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Le désengagement du gouvernement congolais face à  l'efficacité des politiques de développement des entités locales. Cas de la ville de Lubumbashi

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par Fréderic Kapongo Musalula
Institut supérieur interdiocésain Monseigneur Mulolwa (ISIM)  - planification de développement 2010
  

Disponible en mode multipage

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O.INTRODUCTION GENERALE

La République Démocratique du Congo se veut être un pays souverain mais cependant ses politiques de développement au niveau des entités locales semblent être encore une épreuve. Ce qui explique le désengagement du gouvernement faces aux stratégies d'applications au niveau local. Celle ci devrait être efficace pourtant en considérant le développement suivant une logique de « bas vers haut » et tenant compte d'approches du développement local durable.

Aussi l'application de la bonne gouvernance s'avère indispensable en vue de faciliter les efforts pouvant amener le système politique congolais à un engagement cohérant rendant efficaces les stratégies au niveau d'entités locales de développement dans la ville de Lubumbashi.

Etant donné que ces entités locales constituent les bases de développement, elles jouent un rôle remarquable dans la relance d'une nation par le fait de concrétiser cette efficacité des politiques définies par le développement national. Il revient à signaler que chaque entité locale devrait avoir sa propre politique relavant d'une réponse stratégique en adéquation avec la politique définie par l'Etat « providence » pour l'ensemble du pays.

Il sera donc question dans ce présent de parler sur le désengagement du gouvernement congolais face à l'efficacité des politiques de développement des entités locales.

O.1 PRESENTATION SOMMAIRE DU TRAVAIL

Hormis l'introduction générale qui essaie d'expliquer en préliminaire le fond du sujet et/ou le contexte dans lequel il s'inscrit, et la conclusion générale qui retrace les grandes lignes traitées dans divers chapitres ; l'on peut dire que notre travail est subdivisé en cinq chapitres :

Ø le premier chapitre traitera de généralités sur l'analyse conceptuelle ;

Ø le deuxième chapitre évoque les notions sur le développement local, qui a son tour sera subdivisé en deux sections parmi lesquelles nous retrouverons le développement local et la bonne gouvernance et le développement durable ;

Ø le troisième chapitre parlera sur l'aperçu sur les quatre régimes gouvernementaux de la RD Congo ;

Ø le quatrième chapitre sera consacré à la présentation et à l'interprétation des résultats d'enquête ;

Ø enfin le cinquième chapitre fait l'objet d'un projet de création d'un centre de consultation en bonne gouvernance.

O.2 CHOIX ET INTERET DU SUJET

L'intérêt de notre sujet se fait observer à trois niveaux différents, à savoir le niveau social, scientifique et personnel.

0.2.1 Au premier niveau (social) :

Ce sujet permet de stimuler la promotion des initiatives locales de développement pouvant parvenir à relever le niveau économique de la ville de Lubumbashi d'une part et de la province du Katanga d'autre part.

Ce sujet permet de lancer un éveil aux autorités sur l'acuité des effets du désengagement en vue de changer le fusil d'épaule. Enfin, ce sujet permettra à la population de comprendre le rôle du gouvernement dans l'appui des initiatives locales de développement.

O.2.2 Au deuxième niveau (scientifique) :

La portée de ce sujet est de :

Ø permettre à nos lecteurs de s'inspirer sur les notions traitées en montrant les effets du désengagement du gouvernement congolais afin d'enrichir leurs connaissances.

Ø donner les grandes lignes référentielles et ouvrir un champ de bataille à tous les hommes de science (chercheur) et autre désireux d'approfondir cette question d'étude, en l'inscrivant dans n'importe quel contexte ou domaine de recherche.

O.2.3 Au troisième niveau (personnel) :

Ce sujet constitue pour nous un point de départ des nos démarches scientifiques face aux politiques, dans l'opportunité d'étudier et de maîtriser notre environnement.

Ce sujet ensuite, nous permettra d'avoir une connaissance plus large sur la façon dont les initiatives locales souffrent suite aux conséquences du désengagement, et enfin de savoir sur la manière dont les autorités pourront assister ces initiatives locales reconnues comme de véritables leviers au décollage d'un développement national.

0.3 PROBLEMATIQUE

La problématique est définie comme étant « une approche ou une perspective que l'on décide d'adopter pour traiter les problèmes posés par la question du départ »1(*)

Le désengagement du gouvernement congolais freine les initiatives locales au développement des entités et entraîne, ainsi, d'énormes difficultés tout en rendant inefficaces les stratégies au niveau de ces entités locales. C'est pourquoi dans cette étude nous allons nous préoccuper de ce qui suit :

Ø En quoi consiste le désengagement de l'Etat face aux politiques du développement national ?

Ø Qu'est ce qui serait à la base de ce désengagement face aux stratégies de développement des entités locales ?

Ø Quelles pourraient être les pistes de solutions à envisager pour parer ce désengagement gouvernemental face à l'efficacité des politiques du développement national à travers les entités locales.

0.4 HYPOTHESES

L'hypothèse est définie comme étant une directive et tentative d'exploitation des faits formulés au début de la recherche et destinés à guider l'intégration, et est maintenue ou abandonnée après les résultats de l'observation2(*)

Conformément aux différentes questions posées dans notre problématique, nous pouvons anticiper nos observations avec les réponses suivantes :

La mauvaise gouvernance, le manque d'encadrement cohérent des initiatives locales seraient à la base du désengagement du gouvernement. Les pistes des solutions envisageables ne seraient autre que la prise de conscience des autorités congolaises tout en sachant qu'elles sont élues du peuple et qu'elles doivent travailler pour l'intérêt national et provincial en vue de redynamiser le développement du pays.

De souhait exprimé, il est évident que l'élite politique s'interroge dans sa conscience sur son rôle d'acteurs ayant le monopole de la décision tant au niveau national qu'au niveau des entités locales. Ce qui est un défi à relever pour quiconque de ces autorités essaie de méditer sur cette opportunité du pouvoir et d'autorité dont jouit cette élite politique promue par le peuple. Il revient aussi à la société civile, échappant à toute manoeuvre de récupération, d'intensifier diversement les modules de sensibilisation, d'établir des rapports d'enquête pour le suivi rigoureux et l'évaluation responsable afin d'éveiller la conscience de masses par la formation et l'information.

Ceci donnera du coup une matière à réflexion aux autres acteurs politiques (partis) sur un type de leadership soucieux de renforcer ces capacités de son ampleur à travers ces multiples initiatives aux stratégies de développement dans les entités locales.

0.5 APPROCHE METHODOLOGIQUE

Dans le souci de rendre fructueux le caractère scientifique dans lequel s'inscrit notre étude, une série de démarches a été entreprise dans les différentes entités ou contrées de la ville de Lubumbashi pour nous permettre de collecter les données fiables enrichissant la rédaction de ce travail, au moyen de quelques méthodes et techniques que nous tenons à présenter ci-dessous.

O.5.1 METHODES

A) Méthode historique

Cette méthode est axée sur l'histoire qui sans être explicative par elle-même, rend possible l'explication dans la mesure où d'une part en remplaçant les institutions dans le milieu social où elles ont pris naissance, parmi leurs « conditions concomitantes » ; elle nous offre le tableau de leurs conditions d'existence, et d'autre part elle permet la comparaison.

La méthode historique s'efforce de reconstituer les événements jusqu'au fait générateur ou fait initial. La méthode historique rassemble, ordonne, hiérarchise autour d'un fait singulier une pluralité des faits afin de déceler celui qui a exercé le plus d'influencé le fait étudié.3(*)

A travers cette méthode, nous seront en mesure de nous imprégner sur le cheminement historique de différentes tentatives marquant le désengagement de l'Etat face à l'efficacité des politiques de développement.

B) Méthode structuro-fonctionnelle

Cette méthode est née de la fusion de deux méthodes, l'une fonctionnelle et l'autre structuraliste.

C) Méthode fonctionnelle

Cette méthode consiste à expliquer les faits sociaux : «  par le rôle, la fonction qu'ils assument dans le système social auquel ils appartiennent »4(*). Cette méthode nous aidera à expliquer le fait du désengagement à travers la fonction et le rôle des institutions par le biais de leurs responsables.

D) Méthode structuraliste

Cette méthode analyse et explique les faits sociaux, elle a pour ambition de rendre intelligible les faits observés en élucidant la structure dont ils font partie. Cette méthode permettra de rendre intelligible le fait du désengagement du gouvernement congolais faisant partie de la structure appelé « Etat congolais »5(*)

E) Méthode Field research

Pour Quivy, R, et Luc Van Compennhoudt, la méthode Field research consiste à étudier les situations concrètes dans leur contexte réel.6(*)

Cette méthode met en oeuvre une pluralité des méthodes.

Elle combine le plus souvent l'observation participante, les entretiens semi- directifs et l'analyse secondaire. Nous l'avons utilisée, du faite qu'elle est conciliable avec divers champ de recherche en sciences sociales notamment la sociologie du travail, de la santé ou de l'éducation.

0.5.2 TECHNIQUES

Les techniques permettent au chercheur de réunir les données pour son étude ; ce sont donc des éléments indispensables dans la mesure où elles servent de matériaux.

0.5.2.1 L'observation directe

Est une forme d'observation qui porte directement sur les phénomènes politiques étudiés, qu'il s'agisse des individus, des groupes d'individus, des institutions...7(*)

Dans notre travail, cette technique nous permettra d'observer les réalités de fonctionnement des institutions de la place pour voir dans quelle mesure telle ou telle autre institution exerce sa tâche.

O.5.2.2 L'observation libre ou spontanée

Elle est celle qui est faite sans plan d'observation précis. Elle est utilisée soit pour fonder des affirmations théoriques sur le fait, soit pour connaître des faits dans leur complicité.

Par des descentes sur terrain nous étions en contact plus au moins pragmatique avec un nombre de la population de toutes catégories sur les questions du désengagement étatique qui rend inefficace les stratégies au niveau des entités locales.8(*)

O.5.2.3 DOCUMENTATION

Elle est une action d'appuyer une assertion sur les écrits ou l'objet quelconque servant de preuve ou titre. 9(*)Elle est un moyen que nous exploitons avec ferveur pour attester les références ainsi qu'actualiser notre oeuvre.

La documentation nous a aidé à fouiller et à analyser les ouvrages, les rapports, les archives, les documents inédits ayant une liaison directe ou indirect avec notre domaine d'études.

O.5.2.4 INTERVIEW

Pour Mpala L., l'interview est une technique dont il y a contact entre l'enquêté afin de permettre à l'enquêteur de recueillir certaines informations de l'enquêté concernant un objet ou un fait précis.10(*)

Elle consiste à soumettre un questionnaire, auquel l'enquêté pourrait répondre soit librement, soit avec une alternative des réponses.

Nous l'avons utilisé pour avoir certaines affirmations, grâce à l'échange des paroles avec toutes les couches de la population de la ville.

0.6 ETAT DE LA QUESTION

A cette étape de notre travail, nous avons eu à présenter quelques travaux de certains chercheurs qui dans leur enchaînement ont pu traiter la question allant presque dans le même sens avec notre sujet d'étude.

C'est ainsi que pour Ntambwe Kazadi dans son travail de fin de cycle 11(*); il montre l'importance de la planification dans la coordination des implantations ou transformations des infrastructures dans le développement socio économique d'une entité administrative décentralisée.

Mais en ce qui nous concerne, nous avons jugé utile que pour qu'il y ait développement des entités territoriales, il faut qu'il y ait la bonne gouvernance.

Pour Sony Masekwa, dans son mémoire 12(*) met l'accent sur les voies de communication comme moyen efficace pouvant permettre un développement dans la politique de campagne en RD Congo.

Pour Maninayi Kabasele dans son travail de fin de cycle13(*) la «  pauvreté et scolarisation des enfants dans le quartier Luwowoshi » il montre que l'insuffisance des infrastructures de scolarisation serait à la base de ce problème ; surtout le désengagement de l'Etat car celui-ci devrait créer de l'emploi pour diminuer la pauvreté.

En dépit de ce qui précède, notre apport réside dans les sens ou nous avons proposés des pistes de solutions en ce qui concerne le Développement local tout en faisant ressortir les stratégies utilisées depuis l'époque coloniale jusqu'au gouvernement en place et en proposant une approche d'intervention(projet), qui constituera l'élan d'application de la bonne gouvernance en vue de prôner le développement des entités locales.

O.7 DIFFICULTES RENCONTREES

Il est vrai qu'aucune recherche digne de ce nom, ne puisse être sans éprouver des difficultés. En voici quelques faits plus saillants :

Ø La non révélation de certaines informations d'ordre politique et culturel par certaines personnes mieux placées dans les institutions de l'Etat ;

Ø lourdeur de service au niveau de quelques bureaux des communes ;

Ø l'ignorance dans la plus part des populations sur les politiques du développement en RD Congo ;

Ø le manque des moyens de communications dans certains bureaux de quartiers qui sont éloignés de la ville pour faciliter la collaboration avec les chefs hiérarchiques de la commune ;

Ø le report injustifié de rencontres avec les autorités de la place au sujet de notre travail de fin de cycle.

De ce fait, les descentes sur terrain et la récolte des données n'étaient pas aisées. Il a fallu d'énormes dépenses financières : y compris l'énergie physique pour atteindre les sujets la mairie ainsi que toutes les communes de la ville de Lubumbashi.

O.8 DELIMITATION SPATIO-TEMPORELLE

De part la complexité que revêt notre sujet, il est pour nous important de fixer notre compréhension sur les frontières spatio-temporelles en vue de permettre la bonne saisie et l'analyse de son contenu.

0 .8.1 DELIMITATION SPATIALE

L'espace qui constitue notre champ d'action n'est rien d'autre que le niveau juridictionnel de la ville de Lubumbashi, car c'est à travers ce niveau que nous aurons la bonne information sur la gestion de la ville et sur les réalités du désengagement du gouvernement congolais.

O.8.2 DELIMITATION TEMPORELLE

Notre étude porte sur une analyse des régimes gouvernementaux de la RD Congo depuis le deuxième République jusqu'à la troisième République à travers leurs politiques gouvernementales pour le développement national, c'est notamment :

Ø le plan décennal pour le développement social du Congo -Belge

Ø le plan quinquennal du feu président Mobutu

Ø le plan triennal du feu président L.D. Kabila

Ø l'exécution de Cinq chantiers du président Joseph Kabila.

