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Notion de système formel. Prolégomènes à  une logique cognitiviste à  partir de Donald Davidson

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par Tamis Muamba Ngueshe
Université de Kinshasa - Licence 2010
  

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A nos parents, NGUESHE LUPANZA et NZEBA TSHIALU, nous dédions ce travail.

Remerciements

Au terme de nos études de deuxième cycle à l'université de Kinshasa, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Département de Philosophie, nous nous trouvons dans l'obligation de nous acquitter d'un agréable devoir, celui de remercier tous ceux qui, de façon directe ou indirecte, ont contribué à notre formation.

Ainsi, nous témoignons notre reconnaissance à l'endroit des autorités académiques, des professeurs, des chefs de travaux et assistants de l'Université de Kinshasa, en général, et de ceux de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, en particulier, pour leurs encadrements et enseignements de qualité.

Nous remercions particulièrement et infiniment notre maître monsieur le professeur MUTUNDA MWEMBO qui, en dépit de ses multiples occupations et fonctions, nous a appris la logique et a accepté de guider nos pas dans l'élaboration du présent travail.

Dans le même ordre d'idée, nous témoignons notre gratitude envers les professeurs PANGADJANGA et KINANGA qui nous ont enseigné la logique ainsi que le chef de travaux Henri Jacob NDOBO qui, depuis le premier graduat jusqu'à ces jour ne cesse de nous encourager, de nous conseiller et de nous encadrer dans la voie que nous avions choisie : la logique.

Par la même occasion, nous remercions le professeur MILALA qui nous a ouvert les portes de sa bibliothèque.

Que tous nos amis se sentent honorés à travers cette réalisation !

«  La logique est la science (semblable) à la balance (...). Or toute science qui n'est pas évaluée par la balance n'est pas certaine et, en vérité, n'est pas science. Par conséquent, on ne peut se dispenser d'acquérir la science de la logique »

Avicenne, le Livre de science

«Grâce à l'emploi de cet art (la logique combinatoire), il ne devrait plus y avoir matière à discussion entre philosophes qu'il n'y en a entre comptables. Il leur suffirait de prendre en main leur crayon, de s'asseoir devant un tableau et de se dire mutuellement : " Et bien ! Calculons !" »

Leibniz, l'art combinatoire

«Les mathématiques que nous avons à construire sont les mathématiques de l'esprit humain »

Georg Boole, les lois de la pensée

Introduction

La notion de système formel a fait couler beaucoup d'encre. Les uns la louent en ce qu'elle constitue à plus d'un égard, un modèle efficace de déduction et d'autres, par contre, soulignent le fait qu'elle entretient la fracture entre la logique formelle et la réalité.

Très modestement, l'objectif poursuivi dans le présent mémoire est celui de repenser la notion de système formel et, du coup, d'envisager la possibilité de faire de la logique autrement.

Il est vrai, le formalisme actuel accuse certaines faiblesses comme là si bien démontré Jean Ladrière(1(*)). Descartes déjà en son temps avait noté que : «Pour la logique, ses syllogismes et la plupart de ses autres instructions servent plutôt à expliquer à autrui les choses qu'on sait, ou même, comme l'art de Lulle, à parler sans jugement de celles qu'on ignore, qu'à les apprendre » (2(*)).

Ce pour cette raison notre étude porte sur la notion du système formel, ses limites et l'apport de D. Davidson.

Aussi, d'entrée de jeu, certaines questions méritent-elles d'être posées :

- Que faut-il entendre par logique cognitiviste ?

- Quels peuvent être ses présupposées épistémologiques ?

- Que pouvons-nous attendre de l'exploitation d'une telle logique ?

C'est à travers cette triple interrogation que se traduit la matrice de notre problématique et c'est aussi à ces trois questions que le lecteur peut espérer trouver certaines réponses dans les lignes qui suivent.

Les hypothèses qui sous- tendent cette investigation sont les suivantes :

1°) la logique, telle qu'elle a pu évoluer jusqu'à un certain temps et telle qu'elle est encore pratiquée par certains logiciens aujourd'hui, passait ou passe sous silence certains aspects importants pour la compréhension et des énoncés et de la réalité dans leur complexité ;

2°) En recourant aux ressources de Donald Davidson, il y a lieu de dépasser le cadre actuel de la logique formelle et d'enter dans une nouvelle ère, celle de logique cognitiviste.

Conscient des insuffisances inhérentes à notre nature humaine et à la proportion du temps qui nous a été impartie, nous avons jugé utile de circonscrire notre champ de recherche. C'est la raison pour laquelle notre entreprise est bâtie essentiellement sur les travaux de Donald Davidson.

Pour mener à bon port cette étude, nous nous proposons de procéder de façon à la fois analytique, historique, réflexive et critique.

Par souci de rigueur, la présente dissertation est repartie en trois chapitres. Le premier chapitre traite des généralités sur la notion de système formel. Le deuxième aborde le problème des limites et des dépassements de grandes approches des systèmes formels. Et le troisième nous entraine au coeur de la logique cognitiviste. Bien sûr, une conclusion générale parachèvera notre oeuvre. Sans plus tarder, nous passons au premier chapitre.

* 1 Cfr Jean LADRIERE, «  les limites de la formalisation », in Encyclopédie de la pléiade, Paris, Gallimard, 1967.

* 2 René DESCARTES, OEuvres et lettres, paris, Gallimard, 1978, pp.136-137.

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