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La problématique de la réinsertion socio-économique des filles ex-soldats dans la cite d'Uvira

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par Aline NSIMIRE ZIHALIRWA
Université Evangelique en Afrique - Licence 2009
  

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O. INTRODUCTION

Question fondamentale

Le mémoire qui fait objet de notre étude s'intitule : « la problématique de la réinsertion socio-économique des filles ex-combattantes dans la cité d'Uvira ».

Cet intitulé provient inéluctablement du problème récurant lié à la réinsertion socio-économique des filles ex-soldates dans la cité d'Uvira.

Le choix de la cité d'Uvira et des filles ex-soldates dans le cadre de la réinsertion sociale a plusieurs motivations :

Ø L'enrôlement massif des EAFGA

Ø Le souci d'objectivité de notre part : étant non originaire de cette cité la subjectivité sera amortie dans l'analyse des données et le décryptage du problème en étude ;

Ø La présence considérable des ONG qui s'intéressent à la réinsertion ;

Ø La réalité intermédiaire de cette cité entre les villages et de la grande ville Sud- Kivusienne.

Quand aux filles :

Ø Notre statut de fille ne nous laisse pas indifférente par apport aux traitements inégales dont sont objet nos soeurs de la cité d'Uvira ;

Ø Cette inégalité dans les conditions de recrutement et dans le vécu dans les groupes armés d'une part et d'autre part pendant la réinsertion des EAFGA.

Dans plusieurs pays du monde, les droits des enfants sont bafoués et plus particulièrement ceux des filles, quelque soit les déclarations faites du jour au lendemain par la cours pénale internationale(CPI) avec l'appui de la coalition pour mettre fin à l'utilisation des enfants dans les conflits armés. La coalition des défenseurs des droits d'enfants avait comme rôle dans le combat d'obtenir l'interdiction de l'utilisation d'enfants soldats tout en soutenant des réseaux possibles qui favorisent la démobilisation et la réinsertion des anciens enfants soldats.

Dans le monde entier, plus de 300000 enfants sont engagés activement dans les hostilités au coté des groupes d'opposition armés tel que le stipule le forum de grand Kivu1(*).

Pendant 13 ans de guère au Congo Démocratique, les enfants ont subit des tortures et cruautés systématiques comme l'affirme l'organisation « watchlist  on children and arusol conflict » dans son rapport intitulé « l'effet des conflits armés sur les enfants en RDC » cette organisation internationale a attribué aux gouvernements étrangers et groupes armés qu'ils ont mis des violations terribles contre les enfants dont les assauts, viols, enlèvements forcés dans l'exploitation illégale des ressources naturelles.

Notre pays la RDC, un pays où les chiffres sont chroniquement approximatifs, au moins 30000 enfants ont simultanément porté les armes entre 1995 et 2003.

La province du Sud Kivu et plus particulièrement la plaine de la Ruzizi est l'endroit le plus touché par fléau d'enfant soldat, car dans ce contrait de la province il y a eu présences de plusieurs groupes armés et ces derniers ont fait enrôler beaucoup d'enfants (filles et garçons) .Une grande masse des filles a été emporté par force dans l'armé lors des guerres à répétition pour être des transporteuses, des cuisinières, des esclaves sexuels, des combattants etc.

A partir de 2004 un programme national avait démobilisé une quinzaine des milliers des enfants soldats, mais les filles n'ont pas participé massivement à cette démobilisation, elles ont représenté 40% des enfants soldats de la RDC, mais curieusement, elles ne représentent que 2% de jeunes auxquels s'applique le programme de réinsertion sociale.2(*)Ce qui nous a poussé au questionnement ci après qui fait l'objet de notre étude :

v Pourquoi les filles n'ont-elles pas participés massivement au processus normal de la réinsertion sociale dans la cité d'Uvira ?

0.1 Hypothèses

· La non participation massive des filles au processus normal de démobilisation serait dû :

v Au fait qu'elles sont cachées par les responsables des forces et groupes armés qui les considèrent comme esclaves sexuels,

v En suite, qu'elles peuvent se cacher pour des raisons purement culturelles (elles ont honte),

v Aussi par le fait que le programme de réinsertion n'avait pas spécifiquement ciblé les filles.

* 1 Héritier de la justice : Démilitarisation des enfants, module de séminaire 2003, p.19

* 2 P. CHAPLEAU : Enfants-soldats, Victimes ou criminels ?, Rocher, Paris 2007 p. 122

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