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Le finencement des pme pour la création d'emplois et la réduction de la pauvreté

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par Khadim NGOM
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Maitrise  2011
  

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SECTION 2: La faiblesse des capacités de financement des PME

La faiblesse des PME en Afrique s'explique par l'étroitesse des marchés locaux dans un contexte d'intégration peu poussée et un environnement général des affaires hostiles : lourdeurs administratives ; infrastructures déficientes ; manque de crédibilité de l'appareil judiciaire ; indétermination financière insuffisante et des régimes fiscaux dés incitatifs. De nombreuses technologies simples qui n'imposent pas l'utilisation intensive des infrastructures. Leur petite taille les protège également des recours en justice.

Les grandes entreprises ont les moyens de contourner les contraintes juridiques et financières.
Elles ont un pouvoir de négociation supérieur et souvent un bon traitement préférentiel. Elles
dépendent moins de l'économie locale car elles ont accès au financement, à la technologie et

au marchés étrangers, notamment via les maisons mères dont elles sont souvent des filiales. Elles peuvent se substituer plus facilement aux services publics qui font défaut.

Au Sénégal, la majeur partie des PME évoluent dans le secteur informel, ne tiennent pas une comptabilité conforme aux normes et sont donc dans l'impossibilité de fournir le minimum d'informations financières exigées par les préteurs. Méme pour les PME du secteur formel, la situation n'est pas des meilleures. Le capital, souvent faible, reste concentré entre les mains d'un seul propriétaire qui n'a généralement pas une culture de management. Ainsi la plupart des PME ne disposent pas de plan d'entreprises leur permettant d'évaluer leur coüt d'investissement et de fonctionnement, de parfaire leurs outils de production et de définir des stratégies de pénétration des marchés, de valorisation des ressources humaines et de recherches de capitaux suffisants. Cette absence de vision est la principale cause de la faiblesse des fonds propres et de l'insuffisance de trésorerie nécessaire au bon fonctionnement de l'entreprise. Ces comportements antagoniques aux méthodes modernes de gestion des entreprises rendent les établissements de crédit plus réticents à financer les PME.

A cela s'ajoute l'insuffisance des débouchés pour la production inhérente à la faible compétitivité des entreprises à l'étroitesse des marchés national et régional, à la défectuosité des infrastructures routières et aux nombreuses barrières tarifaires et non tarifaires.

On le voit donc l'insuffisance de financement du secteur privé, en général et des PME en particulier, relève de la responsabilité des entreprises, des établissements de crédits et des pouvoirs publics.

La résolution de cette situation suggère que ces principaux acteurs ont encore un rôle à ajouter dans la promotion du financement des PME.

Malgré leur importance numérique, les PME sont marquées par la faiblesse de leur valeur ajoutée industrielle. Elles n'ont pas un impact considérable sur le PIB. On se rend compte que cette catégorie d'entreprises ne contribue qu'à 30% des emplois, 25% du chiffre d'affaire et 20% de la valeur ajoutée nationale.

En outre les PME sont confrontées à des besoins énormes en matière d'équipements technologiques. Leur processus à caractère artisanal ne leur permet pas d'améliorer leur production. La démarche qualité, indispensable à la compétitivité, est de ce point de vue quasi-inexistant. Les dirigeants des petites et moyennes entreprises manquent souvent de formation appropriée et de compétences managériales et techniques. Cette situation s'explique par l'inefficacité du système d'éducation de base par rapport aux exigences du secteur privé.

Le secteur informel qui attire un nombre important de PME représente un poids énorme dans le tissu économique. Ce secteur non structuré bien que dynamique, n'offre pas les garanties d'un développement soutenu.

Les PME rencontrent des difficultés énormes d'accès au marché du fait de la qualité inférieure de leurs produits, de l'emballage, des problèmes de logistique et de marketing.

Les petites et moyennes entreprises sont également confrontées à un problème de financement et d'accès au crédit. Elles ne peuvent que rarement et marginalement compter sur le système bancaire pour leur expansion. Les banques sénégalaises n'acceptent pratiquement que des crédits à court terme.

Toute fois la rationalisation des structures d'appui et la mise en place d'un environnement réglementaire, juridique et fiscal favorable constitue un gage à la promotion des PME et à leur développement.

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"Entre deux mots il faut choisir le moindre"   Paul Valery