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Interaction Hommes/Animaux chez les Gisir Gabon

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par Bipikila Moukani Mambou
Université Omar Bongo - Maîtrise 2008
  

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1.8. La collecte

Notre échantillon d'étude a été composé de vingt quatre (24) personnes dont douze (12) femmes et douze (12) hommes que nous avons rencontrés à Mandji. Les participants à l'étude ont été sélectionnés parmi les hommes et les femmes pratiquant l'agriculture, vivant à Mandji et partageant le même contexte socioculturel mais également, majeurs et volontaires dont l'age variait entre 34 et 90ans. Parmi les douze (12) femmes, six(6) sont initiées et parmi les douze (12) hommes, on compte également trois (3) initiés et trois (3) chasseurs puis trois (3) administratifs dont le Préfet du Département de Ndolou-Mandji et deux (2) agents du Cantonnement des Eaux et Forêts de Mandji.

Le nombre d'informateurs a été déterminé selon les moyens dont nous disposons, le caractère volontaire de la participation, l'intérêt et la disponibilité réels des enquêtés à fournir des informations pertinentes et la gestion des rencontres dans les différents quartiers de notre site de recherche. Toutefois, nous avons sollicité l'aide de certaines personnes dont l'infirmière major du centre médical de Mandji pour obtenir les données sur les personnes victimes des dégâts corporels et des décès issus des confrontations avec la faune sauvage et des amis étudiants originaires de la contrée. L'aide de ces derniers consistait à agir comme intermédiaire en expliquant le bien-fondé de l'étude à leurs parents chez qui, nous nous présentions avec quelques présents. Aussi, très utile a été l'apport de notre père. En effet, le sujet de la déprédation des cultures vivrières par les éléphants est un sujet très sensible qui suscite chez certains la passion et des suspicions et en même temps qui fâche. Pour y arriver, après avoir localisé nos potentiels informateurs, nous nous rapprochons de notre père pour avoir des informations sur eux et pour qu'il nous explique les liens de parenté qui nous lient. Et généralement, c'est au nom de ces liens de parenté que nous nous rapproché de certains d'entre eux. Comme l'indique notre plan de la ville de Mandji, les différents informateurs retenus dans cette étude ont été abordés dans les quartiers suivants : Sangala, Guignounga, Château, Digouema, Siévanou, Guikolou, Plein-air, Cité Mpira et Miguebi.

Sur le terrain, la démarche retenue a été l'entretien semi directif qui a consisté à recueillir des données sur les opinions liées aux causes des incursions des éléphants dans les champs, sur les conséquences et l'ampleur des dégâts et sur la perception et la signification de l'éléphant dans la société gisir mais également sur les moyens et les techniques de protection des cultures. Nous avons commencé notre travail de terrain de manière informelle en décembre 2006 à Mandji, lors de nos vacances de fin d'année. C'est pendant cette période que nous avons commencé à apprendre attache avec nos informateurs et discuter avec les agents du cantonnement des Eaux et Forêts pour avoir une idée de l'ampleur du problème. C'est à partir du 28 avril 2007 que nous avons entamé notre travail de terrain à Mandji. Ce travail s'est déroulé en deux phases. La première s'est effectuée du 28 avril au 10 mai 2007 et la seconde du 01 août au 03 septembre. Nous précisons que les numéros suivants renvoient aux lieux de localisation des informateurs sur le schéma.

1. Notre premier informateur est le Préfet de Mandji, Monsieur Léonce Iwangou. C'est au cours de la visite que nous lui avons rendu le 30 avril 2007 pour signaler notre présence dans la localité dont il a la charge de diriger que nous avons négocié un rendez-vous auprès de lui. Rendez-vous qu'il nous accordé le 03 mai 2007 à son bureau. Au cours de cet entretien, nous avons abordé les questions relatives aux causes et aux conséquences de la déprédation des cultures vivrières des populations par les éléphants, puis celles liées à la gestion de ce problème suite aux plaintes des populations. Cet entretien a duré 32mn.