CHAPITRE PREMIER : GENERALITES

1.1 DEFINITION DES CONCEPTS

La définition des concepts réside dans le fait qu'elle élucide sur le sens ou le cadre dans lequel l'auteur a utilisé tel ou tel autre terme. En ce qui concerne notre étude, nous avons jugé nécessaire d'expliquer les concepts ci- après :

Ø l'engagement

Ø le désengagement

Ø le gouvernement

Ø l'Etat

Ø l'Administration publique

Ø l'Efficacité

Ø la politique/ stratégie

Ø le développement

Ø l'entité locale

Ø le sous développement

Ø l'initiative locale de développement

Ø la gouvernance

1.1.1 L'engagement

Ce concept exprime le fait d'intervenir et de prendre partie dans les problèmes de l'époque. Il s'agit la d'avoir un esprit participatif aux initiatives locales enfin de prôner le développement à tout le niveau.14(*)

1.1.2 Le désengagement

Selon le dictionnaire LAROUSSE, le désengagement est l'action de se désengager. 15(*)

Pour nous, ce concept exprime le fait de ne pas prendre partie dans les problèmes de l'époque qui préoccupe souvent la population.

1.1.3 Le gouvernement

Ce concept désigne l'ensemble de ceux qui gouvernent un Etat, membre d'un même ministère.

Le gouvernement est le troisième élément constitutif d'un Etat. Pour qu'un gouvernement soit obéit il doit être légitime. C'est pour cela que pour maintenir l'ordre sur le territoire, il doit devenir légitime et respecter les règles en vigueur dans la société. Cette notion du gouvernement a un double sens. Le premier sens, utilisé communément désigne l'exécutif, le législatif et le judiciaire et le deuxième sens ne concerne que le premier ministre et son équipe.16(*)

1.1.4 L'Etat

L'Etat est une des formes d'organisation politique et juridique d'une société (entant que communauté de citoyens ou des sujets) ou d'un pays. Il a été précédé par la « polis » grecque, la «  res publica » romaine, le Saint Empire Romain germanique etc. Il est délimité par les frontières territoriales à l'intérieur desquelles ses lois s'appliquent et est constitué d'institutions par lesquelles il exerce autorité et pouvoir ; la légitimité de cette autorité repose sur la souveraineté.

Le pays par contre désigne une entité géographique tandis que le gouvernement est l'institution qui dirige l'Etat ; la nation quant à elle ne se confond pas avec l'Etat sauf dans le modèle de l'Etat-nation.17(*)

Les éléments constitutifs de l'Etat au sens du pays sont :

Ø le territoire

Ø la population

Ø le gouvernement

Selon Max Weber, dans son ouvrage « Economie et société », entend par l'Etat  une entreprise politique à caractère institutionnel lorsque et tant que sa direction administrative revendique avec succès, dans l'application de ses règlements, le monopole de la contrainte physique légitime sur un territoire donné »18(*)

1.1.5 L'administration publique

Les administrations publiques, (couramment nommées "APU" dans le langage de la comptabilité nationale) sont des unités institutionnelles gouvernementales, qui régissent le fonctionnement de la société.

L'administration publique, au singulier, est un champ d'étude de la science politique. Celle-ci étudie les formes d'organisations des États, de l'organisation de la démocratie, de la mise en oeuvre des politiques publiques.

En bref, tout ce qui touche l'action ou l'organisation de la sphère publique.19(*)

1.1.6 Efficacité

L'efficacité est un critère d'évaluation ou de vérification de performance. Elle décrit la capacité d'une personne, d'un groupe ou d'un système à arriver à ses buts ou aux buts qu'on lui a fixé. Être efficace serait donc produire des résultats escomptés et réaliser des objectifs fixés, par exemple dans le domaine de la qualité, de la rapidité et des couts.20(*)

1.1.7 Politique

Le vocable politique a plusieurs connotations qui s'appliquent différemment selon les acteurs et les contextes.

Le dictionnaire universel définit ce mot par une notion mise en rapport aux affaires publiques de l'Etat, ou une notion relative à une manière d'organiser un Etat, en montrant une prudence calculée des réactions entre les dirigeants et sa base.21(*)

Pour Mulumbati Ngasha, la politique est comme l'activité qui consiste d'abord à saisir l'ensemble de problèmes et des besoins de la populations tels qu'ils sont gérés par le flux et le reflux des événements qui se produisent dans l'environnement national et international, et ensuite à mettre en place un programme d'action pour le résoudre ou les satisfaire.22(*)

De notre part, nous l'avons utilisé comme un ensemble des mesures stratégiques établit par l'Etat comme orientation dans le respect de la loi en vue de bien conduire les affaires publiques au service du développement national.

1.1.8 Stratégie

La stratégie consiste à la définition d'actions cohérentes intervenant selon une logique séquentielle pour réaliser ou pour atteindre un ou des objectifs.23(*) Elle se traduit ensuite, au niveau opérationnel en plans d'actions par domaines et par périodes, y compris éventuellement des plans alternatifs utilisables en cas d'évènements changeant fortement la situation.

1.1.9 Développement

La notion de développement est relativement complexe ; car son interprétation donne lieu à une série de définitions indiquant chacune la dimension dans laquelle elle s'inscrit et le rapport que celle-ci pour avoir avec telle ou telle autre dimension, notamment l'économie, le social, la politique, le culturel, le religieux,...24(*)

En économie le terme développement se défini comme une succession des étapes qui diffèrent à des degrés divers soit, par la forme d'organisation de la production et d'échange ; soit par la nature du secteur prédominant, soit encore par le rythme de croissance de l'investissement de l'accumulation du capital.25(*)

Au plan social, le développement se définit come un ensemble de processus sociaux induits par des opérations volontaires de transformations d'un milieu social, entrepris de greffe de ressources, de technologie, du savoir.

1.1.10 Le sous développement

On parle de pays sous développé et de sous développement d'un pays lorsque la situation sanitaire et économique y très mauvaise. Le terme pays sous développé n'est plus beaucoup employé, on préfère le terme plus politiquement correct de pays en voie de développement.

Les pays le plus pauvres sont les pays les moins avancés(PMA)26(*)

Les pays sous développés appliquent les bonnes méthodes de développement économique améliorent leur situation et peuvent devenir des pays émergents (cas des multiples pays d'Asie), puis des pays développés (cas de la Corée du Sud passée du Stade de sous développement à un stade de pays très avancés)

1. 2 PRESENTATION DE LA VILLE DE LUBUMBASHI27(*)

1.2.1 DE LA CREATION

De sources légendaire, la ville tire son nom de la rivière Lubumbashi qui la baigne de l'Ouest vers l'Est. A la découverte des gisements du cuivre, l'Union Minière du Haut Katanga s'implanta sur le site Lubumbashi pour l'exploitation des minerais.

Le Comité Spécial du Katanga (CSK) chargé par l'Etat Indépendant du Congo(EIC), devait assurer la mise en valeur de la Province du Katanga. Eu égard à l'essor rapide que prenait la bourgade, il estima qu'il fallait créer un centre administratif et commercial à proximité des usines.

Monsieur Emile WANGERMEE, représentant du CSK transféra le siège, initialement fixé à Lukonzalwa (Lac Moero) aux environs de la première mine, exploitée et dénommée «  Mine de l'Etoile du Congo à Kalukuluku, commune Rwashi »

En 1910, à l'enter du rail en provenance de l'Afrique du Sud, la ville de Lubumbashi prit naissance.

C'est sur ce plateau habité à partir de 1906, caractérisé par une savane infinie hérissée des termitières, à la terre ocre et maigre végétation, savane verte en saison des pluies et rouge en saison sèche que s'érigera au fil des temps la ville d'Elisabethville, nom de l'épouse du Roi Albert 1er, devenu soixante dix ans après Lubumbashi.

Par ordonnance n° 298/AIMO du 25 juin 1941, cette bourgade s'étendra naguère que de l'Avenue Limite Sud (actuellement Likasi) à l'avenue Drogmans(Kimbangu) au Nord et à l'Est le rail du chemin de fer et à L'Ouest l'Actuel avenue Kamanyola et les usines Gécamines et Grouillant d'une population cosmopolite, Lubumbashi jouira de statut de ville.

1.2.2 DE LA SITUATION GEOGRAPHIQUE

La ville de Lubumbashi est ceinturée par le Territoire de Kipushi, District du haut Katanga, ses limites géographiques sont déterminées comme suit :

- Au Nord : par la chefferie INAKILUBA dans le territoire de Kipushi

- Au Sud : par la chefferie SAMBWA dans le territoire de Kipushi

- A l'Est : par la chefferie SHINDAIKA vers la rivière Kamasaka

- A l'Ouest : par la chefferie KAPONDA du même territoire de Kipushi.

La commune Annexe constitue l'espace vert de la ville et forme la ceinture de cette dernière à tous les points cardinaux.

1.2.2.1 COORDONNEES GEOGRAPHIQUES

Lubumbashi située à 11°36' de latitude Nord, 11°42' de latitude Sud, 27° de longitude est enfin 27°30 de longitude Ouest.

- Altitude : Elle se trouve à plus au moins à 1230 mètres d'altitude.

- Superficie : Elle s'étend à une superficie de 747 Km2.

1.2.2.2 TABLEAU DES DONNEES GEOGRAPHIQUES

CLIMAT

TEMPERATURE

SOL

SOUS SOL

RELIEF

VEGETATION et Hydrographie

CULTURE

PRINCIPAUX CLANS

POPULATION

Saison sèche : Avril à Septembre avec deux mois de froid

(juin à juillet)

La pluviométrie annuelle varie toujours entre 2000 et 3000 mm Variation de la température entre 15°C et 30°C

Sablo argileux et limon-alluvionnaire

Cuivre, cobalt, zinc

Or, fer..., (diversité des minerais)

A certains endroits par des vallées

L'hydrographie de la ville se présente de la sorte :

Savane boisée.

Ouest vers le Sud-est, deux grandes rivières traversent la ville (Kafubu et Lubumbashi) et quelques ruisseaux (Kamalondo, Rwashi, Kimilolo, Naviundu et Katuba

Les principales cultures sont les suivantes :

Le maïs, le manioc, l'arachide, le haricot, la patate douce.

Les tribus dominantes sont : les Bemba, les Lunda, Les Luba du Katanga, les Balomotwa,les Sanga, les Hemba, et les autres tribus de provinces confondues

Etrangères : 14740

Nationaux :

1476374

SOURCE : Mairie de la ville de Lubumbashi

1.3 ORGANISATION ADMINISTRATIVE

1.3.1 DIVISION ET SUBDIVISION ADMINISTRATIVE DE LA VILLE DE LUBUMBASHI

COMMUNES

COMMUNE ANNEXE

COMMUNE KAMALONDO

COMMUNE KAMPEMBA

COMMUNE KATUBA

COMMUNE KENYA

COMMUNE LUBUMBASHI

COMMUNE RWASHI

QUARTIERS

KALEBUKA

KITUMAINI

BEL AIR I

BUKAMA

LUALABA

GAMBELA

BENDERA

KASAPA

NJANJA

BEL AIR II

KAPONDA N.

LUVUA

KALUBWE

CONGO

KASUNGAMI

 

BONGONGA

KAPONDA S.

LUAPULA

KIWELE

KALUKULUKU

KIMBEIMBE

 

INDUDTRIEL

KISALE

 

LIDO-GOLF

KAWAMA

KISANGA

 

KAFUBU

LUFIRA

 

LUMUMBA

LUANO

LUWOWOSHI

 

KAMPEMBA

MUSUMBA

 

MAKUTANO

MATOLEO

MUNUA

 

KIGOMA

MWANA SHABA

 

MAMPALA

SHINDAIKA

NAVIUNDU

 
 

UPEMBA

 
 
 
 
 
 

NSELE

 
 
 

TOTAL

8 QUARTIERS

2 QUARTIERS

7 QUARTIERS

9 QUARTIERS

3 QUARTIERS

7 QUARTIERS

7 QUARTIERS

La ville de Lubumbashi est subdivisée en sept communes et celles-ci en quarante trois quartiers, couvrant une superficie de 747 Km2. En dehors des ces quartiers, on retrouve encore deux autres quartiers qui ont été crées par l'initiative local dans le souci de sécuriser les citoyens et leurs biens. Ces quartiers sont : Salama dans la commune de Lubumbashi et Hewa Bora dans la commune Annexe.

1.4 TRAVAUX PUBLIQUES

1.4.1 ROUTES ENTRETENUES

- Routes d'Intérêt Local(RIL)

- Routes d'Intérêt national(RIN)

En dehors de la voirie urbaine qui est entretenue avec le concours du Gouvernorat, le service urbain ne dispose d'aucun moyen pour s'acquitter de cette tâche.

1.4.2 PONTS ET BACS

La ville de Lubumbashi ne dispose pas des bacs mais compte 5 ponts à savoir :

Ø Sur la rivière Kafubu (route vers le quartier Kalebuka)

Ø Sur la rivière Kafubu en parallèle avec le chemin de fer vers la mission Sambwa.

Ø Sur la rivière Kafubu entre la commune Katuba et le quartier Kasungami.

Ø Le pont reliant la route qui mène vers le Lycée Tshondo, l'ISIM, le grand séminaire St Paul sur la rivière Lubumbashi.

Ø Sur la rivière Lubumbashi à la hauteur de l'Hôpital Gécamines Sud vers la route Kipushi.

A signaler que les digues de la ville de Lubumbashi sont entretenues par la brigade d'assainissement du Gouvernorat de la province du Katanga.

1.5 L'ECONOMIE DE LA VILLE

Pour mieux assurer son économie, la ville de Lubumbashi reçoit les recettes des instances judicaires (tribunal de Grandes Instances, Tribunaux de Paix Kamalondo - Lubumbashi, Katuba - Kenya, Kampemba- Ruashi et Annexe, le Parquet de Grande Instance, la Brigade Judiciaire, la Police Nationale), des Taxes et Impôts de différents centres commerciaux et marchés que compte la ville de Lubumbashi.

Les activités économiques dans la ville de Lubumbashi sont déterminées à travers les différentes communes qui la composent.

1. Centres Commerciaux et les marchés centraux ou s'opérèrent plusieurs activités confondues, c'est notamment :

Ø parmi les centres commerciaux, nous pouvons citer ;

Le centre commercial ou centre de négoce Njanja sur la route Munama dans la commune Kampemba,

Ø Dans la commune Katuba nous avons 3 grands centres commerciaux :

- centre Upemba sur la Route Kipushi

- Centre Tanganyika - central

- centre Salongo.

2. S'agissant des marchés centraux nous citons :

Ø Le marché Central Mzee L.D. Kabila dans la commune Lubumbashi ;

Ø Le marché Central de la Kenya dans la commune Kenya;

Ø Le marché Central Katuba II dans la commune Katuba ;

Ø Le marché Central Luwowoshi dans la commune Annexe.

