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Ouverture, capital humain et croissance économique dans la zone MENA (Middle East and North Africa)

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par Abderraouf MTIRAOUI
Université de Sousse de Tunis - Master  2009
  

Disponible en mode multipage

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INTRODUCTION GENERALE

'~étude historique et conceptuelle, qui met l'accent sur la de capital humain,

représente un majeur souci pour les économistes pour une certaine d'années. L'articulation entre le capital humain et croissance économique proposent des nombreux des travaux théoriques et des tentatives de réponses plus ou moins convaincantes - plus ou moins innovantes - à l'explication des disparités de croissance entre les nations.

Dans l'un des textes fondateurs et initiateur de tels travaux a été sans nul doute R.Solow (1956) qui montre que la croissance d'une économie tend à s'annuler au fur et à mesure que celle-ci se rapprochent de son état stationnaire . Cette propriété découle directement de l'hypothèse de base du modèle , selon laquelle les rendements marginaux des facteurs de production sont décroissants.

Une fois l'état stationnaire persiste, la croissance s'arrête, le rendement des facteurs s'annule toute en introduisant un progrès technique exogène dans le modèle néoclassique de Solow on remédie tarissement de la croissance. On montre qu'à l'état stationnaire, toutes les variables par tête croissent au taux constant du progrès technique .Par conséquence, la croissance trouve son origine dans des mécanismes extérieurs et demeure inexplicable par la structure même du modèle qui sera par la suite « modèle endogène »développé par certains économistes (Romer 1986, Lucas ;1988 ...)

En plus, des littératures empiriques récentes font ressortir un ensemble de résultats en se basent sur la référence dominante des modèles théoriques de croissance demeure le modèle de Solow (1956), devenu « le modèle de croissance néoclassique »toute en appuyant sur une fonction de production Cobb-Douglass.

La dynamique traditionnelle sera d'autant plus rapide que l'économie est dotée d'un niveau de revenu initiale faible. Ceci implique que les économies les plus faible doté en facteur capital connaitront un taux de un taux de rémunération pour ce dernier très élevé et, par conséquence , une croissance rapide à l'inverse des économies avancées , ce taux croit à rythme plus modéré, d'où une tendance des économies pauvres à converger vers les économies les plus avancées.

D'autres courants théoriques sont venus s'opposer aux conclusions néoclassiques arguant le fait que le processus de convergence n'est en réalité pas légitimé ; plutôt que d'être comblé, l'écart entre nations tend à se creuser. En outre, ces courants contestent l'idée de l'exogénéité de la croissance. Le point de départ de ces nouvelles théories-dont les travaux précurseurs ont été ceux de Paul Romer (1986 et 1990) et de Robert Lucas (1988)- a été le rejet de l'hypothèse des rendements décroissants sur les facteurs accumulables. L'aspect phare en est l'endogénéisation de la croissance et un intérêt particulier est porté au rôle de l'accumulation de capital humain dans ce processus. Aussi bien Lucas (1988) que Romer (1990) montrent que le taux de croissance d'une économie dépend de l'efficacité de l'investissement en capital humain respectivement dans l'éducation et la R&D.

Les études empiriques qui ont cherché à vérifier la pertinence de l'une ou l'autre de ces théories sont nombreuses. Un point important est à retenir : les implications du modèle de Solow sont globalement confirmées par les données statistiques. En particulier, la convergence est empiriquement vérifiée lorsque l'on tient compte des différences de dotation de facteurs entre pays ; on parle dans ce cas de convergence conditionnelle. Par ailleurs, en introduisant le capital humain en tant que facteur de production additionnel dans le modèle néoclassique, certains auteurs ont montré que les implications de ce dernier s'en trouvaient renforcées.

Le rôle du capital humain dans le processus de croissance a en outre été vérifié à travers son aptitude à accélérer le rattrapage vis-à-vis des nations les plus avancées et à développer l'activité d'innovation technologique. Tous ces résultats ont cependant été établis à partir de données de pays en coupe transversale avec Mankiw, Romer et Weil 1992 et Barro 1991...

Quelques auteurs ont étendu l'analyse à des données de panel (c'est -à-dire une combinaison d'observations temporelles et individuelles) et se sont heurtés au résultat surprenant de la contribution négative du capital humain à la croissance. Aucune explication pertinente n'a pu être avancée.

Toujours il est que d'une manière générale, la quasi-totalité ses études empirique sur les déterminants de la croissance s'accordent pour montrer que celle- ci est favorisée, ou au contraire entravé e, par un certain nombre de facteurs qui sont l'investissement en capital (matériel et humain), la croissance démographique, l'orientation de la politique commerciale, le degré d'instabilité politique et sociale, etc. Tous ces facteurs ont un point commun ; ils sont liées plus où moins directement au capital humain.

En plus, le problème qualitatif de mesurer le facteur capital humain était résolu par certains auteurs comme le taux de scolarisation secondaire sur tout avec l'apport empirique de Jean-Claude Berthélemy; Sébastien Dessus; Aristomène Varoudakis 1997-1998

On se propose, dans ce travail, d'étudier uniquement l'un de ces aspects, celui de l'interrelation entre le capital humain et la croissance économique dans un contexte d'ouverture économique dans la région MENA. La justification d'une telle démarche réside dans le fait que l'accumulation de capital humain est fortement influencée par le degré de l'ouverture de l'économique. La particularité de ce travail est toutefois de considéré le concept de l'ouverture joue un rôle très important dans les développements de ces pays où ces derniers peuvent rattraper les pays avancés technologiquement et améliorent leurs compétitivité.

A l'égard de ce qu'on vu, on essaye de répondre à la question centrale suivante :

Quel est l'impact de capital humain sur la croissance dans un contexte d'ouverture économique ?

Cette question, nous permet en réalité deux questions spécifiques qui facilitent de rependre à notre problématique ;

Comment le facteur capital humain a un effet positif sur la croissance dans un contexte d'ouverture ?

Et comment le facteur capital humain a un effet négatif sur la croissance dans un contexte d'ouverture?

Pour se faire, on va diviser notre travail en trois chapitres, le premier est consacré pour présenter les approches théoriques dans lequel on fait un rappel aux les théories néoclassiques et les nouvelles théories de croissance endogène.

Concernant, le second chapitre portera une littérature empirique dans lequel on met en lumière les différents apports économétriques dans ce domaine de travail.

Pour le dernier chapitre, on va essayer de rependre à notre problématique à partir de notre essai empirique qui était consacré pour appliquer la méthode des moments généralisés (GMM) spécifiquement, sur les donnés de panel dynamique.

Au totale, les trois chapitres qu'on va traiter mettent l'accent sur l'impact de capital humain sur la croissance, théoriquement et économétriquement, dans un contexte d'ouverture économique. Ainsi, on va avoir dans quels points les résultats trouvés dans ce travail sont corroboré avec les autres apports ?

CHAPITRE É : LES APPROCHES THEORIQUES

INTRODUCTION

~elon le modèle néoclassique proposé à l'origine par Robert Solow (1956),

l'amélioration de la productivité stimulait la croissance économique au moyen du progrès technologique déterminé en dehors du modèle (exogène). Le modèle de Solow était attrayant mais, en l'absence de données fiables, on ne pouvait pas le tester. Il a donc fallu attendre la fin des années 80 pour raviver les questions relatives à la croissance grâce à la disponibilité de données comparables à l'échelle internationale sur les niveaux des revenus et des prix (Summers et Heston, 1988) et grâce à l'apparition d'une nouvelle approche de l'étude de la croissance économique - les modèles endogènes de la croissance - lancée par Romer (1986) et Lucas (1988), selon laquelle le taux de croissance à long terme de la productivité se dégageait de manière endogène des variables du modèle. Pourtant, des études empiriques menées durant les années 90 afin de comprendre les écarts de richesse entre les pays semblaient s'inspirer davantage, d'un point de vue qualitatif, du modèle néoclassique dont Barro et Sala-i-Martin (1995) ont présenté la synthèse.

Toutefois, il a fallu perfectionner le modèle de base de Solow afin d'expliquer les différences quantitatives transnationales des niveaux de vie. Mais surtout, il a fallu étendre la notion de capital pour tenir compte du capital humain (Mankiw, Romer et Weil, 1992).

Dans le contexte actuel de la mondialisation et de la libéralisation, il est naturel de s'interroger sur les liens entre l'ouverture au commerce extérieur et la croissance économique, d'une part. Et, d'autre part, la relation entre le capital humain et croissance en cas d'ouverture à l'extérieur.

A ce stade, on va étudier dans la première section de ce premier chapitre une aperçu historique de la croissance exogène, concernant la deuxième section est consacré pour élaborer les théories de la croissance endogène. Le capital humain et la croissance dans un contexte d'ouverture doivent être étudiés dans la troisième section. La dernière section est consacrée pour étudier les principaux canaux de transmission de l'ouverture sur la croissance économique.

SECTION 1 : APERÇU HISTORIQUE DE LA CROISSANCE NEOCLASSIQUE Vans un premier axe de développement théorique, on se propose d'étudier, la

théorie de la croissance néoclassique. On s'intéresse, donc au fondement théorique, ainsi le modèle de croissance exogène avec Solow (1956) ,dans le cas d'existence d'un progrès technique exogène et en présence de croissance de population .Et la nouvelle théorie de la croissance ou la théorie de la croissance endogène, dans la quelle, on analyse de modèle At

Kt ,en se basant sur les tentatives de certains économistes, où le progrès technique est endogène, surtout avec Romer (1986), Lucas(1988) ...

La notion de capital humain joue aujourd'hui un rôle essentiel dans la théorie de la croissance économique. Elle permet notamment de comprendre pourquoi une économie peut connaître une expansion permanente de sa production même si elle ne bénéficie ni d'une augmentation de population active, ni d'un progrès technique «exogène»1.

Les théories contemporaines de la croissance ;qui donnent un rôle important au capital humain, malheureusement, présentent deux limitations manifestes : soit elles ne prennent pas en compte le phénomène du chômage (R. Lucas, 1988 et 1993), soit elles ne considèrent que les conséquences de la croissance sur le chômage sans s'interroger de manière approfondie sur la causalité inverse (P. Aghion et P. Howitt, 1994).Alors que le rôle du capital humain dans la croissance et le développement des économies a été établi théoriquement depuis de très nombreuses années .

1 C Jean Marie Le Page (Université d'Angers, GEAPE) : « capital humain, chômage et productivité »p.p 1-4

En plus, et dans le contexte actuel de la mondialisation, la plus part des nations s'ouvrent et s'intègrent au commerce mondial. Donc les liens entre l'ouverture au commerce extérieur et la croissance économique persistent. Si on reprend la proposition de Gould et Ruffin (1995), le rôle du capital humain dans la croissance dépend du degré d'ouverture de l'économie.

A ce stade, la zone M.E.N.A est devenue, depuis leur intégration dans le commerce international, face à la concurrence de reste de monde, ce qui on va avoir dans la première section qui met l'accent sur le développement de croissance exogène.

1.1 Le modèle de Solow (1956)

Solow apporte, en 1956, une réponse aux prédictions pessimistes de Harrod2, le modèle de croissance exogène atteint l'état d'équilibre économique automatiquement au cours de temps. Dans le modèle de Solow, les rendements d'échelles sont constants, les rendements sont décroissants par rapport à chaque facteur de production, l'élasticité entre facteurs est positive et contenue et le taux d'épargne est constant.

La notion de convergence conditionnelle représente l'une des résultats importantes dans ce modèle qu'on va le traiter, dans cette section, qui tient compte de capital humain comme un variable exogène. Le modèle de croissance exogène s'appuie sur les hypothèses suivantes :

> Le marché de concurrence pure et parfaite

> Le plein emploi des ressources de production

> Les rémunérations des facteurs à leur productivité marginale > La flexibilité des prix

> Les rendements constants, etc.

Formellement, Le produit marginal du capital tend vers zéro, le produit marginal du capital(Pm K) est une fonction positive mais strictement décroissante du stock de capital :F'(k) > 0 et F»(k) < 0 .De plus, pour tout K, les conditions dites « Inada » sont vérifiées limite de F'(k) = 0 ,si K tend vers 8 et limite de F'(k) = 8 si K tend vers 0 .

2 Dr. .Mme Imène GUETAT (2008): « croissance économique »p.p. (30-31)

On considère, dans ce cadre de cette théorie, une fonction de production à coefficients variables toute en admettant l'hypothèse de substitution des facteurs, dans cet analyse de la croissance .Avec le modèle de R. Solow, l'économie devrait connaître un sentier de croissance équilibré à long terme ou toutes les variables (Kt : capital, Yt :production, Ct : consommation,...) croissent au même taux constant.

La croissance démographie (capital humain) est considérée dans l'analyse

néoclassique comme une variable exogène. Dans cette théorie, le capital physique est considéré comme la seule ressource de production faisant l'objet d'accumulation. La dynamique de la croissance pourrait conduire, dans une longue période, à une augmentation production par tète, mais cet accroissement est déterminé par le rythme du progrès technique qui est une variable exogène .L'équation de croissance de Solow est fondée sur une fonction de production =F[ ] homogène de degré un3 , c'est-a-dire

dans laquelle les rendements sont constants si les deux facteurs (capital et travail) augmentent dans la même proportion et l'investissement est égale à l'épargne

= =s et = d / d t = - ä - ä =s - ä s F [ ] -

Soit = l'output par travailleur et = / , le rapport capital/travail.

L'homogénéité de la fonction de production permet d'écrire :

= F [ 1] = f [ .On veut maintenant trouver la loi de mouvement de : Pour cela, on

supprime l'argument t pour facilité le calcul, on a

= =

L'équation (I -2) représente l'équation fondamentale de Solow dont L'épargne par tète multiplié par le revenu par tète [s ] augmente le stock de capital par tète , et permet

d'assurer aussi le maintien du ratio / face d'une croissance de population (n) et

déprécier du capital ä, ce que signifie la diminution de stock de capital par tète par

(n+ ä) k. L'étude dynamique de l'économie consiste à savoir si cette équation admet un

3 P.Aghion et P.Howtt (1998) « théorie de la croissance endogène »p .p.(12-18)

équilibre stationnaire unique et stable. Si un équilibre stationnaire k* existe, il est déterminé
par l'équation d'accumulation du capital ce qui signifie s f [ ]= (n+ ä) donc f

[ ]= (n+ ä) / s (I -3)

Figure 1-1 : L'état régulier (d'équilibre)

D'ailleurs, le taux d'épargne de Solow (1956) est exogène, et par conséquent, le capital par tête est constant en régime stationnaire, sauf en présence de progrès technique exogène productivité globale de facteur (PGF). Le niveau du PIB dépend positivement du taux d'épargne mais le taux de croissance du PIB ne dépend que du progrès technique et de la démographie (n).

1.2. Croissance de population et progrès technique exogène

Quand la technologie est fixe, on suppose une fonction de production agrégée de capital et de travail = F( , ) à rendement d'échelle constants et, pour avoir la

croissance à long terme toute en tenant compte de la croissance de la population,

Et pour chaque individu a une offre de travail et il n'existe pas de chômage, dans ce cas le travail (L) croit aux taux exogène, la production par tète correspond à = , le stock

de capital par tête est égal = et la fonction de production simplifiée est la suivante :

= avec á+â=1

(I -4) A partir de cette fonction, = = , si en appliquant l'équation fondamentale de Solow, on obtient : s -(n+ (I -5)

L'augmentation de la production par tête à long terme ne peut s'expliquer que par le progrès technique. Pour faire apparaître cette explication dans le cadre de modèle de Solow, on doit ajouter un paramètre A à la fonction de production agrégée. Ce paramètre reflète l'état des connaissances techniques et on suppose qu'il croit au taux exponentiel constant g qui est censé traduite les progrès scientifiques.

Dans le cadre de Croissance et divergence et Au cours des dernières décennies, la croissance du PIB /tète des PED est demeurée globalement très faible et inférieure à celle des pays industrialisés dans leur ensemble. Selon les estimations de la Banque mondiale présentées dans son « Global Economic Prospects 2005 », le taux de croissance moyen observé pendant les années 1990 n'a ainsi pas dépassé 1,5 % par an PIB. Le tableau ce dessous représente le PIB réel par tête et le taux de croissance annuel moyen en %.

Tableau1 : Croissance du PIB / tète dans les PED

Années

1980-1990

1990-2000

2000-2006

Total monde

1,3

1,1

1,6

Pays à haut revenu :

2,5

1,8

1,7

OCDE

2,5

1,7

1 ,7

Etats-Unis

2,2

1,9

1,8

Japon

3,5

1,1

1,7

Union européenne

2,1

1,8

1,5

Pays hors OCDE

3,5

4,1

1,6

Pays en développement

0,6

1,5

3,4

Asie de l'Est & Pacifique

5,8

6,3

6

Europe & Asie centrale

1

-1,8

5,2

Amérique latine &Antilles

0,9

1,5

0,8

M.E.N.A

-1,6

1,1

2,4

Asie du Sud

3,3

3,2

4,2

Afrique sub-saharienne

-1,2

-0,5

1,2

Source : Banque mondiale (2005).

Cette croissance a été de plus très inégalement répartie: le PIB/tète a crû de 1 à 2 % seulement en Amérique latine entre 1990 et 1999, avant de diminuer ensuite ; en Afrique du Nord et au Moyen Orient, la croissance a ralenti continuellement durant les années 1990 avec 1 % de croissance seulement en 2004 4; l'Asie du Sud a continué sa croissance (3,2 % par an) ; enfin, les pays d'Europe et d'Asie centrale ont subi une grave récession dans le cadre de leur transition vers l'économie de marché, tandis que le PIB/tète a continué à la diminution en Afrique sub-saharienne dans le prolongement des tendances antérieures.

1.3. Le modèle de Solow avec capital humain

Dans les contributions de Mankiw, Romer et Weil [1992] et l'annexe mathématique de Barro et Sala-i-Martin [1995], l'étude est faite sur le «modèle de Solow amélioré 5» et ses implications pour le taux de croissance à long terme ainsi l'hypothèse de convergence.

Soit la fonction de production, qui était représenté par le modèle néoclassique de Solow, = où la technologie croit au taux (x) et la population au taux (n),

le stock se déprécie au taux constant (ä). Le taux d'épargne, (s), est aussi.

Si on définie toutes les « unités d'efficience du travail» 6

On obtient, donc, = / et = / (I -6)

La contrainte budgétaire de l'économie est : =s -(g+ n + ä) dont g est le taux

de croissance de progrès technique. A d'état régulier (stationnaire), =0 implique

= ( Et (

Le taux de croissance de la production par tète est proportionnel à celui du stock de capital par tète,

gy = (1- (I-7)

Ainsi, l'expression de taux de croissance de la production par tète s'écrie :

4 Jean-Pierre Cling (2006) « Commerce, croissance, pauvreté et inégalité dans les PED : une revue de littérature » p.p(5-12)

5 P.Aghion et P.Howtt (1998) « théorie de la croissance endogène »p .p.(47-49)

6- P.Aghion et P.Howtt (1998) « théorie de la croissance endogène »p .p. (554 - 556)

/ = (1 - )(g +n+ ( -1) (I-8)

Pour déterminer la vitesse de convergence vers l'état, en tenant compte de l'augmentation de taux de croissance d'une économie en considération, on calcule, au début, le log- linéaire de taux de croissance, puis on applique le développement limité d'ordre 1, on

obtient alors L'équation suivante ; = (g+n+ ) (log - ) (I-9)

La vitesse de convergence, avec la quelle le revenu tend vers la stationnarité, donnée par = (g+n+ ). Le coefficient de convergence est égale à la modification

(1-10)

proportionnelle du taux de croissance sous le changement du niveau de revenu, d'où le coefficient = =

L'équation différentielle (I-9) implique

log =(1- )log + log (I-11)

La convergence apparait conditionnelle puisque elle dépend de l'état stationnaire de l'économie considéré, ce n'est que si les paramètre qui déterminent l'état régulier sont identiques que l'équation (1-9) implique que les pays pauvres ont une croissance plus fort que les pays riches .

On définie toutes les unités d'efficiences de nouveau tel que la production est exprimée en fonction de capital humain qui s'écrit sous la forme suivante :

= où 0

(I-12)

Avec : l'output réel, : le capital physique, : le stock de capital humain et :le

travail brut . Ainsi, la fonction de production par tète est :

(I-13)

=

Les équations et gouvernant l'accumulation de capital physique et capital humain

sont respectivement :

(I-14)

= - (g+n+ ) et - (g+n+ )

L'équation (I-14) présente l'état d'équilibre décrivant la démarche de l'équation fondamentale de Solow pour le capital physique, analogiquement pour le capital humain.

Si on divise par k la première équation et par h la seconde , on déduit alors que les valeurs d'état régulier du capital humain et physique dont l'apparition de la croissance à taux constant qui implique la croissance par unité d'efficience du travail nulle ,et donc la décroissance des rendements cumulés des deux facteurs h et k ;

Alors, Ln = ln + ln + ln (n+ g+ ) (I-15)

En linéarisant par le log on aura : = =

,

=

,

(

La modification de notions de facteurs de production, toute en mettant en lumière le rôle de progrès technique, et l'interdépendance internationale économique expliquent l'amélioration de croissance mondiale.

Graphique 1 : Evolution de PIB par tète7

Au totale et d'une manière simplificatrice, La croissance mondiale sur très longue période passe par quatre grandes périodes :

· Pendant la deuxième décennie de 20ème siècle (1914) : PIB / tête mondial est de1000 $ / tète.

· Durant 2000: cet inducteur passe à 6500 $ / tète.

7Dr Mme GUETAT Iméne (2005) « la convergence des revenus des pays M.E.N.A vers sud européenne » p.p.7-14

· Au 20ème siècle, des périodes de forte croissance interrompues par les guerres et des d'autres catastrophes.

· Entre 1960 et 1985, le taux de croissance moyen de la région M.E.N.A s'est situé à 3.7% par an 8Ce taux est inférieur à celui obtenu par l'Asie (4.3%), mais supérieur à celui de l'Amérique latine (1.6%).

1.4. La convergence dans le modèle de Solow avec capital humain

La production par tète croit au taux exogène du progrès technique, puisque est

constant, tout comme dans le modèle néoclassique il apparait que ce dernier est en fonction
de la croissance de la population et de l'accumulation des capitaux physique et humain.
Ces facteurs sont différents d'un pays à un autre .Ce qui fait le taux de croissance de

production par tête devient ; ë(ln -ln ) (I-16)

Avec ë = (I-17)

Cette équation représente la vitesse de convergence. L'intégration de l'équation (I-12) entre les périodes t0 et t1 donne : lny(t1)= (1- )ln + lny(t0) (I-18)

On remplace log par son expression ln = (1- ) ln + ln + ln

(n+g+ )] + ln (I-19)

Cette relation traduit la dynamique de transition du logarithme du revenu par tète vers l'état stationnaire a une vitesse ë lorsqu'il est tenu compte des variables de l'investissement, du capital humain ainsi que de la croissance de la population.

A travers une double dimension (temporelle et individuelle ),il s'avère alors que l'étude de Knight (1993) qui analyse les déterminants de la croissance par l'utilisation d'une technique d'estimation et il a examiné les rôles de certains facteurs : le capital humain, l'investissement publique et le degré d'ouverture .

Le modèle à estimer ressemble, dans ce cadre, à celui du modèle néoclassique SolowSwan (1956) augmenté du capital humain (la même démarche de Mrw(1992).Cette étude de Benhabib et Spiegel (1994) ne suppose que les rendements d'échelles soient décroissants.

8 -(World Bank, 2003).

