSP) médiane ont été déterminées en utilisant la méthode de Kaplan-Meier. La valeur de p a été obtenue par le biais du test Log-Rank non stratifié, servant à comparer la survie globale médiane (SG) et la survie sans progression médiane (SSP) entre deux groupes de patientes. Par exemple, cela inclut la comparaison entre le groupe traité avec Anti-EGFR et celui recevant une chimiothérapie à base de sels de platine. Une valeur de p inférieure à 0.05 a été considérée comme statistiquement significative.

2.4. Considérations éthiques

Étant une analyse rétrospective de dossiers, notre étude n'a pas requis le consentement des patientes ni une soumission formelle à la commission d'éthique. Cependant, afin de préserver le secret medical, l'anonymat a été rigoureusement préservé dans les fiches d'exploitation.

20

Résultats

21

III. Résultats

1. Données démographiques cliniques et histologiques 1.1. Caractéristiques démographiques

Durant une période de 6 ans (2018-2023), un total de 596 patients (86 femmes et 510 hommes) atteints du cancer du poumon ont été traités au sein du service d'Oncologie Médicale du CHU de Tanger. La fréquence des patients de sexe féminin était de 14.4%. Parmi les 596 patients, 315 (77 femmes et 238 hommes) ont été traités pour un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC). Notre étude a porté sur les 77 femmes atteintes de CPNPC. La proportion de ces patientes par rapport à la totalité des patients atteints de CPNPC était de 24.4 % et la proportion des femmes avec CPNPC par rapport à la totalité des femmes atteintes du cancer du poumon était de 89.5 %.

Le nombre moyen de patientes colligées par an était de 12.8. La moyenne d'âge des 77 patientes de notre cohorte était de 60.5 #177;13.2 ans avec des extrêmes allant de 32 à 94 ans. On note que les 2 tranches d'âge <55 ans et 55-64 ans étaient majoritaires avec un taux de 29.8% et 31.2% respectivement, suivies de la tranche d'âge 65-74 ans (24.7%) alors que la tranche d'âge=75 ans était minoritaire (14.3%). (Tableau 1).

L'analyse des dossiers des patientes a montré que 93.5% étaient non tabagiques et 6.5% étaient exposées au tabagisme passif. 7.8% des patientes étaient traitées pour tuberculose pulmonaire et 3.9% avaient la Bronchopneumopathie Chronique Obstructive (BPCO). L'antécédent de cancer du poumon était présent dans 2.6% des cas (Tableau 1).

1.2. Caractéristiques cliniques

Le délai du diagnostic entre le début des symptômes et la confirmation histologique était variable entre 1 et 36 mois avec une moyenne de 5.1 mois. Le symptôme le plus fréquemment rapporté était la dyspnée (42.8% des patientes), suivi par la toux (31.1% des cas) et enfin la douleur thoracique (25.9% des cas) (Tableau 1).

Par ailleurs, nous avons observé que la plupart des patientes (64.9%) présentaient un état général conservé (PS=1). 28.6% avaient un PS 2 et 6.5% un PS 3. (L'Indice de Performance PS est présenté en Annexe 1). L'indice de masse corporelle (IMC) moyen était de 24.7 kg/m2 (extrêmes : 13.9-37 kg/m2) et la majorité des patientes (72.7%) avaient un IMC = à 18.5 kg/m2

22

Tableau 1: Caractéristiques démographiques, cliniques et histologiques des patientes

Caractéristiques

n

%

Cas durant 6 ans

 
 

2018

1

1.3

2019

19

24.6

2020

10

13

2021

18

23.4

2022

16

20.8

2023

13

16.9

Moyenne des cas /ans

12.8

 

Age (ans)

 
 

<55

23

29.8

55-64

24

31.2

65-74

19

24.7

=75

11

14.3

Age moyen : 60.5

 
 

Tabagisme

 
 

Tabagisme actif

0

0

Tabagisme passif

5

6.5

Absence de tabagisme

72

93.5

Signes cliniques

 
 

Dyspnée

33

42.8

Toux

24

31.1

Douleur thoracique

20

25.9

Hémoptysie

9

11.6

Amaigrissement

21

27.2

Douleur osseuse

16

20.7

HTIC

6

7.8

Syndrome cave supérieure

1

1.3

Performance Status au diagnostic

 
 

PS0

5

6.5

PS1

45

58.4

PS2

22

28.6

PS3

5

6.5

Types histologiques

 
 

Adénocarcinome

67

87

Carcinome épidermoïde

10

13

23

2.3. Caractéristiques histologiques

Le type histologique le plus fréquemment diagnostiqué chez les patientes était l'adénocarcinome (87%), suivi du carcinome épidermoïde (13%) (Tableau 1).

La confirmation histologique a été réalisée par biopsie scannoguidée chez 61% des cas, par bronchoscopique chez 18.2% des cas, par biopsie osseuse chez 14.2% des cas, par biopsie ganglionnaire sus-claviculaire chez 3% des cas et chez 1.2% des cas, elle a été réalisée par

biopsies cérébrale, hépatique et péricardique (Tableau 2). Tableau 2: Méthodes de confirmation histologique des CPNPC

 
 

Méthodes utilisées

n=77

%

Biopsie scannoguidée

47

61

Bronchoscopie

14

18.2

Biopsie osseuse

11

14.2

Biopsie ganglionnaire sus-claviculaire

2

3

Biopsie cérébrale

1

1.2

Biopsie hépatique

1

1.2

Biopsie péricardique

1

1.2

2. Données radiologiques

Sur base de la Tomodensitométrie Thoraco-Abdomino-Pelvienne (TDM TAP), les tumeurs étaient localement avancées dans la majorité des cas. Ainsi, les tumeurs T4 représentaient 40.4% et l'envahissement ganglionnaire N2 était retrouvé dans 41.4% des tumeurs (Tableau 3).