2. Le deuxième informateur a été Madame Kassou Charlotte du clan Bumbadinga, résidant au quartier Château. Né en 1955, elle est divorcée et mère de neuf enfants. Actuellement elle fait ses plantations sur l'axe Mandji-Yeno. Elle compte à son actif trois plantations dévastées. Madame Kassou Charlotte est non seulement membre de la même église que celle à laquelle appartient notre mère mais encore, elle faisait ses plantations dans le même secteur que notre mère. C'est donc notre mère qui nous avait pris rendez-vous auprès d'elle lors du culte du dimanche 29 avril 2007. Nous considérant comme son fils, c'est dans l'après-midi du 04 mai 2007 qu'elle nous reçu sans aucune exigence. Notre entretien a porté sur la faune sauvage et cultures vivrières, sur les causes, l'ampleur des dégâts et sur les techniques de protection. Notre entretien a duré 57mn.

3. Notre troisième informateur fut Monsieur Jules Olago. Agé de 29 ans, il est le chef adjoint du Cantonnement des Eaux et Forêts de Mandji. Il est l'un des informateurs que nous avons rencontré lors de notre pré-enquête en décembre 2007. Une fois arrivé à Mandji, il a été l'une des premières personnes que nous avons rencontrées. A la suite de cette rencontre, nous avons pris rendez-vous pour le mardi 02 mai 2007. Malheureusement, il n'avait pu nous recevoir. Mais le lendemain, il nous a personnellement appelé au téléphone pour nous dire qu'il nous recevait vendredi dans l'après-midi. Cet après-midi, nous nous sommes longuement entretenus pendant 1h 40 sur la gestion de la déprédation des cultures par les animaux sauvages, l'évaluation et l'ampleur des dégâts, les sentiments des populations vis-à-vis des éléphants et les battues administratives. C'est au cours de cet entretien qu'il nous a fourni des données sur les plaintes déposées par les populations à leur service. Le lendemain matin, il nous avait gentiment invité à son domicile où nous avons partagé avec lui un petit-déjeuner. Après ce petit-déjeuner, nous nous sommes rendus à son bureau où nous avons entamé la suite de l'entretien. Cette deuxième phase qui avait commencée à 10h, avait porté sur les origines des incursions des éléphants et les solutions au problème et s'était terminée à 11h30.

4. Notre quatrième informateur est Mawouiri Perrine. Mawouiri Perrine, âgée de 53 ans du clan Mombi est notre tante. C'est donc sans aucun problème que nous nous sommes entretenu avec elle pendant 27mn, le Samedi 05 mai 2007 après avoir pris attache avec elle à la veille. Initiée au rite traditionnel Ngirina, notre entrevue a porté sur la conception de l'éléphant dans les rites féminins et sur la périodicité des activités agricoles et celles liées à la maturation des cultures.

5. Notre cinquième entretien s'est déroulé le 05 mai 2007 avec Madame Germaine Bibalou du clan Bumedi de 15h 43 à 16h 19. Elle est née en 1945 et réside au quartier Nguignounga. Mère d'une nombreuse famille à laquelle nous appartenons, Germaine Bibalou a 11 personnes à sa charge. Ces dernières années, elle fait ses plantations à 17kms de Mandji sur la route de Yeno après avoir déserté le secteur de l'Ovigui où elle a eu cinq de ses plantations dévastées par les éléphants. C'est avec beaucoup d'enthousiasme qu'elle nous a accordé du temps étant donné qu'il s'agissait d'un travail qui se rapportait à notre scolarité. Cet entretien qui a duré 36mn, a été axé sur l'organisation et la périodicité du travail agricole et sur des dégâts causés aux cultures puis les paramètres environnementaux.

6. Notre sixième informateur est Marie Augustine Moumbangou dont nous sommes un ami d'enfance de ses enfants. Mère d'une nombreuse famille, elle est mariée et âgée de 54 ans. A son actif, elle a 18 personnes en charge actuellement à Mandji. Du clan Bundombi, Marie Augustine Moumbangou fait ses plantations à Tamba et sur la route de Yeno-Mandji. Cette dame que nous appelons affectueusement maman Marie est aussi une amie de notre mère. Au regard des liens d'amitié qu'elle entretien avec notre mère et à ceux qui nous lient à ses enfants, nous n'avons pris aucun rendez-vous pour qu'elle nous reçoive. Arrivé chez elle le lundi 07 mai 2007 à 13h avec l'intention d'obtenir un rendez-vous après lui avoir expliqué l'objet de notre visite chez elle, elle nous a immédiatement reçu dans les trente minutes qui suivaient. Elle nous a pendant longtemps entretenu sur les moyens et les techniques de protection des cultures contre les éléphants, la faune sauvage et cultures vivrières, l'évaluation et les revenus agricoles, l'ampleur des dégâts et sur la périodicité agricole et celle des dégâts. Cette entrevue qui avait commencé à 13h30 s'était achevée à 15h.