Conformément à la démarche de Mrw (1992), Knight et al (1993) ont étudié l'état stationnaire et la dynamique de transition. Leurs analyses étaient en premier lieu dans un cadre général de k périodes. Mais afin de faciliter l'estimation sur le plan pratique, ils ont adopté un cas particulier ou k=1 ; D'où lny = ë'31lns(k) + ë'32ln s(h) + ë'33ln

[n+g+ä]+ lny + ë' lnA(0) + g( - t0) (19')

Où y (t1) et y (t0) sont respectivement le niveau actuel et le niveau initial du revenu par habitant; A(0) est le niveau initial et non observable de la technologie; n, g et 8, sont respectivement le taux de croissance équilibrée de la population, celui du progrès technologique et le taux de dépréciation du capital; sk et sh sont les fractions de revenu investies respectivement dans le capital physique et dans le capital humain; ë' = (1- e -ë t) où dans ce cas ë = (n + g + ä ) (1- á - ç) est la vitesse de convergence linéarisée par rapport à l'équilibre stable; â1 = á /(1- á - ç), â2 = ç /(1- á - ç) et â3 = (á +ç)/(1- á - ç), où a et 1 représentent respectivement la proportion du capital physique et celle du capital humain dans le revenu.

Mrw postulent également que g, qui est le taux de progrès technologique, est le même pour tous les pays et que le niveau initial de technologie A(0) est une constante qui varie de manière aléatoire selon les pays.

En pratique, Mrw incluent le niveau de technologie dans le terme de perturbation de la régression qui, selon leur postulat, est indépendant9de toutes les autres variables explicatives. Leur fonction de régression est formulée comme suit :

Lny - ln y = ë'31lns(k)+ ë'32ln s(h) + ë'33ln [n+g+ä]-ë'ln y +c (I-20)

Où & comprend toutes les perturbations propres à chaque pays. Or, il est probable que A (0) est en corrélation avec le niveau initial de revenu par tète et les autres variables explicatives. L'équation a testé a pris la forme suivante qui tient compte de deux dimensions, notamment le temps et l'espace.

Lnyi,t - lnyi,t-1 =ë1 ln (ni,t+g+ä)+ ë2 lns(k)i,t+ ë 3ln s(h)i,t+ ë4 ln Fi+ ë 5ln Pi+ ã lnyi,t-1 +çi+åi,t+~t (I-20)'

Avec çi = (1- )t1 g + t g et itt = (1- )ln(A0) (I-21)

9 Il s'agit de l'hypothèse capitale qui permet d'établir une estimation transnationale par les MCO sans nécessiter de variables instrumentales (Islam, 1995; Temple, 1999).

Knight (1993) et al ont déjà intéressé par leurs résultats d'estimation. Pour ce faire, ces auteurs prennent les démarches suivantes :

ü La première étape consiste à tester les significativités des coefficients {(Xi=0) avec i=3, 4,5}, un teste de Hausman vérifie le modèle de Solow sans capital humain, sur les données de panel.

ü La seconde consiste à tester le modèle de Solow augmenté du capital humain {(ëi=0) avec i= 4,5} un coup transversale puis en panel.

ü la troisième étape introduit deux variables d'interactions : le degré d'ouverture de l'économie et l'investissement public en infrastructure (capital physique).

Knight (1993) et Islam (1995) mettent l'accent sur l'estimation du capital humain dans le processus de croissance. L'analyse des déterminants de la croissance suivant une technique d'estimation spécifique aux données de panel selon le période d'étude et les catégories des nations en évidence. Islam a utilisé la technique de Chamberlain (1982) pour améliorer l'étude de recherche sur le plan pratique. Cette technique est utilisée au cours de l'estimation de l'équation de croissance sans capital humain suivante : Ln y(t2) =-

lny(t1)+ (1- ) [ln s -ln (n+g+8)] + (1- )ln(A0) +g(t - t1) (I-22)

L'introduction de capital humain comme facteur explicatif de la production montre l'écart entre la vitesse de convergence calculée par Islam et celui par Mrw (1992).

Ainsi, l'équation de croissance avec capital humain estimée par Islam (1995) est sous la forme suivante : Ln yt2 = - lnyt1 + (1- ) [lns -ln (n+g+8) ]+ (1- ) ln

h* + (1- )ln(A0 ) +g(t2 - t1) (I-23)

La confirmation de l'étude Berthélmy et al (1996) (pour les pays producteurs de pétrole ou non) montre que le coefficient de capital humain varie statistiquement.

J.C. Berthélemy, S. Dessus, and A. Varoudakis (1997) ont estimé sur des donnés de panel le modèle de Solow augmenté pour déceler les effets de divers indicateurs de mouvements et du stock de capital humain sur la croissance.

A ce state, les approximations correspondantes aux travaux de Mrw (1992) mesurent le capital humain par le taux de scolarisation, Alors, on aura cette relation :Lnyi,t - lnyi,t-1 = ai-(yK+ yH) ln (ni,t+g*+8)+ yk lns(k)i,t+ yh lns(h)i,t+ Plnyi,t-1 +Ti+Ei,t (I-24)

yt est le PIB par tète à la date t, sk est l'investissement en capital physique ,ä est le taux dépréciation et g est le taux de croissance de population , â, ãK et ãH sont des paramètres à estimer et çi , ái sont les effets spécifiques de chaque pays et chaque période. En outre, chaque nation possède une politique économique propre à elle ce qu'on va avoir dans le cadre néoclassique.

1.5. La politique économique dans le cadre néoclassique

Les analyses traditionnelles de la croissance économique, de la fin du 18ème siècle (Smith (1776)) aux nouvelles théories, sont centrées sur le rôle du progrès technique. Bien que des auteurs, comme Kaldor ou Schumpeter, par exemple, aient tenté d'endogéneiser l'apparition de ce dernier, la référence dominante des modèles théoriques de croissance demeure le modèle de Solow (1956), devenu « le modèle de croissance néoclassique ». Celuici montre que l'introduction d'un progrès technique exogène est nécessaire pour expliquer la croissance de long terme de toutes les variables par tête. Sans progrès technique, le taux de croissance de long terme de l'économie est égal au taux de croissance de la population active, et aucune croissance des variables par tête n'est envisageable. Dans ce contexte d'exogéneité de la technologie, il n'y a pas de justification, à l'équilibre de long terme, pour la politique économique de croissance puisque celle-ci est déterminée à l'état régulier par la tendance exogène d'un progrès technique et de taux de croissance de la population et puisque les marchés sont équilibrés par le prix.

A long terme, le volume du capital s'ajuste par les incitations de prix et croit au même rythme que la production. On ne trouve donc pas de politique nécessaire pour réaliser l'équilibre épargne/investissement. Alors que depuis Adam Smith, les économistes pensent que favoriser politiquement l'épargne doit améliorer les croissances, le modèle néoclassique de Solow stipule que le taux de croissance d'état régulier est indépendant du taux d'épargne, mais pas leurs taux de croissance10. Ce n'est que durant la dynamique transitoire, qu'une politique de hausse du taux d'épargne peut engendrer temporairement une croissance plus élevée.

En résumé, la théorie néoclassique de la croissance prédit que la politique économique n'a aucun impact sur le taux de croissance, sauf durant la dynamique transitoire. Néanmoins cette proposition est apparue peu satisfaisante, puisque le progrès technologique reste en

10 Abidi Abdelbasset (2002) « l'ouverture commerciale et croissance économique » p.p.7-11

dehors de l'analyse et hors de portée de l'action de politique économique et elle a été récemment renversée par la nouvelle théorie de la « croissance endogène »dont la recherche portant sur les déterminants de la croissance économique a été un des plus importants maillons de la recherche en économie depuis le milieu des années quatre-vingt.

Concernant ,les faits stylisés sur l'évolution de l'économie mondiale au cours des derniers années , il existe des PED de plus en plus intégrés à l'économie mondiale et suite à l'abandon par les PED des politiques de substitution aux importations généralement menées jusqu'à l'heure et à la conversion de la quasi-totalité d'entre eux à un modèle de croissance par l'exportation, ces pays ont opéré une libéralisation commerciale accélérée Trois grandes formes de libéralisation commerciale se sont cumulées :

v' Une libéralisation unilatérale, qui a été prédominante dans les PMA ; dans ces pays, la

libéralisation commerciale s'est effectuée essentiellement dans le cadre (PAS) .

v' Une libéralisation multilatérale ; jusqu'à l'Uruguay Round conclu en 1994, la libéralisation multilatérale a toutefois surtout concerné les pays développés, sans véritable réciprocité de la part des PED ;

v' Une libéralisation régionale dans le cadre d'accords de libre-échange ; ces accords associant des PED à des pays industrialisés ou entre PED se sont multipliés depuis les années 1990.

Le désarmement douanier a donc été très rapide dans les PED au cours des deux dernières décennies11, particulièrement dans ceux où la protection était la plus élevée en début de période. Les droits de douane moyens ont été divisés par deux ; entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, passant d'environ 30 % à environ 15 %12 .

11 Jean-Pierre Cling 2006 « COMMERCE, CROISSANCE, PAUVRETE ET INEGALITES DANS LES PED : UNE REVUE DE LITTERATURE » p.p(5-12)

12 (Banque mondiale, 2002)

Conclusion :

Ce domaine de recherche a été remis à jour par les travaux sur la croissance endogène de Romer (1986) et de Lucas (1988) et par l'économétrie appliquée sur la croissance qui a débuté avec le test de l'hypothèse de convergence des économies (Baumol, 1986 ; Barro, 1991 ; Barro et Sala-i-Martin, 1992 ; Mankiw, Romer, et Weil, 1992).

Il faut également souligner la contribution importante relative à la mise à disposition de données internationales comparables sur le Produit intérieur brut (PIB), la productivité ou encore le capital humain (Summers et Heston, 1988 ; Barro et Lee, 1993, 1996, 2001).

Dans les travaux qu'étaient traités dans le cadre de la croissance endogène ainsi que ceux sur l'économétrie appliquée enrichissent la littérature théorique dans la domaine de la croissance. Tout ça, on va le voir dans la deuxième section, en détail.

SECTION 2 : SURVOL DE LA CROISSANCE ENDOGENE

A partir de la deuxième moitié des années 80, les premières tentatives surmontées la

croissance exogène avec P.Romer, R.Lucas (prix Nobel en 1995) et Rebelo mettent l'accent sur le postulat de progrès technique qui devient dans cette nouvelle théorie une variable endogène déterminée par les comportements des agents économiques. Dans ce contexte, l'étude de la politique économique et de la croissance endogène qui font l'objet de cette section car le modèle de Solow (1956) considère que la croissance est exogène parce que la productivité marginale du capital diminue lorsque ce facteur s'accumule.

Il n'existe donc plus à l'état stationnaire d'incitations à investir, sauf pour renouveler le capital par tête. Par contre, la théorie de la « croissance endogène » suppose que la productivité marginale du capital ne s'annule pas lorsque le stock augmente et donc qu'elle est constante. C'est la condition nécessaire à une croissance auto-entretenue. L'accumulation perpétuelle du « capital au sens large » peut être donc expliquée par l'incitation à investir et la croissance devient endogène.

La nouvelle théorie fournit un cadre théorique approprié pour l'analyse du rôle de la politique économique de long terme. Celui-ci est alors d'améliorer cette incitation à investir

(par le développement financier, la fiscalité, la politique commerciale...).L'idée est de considérer la croissance comme un phénomène économique, résultant du fonctionnement décentralisé de l'économie, et non d'un progrès technique exogène, surajouté au modèle. En effet, le variable « taux de croissance » est endogène parce qu'elle résulte de choix, d'agents optimisateurs d'investissements en facteurs accumulables (capital physique, capital humain, Technologique, public.).

2.1. Vers l'endogénésation de progrès technique

L'objectif principal aux théories de la croissance avec progrès technique exogène est que la technologie dépend au moins autant des décisions économiques que l'accumulation du capital qui comprend à la fois les actifs physiques et humains. Selon Mankiw(1995), le modèle néoclassique suffit à rendre compte des différences internationales de croissance.

Certaines tentatives ont précédé la récente cuvée des modèles de croissance endogène, pour rendre la technologie endogène. Elles mettent l'accent sur le problème de l'intégration des rendements d'échelle croissants dans un modèle d'équilibre générale dynamique.

Dans le cas d'une fonction Cobb-Douglas tel que

F [ , ] = ; 0< á< 1 ; 1- á= â (I-26)

Si l'accumulation de A est endogène, At doit être rémunéré au même titre que K et L. Comme les rendements sont constants en Kt et Lt. D'après le théorème d'Euler, lorsqu'on a le facteur A est endogène et les rendements d'échelles sont croissants, tous les facteurs ne peuvent pas être rémunérés à leur produit marginal .Dans un équilibre concurrentiel, la théorie de Walras ne peut plus servir de fondements au modèle néoclassique.

Pour Arrow(1962), la solution proposée consiste à supposer que la croissance de A est produit fortuit de l'expérience acquise lors de la production «phénomène d'apprentissage par pratique»13. Le modèle d'Arrow n'a été complètement étudié que dans le cas particulier d'un ratio capital/ travail (Kt/Lt) constant et d'un coefficient de travail fixe .

13 P.Aghion et P.Howtt (1998) « théorie de la croissance endogène »p .p. (25-26)

Cette restriction implique que le taux de croissance de production à long terme est limité par la croissance de travail et indépendant du taux d'épargne ,l'exemple de modèle de Solow -Swan persiste.

Plus généralement, les idées nouvelles ne peuvent s'incarner dans l'économie qu'au moyen d'investissement nouveau. Ainsi Kaldor (1957) suggère, à la fois la notion de fonction de production agrégée F [( , ], et à la distinction entre les augmentations de productivité

dues au capital et celles dues au progrès technique.

Nordhaus (1969) et Shell (1973) ont construit deux modèle, où les progrès technique résulte de choix économiques explicites, partent de l'idée que la recherche est motivée par la perspective d'une rente monopole dans le modèle de Nordhaus, les rendements d'échelle croissants ne suffisent pas de soutenir la croissance à long terme en l'absence de croissance de la population. Alors que dans le modèle de Shell, les difficultés techniques liées à la prise en compte des rendements d'échelle croissant dans un modèle d'optimisation dynamique obligent à postuler que les rendements sont strictement décroissants, qui s'ensuit l'impossibilité d'assurer une croissance à long terme de la production par tête, à moins de recourir à une source exogène de progrès techniques.

Pour Uzawa(1965), la croissance continue et endogène était possible dans le modèle néoclassique. Puisque le modèle d'Uzawa a interprété le facteur A comme étant un facteur de capital humain par tète et sa croissance requiert l'utilisation de travail par le secteur éducatif.

L'investissement dans ce cas de modèle a consacré soit au capital physique soit au capital humain, l'analyse d'Uzawa se concentre sur la détermination des trajectoires optimales de croissance dans le cas particulier d'une fonction d'utilité linéaire. Malheureusement, Uzawa n'étudie à aucun moment la façon dont l'économie rémunère les activités qui permettent l'augmentation de A lorsque les rendements sont croissants.

2.2. L'analyse de modèle AK avec capital humain

Le modèle AK est une version très simplifiée du modèle de Römer qui est une forme réduite d'autres modèles de croissance endogène.

Le modèle proposé par Rebello (1991) met l'accent sur la fonction de production à rendements d'échelle constants .Il s'agit d'une économie à un seul bien et une fonction linéaire avec un seul facteur ( capital ) ,en justifiant ce choix de modèle par l'assimilation de

capital travail au capital humain ,donc le facteur capital est accumulable. Rebello reprend le modèle de Solow, en reformulant la fonction de production.

=At (I-27)

Cette forme de la fonction de production permet d'avoir une productivité marginale du facteur (K) accumulable, non nulle à long terme et constante. Si on applique l'équation fondamentale de Solow et en absence de progrès technique, l'équation devient ;

= s f [ ]-(n+ ä) k =[s A ]-(n+ ä) k = s A k - (n+ ä) k

= - et = -

(I-31)

Alors, =s A - (n+ ä) (I-28)

Le taux de croissance du capital par tète est donc constant et non nul, et dépend de taux croissance de la population (n) et du taux de d'amortissement ä négativement, et positivement de taux d'épargne s. Et La prise en compte du capital humain est le fait majeur au niveau de la croissance économique ce qui permet d'obtenir un concept de capital agrégée avec un produit marginal constant. Ainsi, dans le cas de modèle de Solow avec capital humain qui était introduite dans la fonction de production ne suffit pas à générer une fonction du type AK.

Le niveau productif est représenté par un modèle simplifié de capital humain tel que

(I-29)

Où, mesure l'efficience du travail. Si on précise H comme la capacité productive de

(I-29)

Hommes actifs (le niveau de capacité humain) telle que Ht=At Lt avec une modification pour la fonction de production, D'où =

Une proportion du revenu est consacrée pour le capital physique et une proportion pour le capital humain. Les taux de dépréciation de ces deux formes de capital sont désignées par et . L'accumulation de deux types de capital, avec une population est stationnaire, et elle comme la suite :

L'épargne peut s'investir dans ces deux formes d'actifs .A l'équilibre, leur rendement doit être identique, c'est à dire leur produit marginal net, autrement dit :

á ( _ =(1 ) ( - (I-32)

Ce qui donne

( ( - ) = (I-33)

Cette équation d'arbitrage implique que le ratio du capital physique au capital humain est constant. On désigne par lc .L'équation admet plus qu'une solution, lorsque les deux

formes de capital se déprécient au même taux, on obtient =

(I-34)

La restriction se repose sur le taux d'épargne pour l'existence d'une trajectoire de croissance équilibré. Les stocks de capital physique et humain augmentent au même taux

dont le ratio du capital physique au capital humain est constant, où = alors s (h =

 

sous l'égalité des taux de dépréciation, on déduit que ;

s (h

=

(I-35)

La fonction de production = , en remplaçant par donc = (I-36)

Ainsi, le taux de croissance de production est égal : / = + (I-
37)

Alors, si on remplace les deux types d'accumulation par leurs expressions, on aura

/ =

_

+ ( _ ) (I-38)

D'après cette relation, on constate que le taux de croissance est constant et dépend des paramètres du modèle (le taux d'épargne et de dépréciation). Concernant, le modèle de Solow amélioré (augmenté) qui se caractérise par un rendement cumulé du capital

physique et capital humain était décroissant et un taux de croissance tend vers zéro ce qui représente l'inverse de ce modèle14.

Après avoir illustrer les différents variables dans le modèle de Solow (1956) dans un contexte de modèle de croissance néoclassique qui étaient encore développés par la croissance endogène dans la limite de croissance néoclassique ce qui nous permet de citer quelques apports théoriques de la croissance endogène.

2.3. Les apports théoriques de la croissance endogène

Pour convaincre leurs théories Lucas (1988) et d'autres économistes avancent leurs apports pour dépasser la théorie traditionnelle.

2.3.1. Lucas (1988)

Dans sa contribution de référence, Lucas (1988) propose une première approche, au sein de la nouvelle théorie de la croissance, de l'effet dynamique des spécialisations en situation de concurrence internationale.

A ce state, quelques hypothèses sont avancées par Lucas qui sont les suivantes :

. H1 : Le modèle considère un monde à deux pays, deux secteurs qui produisent deux biens de consommation et un seul facteur de production, le capital humain.

. H2 : L'accumulation du capital humain est supposée être proportionnelle au temps de production alloué au secteur concerné. Elle se fait donc par un processus d'apprentissage par la pratique. Ainsi, l'accumulation de celui-ci est donnée par :

(I-40)

Où mesure l'efficacité du secteur i dans la formation du capital humain.

. H3 : les deux secteurs différents par leur productivité et leur potentiel d'apprentissage. Ainsi, le bien 1 est supposé être un produit à fort potentiel d'apprentissage qui représente un agrégat de biens de consommation de forte teneur en technologie qui représente un agrégat de bien de consommation de nature agricole et manufacturière

14 Jean-Claude Berthélemy; Sébastien Dessus; Aristomène Varoudakis( 1997 ): « Capital humain et croissance: le rôle du régime commercial »p.p (3-12)

peu intensif en technologie. Pour cela, on suppose que les productivités sectorielles sont telles que : > .

. H4 : La croissance économique est supposée être déterminée par l'ampleur d'externalité positive liée à l'accumulation d'apprentissage dans le processus productif.

A l'égard des ces hypothèses, Lucas dans son modèle commence par considérer une économie autarcique qui produit deux types de bien, et pour laquelle l'accumulation du capital humain se fait par un processus d'apprentissage par la pratique. Les fonctions de production des secteurs sont ainsi formulées comme suit :

,

i = 1,2. (I-41)

Où : Ci : La consommation finale en bien i, Hi : Le capital humain spécifique utilisé pour la production du bien i, Ui : Le temps consacré à la formation du capital humain de type i, et

N : La force du travail totale.

Le problème de maximisation inter-temporel auquel les agents sont confrontés est alors donné par

Max U (C1, ) = (

, i = 1, 2.

>

Dans ces conditions l'auteur montre que les propriétés dynamiques dépendent de l'élasticité de substitution .

Si , le système dynamique de cette économie n'engendre pas une spécialisation

dans la mesure où le prix relatif tend à converger vers l'équilibre stationnaire quelle que soit sa position initiale. Par conséquent, cet équilibre est considéré comme stable.

Si > 1, le choix de spécialisation est entièrement déterminé par les dotations initiales

en capital humain de sorte qu'on se spécialisera dans la fabrication du bien pour lequel on est le plus performant. A terme la production sera exclusivement composée de ce bien.

Dans ce cas, un pays peut avoir une mauvaise spécialisation engendrée par sa dynamique divergente. Ce mécanisme est induit par l'externalité liée au processus d'accumulation de l'apprentissage par la pratique15.

L'introduction de commerce internationale dans ce modèle est tout à fait éclairante. Ainsi, en supposant qu'il y a un continuum de petit pays confronté à un même prix relatif d'échange p = p2/p1, l'auteur montre que les pays se spécialiseront dans la production du bien pour lequel ils disposent d'un avantage comparatif statique : si h1/h2 < p (ou h1/h2 > p) ils produisent exclusivement le bien 2 (ou le bien 1). En terme dynamique, il apparaît que les pays spécialisés dans la production du bien 1 (ou 2) auront une dotation constante en h2 (ou h1) et un taux de croissance du facteur h1 égal à (ou h2 égal à ).

Dans ce cadre, l'ouverture au commerce international renforce les avantages comparatifs initiaux. Cependant, si le potentiel de croissance de la production du bien 1 est nettement plus fort que celui du bien 2, il est possible que le prix p varie de telle sorte que certains pays aient intérêt à modifier leur spécialisation.

Toutefois, dans l'hypothèse où , on est assuré qu'il n'y aura pas de modification

des spécialisations initiales et on montre alors que les pays les mieux dotés dans le facteur h1 auront un taux de croissance plus élevé. Dans ce contexte, les pays en développement peuvent être amenés, au fur et à mesure que leurs économies s'ouvrent, à se spécialiser dans les secteurs traditionnels, qui emploient beaucoup de main d'oeuvre peu qualifiée, et à abandonner des secteurs à plus forte qualification pour lesquels ils ont un désavantage comparatif face aux pays développés. Un scénario de ce type aurait des effets négatifs sur la croissance.

Le modèle de Lucas est déjà traité de manières différentes avec toutes ces extensions où les résultats comparables ont été obtenus par Feenestra (1996) qui conclut que les pays ayant une faible capacité d'innovation génératrice de croissance seront pénalisés par l'ouverture à l'échange, ou par Matsuyama (1991) qui montre comment l'exploitation des avantages comparatifs dans les secteurs traditionnels peut priver l'industrie ou la recherche de ressources Quah et Rauch (1990) reprennent le modèle de Lucas et l'adaptent en supposant l'existence des biens intermédiaires complémentaires.

15 Abidi Abdelbasset (2002) « l'ouverture commerciale et croissance économique » p.p.44 -50

Enfin, on peut citer les travaux de Stokey (1991) et Yong (1991) qui s'écartent quelque peu du cadre précédent bien que reposant également sur des effets d'apprentissage. L'accumulation du capital humain est sujette à un effet externe et permet de produire des biens de qualité supérieure qui sont préférés par les consommateurs. On distingue alors deux entités économiques, le Nord et le Sud, selon leur dotation initiale en capital humain. Les nouveaux modèles de croissance endogène spécifient une nouvelle technologie d'accumulation du capital humain16. Ils partent d'une représentation micro-économique des choix éducatifs qui signifie que la décision d'étudier ou de se former ou d'écouler d'un choix individuel est représenté dans d'un programme d'optimisation.