En se basant sur la 8ème édition de la classification TNM (Annexe 2), le stade radiologique le plus fréquent était le stade IV chez 90.9% des patientes. Le stade III était présent chez 7.8% des patientes et une seule patiente a été diagnostiquée au stade I (1.3%) (Tableau 4).

70% de nos patientes avaient plus d'un site métastatique. Les localisations métastatiques les plus fréquentes étaient celles au niveau pleural, osseux, pulmonaire, hépatique et cérébral (Tableau 5).

Tableau 3: Répartition des tumeurs selon les classifications TNM

Classification

n

%

T

 
 

T1

10

19.2

T2

10

19.2

T3

11

21.2

T4

21

40.4

N

 
 

N0

18

31

N1

7

21.1

N2

24

41.4

N3

9

15.5

M

 
 

M0

7

9.1

M1

70

90.9

M1a

48

68.57

M1c

22

31.43

Tableau 4: Stades radiologiques

Stadesa n Pourcentage (%)

1.3

1 1.3

7.8

2 2.6

4 5.2

Stade I IA-2

Stade III

IIIA IIIB

24

Stade IV IVA

IVB

90.9

48 62.3

22 28.6

a. 8ème classification TNM.

25

Tableau 5: Répartition des différentes localisations métastatiques

Localisations métastatiques n Pourcentage (%)

Pleurale 39 55.7

Osseuse 31 44.3

Pulmonaire 21 30

Hépatique 12 17.1

Cérébrale 10 14.3

Surrénalienne 6 8.6

Péricardique 5 7.1

3. Profil moléculaire

Le test de mutation de l'EGFR (Epithelial Growth Factor Receptor) a été réalisé chez 27 patientes (35% des cas), revenant positif chez 13 patientes (48.1%) et négatif chez 14 patientes (51.9%). Les mutations étaient prédominantes sur l'exon 19 (9 patientes soit 69.2%), suivies par la mutation L858 sur l'exon 21 (4 patientes soit 30.8%) (Tableau 6).

La mutation ALK (Anaplastic Lymphoma Kinase) qui a été recherchée chez 8 patientes (soit 29.6% des cas), a été positive chez une patiente, celle qui était au stade IA-2 (soit 12.5%). La recherche de la mutation ROS1 (Reactive Oxygen Species) a été réalisée chez 2 patientes (7.4%) et était négative dans les deux cas (Tableau 6).

La recherche de l'expression du PD-L1 (Programmed Death-Ligand 1) a été effectuée chez 6 patientes. Une faible positivité (<50%) a été retrouvée chez 5 patientes représentant 83.3% des cas et une forte positivité à 60% a été noté chez une seule patiente (16.7%).

Tableau 6: Statut des mutations EGFR, ALK et ROS1

 

n

Pourcentage %

Mutation de l'EGFR

 
 

Réalisée

27

35

Positive

13

48.1

Mutation sur :

 
 

Exon 19

9

69.2

L858 sur l'exon 21

4

30.8

Mutation ALK

 
 

Réalisée

8

29.6

Positive

1

12.5

Mutation ROS1

 
 

Réalisées

2

7.4

Positive

0

0

26

4. Prise en charge thérapeutique

Le délai entre la confirmation histologique et le début du traitement des patientes dans notre étude était de 2.1 mois en moyenne, il était variable entre 6 jours et 13.8 mois.

Parmi les 77 patientes, 13 ont été perdues de vue (16.8%) et 6 patientes (7.8%) avaient reçu des soins de support palliatifs exclusifs (BSC : Best Supportive Care). 1 seule patiente (stade IA-2) a été adressée pour chirurgie (1.3%) puis perdue de vue, 3 patientes stade IIIB (4%) avaient reçu une chimiothérapie néoadjuvante suivie d'une radiochimiothérapie concomitante (RCC) puis mise sous surveillance et 54 patientes stade IV (70.1%) avaient reçu un traitement systémique palliatif en première ligne. Parmi celles-ci, 46 avaient reçu une chimiothérapie à base de sels de platine (dont 5 EGFR muté) (85.2%) et 8 EGFR muté (14.8%) un traitement par anti-EGFR (Figure 1).

Figure 1: Schéma des traitements utilisés chez les patientes atteintes de CPNPC

La figure 2 présente les protocoles utilisés en première ligne chez les patientes au stade IV. L'acide zoledronique a été associé au traitement systémique palliatif chez 13 patientes (16.9%

27

Protocoles de 2ème ligne Docétaxel

Gemcitabine monothérapie Navelbine monothérapie Etoposide monothérapie Carbo-Paclitaxel Carbo-Navelbine

Paclitaxel Pemetrexed Erlotinib

n=20

Pourcentage (%)

6

30

3

15

2

10

2

10

1

5

1

5

1

5

1

5

3

15

des cas) et le bevacizumab chez 3 patientes (4% des cas). Le nombre moyen de cycles de chimiothérapie reçu était de 3.8 [extrêmes : 1 - 7]. Pour la thérapie par anti-EGFR, le nombre moyen de cycles était de 15.9 [extrêmes :6 - 40]. Parmi les 46 patientes ayant reçu une chimiothérapie, 16 patientes n'ont pas pu être évaluées pour la réponse au traitement car perdues de vue au cours du suivi. L'évaluation de la maladie a été basée sur les critères RECIST présentés en annexe 3. Parmi les 30 patientes ayant une maladie évaluable, 1 patiente (3.3%) a eu une réponse partielle, 6 patientes (20%) ont eu une stabilité et 23 patientes (76.6%) avaient une progression. Concernant le traitement par anti-EGFR (n=8), 1 patiente a été perdue de vue (12.5%), 1 patiente avait une réponse partielle (12.5%), 5 patientes présentaient une stabilité (62.5%) et 1 patiente avait une progression (12.5%).