7. Le septième entretien a eu lieu le 07 mai 2007 avec notre grand-père Mayaouri Robert. Né en 1953, il a deux femmes et 12 enfants. Initié au bwiti ndéya, ses champs sont situés à Tamba et sur la route Mandji-Yeno. Dès notre arrivé, nous sommes rapproché de lui le samedi 05 mai 2007 pour lui dire que nous désirons nous entretenir avec lui. Ayant pris part à une veillée de bwiti ce samedi, il nous avait donné rendez-vous le Lundi 07 mai 2007 à son domicile. Dans le souci de respecter le rendez-vous, nous nous étions rendu à son domicile le matin à 9h. Mais il n'a pu nous recevoir dans la matinée et il nous a demandé de revenir à midi. Il nous avait finalement reçu de16h à 17h17 en présence de l'une des ses femmes et de sa petite soeur. Il nous a entretenu sur les causes des incursions des éléphants et sur le comportement alimentaire des éléphants. Pendant cet entretien, étant leur petit-fils, sa petite soeur et lui me faisaient de temps en temps des plaisanteries. Ce qui d'ailleurs détendait l'atmosphère. A la fin de l'entretien, nous l'avons remis symboliquement une somme de cinq cent francs pour prendre un verre.

8. Le lundi 07 mai 2007, nous avons également rencontré notre huitième informateur. Il s'agissait de Koumba Elisabeth. Cette dame veuve du clan Buviligambu est née vers 1938. Avec elle également, les relations ont été très détendues car cette dame est la veuve du grand frère de notre père. Après avoir pris attache avec elle trois jours auparavant dans une ambiance de retrouvaille familiale, nous nous entretenus ce lundi de 18h à 18h30. L'entrevue avait porté sur l'organisation agricole et sur les paramètres environnementaux. A la fin de l'entrevue, elle nous a invité à partager un repas.

9. Notre neuvième informateur répond au nom de Mboula Yakouya Adolphe du clan Bubuka. Marié et père de cinq enfants, Mboula est âgé de 48 ans. Il est originaire du village Massana et maître du bwiti ndéya. Signalons que ce père de famille est notre grand père. C'est lors d'une visite qu'il avait rendu à ma grand-mère qui fut sa grande soeur que nous avons pris attache avec lui. Après lui avoir expliqué l'objet de notre étude, il nous a remis son numéro de téléphone afin de le prévenir du jour et de l'heure à laquelle nous aimerions le rencontrer. Ce fut finalement le 08 mai 2007 que nous nous sommes entretenus à son domicile. Fort de ses connaissances du monde en tant que maître du bwiti, notre entretien s'était orienté sur les questions liées à la conception de l'éléphant chez le gisir, les moyens et les techniques endogènes de protection des champs et sur les causes de la déprédation des cultures par les éléphants. A la fin de l'entretien, nous lui avons offert une canette de coca. L'entretien qui avait débuté à 12h10, s'était terminé à 12h50.

10. Mougala Jean Robert du clan Bupeti est notre dixième informateur. Ce gisir de 53 ans est célibataire sans enfant et réside au quartier Château. Ancien chauffeur, Jean Robert Mougala est aujourd'hui sans activité rémunéré et pour satisfaire à ses besoins, il travaille comme bon nombre de personnes à surveiller les champs dans un campement situé à 17 Kms de Mandji. C'est lors de nos visites dans les champs en compagnie de notre père dont il est le beau-père, que nous lui avons rencontré dans la matinée du 08 mai 2007. Témoin des maraudes des éléphants dans les champs, notre entretien avait porté sur les paramètres environnementaux, les moyens et les techniques de protection et sur la périodicité des dégâts et le comportement des éléphants dans les champs. Et pour le contenter, nous lui avons offert un paquet de sucre et une boite de café. Cet entretien avait duré 34mn.