Lucas spécifie deux technologies :

. Une liée à la production du bien ;

. Une liée à l'accumulation du capital humain.

Enfin, cette spécification offre une autre explication extra-exogène faisant une interrogation de certains d'autres économistes. Pour cela, on va étudier l'apport de Barro (1990). 2.3.2. Barro (1990)

Barro (1990) a intégré un autre facteur qui s'accumule à savoir le capital public d'infrastructure comme par exemple les autorités, les barrages, télécommunication, nouvelles technologies de l'information...Ce capital est illustré à travers des dépenses de l'Etat. Il s'agit des dépenses productives qui génèrent une externalité.

Il suppose que l'Etat dépend de capital public productif. Leurs financement se fait par taxe proportionnelle au revenu des consommateurs. En d'autres mots, une partie de la production est achetée par l'Etat en vue d'être dépensé sous forme de dépenses liées aux activités génératrices d'externalité.

Les dépenses non-productives qui cessent tous ceux liés à un gaspillage et réduisent la croissance sont exclus. Soit G les dépenses totales de l'Etat : I-42)

Les rendements d'échelle sont constant par rapport aux facteurs privés K et L.La fonction de production est à rendement égal à dans les facteurs accumulables K et G. Il

16 DrMme GUETAT Iméne (2005) « cours de la croissance endogène » pp 12-18.

faut que pour que l'économie génère une croissance soutenue endogène similaire à

celle du modèle AK de Rebella tel que

A ce stade d'explication : poids du gouvernement autrement dite c'est la part de

dépenses publiques dans l'input. On peut déduire donc une relation vierge entre le taux de croissance et représenté ainsi graphiquement on a :

G c

g c max

La relation entre Gc et

Avec ,alors ,le coût marginal social d'une unité des dépenses

publiques égale à 1 qui est PmG.

*Détermination de la solution du planificateur :

A la différence de la solution du planificateur tient compte de l'externalité des dépenses d'infrastructure de l'Etat. La contrainte d'accumulation du capital du K devient :

D'où le Ha miltonien :

La prise en compte de l'externalité dû aux dépenses publiques est dégagée dans le fait de remplacer G par son expression en fonction de k ainsi, elle devient une variable

explicative : le CPO donne ainsi et

Le taux de croissance optimale varie donc avec le taux de croissance de population et la proportion de selon Barro. On va avoir quelques modifications qui s'agissent dans la

tentative de Barro et Sala-i-Martin (1995). 2.3.3. Sala-i-Martin et Barro (1995)

Les auteurs ont intégré le capital humain comme input. La productivité marginale des deux facteurs qui s'accumulent est constant (capital physique et capital humain). Mais, l'output est repartie entre la consommation et l'investissement en capital physique et investissement en capital humain c'est-à-dire, le capital humain a entré dans ce modèle de la même façon que l'investissement en capital physique, on dit qu'il existe une seule technologie de la production. Dans le modèle de Lucas (1988) ; il existe deux technologies : une de bien finale et l'autre de l'accumulation de capital humain, il s'agit là d'un modèle de deux secteurs.

Pour l'étude de notre modèle, nous supposons une fonction de type Cobb-Douglas :

(I-43)

Et on a ; ; Avec : : Investissement en capital physique ;

: Investissement en capital humain ; : Amortissement du capital ; H: Amortissement

du capital humain ; et H : capital humain ;

La dépréciation du capital humain est impliqué par la manque des études des nouvelles choix : ne pas se concentrer sur l'étude de concepts anciens d'autres raisons le capital humain représente un outil, dont l'absence du contrôle contenu, où .

< 0 alors son stock de capital humain décroit.

Le consommateur maximise une forte d'activité inter temporelle ;

; Avec

Pour résoudre ce problème : Soit le Hamiltonien courant :

Conditions de premier ordre ;

L'objectif est déterminé le taux de croissance endogène de court terme. Les résolutions dans ces équations donnent :

On dégage, ainsi, une fonction de production de type AK.et

 

(I-44)

Les résultats obtenus sont raisonnables aux variables dues à la question suivant, comment Helpman et Crossman(1991) expliquent leurs tentatives.

2.3.4. Grossman et Helpman (1991)

Ce modèle s'insère dans l'axe de la théorie de la croissance endogène où la concurrence est imparfaite et donc l'existence d'un qui finance la recherche et

développement et qui devient endogène puisqu'il existe des ressources pour la financer.

Pour ces auteur, il existe deux activités dans la production qui sont l'activité de la production finale qui doit être précédée par une autre activité à savoir l'activité d'innovation ç - à - d avant de produire une variété, les ingénieurs font la conception, c'est le design et donc créent et innovent. Cette activité est dite activité de recherche et développement l'entreprise elle-même qui produit la variété pourrait faire elle-même l'innovation.

En plus le pays a assez d'expérience dans l'innovation voit le nombre de variété augmente au fur et à mesure c'est-à-dire le pays le plus développé dispose d'un nombre de variété le plus important. Le nombre de variété disponible dans chaque pays donne une idée sur le stock de connaissance d'une façon générale du pays. Lequel stock pourra aider les ingénieurs à innover d'avantage c'est-à-dire le coût des inventions pourrait diminuer en fonction du stock de connaissance et donc du nombre de variété existant. Pour cette raison, les pays développés ont des avantages comparatifs dans l'innovation par rapport aux pays en voie

de développement.17 En plus les auteurs intègrent une fonction d'utilité intéressante puisque dans l'économie il existe plusieurs variétés de biens : le consommateur consomme toutes les variétés disponibles et le bien être augmente avec la diversification c'est-à-dire plus le consommateur diversifie sa consommation plus son utilité augmente. On suppose aussi que les variétés ont la même qualité et donc la diversification. Il s'agit d'une diversification.

4 **Le consommateur

4 **L'activité de la production

4 **L'activité d'innovation

4 **Equilibre sur le marché de travail

Les apports avancés par certains économistes de croissances endogènes enrichissent dans l'ensemble de la littérature économique et améliorent aussi la recherche qui prend plusieurs direction surtout en cas d'ouverture à partir de le commerce international dans le cadre de l'équation de gravité.

2.4. Le commerce international et l'équation gravitationnel

L'équation de gravité (GE) dans le commerce international a commencé dans les années soixante comme une proposition purement empirique pour expliquer les courants bilatéraux du commerce. À la fin des années soixante-dix, le GE était « légitimé» par une série d'articles théoriques qui ont démontré que l'élément essentiel de la forme GE était logique avec plusieurs modèles de courants commerciaux.

Ainsi, l'application empiriques de GE étendu couvrir une variété de questions, tel que l'impact d'accords commerciaux régionaux, frontières nationales et l'union de monnaie sur commerce, aussi bien que l'usage de l'équation assortir dehors le mérite relatif de théories du commerce alternatives.

Une nouvelle vague d'études est maintenant se concentrer sur les propriétés de l'équilibre générales du GE et les points les plus fines économétries. L'intérêt renouvelé de la profession académique dans le développement du GE est indubitablement conduit par le succès

empirique de l'équation.

17 DrMme Guetat Imène (2005) : « cours de croissance endogène ». p8-14

L'équation de la gravité a le support théorique fort et elle peut être dérivée d'une variété de modèles de commerce international et ce GE peut être utilisé pour trier des hypothèses alternatives de commerce international.

Dans sa forme la plus simple, l'équation de la gravité (GE) explique des courants du bien entre les nations :

(I-45)

Où représente le bien k qui était exporté par le pays i et a importé par pays j ; Yi,k

et Yj,k sont des dépenses sur le bien k par les deux pays ;di,j est la distance entre les nations en considération ; est un coefficient, et U est un terme de l'erreur.

Le GE d'un produit donné peut être transformé dans un GE d'exportations totales de pays i:

(I-46)

k a été supprimé et Y est le revenu du pays (par exemple, PIBN ou PIB). Si on applique log, on va line ariser GE, on aura la forme suivante :

Ln = + lnYi ,t + ln Yj,t+ ln di,j+ Fi,j+ åi,t (I-47)

Avec = Ln ; åi,t= ln et Fi,j décrivent le phénomène commercial bilatéral.

Les coefficients et sont interprétés comme élasticités où comme des changements du

pourcentage dans commerce bilatéral. Le coefficient est positif si le facteur est rehaussé au

niveau commercial (par exemple, langue commune) et négatif si le commerce qui réduit (par exemple, terrorisme).

Le GE peut être dérivé, en variant les modèles de préférences 18 des consommateurs qui sont complètes et identiques la spécialisation des modèles de différenciation du produit dans un régime de compétition monopolisateur19 sont des modèles hybrides de proportions du

18 Voir Anderson 1979; Bergstrand 1985; Deardorff 1998

19 Voir Helpman 1987

facteur différentes et différenciation du produit (Bergstrand 1989; Evenett et Keller 2002) à modèles de spécialisation incomplète et faisant du commerce coûts (Haveman 2004).

Dans le cadre de la théorie commerciale et GE, La spécialisation est au coeur de théorie commerciale; c'est complet ou le plus profondément quand chaque pays se spécialise dans la production de sa propre production et les consommateurs achètent la production du pays identiques et les préférences de l'homothétiques.

En outre, le commerce se produit sans frottement, ce là signifier qu'il n'est pas entravé non plus par les coûts du transport, les tarifs plus précisément les tarife équivalent qui sont des obstacles des frontières. Chaque pays importe et consomme une part des marchandises produites par tous les autres pays, aussi bien qu'une part de sa propre production. Ces parts sont le même pour tous les pays.

Par exemple, considérez deux pays, pays 1 et pays 2, produisent des biens différenciés par pays d'origine. Le pays 1 exportera son propre biens au pays 2 avec un montant de M12 = b1Y2b1 = propension marginale à importer de bien1 dans pays 2.

Le pays 1 vendra aussi les b1Y1 montent du bien, il produit aux consommateurs domestiques. On note qui la propension à consommer du bien 1 est la même à travers tout consommateurs sans se soucier d'emplacement. Le revenu de pays 1 est la somme des achats par les consommateursqui sont localisé dans pays 1 et les consommateurs localisés dans pays 2, c.-à d, Y1 = b1Y1 + b1Y2 = b1YwYw = revenu mondial = Y1 + Y2. Remplaçant b1 avec Y1 / Yw, M12 = Y1Y2 / Yw. C'est le simple GE a dérivé par Anderson (1979)

Mij = YiYj/Yw (I-48)

L'équation (I-48) a aussi été dérivée dans la perspective du Hecksher-Ohlin (H-O) qui représente une extension de la théorie d'avantage comparatif (Deardorff 1998). Cette théorie fait ressortir l'importance d'un pays dans le cadre de commerce internationale.

La théorie de H-O-S confirme que les marchandises sont homogène et la compétition (concurrence) est parfaite. Ce qui améliore la compétitivité entre les nations en cas d'échanges commerciaux.

Au totale, les fondements théoriques de la croissance endogène permet d'enrichir la littérature théorique économique qui développe des types des modèles(AK avec capital humain et d'autres ...) toute en appuyant aussi sur le commerce extérieur ; l'équation de

gravité dans le contexte d'avantages comparatifs et la théorie de H-O-S. Après avoir illustré les modèles de croissance endogène de type AK et les externalités existants en cas d'ouverture, on va avoir un autre canal de bénéficier et d'accroitre la croissance à partir de l'IDE en présence de capital humain.

2.5. Le capital humain, IDE et croissance économique

L'IDE joue un rôle très important dans le développement économique des nations en développement (PED) et émergent et pays développé (PD).

Sous certains conditions, sur le rôle de l'IDE dans l'accélération de la croissance et l'intégration dans l'économie mondial, un consensus semble d'être dégagé parmi l'universitaire. Le débat actuel se concentre sur l'indentification des canaux à travers les quels les IDE affectent les performances économiques.

On s'intéresse, dans ce cadre, par les revues des approches théoriques de l'impact de l'IDE sur la croissance et les canaux d'intermédiation par lesquels les effets induits transitent avant de rendre compte des principaux faits stylisées concernant, les IDE et leurs facteurs déterminant dans la zone M.E.N.A. Autrement dite, les déterminants de la croissance dans la zone M .E.N.A.

Des études récentes (Borensztveir et al .1998) suggèrent qu'un minimum de Capital humain est nécessaire pour bénéficier des effets induits des flux ID.

~ Il a été observé que les IDE et le capital humain sont des sources efficaces

de la croissance.

~ Les deux variables (IDE et Capital humain) affectent directement et

individuellement la croissance et ils renforcent mutuellement un effet de

complémentarité (Miyamoto, 2003)

~ Le capital humain serait ainsi associé à une augmentation des flux des IDE,

et il autorise pour les pays domestiques une plus grande attractivité des firmes multinationales (FMN), ceci est alors susceptible de se traduire par une amélioration de la qualité de main d'oeuvre et des conditions du travail et à long terme favoriserait une certaine stabilité politique et sociale.

De la même manière, la présence des firmes étrangères est susceptible d'influencer positivement sur (capital humain)

~ Une éducation qualifiée

Pour l'intégration et l'adaptation des nouvelles technologies et création de nouvelles procédures de travail, cette complémentarité entre capital humain et présence charge des effets bénéficiais20.

Des revues récentes de la littérature (Blonmstrain et Kokko, 1998 ; Görg and Grwnaway, 2002) suggèrent que les effets induits varient en fonction des secteurs d'activités et des entreprises. Ces effets sont négatifs21. En d'autre termes les effets de débordement dépendants de la capacité d'absorption du pays d'accueil ; pour améliorer sa croissance à partir d'adaptation des spillovers.

En effet, les conditions internes eux pays d'accueil peuvent apparaître déterminé à la fin la capacité des IDE ayant des chances de transformer la spécialisation des pays d'accueil et dans le mécanisme de débordement dans le tissu productif local (Mouhoud, 1998). Cette activité inspirait par Hojo (2003) qui a proposé une étude empirique en utilisant les effets individuels spécifiques aux pays tirés de la régression de Caselli et al (1996) qui adoptent variable approximant la productivité.

Il trouve un effet positif et Significatif de l'éducation sur la productivité. Malgré son effet négatif sur la croissance « l'éducation sur la croissance ». Dans cet article, les auteurs (Jamel Bouoiyour, El Mouhoud, Hichem Hanchane) examinent la relation entre l'afflux, les IDE, le Capital humain et la productivité.

Dans les pays en développement sur une période allant de 1960 à 2004 ; avec une référence spéciale au pays M.E.N.A sont (Algérie, Egypt., Israël Jardine, Liban ; Maroc, Mauritanie, Syrie Tunisie, Turquie). Les auteures montrent que l'IDE affecte positivement22 la croissance dans un premier lieu.

En effet, le capital humain influe négativement la croissance des pays en voix de développement .Les résultats sont standards dans les travaux empiriques sur les donnés de panel ; ils retirent de cette régression sur le capital humain et l'IDE (une régression de l'effet

20 ALYA Marwene 2004 « IDE et croissance : cas de la Tunisie » p.p( 1-08)

21 ALYA Marwene 2004 « IDE et croissance : cas de la Tunisie » p.p( 4-11)

22 Mouhoub et al (2007) : « productivité, IDE et croissance dans la zone M.E.N.A »p.p(6-12)

individuel de l'effet relatif aux pays (précède de la Productivité en fonction : IDE, Capital humain.). Les résultats ainsi montrent l'IDE n'affectent pas la Productivité, sur l'ensemble de l'échantillon .Les « Spillovers » à effet externe positive ne se produisent pas. Contrairement aussi résultats président concernant la croissance, le capital humain a un impact positif et significatif sur la productivité23.

Ce qu'on va avoir dans ce cadre, tout en avançant les différents effets de l'IDE. 2.5.1. Les effets des IDE sur la croissance

Il existe quatre effets indirects sur la croissance :

- un effet indirect passant par la productivité diversification Sectorielle différents facteurs.

- un effet en termes de transferts de la connaissance et de technologie vers les pays d'accueil sous certaines conditions de disponibilité en capital humain.

- Un effet de transformation de la spécialisation internationale du pays d'accueil sous l'effet d'une diversification Sectorielle.

2.5.2. Les effets des IDE sur la productivité

Plus récemment l'impact de l'IDE sur la productivité locale pour 18 secteurs de

l'industrie manu factorielle, marocaine sur la période 1987-1996 (Bouoiyour et Towfik, 2007). Les résultats montrent que l'ouverture commerciale et l'IDE peuvent Lancer aux impacts tous et significatifs sur le produit des firmes marocaines s'ils accompagnent du développement d'une main d'oeuvre qualifié. Les IDE ont des retombées dans les secteurs de base technologie en améliorant la productivité mais n'ont pas d'effets dont de haute technologie selon Tawfik (2007) sont les externalités technologique.

2.5.3. Les IDE peuvent-ils transférer la technologie et la connaissance ?

La diffusion peut être délibérée, par exemple lorsque la filiale cède une licence à une entreprise locale. A titre d'exemple, on citera le cas d'une multinationale qui renforce le capital technologique des entreprises traitant avec elle pour leur permettre de satisfaire aux spécifications technologiques qu'elle leur impose.

23 Marouane Alaya (2004) : « IDE et croissance économique : cas de la Tunisie » p.p 2-5.

La diffusion technologique peut aussi prendre la forme de retombées technologiques et l'on parle de retombées technologiques horizontales lorsque, par exemple, la filiale a une technologie nouvelle qui est ultérieurement copiée ou assimilée par les entreprises concurrentes. Il existe au contraire des retombées verticales, lorsque la filiale transfère, à titre gratuit, une technologie aux entreprises qui fournissent des intrants ou des services en aval (distribution ou vente au détail par exemple).

Le capital technologique des entreprises locales peut donc s'améliorer lorsque des entreprises multinationales prennent pied sur le marché. Ces dernières possédant un avantage comparatif en terme de technologies nouvelles et de nouveaux modes d'organisations et de distributions, fournissent une assistance technique à leurs fournisseurs et clients locaux, et forment des travailleurs et des cadres qui seront peut être ultérieurement recrutés par les entreprises locales. Ces externalités vont alors améliorer le taux de croissance de la productivité globale des facteurs (PGF) de ces pays.

Les filiales locales peuvent elles-mêmes faire de la recherche et développement pour adopter les nouvelles technologies mises au point par la société mère aux conditions locales. Il est manifeste que l'IDE favorise plus les contacts avec les étrangers et la découverte de nouvelles façons de procéder que ne le fait le commerce.

Dans la plupart des cas, il s'avère que les technologies transférées aux filiales sont en moyenne plus récente que celles que sont cédées à des tiers par le jeu de licences ou dans le cadre de coentreprises(OMC 1996)24. D'autre part, ID et augmentation de la connaissance dans le pays d'accueil jouent très important dans la croissance économique soutenue est maintenant connue dans la théorie de la croissance endogène.

L'accumulation de connaissances sous forme de «technologie» [Romer (1990)] ou de «capital humain» [Lucas (1988)] : Le niveau de connaissance est intégré à la main d'oeuvre et non au capital physique] est généralement associée au concept de progrès technique que l'on peut définir comme étant «l'accroissement de la connaissance que les hommes ont, des lois de la nature appliqué à la production». Ce progrès technique peut prendre plusieurs formes selon qu'il accroît la productivité des facteurs, et permet l'émergence de nouveaux produits

24 O.M.C (1996) "Rapport annuel 1996, Volume I et II, Dossier spécial: le commerce et l'investissement étranger direct"(Genève)

l'amélioration de certains produits (Demurger 1997)25 ou de la productivité d'intrants intermédiaires.

Dans l'approche d'Arrow, la connaissance est traitée, dans la théorie de la croissance endogène soit comme un bien public accumulable dont l'acquisition passe par l'apprentissage et permet l'augmentation de la productivité de travail et par conséquent l'extension des possibilités de production d'une économie: la connaissance ne reçoit aucune rémunération, ce qui écarte la possibilité que les firmes fassent des investissements en R&D.

Pour Romer, l'accumulation des connaissances fait l'objet d'une activité spécifique et rémunérée, résultant d'un comportement de maximisation du profit des entreprises en concurrence monopolistique, produisant des biens différenciés imparfaitement substituables. Grâce à la rente des monopoles, elles vont financer des activités de R&D qui permettront une activité volontaire d'accumulation des connaissances.

Du fait de leur nature non rivale et partiellement non exclusive, les connaissances technologiques et managériales incorporées dans l'IDE d'une firme étrangère peuvent générer des effets externes à l'intérieur des frontières nationales. Ainsi, la nature cumulative de l'IDE lui permet d'être une source d'externalité intertemporelle se trouvant au coeur de la croissance économique. Chaque amélioration ou innovation contribue à l'augmentation du stock de connaissances disponibles pour les générations futures. «La connaissance peut être transmise au reste de l'économie via la formation du travail, l'établissement de liens entre les entreprises locales et étrangères ou un processus d'apprentissage par observation, « learning by watching ».

Findlay (1978)26souligne que la présence d'entreprises étrangères, plus efficaces sur le territoire national peut favoriser par un effet de «contagion », l'accroissement du taux de progrès technique du pays d'accueil. L'augmentation de la connaissance dans le pays hôte est d'autant plus importante que les activités des entreprises étrangères disposant d'une technologie supérieure se développent dans l'économie. Elle s'accentue lorsque les contacts

25 Demurger S.(1997), « Ouverture et croissance : le cas de la République de Chine ». Thèse de doctorat de sciences économiques de l'Université de Paris I-Panthéon Sorbonne.

26Findlay, R.(1978), « Relative backwardness, direct foreign investment, and the transfer of technology : a simple dynamic model », Quaterly journal of Economic, Vol.92(1), p1-16. « Some aspects of technology transfer and direct foreign investment »American Economic Review, Vol.68 (2), p275-279.

personnels établis entre ceux qui ont déjà une connaissance de l'innovation et ceux qui pourraient la copier, est assez grande.

2.5.4. Les limites des effets externes des IDE

Le niveau de capital humain joue ici un rôle primordial. Ainsi, la dotation en capital humain de niveaux différents joue un rôle de catalyseur dans les retombées des IDE des entreprises multinationales sur le taux de croissance de la productivité globale des facteurs. La relation entre le capital humain et l'investissement direct étranger est double. Le capital humain est un facteur de localisation des IDE des entreprises multinationales (Lucas 1988, Meddeb et Drine 2000)27 et joue également un rôle dans les retombées des transferts de technologies sur la croissance des pays hôtes.

L'existence d'aptitudes technologiques et d'un stock de capital humain conditionne l'assimilation du savoir-faire développé ailleurs. Les pays hôtes doivent disposer d'un stock minimal de capital humain et de savoir-faire qui leur permet l'assimilation de technologies étrangères. Sans une politique d'amélioration de la qualification de la main d'oeuvre, les pays du Sud- Est- Asiatique n'auraient pas été en mesure de bénéficier des transferts de technologies des entreprises multinationales étrangères. Pour les pays à retard technologique, l'accumulation de capital humain et le développement des activités d'apprentissage (R&D et autres) est indispensable pour qu'ils puissent bénéficier au mieux des retombées positives des flux d'IDE sur la croissance.

L'accumulation de capital humain et l'apprentissage sont aujourd'hui au coeur de tout processus de transfert technologique. L'accumulation de capital humain pour les pays émergents constitue non seulement un véritable atout pour ces pays, mais aussi un préalable nécessaire à des transferts technologiques via les IDE. Concernant, Le volume et la nature de la technologie transférée sont en grande partie influencés par le niveau de compétitivité du pays d'accueil.

27. Meddeb.R et Drine.I (2000) "Attractivité des IDE et régime de change dans les pays émergents", papier présenté au GDR d'économie et finance internationale 23 et 24 juin Tunis 2000.

Cantwell (1989)28 souligne que « les externalités sont les plus susceptibles d'apparaître dans les régions ayant un avantage technologique dans le passé ». En effet, il a constaté que l'impact positif le plus important sur la technologie locale est observé dans les firmes qui ont une grande tradition technologique. Il conclut donc que les effets externes sont plus importants dans l'industrie où l'écart technologique est faible.