1.5.1 TABLEAU DES MAISONS IMPORTANTES ET COMMERCANTS IMMATRICULES

COMMUNES

MAISONS IMPORTANTES DE COMMERCE

COMMERCANTS IMMATRICULES

LUBUMBASHI

1040

1120

ANNEXE

151

79

KENYA

674

1190

KATUBA

178

110

RWASHI

94

14

KAMPEMBA

215

245

KAMALONDO

60

30

SOURCE : Mairie de la ville de Lubumbashi

1.5.2 TABLEAU DES INDUSTRIES MANUFACTIRIERES, MI NIERES ET AGRICOLES

INDUSTRIES

TYPES

ACTIVITES

BRASSIMBA

manufacturières

Brasserie

BRALIMA

Manufacturières

Brasserie

VAP/CONGO

Manufacturières

Biscuiterie

OUAGADUGU

Manufacturières

Boulangerie

LA BRIOCHE

Manufacturières

Boulangegrie

LE BON PAIN

Manufacturières

Minoterie

TARIKA

Manufacturières

Minoterie

NUMBER ONE

Manufacturières

Boucherie et élevage

BELTEXO

Manufacturières

Boulangerie

COGETRA

Manufacturières

Plusieurs produits manufacturiers

AFRICA BETON

Bâtiments

Construction

AUXETRA BETON

Bâtiments

Construction

MALTA FORREST

Bâtiments

Génie Forrest

SAFRICAS

Bâtiments

Construction

SUKTA

 

Construction

KATCO

Bâtiments

Construction

PATY ECC

Bâtiments

Construction

MRB

Bâtiment

Construction

EVABUKA

Agricole

 

UNILU

Agricole

 

SADER

Agricole

 

CADACO

Agricole

 

MAISON DES AGRICULTEURS

Agricole

 

AMATO

Agricole

 

FERME MIMBULU

Agricole

 

FRIGO KATANGA

Agricole

 

INDUSTRIES

TYPES

ACTIVITES

ANTABEX

Agricole

 

GECAMINES

Minière

 

STL

Minière

 

RWASHI MINING

Minière

 

CONGO ROYAL

Minière

 

CHEMAF

Minière

 

KOTAMINING

Minière

 

DM MINING

Minière

 

SOMIKA

Minière

 

MCK

Minière

 

1.6 TABLEAU DES SITES TOURISTIQUES PAR COMMUNES

COMMUNES

SITES

LUBUMBASHI

Musée national, plage et hôtel Karavia, Building Universitaire, Ecole Muni parc, hôpital Sendwe, Gécamines Sud, clinique Universitaires, polyclinique AFia, Bâtiment du 30 juin, prison de Kasombo

KAMALONDO

Ecole Saint Boniface, Stade TP Mazembe, Institut Technique Médical, Mosquée, Marché central, Hospice des vieillards

KATUBA

Marché central, Foyer social, Athénée de Katuba, Eglise Saint Martin, Lycée Tujikaze, Eglise des Saints des derniers jours, Eglise Branham, rivière Lubumbashi et Kafubu

ANNEXE

Somika, hôtel Square Est, Chemaf, hôtel Mbunda, Station des Pompage de Kimilolo, rivière Kimilolo et Kisanga, péage Kisanga

KAMPEMBA

Tunnel, Eglise Christ Sauveur, Camp Préfabriqué, Hôpital SNCC, Cimetière des Sapin1 et 2, Njanja, ISES, Braserie Simba

RUASHI

Marché des objets d'arts, Eglise Néo apostolique, Maison communale, Institut Hodari, Ruashi Mining

KENYA

Eglise Basilique, centre de dépistage, Eglise Saint Benoit, stade Kenya, Marché central

Source : Mairie de la ville de Lubumbashi.

1.7 INSTITUTIONS FINANCIERES

A) BANQUES

La ville de Lubumbashi compte sept banques à savoir :

Ø La Banque Centrale du Congo

Ø La Banque Commerciale du Congo

Ø La Banque du commerce Extérieure

Ø L'Union des Banques Congolaises

Ø First Bank

Ø Raw Bank

Ø Trust Merchant Bank

Ø Banque Internationale d'Afrique au Congo

Ø Banque Internationale de Crédit

A) CAISSES D'EPARGNE

Ø Caisse Populaire Tujenge

Ø Caisse Populaire Ushujaa I

Ø Caisse d'Epargne et des Crédits MBEGU

Ø Coopérative d'Epargne et des Crédits COOPER

Ø Coopérative de consommation

Ø Centre des Coopération Populaire du Katanga

1.8 AGRICULTURE, PECHE, ELEVAGE

a) Plantation organisée.

La ville de Lubumbashi est une agglomération du type industriel, les terres arables ne se trouvent que dans la périphérie dite Commune Annexe, ainsi les données que nous fournissons ne proviennent que de cette partie de la ville où on y trouve les différentes cultures pratiquées dans la ville à savoir :

Ø le maïs

Ø le manioc

Ø l'arachide

Ø l'haricot

Ø la patate douce

b) Pêche

Dans le domaine de la pêche, une brigade urbaine de contrôle de la fermeture de la pêche a été constituée. Cette brigade a le rôle de surveiller les mesures prises dans le cadre de la fermeture annuelle des biefs maritimes.

La ville de Lubumbashi est un grand centre de commercialisation des produits halieutique. Son centre de négoce « Route Munama » est connu sur le plan national comme marché des poissons.

c) Pisciculture

Petit à Petit, l'activité piscicole commence à renaitre dans la ville grâce à l'encadrement du projet Prodekat financé par la FAO.

1.9 SANTE

1.9.1 SANTE ANIMALE

La couverture Zoo sanitaire de la ville de Lubumbashi n'est plus assurée à 100% à cause du manque des infrastructures sanitaires de l'Etat et le laboratoire, qui n'offrent plus une garantie suffisante des soins.

Cependant quelques maladies demeurent toujours en état endémique comme la rage canine, la peste aviaire, les verminoses etc....

1.9.2 SANTE HUMAINE

Le district de santé de Lubumbashi est une entité intermédiaire faisant le relai entre la Division Provinciale de la Santé et les zones de santé de son ressort dans l'administration, l'inspection des structures médicales et pharmaceutiques et des sciences de santé, la coordination, la planification, la formation, le suivi et évaluation des activités de prise en charge de sa population de responsabilité sur le plan sanitaire, de la mise en oeuvre des activités liées à la promotion de la santé pour assurer un développement harmonieux et ainsi que dans l'appui technique et logistique au développement de ses zones de santé.

Ce district compte Onze zones de santé dont deux spéciales de part leur configuration constituée d'une constellation d'aires de santé formées des camps militaires et polices.

Il s'agit de :

1) Zone de santé de Lubumbashi ;

2) Zone de santé de Kampemba ;

3) Zone de santé de Katuba ;

4) Zone de santé de Kenya ;

5) Zone de santé de Kisanga ;

6) Zone de santé de Kowe (pour la police) ;

7) Zone de santé de Kamalondo ;

8) Zone de santé de Mumbunda ;

9) Zone de santé de Ruashi ;

10) Zone de santé de Tshiamilemba ;

11) Zone de santé de Vangu (militaire) ;

Le district de santé est dirigé par le Médecin Inspecteur Urbain qui dirige et coordonne toutes les activités dans l'ensemble de la ville de Lubumbashi.

Chaque zone de santé est dirigée par une équipe cadre sous la coordination du Médecin Chef de zone de santé comme celle du district, qui est sous la coordination du Médecin Chef de District de santé.

1.10 ENSEIGNEMENT

1.10.1 Enseignement primaire, secondaire et professionnel

Il existe trois Sous Division Urbaines de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel dans la ville de Lubumbashi à savoir :

1) Sous Division Urbaine Lubumbashi I ;

2) Sous Division urbaine Lubumbashi II ;

3) Sous Division Kampemba / Ruashi ;

1.10.2 Enseignement supérieur et universitaire

Le nombre d'établissement de l'Etat et privés agrées est 17.

Les Institutions supérieure et Universitaire qui existent à Lubumbashi sont :

- UNILU : Université de Lubumbashi

- ISP : Institut Supérieur Pédagogique

- INSTITUT FACULTAIRE THEOPHILE REYN

- UPL : Université Protestante de Lubumbashi

- UNIVERSITE ADVENTISTE LUKANGU

- ISIM : Institut Supérieur Interdiocésain Monseigneur Mulolwa

1.11 PROJETS

Les projets du Gouvernement dans l'entité sont évalués mais les projets propres de l'entité n'ont pas été évalués ou soit n'existe presque pas.

1.12 LA POPULATION

La population Lushoise de 2009.

TABLEAU DES STATISTIQUES DE LA POPULATION PAR ENTITE

Communes

hommes

Femmes

garçons

filles

total

ANNEXE

81649

82413

31826

32318

228206

KAMALONDO

8144

7833

8751

9456

34184

KAMPEMBA

75067

76821

101271

105628

358787

KATUBA

60160

77397

63726

88474

28977637457

KENYA

23017

23460

30015

30129

106621

LUBUMBASHI

64289

62188

75469

79350

281296

RUASHI

33035

35357

53212

55919

177523

VILLE

345361

365469

364270

401274

1476374

Source : Mairie de la vile de Lubumbashi.

Ainsi donc, d'une façon générale, nous venons de présenter la ville de Lubumbashi qui est la deuxième au pays.

Il était question dans ce chapitre de parcourir sur toutes les situations démontrant l'identité de la ville de Lubumbashi. Ce qui nous amener à décrire l'historique, à montrer ses coordonnées géographiques, sa superficie, sa démographies, ses industries manufacturières, agricoles et minières, sa situation géographique...dans l'objectif de rendre plus pratique notre objectif poursuivi dans ce présent travail.

CHAPITRE DEUXIEME :

THEORIE SUR LE DEVELOPPEMENT LOCAL

SECTION 1. NOTIONS DU DEVELOPPEMNT LOCAL

2.1.1 CONSIDERATIONS GENERALES

Le développement local, aussi appelé développement à la base, est un processus utilisant les initiatives locales au niveau de petites collectivités comme moteur du développement économique. Dans les pays en développement il implique un complément des mesures macroéconomiques et des grands projets ;il repose alors sur des actions mobilisant les initiatives locales au niveau de petites collectivités et d'habitants eux-mêmes, éventuellement avec une aide technique ou financière extérieure. 28(*)Exemples :

Ø mini-infrastructures : forage d'un puits, installation de panneaux solaires pour alimenter un village, création d'une école,...

Ø mise en place de micro- coopératives ou d'associations de microcrédit financier, crédit agricole...

Ø initiative de certains habitants à titre personnel ou familial au niveau d'exploitations agricoles, commerciales, artisanales, tirant partie des ressources et du marché locaux et utilisant des méthodes performantes.

Le développement local (DL) se rapporte aux diverses initiatives mises de l'avant, dans un cadre d'action partenariale, par les acteurs intéressés à l'amélioration des conditions de vie dans leur environnement immédiat. Les objectifs de la démarche adoptée sont à la fois économiques et sociaux.

Dans un monde de plus en plus globalisé quelle marge de manoeuvre reste-t-il aux populations locales désireuses de maîtriser autant que faire se peut leur destin? C'est ce à quoi cherche à répondre toute démarche associée au DL. Quel avenir le XXIe siècle réserve-t-il à des régions traditionnellement désignées comme étant des régions ressources, lorsque ces ressources viennent à disparaître ou à ne plus être utiles, dans un monde de plus en plus marqué par l'économie du savoir? Cette dernière peut-elle constituer une planche de salut pour ces régions, en prenant en compte le fait qu'en raison des nouvelles technologies de l'information et des communications.29(*)

Dans les écrits sur le développement local, un mot revient constamment : partenariat. Il est fait allusion aux efforts conjugués de différents acteurs (entreprises privées, corporations de développement économique, organismes socio-économiques, médias d'information, maisons d'enseignement, institutions financières) où se retrouvent les fameuses forces vives sur les épaules desquelles repose la responsabilité de mettre de l'avant une stratégie de développement. Les initiatives en vue de promouvoir l'emploi prennent l'essentiel de leur appui sur des ressources locales c'est-à-dire à l'intérieur même de l'espace d'intervention auquel s'identifient les différents acteurs (stakeholders).

Malgré le recours à des programmes gouvernementaux émanant des paliers supérieurs, les maîtres-d'oeuvre du plan d'action sont partie prenante du milieu concerné. C'est pourquoi le concept de partenariat évoque la participation des acteurs locaux. En fait, on a une approche faisant appel aux quatre «P»: planification, partenariat, processus et projets.

2.1.1.1 LE DEVELOPPEMENT LOCAL QUID ?
L'allusion au local soulève des ambiguïtés. Qu'entend-t-on par «local»? L'OCDE, dans le cadre de son programme ILE (Initiative locale de création d'emplois) définit le «local» comme un espace ayant une identité, une dynamique propre, des spécificités qui entretiennent des relations d'interdépendance avec des espaces plus vastes (régional, national, mondial) dans lesquels il s'insère. 30(*)

Le local se rapporte au milieu d'appartenance qui permet à une population de se reconnaître des traits caractéristiques, voire des liens de solidarité et qui exercent une certaine influence sur les changements socio-économiques à la faveur des moyens d'intervention offerts par les institutions gouvernementales et associatives.

Ce «milieu» correspondant à un environnement doté d'une connexité spatiale offrant, à une grande variété d'acteurs, les conditions d'information et les facilités de transactions suffisantes pour assurer la stabilité et les liens entre les différents réseaux (Maillat). 31(*)

2.1.1.2 EXPRESSION SYNONYMES DU DEVELOPPEMENT LOCAL

Au regard de plusieurs acceptions, nous pouvons retenir celles qui sont en corrélation opérationnelle ou littérale avec le Développement Local. Il s'agit de :

Ø Le Développement Economique Communautaire (DEC) :

Le DEC se caractérise par l'idée de la prise en charge avec une plus forte attention aux objectifs sociaux par rapport aux objectifs économiques et par un préjugé favorable envers les entreprises à gestion participative. Ainsi, le DEC est défini comme une stratégie globale de revitalisation socio-économique d'une communauté marginalisée où, par la valorisation des ressources locales et le recours à de nouvelles solidarités, des organisations et des institutions contrôlées démocratiquement (entreprises alternatives) par des représentants de cette dernière qui sont créées et facilitent la représentation de ladite communauté à des institutions extérieures qui exercent une influence sur la gestion des ressources locales.32(*)

Par distinction, ou par opposition, l'IFDEC33(*) associe le DEC à l'importance accordée à la création d'emplois à partir d'initiatives liées à la promotion de l'entrepreneuriat privé local et à des mesures de développement de l'employabilité de la population dans un cadre de concertation ou d'intervention partenariale.

