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Notion de système formel. Prolégomènes à  une logique cognitiviste à  partir de Donald Davidson

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par Tamis Muamba Ngueshe
Université de Kinshasa - Licence 2010
  

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Conclusion générale

Au terme de notre mémoire, il sied de rappeler qu'il a porté sur les préliminaires d'une logique cognitiviste. Il a été question pour nous de repenser la notion de système formel et d'envisager la possibilité de faire de la logique autrement.

Nous sommes parti de deux constats. Premièrement à la suite de René Descartes, nous avons remarqué que la logique formelle, depuis la syllogistique traditionnelle jusqu'aux développements les plus récents de cette sciences, est essentiellement démonstrative. Tel a été l'objet du premier chapitre du présent travail.

Deuxièmement, avec Julia Kristeva, Jean Ladrière et Léo Apostel, nous avons constaté qu'au sein même des systèmes formels il existe des limitations aussi bien d'ordre syllogistique, syntaxique, sémantique ainsi que d'ordre non-classique. Ce dernier résulte de ce que les logiciens ont eu tendance à compartimenter les différentes disciplines formelles qui, à nos yeux, constituent la logique (il s'git de la syntaxe, de la sémantique, de la pragmatique et d'une théorie générale de l'action).

Toutefois, nous avons proposé des dépassements aussi bien classiques que non-classiques de ces limites. Tel a été l'objet du deuxième chapitre.

Aussi, notre entreprise s'est voulue conséquente. La logique cognitiviste, telle que nous l'avons présentée, compte deux dimensions.

La première, comme toute logique formelle, est démonstrative. Même dans ce cas, nous avons voulu qu'elle soit plus riche que les autres logiques. C'est pour cette raison et en accord avec le principe d'interprétation radicale de Donald Davidson que nous avons fait de la sincérité et de la performativité deux modalités à coté des modalités traditionnelles. Ainsi, sur base de l'héritage de la philosophie analytique, nous avons défini leurs conditions de succès.

La deuxième dimension est bâtie sur la théorie de l'action de Donald Davidson. Et, pour définir les propriétés de chaque élément du schéma général et logique du processus de nos actions intentionnelles, nous avons emprunté une notion aux domaines des intelligences artificielles, la notion de frame. Nous avons ensuite appliqué une combinatoire à la manière de Raymond Lulle pour mieux saisir la corrélation qu'il y a dans l'ajustement des contenus propositionnels aux événements physiques. Tel a été l'objet du troisième chapitre.

Cependant, en dépit de nos efforts les plus sincères, fort nous était de constater que notre logique souffre d'une insuffisance, celle relative à son caractère internaliste. Il lui faut donc une troisième dimension, la dimension interagentive qui aurait pour tâche, d'une part, de dégager la structure logique des dialogues intelligents possibles et d'autre part, de présenter le schéma logique du processus des actions intentionnelles concertées entre agents.

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