Haddad et Harisson(1993) 29ont montré en revanche que l'importance de l'écart technologique freine les effets externes.

Dans la suite, on s'intéresse à l'impact de L'ouverture sur la croissance économique, d'une part et d'autre part, les principaux documentaires existants entre la période 1997 et 2003, pour finir par autres travaux récents

Conclusion : L'IDE joue un rôle très important dans les développements des nations , c'est un canal de transmission dans la quelle la région M.E.N.A bénéficie de leur intégration mondiale surtout en cas de transfert technologique , où aussi le rattrapage technologique qui manifeste et persiste pour la plus part les nations en voie de développement .

Les spillovers où les externalités sur le capital humain en cas d'ouverture à l'extérieure et leur effets sur la croissance de la zone M.E.N.A sera, par la suite, l'objet de section suivante.

SECTION 3 : LE CAPITAL HUMAIN ET LA CROISSANCE DANS UN CONTEXTE D'OUVERTURE ECONOMIQUE

Le commerce international a un rôle très important dans le développement des pays ou des régions.

28 Cantwell J (1989), "Technological Innovation and Multinational Corporations" (Oxford).

24 Haddad et Harisson(1993) : « Are there spillovers from direct foreign investissement »in journal of developement economic ,n°42 ,P 52

En revanche, le commerce international a connu une stagnation, pendant les deux guerres, les pays ont essayé d'exporter leur crise économique au moyen des barrières protectionnistes. D'assez nombreux arguments théoriques fondent l'existence du lien causal positif entre ouverture commerciale et croissance économique, ils peuvent être ventilés en deux catégories suivant la nature de leurs effets.

Dans le cadre théorique et en développent l'idée général de l'impact de l'ouverture sur la croissance. On va répondre à la question spécifique de cet impact en premier lieu.

En deuxième lieu, on met l'accent sur le rôle retrouvé du système éducatif suite à une relation fondamental étudié entre capital humain et croissance.

3.1. L'ouverture et croissance économique

L'ouverture est considérée comme un choix de politique économique globalement préférable. Plusieurs voies théoriques renforcent cette idée , Les théories classiques du commerce international montrent que l'ouverture entraîne une réorientation des ressources vers les emplois relativement les plus efficaces par voie de spécialisation dans les économies des nations et surtout dans la zone M.E.N.A.

3.1.1. L'ouverture commerciale motrice de croissance

Dans une logique ricardienne la spécialisation des économies nationales permet une économie globale de facteurs de production et partant un déplacement de la frontière de production. Mais ces gains sont essentiellement statiques, la force de cet argument « classique » est par conséquent à relativiser.

L'ouverture commerciale favorise la diffusion internationale de l'innovation à travers les flux de services et de marchandises, surtout de biens d'équipement. Elle permet aussi l'exploitation d'économies d'échelle statiques et dynamiques, internes voire externes à travers la constitution de grands marchés et le renforcement des séries produites. Les gains de productivité obtenus dans les secteurs d'exportation se diffusent à l'ensemble de l'économie des nations à travers la baisse du prix relatif des biens d'équipement.

En outre, les arguments développés par le courant de la croissance endogène se situent également dans cette veine même si les fondements sont plus immatériels (travaux

de Rivera-Batiz et Romer(1991), Grossman et Helpman (1991). L'ouverture donne accès au stock mondial de connaissances, la constitution de grands marchés permet aux secteurs de la recherche d'exploiter des rendements d'échelle croissants et de supprimer des activités redondantes, au final chaque pays peut consacrer une part plus importante de capital humain à la recherche. L'ouverture est ici encore nécessairement un vrai moteur de la croissance. De plus, à travers l'augmentation de la concurrence l'ouverture commerciale constituerait un facteur de rationalisation tout chemin au sein des économies.

* Au niveau microéconomique, la concurrence commerciale accélère de facto30 la recherche de gains de productivité, l'effort d'adaptation à la demande, et sous certaines hypothèses le rythme de l'innovation...

* Sur le plan macroéconomique, l'ouverture constituerait un facteur disciplinant en matière de conduite des politiques conjoncturelles et un facteur d'orientation des politiques structurelles vers plus de flexibilité et partant vers une meilleure allocation globale des ressources. On retrouve la philosophie du « consensus de Washington ». L'argument est combattu notamment par Stiglitz (2002)

Enfin, l'ouverture commerciale obligerait les sociétés à rendre plus efficace leurs institutions, système éducatif pour s'approprier les innovations, effort pour faire reculer le népotisme et la corruption31 . L'ouverture commerciale serait aussi par ce canal un catalyseur de la croissance.

3.1.2. Quel lien entre commerce et croissance ?

La théorie standard du commerce international souligne les gains statiques procurés par une meilleure spécialisation de chaque pays participant à l'échange qui voit son revenu national s'accroître (modèle HOS à 2 pays, 2 facteurs, 2 biens par exemple). Dans le meilleur

30 Bertrand Blancheton(2004) : « ouverture commerciale, croissance et développement : malentendus et ambiguïtés des débats » Première Journée du développement du GRES. « Le concept de développement en débat »p .p. (9-12)

31( analyse de Rodrik par exemple)

des cas, l'effet statique est cependant modeste32. De plus, dans le cas d'un grand pays qui influe sur la détermination des prix au niveau mondial, la libéralisation unilatérale peut avoir un impact négatif33.

Dans le cadre des nouvelles théories du commerce international, l'existence d'externalités implique que le commerce international ne profite pas nécessairement à tous les pays participant à l'échange. En présence de rendements croissants, un pays plus efficient peut en effet ne pas pouvoir entrer sur le marché d'un produit du fait de la présence d'un second pays qui dispose d'une rente de situation sur ce produit (Krugman et Obstfeld, 1995).

Les théories de la croissance endogène (Romer, 1986, Grossman et Helpman, 1991) ont mis en évidence l'existence de gains dynamiques (avec un impact sur la croissance du revenu et non plus seulement sur son niveau), liés en particulier aux économies d'échelle (hypothèse de rendements croissants) et à la diffusion du progrès technique favorisée par le commerce (voir Fontagné et Guérin, 1997).

Cependant, ces gains ne sont pas garantis et des modèles inspirés de ces nouvelles théories montrent que l'ouverture peut pousser les pays concernés vers une spécialisation dans des secteurs peu dynamiques avec au total un impact négatif sur la croissance (Rodriguez et Rodrik, 2000).

La large incertitude théorique confère une importance particulière aux travaux empiriques sur le lien ouverture-croissance, sachant qu'il est toutefois difficile de mettre en évidence empiriquement les gains de l'ouverture en termes de croissance pour les PED.

Face d'une absence de tendance générale au rattrapage des pays industrialisés par les PED, ces travaux cherchent en particulier à vérifier si le régime commercial joue un rôle dans ce phénomène.

Le plus naturel dans cette perspective semblerait de prendre comme variable explicative

le niveau moyen des droits de douane. Mais cette mesure est à la fois partielle et imprécise :

+ en premier lieu, de nombreuses barrières non tarifaires s'ajoutent aux droits de douane, qu'il s'agit de quotas, de licences d'importation, ou tout simplement d'obstacles administratifs destinés à discriminer les importateurs par rapport aux producteurs nationaux .

32 Avec des hypothèses réalistes concernant le niveau des droits de douane et la part des importations dans l'économie, un simple calcul de surplus suggère que les pertes dues à la protection commerciale sont inférieures à 1 % du PIB (Guillochon, 2001 ; Winters, 2004).

33 (Voir Verdier, 2004)

+ en second lieu, il existe un important décalage dans les PED entre les droits consolidés et les droits appliqués, les premiers sont connus avec précision tandis que les seconds sont par nature beaucoup plus délicats à évaluer et à agréger.

+ enfin, on ne mesure bien que les droits ad valorem, tandis que les droits spécifiques

sont plus difficiles à mesurer puisqu'ils nécessitent une conversion monétaire.

La construction récente de nouvelles bases de données prenant en compte l'ensemble de ces formes de protection34 permet d'envisager une plus grande utilisation des mesures directes de la protection commerciale dans l'avenir.

3.1.3. Le lien ouverture- croissance

Selon les critères de Sachs et Warner, une économie est considérée comme ouverte si elle l'a été sur l'ensemble de la période. Pour un pays donné, l'indice dichotomique d'ouverture garde donc une valeur constante (0 ou 1) entre 1970 et 1989.

Selon ces auteurs, les PED ouverts ont enregistré un taux de croissance de 4,49 % par an (contre 0,69 % pour les PED fermés. Au sein du groupe des économies ouvertes, les PED ont crû plus vite que les pays développés (4,49 % contre 2,29 % par an). Ces résultats amènent Sachs et Warner à affirmer : « Ceci suggère qu'au sein du groupe des économies ouvertes, tant développées qu'en développement, on devrait tendre à observer une convergence économique (...) Les données suggèrent que l'absence de convergence globale dans l'économie mondiale au cours des dernières décennies pourrait bien être la conséquence des régimes fermés pratiqués par la plupart des pays pauvres ».

D'une manière générale, cette étude, ainsi que les autres travaux économétriques de ce type portant sur le lien entre ouverture et croissance35 butent sur au moins quatre types de problèmes (Winters, 2004 ; McCulloch et McKay, 2004) :

Ainsi, les indicateurs d'ouverture utilisés reposent largement sur des questions hors du domaine de la politique commerciale ; ainsi Rodriguez & Rodrik (2000) montrent que l'effet de l'ouverture sur la croissance mis en évidence par Sachs & Warner recouvre en fait l'influence de facteurs géographiques.

3.1.4. Le débat de protection de libre -échange

34 (voir Bouët et al. 2002)

35 (voir en particulier Edwards, 1998 ; Serranito, 2001)

Tout durcissement de la politique commerciale fait repasser l'esprit d'un reflux autarcique et fait l'objet d'une correction de principe.

Historiquement, la protection est la règle et le libre échange l'exception. Les théories protectionnistes ne peuvent pas, en définitive, être interprétées comme des approches qui prônent l'insertion dans l'échange international.

Les approches protectionnistes nous semblent attirer l'attention sur le contrôle du rythme de l'ouverture et la nature de celle-ci. Au débat protection versus libre échange doit se substituer une interrogation sur la détermination d'une bonne politique commerciale, c'est-àdire une politique assez active pour préserver la cohésion sociale interne, rechercher un équilibre entre les forces sociales mais aussi assez souple pour préserver une dynamique internationale d'ouverture.

Une littérature théorique abondante s'est développée dans cette direction. Elle étudie la relation ouverture-croissance économique. Les résultats des analyses sont variables selon la structure des modèles, l'origine de la croissance, les dotations et les conditions initiales des pays ou encore selon que les connaissances technologiques sont communes à tous les pays où qu'elles sont purement nationales.

En effet, dans les modèles de croissance avec apprentissage par la pratique, les travaux ont montré que la situation initiale d'un pays détermine la nature de sa spécialisation dans le long terme et par conséquent son taux de croissance après l'ouverture [Krugman, (1987), Lucas(1988), Young (1991)...].

La situation initiale peut conduire alors à une mauvaise spécialisation d'une petite économie et peut l'enfoncer dans le sous-développement. Dans ce cadre, les travaux préconisent des politiques commerciales protectionnistes, au moins temporairement, pour protéger les industries au stade de l'enfance.

En revanche d'autres travaux considèrent l'innovation comme source de croissance et encouragent une politique d'ouverture [Rivera-Batiz et Romer (1991a), (1991b), Grossman et Helpman (1990), (1991a), (1991b), Feenstra (1990)...].

Au totale, dans cette littérature les résultats montrent que l'intégration complète de deux pays identiques permet de doubler leurs taux de croissance par rapport à ceux de l'autarcie. Ainsi, l'existence de tarifs douaniers réciproques agit négativement sur la croissance dans la mesure où ils ne font qu'encourager l'activité d'imitation. Cette dernière

occupe une partie du capital humain, qui devrait être consacré à la R&D ; elle diminue par conséquent le taux de croissance économique.

On s'intéresse, dans la suite de développement théorique, d'étudier la relation entre les deux facteurs dans la zone M.E.N.A

3.2. L'ouverture et la croissance dans la zone M.E.N.A

L'étude du cas des pays de MENA nécessite la présentation du cadre conceptuel qui fait de l'ouverture un facteur d'instabilité et de présenter leurs caractéristiques structurelles et institutionnelles susceptibles d'influencer l'efficacité de toute politique d'ouverture.

3.2.1. L'ouverture peut être facteur de stabiité de la croissance dans la zone M.E.N.A

La distinction entre ouverture commerciale et ouverture financière est nécessaire pour étudier la relation entre l'ouverture et l'instabilité

*Ouverture Commerciale et instabilité :

Les études de Gullaumont (1994) traitent l'effet de l'instabilité des recettes d'exportations sur la croissance ; où il teste le double effet de l'ouverture.

Les travaux de Corden Neary (1982) montrent que la relation positive entre l'instabilité du taux de croissance et l'ouverture commerciale tende d'être accentuée par des politiques de protection industrielle et de change impropre. Les caractéristiques structurelles et le niveau de développement d'un pays joue un rôle déterminant pour la croissance. Donc les politiques économiques adoptés, les caractéristiques structurels et le nivaux de développement d'un pays joue un rôle déterminant pour la croissance d'un pays et intervient significativement dans l'explication des phénomènes économiques observés36.

*Ouverture financière et instabilité :

D'après les travaux de Mackinnon et Shaw (1973), la libéralisation financière apparait comme une solution pour sortir de régression financière.

En outre, libéralisation financière mal maitrisée en relation avec la fragilité de système bancaire dans les PED et avec la gestion indépendante de leurs dettes qui peuvent aggraver

36 LIOUNANE Naoufel ( 2002) : « ouverture et croissance économique dans les pays M.E.N.N.A » p.p 6-10

l'instabilité financière de ces pays. Parmi les raisons qui considèrent ouverture financière est bénéfique, on cite :

v' La stimulation de croissance macro-économique suite à un accès des pays nouveaux de financement externe.

v' Une réduction des couts d'endettements et une grande efficacité du marché.

v' La transmission internationale du progrès technique est être souhaitable. Malgré,

les conséquences négatives qui peuvent persister. Dans ce cas, on cite alors ;

v' le risque et la volatilité de renversement des flux des capitaux dont les causes

sont : * la manque de confiance dans les politiques macro-économiques

*les effets des attaques spéculatives sur la balance courante.

3.2.2. L'expérience d'ouverture des pays M.E.N.A

Les pays MENA connaissent un retard de développement économique suite à une étude faite sur les politiques d'ouverture adoptés par ces pays et selon l'hypothèse de l'abondance des ressources naturelles qui conditionnent la configuration spécifique de la liaison ouverture croissance et ouverture instabilité.

Parmi les pays qui ne sont pas des ressources naturelles (Maroc et la Tunisie) mais ils n'ont connu un débit d'insertion dans le marché mondial. Pour les pays dotés des ressources naturelles ; on cite par exemple (Algérie, Egypte, Syrie, Saoudite Arabie)

Un autre problème qui se pose suite à l'intégration commerciale des pays M.E.N.A, en plus les désarmements tarifaire exerce une pression sur l'équilibre des finances publiques se caractérise par une baisse des recettes douanières.

Tous les pays M.E.N.A sont affectés par cette diminution des ressources, on cite dans ce cas par exemple au Liban, en Algérie et en Tunisie, avec environ 29% (19 et 16%).Aussi, il existe des recettes de l'Etat prélevées sur les échanges extérieurs qui doivent être affectés par une réduction tarifaire qui représente plus de 3% du PIB (de 2 à 5%) du PIB. Par exemple, au Maroc, les effets seront moins fort : 10% de la recette public du PIB qui représentant 2,5 de PIB (Abed, 1998)37.

37 Jaque Ould Amodia et Laurence Tubiana : « Euro-méditerranéen : Recentrer le partenariat ».OCDE.

Les pays M.E.N.A sot caractérisés par les besoins de financement parce qu'ils n'arrivent pas à compenser la perte des ressources par la diminution de cout (dépenses). L'engagement des pays M.E.N.A dans la P.A.S sous l'égide de F.M.I représente une solution about d e quelle ces pays réduisent leurs dépenses dans leurs investissement .

Au totale, les P.A.S sont permis de restaurer la stabilité de ces économies à court terme sans redresser leur régime de croissance. Plusieurs difficultés persistent ne peuvent pas permettre aux pays de s'engager sur la voix de la reforme et libérer leur potentiel de croissance . Les reformes structurelles sont hérités à deux vives résistances ;

*les résidences d'un système fiscal actuel .Ces pays connaissent un taux d'investissement privé relativement faible, national et étranger, qui ne dégage une rentabilité élevée que dans les secteurs peu exposés à la concurrence.

* l'environnement de l'investissement privé dans ces pays est peu favorable38.

C'est à cause de la politique micro-économique restrictive employer par ces pays. Après la stabilisation macro-économique opérée, le maintien d'une politique monétaire rigoureuse sur l'incitation à investir.

De même certain pays souffrent d'un déficit public relativement important , en particulier en Algérie , Egypte , Jordanie ...,conduit ,en outre , à une éviction du financement du secteur privé .

Enfin, les politiques économiques souffrent également d'une insuffisance lisibilité et les interventions publiques sont encore peu transparentes. Les reformes structurelles avancent d'une façon héritée d'une augmentation du fonctionnement des marché.

*L'investissement dans la région M.E.N.A

Les efforts engagés par les pays de la région MENA pour stimuler l'investissement à destination du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord viennent de connaître une nouvelle impulsion grâce à l'annonce faite par 16 nations arabes de leur intention de poursuivre des réformes, avec le soutien des pays de l'OCDE, afin d'améliorer les conditions offertes aux entreprises dans la région. Dans une Déclaration en 19 points approuvée lors d.une réunion ministérielle organisée en Jordanie dans le cadre du Programme OCDE-MENA pour l'investissement, les ministres et hauts fonctionnaires représentant les pays de la région MENA ont identifié les principes et les bonnes pratiques visant à favoriser l'investissement.

38 LIOUNANE Naoufel ( 2002) : « ouverture et croissance économique dans les pays M.E.N.N.A » p.p 10-12

Ils ont notamment pris acte de la nécessité de veiller à la transparence et à la prévisibilité des politiques, lois, réglementations, pratiques administratives et statistiques nationales ayant une incidence sur l'investissement intérieur et étranger. « Une véritable intégration dans l'économie mondiale exige la mise en oeuvre d'une réforme d'ensemble couvrant les domaines économique, politique, social, éducatif, juridique et judiciaire, » a-t-il notamment déclaré. « Ces réformes ne seront fructueuses et durables que si elles sont engagées par les pays concernés. »39

3.2.3. L'exemple de l'expérience marocaine

a. Commerce extérieur : Quel apport pour la croissance ?

Le plan de développement économique et social a opté pour un modèle de croissance par les exportations. Ce choix a incité le Conseil à consacrer la quatrième partie de l'édition 1999 du rapport annuel sur les échanges extérieurs à l'analyse des conditions nécessaires pour que le commerce extérieur en général et l'exportation en particulier joue le rôle moteur de croissance souhaité par le plan.

Le rapport du conseil confirme que si le choix de la croissance par les exportations demeure pertinent, il n'en demeure pas moins que le marché intérieur peut être d'un apport considérable pour l'amélioration du commerce extérieur à travers la mise en oeuvre d'une stratégie de substitution compétitive aux importations.

Pour réussir ces deux objectifs, le rapport suggère de dépasser les mesures ponctuelles d'incitation accordées de façon horizontale. Une politique appuyée sur des incitations sectorielles appropriées est en mesure d'orienter l'investissement destiné à l'exportation et à la substitution compétitive aux importations. Dans cette mouvance, le développement de l'intégration sectorielle est à rechercher pour améliorer la valeur ajoutée locale contenue dans les exportations.

Par ailleurs, la recherche d'alliances stratégiques et de partenariats ciblés sur le plan international devrait constituer une autre priorité. Le rapport confirme, également, que ces politiques ne pourront apporter les fruits escomptés qu'en présence de deux préalables : un environnement compétitif favorable à l'épanouissement de l'initiative privée et des mesures de soutien et d'encouragement au déploiement de l'investissement direct marocain sur le marché international.

39 Politiques économiques et commerce extérieur « maquette CNCE »modification par G4 Fatma : 04 /03 / 2008 .p.p(8-15)

b. Commerce extérieur et croissance économique : Nécessité d'une nouvelle dynamique

Le commerce extérieur marocain demeure dominé par des exportations à faible valeur ajoutée, un déficit structurel important et des structures géographique et sectorielle relativement invariables en longue période, tant à l'importation qu'à l'exportation, avec de surcroît, ces dernières années, des tendances à l'essoufflement des exportations et au renforcement du taux de pénétration du marché intérieur par les importations. Seule une nouvelle dynamique est à même de renverser ces tendances et permettre au commerce extérieur d'assurer une contribution positive à la croissance économique.

La première démarche essentielle d'une nouvelle stratégie est de faire du développement des échanges extérieurs et des exportations en particulier un choix fondamental de politique économique. Il s'avère que le Maroc a déjà opté pour ce choix en érigeant la croissance des exportations à un rythme largement supérieur à celui de ces dernières années comme priorité fondamentale du plan de développement économique et social 2000-2004.

La stratégie de l'optimisation de l'apport du commerce extérieur à la croissance devrait, également, privilégier le marché intérieur. Tous les interlocuteurs estiment que le marché intérieur marocain, aussi bien au niveau des biens que des services ou du tourisme ne constitue nullement un levier susceptible d'appuyer les exportations par des économies d'échelles.

Le marché intérieur peut améliorer aussi le commerce extérieur à travers le développement de l'offre, dans certaines branches comme le matériel agricole, le froid, certains intrants dans la fabrication des voitures et leur maintenance, l'intégration du cyclomoteur, le matériel informatique et bureautique, ainsi que pour l'exportation de certains services comme le BTP ou des services d'assurance. Stratégie de soutien aux exportations et développement de l'offre sont les deux composantes de base pour une nouvelle dynamique du commerce extérieur pouvant contribuer positivement à la croissance économique.

Cependant, le constat est unanime que les politiques économiques menées au cours de la décennie 90 ont ignoré le commerce extérieur, à l'exception de la poursuite de la libéralisation des importations et la tendance à la suppression de toute forme de protection pour aller dans le sens des accords de l'OMC et des zones de libre-échange. Si durant les décennies 70 et 80, des politiques d'incitations sectorielles ont contribué au développement des investissements et à la croissance des exportations, force est de constater que les lois de finances de la dernière décennie ont été neutres vis à vis des exportations.

Il convient, à cet égard de noter, que la politique économique fondée sur des mécanismes sectoriels appropriés d'incitation peut orienter, également, l'investissement destiné à l'exportation et au développement de l'offre.

D'abord en privilégiant les secteurs dans lesquels le Maroc dispose d'avantages compétitifs : les textiles, les produits de la mer, le tourisme, les mines, certaines branches de l'agroalimentaire et de l'électronique.

En suite, en renforçant la valeur ajoutée dans certaines branches de l'industrie

manufacturière par l'intégration ou/et l'élargissement du marché intérieur, à travers la maximisation des effets d'entraînement des secteurs précédemment cités.

Par ailleurs, la conjugaison des efforts du secteur privé et ceux de l'Etat doit, également, s'orienter vers l'exploitation des possibilités offertes par la " nouvelle économie " où le Maroc peut disposer d'avantages indéniables notamment, au niveau des ressources humaines

Il convient, en outre, de préciser une stratégie d'alliances et de partenariats ouverte sur un marché international ciblé à même de permettre l'exploitation des avantages comparatifs du Maroc.

Sur le plan de la politique monétaire, il est indiscutable que le financement des exportations a subi l'impact de la libéralisation du système financier et des taux d'intérêt. Il appartient aux banques de soutenir les efforts des exportateurs pour leur assurer les financements nécessaires; l'Institut d'Emission ne pouvant intervenir que par le refinancement des avances sur créances nées. Les banques affichent un taux d'intérêt spécifique pour le papier export. Egalement, il y a des possibilités de financement en devises sur le marché international.