Ø Le Développement Economique Local(DEL)

Le DEL est donc défini comme une stratégie par laquelle des représentants locaux des secteurs privé, public ou associatif travaillent à la valorisation des ressources humaines, techniques et financières d'une collectivité en s'associant au sein d'une structure de travail, privée ou publique, dotée d'un objectif central de croissance de l'économie locale.

Ø Développement Communautaire (DC)

Ø Développement participatif (DP)

Ø Développement Endogène (DE)

2.1.2 APPLICATION DU DEVELOPPEMENT LOCAL

Les régions sont un des échelons territoriaux du découpage juridique de l'espace national. Elles jouent un rôle primordial dans la planification et dans l'aménagement du territoire. Leur impact sur le développement local est réel.

La région s'affirme dans les faits comme l'échelon de référence du développement industriel, de certains services, poste et transports notamment, comme niveau administratif de coordination et d'action.

Le régionalisme est une des voies à travers laquelle s'exprime une tendance assise sur un modèle rationaliste qui vise la concurrence entre la structuration administrative et les réalités géographiques et économiques.

Vers le haut, la région est le niveau de référence des politiques nationales.

Vers le bas, elle peut constituer le niveau de cohésion des projets infrarégionaux et permettre d'articuler et de donner un sens commun à des initiatives multiples.

Au-delà de sa dimension économique, sociale, culturelle, spatiale et durable, le développement est souvent interprété comme un processus de transformation qui accompagne la croissance dans une évolution à long terme. Ce processus est étroitement lié au concept de progrès, notion centrale de la pensée des Lumières et des courants évolutionnistes.

2.1.2.1 La notion de local

Elle repose sur la notion de territoire, et les polémiques sur l'échelle de pertinence d'un territoire sont riches, car elles ont plusieurs entrées:

- le découpage administratif, parfois arbitraire et sans correspondance avec la géographie humaine

- l'appartenance identitaire, qui peut entrer en conflit avec "l'espace vécu"

- le champ d'action, autour d'une coalition d'acteurs du développement 34(*)

2.1.2.2 PRATIQUES ET DEMANDES POPULAIRES DE DEVELOPPEMENT LOCAL

Les groupes qui s'organisent à partir des pratiques paysannes et des classes populaires urbaines, ont pour objectif essentiel la défense et l'amélioration des conditions de vie dans un milieu concret. Cette dernière catégorie d'acteurs a d'autres attentes vis-à-vis du "pouvoir local" que les diverses catégories d'élites qui veulent augmenter leur capital social et économique à travers la décentralisation.

De nombreuses analyses, centrées sur les pratiques socio-économiques concrètes des populations ont reconnu progressivement que les populations locales se montrent capables, dans certains cas, d'inventer un ensemble de règles et de les rendre effectives, dans le cadre d'un espace clairement identifié. L'invention du local consiste, avant tout, dans la maîtrise d'un nouvel espace. 35(*)

Celle-ci comprend aussi bien les réalités du secteur informel urbain, les pratiques associatives, les formations de groupements pré coopératifs en milieu rural, les groupements de femmes et de jeunes, que la multiplication des réseaux d'affaires mêlant les pratiques ethno clientélistes avec des initiatives économiques à dimensions locales, régionales, nationales et internationales. Il faut donc reconnaître la vitalité extraordinaire des sociétés africaines, dans les pratiques des milieux urbains et des populations rurales (Laurent & Peemans 1998).36(*)

2.1.2.3 EVOLUTION DU DEVELOPPEMNT LOCAL

Le concept est apparu en France au milieu des années 1960 en réaction aux pratiques dirigistes de l' aménagement du territoire fondées sur des logiques sectorielles de filière. Pour l'État, l'aménagement du territoire peut être considéré comme le volet spatial de la planification. Quand l'État, au début des années soixante, veut mener une "ardente" politique d'aménagement du territoire, il développe d'abord une critique vigoureuse du maillage territorial hérité, celui des départements : mal découpés, trop étriqués, trop dominés par ce que le général De Gaulle appelait "les petits notables de sous-préfectures", inadéquats pour une grande action nationale.

Selon Georges Gontcharoff, ancien rédacteur en chef de la revue Correspondances municipales, devenue Territoires, il est à peu près certain que la fortune récente du mot " territoire" est liée simultanément à une réflexion de type planiste, c'est-à-dire à la recherche de l'espace optimal pour mener une action publique "descendante", volontariste, et à une réflexion de type autogestionnaire, c'est-à-dire à la recherche de l'espace optimal pour conduire un projet "ascendant" de développement, lié à une mobilisation sociale.

La vision « descendante de l'État » (les décisions sont prises en haut lieu sans concertation avec les populations concernées) est contestée au début des années 1970 par de nombreux acteurs locaux qui considèrent que le développement d'un territoire doit prendre en compte les besoins et les aspirations de ses habitants : c'est le développement par en bas prôné par le « mouvement des Pays », dont le slogan « vivre, travailler et décider au Pays » résume bien la logique d'autonomie vis-à-vis des centres décisionnels, qu'ils soient politiques ou économiques. C'est pourquoi, les acteurs locaux engagés dans des démarches de développement local ont été apparentés dans les années 1970 comme des « militants d'un autre développement ».

Pour mieux cerner la notion de développement local, on peut évoquer une définition qui a fait date : "Le développement local n'est pas la croissance, c'est un mouvement culturel, économique, social qui tend à augmenter le bien-être d'une société. Il doit commencer au niveau local et se propager au niveau supérieur. Il doit valoriser les ressources d'un territoire par et pour les groupes qui occupent ce territoire. Il doit être global et multidimensionnel, recomposant ainsi les logiques sectorielles" (États généraux des Pays, Mâcon, juin 1982).

2.1.2.4 APPLICATION DU DEVELOPPEMENT LOCAL

L'intervention de l'état en matière de développement local et régional a pour premier devoir de bien comprendre la logique territoriale en évolution et de formuler une approche qui lui soit la mieux adaptée possible. Cette approche sera transversale et intégrée -par rapport à une approche sectorielle et cloisonnée- et proposera des stratégies et mesures de soutien susceptibles de favoriser la réunion des conditions nécessaires à l'éclosion des initiatives de développement.  37(*)

Pour se faire on retiendra quelques conditions :

Ø Qualité de vie ;

Ø Services de proximité,

Ø Ouverture à l'innovation et

Ø Les avantages aux entreprises (PME, artisanat, local) qui sont au premier rang.

Les territoires ne peuvent plus être attentistes, ils se doivent d'être proactifs. Le défi pour les régions est de comprendre les mécanismes nouveaux de la logique territoriale et de mettre en place l'environnement nécessaire pour en faciliter l'expression. Il s'agit donc de construire ou de réunir les conditions de la dynamique territoriale porteuse de développement.

En d'autres termes, il faut mettre les régions en état de produire et de se développer. 
 Le développement régional ne peut s'enclencher et se réaliser sans la mobilisation des ressources humaines, naturelles, technologiques et financières du milieu à travers une démarche de développement endogène intégrée.

Cette mobilisation fait appel à une expertise axée sur la mise en place d'un environnement propice aux initiatives locales de développement, à l'émergence de porteurs de projets et aux opérations d'accompagnement pour assurer la concrétisation des projets. 38(*) D'où les principes généraux définis par l'Etat afin qu'ils soient mis en oeuvre par les stratégies opérationnelles.

2.1.3 Des politiques territoriales 

Par le biais des politiques de soutien au développement local et régional, les gouvernements doivent procurer des aides précieuses, sinon indispensables, au développement des régions. Or, l'efficacité de ces aides dépend largement de la bonne compréhension qu'ont les pouvoirs publics face à des conditions d'éclosion de l'activité économique sur le territoire et aussi face à l'à-propos des programmes et mesures mis à la disposition des régions et des communautés locales.  

Par ailleurs, la pratique de l'intervention gouvernementale en matière de développement territorial, telle qu'elle s'est construite au fil du temps, repose sur une façon verticale, sectorielle et cloisonnée d'aborder les problèmes. Par contre, le développement territorial repose sur un ensemble de conditions dont l'efficacité suppose une interdépendance étroite entre elles. Ceci fait appel à la nécessité d'une collaboration parfaite pour  préserver le fond des enjeux du développement local.

L'intervention gouvernementale devra donc évoluer vers une approche transversale et intégrée, soit une approche prenant en compte la globalité des problématiques de développement incluant la grande diversité des facteurs en amont de la création d'entreprises et d'emplois, plutôt que de cibler des composantes isolées. Cette approche se traduira, conséquemment, par des politiques territoriales plutôt que par des politiques sectorielles. 

Les facteurs qui composent la dynamique territoriale d'une région ou d'une communauté locale sont nombreux et variés. Réunis dans un ensemble cohérent, ils pourront constituer à la fois un milieu attractif et un terreau à partir duquel  germeront des initiatives et des succès économiques. Selon qu'ils s'adressent aux entreprises ou aux personnes et familles, ces facteurs endogènes de développement peuvent être regroupés en deux grandes catégories:  

1. Les avantages offerts aux ILD, l'artisanat, l'agriculture...) soient les sites d'implantation, les infrastructures et équipements et le niveau des taxes foncières, la qualification de la main-d'oeuvre et les possibilités de formation, les services-conseils, l'accessibilité au micro crédit, les facilités de communications physiques et en synergie, les transferts et les adaptations technologiques sur base de l'appropriation culturelle, l'organisation des systèmes de gestion et de production, la concertation et le partenariat, le développement d'un esprit d'entreprise...;

 

2. Les avantages offerts aux personnes et aux familles, soient la qualité et la fiabilité des services publics (soins de santé, écoles primaires et secondaires, institutions universitaires, équipements de loisirs, activités culturelles,...), le dynamisme de la vie communautaire (vie associative, sensibilité à la sauvegarde et à la qualité de l'environnement, et à la mise en valeur de l'héritage culturel, entraide...) la qualité du cadre de vie (urbaniser les espaces ruraux, créer un continuum de la jouissance des citadins jusque dans les villages...)

 Ainsi, l'approche territoriale accorde une attention particulière à l'environnement social et culturel, culturellement technologique, professionnel et financier du développement.

Ce sont ces éléments qui constituent le milieu duquel vont naître les initiatives et les succès d'entreprises. Les interventions qui sont consacrées à ces dimensions, réalisées avec le soutien de l'état,  précèdent et préparent l'acte économique de création d'entreprises et d'emplois. Il s'agit d'opérations en amont de la croissance économique et qui concernent directement la dynamique territoriale. 

 Greffe Xavier pour sa part, dans ses réflexions pense que pour chaque territoire, le développement local est devenu une stratégie d'organisation de ses propres conditions de développement.

Loin d'opposer le développement par « en haut » au développement par «  en bas », il souligne la pertinence des actions locales pour la réalisation d'objectifs macroéconomiques. 39(*)

Loin de voir dans le partenariat un substitut ambigu au marché, il explique son rôle moteur pour de nouveaux marchés. Loin de suspendre le développement à une dotation naturelle favorable, Greffe Xavier démontre qu'il peut aussi résulter de la construction des ressources.

Loin d'expliquer la localisation par le simple jeu des distances et des coûts, il souligne que les dynamiques sociales résultent de facteurs sociaux autant qu'économiques. 40(*)

2.1.4 LES STRATEGIES DE DEVELOPPEMNT LOCAL

Dans son ouvrage « Les politiques de développement local : approche sociologique » TEISSERENC Pierre s'inspire moins de notions juridiques. Les politiques de développement local bouleversent notre conception traditionnelle du service public local, la renouvellent et la transforment.

Elles font naturellement appel à des catégories d'analyse issues de l'économie, de la gestion et de la sociologie. La verticalité de l'organisation administrative est mise en cause par une approche globale du territoire et de ses populations.41(*) La nouvelle organisation permet aux décideurs locaux et à leurs partenaires de se mobiliser autour de projets de développement. Pour être efficace, elle fait appel à des modalités de négociation, de décision, de gestion et d'évaluation. C'est à ces conditions que le système d'action local pourra répondre aux exigences d'un environnement économique, social et culturel en mutation permanente.

SECTION II LE DEVELOPPEMENT DURABLE ET LA BONNE GOUVERNANCE

2.1 LE DEVELOPPEMENT DURABLE

Le développement durable (traduction de l'anglais Sustainable développent) est une nouvelle conception de l' intérêt public, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects environnementaux généraux d'une planète globalisée.42(*)

Selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement dans le Rapport Brundtland, le développement durable est :

« Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis à qui il convient d'accorder la plus grande priorité, et l'idée des limitations que l'état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l'environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »43(*)

Face à l'urgence de la crise écologique et sociale qui se manifeste désormais de manière mondialisée ( changement climatique, raréfaction des ressources naturelles avec en particulier le rapprochement du pic pétrolier, écarts entre pays développés et pays en développement, perte drastique de biodiversité, croissance de la population mondiale, catastrophes naturelles et industrielles), le développement durable est une réponse de tous les acteurs ( États, acteurs économiques, société civile) pour reconsidérer la croissance économique à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects environnementaux et sociaux du développement.

Il s'agit aussi, en s'appuyant sur de nouvelles valeurs universelles ( responsabilité, participation et partage principe de précaution, débat ...) d'affirmer une approche double :

· Dans le temps : nous avons le droit d'utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d'en assurer la pérennité pour les générations futures ;

· Dans l' espace : chaque humain a le même droit aux ressources de la Terre ( principe de destination universelle des biens).

Tous les secteurs d'activité sont concernés par le développement durable : l' agriculture, l' industrie, l' habitation, l'organisation familiale, mais aussi les services ( finance, tourisme,...) qui, contrairement à une opinion quelquefois répandue, ne sont pas que matériel mais aussi immatériels.

2.1.2 SCHEMA DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Commentaire du schéma

Dans ce schéma du développement durable : il y a lieu à remarquer une approche géonomique globale à la confluence de trois préoccupations, dites « les trois piliers du développement durable » :l'écologique, le social et l'économique.

L'objectif du développement durable est de définir des schémas viables qui concilient les trois aspects économique, social et écologique des activités humaines : « trois piliers » à prendre en compte par les collectivités comme par les entreprises et les individus.

La finalité du développement durable est de trouver un équilibre cohérent et viable à long terme entre ces trois enjeux. A ces trois piliers s'ajoute un enjeu transversal, indispensable à la définition et à la mise en oeuvre de politiques et d'actions relatives au développement durable : la gouvernance.