11. Notre onzième informateur est Nguindendi Jean Baptiste du clan Bundombi. Ancien chasseur d'éléphant, il est âgé de 75ans et père d'une nombreuse famille. A Mandji, il réside au village Gikolou mais c'est sur la route de Yeno à 17 kms de Mandji que nous l'avons rencontré le 08 mai 2007 dans un campement dénommé Munu Guku, lors de nos visites de terrain pour s'enquérir de l'ampleur des dégâts dans les plantations. Tout comme notre dixième informateur, nous nous sommes entretenu pendant 50mn sur les paramètres environnementaux, les moyens et les techniques de protection et sur la périodicité des dégâts et le comportement des éléphants dans les champs. Afin de le contenter, nous lui avons offert une boîte de café et un paquet de sucre, plus une petite somme de deux mille francs donné par note père.

12. Notre douzième entretien s'est effectué avec Boulikou Albert du clan Bumombu à son domicile au quartier Siévanou le 09 août 2007. Né en 1926, Albert Boulikou est marié et père d'une nombreuse famille. Il fut un grand chasseur d'éléphant de renon. Albert Boulikou est le neveu de notre grand père dont nous portons le nom et par référence à notre grand père, il préfère nous appeler oncle. C'est donc dans un cadre familial que nous nous sommes rapprochés de lui. Dès notre arrivé à Mandji, nous sommes allé lui rendre une visite familiale. Visite au cours de laquelle nous lui avons manifesté le désir de discuter avec lui sur certains sujets liés à notre tradition. Le 08 août 2007, de retour des visites que nous avons effectuées dans les champs, nous l'avons rendu une visite. Et c'est au cours de cette visite que nous lui avons demandé s'il pouvait nous accordé un peu de temps le lendemain pour évoquer le problème de la destruction des cultures par les éléphants. Sans hésiter, il nous a accordé ce rendez-vous. Le lendemain matin à 10h, muni d'un sachet contenant une brique de vin rouge et un paquet de sucre destinés à le remercier, nous nous sommes présenté à lui où il nous avait reçu en présence de sa femme. L'entrevue qui s'était déroulé de 10h 30 à 11h 50, avait porté sur les conceptions et les attitudes des gisir vis-à-vis de l'éléphant, les moyens et les techniques endogènes de protection des cultures, la chasse à l'éléphant et sur les paramètres environnementaux.

13. Le treizième entretien est celui que nous avons réalisé avec Kabou Mbemeni Jean Pierre du clan Bubuka le 09 août 2007. Né en 1948, il est marié et père de huit enfants. Kabou Mbemeni Jean Pierre réside quartier Château à proximité du terrain de notre grand père feu Mavioga Jean Pierre dont il est le neveu. C'est le samedi 05 mai 2007, après une visite familiale de routine que nous avions pris rendez-vous avec lui pour le Lundi 07 août 2007 à 10h. Malheureusement ce jour il n'a pu nous recevoir, il était sorti, nous avait confié sa femme qui nous a demandé de repasser dans la soirée. Etant familier à la maison, nous sommes repassé à 19h. A cette heure nous l'avons trouvé et il nous a recommandé de repasser le lendemain à 16h. Ce que nous avons fait mais il n'a pu une fois de plus, nous recevoir car il était parti à son campement et il était rentré un peu tard. Soucieux de nous avoir fixé deux rendez-vous sans succès, il nous a demandé de revenir le lendemain dans l'après-midi. Et c'est finalement l'après-midi du 09 août 2007 qu'il nous a accordé un entretien. Au cours de cet entretien, nous avons abordé des questions liées à la conception de l'éléphant et le totémisme chez les Bisir. Mais avant d'entamer l'entrevue, nous lui avons offert une brique de vin rouge.

14. Notre quatorzième informateur a été Hélène Nzahou résidant au quartier Sangala. Cette mère de famille âgée de 67 ans est du clan Bululu. Elle fut mariée à l'un de nos oncles. Ce lien nous a favorisé de se rapprocher d'elle sans inquiétude. Elle a, à son actif quatre plantations dont deux à Tamba et deux autres sur la route de Yeno à 17kms de Mandji. Nous nous sommes rapproché d'elle le 04 août 2007 afin de fixer une date d'entretien. Malheureusement, pendant cette période elle était en pleine exécution de ses travaux d'abattage. Toutefois, nous nous étions premièrement entendu sur la date du samedi 11 août 2007 ensuite, sur celle du Lundi 13 août 2007. Mais aucun de ces deux rendez-vous n'a été honoré. Mais le 15 août 2007, de passage devant son domicile, elle nous a aperçu et nous a interpellé pour nous demander de passer dans l'après-midi. Cette après-midi, nous nous sommes entretenus de 16h30 à 17h30 à son domicile plus précisément dans sa cuisine en présence de sa grande soeur. Notre entretien avait porté sur l'organisation et le coût du travail agricole, la faune sauvage et les cultures vivrières, les causes, l'ampleur des dégâts.