Cependant, l'accès à ces financements est souvent très difficile pour les PME exportatrices et les garanties importantes exigées constituent un handicap supplémentaire. A ces deux handicaps s'ajoute-la cherté et la méconnaissance des instruments disponibles de gestion du risque de change liés à l'usage des financements en devises.

Il convient de noter par ailleurs que, bien que les autorités monétaires aient mis en place des mécanismes de cession à terme de devises et même un marché à terme, les entreprises semblent désarmées en matière de gestion de trésorerie en devises et de risque de change

Au totale, les autorités économiques de la zone M.E.N.A ont orientées leurs projets vers une perspective d'ouverture pour améliorer leurs compétitivités.

3.3. Les principaux documentaires récapitulatifs de 1997 à 2003

Durant cette période, beaucoup des études visaient à estimer l'effet du capital humain sur la croissance. Il convient de mentionner la confusion qui semble régner dans la documentation en ce qui concerne le taux de croissance économique réelle et le taux de croissance équilibrée.

Si en travaillant dans un contexte néoclassique, certains auteurs ont présenté des résultats sur la relation entre le niveau initial de la scolarité et le taux de croissance à long terme en adoptant la méthode d'analyse néoclassique. Car dans ce modèle, le taux de croissance équilibrée d'une économie est déterminé de manière exogène.

Mauro (2000) fait une étude au cours des trente dernières années sur l'effet de l'accumulation du capital humain sur le développement des régions italiennes toute en testant différents modèles, dont ceux d'Islam (1995) et de Barro (1997), il a neutralisé les taux de chômage et l'expérience de travail accumulée, Mauro observe une relation positive et significative entre l'investissement dans la scolarité et la croissance à long terme.

Dans ces apports Bils et Klenow (2000) ont mis un modèle pour évaluer la causalité entre la scolarité et la croissance. Plus précisément, leur modèle est construit à partir d'unités de durée limitée et le taux de croissance semble être augmenté par le nombre d'années de scolarité accumulées d'une personne, et aussi par le capital humain accumulé des aînés(les plus âgés), pour potentialiser l'influence du capital humain des jeunes sur le taux de croissance de l'économie.

Quelle que soit leur méthode d'évaluation de la scolarité et d'après une équation des salaires inspirée de Mincer, elle explique moins du tiers de la relation observée par de nombreux économistes entre le niveau de scolarité et le taux de croissance de l'économie.

Lee et Barro (2001) ont recherché les déterminants de la qualité de l'école dans une base de données de panel qui inclut des mesures d'inputs et d'outputs de l'éducation pour un plus grand nombre de pays.

Pour Coulombe (2000, 2003) a aussi étudié le rôle de l'urbanisation des provinces canadiennes dans le contexte de la convergence conditionnelle. En poussant plus loin le modèle de Coulombe et Tremblay (2001) fondé sur l'économie ouverte et la mobilité imparfaite du capital humain, Coulombe utilise des données sur les taux d'urbanisation relatifs des provinces pour expliquer les niveaux relatifs de l'équilibre stable provincial à long terme de l'indicateur du capital humain et du revenu théorique par habitant.

Les résultats de ces études donnent à penser que les provinces ont convergé au rythme moyen de 5 % par année et que les différences entre les équilibres stables provinciaux respectifs ne semblent pas être théoriques, mais réelles.

Une autre conclusion importante de ces études est que le capital humain ne suffit pas à rendre compte des disparités régionales observées dans les variables macroéconomiques observables. Il semble qu'il doit s'accompagner d'un degré d'urbanisation relativement élevé pour favoriser une croissance à long terme élevée.

Un autre document intéressant est celui de Bassanini et Scarpeta (2001) toute en prenant l'ensemble de données de la Fuente et Doménech (2000) et un nouvel estimateur convergent, l'estimateur de la moyenne de groupe, ils effectuent des estimations de panel pour 21 pays de l'OCDE.

En pratique, au lieu de prendre des intervalles de cinq ou dix ans, les auteurs utilisent des données annuelles pour les variables comprises dans leurs régressions. Toutefois, ils ont dû extrapoler une partie des données sur la scolarité, car elles n'étaient disponibles qu'à des intervalles de cinq ans dans certains sous-échantillons. Ils concluent qu'ils observent « un impact positif et significatif de l'accumulation du capital humain » sur les sentiers de croissance des pays.

Plus précisément, ils estiment qu'une année d'études supplémentaire a pour effet d'accroître la production par habitant d'environ 6 %, ce qui, selon eux, concorde avec les résultats de l'analyse des microdonnées. Par contre, leur estimation de la vitesse de convergence est supérieure à celle de 2 % à 5 % qu'on trouve dans d'autres études fondées sur les modèles néoclassiques étendus pour tenir compte du capital humain. Les vitesses de convergence élevées reflètent les fluctuations à court terme du cycle économique qui se manifestent lorsqu'on utilise des données annuelles dans les estimations de panel40, particulièrement lorsqu'on tient compte de vitesses de convergence différentes selon les pays. Si l'approche fondée sur l'estimateur de la moyenne de groupe est intéressante, on doit cependant interpréter avec prudence les résultats de régressions de la croissance dans lesquelles les vitesses de convergence estimatives sont aussi élevées.

Il existe d'autres travaux qui ont essayé de développer cette optique focalisé sur la relation entre la scolarisation ou l'éducation et capital humain.

40 Coulombe et Day, 1996; de la Fuente, 1998

3.4. Autres travaux récents

Krueger et Lindahl (2003) soulignent le fait que les estimations de l'influence du capital humain sur les taux de croissance de la productivité et de l'ensemble de l'économie sont de beaucoup inférieures aux estimations de cette influence sur les salaires et sur d'autres résultats sur le marché du travail observés à l'échelle individuelle. Cette disparité est du à la qualité des mesures du capital humain employées dans les modèles macroéconomiques de la croissance.

L'analyse des données de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes (EIAA) a déjà montré qu'à la suite d'une évaluation directe, la littératie (les capacités de lecture et d'écriture) et la numératie (les capacités de calcul) avaient une influence significative sur un éventail de résultats sociaux et de résultats sur le marché du travail observés à l'échelle individuelle et que cette influence l'emportait sur celle qui est attribuable au niveau de scolarité.

La présente étude exploite pour la première fois les propriétés de mesure améliorées qu'offrent les résultats de l'EIAA afin d'estimer l'influence du niveau et de la répartition de compétences mesurées directement sur les taux de croissance de la productivité et de l'ensemble de l'économie pour la période de 1960 à 1995 dans un groupe de quatorze économies très développées de l'OCDE. Les résultats sont remarquables à deux égards.

( Premièrement, ils confirment que l'utilisation de meilleures données sur des

compétences économiquement productives réelles accroît l'importance du capital

humain pour la croissance en la rapprochant du niveau observé à l'échelle

individuelle.

( Deuxièmement, ils donnent à penser que des politiques visant à hausser le niveau moyen de littératie et de numératie de la main-d'oeuvre et à réduire la proportion de travailleurs qui se situent au niveau le plus faible pourraient accroître considérablement les niveaux de croissance du PIB par habitant

La présente analyse est approfondie lorsque les données comparables sont publiées en décembre 2004, tirées de l'Enquête sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (EACA)

En conclusion, les auteurs proposent des pistes de recherche afin de mieux comprendre les effets différentiels, sur la croissance, des indicateurs directs du capital humain par rapport aux indicateurs fondés sur le nombre d'années de scolarité.

Le principal résultat de notre étude est le suivant : dans les régressions de la croissance d'un sous-ensemble de pays de l'OCDE, les mesures directes du capital humain fondées sur les résultats en littératie sont meilleures que celles fondées sur le nombre d'années de scolarité.

En outre, il semble que, dans l'ensemble, les indicateurs du capital humain fondés sur les résultats en littératie ont un effet positif et significatif sur le sentier de croissance transitoire et sur les niveaux à long terme du PIB par habitant et de la productivité du travail. La principale répercussion de ce résultat sur la politique économique est que, contrairement aux constatations antérieures - à part celles de la Fuente et Doménech (2002) -, l'accumulation du capital humain compte dans le bien-être à long terme des pays développés.

Conclusion :

A l'égard de ce qu'on a vu dans le section précédent , l'étude de la relation entre l'ouverture commercial et la croissance économique en premier lieu toute en mettant en évidence l'expérience de la zone M.E.N.A en deuxième lieu, les principaux documentaires durant la période 1997 jusqu'à 2003 et d'autres tentatives théoriques en troisième lieu ,nous permettra d'avoir principaux canaux de transmissions de l'ouverture sur la croissance qui sera l'objet de la section suivante.

SECTION 4 : LES PRINCIPAUX CANNAUX DE TRANSMISSION DE L'OUVERTURE SUR LA CROISSANCE ECONOMIQUE

Tarmi les principaux canaux de transmissions qu'on va développer par la suite, on cite :

· La diffusion technologique

· Les effets d'échelles

· Les réallocations sectorielles

· Ouverture, concurrence entre les pays

· La réduction des distorsions économique

4.1 .La diffusion technologique

La caractéristique principale des modèles d'innovation est que toute la dynamique de l'économie est contenue dans celle du taux de progrès technologique.

En effet, les investissements en recherche et développement (R&D) constituent un puissant moteur de la croissance, via les gains de productivité.

La question de savoir si l'ouverture commerciale va avoir un impact sur croissance de long terme se résume alors, à la question de savoir si elle aura un impact positif sur ces taux de progrès technique.

Cela a été montré par les théoriciens de la croissance endogène (notamment R.Batiz &P.Romer, 1991 ; Grossmain &Helpmain, 1991) qui ne limitent pas l'impact de la libération des échanges aux produits mais également aux idées et aux connaissances. Dans ce cadre d'analyse l'ouverture commerciale permet de mettre en évidence des gains d'échelle particuliers dans la production de nouvelles technologies : d'une part, les centres de recherche travaillent pas aussi efficacement qu'un centre intégré), d'autre part l'intégration permet d'éviter la duplication des coûts fixes liés à ces activités.

Cependant, ces mécanismes devraient davantage concerner l'intégration entre pays développés, qui consacrent, en générale une part plus importante de leur richesse aux dépenses de R&D, qui l'intégration entre pays inégalement développés. Il n'en demeure pas

moins que pour les pays les plus pauvres, l'accès aux technologies des pays les plus riches constitue un enjeu important de l'intégration. En effet, l'ouverture au commerce international permet la transmission des technologies des pays les plus avancés aux PVD. En ce sens, le commerce extérieur est vecteur de convergence comme nous montre le modèle de Pissaridés (1997) ; Dans ce qui suit développerons, successivement, les analyses de R. Batiz &P.Romer (1991 b) et de Pissaridés (1997) qui ont cherché à formaliser une relation théorique entre la transmission internationale des technologies et la croissance économique.

4.1.1. Le modèle de R.Batiz &P.Romer (1991) :

Dans le souci d'élargir la perception classique des gains d'ouverture, R.Batiz&P.Romer identifient trois effets majeurs du libre-échange : un effet d'intégration (ou d'échelle), un effet de redondance (l'ouverture évite une duplication des coûts liées à l'activité de R&D) et un effet d'allocation des ressources ;

Pour ce faire, les autres adoptent une structure plus explicitée des mécanismes permettent de mette en évidence des fondements microéconomiques sous-jacent aux décisions des agents économiques.

Dans ce cadre d'analyse, les autres supposent les cas d'une économie à deux secteurs :

v' Un secteur de R&D qui utilise le capital humain HA : le capital physique KA, le travail non qualifié LA et le stock des connaissances A comme inputs pour produire des nouvelles connaissances. Ce secteur est considéré comme étant le moteur de la croissance économique de long terme. Celle-ci est en fait déterminée par l'ampleur de l'augmentation du nombre de variétés des biens intermédiaires dans l'économie. La technologie de production de ce secteur a pour forme générale :

A = R (HA, LA, KA, A) (I-50)

v' Un secteur manufacturier qui utilise les mêmes inputs pour produire des biens de consommation et des diverses variétés de biens intermédiaires suivant une technologie identique ayant la forme structurelle suivante :

Y = C + K = (KY, LY, KY, A). (I-51)

On suppose que la production des deux secteurs est à rendements d'échelle croissants.

Pour le secteur de R&D, on suppose l'existence des économies d'échelle externes à la firme qui reflètent la diffusion de la connaissance à l'échelle sectorielle permettant ainsi la création des rendements croissants.

Quant au secteur manufacturier, on suppose que les économies d'échelle sont internes à la firme et qui se manifestent par l'existence de la concurrence monopolistique qui se caractérise par l'exclusivité dans la détention du plan de développement d'une invention donnée qui permet à une firme de produire un bien intermédiaire spécifique.

Ces hypothèses permettent de déduire qu'une politique commerciale visant à restreindre la transmission internationale des idées ou de biens intermédiaires engendre une réduction de l'output de chaque secteur.

+ Le cadre de l'effet de l'intégration

> Ce qui concerne Le secteur manufacturier :

Dans ce cadre, les progrès technique est déterminé par l'invention de nouvelles variétés de bien intermédiaires. Si « i » et « x(i) » désignent respectivement l'indice de chaque type de bien et sa quantité utilisée dans production du bien de consommation ou du bien intermédiaire, la fonction de production est donnée par :

L'hypothèse d'analogie de la fonction de production pour ces deux biens découle de la considération de production d'une firme du secteur des biens intermédiaires comme une activité de conversion d'une unité de bien final en une unité de bien intermédiaire par le biais d'un transfert de ressources.

Si « A » représente l'indice du bien dont l'invention est la plus récente, alors le bien « i » est inventé lorsque « ». Ainsi, à chaque instant, la limite supérieur de l'intégration

peut changer de « » à A(t). Cela permet d'expliciter la relation entre le stock total du capital physique « K » et le volume total des biens capitaux, soit ; .

Etant donné la symétrie du modèle, la relation précédente peut s'écrire comme suit :

En substituant dans la fonction de production on aura une structure particulière de la

technologie du secteur manufacturier :

 

(I-52)

 

Cette expression de la fonction de production est homogène de degré « » en

HY, L, K et A contrairement à la fonction de production fondamentale qui est homogène de degré un.

> Pour Le secteur de la recherche :

Dans cette approche, la spécialisation retenue pour la technologie du secteur de la R&D présente deux caractéristiques essentielles :

. Les intensités factorielles des deux secteurs sont différentes. En effet, le secteur de recherche est considéré comme intensif en capital humain.

. La technologie de la recherche est une fonction homogènes de degré deux, ce qui montre que ce secteur fonctionne avec des rendements dynamiques croissants. Les inputs utilisés dans ce secteur sont la connaissance et le capital humain.

Ces deux caractéristiques impliquent, en effet, que le degré d'intégration dans ce secteur est déterminé par la circulation internationale des idées.

Dans le cadre d'un modèle de cycle de produit, Grossman et Helpman (1989) ont montré que les modifications de politique commerciale visant à rendre plus facile, pour un pays du Sud moins développé, l'imitation des biens inventés dans le Nord, peuvent accélérer le taux de croissance économique..

Aussi, a ce state, Passaridès (1977) suggère que la diffusion technologique attendue par l'imitation.

4.1.2. Le modèle d'imitation de Passaridès (1997)

L'ouverture économique permet la transmission des technologies des pays les plus avancés aux pays PVD et ceci dans sa dimension commerce.

En ce sens, le commerce est un vecteur convergent et l'un des ressources pour les pays est certainement le capital humain comme nous montre le modèle de Pissardiès.

Cependant, la relation capital humain, commerce de technologies, imitation et adaptation au système local n'est peut être pas directe ou linéaire41.

Dans cette optique, Pautrel (1997) émet l'hypothèse d'un seuil de capital humain en deçà duquel l'écart technologique avec le pays innovateur est trop important, ce qui constitue un facteur limitant à l'activité d'imitation.

L'article de Pissardiès (1997) débute sur le constat d'un paradoxe du commerce international : Contrairement à la théorie, l'ouverture économique entraîne un accroissement (et non un amenuisement) des inégalités salariales dans les pays en voie de développement. Pourtant la conception commune du commerce nord-sud voudrait que les pays industrialisés se spécialisent dans l'exportation des biens de qualités supérieure, alors que les pays de sud auraient la prééminence sur l'exportation des matières premières, où des biens à la technologie peu évoluée.

Par conséquent, le commerce devrait être associé, pour les pays en voie de développement, à une augmentation de la demande d'une main d'oeuvre non qualifiée, entraînant un rapprochement entre les salaires des qualifiés et des non qualifiés. Le modèle de Pissardiès (1997) essaye précisément de discuter des canaux d'influence qui pourrait être que l'imitation est plus aisée lorsque les économies innovantes et imitatrices sont liées par le commerce. Le commerce est un catalyseur des spécialisations, mais aussi un média de technologies.

Concernant les hypothèses avancées, a ce state, Pissardiès (1997) reprend au modèle de Grossman et Helpman (1991) l'idée que le niveau technologique dans les pays du nord s'apprécie au rythme de la recherche et que celui des pays du sud - beaucoup plus bas que le précédant - dépend d'une activité d'imitation bon marché. Pour simplifier le modèle, la technologie du nord est supposée être indépendante de celle du sud, ce qui permet de considérer le comportement du nord comme exogène. Le taux de croissance technologique du nord est supposé croître au taux exogène g. Le modèle est constitué de deux autres secteurs :

· Secteur manufacturier.

· Entreprise monopoliste productrice d'un bien intermédiaire.

41 Céline Kauffiyanne 2002 « thèse de doctorat : les déterminants de la croissance à long terme »p.p.(30-38 )

L'intuition du modèle : Le progrès technologique résulte d'un secteur recherchedéveloppement qui utilise une main d'oeuvre qualifiée comme facteur de production en lui ajoutant les activités d'imitation.

Dans cette carde, le commerce international accélère l'activité de recherche au sens large : d'une part, il favorise l'imitation en mettant à disposition du sud les technologies de pointe à copier, d'autre part, il intensifie la concurrence nord-sud, ce qui incite les pays du nord à innover.

En conclusion, si de manière identique au modèle de Romer (1990), l'ouverture économique a un impact sur la croissance qui dépend du niveau du capital humain accumulé par l'économie, l'interaction liée au phénomène d'imitation diffère de celle générée par les effets d'échelle pour deux raisons. Contrairement à l'aspect permanent du gain lié à l'intégration économique dans le cas d'économie d'échelle, l'interaction capital humainouverture extérieure liée aux activités d'imitation n'affecte les performances économiques qu'à court terme. L'interaction permise par les modèles de Passaridès (1997) est réciproque elle ne se limite pas à une conjonction de facteurs donc, le capital humain présent dans le pays influence l'impact de l'ouverture économique sur le taux de croissance de cout terme.

L'intégration économique permet symétriquement une réallocation du capital humain vers les secteurs porteurs de croissance. Elle entraîne une hausse temporaire de productivité du capital humain. Cependant, l'aspect systématique d'un rattrapage technologique par le biais des activités d'imitation a été largement remis en cause notamment par les défenseurs de la notion de technologie appropriée. Selon Basu et Weil (1996), en effet, il est certainement plus réaliste de supposer que les pays n'utilisent pas tous les mêmes technologies et que certaines technologies sont plus appropriées que d'autres à l'appareil de production local.

Dans le cadre de la diffusion, on s'intéresse au modèle de Pautrel (1997) ;

4.1.3. Le modèle de Pautrel (1997)

Pautrel (1997) adopte une notion similaire qu'il relie l'écart technologie entre pays. Il intègre ce concept de technologie appropriée à un modèle à la Romer (1990) pour en déduire les conséquences en termes d'ouverture économique.

Il développe un modèle d'innovation endogène dans lequel l'accumulation de nouvelles variétés d'intrants est favorisée par le savoir incorporer dans les équipements utilisés dans la production finale. Ainsi, les équipements importés génèrent des externalités

car ils permettent, simultanément, d'augmenter les capacités de production et de créer des connaissances utiles au développement technologique.

La diffusion de la technologie n'apparaît plus alors comme un phénomène systématiquement positif, mais à conditionner au niveau technologique atteint par les pays et à la nature des technologies échangées. Pautrel (1997) reprend, au niveau de ses hypothèses, la structure du modèle de Romer (1990). Il se distingue de cette représentation en supposant que les activités de recherche reposent sur l'imbrication entre le secteur manufacturier et le secteur d'innovation. Ainsi, le savoir incorporé dans les équipements ne se diffuse que par l'utilisation de ce bien car dans ce cadre d'analyse il n'y a pas de diffusion internationale immatérielle.

Il suppose un cadre où l'écart technologique est néfaste pour l'adaptation des techniques. Il s'éloigne ainsi d'une conception dans laquelle l'économie en retard bénéficie toujours de la diffusion. Il suppose que plus la différence de productivité entre équipements domestiques et équipements étrangers est important, plus les ressources à mobiliser pour l'adaptation ne doivent être conséquentes. Deux effets opposés persistent:

? Un effet de progrès économique lié au mécanisme d'apprentissage.

? Un effet de substitution des ressources lié à la nécessité d'adapter les technologies importées.

Pautrel (1997) suppose un coût d'adaptation des équipements étrangers proportionnel à l'écart de productivité. Il intègre un coût au coût d'importation. On peut conclure, alors, que Pautrel (1997) déduit un taux de croissance qui ne dépend pas forcement positivement de l'écart technologique : si l'économie possède un stock du capital humain important, les réallocations de sources en faveur de l'activité d'adaptation des technologies ne seront pas contraignantes pour la croissance économique.

Par contre, si l'économie ne possède pas un stock de capital humain important, la différence de productivité n'aura un impact positif.

4.2. Les effets d'échelles : modèle de Romer (1990)

Il y a deux effets dans l'exemple de modèle de Romer :

. L'ouverture économique agrandit les marchés : En ce sens, elle est à l'origine d'une mise en commun des ressources, dont captal humain et connaissance font partie qui trouve son illustration dans le modèle de Romer (1990).

. L'intégration économique est alors une ressource susceptible d'accroître le niveau de production. Hors, on expose le modèle de Romer (1990) et ses principales conclusions dans un cadre d'ouverture économique en explorant les effets peu approfondis et en faisant appel aux modèle de Grossman et Helpman (1991) afin de déterminer les limites d'une telle représentation de l'économie. Ainsi, Le modèle de Romer (1990) présente une structure similaire à celui de Solow (1956) avec progrès technologique ; mais ce modèle endogène cette variable tout en tenant compte du secteur recherchedéveloppement où l'économie est caractérisée par trois secteurs :

· Secteur des biens intermédiaires : en utilisant les dessins produits par le secteur de recherche pour produire des biens intermédiaires donc, c'est la concurrence monopolistique.

· Secteur manufacturier : dans lequel, le bien est produit à partir du travail, du capital humain et des biens intermédiaires, alors, on a une concurrence parfaite.

Le Secteur de recherche : où les facteurs de production sont le capital humain et le stock de connaissance. Romer (1990) boucle son modèle par la règle de Ramsay (1928) ce qui lui

 

:

 

permet de déduire le taux de croissance de la consommation

Le taux de croissance est ainsi déterminé par le stock du capital humain présent dans l'économie, une augmentation d'échelle entraîne automatiquement une accélération de la croissance. Romer met l'accent sur l'intégration économique, en cas d'accumulation capital humain, dans son modèle de manière littéraire, la croissance obtenue par deux pays vivant en autarcie et en cas d'intégration, il parait que le taux de croissance après l'intégration est supérieur à celui avant intégration. Il suggère que ce niveau de capital humain qui détermine la dynamique d'un pays. Ce résultat découle des hypothèses de Romer :

· Le taux de croissance étant dépendant d'une variable d'échelle


· L'intégration économique, élargissement des frontières, aura toujours un impact positif sur le dynamisme d'un pays via l'augmentation du facteur (capital humain, quantité de croissance disponible

Selon le modèle de Romer (1990), les pays ont non seulement toujours intérêt à s'ouvrir, mais ce sont les économies initialement les moins bien dotées en capital humain qui gagnent en taux de croissance. Les ays concernés par l'ouverture économique atteignent tous le même sentier de croissance, dont le niveau est déterminé par la somme des stocks de capital humain mis en commun quelques soit les conditions initiales.