La gouvernance consiste en la participation de tous les acteurs (citoyens, entreprises, associations, élus...) au processus de décision ; elle est de ce fait une forme de démocratie participative.

Le développement durable n'est pas un état statique d'harmonie mais un processus de transformation dans lequel l'exploitation des ressources naturelles, le choix des investissements, l'orientation des changements techniques et institutionnels sont rendus cohérents avec l'avenir comme avec les besoins du présent. On peut considérer que les objectifs du développement durable se partagent entre trois grandes catégories:

Ø Ceux qui sont à traiter à l'échelle de la planète : rapports entre nations, individus, générations ;

Ø Ceux qui relèvent des autorités publiques dans chaque grande zone économique (Union européenne, Amérique du Nord, SADC, CPGL, Asie...), à travers les réseaux territoriaux par exemple ;

Ø Ceux qui relèvent de la responsabilité des entreprises.

2.1.3 OUTILS DE MESURES DU DEVELOPPEMENT DURABLE

2.1.3.1 PIB et développement durable

Le produit intérieur brut est un indice très employé dans les comptabilités nationales pour mesurer la croissance économique, au point de conditionner une grande part des raisonnements et stratégies économiques. On dit que l'on est en croissance ou en récession selon que le PIB est en augmentation ou en diminution.

Le PIB est censé mesurer la croissance économique sur le long terme, mais il prend mal en compte la variation du stock de ressources naturelles (éventuellement fossiles) qui est un effet de long terme.

C'est notamment pourquoi le PIB est critiqué par certains auteurs, qui en soulignent les limites pour la mesure effective de la richesse d'un pays.

2.1.3.2 OUTILS DE QUESTIONNEMENT ET D'AIDE A LA DECISION POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE

L'OQADD, (Outil de Questionnement et d'Aide au Développement Durable), est une grille de questionnement permettant de susciter des débats sur les problématiques relatives au développement durable, en mettant en avant les points-clefs d'un projet. Ils se réclament à la fois de l'évaluation des politiques et de l'analyse multicritère mais sont plutôt utilisés pour questionner des politiques ou des projets au regard des critères de développement durable. Ce sont des grilles de critères en arborescence, déclinants les principales dimensions du développement durable (économie, écologie, social, gouvernance...).

Cet outil peut être soumis aux différents acteurs intervenant dans la mise en place d'un nouveau projet : des élus de la société, des industriels, des associations de défense de l'environnement, des syndicats...

2.2 NOTIONS SUR LA GOUVERNANCE

La question de la gouvernance occupe une place importante dans l'Afrique des années 90. Elle suscite des polémiques les plus vives. En son nom, des conditionnalités nouvelles sont introduites par les agences de coopération au développement qui en font de plus en plus un critère d'allocation des ressources. Elle est ainsi devenue une pomme de discorde dans les relations Nord-Sud,

De façon schématique, les Etat qui soulignent quant à eux, que dans beaucoup des pays d'Afrique Subsaharienne, la gouvernance était caractérisée par le manque de transparence, que l'instabilité nationale et l'insécurité étaient également répandues. Cette situation a favorisé l'image selon laquelle l'Afrique est un continent « hostile aux capitaux ».44(*)

La gouvernance, insiste est essentielle pour l'épargne intérieure dans la mesure où les populations perdent confiance dans un gouvernement qui est indifférent à leurs besoins. On peut noter que la bonne gouvernance est une condition sine qua none de la stabilité et de la légitimité politiques, d'une part, et qu'elle suppose, d'autre part, une définition claire de la mission de l'Etat ainsi que de ses relations avec l'individu, le secteur privé et la société civile.

Selon SOUMANA,S. ; la bonne gouvernance est synonyme d'un gouvernement suffisamment fort pour faire respecter la loi et l'ordre, protéger les droits légitimes, garantir la sécurité personnelle et sauvegarder les biens privés et publics.

De tels gouvernements tirent leur force de la loi et du consentement éclairé des populations, sans lesquelles il est difficile de maintenir un engagement national à long terme c'est-à-dire, Durable, pour les processus de réformes structurelles qui s'imposent pour améliorer la compétition des économies africaines.

Mandaza propose quatre composantes pouvant être utilisées comme indicateurs de la gouvernance. Il s'agit des points ci après :

Ø Le volet politique, notamment la participation au processus électoral ; les valeurs et procédures qui orientent des élections ;

Ø Les aspects institutionnels ; leur existence et leurs résultats ;

Ø Les aspects économiques notamment les résultats économiques et leur partage ;

Ø L'habilitation de genre (intégration et participation sans discrimination de sexe).

La transparence dans le domaine de la politique, économique, administratif, budgétaire et financier sous tende tous ces aspects. 45(*)

Ainsi, les pays africains et de plus la République Démocratique du Congo devront adoptés différentes mesures pour améliorer la surveillance des mouvements de capitaux. Pour illustrer un cas, la supervision bancaire a tendance à se concentrer sur les transactions nationales et il n'existe pas de système pour réglementer soit la totalité des transactions internationales, soit l'actif et le passif global d'un seul pays.

chapitre troisieme : apercu des programmes d'action de quatre régimes politiques gouvernementaux de la république democratique du congo

3.1 INTRODUCTION

Le but de cette étude est d'avoir une idée conceptuelle sur le plan décennal de l'époque coloniale, le plan quinquennal du feu président Mobutu, le plan triennal du feu L.D. Kabila et l'exécution de Cinq chantiers de Joseph Kabila afin de ressortir les points forts de leurs stratégies politiques en vue de percevoir le fond savoir par rapport au développement de notre pays car nous devons savoir d'où nous venons et où nous en sommes.

3.1.1 Le plan décennal pour le développement économique et social du Congo Belge.

Sous l'Etat indépendant du Congo, le Roi Léopold II fit déjà mettre à l'étude et en exécution un plan d'équipement de chemin de fer, comprenant la voie Matadi- Léopold ville. Toutefois, entre 1920 et 1930 un gros effort d'investissement public doublé d'une expansion parallèle des investissements fut réalisé.

En 1947, il parut nécessaire de revoir sous tous ses aspects la question de l'équipement et du développement des territoires belges, ce plan fut terminé et publié en 1949.46(*)

En raison des états structurels très différents au Congo Belge ou au Rwanda Urundi, le plan de ce dernier territoire est davantage orienté vers la production des autochtones à l'esprit et à l'exécution des programmes de développement.

Les plans de développement économiques et social des territoires belges d'Afrique sont donc des programmes d'équipement public établis en fonction d'une conception du développement qui reconnait à l'Etat un rôle primordial pour l'établissement des équipements et des services généraux et à l'initiative privé un rôle essentiel dans tous les secteurs de production ou dans ceux qui peuvent bénéficier de son expérience et des moyens techniques ou financiers. Ces plans étaient construits sur des situations concrètes et des nécessités connues.

Du point de vue de l'exécution, ces plans ne fournissent que le cadre d'ensemble et comme tels ils ont été soumis par le Ministre à l'approbation du parlement.

Il faut en plus, que toutes les prévisions de dépenses relatives à chacun des travaux soient soumises au parlement dans le cadre budgétaire et à cette occasion les chambres approuvent à la fois les crédits et les moyens de financement. Ce système donne une réelle souplesse au programme et permet toutes les adaptations que peut exiger l'évolution des situations intérieures et extérieures.

Pour le Congo où l'activité économique générale était relativement développée et où les budgets ordinaires étaient en équilibre, l'action directe de l'équipement sur l'expansion devrait normalement être forte et plus immédiate. Il était donc prévu que le financement des programmes se fasse essentiellement par des emprunts sur différents marchés financiers et aussi par les excédents des recettes ordinaires.

Pour le Rwanda - Urundi où les activités économiques sont structurellement beaucoup moins développés, les emprunts auraient été une charge insupportable et la Belgique a consenti des subventions récupérables mais ne portant pas d'intérêt pour financer le programme de développement.

Pour la réalisation de ce plan, on pourrait distinguer trois catégories principales :

Ø les investissements ayant une action immédiatement rentable comme ceux qui s'effectuent dans les secteurs de production ;

Ø les investissements ayant une action indirecte et progressive, donc rentables à l'échéance plus au moins différée comme ceux qui s'effectuent dans l'équipement de base, énergie ou transport ;

Ø et enfin les investissements qui n'avaient qu'une action beaucoup moins apparente et immédiate sur la production et donc une rentabilité incertaine et très différée comme ceux qui s'effectuent dans les secteurs sociaux, santé et enseignement (services géologique, météorologique, etc....). La répartition des prévisions dans les plans de développement des territoires belges d'Afrique reflète ces nécessités. Celui du Congo, d'un montant initial de 25 milliards porté en 1954 à 50 milliards à la suite d'une réévaluation des dépenses et d'une adaptation des programmes, consacre 49% des prévisions à l'équipement de base, 27% à des services sociaux, 18% à des services publics scientifiques et 5% à l'agriculture surtout autochtone.47(*)

3.1.2 TABLEAU DE REPARTITION DU BUDJET DU PLAN DECENAL

Secteurs

Pourcentage

Construction des routes

13

Transport

16,2

Electricité

6,2

Construction aérodromes

3,8

Hygiène et enseignement

11

Agriculture

5

Eau et électricité population

4,7

Service public et scientifique

15,8

Logement

10

Construction rail

9,8

Colonat et autres

1,5 et 3

Total

100

Le degré d'exécution était moins avancé qu'au Congo Belge ; l'ensemble des crédits budgétaires atteint 50% des prévissions et sur ces crédits 63% ont été engagés et 49% ont été liquidé, à fin 1954. L'achèvement était prévu en 1960. Fort malheureusement, les tractations politiques s'échauffaient dans l'esprit de jeunes leaders en revenant de grandes conférences (d'Accra, de Bandoeng...), d'où ils avaient d'autres inspirations qui éreintaient sensiblement les aspirations de la Belgique sur le Congo.

3.1.2 Le plan quinquennal du feu président Mobutu

Le plan quinquennal est un document de planification économique gouvernemental fixant des objectifs de production, sur une période de cinq ans. Pour les États utilisant des plans quinquennaux, on parle d' économie planifiée.48(*)

Le plan de développement est un ensemble de projets élaborés- compte tenu des besoins exprimés par l'ensemble de la communauté- ensemble de projets dont l'exécution n'est possible que grâce à un effort et une volonté collective des membres de la communauté ».49(*)

Plan Quinquennal 1986-1990 de Développement Economique et Social était évalué à 262,9953 milliards de zaïres constants de 1985.

Le financement du plan sera assuré par le budget de l'Etat et des entités administratives décentralisées, l'autofinancement des entreprises publiques, les investissements du secteur privé, les emprunts et les dons. les départements du Conseil Exécutif, les entités administratives décentralisées et les entreprises publiques sont chargés de l'exécution du plan, chacun dans son secteur, et ce, sous le contrôle du Département du Plan.

Lors du dépôt du budget de l'Etat au Conseil Législatif, le Conseil Exécutif rend en même temps compte de l'exécution du plan. Il indique, pour l'exercice budgétaire antérieur, les conditions dans les quelles le plan a été exécuté, les résultats obtenus, les contraintes et les voies et moyens envisagés pour les amender, le cas échéant, en vue d'atteindre les objectifs visés.50(*)

Seule l'expérience micro- économique sous forme d'analyse et d'évaluation des projets à la commission des investissements avait vu le jour.

La crise économique qui frappe le pays depuis plus des deux décennies et qui s'est manifesté dès 1975 notamment par un taux élevé de décroissance de l'économie poussa le zaïre à adopter un processus de planification.

D'abord pour le lancement des programmes sectoriels d'urgence et de relance, et, en suite l'élaboration et la mise en oeuvre du premier plan quinquennal de développement économique et social (1986 - 1990)

Les deux premiers programmes de stabilisation de FMI au zaïre (1976 et 1977) avaient eu des faibles résultats ; l'une de critiques que leur était faite, la non-prise en compte de la relance de l'appareil productif et des infrastructures économiques en vue de donner un appui aux programmes FMI et de leur assurer un certain succès et surtout pour la situation alarmante de certains secteurs vitaux. Le chef de l'état lança en 1977 l'idée d'un programme d'urgence. Il s'agit principalement des mines, des transports et de l'énergie. Ce programme fut appelé «Plan Mobutu».

L'objectif étant de faire face à l'urgence, il n'était donc pas question d'élaborer un programme de développement pour chacun de ces secteurs, mais d'entreprendre quelques actions pour atténuer les effets de la crise. Ce premier programme d'urgence couvre de manière glissante la période 1979 - 1983.51(*)

Le plan quinquennal 1986 - 1990 avait pour objectifs d'abord la réhabilitation de l'appareil de production et des infrastructures de base en arrêtant le processus de dégradation; en second lieu l'amorce de la relance par la promotion des secteurs sociaux d'appui au développement et des activités productives d'intégration et, en troisième lieu, l'assainissement et la rationalisation de la gestion publique.

3.1.2.1 Processus de planification

Le système de planification zaïrois est organisé comme suit:

v A la phase préparatoire, le travail consiste en l'établissement des bilans-diagnostics de la situation économique et sociale du pays aussi bien au niveau macro-économique sectoriel que régional. Les organes chargés de ce travail sont essentiellement les organes techniques c'est-à-dire les administrations techniques de la base, les administrations centrales des Ministères techniques (cellules départementales de planification, et le département du plan. (Nous nous rappellerons du MPR parti-Etat est l'organe suprême, tout le monde est dedans).

v A la phase d'élaboration proprement dite, trois types d'organes interviennent:

- Les organes politiques (conseil Exécutif) au début pour donner les directives et lever l'option en ce qui concerne le scénario de base du plan à élaborer, et à la fin de l'élaboration (conseil Exécutif et conseil législatif) pour sanctionner le document;

- Les organes techniques pour l'élaboration du premier projet du plan (Département du plan) et des programmes sectoriels et régionaux (Départements techniques et administrations régionales);

- Les organes consultatifs (conseil national de planification et conseil régionaux de planification) pour examiner le travail des organes techniques et proposer des corrections nécessaires. C'est au niveau de ces organes notamment avec la participation des représentants des diverses forces sociales et économiques que l'élaboration du plan est un processus vraiment nationaux.52(*)

v A la phase d'exécution, le contrôle et l'évaluation se font à un triple niveau: les départements techniques d'abord, le département du plan ensuite et le conseil Exécutif enfin lors de ses sessions trimestrielles d'évaluation.

3.2 Le Plan triennal du feu Laurent Désiré Kabila(1997- 1999)

Pour la réalisation de ce plan L.D. Kabila a ambitionné de mener des actions aussi bien sur le plan politique, économique que diplomatique. Inspiré de l'idéologie maoïste, mais aussi du marxisme-léninisme, l'ensemble de ces actions ont mis L.D. Kabila en déphasage tant avec les forces socio-politiques internes qu'avec les intérêts des puissances régionales et internationales.