Figure 2: Protocoles utilisés chez les patientes en 1ère ligne

Après progression, 20 patientes ont reçu un traitement systémique de 2ème ligne. 17 patientes, (soit 85%) ont reçu la chimiothérapie et 3 patientes (15%) ont reçu l'anti EGFR (Tableau 7).

Tableau 7: Protocoles utilisés chez les patientes en 2ème ligne

28

La radiothérapie palliative a été réalisée chez 23 patientes, décompressive sur le rachis chez 10 patientes, cérébrale chez 9 patientes, de consolidation et antalgique sur le col du fémur chez 2 patientes et sur l'humérus chez 1 patiente et enfin une radiothérapie palliative pulmonaire a été réalisée chez 1 patiente.

5. Survie

Dans notre série, le suivi médian était de 5 mois [extrêmes : 0-56], la survie globale (SG) médiane était de 5 mois IC 95% [2.2-7.7]. La survie sans progression (SSP) médiane était de 5 mois IC 95% [3.6-6.4]. Par ailleurs, les taux de survie globale à 6 et 12 mois étaient de 44.4% et 28.7% respectivement et les taux de survie sans progression (SSP) à 6 et 12 mois étaient de 38.5% et 7.7% respectivement (Figures 3 et 4).

29

Figure 3: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie globale des patientes

Figure 4: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie sans progression des patientes

30

La survie globale (SG) médiane dans le groupe des patientes EGFR muté traitées par anti EGFR était de 20 mois IC 95% [12.6-27.4] et dans le groupe EGFR muté traité par chimiothérapie à base de sels de platine, elle était de 9 mois IC 95% [4.7-13.3]. Cette SG médiane chez le groupe thérapie anti EGFR était significativement plus longue que celle dans le groupe chimiothérapie à base de sels de platine avec une valeur de p=0.05 (Figure 5).

De même, la survie sans progression (SSP) médiane dans le groupe des patientes EGFR muté traitées par anti EGFR était de 19 mois IC 95% [8.3-29.7] alors que dans le groupe des patientes mutées pour l'EGFR traité par chimiothérapie à base de sels de platine, celle-ci était de 5 mois IC 95% [0.7-9.3]. La SSP médiane chez le groupe thérapie anti EGFR était aussi significativement plus longue que celle chez le groupe chimiothérapie aux sels de platine avec une valeur de p=0.028. On a noté également que les courbes de la survie globale et celle de la survie sans progression du traitement par chimiothérapie ont chuté plus rapidement par rapport à celles du traitement par anti EGFR signifiant que le décès des patientes s'est produit très rapidement sous chimiothérapie (Figure 6).

31

Figure 5: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie globale des patientes EGFR muté traitées par anti EGFR et par chimiothérapie à base de sels de platine

Figure 6: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie sans progression des patientes
EGFR mutées traitées par anti EGFR et par chimiothérapie à base de sels de platine

32

Discussion

33

IV. Discussion

1. Données épidémiologiques

Le cancer du poumon est l'une des principales causes de cancers dans le monde, il constitue 11,4% des cas de cancers [11]. Il est l'une des principales causes de décès liés au cancer chez les hommes et chez les femmes et cela aussi bien dans les pays développés que dans ceux en voie de développement [2]. Cependant, les femmes dans les pays développés souffrent d'un taux de mortalité par cancer du poumon plus élevé. En effet, chez ces dernières les décès dus au cancer du poumon sont classées deuxièmes après le cancer du sein [12].

Dans notre cohorte, la fréquence des femmes atteintes du cancer du poumon était de 14.4%, ce qui corrobore parfaitement avec les fréquences des femmes atteintes de ce cancer rapportées à l'échelle nationale dans deux séries de cas à Rabat entre 2005 et 2015 (14.5%) et entre 2014 et 2017 (14%) et sont également en accord avec celles obtenues à Rabat entre 2005 et 2008 (10.5%), celles obtenues dans deux séries de cas à Marrakech entre 2003 et 2009 (9%) et entre 2015 et 2021 (10.9%) et celles rapportées à Oujda entre 2005 et 2014 (9%). Cependant, cette fréquence reste nettement inférieure à celles des femmes avec cancer du poumon rapportées en Guadeloupe entre 2008 et 2009 (27.4%), au Brésil entre 2006 et 2014 (39.5%) et aux USA entre 2001 et 2019 (46.7%) (Tableau 8), confirmant ainsi la plus grande fréquence de la maladie chez les femmes dans les pays développés.

Tableau 8: Comparaison des séries de la littérature rapportant la fréquence des femmes atteintes du cancer du poumon par rapport à la totalité des patients atteints de la maladie

Pays

Périodes

Fréquences (%)

Années

Références

Maroc- Tanger

2018-2023

14.4

2024

Cette étude

Maroc-Rabat

2005-2015

14.5

2019

[13]

Maroc-Rabat

2014- 2017

14

2022

[14]

Maroc-Rabat

2005-2008

10.5

2016

[15]

Maroc-Marrakech

2015-2021

10.9

2023

[16]

Maroc-Marrakech

2003-2009

9

2013

[10]

Maroc-Oujda

2005-2014

9

2019

[17]

France-Guadeloupe

2008-2009

27.4

2013

[18]

Brésil

2006-2014

39.5

2020

[19]

USA

2001-2019

46.7

2023

[20]

 

34

Concernant les patientes atteintes du cancer du poumon non à petites cellules qui ont fait l'objet de notre étude, le pourcentage des femmes atteintes de CPNPC était de 24.4%. Cette fréquence est similaire à celles obtenues à Rabat entre 2014 et 2017 (23.3%) et entre 2010 et 2017 (27.5%), s'approche de celles obtenues en Turquie (20.6%), en Guadeloupe (26.9%) et en Indonésie (28%) mais elle est bien inférieure à celles rapportées dans la Réunion (35%), en Malaisie (42.3%) et aux USA (45.9%) (Tableau 9), marquant ainsi une importante variabilité de la fréquence du carcinome non à petites cellules chez les femmes entre les pays.

