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La couverture contre les risques de changes: Cas des entreprises tunisiennes

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par Imen Themri
Faculté des sciences juridiques economie gestion de Jendouba - Maitrise en comptabilité 2007
  

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III/ Le risque de change : Définitions et effets

L'objectif de cette partie est de définir les concepts liés au risque de change et à la manière dont-il affecte l'entreprise. On cherchera particulièrement à savoir si le risque de change influence la valeur de l'entreprise.

Avant d'aborder les effets, il est nécessaire de définir les risques de change « les entreprises réalisent des transactions avec l'étranger sont parfois soumises à des risques particuliers liés aux fluctuations des cours des monnaies, lorsqu'il existe un certain délai entre la facturation d'une opération et son règlement monétaire » (1)

Pour pouvoir gérer ce risque correctement il faut définir notamment les phénomènes qui lui donnent naissance.

A/ Notion de risque de change

1/Définition

Le risque de change, c'est-à-dire le risque de perte en capital liés aux variations futurs du taux de change, c'est fortement accru avec le flottement des monnaies et le développement des transactions commerciales et financières internationales.

Certains auteurs (2) limitent la notion de risque de change « aux pertes éventuelles susceptibles d'affecter du fait des variations des parités ou des cours de change des monnaies étrangères les revenus de l'entreprise libellés en devises étrangers ».

Par contre d'autres auteurs (3), jugent que cette conception du risque de change est restrictive dans la mesure ou par cette définition seule les pertes éventuelles de l'entreprise sont concernées. Par ailleurs, la gestion elle-même du risque est réduite à sa plus simple expression puisque son objectif est la minimisation de ce risque. C'est pour qu'oui selon eux, la notion du risque de change puisse être étendue.

Au gains éventuels pouvant résulter d'un comportement cambiaire adopté à la situation du marché sans autant l'assimiler au concept de spéculation pure.

(1) L'economie de A à Z et les sciences sociales Jean-Yves Capul et Oliver Garrier.

(2) P. Prissert « La gestion du risque de change » Revue Banqur, Octobre, 1973.

(3) Gilles Nancy. « Gestion du risque de change et mouvements de capitaux » : Economica 1976

2) La mesure de risque de change : Position de change

Le risque de change encouru naît de la différence entre la monnaie utilisée pour la comptabilisation d'une transaction ou monnaie de facturation. Ce risque dépend également du délai de paiement c'est-à-dire du laps du temps qui s'écoule entre la date de la signature du contrat et le règlement de l'opération. Ces éléments déterminent ce qu'on appelle habituellement la position de change de l'entreprise.

Notion de position de change

La position de change d'une entreprise est définie comme étant le solde des créances (ou des avoirs) et des engagements (ou des dettes) en devises de cette entreprise. C'est la conséquence des opérations libellés en devises avec l'étranger, et apparaît ainsi comme « le montant de l'enjeu net soumis au risque des fluctuations monétaires»

La position de change est dite « férméé» si ce solde est nul, dans le cas contraire comme longue si le solde est positif (avoirs supérieurs aux engagements en devises) ou comme courte s'il est négatif (avoirs inférieurs aux engagements en devises)

On peut distinguer deux types de mesure de positions de change : la position de change comptable et économique.

a) Position de change comptable

Cette mesure nous permet de déterminer,à un moment donné, le montant exposé aux fluctuations monétaires, en prenant comme unique source d'information les documents comptables d'une entreprise ou d'une holding.

Position de change de transaction :

Cette opération résulte des fluctuations entre les devises pour les montants de transactions encours, que ces transactions soient commerciales (exportations et importations des biens et services facturés en devises) ou financières (emprunts et prêts en devises). Le trésorier détermine à partir des documents comptables la position de change de transaction. En calculant la somme (disponibilités+créances -dettes) dans chaque devise. Les postes du bilan soumis à des variations de change sont en général le poste « clients» générateur de position `longue' et le poste « fournisseurs » générateur de position `courte'. Ces positions sont également affectées par les remboursements d'emprunt et les recouvrements de créances en devises.

Position de change de consolidation :

Le risque de change de consolidation ou risque de traduction qui apparaît lorsqu'une firme multinationale doit consolider son bilan et y intégrer les bilans de ces filiales à l'étranger. En effet, au moment de la consolidation du bilan se pose le problème du cours de traduction à utiliser pour évaluer les bilans des filiales dans la monnaie domestique de la société mère

Cette domestique résulte de la nécessité de présenter des états financiers consolidés de toutes les opérations nationales et étrangéres d'une entreprise selon des règles comptables préétablies (soit par le gouvernement, soit par une association comptable, soit par l'entreprise elle-même).

Cette consolidation implique que les actifs, les passifs, les résultas et les dépenses originalement mesurées en devises étrangéres doivent être converties dans la devise de la mise en oeuvre.

Trois méthodes de comptabilisation sont généralement utilisées pour assurer la consolidation des états financiers.

-Méthode du taux courant ou actuel :

Selon cette méthode, tous les postes de l'actif et du passif sont convertis au taux de change en cours à la date d'établissement du bilan, soit le capital action qui est convertis au taux historique.

-Méthode monétaire et non monétaire (Méthode temporelle) :

Cette méthode fait la distinction entre les actifs monétaires (titres, effet à recevoir) et actifs non monétaire.

Elle fait également distinction entre le passif monétaire (passif à court terme et dettes à long terme) et passif non monétaire sont convertis au taux de change courant, alors que les autres postes de l'actif et du passif sont convertis au taux historique.

Méthode courante et non courante :

Selon cette méthode, les actifs courants (caisse, effet à recevoir et stock) et les passifs courants (passif à court terme) sont convertis au taux de change courant ; alors que les autres postes de l'actif et du passif sont convertis au taux historique.

Selon les trois méthodes présentes, la perte de consolidation s'obtient ainsi : (Actifs exposés- passifs exposés)* % de dépréciation

b) Position de change économique

On désigne par position de change économique le montant exposé aux fluctuations monétaires en tenant compte de la situation présente et prévisible de l'entreprise ou du groupe. Dans ce cas, l'appréciation du risque de change économique tiendra compte non seulement des transactions comptabilisées mais de aussi de toutes les opérations prévisibles et non encore comptabilisées et de l'influence des fluctuations monétaires sur la valeur économique de l'entreprise.

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"Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maitre !"   Léonard de Vinci