4.3. Les réallocations sectorielles

Dans le cadre de la théorie de commerce international et l'avantage comparatifs qui prévoit comme gains essentiels statiques à l'échange. Alors que Romer (1990) s'intéressait à des pays similaires que seule la taille pouvait départager, Grossman et Helpman (1991) s'attellent à la tâche de rechercher l'impact du commerce dans le cas où les pays sont dissemblables. Dans ce cas, les divergences entre pays vont faire que chacun va se spécialiser dans une activité différente. Afin de tester cet effet, Grossman et Helpman (1991) s'attachent à l'étude des conséquences d'un accroissement de ressources de niveau de dotation mondiale42. Dans le cadre de Romer (1990), dans lequel la recherche-développement est le moteur de la croissance, les auteurs en déduisent qu'une augmentation de l'offre du facteur utilisé le moins intensivement dans le secteur de recherche-développement. Sans même faire appel à la notion d'avantages comparatifs, le modèle d'Eicher (1996) entraîne des chocs technologiques générant une réallocation de capital humain dans les différents secteurs productifs.

4.3.1 .Le modèle d'Eicher (1996)

Eicher (1996) examine, comment l'interaction entre capital humain et changement technologique affecte les salaires relatifs et la croissance économique.

Il ne prend pas directement en compte l'ouverture économique, mais son étude des chocs technologiques l'amène à s'intéresser à l'impact de l'élargissement du marché - des connaissances - sur les structures économiques.

42 Céline Kauffiyanne 2002 «thèse de doctorat :les déterminants de la croissance à long terme» p.p(20-50 )

Parmi les hypothèses étudiées, dans ce cadre, qui tient compte de la technologie qui est considérée comme une externalité issue du secteur éducatif. Elle donc générée dès lors qu'il existe des professeurs et des élèves. Le système éducatif est lui-même rendu nécessaire dans cette représentation de l'économie car il permet la formation d'une main d'oeuvre qualifiée qui sera ensuite utilisée dans le secteur productif pour adapter les nouvelles technologies.

L'auteur (1996) suppose deux secteurs productifs aux besoins technologiques différents. Le secteur le plus avancé nécessite l'emploi des travailleurs qualifiés (ainsi que d'une main d'oeuvre non qualifiée) pour adapter les innovations à la production. Le second secteur s'apparente à un secteur suiveur qui produit uniquement à partir d'une main d'oeuvre non qualifiée et d'une technologie passée.

Dans le secteur éducatif, les nouvelles technologies sont produites à partir des innovations passées par les professeurs et les étudiants

Ainsi, le secteur à forte technologie nécessite l'emploi d'une technologie, d'une main d'oeuvre non qualifiée et du capital humain (Et) pour produire le bien H :

Par le secteur éducatif ait être la technologie générée par l'emploi de capital humain, aussi la main d'oeuvre qualifiée est attirée vers le secteur productif aux dépends du secteur de la recherche, ce qui retarde les progrès technologiques futurs, et constitue un mécanisme de rappel qui empêche une croissance explosive des innovations.

Une fois la technologie adaptée et utilisée qui ne nécessite plus l'emploi d'une main d'oeuvre qualifiée pour un secteur moins performant à l'aide d'une main d'oeuvre non qualifiée et de la technologie passée43. Où les innovations âgées de deux périodes ne sont plus utiles à l'économie, ce modèle à générations d'agents et à générations de produits.

Le modèle d'Eicher (1996) repose sur deux effets :


· Une bonne technologie entraîne un niveau plus élevé des salaires. Parallèlement, le coût de revient relatif des études augmente.

43 Céline Kauffiyanne 2002 « thèse de doctorat : les déterminants de la croissance à long terme »p.p.(37-47 )


· Le modèle innove en liant coût d'accumulation du capital humain et taux de progrès technique. Eicher déduit de son modèle un effet d'absorption qui met l'accent sur le drainage des ressources hors du secteur éducatif et l'augmentation des coûts de l'éducation qui en découle.

En outre, parmi les conséquences en termes d'ouverture, Eicher (1996) étudie seulement les conséquences de chocs exogènes technologiques. Il est intéressant de prolonger ce modèle, en assimilant intégration économique et chocs technologiques. Le boum technologique généré par l'ouverture économique entraîne une réallocation du capital humain vers le secteur productif, réallocation nécessaire afin d'assurer l'adaptation des nouvelles techniques importées au cadre local de production.

Le modèle d'Eicher (1996) prédit une chute des investissements éducatifs suite aux chocs technologiques répétés. Dans une économie peu développée sue le plan technologique augmente sa dépendance technologique vis-à-vis de l'étranger et réduit son secteur éducatif en s'ouvrant sur l'extérieur qui peut disparaître le système éducatif. Aussi, la capacité à innover dans l'économie. Alors, dans ce sens, le secteur éducatif disparaît à cause de pénurie de main d'oeuvre qualifiée. Le secteur productif se réduit alors au secteur suiveur qui contient l'ensemble des individus de l'économie.

Dans cette seconde hypothèse, l'ouverture économique entraîne non seulement la destruction du secteur éducatif où l'économie est acculée à l'unique secteur ne nécessitant pas de qualifications et entièrement dépendante du pays étranger à la fois pour la production des nouvelles innovations.

L'interaction capital humain-ouverture économique se fait fortement sentir dans le cas des réallocations sectorielles où les pays faiblement dotés en capital humain auront tendance à se spécialiser dans les activités à faible technologie. Réciproquement, un pays fortement dotés en capital humain se verra, à la suite de l'intégration économique, encouragée dans ses activités d'innovations technologiques, ce qui le mènera sur un sentier de croissance plus élevé. En définitive, l'interaction qui nous intéresse semble justifier l'existence d'équilibres multiples en conduisant les économies dans un cercle vicieux ou vertueux des spécialisations selon les dotations initiales des pays en capital humain.

Il faut souligner l'aspect relatif des avantages comparatifs et donc l'ambiguïté du processus de spécialisation. En effet, si un pays peut paraître faiblement doté en capital par

rapport à un autre pays, il peut, au contraire, posséder un avantage comparatif dans ce même facteur par rapport à un troisième pays.

Dans ce cadre, quelle voie de spécialisation emprunteront les différentes économies considérées ? Il est probable que le premier pays ne peut couvrir les besoins en capital humain des deux autres, le second participera, en partie à la production des biens correspondant. Au final, son secteur à forte technologie ne disparaîtra pas totalement puisque l'existence d'une troisième économie encore plus démunie le requiert. Cependant, cette troisième économie paraît bel et bien connaître le phénomène de cercle vicieux auquel l'interaction peut mener.

4.4. Ouverture économique et concurrence entre les pays

L'ouverture économique entraîne un accroissement de la concurrence pour les producteurs nationaux. Les modèles qu'on doit adopter tiennent comptent des restructurations qui ont lieu et les conditions dans lesquels la concurrence s'avère être bénéfique pour l'économie.

Selon le modèle de Feder (1983), la concurrence incite les entreprises à accroître leur productivité ce qui est un avantage en terme de croissance. Rajhi (1995) a une vision moins harmonieuse de ces effets puisqu'il conditionne l'impact de la concurrence au degré de compétitivité des pays qui s'ouvrent. Ainsi, Krugman (1987) va plus loin dans cette relativisation des effets de la concurrence en montrant que dans certains cas la concurrence trop forte pour être soutenue et mène à la fermeture des entreprises motrices de la croissance.

Par le biais d'une hausse de productivité que l'ouverture économique est influente sur le taux de croissance au sein du modèle de Feder (198 3) dont l'économie comporte deux secteurs : *Un secteur produisant un bien exporté

*Un secteur protégé qui se concentre sur le marché local

Dans le cadre d'interaction capital humain, ouverture et extensions de Feder où il suggère l'existence d'une interaction éducation- commerce qui peut nous aider à comprendre l'impact de l'ouverture économique sur la croissance.

En définitif, plus les travailleurs sont qualifiés, plus ils sont à même de faire face aux changements technologiques nécessaires au maintien d'une bonne compétitivité et plus les gains de productivité enregistrés lors d'une augmentation de degré d'ouverture sont importants. Le modèle de Feder (1983) augmenté est intéressant pour étudier l'interaction

entre l'ouverture économique et le capital humain car il remédie à certains défauts du modèle de Romer (1990). Il suppose, en effet, une progressivité de l'ouverture économique : moins les secteurs exportateurs sont abrités, plus ils deviennent productifs et transmettent cette productivité au reste de l'économie.

De plus, il s'intéresse à la fois à l'effet direct de l'ouverture économique sur le secteur exposé, mais aussi aux externalités positives qui en découlent pour les autres secteurs et aux réallocations sectorielles. Cependant, le cadre théorique de Feder (1983) est partiel, il laisse dans l'ombre les décisions des agents économiques pour ne pas considérer que l'aspect macroéconomique de l'interaction entre ouverture économique et capital humain. Il ne s'intéresse pas non plus aux caractéristiques des pays qui s'ouvrent au commerce extérieur.

Enfin, le problème des entreprises qui ne sont pas assez compétitives pour survivre n'est pas du tout abordé, à ce state, Krugman (1987) met l'accent sur la notion d'interaction entre capital humain et ouverture extérieure.

4.4.1. Le modèle de Krugman (1987)

Un modèle en adoptant un coût économique lié à la disposition des entreprises comme le fait Krugman (1987) dans son modèle de l'apprentissage par pratique « learning by doing » qui donne une nouvelle profondeur à la notion d'interaction entre capital humain et ouverture extérieure. La disparité entre pays entraînait, dans les modèles précédents, une divergence de dynamique d'ajustement au processus d'ouverture économique. La conséquence de disparités entre pays est encore accentuée lorsque la connaissance n'est plus considérée comme un bien non rival et gratuit, mais comme un facteur spécifique. C'est ce que souligne Krugman (1987) en supposant que chaque entreprise est caractérisée par un processus de « learning by doing. » Le modèle repose sur l'hypothèse d'accumulation de savoir par les entreprises qui deviennent productives au développement de leurs activités.

Cette hypothèse a pour corollaire des avantages comparatifs variantes dans le temps. Krugman (1987) suppose un monde composé de deux pays, chaque pays produit n bien à l'aide du facteur travail selon une technologie de production à rendements constants. En conséquence, lors de l'ouverture économique, les deux pays peuvent être caractérisés par les

entreprises au niveau de productivités très différents ; les moins compétitives disparaissent le mécanisme d'apprentissage est prépondérant. Or le progrès technique et la croissance
reposent sur le savoir. Cela signifie que la croissance si elle s'opère lors de la phase

d'apprentissage des l'entreprises. En absence d'un choc externe44, la spécialisation d'un pays reste inchangée. Ainsi, Krugman (1987) conclue à un rôle essentiel de l'histoire dans la détermination des chemins d'expansion de long terme des économies. Dans ce cadre, une politique temporaire pourrait être optimale car elle permettrait aux pays d'accumuler le savoir faire nécessaire à leur compétitivité.

L'approche de Krugman (1987) reste, quoi qu'il en soit, partielle puisqu'elle néglige la réciprocité des échanges de savoir entre pays. Si, en effet, l'ouverture économique entraîne une perte de capital humain liée à l'interruption du processus de « learning by doing », elle peut aussi favoriser l'apport des technologies étrangères, et donc permettre implicitement l'importation de capital humain. Il se pourrait alors que le capital humain importé compense la perte due au dépérissement de certaines activités et deviennent un relais pour la croissance économique. C'est la diffusion technologique. Pour ce là, on met en lumière le modèle de Rajhi (1995) linéaire.

4.4.2. Le modèle de Rajhi (1995)

Par opposition aux modèles de croissance endogène et à leur hypothèse d'homogénéité des pays, tout en conservant en partie le cadre théorique du modèle de Romer (1990).Son idée est que lorsque les pays sont fortement hétérogènes en termes des coûts marginaux des entreprises. L'intégration peut avoir des impacts différenciés selon les économies, et même être à l'origine d'effets négatifs. Il a considéré l'hétérogénéité sous l'angle de technologie et de rapprocher du degré de qualification d'un pays et donc du dynamique du secteur recherche-développement ou son stock de capital humain.

Rajhi (1995) a ajouté au modèle de Romer (1990) une hypothèse d'hétérogénéité des firmes au niveau national et international liées à des coûts marginaux distincts. Chaque firme détient une technologie de production plus ou moins performante. En d'autre terme, l'intégration économique a pour conséquence de resserrer la contrainte technologique de l'économie la moins compétitive et de desserrer celle du pays le plus compétitif car le seuil d'efficience ; se situe entre ceux de deux économies qui se partagent le marché global.

Finalement, l'ouverture économique possède un impact sur la croissance qui dépend fortement du niveau technologique des pays qui s'ouvrent l'un à l'autre.Dans le cadre

44 Céline Kauffiyanne 2002 « thèse de doctorat : les déterminants de la croissance à long terme »p.p.(41-52 )

théorique de Rajhi (1995), le pays le plus avancé de point de vue technologie voit son taux de croissance freiné ; et lors de l'intégration, le pays le moins doté en technologie peut tirer l'avantage plus que le pays développé. Chez Rajhi (1995), le processus en cours relève de la mise à niveau des pays. Cependant, le modèle de Rajhi est contraignant à deux niveaux :

? reprend le cadre théorique de Romer (1990), il en partage les inconvénients.

? Il suppose les ajustements uniques dans l'histoire du pays, l'ouverture économique est vue comme un processus indivisible en supposant une concurrence absolue et parfaite et permet aux deux pays de créer un marché commun. L'ouverture économique est à l'origine d'un processus de convergence entre les pays.

4.5. La réduction des distorsions économiques

Il est moins développé dans la littérature théorique testé par Wacziarg (1998). Le modèle principal qui s'y réfère est celui de Berthélemy, Pissardiès et Varoudakis (1998) qui s'attachent à l'examen d'un modèle d'imitation de la technologie proche de celui proposé par Rivera-Batiz et Romer (1991) dans lequel ils supposent que le capital humain peut être détourné de ses activités traditionnelles au profit d'une recherche de rente liée aux distorsions présentes dans l'économie. A partir de cette spécification, ils montrent que les pays caractérisés par plus de capital humain ne croissent pas forcément plus rapidement que les autres.

4.5.1. L'analyse de modèle de Berthélemy, Pissardiès et Varoudakis (1998)

Berthélemy, Pissardiès et Varoudakis (1998) développent un modèle dans lequel l'abondance de capital humain ne se traduit pas nécessairement par de meilleures performances économiques dans la mesure où le capital humain peut se trouver diverti des secteurs productifs au profit des activités de recherche de rente.

L'hypothèse de bas des auteurs est que la recherche de rente est menée essentiellement par des travailleurs qualifiés, qui mettent leurs compétences au service de la recherche d'échappatoires aux règles imposées par l'Etat.

Par opposition, le secteur productif dépend de deux facteurs de production travail qualifié et non qualifié. En plus, la recherche de rente se développe en réponse aux distorsions introduites par les politiques économiques : taxes contrôle des prix, protectionnisme et a pour rôle de réduire le poids de ces distorsions sur les entrepreneurs, ces derniers étant prêts à pays

pour ce service. Ainsi, la recherche de rente apparaît comme une activité utile socialement, dans la mesure où l'existence de distorsions la justifie.

4.5.2. L'interaction de capital humain, ouverture économique

1' Les conséquences du choc des paramètres

Une variation de la quantité des distorsions :

Plus le capital humain est alloué à l'activité de recherche de rente. Moins le capital humain est affecté à la production, son rendement relatif s'élève. Par conséquent, plus de distorsions entraîne un rendement plus élevé du capital humain, mais une croissance économique plus faible. Une libération économique se concrétise par une hausse des variétés du nord auxquelles les pays du sud ont accès.

Ainsi comme au sein du modèle duquel ils s'inspirent, il n'y a aucune implication d'un tel choc sur le court terme. L'intérêt d'un tel modèle réside dans ce qu'il permet d'appréhender le phénomène d'ouverture économique sous deux aspects différents. L'ouverture économique permet la transmission des ressources et des technologies, mises à disposition par les autres économies. Mais l'ouverture économique peut aussi être envisagée comme l'environnement institutionnel le plus à même de permettre la réduction des distorsions au sein d'une économie.

L'intégration économique peut-être étudiée sous le biais d'une baisse dans le modèle précédant. Or, dans un tel cadre d'analyse, l'ouverture économique entraînant une baisse des distorsions est à l'origine d'une réallocation du capital humain des activités de recherche de rente vers les activités productives. Elle génère donc un accroissement des rendements globaux du capital humain. L'interaction entre capital humain et ouverture économique se lie ici comme un enchaînement causal de l'ouverture économique vers les rendements de l'éducation.

CONCLUSION

Les premiers modèles de croissance endogène ont souligné l'apport en termes d'accroissement des ressources de l'ouverture économique. Ils n'ont pas exploité les interactions possibles entre les facteurs. Les successeurs de Romer (1990) ont prolongé et affiné ces travaux. Ils ont recensé les canaux de transmission qui nous ont permis d'appréhender plusieurs niveaux d'interaction possible entre ouverture économique et capital humain. La première interaction considérée est une complémentarité simple, linéaire dans le sens où elle correspond à un impact de l'ouverture économique au stock du capital humain présent dans l'économie nationale ou mondiale. Elle fait référence à quatre cas de figure rencontrés lors du développement précédent :

La propagation de la compétitivité liée à un accroissement de la concurrence, les effets d'échelle, le rattrapage technologique e l'influence de l'ouverture économique sur les rendements de l'éducation via sa réallocation vers les activités productives. Dans le cas de l'accroissement de la concurrence, la logique est la suivante : suivant le niveau d'éducation atteint par les travailleurs, l'économie sera plus ou moins capable d'effectuer les changements structurels nécessaires au maintien de la compétitivité.

Plus elle est préalablement qualifiée, plus elle connaîtra des gains de productivité importants qui lui permettront non seulement de rester compétitives, mais d'enregistrer des gains de croissance. Une telle interaction est aussi illustrée de manière particulièrement adéquate par les modèles à rendement d'échelle.

Cependant, dans ce cas, les gains de croissance ne s'avèrent pas proportionnels au stock de capital humain accumulé par l'économie seule, mais par l'ensemble des pays qui entrent en interaction. Dans ce cas, l'ouverture correspond à une mise en commun des ressources, qui, apparaît automatiquement bénéfiques pour l'économie. Plus un pays s'ouvre à un environnement qualifié, plus le bond de croissance qu'il enregistre lors de son ouverture économique est important. L'ouverture économique interagit ici avec l'écart en capital humain. Cette interaction simple se retrouve aussi dans le modèle de distorsions développé par Berthélemy, et al. (1998).

L'écart technologique entre pays peut devenir contraignant s'il est trop important. Krogman (1987), Grossman et Helpman (1991) et Pautrel (1997) mettent l'accent sur l'influence de l'ouverture économique sur l'économie qui dépend du capital humai accumulé par l'économie qui justifie l'existence d'équilibre multiples : selon les caractéristiques initiales du pays .Selon Krugman (1987), lorsque l'ouverture économique coïncidé avec un faible niveau technologique des pays, la concurrence international peut entraîner la disparaissions d'entreprises essentielle au dynamisme de l'économie et amputer durablement les capacités productives du pays.

Chez, Pautrel (1997), l'ouverture économique peut permettre aux pays les moins avancées d'avoir accès au savoir mondiale, un faible niveau de capital humain peut les empêcher de s'approprier les connaissances acquise à l'étranger et de les utilisées.

Chez Helpman et Grossman (1991) et l'extension d'Eicher (1996), la réallocation sectorielle consécutive à l'ouverture économique peut entraîner une baisse significative des investissements dans les secteurs moteurs ou même, à l'extrême, l'abondant d'activités essentielles pour l'économie ce qui nous permet d'aborder les différents modèles empiriques et leurs résultats et interprétations.

CHAPITRE Ð : LA LITTURATURE EMPIRIQUE : MODELES

ET RESULTATS ECONOMITRIQUES

INTRODUCTION

~'étude empirique focalisée sur deux moteurs traditionnels de la croissance : le capital

humain et l'ouverture économique. Certaines études empiriques mettent l'accent sur l'impact de l'éducation et du commerce sur la croissance. Cependant, elles ont généralement pour laquelle les données sont largement disponibles. Le travail concerne la croissance de LT et même de très long terme presque nos données remontent à la fin de 19ème siècle.

La 1ère étude consiste à étudier les modèles de capital humain. Ensuite, les résultats de ces modèles surtout dans un contexte d'ouverture à l'extérieur dans une 2éme étude. Pour finir par le capital humain et éducation.

SECTION 1 : LES MODELES EMPIRIQUES DE CAPITAL HUMAIN

£'étude qui fait l'objet du capital humain dans le processus de croissance ont découlé

avec Solow (1956) dans son modèle, Solow fait l'hypothèse qu'un terme d'efficience (un progrès technique neutre au sens de Harrod) vient, de manière exogène, augmenter le nombre d'unités de travail efficace et stimuler la croissance, de façon transitoire.

Au sein de la fonction de production noté Yt=At Kt á L1-á dont At représente le terme d'efficacité et un multiplicateur du facteur travail, Lt et Kt sont deux facteurs capital et travail. At peut être considéré comme du Capitale Humain qui permet d'augmenter le taux de croissance de population (n), les reçus par tête des différent économies continent de converge, d'une manière conditionnelle suite à un effort d'accumulation du Capital Humain par ration. Pour obtenir une croissance du stock de capital par tête non nulle, dans un modèle de Solow avec un capital humain exogène qui ne débouche pas, sur la croissance extérieure. Le choc qu'il entraîne doit être répète de période en période -pour obtenir une croissance du stock du capital par tête non nulle.

Ce caractère exogène ne peut que laisser insatisfait puisqu'il ne permet pas de conceptualiser ni la rémunération du Capital Humain, ni son mode d'accumulation. D'après la théorie d'Euler, en effet, la rémunération du travail et celle de Capital physique épuisent le produit global de sorte que le Capital Humain At ne peut être rétribué, comme l'accumulation de Capital Humain représente un véritable enjeu, donc il est impossible de savoir ce qui motive l'accumulation de ce Capital Humain, dans ces conditions. Autant qu'un coût important, pour les économies.

Selon Mankiw, Romer et Weil (1992), qui ont tenté d'incorporer au modèle se Solow (1956), mentionnent le processus de croissance endogène presque l'accumulation de Capital Humain devient endogène. Toute en supposant que le Capital Humain est un facteur de production. Ces auteurs ajoutent aussi que le Capital Humain est un déterminant direct du niveau d'output d'une économie. Le modèle de Solow (1956) augmenté, testé par ces auteurs (1992), relève une relation robuste entre le Capital Humain et croissance.

Toutefois, l'existence d'un rapprochement relatif des revenus par tête et loin de confirmer, il existe ainsi des études empiriques qui ont mis en avant le caractère non

convaincant d'une théorie de la converge globale, même conditionnelle, puisqu'il s'avère des modèles traditionnelles45

Finalement, si l'idée d'un ensemble de pays de convergeant entre eux reste valide ; la refixassions par les pays d L'OCDE (Baumol, 1986), est ensuite l'étude des modèles théorique justifie la divergence. Ces résultats, nous mènent à chercher à une autre modèle de croissance où un modèle alternatif qui tient compte de Capital Humain c'est pour celui on va emprunte le modèles de Benhabib et Spiegel (1994) ou intéressant à la transition vers l'équilibre et non à la distance, en évitant la proximité de l'équilibre stationnaire

Le rôle de capital humain intéressé par cette nouvelle théorie de croissance endogène comme un facteur de rattrapage technologique. Prochainement et en détail, on met en lumière les apports de quelques économistes portant donc sur l'analyse empirique de la croissance qui prend en compte les indicateurs du capital humain.