Tableau 9: Comparaison des séries de la littérature rapportant la fréquence des patientes atteintes de CPNPC par rapport à l'ensemble des CPNPC

Pays

Années

Fréquences (%)

Années

Références

Maroc-Tanger

2018-2023

24.4

2024

Cette étude

Maroc-Rabat

2014-2017

23.3

2020

[21]

Maroc-Rabat

2010-2017

27.5

2020

[22]

Maroc-Fès

2008- 2018

13.8

2021

[23]

Maroc-Fès

2007-2012

13.4

2015

[24]

Turquie

2011-2014

20.6

2018

[25]

France-Guadeloupe

2008-2009

26.9

2013

[18]

France-Réunion

2017-2018

35

2020

[26]

Indonésie

2005-2015

28

2018

[27]

Malaisie

2010-2011

42.3

2014

[28]

 

USA

2001-2019

45.9

2023

[20]

Dans notre série, l'âge moyen des patientes était de 60.5 ans. Cette moyenne est similaire à celle rapportée en Italie (60 ans) [29]. Elle est légèrement supérieure à celle rapporté au Maroc (58.3 ans) [24] et en Indonésie (56.9 ans) [27] et légèrement inférieur à celle observée en Suisse (62 ans) [30] chez les femmes atteintes du cancer du poumon non à petites cellules. Par ailleurs, dans notre étude les extrêmes d'âge se situaient entre 32 et 94 ans indiquant que le CPNPC affecte aussi bien les femmes jeunes que les femmes âgées. Cependant, les tranches d'âge majoritaires étaient <55 ans et entre 55 et 64 ans,

La majorité des patientes (93.5%) étaient non fumeuses et 6.5% étaient exposées au tabagisme passif. Ces résultats vont dans le même sens que ceux de Zakkouri el al [31] qui ont rapporté que le tabagisme n'explique pas tous les cas de cancer du poumon chez les femmes, car 75 % des patientes n'ont jamais fumé et 14 % ont été exposées au tabagisme passif. Le tabagisme

35

36

37

passif est un facteur de risque du cancer du poumon chez la femme assez évoquée dans la littérature. Selon Sisti et Boffetta [32], le tabagisme passif est mis en cause chez les femmes dans 14.2 % des cas. Cependant le risque relatif diffère selon le type d'exposition : familiale, professionnelle ou sociale [33], et selon l'intensité et la durée du tabagisme passif subi [34].

7.8% des patientes de notre étude étaient traitées pour tuberculose pulmonaire. La tuberculose et d'autres infections pulmonaires augmentent le risque de cancer du poumon en raison d'une inflammation prolongée, de la fibrose pulmonaire et des lésions tissulaires pulmonaires [35, 36].

L'antécédent de cancer du poumon était présent dans 2.6% des cas dans notre étude. Une étude de l'International Lung Cancer Consortium [37] a montré qu'il y a 1.5 fois plus de risque de cancer du poumon chez les personnes dont un parent de premier degré (mère, père, frère ou soeur) souffre d'un cancer du poumon, ce qui relèverait le caractère héréditaire de la maladie.

2. Données cliniques

Les patients diagnostiqués à un stade précoce bénéficient d'un taux de guérison élevé. Cependant, le cancer du poumon est souvent diagnostiqué tardivement à cause de l'apparition tardive des symptômes, du caractère inexpressif de la maladie et du manque d'un programme précoce de dépistage.

Le délai du diagnostic entre le début des symptômes et la confirmation histologique de la maladie chez les patientes de notre étude était de 5.1 mois en moyenne. Ce délai dans notre contexte, soulève la problématique du retard du dépistage du cancer bronchique chez la femme.

Le symptôme le plus fréquemment observé dans notre étude était la dyspnée (42.8 %), suivie de la toux (31.1%), puis la douleur thoracique (25.9%), ce qui concorde avec une étude réalisée à Marrakech [38].

L'amaigrissement a été retrouvé chez 27.2% des patientes ce qui est en accord avec les résultats de l'étude réalisée au Mali [39] qui rapporte une perte de poids chez 30% des cas. Une étude américaine a évalué l'évolution du poids chez 78 hommes et 74 femmes ayant un CPNPC, il en ressort que les femmes perdent moins de poids par rapport aux hommes [40]. L'état général peut être quantifié par l'indice de Performance (PS). Dans notre étude, seules 35.5% des patientes avaient un PS altéré ce qui concorde avec les résultats obtenus à Meknès [41].

3. Aspects anatomopathologiques

L'adénocarcinome est le type histologique le plus prédominant chez les femmes atteintes d'un cancer du poumon non à petites cellules [42, 43, 44]. Dans notre série, l'adénocarcinome (87 %) était aussi le type histologique le plus fréquemment diagnostiqué chez les patientes atteintes de CPNPC par rapport au carcinome épidermoïde. Ces résultats sont similaires à ceux rapportés dans une étude aux USA qui a montré que 71 % des cancers du poumon chez les femmes étaient des adénocarcinomes [45]. De même, une méta-analyse de 17 études avait révélé que l'incidence de l'adénocarcinome était 3.4 fois plus importante que le carcinome épidermoïde chez les patientes non-fumeuses, et que jusqu'à 60 % des cancers du poumon chez les femmes étaient classés comme adénocarcinomes [46].

La confirmation histologique a été réalisée par biopsie scannoguidée chez la majorité des cas, ce qui concorde avec les résultats de l'étude menée à l'Hôpital Militaire d'Instruction Mohamed V de Rabat [47]. Par contre, dans d'autres études [48, 49, 38] le principal moyen de confirmation diagnostique était la biopsie bronchique suivie de la biopsie scannoguidée.

