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Notion de système formel. Prolégomènes à  une logique cognitiviste à  partir de Donald Davidson

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par Tamis Muamba Ngueshe
Université de Kinshasa - Licence 2010
  

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II.3.2. La définition de base du succès des énoncés

Les conditions de succès des actes illocutoires sont déterminées par les composantes de leur force et par leur contenu propositionnel. Ainsi, un acte illocutoire est réussi si et seulement si, dans ce contexte :

1. La proposition P qu'il exprime avec la force F satisfait aux conditions sur le contenu propositionnel de la force F ;

2. Il atteint le but illocutoire de la force F sur cette proposition P avec le mode d'atteinte requis et approprié pour F ;

3. Le locuteur présuppose en outre toutes les propositions déterminées par les conditions préparatoires de la force F relativement à la proposition P ;

4. Il exprime avec le degré de puissance de la force F les états mentaux des modes déterminés par les conditions de sincérité de la force F à propos de l'état des choses représenté par le contenu propositionnel (73(*)).

II.3.3. La logique propositionnelle de la logique illocutoire

Daniel Vanderveken est convaincu que «  les propositions ont une double nature : d'une part, elles sont des sens d'énoncés pourvu de valeur de vérité. D'autre part, elles sont des contenus possibles d'actes illocutoires et d'attitudes.... Les forces illocutoire, les sens et les dénotations sont les trois composantes essentielles de la signification conventionnelle » (74(*)).

Ainsi, toute proposition, qui est le sens d'un énoncé dans un contexte d'usage et dénonciation, est également le contenu propositionnel de l'acte illocutoire que le locuteur vise.

Concernant la logique propositionnelle proprement dite de la logique illocutoire, Daniel Venderveken pense que :

1. Les propositions sont des sens complexes pourvus d'une structure de constituants ;

2. Les constituants propositionnels sont des sens et non des objets ;

3. Les propositions sont des sens dont la structure est finie ;

4. L'explication purement extensionnelle de Carnap des conditions de vérité n'est pas adéquate. Il faut une analyse plus fine qui rende compte de la façon dont nous comprenons pareilles conditions ;

5. L'ensemble des propositions est récursif ;

6. Pour que des propositions soient identiques, il faut qu'elles aient le même contenu propositionnel et que leur vérité en chaque circonstance soit compatible avec les mêmes conditions possibles de vérité de leurs propositions atomiques ;

7. Une nouvelle définition générale de conditions de vérité est nécessaire, car une proposition est vraie en une circonstance, dans un modèle quand toutes ses propositions atomiques ont dans ce même modèle, des conditions de vérité qui sont compatibles avec sa propre vérité dans cette circonstance ;

8. Une nouvelle relation d'implication forte entre propositions est nécessaire, car les règles d'élimination et d'introduction de la déduction naturelle engendrent de l'implication forte seulement quand les propositions atomiques de la conclusion sont dans les premisses (75(*)).

Tout compte fait, la syntaxe ainsi que la méthode de décision de Daniel Venderveken restent tout de même embryonnaires. L'on a l'impression d'avoir à faire à une philosophie de la logique illocutoire plutôt qu'à une véritable logique illocutoire.

* 73 Cfr Ibidem, pp.16-17.

* 74 Idem, pp.18-19.

* 75 Cfr ibidem, pp.20-25.

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