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Etude pétrographique des formations géologiques situées entre les villages Manterne et Luki-Inera(bas congo; rdc)

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par Serge DIEMO
université de kinshasa - Licence 2010
  

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CHAPITRE IV.INTERPRETATIONS ET CONCLUSION

GENERALE

IV.1. SUR LE PLAN PETROGENETIQUE

Comme l'ont démontré les travaux antérieurs (Polinard, 1934 ; Bertossa et Thornnart, 1957 ; Delhal et Ledent, 1976), notre secteur d'étude a connu une importante granitisation-migmatisation. De telles régions sont, d'après Sederholm (cité par Marmo, 1972), caractérisées par la présence des gneiss migmatitiques et des granites. La formation de tels granites est expliquée en termes d'anatexie de roches en partie au moins sédimentaires, avec l'accroissement de la température au cours d'un métamorphisme régional (Sederholm, cité par Marmo, 1972).

Les formations de notre secteur d'étude présentent des caractéristiques principales suivantes :

Les granites n'ont pas développé des bordures de refroidissement rapide (bordure figée) ;

Elles passent insensiblement au granite foliacé (caractérisé par la disposition parallèle de minéraux comme les micas et l'amphibole) et aux gneiss migmatitiques.

Ces caractères sont ceux typiques de « granites migmatitiques » (Mehnert, 1968 ; Marmo, 1972 ; Hamilton et al, 1994) qui constituent avec les gneiss environnants le « complexe migmatitique ». Les formations de notre secteur sont donc métamorphiques et se rapportent aux migmatites de Boma. Les granites décrits proviennent de l'anatexie du matériel crustal et sont intimement associés aux gneiss les environnants formés au cours du phénomène de granitisation-

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migmatitique daté à 2150 Ma (orogenèse Kimézienne) comme signalé par Delhal et Ledent (1976).

IV.2. SUR LE PLAN TECTONO-METAMORPHIQUE

Dans la plupart de nos lames, les roches portent les traces d'une déformation par cataclase (Orsini, 1970) :

Les minéraux présentent des craquelures ;

Les grandes plages de plagioclases sont réduites en mosaïque de fins cristaux fort damouritisés ;

Certaines grandes plages de quartz ont recristallisé en mosaïques de cristaux fins de quartz présentant une extinction roulante (Ech. BD10). Ce qui témoigne de l'action tectonique subie par cette formation ;

Dans certaines lames minces (Ech. BD2), les minéraux ferromagnésiens montrent clairement deux schistosités (Photo 2) ; ceci est une preuve indiscutable que les formations de la région d'étude ont subi une double action tectonique, comme l'ont proposé certains auteurs (Cahen et al., 1978).

Certaines phases minérales, tel que le quartz, les plagioclases et la chlorite proviennent de la recristallisation ;

Dans certains endroits (Ech. BD6 ), des filonnets de quartz apparaissent plissés (plis synmigmatitiques) et ces plis ont une direction parallèle à la foliation régionale.

Tous ces faits suggèrent que les roches de notre secteur d'étude ont, longtemps après leur mise en place, subi une cataclase ayant occasionné leur broyage tectonique suivant certaines directions préférentielles.

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Signalons que ce broyage a été accompagné d'une recristallisation ; car les minéraux brisés se montrent souvent cicatrisés par de la chlorite, de la muscovite, du plagioclase et du quartz nouvellement formés. Il s'agit là, comme l'ont souligné certains auteurs (Delhal et Ledent, 1976 ; Mvita, 2008), d'une évolution métamorphique des terrains étudiés dans les conditions épizonales (greenschist faciès : présence de la chlorite) au cours, probablement, de l'orogenèse OuestCongo ; car les métasédiments zadiniens sus-jacents portent l'empreinte de ce métamorphisme. Ainsi donc, la cataclase et la recristallisation des roches du secteur étudié sont à attribuer à cette orogenèse dont le paroxysme remonte à 565 Ma (Tack et al., 2001) ; alors que ces roches sont Kiméziennes ( 2150 Ma).

Ce métamorphisme épizonal ayant affecté des terrains déjà métamorphiques et qui ont évolué dans des conditions de température beaucoup plus élevées (migmatites, gneiss granitiques, granites gneissifiés, amphiboloschistes), il s'agit là d'une « évolution rétromorphique».

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