4. Stade radiologique

Dans notre série, le stade radiologique le plus fréquent était le stade IV (90.9%). Ces résultats rejoignent ceux des autres séries dans lesquelles la majorité des cancers bronchiques étaient diagnostiqués à un stade localement avancé ou métastatique [49, 38, 41]. Dans les séries Européennes et Américaines, la plupart des cas de cancer du poumon non à petites cellules ont été diagnostiqués à un stade relativement avancé [50]. De même, dans l'étude de Zakkouri el al [31], la proportion des cancers du poumon non à petites cellules diagnostiqué au stade IV était plus élevée (82 %) par rapport à celles au stade III (16 %) et au stade II (2 %). Le pourcentage élevé des CPNPC au stade IV chez nos patientes peut s'expliquer par un retard du diagnostic.

5. Profil moléculaire

La fréquence de mutation de l'EGFR varie en fonction des zones géographiques et de l'origine ethnique. Dans notre étude, la fréquence de mutation de l'EGFR était élevée (48.1%). Cette fréquence est similaire à celles obtenues dans d'autres études chez les femmes atteintes de CPNPC au niveau national et en Turquie et au Liban. Cependant la fréquence de l'EGFR mutée obtenue dans une étude réalisée à Casablanca était nettement inférieure, ce qui s'expliquerait

par la proportion élevée des patientes fumeuses (Tableau 10). En Europe et en Amérique, cette fréquence est généralement plus basse. Cependant chez les femmes asiatiques atteintes de CPNPC, la fréquence de mutation de l'EGFR est très élevée (Tableau 10).

Tableau 10: Variation des taux de mutations de l'EGFR chez les patientes atteintes de CPNPC au Maroc et dans différents pays

Pays

Mutations de l'EGFR

% (n patientes positives de N patientes

testées)

Année

Références

Maroc-Tanger

48.1 (13 de 27)

2024

Cette étude

Maroc-Rabat

47.8 (22 de 46)

2013

[51]

Maroc-Rabat

41.3 (38 de 92)

2020

[22]

Maroc-Rabat

38.4 (38 de 99)

2023

[52]

Maroc-Casablanca

24.3 (17 de 70)

2019

[53]

Turquie

48.4 (30 de 62)

2018

[25]

Liban

44.4 (7 de 34)

2014

[54]

Portugal

37.8 (31 de 82)

2012

[55]

Italie

30 (9 de 30)

2007

[29]

Pays -bas

13.4 (48 de 357)

2012

[56]

Brésille

33.3 (40 de 120)

2012

[57]

USA (Afro-Américaines)

15.7 (16 de 102)

2011

[58]

Chine

70.5 (74 de 105))

2018

[59]

Malaisie

62.3 (40 de 64)

2014

[28]

Taiwan

55.5 (20 de 36)

2004

[60]

 

Les patientes de notre étude présentant une mutation EGFR étaient caractérisées par une moyenne d'âge de 58 ans avec la présence de patientes jeunes, par le sous-groupe histologique adénocarcinome et étaient non fumeuses. D'autres études (Tableau 11) rapportent également que les femmes EGFR muté étaient majoritairement non fumeuses et que leur type histologique était également dominé par l'adénocarcinome. En outre on note aussi dans ces études la présence de patientes jeunes (Tableau 11). Il ressort de toutes ces études que le type histologique adénocarcinome, le taux élevé de mutation de l'EGFR et le non tabagisme sont liés au cancer du poumon non à petites cellules chez la femme.

Par ailleurs, dans notre étude, la mutation EGFR la plus fréquente était dans l'exon 19 (69.2%). Cette distribution est similaire à celle obtenue dans d'autre séries (Casablanca : 64.7%, Italie : 55.5%, Malaisie : 58.8%) (Tableau 11). Les mutations les plus courantes associées à la

38

sensibilité aux ITK de l'EGFR comprennent la mutation de l'exon 19 et la mutation ponctuelle L858R dans l'exon 21 [51]. Dans notre étude, ces deux mutations représentaient 100% de toutes les mutations de l'EGFR vue que les mutations de l'exon 18 et 20 étaient absentes.

Tableau 11: Caractéristiques cliniques et localisations des mutations de l'EGFR chez les patientes EGFR muté de notre étude et de celles de séries de la littérature

Pays

n

Age moyen (extrêmes)

N F

(%)

ADK

(%)

Exon19 n (%)

Exon21 n (%)

Année

Références

Maroc-Tanger

13

58 (36-72)

100

100

9 (69.2)

4 (30.8)

2024

Cette étude

Maroc-Casablanca

17

55.8 (33-69)

88.2

100

11 (64.7)

4 (23.5)

2019

[53]

Jordanie

12

56.6 (47-78)

83.3

100

4 (33.3)

7 (58.3)

2016

[61]

Italie

9

 
 
 

5 (55.5)

2 (22.2)

2007

[29]

Portugal

25

 

88

80

11 (44)

7 (28)

2013

[62]

Malaisie

211

 
 

100

124 (58.8)

77 (36.5)

2013

[28]

Taiwan

20

62. (40-82)

95.2

100

4 (20)

14 (70)

2004

[60]

NF: Non fumeuses ADK: Adénocarcinome

La mutation ALK qui a été recherchée chez 8 patientes était positive chez une patiente (12.5%). La fréquence de la mutation ALK est peu étudiée à l'échelle nationale. Dans une étude réalisée à Rabat [21] cette mutation a été recherchée chez 28 femmes et était négative chez toutes ces dernières. L'utilisation d'inhibiteurs de l'ALK chez les patients atteints de CPNPC présentant une mutation de l'ALK a démontré un taux de réponse et une survie sans progression impressionnants par rapport à la chimiothérapie [63]. Dans notre série, le pourcentage des femmes testées pour la recherche de la mutation ALK était faible (10,4%), hors il est recommandé d'élargir cette recherche étant donné que la détermination de la mutation ALK est un facteur décisif dans la démarche thérapeutique dans le cas du CPNPC [21]. Par ailleurs dans notre étude, la mutation ALK était présente chez une patiente (stade IA-2) qui était EGFR négative indiquant l'absence de la concomitance des mutations EGFR et ALK dans notre cas.