15. Le quinzième entretien que nous avons réalisé est celui que nous avons eu avec Nguimbety Nzinzi Jean Claude du clan Buviligambu. Nguimbety Nzinzi Jean Claude est marié et né en 1948. Ancien soudeur, il a à sa charge treize (13) personnes. Ayant déposé une plainte pour destruction des cultures par les éléphants au service des Eaux et Forêts, il était connu des agents du dit service et c'est Monsieur Jules Olago qui nous avait mis en contact avec lui. Nous l'avons finalement rencontré le 11 août 2007 à son domicile pour l'expliquer le fondement de notre travail et négocier un rendez-vous. Mais au regard des travaux d'abattage qu'il effectuait pendant cette période et de la fête de l'indépendance qui se profilait, il avait estimé que nous nous rencontrions après la fête car il aurait probablement terminé ses travaux. Nous avons consenti à cette proposition et ce n'est que le 20 août que nous sommes encore reparti le voir. Ce jour il nous a finalement accordé une entrevue pour le Mardi 21 août 2007 à 16h et il nous a remis son numéro de téléphone. Rendez-vous que nous n'avions pas manqué mais à 16h il n'était pas encore rentré. Nous lui avons patienté pendant plus d'heure chez lui en compagnie de son frère puis nous l'avons appelé pour lui demander si nous pouvons l'attendre ou revenir une autre fois. Mais il nous précisa qu'il était en chemin et il était finalement arrivé à 17h passé de plus de 45 minutes. Après s'être excusé de nous avoir fait attendre, il nous a entretenu pendant 30mn sur la faune sauvage et les cultures vivrières, les paramètres environnementaux, les causes, l'ampleur des dégâts et sur les moyens et les techniques de protection des cultures contre les éléphants. A la fin de l'entrevue, nous lui avons offert une petite somme de cinq cent francs pour prendre un verre.

16. Notre seizième informateur est Mboumba Camille du clan Budombi. Né en 1947, il est marié et père de six enfants. Mboumba Camille est l'amant de l'une de nos grandes soeurs. Nous nous sommes rapproché de lui le 20 août 2007 pour prendre un rendez-vous qu'il nous avait accordé pour le 24 août 2007 dans la matinée. Arrivé chez lui à 7h, il nous a entretenu de 8h20 à 9h24 dans une ambiance conviviale en allant jusqu'à nous offrir une boisson sucrée. Tradipraticien et maître du bwiti ndéya, il nous a longuement renseigné sur la conception de l'homme gisir face à l'éléphant, les techniques de chasse traditionnelles, et sur les moyens et les techniques endogènes de protection. Ayant reçu une visite, il nous a prié d'interrompre l'entretien tout en s'excusant et en nous demandant de revenir le lundi 27 août 2007. Avant de nous séparer, nous lui avons offert une bouteille de whisky. Le matin du 27 août 2007, il nous encore reçu de 8h26 à 8h41. Ce jour, l'entretien avait encore porté sur les conceptions de l'éléphant chez l'homme gisir mais également sur les causes, l'ampleur des dégâts et enfin sur la perception des conflits.

17. L'entrevue avec Koumba Mouity Magloire le 28 août 2007 fut le dix-septième. Marié et âgé de 51ans, il est le chef du Cantonnement des Eaux et Forêts de Mandji. C'est avec l'appui de son adjoint Jules Olago avec qui nous nous étions déjà familiarisé que nous avons pu obtenir un rendez-vous auprès de lui. Ce rendez-vous avait été pris pour le mercredi 22 août 2007. Mais compte tenu d'un déplacement qu'il avait effectué avec le Préfet sur Mouila, nous n'avons pu le rencontrer. Le lundi 27 août, nous nous sommes rapproché de lui pour renouveler le rendez-vous et il l'avait été fixé pour le mardi 28 août 2007 à 10h. Lors de cette entrevue, nous avons abordé en présence de l'un de ses collaborateurs, des questions relatives aux causes des incursions, à la provenance des éléphants et à la politique de résolution du conflit hommes-éléphants. Cette entrevue avait durée 40mn.