C'est ainsi que tout au long de son court règne, son régime avait fait face aux mécontentements de la classe politique et à une résistance politique interne ; à des difficultés économiques découlant de l'embargo économique et financière lui imposé par la communauté internationale dont il a déçu les intérêts et à l'agression de ses anciens alliés (le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda). La conséquence en sera un règne écourté et le démantèlement de son régime. Mais, reconnaissons que L.D.Kabila n'avait pas bénéficié de répit pour réaliser ses ambitions.

Laurent Désiré Kabila avait aussi souligné ses reproches l'absence de liberté politique, de liberté d'expression, de liberté de presse. Les prétendus commissaires du peuple dans ce régime ne transmettent jamais les voeux de la population. La classe politique au pouvoir vulgarisait et favorisait le tribalisme, en privilégiant certaines tribus au détriment des autres dans l'exercice du pouvoir.

3.2.1. LA PERIODE DE CONCEPTION

Sa conception date du 31 décembre 1997, sous l'inspiration du feu L.D.Kabila avec la collaboration du ministère de plan de l'époque sous la direction de Monsieur BABI MBAYI.

3.2.2 COUT TOTAL DU PLAN TRIENNAL

Le montant global des investissements tennait compte des imprevues et du cout d'encadrement du secteur informel et était reparti pour les trois ans de la manière suivante :

v Première année : 1000 000 000 $

v Deuxième année : 2000 000 000 $

v Troisième année : 1 500 000 $

Cout total : 4 500 000 000$

3.3.3 SECTEURS D'INTERVENTION

Ce plan avait comme secteurs :

A) Le secteur économique qui avait des sous secteurs à savoir:

v Le transport et communication

v L'agriculture et l'élevage

v L'énergie

v L'industrie

B) Le secteur Social et administratif qui avait aussi des sous secteurs parmi lesquels on retrouvait:

v La santé

v L'éducation

v La justice

3.3.3.1 DEROULEMENT DU PLAN TRIENAL

A) Secteur économique

A.1 Transport en communication

Sur le plan de l'aménagement des infrastructures routières, les politiques et stratégies des entreprises étaient efficaces. La désarticulation du système de transport avait pour cause principale l'inadéquation des systèmes d'organisation des services de transport et de communication ainsi que la défectuosité et la dégradation des infrastructures aéroportuaires, lacustre, fluviales et maritimes. Dans l'ensemble du pays, le résultat n'était pas bon.

A. 2 Agriculture

Dans ce secteur, le plan triennal à mis sur pied un bon objectif.

Concernant ce dernier, nous avons constaté que le résultat étai à moitié atteint puisque le service national avait effectuuer son travail en prennat le site de Kanyama Kasese. En effet, l'agriculture a pris l'empleur que sur d'autres provinces, mais pas sur toute l'étendu de la République.

Le résultat ont demontré que l'amelioration de l'agriculture se faisait sentir mais seulement pour certaines provinces.

A.3 L'énergie

L'objectif global du secteur énergétique était l'électrification des masses dans tous les coins et recoins du pays et de mettre en place l'eau à la disposition de tout le monde.

Dans ce secteur, la plus part des ménages était électrifié et l'eau était distribué seulement dans le milieu urbain mais le monde rural était toujours laissé à son triste sort.

A.4 L'industrie

Le Plan triennal avait prévu de relever dans ce secteur l'industrie elle-même et les petites et moyennes entreprises agricoles(PMEA). Pour relancer l'économie, l'urgence était de s'atteler à la valorisation du secteur agricole. Pour que la réhabilitation du secteur industriel soit efficace, il fallait prioriser et valoriser les industries et les PMEA. Mais le constat était amère du faite que ce secteur n'a pas était valorisé.

B) Secteur social et administratif

B.1 La santé

L'objectif qu'avait prevu le plan trienal étai dans son entiereté d'assurer et de donner à tout le monde le premeir soin de santé ; étant donné que les hopitaux, les centres pharmaceutiques de recherche, les dépots, les batiments, les pharmacies etaient dans un etat de delabrement.

B.2 L'education

En résumé nous pouvons dire que, le Président L. D. Kabila avait inscrit son action politique, économique et diplomatique dans la perspective d'une autonomie politique et économique. Il est resté attaché à son idéologie révolutionnaire forgée dans les années 60 à l'époque de la guerre froide où les deux grandes puissances mondiales (USA et URSS) cherchaient à étendre leurs influences respectives dans certaines régions en s'appuyant sur des régimes politiques qu'elles soutenaient. Mais le contexte dans lequel L.D. Kabila a exercé son pouvoir ne se prêtait pas à une telle idéologie. Avec le capitalisme triomphant qui a universalisé ses valeurs depuis la chute du mur de Berlin, il s'avère utopique de croire édifier une société qui serait entièrement hors de son emprise.

C'est ainsi que, sur le plan interne, L.D. Kabila n'a pas obtenu le consensus des forces sociopolitiques autour des modalités d'aménagement du champ politique congolais. Aussi, pris au dépourvu par les contradictions internes à son propre régime, il n'a pas pu restaurer l'Etat démocratique et de droit souhaité par tout le peuple congolais.

Sur le plan externe, ses relations tumultueuses avec la France, la Belgique, les USA, les autres pays occidentaux et les institutions de Breton Wood lui ont privé leur soutien dont il avait pourtant besoin pour la reconstruction nationale.

Toutefois, son rêve d'un Congo grand, indépendant et souverain reste un projet à inscrire dans les ambitions de tous les dirigeants, actuels et futurs, si l'on tient à ce que ce pays soit respecté dans le concert des nations. Nous devons, nous tous, comme nous recommande notre hymne national, assurer la grandeur de la mère patrie, prêter serment de liberté à léguer pour toujours à notre postérité. M'zee LD Kabila, quelles que soient ses incohérences, l'avait compris et réaffirmé dans l'hymne dédié aux opprimés : « Il n'y à point de doute d'abattre l'exploitation et de créer une juste société... Tenons bien nos armes dans nos mains...Quoi qu'il en coûte, jamais de servitude. »

3.3Aperçu sur la politique de Joseph Kabila et les cinq chantiers

L'avènement au pouvoir du Général-Major Joseph Kabila à la suite de l'assassinat du feu président LD Kabila, avait laissé penser aux ténors de la révolution du 17 mai qui avaient planifié cette succession aux allures monarchiques, à la continuité dans le changement.

En effet, la remise du pouvoir à Joseph Kabila par les compagnons de LD Kabila, s'il faut s'en tenir aux déclarations officielles, était perçue comme une capacité autorégulatrice du régime après la disparition inopinée de son concepteur à l'effet de préserver les acquis de la « révolution du 17 mai 1997 ».

Mais, force est de constater que de sa prise du pouvoir jusqu'à l'installation des institutions de la transition post dialogue (30 juin 2003), Joseph Kabila, sous la pression des événements et de la communauté internationale, a mené des actions marquant sa prise de distance vis -à--vis de l'orientation idéologico-politique de son prédécesseur.

Sa gestion du processus de paix, de l'économie et de la diplomatie démontre bien cette rupture.

Sur le plan interne, Joseph Kabila s'est engagé à consolider la « communion nationale » en normalisant la vie démocratique mises-en mal par son prédécesseur.

Concrètement sur le plan politique, KABILA joseph comptait donner un coup d'accélérateur aux négociations politiques qui semblaient être bloquées du règne de son prédécesseur.

Cependant, les problèmes politiques d'importance majeur, avait- il noté devraient trouver leurs solutions dans le cadre du dialogue inter congolais.

Aussi, a-t-il promis d'oeuvrer au renforcement de l'Etat de droit, de promouvoir la bonne gouvernance et la démocratie par l'organisation des élections libres et transparentes sur toute l'étendue de la République Démocratique du Congo.

Sur le plan des droits de l'homme, Joseph Kabila s'est engagé à garantir les droits de l'homme et la justice afin que toute congolaise, tout congolais tout étranger accueilli sur le sol congolais jouisse, dans le respect de la loi, de la liberté, de l'égalité, de la dignité, de la protection de sa personne et de ses biens.

Au niveau juridique et judiciaire, le nouveau chef de l'Etat prenait l'engagement de voir les organes et services de l'Etat à oeuvrer dans le respect de lois, afin que la sécurité juridique et judiciaire devienne une réalité, avec comme conséquence la sécurité des biens et des personnes sur toute l'étendue du territoire congolais. Dans le même ordre, la reforme de la justice militaire devrait être minée à terme et la compétence de la cour d'ordre militaire limité aux seuls infractions relatives aux codes et règlements de la justice militaire.

Pour y parvenir, il déclarera qu'il se rendra partout où l'on parlera de paix. Ce qu'il fit en rendant successivement aux Usa, en France puis en Belgique. Dès le 15 février 2001, il  prendra part au sommet de Lusaka sur le processus de paix en RDC...

3.3.1 Le défi de la reconstruction nationale

C'est ainsi que Joseph Kabila s'était résolu d'améliorer les rapports de coopérations avec les principaux partenaires de la RDC, à savoir l'Union européenne, les Etats-Unis, la France et la Belgique, en pansant, disait-il, les plaies causées par certaines incompréhensions qui ont prévalu entre ces partenaires et le régime de son défunt père. Car, estime-t-il, ces partenaires avaient un rôle important à jouer dans le développement du Congo. Il a pensé aussi renforcer les relations fraternelles qui existaient déjà entre la RDC la Chine, la Russie et les autres Etats d'Asie.

Au niveau africain, tout en appelant à la redynamisation de l'Union africaine dans l'esprit des pères fondateurs, Joseph Kabila avait plaidé pour une grande intégration dans le cadre de la SADC et du COMESA. C'est dans cette perspective qu'il promettait de s'impliquer personnellement pour la réussite de processus de paix au Burundi.

Ainsi, Joseph Kabila s'était fait fort de voir la RDC jouer un rôle plus actif dans les affaires internationales et de contribuer aux cotés des autres pays à des solutions adéquates devant la prolifération des guerres, l'aggravation de la pauvreté et de la mondialisation.53(*)

En définitive, et comme nous pouvons le constater, les propositions de solutions faites par Joseph Kabila pour relever les défis de l'heure suscitent des interrogations quant à son engagement d'inscrire son action dans « l'esprit et l'orientation politique » de LD Kabila, comme il n'a cessé de le rappeler dans ce discours d'investiture. Ces propositions de solutions, pour tout analyste averti, montrent plutôt sa volonté de rompre avec la ligne politique et idéologique de LD Kabila. Car, face à la gravité de la crise, Joseph Kabila a souligné qu'il n'avait plus droit à l'erreur (sous-entendues les erreurs commises par son père dans la conduite de la République).

C'est ainsi que dans ce même discours, en acceptant la magistrature suprême lui confiée par les Institutions de la République, il affirmait qu'il s'emploiera à réaliser des changements profonds et ce, dans tous les secteurs de la vie nationale. Ces changements profonds sous-entendaient une nouvelle manière de conduire les affaires publiques différente de celle de l'ordre ancien.

Sur le plan politique, institutionnel et des droits de l'homme, les avancés ne sont pas notables. Notons d'abord que Joseph Kabila a continué administré le pays sous le régime du décret-loi constitutionnel 003 qui pratiquement abolissait la séparation des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif.

Quant à la situation des droits de l'homme, elle est restée trop préoccupante. Dans le bulletin N° 042 de la MONUC, M.Gurane NDIAYE de la section droit de l'homme note que les arrestations des dirigeants politiques se poursuivent jusqu'à présent. Mais un fait est vrai la fréquence a diminué par rapport au temps de LD Kabila. Sur le plan de la sécurité juridique et judiciaire, les arrestations arbitraires continuent et l'administration de la justice se fait à la tête du client sauf, la cour d'ordre militaire qui a été instruite de dessaisir des dossiers relevant des juridictions du droits commun et de ne s'occuper que des infractions relatives aux code et aux règlements militaires, aujourd'hui des moins en moins des civiles comme justiciables. 54(*)

Au plan socio - économique, le gouvernement est loin de mobiliser toutes les forces vives dans la production afin d'améliorer par le travail, les conditions de vie des populations, les soins médicaux et l'éducation restent aléatoires. Néanmoins, des mesures ont été prises pour stabiliser l'économie en vue de sa relance.

La libéralisation des activités économiques a été effective, autant que la circulation concomitante des devises étrangères et des francs congolais. Le commerce de diamant et d'autres matières précieuses a été libéralisé. L'exécution des dépenses s'est fait sur base de caisse et le non recours à la planche à billets ont conduits à la stabilité relative des prix intérieurs et du taux de change. Ce qui a cassé la spirale de l'hyper inflation et amener le FMI, dans le cadre du programme intermédiaire renforcé (PIR), à donner son satisfecit.

Dans la foulée de la recherche des voies et moyens pour restaurer la paix en RDC, le Président Joseph Kabila avait sabordé ce que l'on peut qualifier d' « acquis » de la révolution du 17 mai que les compagnons de son défunt père et prédécesseur pensaient qu'il préserverait. Nous pouvons noter au passage la suppression des CPP, des FAP, de BNPS ; l'abandon jusqu'à la faillite totale des Cantines populaires, de la Réserve stratégique et de Service national. Il s'agit là des instruments mis en place par M'zee LD Kabila dans la perspective de la mobilisation des masses populaires, de l'autodéfense populaire et de l'autoprise en charge collective. Leur suppression symbolise la fin de la révolution du 17 mai.

3.3.2 Les infrastructures constituent un besoin fondamental de la vie tant sociale qu'économique. Elles affectent de ce fait l'environnement social et économique d'une contrée humaine.

Sur le plan social, les infrastructures adéquates améliorent les conditions de vie de la population, laquelle peut aisément se mouvoir et faire circuler ses biens, vivre dans un environnement assaini, s'informer et communiquer avec ses semblables, pour ne citer que ces avantages. De fil en aiguille, les infrastructures constituent des opportunités de création d'emplois et représentent par conséquent une stratégie efficace de lutte contre la pauvreté.

L'amélioration des conditions de vie des Congolais ayant toujours été le souci ultime du Chef de l'Etat et le fondement même de son engagement politique, l'on comprend dès lors la place privilégiée qu'occupent les infrastructures dans ses Cinq Chantiers prioritaires.

Sur le plan économique, le rôle des infrastructures est tout aussi fondamental qu'évident. En effet, les infrastructures affectent le circuit économique, de la production à la consommation des biens et services, en favorisant l'approvisionnement et la distribution aux consommateurs.