1.1. L'estimation de Mankiw, Romer et Weil (1992)

Les auteurs ont supposé une fonction de production de Cobb-Douglas avec rendement d'échelle constant et rendement du capital décroissant, étendue au niveau exogène du progrès technologique et du stock de capital humain. Au niveau de spécification de modèle, la fonction Cobb-Douglass est suivante : Yi,t= Ki,tá Hi,tá (Ai,tLi,t)1-á-â (II -1)

Avec Yi,t : Le niveau de production ; Ai,t : Le niveau de technologie ; Ki,t : Le capital physique ; Hi,t : Le Capital Humain ; Li,t : Le travail .Pour Solow (1956), le Li,t et Ai,t sont Supposées croître à rendements exogènes constants : n, g et ä représentent le taux de croissance démographique, le taux de croissance technologique et le dépréciation du Capital physique. L'étude de Mrw visait à vérifier la capacité du modèle de croissance de Solow à « expliquer la variation internationale des niveaux de vie ».

Les principales hypothèses de leur modèle comprenaient des taux constants propres à chaque pays (équilibre stable) de l'investissement dans le capital humain et dans le capital physique. Les deux types de capital ont en commun un taux de dépréciation constant. Tous les pays ont en commun le taux de croissance du progrès technologique, mais diffèrent en ce qui concerne le taux de croissance de la population active et le niveau initial de l'efficacité technique. Autrement dit, les différences transnationales liées à l'équilibre stable du revenu

45 Céline Kauffiyanne 2002 « thèse de doctorat : les déterminants de la croissance à long terme »p.p.(51-62 )

par habitant dépendent de différences liées à l'accumulation du capital humain et du capital physique et au taux de croissance démographique.

Par conséquent, chaque pays converge vers son propre équilibre stable au lieu d'atteindre un équilibre stable commun. Cette version du modèle de Solow, étendue pour tenir compte du capital humain, suppose que le revenu par habitant évolue selon l'équation suivante : La relation standard du modèle mène à l'équation de Convergence conditionnelle ( É-19)' devientsuivante :

(II -2)

Yi,t : La production par tête (unité efficace de travail) ; : L'investissement en Capital

Humain ; ë : La vitesse de convergence

Un modèle alternatif, mais sous forme de stock qui correspondre à une semi réduction du modèle Solow (1956) avec Capital Humain dont l'accumulation de Capital Humain n'est plus développée et ne serait pas explicite sous forme d'investissement :

 

(II-3)

 

L'estimation d'une équation de convergence est problématique car elle s'apparent à un Modèle dynamique toute en utilisant la méthode donnée de panel qui mène à des coefficients biaisés du fait de la corrélation entre variable endogène retardée et résidu. Cependant, une telle contrait n'est effective que lorsque la période étudiée est courte. Il faut donc une base de données longue pour éliminer le problème de biais au panel dynamique. Les résultats empiriques obtenus dans ce cadre dont les tests économétriques qui nous permettent de conserver les propriétés de convergence des estimateurs, sont menées sur données annuelles. La Somme de ä et g est fixée de 0,05 selon l'hypothèse de Mankiw, Romer et Weil (1992), il existe deux spécifications sont tour à tour estimées :

· L'utilisation de taux de scolarisation comme indicateur de Capital Humain

· Appuyant sur le taux de Scolarisation retardé de Dix ans

La comparaison des résultats sur la base 1880-1980 et les résultats de Mankiw, Romer et Weil (1992) qui se reflètent à une estimation cross section convenant 22 pays de l'OCDE

sur la période 1960-1985. N'est pas d'un grand intérêt dans la mesure où ni la base de données étudiée et l'indicateur de capital humain varie entre le nombre de pays sur 100 ans sont 10 pays de L'OCDE. Pour Mankiw et Weil (1992) adoptent un indicateur referont ou pourcentages des étudiants des secondaires dans la population active. Nous utilisant un taux de scolarisation dans la primaire et secondaire. Ces résultat obtenu suggèrent un impact cross-section de l'éductions plus important qui sur effet temporelle.


· Les résultats sur une base incorporant les pays d'Amérique Latine :

Le résultat obtenu différent puisque l'éducation, à présent, a un impact négatif sur les performances économiques. De plus, la somme du l'effet n et ä influence positivement sur la croissance.

1' Il y a plusieurs facteurs qui justifient une telle modification.

L'absence des données pour l'interprétation surtout l'avant guerre ce qui fait à supprimer cet indicateur (variable investissement).

1' Une seconde amplification des résultats d'un modèle M.C.O à un modèle à un effet fixe selon lequel les hétérogénéités technologiques entre pays biais l'estimation économétrique de spécifications.

Au totale, il faut souligner le caractère peu concernant sur le long terme de Modèle Mankiw et al (1992) dont la robustesse se vérifier principalement sur la période d'après guerre et surtout pour l'Amérique Latin.

1.2 .La tentative de Benhabib et Spiegel (1994)

On adopte ce modèle qui relâche les contraints de proximité technologique nécessaires pour Mander et al met l'accent sur l'impact du Capital Humain sur les performances économiques prend deux formes :

- Comme moteur potentiel de croissance selon la technologie emprunte à la théorie endogène

- Vecteur de rattrapage technologie ; Dont la spécification de modèle est la suivante :

Yi,t = (II-

4)

Yi,t : Le niveau de production ; Ai,t : La production total des facteurs ;Ki,t : Le capital physique

Li,t : Le travail.

Le taux de croissance en fonction de changement technologique, de la variation de Capital physique et de celle de travail. (II-5)

L'accroissement de technologie et où son tour défini comme la Somme de deux facteurs :

=c+gHi,t-1+mHi,t-1( / ) (II-6)

Avec : H : le niveau de capital humain qui représente le développement technologique influencé par l'accumulation domestique de Capital Humain qui reflète à la théorie de la croissance endogène.

 

: Variable interactive et représente l'écart technologique entre les pays

amplifié par le Capital Humain. D'après Nelson et Phelps (1966), l'accumulation de technologie est supposée dépendre de l'écart entre le niveau de savoir atteint par le pays et le pool de connaissance, la vitesse de cette accentuation sera déterminé par le niveau d'éducation de la population : (MO qualifié qui adaptent la NTI), il sera facile d'augmenter le stock propose de connaissance selon la règle des Rendements décroissants. Cependant, la vitesse de cette accumulation sera déterminée par le niveau d'éducation de la population, MO qualifié qui adoptent plus rapidement des nouvelles technologiques. Normalement, l'équation à laquelle aboutissent Ben Habib et Spiegle (1994) est la suivante :

(II-7)

Ainsi, les résultats économétriques de Ben Habib et Spigel (1994) qui tiennent comporte d'hétérogénéité des éléments utilisés, il n'est pas possible de comparer directement les coefficients structurels : de ces deux séries de tests. Alors que Benhabib et Spiegel (1994) testent une fonction de production avec variation du capital et travail (K et L), l'approximation de ces variables par, respectivement le taux de croissance de population et la part de l'investissement dans la PIB peut avoir les résultats suivants.

~ une variable de stock (taux scolarisation) l'estimateur de Capital Humain.

~ L'existence d'un effet de rattrapage conditionnée par le Capital Humain est confirmée

avant et après la seconde guerre mondiale la variable de l'investissement renforçant

l'hypothèse de qualité lié à ces donnés

En résume, une estimation de modèle de BenHabib et Spigel (1994) effectuée sur la base 1920-1980 entraîne une forte baisse de significativité du modèle en enivrent un coefficient liées au processus de rattrapage technologique relativement crédible. La variable interactive

 

traduite par Benhabib et Spiegel (1992) restent aussi significative à 15%.

Finalement, les résultats obtenus expriment la pertinence d'étude de consommateurs bénéfiques. Cette conclusion doit vérifier dans le cas de modèle de Ben Habib et Spigel (1994) les estimations de Mankiew Romer et Weil posent clairement le problème de généralisation temporelle plus larges que celle d'après la seconde guère mondiale et à un échantillon de pays de passants le stricts cadres de ceux de l'OCDE.

1.3. Les modèles de l'ouverture économique

De 1977 à 1989, les articles se sont succédé au sein du « journal of développement économiques », discutant de la pertinence des indicateurs, des spécifications et des méthodes utilisées estimer l'impact de l'ouverture économique sur la croissance. « Les controverses étaient essentiellement d'origine technique et économétrique, laissant largement de côté la justification théorique et des formes employées ».

Les modèles fondateurs de Michaerly (1977), Heller et Porter (1977) et de Balassa (1978) entament une réflexion critique effets des exportations sur les variables à intégrer aux équations de croissance. Ils émettent l'idée que la relation comptable reliant exportations et PIB est de nature à biaiser la corrélation entre croissance et ouverture commerciale. Aux côtés de la part des exportations dans le PIB est donc testé le taux de croissance des exportations. Un tel débat a le mérite de mettre à jour deux effets des exportations sur le PIB :

~ un effet direct ~ un effet indirect

Le problème spécification est ensuite repris par Feder (1983). Deux nouveaux canaux d'influence sont mis à jour : d'une part, la réorientation des ressources vers le secteur exportateur se concrétise par une hausse de productivité générale ; d'autre part, les exportations entraînent des restructurations productives au sein même du secteur non extraverti par ricochets.

Théoriquement, c'est un modèle plus robuste et empiriquement, on ajoutant notre indicateur d'ouverture économique. Concernant, L'impact de l'ouverture sur la croissance le

modèle de Feder (1983) met l'accent sur la résolution technique qui sert à communiquer l'intuition et l'équation économétrique de base :

: Taux de production ; : Taux d'investissement ; : Taux de croissance de la main

d'oeuvre ; : Écart de productivité entre secteur exportateur et le secteur protégé ; :

Élasticité de la production des biens non exportables par rapport aux exportations ;

Il existe deux secteurs économiques, dans le cadre de modèle de Feder (1983), un secteur exportateur et un secteur non exportateur ; si les exportations affectent la production des biens non exportables avec une élasticité constante, on a l'expression précédente :

La régression issue de la spécification de Feder (1983) effectuée sur la base 1880-1980 confirme l'existence d'effets fixes et le rôle des dummies temporelles. Il y a un impact positive de l'accroissement des exportations pondérées par de ces exportations dans le PIB. En accordant un coefficient selon Feder (1983), d'après les tableaux, la base de Feder est constituée de 31 pays semi-industrialisé.

Rejet la significativité d'un différentiel de productivité selon la nature extravertie. Ainsi, si les résultats obtenus pour les pays développés dans une perspective de long terme se rapprochent de ceux de Feder (1983) concernant les pays semi-industrialisés, ils ne confirment pas le modèle qui devrait leur correspondre plus spécifiquement. Cependant, les pays considérés comme aujourd'hui fortement développés ont pu connaître il y a un siècle des comportements identiques à ceux des pays semi industrialisés aujourd'hui.

Le PIB par tête enregistrés par les pays développés comparés par les revenus des pays semi industrialisés. Cependant, la spécification apparaît plus pertinente dans le tableau déjà analysée. La décomposition issue de l'hypothèse d'une élasticité constante de la

production des biens non exportables par rapport aux exportations conduit à l'introduction d'une variable peu significative lors des régressions, à savoir la croissance des exportations.

L'approximation effectuée par Feder (1983) n'est pas pertinente sur la base considérée si on tient compte de la longueur temporelle. Une façon alternative de tester l'impact de l'ouverture économique consiste à élargir la fonction de production néoclassique. Cet ajout se fait par le biais d'une endogénéisation de la productivité globale des facteurs qui, de ce fait, peut dépendre d'un grand nombre de déterminants. La robustesse des résultats est vérifiée en utilisant la méthode préconisée par Edwards (1998) et Dessus (1998), c'est-à-dire en faisant varier les indicateurs d'ouverture économique utilisée au sein de la régression.

Trois indicateurs de l'ouverture économique sont considérés : le taux de dépendance, réduit à sa composante exportation, corrigé de la taille des pays ; cette même variable transformée en log et un index qualitatif repris à Sachs et Warner (1995) pour l'après 1950 et complété sur la base de l'ouvrage de Bairoch (1997).Ainsi, les résultats confirment l'influence de la variable d'ouverture économique prise sous ses composantes exportations.

Cette transformation entraîne aussi un second effet négatif : la perte de significativité de la variable de capital humain. Une telle conséquence souligne, à nouveau, le manque de robustesse de la variable de capital humain au sein de cette première série de régressions. L'indicateur qualitatif ne semble pas se présenter comme une variable pertinente de l'ouverture économique. Son coefficient n'apparaît que faiblement significatif au sein des régressions.

1.4. Le problème de causalité

A la suite des études en Cross-Section sur exportations et croissance menées par les économistes des années 1980, un certain nombre d'auteurs se sont tournés vers des tests sur séries temporelles. Cette orientation est née de plusieurs aspirations distinctes. Qui répondre à l'insatisfaction concernant le caractère endogène des phénomènes étudiées et le recourt à la dimension temporelle. Le test de causalité simple de Granger (1969) est effectué, toute en ignorant les problèmes de stationnarité des variables46. Une relation forte entre exportations et croissance. Les résultats obtenus, montrent aucune relation systématique ne ressort de ces études. Le sens de la causalité ne semble lui-même présenter que peu de logique.

46 Voir Granger (1969)

1.5. Etude d'Aristomène Varoudakis (1997)

Le rôle du capital humain dans la croissance dépend, selon Varoudakis (1997), du degré d'ouverture de l'économie .Alors, il teste l'hypothèse laquelle le paramètre caractérisant l'effet du capital humain dans la croissance est fonction de l'ouverture commerciale . Il estime une régression à coefficient variables, dans la quelle le coefficient exprimant la contribution du capital humain à la croissance augmente avec l'ouverture commerciale.On rappelle l'équation (I-24) dans le premier chapitre .Lnyi,t - lnyi,t-1 = ái-(ãK+

ãH)ln(ni,t+g*+ä)+ãklnski,t+ãhlnshi,t-âlnyi,t-1+çi+åi,t (II-

10)

L'équation est modifiée, toute en remplaçant sh par le capital humain à l'équilibre à LT et en supposant que le capital humain (h) est un bon indicateur. L'équation devient

Lnyi,t - lnyi,t-1 = ái-(ãK+ ãH )ln (ni,t+g*+ä)+ ãk lnski,t+ ãh ln shi,t -âlnyi,t-1 + ëi,tlnhi,t (II-11)

En substituant Xi,t par sa valeur (è+u+ Fi,t +vi ), l'équation devient :

Lnyi,t - lnyi,t-1 = ái- âlnyi,t-1 + ãk lnski,t + ãh [ ln shi,t - ln(ni,t+g*+ä)] +(è+u+ Fi,t +vi ) lnhi,t +çi+åi,t ( II-12)

0 : exprime l'influence du capital humain dans le cadre d'un régime commercial ouvert. u : mesure l'ouverture commerciale

F : indique la contribution du capital humain dans le cas d'une économie fermée

Dans l'équation précédent le capital humain apparaît tout d'abord seul par biais du terme èln(hi,t ), puis a travers du terme interactif u Fi,t ln(hi,t ).

Toutes les variables explicatives ont le signe attendu et sont significatives. Le coefficient du capital humain 0 qui reflète l'effet du capital humain sur la croissance dans le cas d'une économie fermée est significativement négatif. Par contre le coefficient du terme interactif englobant le capital et l'ouverture commerciale est significatif47.

47

Bouchra TIRIG(1999): « Capital humain, ouverture et croissance » p .p (8-13)

Les principales conclusions des tests empiriques est que le capital humain peut n'exercer aucun effet positif sur la croissance, mais cela dépend de la capacité de l'économie à canaliser ses ressources humaines dans des activités génératrices de progrès technique. Donc, en adoptant une politique commerciale plus ouverte les pays pauvres peuvent adoptent les technologies des pays riches grâce à leur capital humain. Mais ceci dépend également de la capacité de leur économie à canaliser ses ressources humaines dans des activités génératrices de progrès technique.

1.6. Le capital humain et croissance : le rôle retrouvé du système éducatif

La qualité du système éducatif et la relation éducation et croissance seront l'objet de titre, en fera et à mesure des flux touchant l'éducation et croissance.

1-4-1-La qualité du système éducatif

L'intérêt pour la question de la convergence internationale des revenus part du postulat ue toutes les économies possèdent la même technologie, et on comprend bien pourquoi : le rejet de cette hypothèse rend immédiatement caduque l'idée même de convergence, car il a pour conséquence directe de générer des sentiers de croissance transitionnelle et de long terme propres à chaque économie. Cette hypothèse d'homogénéité peut se justifier lorsque seul le capital physique est considéré comme un facteur de production, à l'instar du modèle de Solow. Si l'imperfection des marchés financiers empêche probablement l'égalisation instantanée des productivités marginales, on peut en revanche considérer que l'élasticité de la production au capital est semblable dans toutes les économies. L'homogénéité des biens d'équipements, que l'on peut importer en masse, et déclasser rapidement en cas de révolution technologique, est un argument suffisant pour que l'on retienne une élasticité universelle du produit au capital physique.

En revanche, il n'est pas certain que cet argument d'homogénéité tienne encore lorsque l'on « augmente » la fonction de production néoclassique d'un argument de capital humain. En effet, comme le souligne Galor (1996), le capital humain est, dans une large mesure, immobile, inéchangeable au niveau international et spécifique à chaque nation, de telle sorte qu'il est difficile de postuler a priori que l'élasticité du produit au capital humain soit semblable dans chaque pays48.

48 les premiers travaux sur la convergence (Mankiw et al., 1992). En considérant divers groupes de pays (pays non pétroliers, pays intermédiaires, pays de l'OCDE).

Une hypothèse alternative peut alors être testée, dès lors que l'on s'intéresse au phénomène de croissance. Elle consiste à supposer que les différences de qualité des systèmes éducatifs résident dans leur capacité respective à produire une unité supplémentaire de capital humain efficace. Cette unité est définie comme efficace si elle permet de générer une augmentation du produit. La qualité en question n'est donc plus définie par la productivité moyenne du capital humain, mais par sa productivité marginale49.

Une spécification alternative à celle qui avait été retenue précédemment peut ainsi être envisagée pour corriger le capital humain brut d'un index de qualité. Elle consiste à écrire le capital humain efficace ~ comme une fonction exponentielle d'un facteur de qualité Z, comme suit : £1 =hz, (II-13)

Soit ? /?t = Z hz-1 ?h /?t

Ainsi, la production d'une unité efficace supplémentaire de capital humain dépend d'une capacité propre à chaque pays, qui détermine le rythme réel d'accumulation du capital humain efficace.

Dans ce cas, l'élasticité du produit au capital humain brut50 diffère également d'un pays à l'autre, et la fonction de production néoclassique par tête s'écrit :

Yi,t = Ai egt ki,tá' ~i,t -ë' = Ai egt ki,tá' hi,t ë'z= Ai egt ki,t á'hã' i,t (II-14)

L'estimation d'une équation de convergence qui ignorerait cette nouvelle source d'hétérogénéité comporte un biais. En effet, l'argument selon lequel l'hétérogénéité des pentes - sous conditions classiques de distribution aléatoire de celles-ci et d'exogénéité des régresseurs - n'est pas un problème lorsque l'on ne s'intéresse qu'à l'effet moyen, n'est plus valable dans les spécifications dynamiques (Pesaran et Smith, 1995).

Dans ce cas, imposer l'homogénéité des pentes alors que ces dernières sont hétérogènes produit un biais d'estimation. L'origine de celui-ci peut être présentée dans l'exemple qui suit. Soit une variable aléatoire déterminée par le mode dynamique suivant :

yi,t = ö yi,t-1+ ãi xi,t + åi,t (II-14)

x est une variable strictement exogène et å un terme aléatoire aux propriétés usuelles de distribution et d'indépendance. Si l'on ignore, lors de l'estimation de ce processus l'hétérogénéité des pentes, alors celle-ci se propage au terme aléatoire, de telle sorte que le modèle devient en fait : yi,t = ö yi,t-1+ ãi xi,t + íi,t et íi,t = (ãi ? ã)xi,t+ åi,t (II-15)

49 Sébastien Dessus (1995) : « capital humain et croissance »

50 Nadir ALTINOK , 2007, « Capital humain et croissance : l'apport des enquêtes internationales sur les acquis des élèves »p.p(7-11)

Dans ce cas, estimer cette équation au moyen des estimateurs utilisés dans les paragraphes précédents est source de biais si la variable exogène suit un processus autorégressif. La covariance entre la variable retardée et le résidu s'avère en effet non nulle, car : E(yi,t-1, íi,t) = æ +E(9(xi,t-1, (yi-y)xi,t) #0 car E(xi,t-1, xi ,t) #0

Cet exemple permet d'observer que le biais d'hétérogénéité est dû à la présence simultanée d'une variable endogène retardée dans le membre de droite et d'une variable exogène suivant un processus autorégressif. C'est typiquement le cas de l'équation de convergence conditionnelle. Elle associe en effet dans le membre de droite la variable endogène retardée au stock de capital humain, qui suit par définition un processus autorégressif, puisqu'il est le résultat d'un phénomène d'accumulation.

Il convient donc de vérifier si les équations de convergence estimées précédemment ne souffrent pas de ce biais d'estimation. Pour ce faire, on compare l'estimation de l'effet moyen du « vrai » modèle en cas d'hétérogénéité à son estimation contrainte, au moyen d'un test de Wold et d'un test d'Hausman. Les estimons dans un premier temps l'équation de convergence suivante :

ln yi,t -ln yi,t-1= -p ln yi,t-1 + a ln s(k i,t )/(ni,t + g + 8) + yi ln s(hi,t )+ lit + ni + Ei,t ( II-16)

L'effet moyen estimé du capital humain est défini par :

ã' = N-1

et V' (ã') = N-2 (ã'i , àã'j)

Cet estimateur de l'effet moyen est sans biais mais de variance plus élevée que l'effet moyen estimé en contraignant les pentes de capital humain à être semblables les unes aux autres. La comparaison de ces deux estimations, au moyen d'un test de spécification d'Hausman, permet donc de tester l'existence d'un biais d'hétérogénéité. Un test de Wold permet lui de mesurer si le relâchement de l'hypothèse d'homogénéité des pentes de capital humain améliore de façon significative la qualité prédictive du modèle.

1.4.2. La relation éducation et croissance

L'estimation de la relation entre éducation et croissance économique est traversée de contradictions. Celles-ci ont notamment souligné le manque de précision dans les indicateurs mesurant le capital humain.

Dans son article, Nadir ALTINOK dégage trois grandes explications pour comprendre pourquoi les analyses économétriques les plus robustes ne permettent pas de conclure à une relation stable et positive entre le capital humain et la croissance économique :

* L'augmentation des salaires individuels peut conduire à une décroissance du pays si les nouveaux diplômés se dirigent en masse vers des secteurs «improductifs» tels que l'administration publique ;

* Si malgré l'augmentation de la population éduquée, le secteur privé n'a pas besoin de nouveaux travailleurs qualifiés, une baisse non prévue du taux de rendement de l'éducation peut survenir ex post et ainsi la contribution de ce gain individuel peut être plus petite que l'aurait prédit le taux de rendement ex ante ;

* La qualité de l'éducation peut être tellement faible qu'il n'y pas les compétences requises pour aboutir à une croissance économique.