18. Notre dix-huitième informateur est Pauline Moundouli. Cette mère de famille du clan Buviligambu est née vers 1937. Cette dame réside à environs cent mètres de l'un de nos informateurs au nom de Hilarion Matoumba. C'est en allant le samedi 25 août 2007 avec l'espoir de réaliser un entretien avec lui que nous avons entendu cette dame se plaindre des éléphants qui venaient de dévaster sa plantation que nous nous sommes intéressé à elle. Sachant que le problème de la déprédation des cultures par les éléphants est un problème sensible qui fâche, nous avons opté de passer la rencontrer trois jours après. Après s'être renseigné sur elle auprès de nos parents, nous nous sommes décidé d'aller la voir le mercredi 29 août 2007. Une fois arrivé, après des salutations d'usage, nous nous sommes présenté comme le veut la coutume gisir en déclinant notre nom, celui de notre père et nos clans. Suite à cette présentation, elle a aussitôt reconnu ma famille et elle nous a donné d'avantage de détails sur les liens qui nous lient. L'atmosphère étant détendue, elle nous a ensuite demandé l'objet de notre visite. Ayant été victime récemment, elle a aussitôt commencé a nous donné les détails puis au bout d'une dizaine de minutes, nous avons orienté le débat. Débat qui avait porté sur la faune sauvage et les cultures vivrières, les causes et l'ampleur des dégâts et sur la périodicité agricole et des dégâts. Cet entretien s'était étendu de 9h à 9h50.

19. Notre dix-neuvième informatrice est Yamboka Jeannette du clan Buviligambu. Née vers 1930, Yamboka Jeannette est veuve et mère d'une nombreuse famille. Signalons que cette dame est notre grand-mère et c'est fort de ce lien que nous nous sommes approché d'elle. C'était le samedi 25 août 2007 à l'occasion d'une cérémonie de retrait de deuil chez nos grands parents que nous avons pris contact avec elle pour un éventuel entretien. Ainsi, elle nous a convié volontiers chez elle le Mercredi 29 août 2007 car c'était aussi l'occasion de nous présenter au reste de la famille disait-elle. Et ce fut de 16h15 à 16h56 qu'elle nous reçu après les présentations des membres de la famille. En tant que jumelle et initiée aux rites traditionnels Mugulu et Ilombo, nous avons tenu à ce qu'elle nous entretienne sur les interdits alimentaires liés à l'éléphant et sur la signification de l'éléphant dans les rites traditionnels. Afin de la remercier, nous lui avons offert une tête de tabac, une bouteille d'huile et un morceau de savon.

20. Notre vingtième informateur est une dame au nom de Jeanne Mboki du clan Buviligambu. Soeur jumelle de Yamboka Jeannette et tout comme elle, elle est née vers 1930. C'est, étant encouragé par sa soeur Yamboka Jeannette que nous nous sommes entretenus avec elle le 29 aout 2007. Car disait-elle, il était probable qu'elle maîtrise certaines informations mieux qu'elle. Le discours de notre informatrice avait été également axé sur les interdits alimentaires liés à l'éléphant et sur la périodicité agricole et celle des maraudes des éléphants. Au bout d'un entretien qui a duré 30mn, avant de nous séparés nous lui avons symboliquement remis une petite somme de cinq cent francs.

21. Notre vingt unième enquêté est également une dame du nom de Jeanine Bamani du clan Buviligambu. Célibataire née en 1973, elle est mère de trois enfants. Cette dame est la tante d'un ami étudiant originaire de Mandji. C'est donc à travers lui que nous avons pris contact avec elle le 24 août 2007. A la suite de ce premier contact, nous nous sommes fixés rendez-vous pour le dimanche 26 août 2007. Arrivé sur les lieux du rendez-vous, elle n'a pu nous recevoir. Car elle était épuisé pour avoir été la veille superviser ses travaux d'abattage. Ce qui nous a amené à se consentir d'un nouveau rendez-vous pour le 27 août 2007 dans l'après-midi. Malheureusement, cette fois encore elle n'a pu nous accordé du temps car elle avait veiller à un décès. N'ayant pas l'ambition de nous faire marcher, elle nous a remis son numéro de téléphone afin que nous l'appelions pour savoir le moment où elle serait disposée à nous recevoir. Ce jour a été le 30 août 2007. Avec elle, nous avons abordé les questions liées à l'organisation du travail agricole, à la faune sauvage et les cultures vivrières et aux interdits alimentaires se rapportant à l'éléphant. Au bout d'un entretien qui avait duré 49mn, nous lui avons offert une carte de recharge celtel d'une valeur de 1000 francs.