6. Prise en charge thérapeutique et survie

Le traitement du cancer du poumon non à petites cellules comprend diverses approches, telles que la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, les thérapies ciblées et l'immunothérapie.

39

40

Ces traitements sont déterminés en fonction de la stadification du cancer et de l'état général des patients. Dans notre étude, les stades observés incluaient le stade IA-2, les stades IIIA et IIIB, ainsi que les stades IVA et IVB.

Pour les patients au stade I, la chirurgie est le traitement de base. Après une résection chirurgicale, le taux de survie sans maladie à 5 ans est d'environ 60 % et le taux de survie globale à 5 ans atteint environ 80 % [64]. Dans notre série, une seule patiente était au stade IA-2 et a été adressée à la chirurgie.

Les patients au stade IIIA et IIIB non éligibles à la chirurgie reçoivent habituellement une radiochimiothérapie concomitante (RCC) qui est considérée comme le traitement de référence [65]. Dans notre étude, trois patientes au stade IIIB avaient reçu une chimiothérapie néoadjuvante suivie d'une RCC vu qu'elles étaient non résécables malgré un PS 1.

Pour les stades IV, la chimiothérapie de première ligne consiste en une combinaison de sels de platine et d'une drogue de troisième génération (gemcitabine, paclitaxel, docetaxel, irinotécan, vinorelbine) pour les patients PS 0-1. Pour ceux avec un PS 2, une monothérapie ou une combinaison sans platine est recommandée, tandis que les patients avec un PS 3 nécessitent des soins palliatifs [66]. Dans notre série, 54 patientes au stade IV avaient reçu un traitement systémique de première ligne, dont 46 une chimiothérapie à base de sels de platine (5 EGFR muté, 10 non mutées pour l'EGFR et 31 non diagnostiquées pour la mutation de l'EGFR) et 8 EGFR muté étaient traitées par des ITK de l'EGFR (erlotinib ou gefitinib). Parmi les 46 patientes ayant reçu la chimiothérapie par les sels de platine, 28 avaient un PS 0-1, 14 un PS 2 et 4 un PS 3. Parmi les 8 patientes traitées par les ITK de l'EGFR, 7 avaient reçu de l'erlotinib (dont 6 avaient un PS 1 et 1 un PS 2) et 1 patiente (PS 0) était traitée par le gefitinib.

La radiothérapie palliative vise à atténuer la douleur ou à soulager les symptômes de la maladie. Dans notre série, 29,9 % des patientes ont bénéficié de cette modalité thérapeutique, comparativement à 17,7 % dans la série de Debieuvre [67] et 22 % dans celle de Radzikowska [68].

La survie globale (SG) médiane et la survie sans progression (SSP) médiane des patientes de notre série étaient de 5 mois. Le taux de survie globale à 12 mois était de 28.7%. Ce taux est légèrement inférieur à ceux obtenus dans les études réalisées à Rabat (32.3%) [15] et au Brésil (34.5%) [69].

Pour évaluer les différences de réponse à la chimiothérapie, Albain et al. [70] avaient constaté que les femmes traitées avec des sels de platine survivaient plus longtemps, avec un risque de décès réduit de 14 %, différence notable chez les femmes de 60 ans et plus. De même Wakelee et al. [71] avaient comparé des patients de sexes féminin et masculin dans l'essai de l'Eastern Cooperative Oncology Group et avaient constaté que la survie médiane globale était significativement plus longue chez les femmes (9.2 mois contre 7.3 mois). Wheatley-Price et al. [72] avaient regroupé cinq essais cliniques de phase III et avaient rapporté que les femmes répondaient mieux à la chimiothérapie à base de sels de platine avec une survie plus longue que les hommes (9.6 mois contre 8.6 mois), cette observation était spécifique aux patientes présentant un adénocarcinome.

En deuxième ligne, une monothérapie (docetaxel, pemetrexed) ou des inhibiteurs de tyrosine kinase (erlotinib) sont utilisés [66]. Dans notre série, 20 patientes avaient reçu un traitement systémique de deuxième ligne. 85 % avaient reçu la chimiothérapie (dont la majorité une monothérapie) et 15 % de l'erlotinib. Plusieurs études ont montré que le sexe féminin était prédictif d'une meilleure réponse aux ITK de l'EGFR (gefitinib ou erlotinib), notamment chez les patientes atteintes de CPNPC. Les études IDEAL 1 et IDEAL 2 ont démontré que le sexe féminin, l'adénocarcinome et le non tabagisme étaient des prédicteurs de meilleures réponses [73, 74].

Les inhibiteurs de la tyrosine kinase de l'EGFR ont montré une plus grande efficacité par rapport à la chimiothérapie, de ce fait ces derniers sont devenus le traitement de première ligne pour les cancers du poumon non à petites cellules avec mutation de l'EGFR, améliorant notablement la prise en charge des patients.

Dans l'étude ENSURE ayant examiné 217 patients dont de 61% de femmes avec CPNPC EGFR muté au stade IIIB/IV, comparant l'erlotinib à un doublet de cisplatine, la SSP médiane était de 11 mois dans le groupe erlotinib contre 5.5 mois dans le groupe chimiothérapie [75].

L'essai EURTAC [76] en Europe consacré aux patients atteints de CPNPC EGFR muté dont 72.4% de sexe féminin, a comparé l'erlotinib à une chimiothérapie à base de platine en première ligne métastatique. Les résultats ont révélé une SSP de 5.2 mois dans le bras chimiothérapie à base de platine contre 9.7 mois dans le bras erlotinib. Le taux de réponse était de 10.5 % sous chimiothérapie contre 54.5 % sous erlotinib, et la médiane de survie globale était de 18.8 mois pour la chimiothérapie comparée à 22.9 mois pour l'erlotinib.

