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Comment les chaà®nes de France Television se différencient elles des chaà®nes de télévision privées sans semer la confusion chez le telespectateur ?

( Télécharger le fichier original )
par Clémentine Mervelet
Institut Supérieur de la Communication et de la Publicité (ISCOM) - maà®trise de communication globale option communication publique 2005
  

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II. Les contraintes à tenir tout en gardant sa place sur le marché

La différence avec les chaînes de télévision privées n'apporte pas que

des avantages dans la différenciation auprès des téléspectateurs. Appartenir à

ce système public sous entend également des contraintes. A régime spécial,

contraintes spéciales...

2.1 Le devoir de moralité du service public

Le fait d'être une chaîne de service public implique de porter

particulièrement attention à ce qui est diffusé à l'antenne. Rémi Festa le

rappelle : « être une chaîne de service public, c'est plaire à tous les publics... ».

En conséquence, il faut pouvoir être accessible à tous, et ne pas choquer...

2.1.1 Etre un organisme public, obligation d'exigence

Nous l'avons vu plus haut, être un organisme public permet à France

Télévisions d'avoir des bases solides, que ce soit dans l'histoire ou à son entrée

sur le marché, une fois privatisé. Néanmoins, la demande de tous les publics à

l'égard des trois chaînes hertziennes n'en est que plus forte. En effet, si la

chaîne veut conquérir le maximum de personnes, elle doit satisfaire aux

exigences de certains publics sans se compromettre auprès d'autres... Et pour

cela, elle doit équilibrer les programmes qu'elle diffuse pour s'assurer une

différence par rapport aux autres chaînes privées, tout en ne faisant pas « fuir »

d'autres téléspectateurs qui ne se sentent pas compris par la chaîne. En

résumé, plus le public est large (et donc conçu de plusieurs segmentations de

cibles...) plus les critères simultanés auxquels doivent répondre les produits

télévisuels proposés sont nombreux et difficile à tenir... Une chaîne privée

comme M6 par exemple, si elle cible en fin d'après midi les jeunes de 15 à 25

ans, va diffuser des vidéos clips par exemple. En revanche, France 2, elle, ne

pourra as s'engager sur ce même chemin, et ce pour deux raisons :

premièrement, elle ne souhaite pas faire partie du commerce musical, en

enchaînant en boucle les chansons de stars déjà internationalement connues

et qui n'ont pas besoin de promotion... (A ce titre, elle préfère instaurer un mini

programme comme « CD'aujourd'hui », qui fait découvrir la culture musicale

alternative ou les révélations). Et deuxièmement, c'est un programme trop

ciblé pour satisfaire ne serait ce qu'une majorité de cette cible jeune. D'où la

difficulté de vouloir concurrencer les chaînes privées tout en ayant en tête que

l'on est une chaîne publique !

De plus, l'exigence a deux sources : le public et le Conseil Supérieur de

l'Audiovisuel (CSA). Dans le cas du public, il est dans l'esprit général que

France 2, France 3 et France 5 doivent être irréprochables. L'exigence est

d'autant plus lourde que ce sont des chaînes financées par la redevance, en

conséquence (le raccourci est vite fait dans la tête de chaque français)

chacun paye la télévision publique. Résultat : chaque personne du grand

public se sent concernée et est en attente de ce qui passe sur chacune des

trois chaînes « puisqu'elle a payé ». Cela explique d'ailleurs pourquoi, à la

moindre erreur d'un journaliste sur France 2, ou à l'apparition d'une animatrice

sur France 3 au chemisier un peu décolleté (citons l'exemple de Mireille Dumas,

dans son émission « Vie privée, Vie Publique »), les courriers « pleuvent » dans les

services de France Télévisions. En ce qui concerne le CSA en revanche, la

vigilance est bien évidemment beaucoup plus formelle et réglementée.

Le CSA est il plus exigeant avec les chaînes de service public qu'il ne

l'est avec les chaînes privées ? « Oui, répond Rémi Festa, la relation est

différente car les demandes d'engagement sont plus fortes » « Un écart est

moins bien toléré que s'il s'était passé sur TF1 ou M6 »8. En fait, cette moins

grande tolérance peut s'expliquer ainsi : France 2, France 3 et France 5 doivent

montrer l'exemple... à deux niveaux. Non seulement elles doivent être

exemplaires en matière de qualité des programmes, de l'information, de

diversité culturelle et valeurs, mais elles doivent aussi servir d'exemple si une

erreur est commise, pour montrer aux chaînes privées qu'elles doivent aussi

faire attention à ce qui se passe sur leur antenne et qu'elles aussi peuvent se

retrouver à la place de l'une ou l'autre des chaînes publiques.

8 Interview avec Rémi Festa, Directeur des Etudes de France Télévisions Holding, réalisée le 8 mars

2005, voir annexe 2.

C'est à travers tous ces types d'exigence que l'on peut dire que

dépendre de la redevance est une contrainte. La pression exercée et la

vigilance permanente ne permettent pas toujours à France 2 par exemple

d'avoir tous les moyens pour se mettre à niveau de TF1 et réussir à la

concurrencer avec force. Des moyens comme les sujets abordés. Pour être

grand public, une chaîne ne doit pas diffuser certains programmes, ou afficher

certains discours, afin de ne pas choquer ou de plaire à une majorité de

personnes.

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"Un démenti, si pauvre qu'il soit, rassure les sots et déroute les incrédules"   Talleyrand