22. Le vingt deuxième entretien est celui de Marie Augustine Diahou. Né en 1940, Marie Augustine Diahou est mère d'une nombreuse famille dont huit enfants sont actuellement à sa charge. Cette dame que nous considérons comme notre mère est du clan Bupeti. Durant notre tendre enfance, elle fut la voisine de nos parents. Ce qui a développé des liens forts entre nos deux familles. C'est donc au nom de ces liens que nous nous sommes rapproché d'elle pour obtenir des informations. Pendant nos déplacements en quête d'informations, nous nous sommes rendu chez plus d'une fois pour les salutations d'usage. Mais c'est fut le 31 août 2007 que nous lui avons demandé si elle pouvait nous accorder un peu temps. Ce jour même, elle nous a chaleureusement accordé 47mn pour parler de la faune sauvage et les cultures vivrières, des causes et de l'ampleur des dégâts, de la périodicité agricole et de celle des dégâts et enfin sur les moyens et les techniques de protection des cultures contre les éléphants.

23. Notre vingt troisième informateur est Hilarion Matoumba du clan Bupeti. Né en 1932, il est marié et père de onze enfants. Ancien chasseur d'éléphant, Hilarion Matoumba est le frère de Madame Marie Augustine Diahou. C'est en se lamentant de ne pouvoir rencontré un chasseur d'éléphant dans la matinée du 31 août 2007 chez elle, qu'elle nous a orienté vers lui. Arrivé à son domicile dans la même matinée, nous nous sommes présenté au nom de sa soeur. Et sans hésiter, il nous a invité à nous entretenir. Son discours avait porté sur la signification de l'éléphant dans le culte des jumeaux et l'origine du patronyme Nzahou et sur les moyens et les techniques de protection des cultures contre les éléphants et la chasse à l'éléphant. Afin de la contenter, nous lui avions remis une somme de cinq cent francs pour prendre un verre.

24. Enfin, notre vingt quatrième informatrice est Marceline Nivou du clan Bumuedi. Né vers 1917 cette mère de famille est mère initiatrice du rite Ngubi. C'est grâce à un ami étudiant à l'Université Omar Bongo au nom de Koumba Eddy Brice que nous avons pu la contacter. Malheureusement, il n'a pas été aisé de la rencontrer car elle était occupée par ses travaux champêtres. Ce qui fait qu'elle résidait plus à son campement qu'au village. Au regard du temps qui nous restait, notre ami nous appris un rendez-vous avec elle afin qu'elle puisse nous recevoir dans son campement. Accompagné de Brice Koumba, c'est le 02 septembre à 14h que nous nous sommes rendus à son campement situé à 6kms de la ville de Mandji. Après des salutations d'usage, son petit fils nous a présenté puis, nous avons décliné notre identité et celle de nos parents. Suite à ces présentations, elle s'est rendue compte que nous étions son fils car elle est du même clan que celui de notre mère. Ensuite nous nous sommes entretenus sur le rapport entre l'éléphant et les rites traditionnels féminins et sur le rite Ngubi. Cet entretien s'était déroulé de 16h40 à 17h20. A la fin de l'entretien, nous lui avons offert un paquet de sucre, une boîte de café et cinq cent francs.

Outre les informateurs de Mandji, nous avons également étendu notre enquête à Libreville du 17 octobre au 05 novembre 2007 auprès de deux (2) agents du Ministère en charge de la faune et auprès de quatre (4) responsables des institutions et ONG chargées de la protection de la nature notamment du WWF, de l'ECOFAC, du RAPAC et l'UICN. Aussi, avons-nous sollicité l'aide du responsable d'un magasin de vente de fournitures de grande chasse (Safari-gabon) pour évaluer les prix des armes de grande chasse et des munitions.

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"Il faudrait pour le bonheur des états que les philosophes fussent roi ou que les rois fussent philosophes"   Platon