41

Dans notre étude, la SSP médiane était significativement plus longue dans le groupe des patientes EGFR muté ayant reçu une thérapie anti-EGFR (19 mois) par rapport au groupe des patientes EGFR muté recevant la chimiothérapie à base de sels de platine (5 mois). Cette SSP s'approche de celles obtenues en chine et en Corée dans lesquels les SSP médianes des patients femmes traitées par les ITK de l'EGFR étaient de 17.8 et 15.8 mois respectivement mais elle est supérieure à celles obtenues en Asie, Hongrie, Turquie et Lettonie et en Italie (14, 13.2 et 11.4 mois respectivement) (Tableau 12) et cela malgré la taille restreinte de notre série de patientes. De même, la SG médiane était significativement plus longue pour les patientes EGFR muté traitées avec une thérapie anti-EGFR (erlotinib ou gefitinib) (20 mois) comparativement à celles des patientes mutées pour l'EGFR ayant reçu une chimiothérapie à base de sels de platine (9 mois). Cette SG médiane est inférieure à celle obtenue en Coré (30.3 mois) mais bien supérieure à celles rapportées en Asie (12 mois) et dans les pays bas (12.4 mois) (Tableau 12).

Tableau 12: Comparaison de séries de la littérature rapportant la SSP médiane et la SG médiane chez les femmes atteintes de CPNPC EGFR muté traitées en première ligne par les ITK de l'EGFR

Pays

Stades

Patientes

SSP m

SG m

Références

 
 

(n)

(mois)

(mois)

 

Maroc-Tanger

IV

8

19

20

Cette étude

Italie

IIIB-IV

39

11.4

NR

[77]

Corée

IV

2572

15.8

30.3

[78]

Pays bas

IV

9885

NR

12.4

[79]

Chine

IIIB-IV

79

17.8

NR

[80]

Asie

IV

3029

14

12

[81]

Hongrie, Turquie,

IV

49

13.2

NR

[82]

 

Lettonie

 
 
 
 
 

SSP m : Survie sans progression médiane. SG m: Survie globale médiane. N R : Non rapporté

42

Conclusion

43

V. Conclusion

Le cancer du poumon chez la femme est un complexe hétérogène, constituant une affection à part entière. C'est une pathologie peu comprise et peu connue par la population qui ne cesse de croitre durant ces dernières années.

Dans notre étude, le cancer du poumon non à petites cellules a été diagnostiqué chez un nombre non négligeable de femmes. Il représentait 24,4% des CPNPC totaux et 89,5% des cancers du poumon chez la femme.

Le tabagisme ne constituait pas un facteur de risque chez nos patientes, en effet celles-ci étaient toutes non fumeuses. D'autres facteurs d'ordre hormonal, génétique et moléculaires seraient responsables du CPNPC chez les patientes de notre étude.

L'adénocarcinome était le type histologique majoritaire (87%) et près de 91 % des CPNPC chez les femmes de notre série étaient diagnostiqués à un stade avancé (stade IV) non éligible à la chirurgie justifiant la nécessité d'instaurer un programme efficace de prévention contre ce cancer incluant les femmes et de faciliter à ces dernières l'accès aux moyens de dépistage précoce.

Seul un tiers des patientes de notre série avaient réalisé des tests moléculaires. Chez celles-ci une fréquence élevée de mutations de l'EGFR (48,1%) a été enregistrée. Les patientes EGFR muté étaient toutes non fumeuses et avaient toutes un adénocarcinome non à petites cellules révélant ainsi que le non tabagisme et le type histologique adénocarcinome sont de bons prédicteurs des mutations de l'EGFR chez ces patientes.

La thérapie ciblée par les Inhibiteurs de la Tyrosine Kinase de l'EGFR avait bien démontré chez les patientes EGFR muté étudiées, sa grande efficacité sur la survie sans progression médiane et avait également confirmé son important bénéfice pour la survie globale médiane de ces patientes indiquant un gain de survie de 11 mois par rapport à la chimiothérapie par sels de platine.

Ainsi les résultats de notre étude nous incitent fortement à réaliser les tests de mutations de l'EGFR chez la totalité des femmes diagnostiquées pour un adénocarcinome pulmonaire non à petites cellules pour détecter ces mutations et faire bénéficier ces patientes d'un protocole thérapeutique adéquat par les ITK de l'EGFR afin d'améliorer leur survie.

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53

Annexes

VII. Annexes

54

Annexe 1

Performance status (PS)

0 : Capable d'une activité identique à celle précédant la maladie.

1 : Activité physique diminuée mais malade ambulatoire et capable de mener un travail

2 : Malade ambulatoire et capable de prendre soins de lui-même mais incapable de travailler. Alité ou en chaise moins de 50% de son temps de veille.

3 : Capable seulement de quelques soins, alité ou en chaise de plus de 50% de son temps de veille.

4 : Incapable de prendre soins de lui-même, alité ou en chaise en permanence

55

Annexe 2

1. 8ème classification TNM du cancer du poumon

Tableau 13: 8ème classification TNM du cancer du poumon [83]

T - Tumeur (plus grande dimension)

Tx

Tumeur primitive non connue ou tumeur prouvée par la présence de cellules malignes dans les sécrétions broncho-pulmonaires mais non visible aux examens radiologiques et endoscopiques.

T0

Absence de tumeur identifiable.

Tis

Carcinome in situ.

T1

Tumeur de 3 cm ou moins dans ses plus grandes dimensions, entourée par du poumon ou de la plèvre viscérale, sans évidence d'invasion plus proximale que les bronches lobaires à la bronchoscopie (c'est-à-dire pas dans les bronches souches).