Le déficit en infrastructures aura ainsi un impact négatif sur les activités productives, entraînant par là divers effets pervers sur la vie communautaire. Par ailleurs, la lutte contre la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie de la population nécessitent moult investissements appelés à convertir en richesses réelles les multiples potentialités que regorge le pays. Mais l'installation desdits investissements requiert l'existence des infrastructures adéquates, qui constituent un facteur important du climat d'investissement. 55(*)

Il importe de préciser que dans le cadre des Cinq Chantiers du Chef de l'Etat, les infrastructures comprennent les routes, les chemins de fer, les ports et les aéroports, l'aménagement urbain ainsi que les nouvelles technologies de l'information. Toutes ces facilités améliorent le standard de vie de la population et constituent un élément clé de la croissance économique régionale et nationale.

D'une manière générale, la situation actuelle des infrastructures en République Démocratique du Congo appelle beaucoup d'investissements. Les infrastructures sont, en effet, insuffisantes et inadéquates. La plupart de celles qui existent se trouvent en un état de dégradation très avancée.

 3.3.4 SUR LE PLAN SANITAIRE

Pour y arriver plusieurs actions sont envisagées par le gouvernement  

· Réorganiser le système national de santé, de manière à rapprocher la population des centres de soins par leur décentralisation et leur déconcentration ;

· Améliorer l'accessibilité aux soins par la couverture adéquate en infrastructures de santé, l'approvisionnement en équipements et en médicaments essentiels, le déploiement des ressources humaines sur toute l'étendue du territoire national et la mobilisation des ressources financières ;

· Améliorer le rendement des services par la motivation du personnel, le développement des activités d'information sanitaire, de formation du personnel de santé, de recherche et de communication pour la santé ;

· Promouvoir un environnement propice à la vie saine par la dynamisation des activités d'hygiène, d'assainissement du milieu, de contrôle de qualité, d'approvisionnement en eau saine et en denrées alimentaires 56(*)

Le but primordial du Chantier Santé du Chef de l'Etat est de promouvoir l'état de santé de toute la population, en fournissant des soins de santé de qualité, globaux, intégrés et continus avec la participation communautaire, dans le contexte global de la lutte contre la pauvreté.

3.3.5 L'eau et l'électricité constituent des nécessités aussi bien pour la vie humaine que pour la vie économique.

En effet, l'accès à l'eau potable et à l'électricité participe à l'amélioration des conditions de vie des populations ; il figure parmi les critères servant à mesurer le niveau de développement humain d'une communauté.

D'autre part, l'eau et l'électricité conditionnent l'activité économique.

Elles permettent, en effet, aux usines et différentes machines de fonctionner et de produire. C'est ainsi qu'elles constituent l'un des éléments importants du climat d'investissement.

En dépit d'énormes potentialités énergétiques que regorge la République Démocratique du Congo, une bonne frange de sa population n'a pas accès à l'eau potable et à l'électricité, surtout à l'intérieur du pays. Des générations entières vivent dans le noir le plus total. Dans les grands centres urbains que des coupures intempestives de l'énergie électrique. Seule, une petite fraction de la population rurale estimée à 17% seulement a accès à l'eau potable ; tandis que pour l'électricité, l'accessibilité est inférieure à 1%.

 Avoir l'eau et l'électricité ne devra plus être un rêve car le gouvernement y consentira des efforts pour rendre les deux énergies vitales à la vie de l'homme accessible à tous les congolais. Il sied de rappeler que le chef lieu de la province du Maniema ; la ville de  Kindu est déjà  électrifié quarante six ans après l'accession de notre pays à l'indépendance.

                       Le Chef de l'Etat entend encourager l'accroissement de la production énergétique nationale ainsi que la desserte en eau et en électricité sur l'ensemble du territoire national, mais aussi l'extension des champs de production des hydrocarbures dans le bassin côtier, la cuvette centrale et le Graben. 57(*)

 Le logement en RDC constitue un élément de dignité humaine, et contribue de ce fait à l'amélioration des conditions de vie de la population. Une personne sans logement est en proie à l'instabilité de tout genre. Disposer d'un logement propre est une assurance pour sa vie et pour sa progéniture.

Le logement est l'une des questions cruciales auxquelles sont confrontées actuellement les populations congolaises. La plus grande partie de l'ensemble des Congolais ne dispose pas d'un logement propre. D'où, le nombre de locataires dépasse de loin celui de propriétaires d'immeubles.

En vue d'assurer un logement décent pour tous, l'Etat congolais met en  place une politique attractive des investisseurs privés dans ce secteur, en leur accordant des facilitations pour la concrétisation de leurs projets, notamment par l'attribution aisée des terres.

 3.3.6 Le travail assure l'indépendance de la nation Congolaise

Du fait du nombre limité d'entreprises en activité en République Démocratique du Congo, il n'est pas aisé de trouver de l'emploi, quelle que soit sa qualification.  Le nombre d'employés recensés dans l'économie formelle était de 663.089 en 2006, soit  2,4% de la population active potentielle. L'administration publique enregistre 41% des travailleurs, le secteur privé 44% et les forces armées 15%.

Pour le Chef de l'Etat, la création d'emplois est prioritaire afin de résorber le chômage galopant qui passera essentiellement par les activités de l'agriculture, des industries, du tourisme et autres services.
Pour y arriver, le gouvernement prône : la promotion  agricole .l'idéal pour le gouvernement dans le secteur de l'agriculture est d'assurer la sécurité alimentaire des congolais et de contribuer à la réduction de la pauvreté. La promotion industrielle par la mise en place de nouvelles unités industrielles de transformation ainsi que le renforcement des capacités de celle existantes sont génératrices de milliers d'emplois.

La promotion touristique Au regard des potentialités touristiques de la République Démocratique du Congo indiquées plus haut, il y a lieu de se convaincre que la gestion responsable et la promotion du secteur du tourisme sont de nature à assurer le bien-être socio-économique des populations congolaises, à drainer des investissements dans ce secteur et à générer des ressources importantes dont l'Etat a besoin pour couvrir les dépenses publiques.

Le tourisme est appelé à contribuer largement au développement durable du pays, par la création de nombreux emplois, tant directs à travers l'hébergement, la restauration, le transport et autres services consommés directement par les touristes qu'indirects (production des biens et services destinés aux fournisseurs des services touristiques). Pour le chef de l'Etat, le chantier de l'emploi est prioritaire car estime-t-il en créant les emplois l'on améliore les conditions de vie de la population congolaise. 58(*)

 En conclusion, Nous pensons que s'il est vrai que la gouvernance de Joseph Kabila a, dans une certaine mesure, ramené la paix, la réunification et le retour du Congo sur la scène internationale.

Le tableau comparatif que nous venons de dresser au sujet de style de gouvernance de trois leaders à savoir J.D Mobutu L.D. Kabila et Joseph Kabila, reflète le mieux la délicate situation dans laquelle se trouvent les Etats sous développés dans le contexte de la mondialisation. Il s'agit du choix à faire entre l'indépendance qui requiert des sacrifices énormes et l'alignement sur les diktats des grandes puissances pour préserver les ordres établis. Cette situation a été brillamment décrite par Mabika Kalanda en ces termes : « L'homme noir en général et l'homme congolais en particulier sont à la croisée des chemins. Ils doivent choisir d'être eux-mêmes ou se fondre et disparaître dans les autres. Le choix doit porter sur la liberté ou sur l'esclavage.»59(*)

Nous pensons que cette voie est la seule susceptible de conduire le Congo à s'autodéterminer. Mais la question qui se pose est celle de savoir si la RD. Congo dans la situation actuelle est en mesure de s'engager dans cette voie qui semble être à la fois audacieuse, sinueuse et périlleuse. Dans l'immédiat, une telle entreprise parait illusoire et dangereuse. Les cas de Lumumba et L.D. Kabila sont illustratifs.

CHAPITRE IV : PRESENTATION ET INTERPRETATION DES RESULTATS DE L'ENQUETE

Ce présent chapitre aborde le travail de terrain ou nous avons à présenter les résultats de nos enquêtes et à les interpréter.

Ceci dans l'ultime but de confirmer ou d'infirmer nos hypothèses de travail.

4.1 DEFINITION DE L'ENQUETE

Pour Mande, R. ; « l'enquête est un procédé scientifique, un outil, un moyen d'investigation pour designer la réalité des choses, découvrir la réalité, les conséquences et les causes de cette évolution ».60(*)

Elle est aussi une réunion de témoignage pour élucider une question douloureuse.

A notre égard, elle est l'ensemble d'études menées au sujet d'un phénomène donné pour en avoir une idée lumineuse et précise.

4.2 BUT DE L'ENQUETE

Le but de l'enquête sur le terrain consiste sans nul doute à récolter essentiellement les informations relatives au sujet étudié pour la vérification des hypothèses émises au préalable comme une considération théorique par rapport à la réalité sur terrain.

4.3 METHODE PARTICULIERE D'ANALYSE DE L'INFORMATION : FIELD RESEACH

La Field reseach est entendue comme une étude sur le terrain61(*), celle-ci veut dire que cette méthode consiste à étudier les situations concrètes dans leur contexte réel, utilisée par les anthropologues et les sociologues, la Field Reseach, combinant le plus souvent l'observation participante, les entretiens semi directifs et l'analyse secondaire.

Elle se penche alors les groupes particuliers dont elle tente de saisir les comportements et les interactions.

Voulant renchérir, « la participation » consiste à habiliter le peuple, à s'impliquer dans la mise sur pied des structures et la conception des politiques et des programmes qui servent les intérêts de tous, ainsi qu'à contribuer efficacement au développement et en partager équitablement les avantages.

Ainsi, nous nous sommes servis de cette démarche en vue de nous rendre compte de la réalité du milieu.

Pour raison de crédibilité avec le moment que nous avons eu à la mairie ainsi qu'avec les différentes autorités communaux ; notre enquête a été expliqué à trois niveaux :

Ø La mairie de la ville

Ø Les différentes communes de la ville

Ø Les différents bureaux des quartiers

Ces institutions administratives ont révéler une réalité qui tente d'une façon d'une autre à confirmer les hypothèses envisagées.

Vu que le développement comporte plusieurs dimensions de la vie ; à savoir :

Ø la dimension économique ;

Ø la dimension sécuritaire ;

Ø la dimension culturelle ;

Ø la dimension politique ;

Ø la dimension sanitaire ;

Ø la dimension éducative ;

Ø la dimension social ;...

Ainsi, le développement ne sera réel que par la conjugaison de toutes ses dimensions.

4.5 INTERPRETATIONS DES RESULTATS

Ici, il est question de voir comment les activités de la ville sont gérées de la mairie aux communes en débouchant par les quartiers.

Le maire de la ville après avoir arrêter une stratégie, il fait appel aux bourgmestres sur instruction de la haute hiérarchie pour que la stratégie soit appliquée.

Et, les bourgmestres à leur tour font à ce les chefs de quartiers soient informer le plus tôt en vue de faire arriver l'information à la base et enfin l'établissement des rapports à tous les niveaux.

4.5.1 CONTRAINTES SUR LE PLAN ECONOMIQUE

L'économie de la ville est flottante du faite que la non perception de certains taxes a fait que les résultats soit médiocres ; il s'agit des taxes vélo, chariot, électricité, eau, taxe casinos, plaques.

Ainsi au niveau local, la population est entrain de croupir dans la misère noire du point de vue alimentation.

Un bon nombre de la population consomme une fois par jour la nourriture préférée qui est le Bukari.

Mais, nous avons observé que dans la périphérie de la ville, une partie consomme le manioc et plus précisément dans la commune Annexe car un bon nombre de la population a des plantations à coté de leurs parcelles.

4.5.2 CONTRAINTE SUR LE PLAN SECURITAIRE

A signaler que l'état sécuritaire de la ville est à déploré car chaque jour qui passe on assiste soit à un vol à main armée, soit à un assassinat. Malgré que le gouvernement provincial a doté les communes de voitures pour assurer la sécurité mais mal est que ces véhicules font parfois autres choses.

Dans ce domaine, la ville de Lubumbashi a vécu un climat d'accalmie hormis les irruptions criminelles enregistrées dans certains coins chauds des quartiers des certaines communes.

Cependant avec l'ouverture de certaines carrières artisanales à travers la province, il y a lieu de noter que des chômeurs jadis brigands ont été absorbés dans ces différentes carrières et entreprises de la place.62(*)

Un autre phénomène non négligeable à stigmatiser c'est le phénomène « enfants de la rue » qui prend des dimensions croissantes dans la ville de Lubumbashi avec tous les corollaires négatifs de pick Pocket, viol et actes de vandalisme criants.

Plusieurs enfants viennent de deux Kasaï pour s'installer à Lubumbashi et passant nuit à la belle étoile. Ils ont tous été internés à Kasapa par le gouvernement provincial qui a aménagé les infrastructures appropriées. Ceux qui sont à mesure d'apprendre un métier ont été transférés à Kanyama Kasese.

4.5.3 CONTRAINTE SUR LE PLAN CULTUREL

Le facteur culturel reste important, malheureusement, elle est prise parfois avec négligence.

Le développement d'une entité est aussi culturel.

A Lubumbashi, nous assistons à une multiplicité des cultures ce qui est une bonne chose mais la plus part de cette population ne savent distinguer le village et la ville.

4.5.4 CONTRAINTES SUR LE PLAN SANITAIRE

L'enquête sur le terrain a montré que :

Ø Le non respect de la politique nationale en matière de la santé par ces structures privées ;

Ø Pas de surveillance épidémiologique ;

Ø Plusieurs pharmacies ne sont pas en ordre de fonctionnement ;

Ø Les plan d'action de l'ensemble du district ne sont jamais financés par le gouvernement ;

Ø Manque des moyens de transport pour faire le suivi et l'évaluation des activités dans les zones de santé.

Ø Le taux de morbidité est élevé.

4.5.5 CONTRAINTES SUR LE PLAN EDUCATIF

Bien qu'il existe plusieurs écoles à Lubumbashi, le taux d'analphabètes est toujours à considéré car jusqu'à lors l'enseignement primaire ne pas gratuit.

Faute des moyens, les parents ne savent à quel Saint se vouer car n'ayant pas des possibilités pour payer les études de leurs enfants ; tel est le cas même pour l'école maternel.

La plupart de bâtiments sont devenus très vétuste et nécessitent l'aménagement adéquat. Inexistence des moyens de locomotion.

4.5.6 CONTRAINTES SUR LE PLAN HABITAT ET ENVIRONEMENT

L'aspect de l'habitat constitue un facteur très visible d'emblée qui fait lire parfois la pauvreté et la richesse.

