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àČtude des déterminants du développement du secteur informel en ville de Butembo

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par Sivundaveko Mulume Vany MUHINDO
Université adventiste de Lukanga - Gradué en gestion informatique 2008
  

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INTRODUCTION GENERALE

0.1 PROBLEMATIQUE

Les pays du tiers monde connaissent le problème de développement économique, social, politique par manque d'un cadre incitatif au développement d'une politique adéquate de développement.

Ainsi la République Démocratique du Congo est une économie de rente par excellence puisque elle dispose d'un grand potentiel en terme des ressources minières, forestières d'hydrocarbure....La relance de la croissance économique ne se base plus sur les secteurs formels dans le pays mais il se réalise dans le secteur informel

Depuis longtemps nombreux auteurs ont mis en évidence la notion du secteur informel et le juge nocif pour les entreprises modernes, et préfèrent que l'Etat réprime et réorganise les différents secteurs de l'économie congolaise1(*).Malgré la diversité d'opinions, le secteur non structuré joue le rôle moteur et poumon de la relance économique dans ce pays.

IBRAHIMU DIOUF dans les poids du secteur informel au Sénégal par exemple, montre que celui-ci est très actifs et que ce dynamisme ne fait pas l'ombre pour les entreprises légales et ils sont tantôt partenaires car les industries légales ont besoin de relais pour redistribuer leurs marchandises. Or le secteur informel dispose d'un réseau national de distribution.2(*)

Depuis deux décennies le débat courant chez les économistes se base à la réalité quotidienne de l'envahissement du secteur formel par le secteur non structuré, il s'agit d'un secteur énorme englobant des millions de travailleurs et qui est en croissance.

En outre, c'est un domaine largement négligé par les syndicats et aussi la plupart du temps par les gouvernements. Ces millions des travailleurs, sont des marginaux et des exclus de la société de travail or si nous avons le souci dans le contexte de la globalisation, de changer les rapports de forces au niveau mondial et surtout en RDC c'est à dire les rendre plus favorables au mouvement ouvrier de récupérer le terrain perdu, l'organisation de ce dernier doit être une de nos priorités.

En effet la décennie 80 marque le début de la crise économique et la mise du continent africain sous administration du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale. Implicite dans les années 70, le secteur informel a pris de l'ampleur au point de concurrencer, à son avantage, le secteur formel. La divisibilité des produits et leur demande évolutive en raison de la faiblesse du pouvoir d'achat est un facteur qui renforce un couple vendeur- acheteur. Cette relation au delà de sa fonction économique favorise une convivialité absente dans le secteur informel où les prix ne donnent pas lieu à des négociations. La baisse sans cesse croissante du pouvoir d'achat de salariés exerçant dans le secteur moderne incite les ménages à rechercher des revenus complémentaires dans le secteur informel pour joindre les deux bouts du mois.

Rappelons que le PIB du Congo Belge était au même niveau que celui du Canada en 1958 mais par la suite nous avons emprunté deux itinéraires contrastes. Tandis que le Canada s'est fort développé et se range aujourd'hui parmi les sept grandes puissances du monde économique, la RDC se trouve actuellement parmi le PMA3(*).

L'économie de la République Démocratique du Congo est aujourd'hui bien plus pauvre qu'elle ne l'était à l'indépendance. La désorganisation de l'offre et l'érosion presque continue de la demande l'ont entraînée depuis les années 70 dans une spirale négative, provoquant la désorganisation des secteurs entiers, voire leur « criminalisation », jusqu'à ce que le pays s'installe dans une économie de guerre à la fin des années 90.En 1990, selon un Rapport de la conférence nationale souveraine, le secteur informel représentait près de 60% des activités économiques. Douze ans après, il est évident que ce pourcentage représente plus de 80% des activités4(*).

Selon les statistiques du BIT la population oeuvrant dans l'économie informelle est estimée à 19871347 personnes soit 72% de la population en age actif au monde. La part de l' économie informelle dans la création d' emplois s'est accrue continuellement au point de devenir le « secteur dominant » de la République Démocratique du Congo. L' économie informelle en RDC revêt plusieurs formes.5(*)

Bien que le volume de production de ce secteur ait grandement augmenté, le secteur informel congolais ne joue pas un rôle essentiel dans l'économie nationale, fournissant du revenu minimum à ses employés.

L'association club MOHAMED ALI de la culture ouvrier (ACMACO) tenu à TUNISIE élucide qu'Il y a là un enjeu social et un enjeu politique. Le mouvement syndical basé sur le secteur formel - réglementé - rétrécit et continuera à s'affaiblir s'il n'arrive pas à organiser le secteur informel, c'est à dire d'empêcher que le patronat puisse le contourner par le secteur informel: il faut donc occuper le terrain.

Le secteur informel était antérieurement considéré comme un "accident" transitoire du processus de construction d'une économie moderne dans les pays en développement, dont l'Afrique. Mais progressivement, ce secteur a révélé toute sa dynamique d'extension et de renforcement de son rayon d'action.

L'emploi informel, a révélé Germain Condé, englobe environ 48% de l'emploi non agricole en Afrique du Nord et 78% en Afrique subsaharienne. En outre, il est à l'origine de plus de 93% des nouveaux emplois créés en Afrique.6(*) Signalons qu'il y a parmi les vendeurs qui vivent en dehors de leurs foyers,ceux qui ne rentrent que lorsqu'ils sont malades : malaria, cancer, diabète,jaunisse,empoisonnement,sida... et alors l'épouse ou le mari supporte un calvaire qui laminera l'épargne familiale7(*).

Le représentant du BIT, a ainsi estimé que la clandestinité a de beaux jours devant lui. Il continuera de façon durable à occuper une part importante de la population active de notre continent, d' où notre préoccupation principale et de savoir :

Quels sont les déterminants du développement du secteur informel ?

* 1ANTOINE MATHE, Cours d'économie des pays en voie de développement, Uniluk, 2008-2009 p9

* 2 IBRAHIMU DIOUF in les poids du secteur informel au Sénégal

* 3 Selon le rapport du PNUD 1998

* 4 http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence

* 5 Http//fr.wikipedia / wiki /emploi

* 6 Sources rapport du BIT

* 7 Le commerce en ville de Butembo in umojafrica no3 janvier 2005

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