T1a(mi)

Adénocarcinome à invasion minime

T1a

= 1cm

T1b

> 1 cm et = 2 cm

T1c

> 2 cm et = 3 cm

T2

Tumeur de plus de 3 cm, mais de moins de 5 cm OU avec un quelconque des éléments suivants -envahissement d'une bronche souche quelle que soit sa distance par rapport à la carène mais sans envahissement de la carène, -envahissement de la plèvre viscérale, - existence d'une atélectasie ou pneumonie obstructive

T2a

> 3 cm mais = 4 cm

T2b

> 4 cm mais = 5 cm

T3

Tumeur de plus de 5 cm et de moins de 7 cm, OU associée à un(des) nodule(s) tumoral(aux) distinct(s) dans le même lobe, OU envahissant directement : -la paroi thoracique (incluant les tumeurs du sommet), -le nerf phrénique, -la plèvre pariétale ou le péricarde pariétal.

T4

Tumeur de plus de 7 cm ou associée à des nodules tumoraux séparés dans deux lobes différents du même poumon, ou envahissant directement : -le médiastin, -le coeur ou les gros vaisseaux, -la trachée, ou la carène -le diaphragme, -le nerf récurrent, -l'oesophage, - un(des) corps vertébral(ux).

N - Adénopathies

Nx

Envahissement locorégional inconnu.

N0

Absence de métastase dans les ganglions lymphatiques régionaux.

N1

Métastases ganglionnaires péri-bronchiques homolatérales et/ou hilaires homolatérales incluant une extension directe.

N2

Métastases dans les ganglions médiastinaux homolatéraux ou dans les ganglions sous-carénaires

N3

Métastases ganglionnaires médiastinales controlatérales ou hilaires controlatérales ou scaléniques, susclaviculaires homo- ou controlatérales.

Métastases

M0

Pas de métastase à distance.

M1

Existence de métastases :

M1a

Nodule(s) tumoral(ux) séparés dans un lobe controlatéral, ou nodules pleuraux ou pleurésie maligne ou péricardite maligne

M1b

Une seule métastase extra-thoracique dans un seul organe

M1c

Plusieurs métastases extra-thoraciques dans un seul ou plusieurs organes

56

2. Classification par stade

Tableau 14: Classification par stade (8ème classification TNM du cancer du poumon) [83]

Carcinome occulte

Tx N0 M0

 
 

Stade 0

Tis N0 M0

Stade IIB

T1,2 N1 M0 T3 N0 M0

Stade IA-1

T1a(mi) N0 M0 T1a N0 M0

Stade IIIA

T1,2 N2, M0

T3 N1 M0

T4 N0,1 M0

Stade IA-2

T1b N0 M0

Stade IIIB

T1,2 N3 M0 T3,4 N2 M0

Stade IA-3

T1c N0 M0

Stade IIIC

T3,4 N 3 M0

Stade IB

T2a N0 M0

Stade IV-A

Tout M1a Tout M1b

Stade IIA

T2b N0 M0

Stade IV-B

Tout M1c

Annexe 3

CRITERES RECIST [84]

1. Définitions

· Maladie mesurable :

o =10mm au scanner pour une lésion non-ganglionnaire mesuré dans sa plus longue dimension (grand axe).

o =15 mm au scanner pour un ganglion lymphatique mesuré dans son petit axe (perpendiculaire au à la plus grande dimension).

· Maladie non mesurable :

o Conditions ci-dessus non réunies.

o Lésions réellement non-mesurables : maladie lepto-méningée, ascite, pleurésie, péricardite, lymphangites carcinomateuses pulmonaires, lésions kystiques.

o Les lésions osseuses de type lytique ou qui contiennent une composante identifiable de tissus mous, peuvent être considérés comme mesurables, si elles sont mesurables, par scanner ou IRM.

o Les lésions situées dans une région préalablement irradiée ou ayant reçu une autre thérapie loco-régionale ne sont en général pas considérées comme étant mesurables, sauf si elles ont progressé depuis le traitement local.

· Lésions cibles : Ce sont les lésions sélectionnées parmi les lésions mesurables.

o Elles ne doivent pas excéder 5 lésions en tout, dont un maximum de deux par organe.

o Le choix doit être représentatif de la maladie et de tous les sites envahis en choisissant les lésions plus grandes dans chaque organe.

o C'est la somme des diamètres des lésions cibles (plus petit axe pour les adénopathies et plus grand axe pour les autres) qui est ensuite suivi.

o Les autres lésions, sont relevées, sans être mesurée, et considérées comme lésions non-cibles.

· Réponse complète (Complete response, CR) : Disparition de toutes les lésions, les ganglions lymphatiques devant désormais être tous <10mm dans leur plus petit axe.

· Réponse partielle (Partial response, PR) : Diminution d'au moins 30% de la somme des diamètres des lésions cibles par rapport à la somme initiale des diamètres (baseline).

· Progression (Progressive disease, PD) :

o Augmentation d'au moins =20% (et =0,5cm) de la somme des diamètres des lésions cibles par rapport à la plus petite somme des diamètres observées (NADIR), y compris la mesure initiale.

o OU, apparition d'une ou plusieurs nouvelles lésions.

· Stabilisation (Stable disease, SD) : Ni PR, ni CR, ni PD. La somme des diamètres des lésions cibles n'est ni inférieur à 30% par rapport à l'imagerie initiale (baseline), ni =20% par rapport au NADIR, et il n'y a pas de nouvelle(s) lésion(s).

· Pour les lésions non-cibles, les critères sont un peu différents :

o Réponse complète : Disparition de toutes les lésions non-cibles. Tous les ganglions lymphatiques doivent avoir atteint un petit diamètre < 10mm

o Réponse incomplète - Stabilisation : Persistance d'au moins une lésion non-cible.

o Progression : Augmentation indiscutable de la taille des lésions non-cibles ou apparition d'une nouvelle lésion.

57

2. Critères de réponse






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