En effet, le plan panoramique de la ville laisse entrevoir :

Ø Les maisons qui sont construites généralement en briques cuites, couvertes en tôles dans beaucoup de cas mais quelques quartiers présentent une construction des maisons en briques adobes tel est le cas du quartier Kasungami, Luwowoshi et la cellule Tshansansa...

Ø Parfois dans ces quartiers cités, les constructions sont anarchiques et ne respectent pas aucune norme urbanistique.

4.5.7 CONTRAINTES SUR LE PLAN DEMOGRAPHIQUE

Suite à l'explosion démographique et à l'expansion de la ville devenue cosmopolite. Certaines communes de la ville de Lubumbashi devront subir le découpage en vue de rapprocher les administrés de l'administration (gouvernés aux gouvernants), territoriale de proximité pour la mise en place d'une administration de développement. Et, les communes visées pour ce nouveau découpage au regard de leurs étendues sont les suivantes : Annexe, Lubumbashi, Kampemba et Katuba.

4.5.8 CONTRAINTES SUR LE PLAN DE LALIBERTE ET AU DROIT

Nous assistons à différentes formes de domination sociale : payement des taxes inutiles. Ceux-ci parfois limitent la liberté, en partie de la population et limite cette dernière à pouvoir s'exprimer et de jouir et vaquer de plein droit à leurs activités.

Les effets de la justice présentent un aspect négatif aussi bien pour l'accusateur que pour l'accusé suite à des manoeuvres scabreuses en matière de traitement des délits et peines sur font du favoritisme.

4.6 INTERPRETATIONS DE RESULTATS

Après plusieurs descentes effectuées sur le terrain l'interprétation des résultats nous donne ce qui suit :

· La majorité de la population de la ville cuprifère est pauvre et ses besoins prioritaires ne sont encore maitrisés (santé, alimentation, éducation) ;

· Le désengagement du gouvernement face aux ILD a un impact négatif sur la population de cette entité :

· le gouvernement ne s'intéresse pas aux ILD pour les raisons que voici :

- la mauvaise gouvernance ;

- le détournement de fond public ;

- le régionalisme ;

- le tribalisme ;

- le manque de connaissance de certaines entités par les autorités en matière d'ILD.

· l'insécurité au niveau de la ville est à déplorer ;

· le niveau d'instruction est en baisse suite au non payement des enseignants ;

· l'aspect sanitaire dégringole ;

· manque de construction de nouvelles infrastructures scolaires

De ce qui précède, nous retenons que la réalité sur terrain vient de confirmer différentes constatations décrites. D'où les problèmes existent mais le mieux est de trouver la solution pour arriver peu à peu au développement.

Car dit on « l'homme prudent voit le mal de loin » et « mieux vaut prévenir que guérir »

Nous interprétons les résultats d'après la méthode PIPO qui est l'une de méthodes utilisées en planification et élaboration des projets et qui signifie :

Planification des interventions par objectif).63(*)

En voici quelques étapes importantes relevant de notre analyse.

1. Hiérarchisation et Analyse sectorielle des problèmes.

a) Problème central : Mauvaise gouvernance.

b) Cause :

- Absence du sens du patriotisme ;

- Incompétence et irresponsabilité technique dans le chef des autorités politiques et administratives ;

- Lourdeur et inopération de l'autorité centrale dans l'exécution locale ;

- Manque des moyens au niveau local causé par la non rétrocession ;

- Détournement de fond.

c) Conséquences :

- Désengagement du gouvernement pour appuyer les ILD ;

- Analphabétisation :( Frais mensuels élevés, Insuffisance d'écoles et manque de construction d'autres écoles et centre professionnels).

- Déforestation :( Déboisement, destruction des ressources, appauvrissement du sol, désertification).

- Délabrement des infrastructures :(Mauvais état des installations sanitaires, des marchés publics...)

-Dégradation des structures sociales.

- L'état sanitaire dégringolant (sous alimentation, maladies hydriques, épidermiques, endémiques, mortalité élevé.

- Mégestion de l'entité (insalubrité et insécurité totale, manque d'appui des ILD.

2. Analyse des parties prenantes

A. Gouvernement et Mairie

Etant les entités administratives décentralisées d'après les propositions de la nouvelles loi constitutionnelle, ils ont un impact dans le développement de la ville d'une part et de la province d'autre part.

B. COMMUNES

Elles ont une grande tache dans l'application des mesures émanant de la haute hiérarchie pour être exécuté dans les quartiers.

C. Les Organismes Non Gouvernementales 

Elles restent toujours des partenaires au coté de l'Etat ; celles-ci contribuent d'une façon d'autre à travers leurs réalisations tant soit peu au développement du pays.

D. Les Eglises

Elles ont plusieurs oeuvres à caractère social, notamment certaines Eglises contribuent dans la prise en charge des enfants vulnérables, des filles mères...Elles sont réellement intéressées dans l'appui aux ILD.

E. Les Notables

Ce sont des leaders locaux de position qui peuvent influencer grandement le processus de développement de la ville.

F. La population

Elle est actrice principale de toutes réalisations, cependant elle est appeler a participer à la conception même de tout projet pour que cette dernière puisse se l'appropriée.

D'où elle doit s'impliquer totalement dans la sensibilisation, la conscientisation, et la responsabilité aux actions pour son bien être afin que le DL soit réel.

G. Les entreprises

Par le fait de leur production, elles sont censées aider le gouvernement dans le processus de développement tout en commençant par le milieu dans lesquelles elles oeuvrent.

H. Les écoles

Disons que l'éducation est la base d'une nation car sans elle le développement est obsolète.

Le cours de civisme et celui d'éducation à la citoyenneté doivent être renforcé en vue de préparer les futurs dirigeants du pays à la bonne gouvernance et au patriotisme.64(*)

Mauvaise gouvernance

Détournement de fond.

Mauvaise état des infrastructures

Insalubrité et insécurité totale

Déboisement et destruction des ressources, appauvrissement du sol

Frais mensuel élevés, insuffisance de fourniture scolaire scolaires

Megestion de l'entité

Mauvaise santé

Délabrement des infrastructures

Déforestation

Analphabétisme

Absence du patriotisme

Lourdeur et inopération de l'autorité centrale dans l'exécution locale

Détournement de fond

Incompétence et irresponsabilité dans le chef des dirigeants

Manque des moyens au niveau local

Application de la bonne gouvernance

Appui aux ILD

Bonne état des infrastructures

Propriété et sécurité totale

Reboisement et protection des ressources

Réduction des

frais mensuel élevés, insuffisance de fourniture scolaire scolaires

Bonne gestion de l'entité

Bonne santé

Construction des infrastructures

Reboisement

Alphabétisme

Esprit du patriotisme

Souplesse et opérationnalisation de l'autorité centrale dans l'exécution au niveau locale

Pas de détournement de fond

Compétence et responsabilité dans le chef des dirigeants

Manque des moyens au niveau local

STRATEGIES ARRETEES

STRATEGIE I

STRATEGIE II

STATEGIE III

STRETAGIE IV

Création d'un centre de consultation en bonne gouvernance et en développement

Renforcement des capacités des autorités publiques et administratives en bonne gouvernance

Confier la responsabilité aux ONG et au CCCB sans oublier le gouvernement pour la sensibilisation en bonne gouvernance afin de prôner au DL

Donner à la population le pouvoir d'entreprendre leurs propres initiatives de développement moyennant certaines mesures d'encadrement

La première stratégie nous intéresse, en ce sens qu'elle servira de guide entre les autorités politico administratives et la gestion des entités.

Tout ceci dans l'instauration de la bonne gestion.

Raison pour laquelle nous l'avons utilisé comme projet dans le dernier chapitre de notre travail.

Il a été question dans ce chapitre de faire une enquête participative, de voir comment fonctionne les entités administratives d'une part, et d'autres part comment elles sont gérées.

Nous avons également tenté de relever quelques conséquences, et cause du non application de la bonne gouvernance et du désengagement du gouvernement.

Il ressort de l'analyse des problèmes que la réalité sur terrain vient confirmer nos hypothèses.

* 1 Quivy, R. et Compennhoudt, L.V. ; Manuel de recherche en science sociales, Ed. Bordeaux, France, P.42

* 2 Idem

* 3 Mulumbati Ngasha A. Introduction à la science politique, Ed. Africa, Lubumbashi, P.18

* 4 Op cit, P.4.

* 5 Mulumbati Ngasha A. cité par Sony Musekwa, Mémoire, ISIM, 2006, Inédit.

* 6 Raymond, Q, et Compennhoudt, L-v., Manuel de recherche en science sociales, 4ième éd. Dalloz, Paris, 1995, p.238

* 7 Op cit, P.4

* 8 Mulumbati Ngasha A., op cit

* 9 Mulumbati Ngasha A., op cit

* 10 Mpala, L. ; cité par Kapya, M. Travail de fin de cycle, ISIM, 2009.

* 11 Ntambwe Kazadi, Travail de fin de cycle, ISIM, inédit

* 12 Sony Masekwa, mémoire, Op cit, P.

* 13 Maninayi Kabasele, Travail de fin de cycle ; La pauvreté et scolarisation des enfants dans le quartier Luwowoshi, ISIM, inédit

* 14 Dictionnaire Larousse n° 28, 2ème Ed. HACHETTE, 1996- 1997.

* 15Idem

* 16 Http:/ fr.Wikipedia.Org/ W/ Index. PHP consulté le 10 Mai 2010.

* 17 Hannah Arendt, Essai sur la révolution, éd. Gallimard 1967.

* 18 Max, W., Economie et société, Ed. Agora 1921, P.97

* 19 http/www.wikipedia.org/administration publique. (Consulté le 20 juin 2010.

* 20 Kaniki, j; notes de cours de Planification et Elaboration des projets, G2STD/ ISIM, 2009 Inédits.

* 21 Dictionnaire Universel, n° 28, 2ème Ed. HACHETTE, 1996- 1997, p. 806.

* 22 Mulumbati Nkasha, A., Introduction à la science politique, Ed. Africa, Lubumbashi, 2006.

* 23 Http/ www.wikipedia.org consulté le 29 mai 2010.

* 24 Mwadi, C., notes de cours de «  Développement communautaire », G1STD/ ISIM, 2007, inédit.

* 25 Nyembo,D., Notes cours « Développement rural »,G2 STD/ISIM/2008-2009,inédit.

* 26 Beya, L., Notes de Cours «  Economie de développement », G3 STD/ISIM/2009-2010.inédit.

* 27 Mairie de la ville de Lubumbashi, exercice 2099.

* 28 Http, WWW.Wikipedia. Développement local.fr/ dictionnaire Universel.

* 29 André, J., In « Le Développement Local » ; http:// agora.qc.Ca/ Mot/Dossiers/ Développement Local.

* 30 Programme ILE ( Initiative locale de création d'emplois » OCDE.

* 31 Op Cit P.

* 32 Trembley et VEN SChendel, Travaux de L'Institut de Formation en Développement Communautaire., http:/WWW.Développemnt Local.Org.

* 33 Institut Française de Développement Communautaire

* 34 Joseph Laurent P., et Jean Philippe, P. In Les dimensions socio économique du Développement Local en Afrique au Sud du Sahara : Quelles stratégies pour quels acteurs. Http/ www.Developpemnt Local.org

* 35 Laurent. P.-J. & J.-P. Peemans. Dynamiques d'économie sociale : pratiques locales et rôles des aides extérieures. Louvain-la-Neuve : Institut d'Études du Développement. Paris. 1998

* 36 Op.cit. P.34.

* 37 Bernard Vachon., Développement régional et dynamique territoriale, (colloque de l'association des économistes du Québec) Québec, 2002

* 38 Bernard Vachon. ; Op cit.

* 39 Greffe, Xavier. ; Le développement local, Ed.PUF, Paris.

* 40 Greffe, Xavier, Op cit, P.36

* 41 TEISSERENC, P. « ; Les politiques de développement local : approche sociologique » http:wikipedia.politique de développement Local.Org

* 42 Gro Harlem Brundtland, ministre norvégienne de l'environnement présidant la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, ce rapport intitulé Notre avenir à tous est soumis à l'Assemblée nationale des Nations unies en 1986

* 43 Tshikung, D. ; Notes de cours « Questions actuelles de l'Elevage » G3 STD, ISIM, 2009, Inédit.

* 44 Alioune, Compétitivité sur les économies des Etat d'Afrique,

* 45 ALIOUNE SALL,Op.cit p.41

* 46 Jacques, L., Structure Economiques du Congo Belge et du Rwanda Urundi, Ed. Du Treurenberg, Bruxelle, P.131.

* 47 Jacques, L., Op. Cit., P.43

* 48 Http/ : www.wikipedia.org/ plan quinquennal consulté le 21Juin 2010.

* 49 Eric KASUKU Syllabus de planification Régionale et nationale de développement, conçu et dispensé en 2ème Licence, ISDR/Bukavu, 1999, p. 5, Inédit

* 50 Journal officiel de la république du Zaïre sur le plan quinquennal

* 51 Mwagalwa Jean Claude CHALONDAKWA, mémoire «  Analyse critique du Plan de développement de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs » (CEPGL) Institut Supérieur de Développement Rural Bukavu RDC,1986 - 1990


* 52 Journal officiel de la République du Zaïre, op cit P.46

* 53 Eder Kitapandi Luzau, « De Laurent Désire Kabila à Joseph Kabila. La désillusion d'un régime révolutionnaire en République Démocratique du Congo », mémoire, Université de Kinshasa, RDC - Licence en Sociologie

* 54 Eder Kitapandi Luzau, « De Laurent Désire Kabila à Joseph Kabila. La désillusion d'un régime révolutionnaire en République Démocratique du Congo », mémoire, Université de Kinshasa, RDC - Licence en Sociologie.

* 55http// www.cinqchantier.rdc.com consulté le 5 avril 2010.

* 56 Op cit, p.22

* 57 Op cit p. 23

* 58 Op cit, p. 23

* 59 Mabika Kalanda, cité par H., La remise en question. Profil d'une approche, in sociological papers, n°3-4, Unikin, Mai-juin 2005, p.9

* 60 MANDE, R ; Notes de cours, Méthodes de recherches scientifiques, G2STD/ISIM, Lubumbashi, Inédit

* 61 Raymond Q, et Compenhoudt, L-V., Op- Cit.

* 62 Mairie de la ville de Lubumbashi, Exercice 2009.

* 63 KANIKI, J. ; Notes de cours, Planification et élaboration des projets, G2 STD/ISIM, Lubumbashi, 2008, Inédit.

* 64 Enquêtes sur le terrain.






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