Dans ce cas, une brève revue de littérature sur la relation éducation-croissance, en s'appuyant surtout sur les analyses qualitatives de cette relation. Pour une revue plus complète51 .

a. Les modèles mesurant l'éducation comme un flux

L'idée selon laquelle l'éducation contribuerait à la croissance constitue l'aboutissement de la théorie du capital humain. W. Schultz (1961) observe que l'éducation explique la plus grande partie de la productivité totale des facteurs, dans l'un des textes fondateurs, cette portion de la croissance que ni le capital physique ni le volume de travail ne parviennent à expliquer. Les modèles macroéconomiques estimés par des méthodes économétriques ont pour point de départ l'introduction du capital humain dans une fonction de production agrégée, au même titre que le capital physique ou la quantité de travail. Selon Aghion et Howitt (1998), on peut distinguer deux approches en termes d'éducation52 :

v' Lucas (1988) montre qu'il existe deux sources d'accumulation du capital humain : l'éducation et l'apprentissage par la pratique. Il reprend l'analyse de Becker (1964) pour qui la croissance est essentiellement déterminée par l'accumulation du capital humain (en termes de flux). Son analyse rejoint ainsi celles de Mankiw, Romer et Weil (1992) et de Barro (1991).

v' Nelson et Phelps (1966) montrent que le stock de capital humain est le principal moteur de la croissance et non la différence dans les taux : les écarts de

51 Voir Gurgand (2000, 2006).

52 Nadir ALTINOK ,Juin 2007, « Capital humain et croissance : l'apport des enquêtes internationales sur les acquis des élèves »p.p(4-11)

croissance entre les pays sont déterminés par les écarts entre leurs stocks de capital humain et de ce fait, par leurs capacités respectives à engendrer le progrès technique.

La principale difficulté pratique concerne la mesure du capital humain. En effet, afin d'introduire le capital humain comme facteur de production, il y a nécessité d'avoir des données en termes de stocks. Toutefois, comme le font Mankiw, Romer et Weil (1992), des flux d'investissement peuvent être utilisés, à condition d'introduire un modèle structurel de croissance et de supposer que ces économies sont proches de l'équilibre stationnaire, Ces auteurs considèrent la fonction de production suivante :

Ln yt = ln ht âln At +ln ( II-17)

yt est le PIB par tête, kt le capital physique par tête, ht le capital humain par tête, une

constante et a et b les paramètres inconnus. L'accroissement du stock de capital humain par tête est décrit par : ht+1=ht +Ib - (ä-n) ht (II-18)

Ib est l'investissement brut, ä un taux de dépréciation du capital et n le taux de croissance de la population. Les résultats des deux grands classiques de cette littérature, Barro(1991) et Mankiw, Romer et Weil (1992) sont synthétisés dans le tableau ci-dessous. Les estimations sont effectuées en coupe transversale sur une centaine de pays et la variable expliquée est la croissance du PIB par tête entre 1960 et 1985. Afin de tester la convergence internationale des taux de croissance, les auteurs introduisent le niveau de PIB en 1960 et le taux d'investissement. Les auteurs mesurent l'éducation s par les taux bruts de scolarisation.

b. Les difficultés existant entre éducation et croissance

La limite principale de Lucas (1988), de Barro (1991) et de Mankiw, Romer et Weil (1992) repose sur l'hypothèse implicite que l'éducation exerce un effet identique sur tous les individus, comme l'est le facteur capital. Le produit marginal de l'éducation peut rester indéfiniment positif, sur toute la population. Cette assimilation du capital humain à un capital «classique» paraît contradictoire avec les faits. Une autre limite tient au fait de l'endogénéité de l'éducation. En coupe transversale, il existe des différences structurelles entre les pays (institutionnelles, politiques...) qui peuvent expliquer les écarts dans la croissance et même dans l'accumulation du capital humain (Gurgand, 2000).

Les spécifications de Lucas (1988), de Barro (1991) et de Mankiw, Romer et Weil (1992) attribueraient alors au capital humain l'effet sur le revenu de ces caractéristiques

intrinsèques. Par exemple, l'introduction d'indicatrices régionales (pour l'Afrique et l'Amérique latine) conduit à faire chuter significativement certains des coefficients d'éducation (Barro, 1991).

Enfin, les auteurs supposent que les économies convergent vers leur équilibre stationnaire et en sont peu éloignés. Pour que cela soit vrai, il faudrait que le taux d'épargne s

soit constant sur la période 1960-1985, ce qui reviendrait à supposer que les pays en développement ne soient justement pas en développement. Certains auteurs ont alors tenté d'estimer directement des fonctions de production agrégées, de manière à produire des résultats robustes aux hypothèses économiques sur la nature des équilibres. Divers auteurs (Kyriacou, 1991, Lau, Jamison et Louat, 1991, Lau, Bhalla et Louat 1991, Barro et Lee, 1993 et Nehru, Swanson et Dubey, 1995) ont tenté de constituer des données de stock de capital humain permettant des comparaisons internationales sur longue période.

L'approche tournant autour de l'article pionnier de Nelson et Phelps (1966) s'est appuyée sur ces données de stock, en principe mieux adaptées. En effet, l'hypothèse de proximité de l'équilibre stationnaire peut être relâchée. Et si l'hypothèse selon laquelle l'endogénéité de l'éducation peut être traitée en termes d'effets fixes (les caractéristiques non observées des pays, corrélées à l'éducation, sont pour l'essentiel invariantes dans le temps), alors l'estimation de taux de croissance supprime directement le biais d'endogénéité.

c. La dimension qualitative de l'éducation

Pritchett (2001) a donné trois grandes explications à la difficulté de trouver une relation positive entre capital humain et croissance. L'une des explications s'avère être la nécessaire distinction entre quantité et qualité de l'éducation. En effet, la plupart des études utilisent des indicateurs strictement quantitatifs du capital humain. Seules quelques études prennent en compte, de façon encore partielle, la qualité de l'éducation. Hanushek et Kimko (2000), dans un souci d'une meilleure mesure de la qualité du capital humain, mesurent celuici par les résultats que les élèves ont eu aux différents tests internationaux sur les acquis en mathématiques et en sciences.

Au total, vingt-six séries de performance éducative ont été prises en considération (en distinguant les âges, le domaine de compétence [à savoir seulement les mathématiques et les

sciences], et les années). Les auteurs ont alors procédé à une régression du taux de croissance annuel moyen avec le taux de croissance initial (1960), un indicateur quantitatif de l'éducation, le taux de croissance annuel moyen de la population et leur indicateur relatif à la qualité de l'éducation. Une autre contribution qui reporte directement la mesure de la qualité de l'éducation dans un modèle de croissance est celle de Barro (2001).

Conclusion :

La robustesse des relations entre croissance et ouverture économique sur le long terme. L'ouverture économique a visiblement exercé un impact positif sur les performances économique des pays développés tout au long du 20ème siècle. Le capital humain semble lui aussi être un déterminant essentiel du dynamise a des économies. Le modèle de Mankiw, Romer et Weil (1992), ainsi que celui de Benhabib et Spiegel (1994) mettent en lumière son rôle de facteur de croissance et de média des technologies au sein des pays développés.

De plus, les modèles présentés sont tous linéaires, ils attribuent toujours les mêmes effets aux mêmes causes et supposent une homogénéité de comportement de toutes les économies étudiées face aux mêmes chocs. On peut déduire donc, les deux remarques suivantes :

1' la divergence des pays d'Amérique Latin par rapport aux pays de l'OCDE. 1' Convergence des performances économiques de ces derniers.

Parallèlement, la pertinence des spécifications de Feder (1983) et Benhabib et Spiegel (1994) à expliquer les évolutions enregistrées par les pays développés nous incite à prolonger ces spécifications dans le sens d'une prise en compte simultanée des effets du capital humain et de l'ouverture commerciale sur la croissance. C'est l'objet de section suivant qui tient compte des résultats atteints à ce niveau là.

Par la suite et dans la section précédant, on va étudier en détail les résultats des testes empiriques de certains modèles linières.

SECTION 2 : LES RESULTATS DES TESTES ECONOMETRIQUES DES MODELES LINEAIRES

£'interaction entre capital humain et ouverture économique fait l'objet de plusieurs

modèles. Chacun d'eux se réfère à un modèle théorique et met en valeur un aspect particulier de l'ouverture économique.

Dans un premier temps, le modèle de Feder (1983) et ses extensions (notamment Levin et Raut, 1997) met l'accent de modélisation de l'impact en termes de concurrence et de propagation de compétitivité de l'ouverture économique.

Le test de l'interaction entre le capital humain et l'ouverture économique fait sur deux modèles différents :

- le modèle classique de Feder (1983) augmenté de manière à incorporer le nouveau déterminant de la productivité du secteur non exposé : l'éducation ;

- le modèle de Levin et Raut (1997) qui ajoute une variable interactive entre capital humain et les exportations comme déterminants de la productivité globale des facteurs.

En revanche, l'impact en termes concurrentiels n'est qu'une vision partielle des effets de l'ouverture économique. Dans un deuxième temps, un modèle de rattrapage technologique fait l'objet de cette étude qui peut illustrer d'une complémentarité entre les facteurs de croissance. L'hypothèse testé dans ce cadre, l'interaction entre le capital humain et l'ouverture économique et son influente sur le taux de croissance mais, qui peut être un déterminant du rattrapage technologique entre les pays. Le modèle qui teste cet impact a fait par Benhabib et Spiegel (1994).

Enfin, La complémentarité entre capital humain et l'ouverture économique est considérée sous l'angle d'une causalité de l'ouverture commerciale vers l'efficacité du capital humain en référant au modèle de Mankiw, Romer et Weil (1992) auquel est appliquée la méthode des coefficients variants d'Amemiya (1978).

2.1. Le modèle de Feder (1983) et les extensions de Levin et Raut (1997)

L'étude des effets de l'ouverture économique en termes de variations de productivité et de croissance est consacrée pour cette section.

Dans ce sens, il existe deux extensions :

v' L'une découle directement les hypothèses de Feder (1983), qui consiste à introduire la variable de capital humain dans la détermination de l'élasticité de production du bien non exportable par rapport aux exportations.

v' L'autre se réfère au développement de Levin et Raut (1977) et modifie le facteur technologique de la fonction de production.

Afin de tester l'existence d'un phénomène de complémentarité entre capital humain et ouverture économique, dans le cadre de modèle de Feder (1983), nous modifions la définition de Fx. Un tel procédé nous permet, non seulement d'introduire le capital humain comme déterminant conjoint de la croissance, mais répond aussi à la critique émise à l'encontre du modèle de Feder (1983) d'une élasticité constante de la production des biens non exportables par rapport aux exportations.

Les spécifications utilisées à ce niveau génèrent deux alternatives simples de modèle de Feder (1983) sont les suivantes :

~ Une première voie consiste à endogenséiser l'élasticité de production du bien non échangeable ( variable è chez Feder) en la faisant dépendre linéairement de la qualité de capital humain accumulé par une économie . Une telle hypothèse entraîne :

Fx=(á+âH)*N/X (II-19)

Avec N : quantité de biens non exploitable produite ; X : quantité de biens exportables produite ; Telles que N+X=Y et H : l'estimateur de capital humain. Fx : étant une fonction positive de capital humain, plus les qualifications présentes dans l'économie sont importantes, plus les exportations sont sources de gains de productivité.

Réciproquement, moins l'économie a accumulé de capital humain, moins elle sait profiter de son ouverture commerciale, C'est à dire moins les variations d'exportations affectent les niveaux de production. En remplaçant Fx dans la spécification de Feder ,

 

(II-20)

L'équation de base devient

 

(II-21)

Soit : +[ -á]× - b H × + b H × × (II-22)

. Une fonction alternative de modéliser cette relation consiste à supposer une élasticité de production qui dépendrait du niveau d'exportations atteint par le pays : å=á+âH*X/N (II-23)

. Dans ce second cas, le capital humain conserve son rôle charnière au sens ou il consiste toujours la courroie de transmission des hausses de productivité du secteur exposé vers le secteur abrité. Cependant, ce rôle est lui-même conditionné par le degré d'ouverture de l'économie. Alors que dans l'exemple de Feder (1983) l'élasticité de production des biens non exportables par rapport aux exportations était constante et qu'elle dépend uniquement de la quantité de capital humain. D'après notre première hypothèse, nous supposons à présent une élasticité qui dépend simultanément des deux éléments. L'interaction entre le commerce et l'éducation est double : Non seulement, le capital humain facilite la propagation des hausses de productivité introduites dans l'économie par le biais des exportations, mais la conjonction des deux facteurs - éducation et commerce - détermine aussi la vitesse de cette propagation.

En remplaçant (II-16) dans : (II-24)

Donne : -á) + b H (II-25)

Les spécifications précédentes sont testées en utilisant comme indicateurs les variables ellesmêmes lorsque la disponibilité des données le permet, ou des approximations dans le cas de la variation de main d'oeuvre (remplacé par le taux de croissance démographique).

Le cas du capital humain est un peu plus litigieux, comme nous l'avons souligné de manière extensive au sein de la première partie de ce travail. Cependant, ayant mis à jour une forte corrélation entre taux de scolarisation et stocks de capital humain sur les périodes de disponibilité des deux indicateurs, nous utilisons, dans ce qui suit ; les taux de scolarisation comme praxies des stocks du capital humain. On les retarde, cependant, de 10 ans de manière à prendre en compte le laps de temps qui s'écoule entre la fin des études et la mise en pratique des connaissances au sein d'un travail.

Les résultats des spécifications explicitées ci-dessus sont consignés au sein dans un tableau qui regroupe « un test de DF appliqué aux régressions de la spécification, effectué pays par pays. »La méthode d'estimation privilégiée est le modèle à effets fixes car celui-ci constitue l'estimateur le plus efficace lorsque T tend vers l'infini et n'est fixé. Les variables insérées au sein du modèle sont tous stationnaires. Même la présence de variables non stationnaires parmi les régresseurs pourrait entraîner l'existence de relations de cointégration. Cependant, les résultats obtenus de (DFA) ne sont pas tout à fait convaincants puisqu'ils ne respectent pas les contraintes qui devraient exister sur les paramètres. Ainsi, le coefficient

structurel lié à H*= =crx*h ; h devrait être égal à celui de crx Xpib*( )*H en valeur

absolue. Le second modèle est encore moins satisfaisant que le premier, aucun indicateur ne s'avère significatif au seuil de 10% et, de nouveau, les contraintes sur les coefficients ne sont pas respectées. De tels résultats suggèrent qu'il existe une interaction entre l'éducation et le commerce qui permet d'expliquer les écarts de performances entre pays.

En effet, les différentes spécifications estimées accréditent la significativité des variables interactives du modèle. A ce propos l'hypothèse d'une interaction simple entre éducation et commerce apparaît plus crédible au vu des résultats que l'hypothèse d'une interaction double (second modèle).

Le capital humain viendrait donc compléter l'ouverture économique dont son impact ne serait pas lui même influencé par le degré d'ouverture. Sous certaines conditions nous tournons dans la suite vers la spécification de Levin et Raut (1997) qui correspond à celui de Feder (1983).

2.1.1. Le modèle de Levin et Raut (1997)

C'est un modèle très proche de Feder (1983) dont le cadre conceptuel de Levin et Raut (1997) ne s'appuient pas sur la même détermination du processus productif et faisant transiter les effets de l'ouverture économique par le biais d'une élasticité positive de la production du bien non exportable par rapport aux exportations et par celui d'un écart de productivité entre les deux secteurs, Ils se réfèrent à une fonction de production unique au sein de laquelle ils font varier la définition de la productivité globale des facteurs. Le modèle de Levin et Raut (1997) se fait sur deux classes :

a. Modèle sans interaction :

Levin et Raut (1997) adoptent la technologie de production suivante :

=Ai,t (II-26)

Avec

: La productivité globale de facteurs ; X : exportations

En prenant les log-différences des équations précédentes et en appliquant l'approximation Quand x est petit à .Ils dérivant la relation suivante :

(II-28)

Levin et Raut (1997) approximent ensuite le taux de croissance du capital physique par la part des investissements dans le PIB et l'évolution de la population active par le taux de croissance démographique. Ils aboutissent finalement à l'équation suivante :

Suite à une transformation qui consiste à faire dépendre la variation du résidu technologique d'une fonction quadratique du revenu initial par tête selon l'idée que la

technologie dépend du niveau de développement des pays, mais pas forcément de manière linéaire.

En se basant sur les données de la base 1880-1980 touts en reconnaissant à une situation de donnée de panel d'un modèle à effets fixes auxquels sont ajoutées des dummies temporelles. La variation de la part des exportations dans les PIB apparaît comme un facteur significatif mais de mauvais signe sur la base 1880-1980, alors qu'elle était un élément positif clé pour expliquer la croissance chez Levin et Raut (1997). Sur une base de deux périodes (1965-1974) et (1975-1984), les deux auteurs travaillent sur deux échantillons de pays semiindustrialisés, alors cet argument ne fait pas partir du modèle de Feder (1983).

La seconde explication à la divergence de résultats tient aux mauvaises performances de la variable d'investissement. Il se pourrait que la mauvaise spécification du modèle entraîne une sous estimation du rôle de la variation de la part des exportations dans le PIB

b. Modèle d'interaction avec le capital humain:

L'existence d'une interaction entre éducation et exportations est justifiée par Levin et Raut (1997), par une meilleure utilisation du capital humain au sein du secteur exportateur par rapport au reste de l'économie. En effet, les travailleurs éduqués leurs paraissent plus à même de s'adapter aux nouvelles technologies et de réagir aux évolutions des techniques de production entraînées par la concurrence international.

Dans ce cadre, l'écart de productivité associé au secteur exportateur dépend certainement de la quantité de capital humain présente dans l'économie. Leur nouvelle hypothèse fait donc dépendre la productivité globale des facteurs non seulement des exportations, mais aussi de la variable capital humain de la manière suivante :

 
 

(II-30)

Remplaçons le facteur technologique dans la fonction de production initiale par tête et opérons les modifications décrites précédemment, mènent Levin et Raut à estimer la spécification suivante :

Les résultats obtenus sur la base 1880-1980, indiquent une variation de la part des exportations dans le PIB, qui apparaissent de signe négatif mais non influente dans leurs modèle qui s'avère significative. Cependant, ils semblent accréditer l'existence d'une interaction positive pour la croissance économique entre éducation et variation de la part du

commerce dans le PIB (coefficient de H* significatif à 5%).Les estimateurs de capital

humain utilisés lors des estimations différents selon le modèle considéré, pour un taux de
scolarisation primaire et secondaire retardé de 10 ans. La variable utilisée qui vérifie le capital

humain est le nombre moyens d'années d'éducation de la population dans la variable interactive H* et le taux de scolarisation dans le secondaire pour représenter H.

Ce panachage d'indicateurs du capital humain au sein de la même régression n'est d'ailleurs pas sans poser de problème. Un problème de justification d'emploie de ces différentes variables au sein de même spécification alors même que le modèle suppose une homogénéité. La spécification découlant les hypothèses de Levin et Raut (1993),telle qu'elle a été testée par les auteurs ne semble parfaitement appropriée, au regard des hypothèses posés, des estimateurs de capital humain hétérogène, selon la spécialité des auteurs, donc la résolution est fait étape par étape.

En remplaçant le facteur technologique par ses déterminants, on obtient :

En passant ensuite aux Log différences

Levin et Raut (1997) fait l'objet d'une approximation le fait qu'on suppose que et

sont proches d e 0, ce qui donne :

Puis

Si la croissance du capital physique est approximée par la part de l'investissement dans le PIB et la variation de la population active par le taux de croissance démographique :

Deux spécifications alternatives du résidu technologique (Bit) sont, à présent, envisageables. Il est possible de le définir comme spécifique à chaque pays, mais constant à travers le temps. Une autre solution serait de spécifier comme dépendant directement du niveau initial selon une relation quadratique.

Donc, la spécification à tester est à la forme suivante :

Les estimations de modèle de Raut et Levin (1997) sont à la réduction adéquate des équations. Si la croissance des exportations semble avoir un impact positif significatif sur la croissance économique. L'interaction éducation / part des exportations dans le PIB s'avère négative pour les performances économiques.

Une régression comprenant toutes les interactions aboutit cependant au rejet de la significativité de au profit de la variable . Au vue de ces nouveaux résultats

apparaissent fortement dépendantes de la forme technologique utilisée alors. Les différents tests menés précédemment semblent justifier l'existence d'un effet de propagation de la compétitivité lié à la fois à l'ouverture des pays sur l'extérieur, approximée par la part des exportations dans le PIB, et au montant de capital humain présent dans l'économie.

Les travaux de Levin et Raut (1997) se rapprochent qu'à une étude du type Feder (1983). Dans la suite de ce travail, on reprend la définition du système productif telle qu'elle est développée par Levin et Raut (1997) mais au sein d'un cadre mieux adapté de convergence technologique à la Benhabib et Spiegle (1994).

Un tel cadre d'analyse nous permet d'évoluer d'une définition de l'interaction entre éducation et commerce comme facteur de hausses de productivité vers une explication en termes d'imitation et de rattrapage technologique.

2.2. Les résultats de test économétrique de Benhabib et spiègle (1994)

Un second aspect de l'ouverture économique étudié par un modèle, de référence, de Benhabib et Spiegle (1994), et se focalise autour de la notion de rattrapage technologique dépend du stock de capital humain et de l'écart de développement du pays considéré avec celui du pays le plus avancé - approximé par une différence de PIB par tête. Le rattrapage économique selon la spécificité des auteurs « d'autant plus rapproche que les pays possèdent un niveau de capital humain élevé. 53»

Pour remédier à ce manque et prendre en compte l'interaction entre commerce et éducation. La spécification de Benhabib et spiegle (1994) est pondérée par le degré d'ouverture de l'économie. Le modèle d'ouverture économique était complété par un estimateur de capital humain comme un modèle de référence ici a traité le capital humain et le commerce. La spécification économétrique de Benhabib et Spiegle (1994) découle d'une fonction Cobb-Douglas dans laquelle le terme de productivité globale des facteurs est endogénéisé de manière à manière à englober le processus de rattrapage technologique.

La forme qui revêt cette spécification est la suivante :

(II-38)

Malgré des divergences liées au manque d'estimateurs pertinents sur long terme. Les estimations de cette spécification sur une base annuelle mènent à des résultats relativement proches de ceux mis à jour par Benhabib et Spiegel. L'interaction éducation, écart technologique se présente comme une variable déterminante des performances économiques des pays. Cependant, ce modèle ne nous a pas paru suffisant dans sa prise en compte du processus de rattrapage technologique puisque l'aspect ouverture commerciale lui faisant notamment défaut.

En outre, les modifications des facteurs technologiques afin de prendre en compte les canaux par lesquels l'interaction entre capital humain et ouverture économique agit sur la

53 Céline Kauffiyanne 2002 «these de doctorat :les déterminants de la croissance à long terme» p.p(70-85 )

croissance, le terme technologique de la spécification de Benhabib et Spiegle (1994) est modifié dans deux directions différentes.

D'une part, il est modifié de manière à dépendre directement d'une variable interactive combinant éducation et commerce. D'autre part, l'interaction entre capitale humaine et ouverture économique est supposée faciliter le processus de rattrapage technologique en interagissant avec la variable de distance économique au pays le plus développé.

Le taux de changement technologique est ainsi défini comme une combinaison linéaire de trois facteurs : le capital humain, l'interaction entre capitale humain et ouverture économique et une variable combinant capital humain, ouverture économique et distance technologique.

(II-39)

L'interaction entre l'éducation et l'ouverture économique affecte directement le changement technologique - et donc le taux de croissance -par le biais de la variable croisée,

via .

Dans un modèle de recherche de rente décrit par Berthélémy, Pissarides et Varoudakis (1998), l'effet direct est censé rendre compte de la hausse de productivité de capital humain consécutive à l'ouverture économique. Or le modèle de Feder (1983) dans un cadre de concurrence qui accrue l'effet indirect se réfère aux modèles d'imitation et représente le rattrapage technologique.

Ainsi, la spécification augmentée de Benhabib et Spiegle (1994), est suivante :

(II-40)

D'après cette dernière équivalence, les signes des coefficients structurels affectés au capital humain et à l'interaction « pure » capital humain -ouverture économique sont ambigüe : selon que l'effet rattrapage technologique l'emporte ou non sur l'effet direct, l'impact global des variables croisées sera positif ou négatif.

En plus, le modèle de Feder (1983), estimé par une méthode des coefficients variantes puisque le coefficient structurel associé à l'ouverture économique, est supposé dépendre d'un facteur d'externalité technologique selon la spécification déjà développée reproduite ici :

Feder (1998) suppose une contrainte de causalité entre les facteurs qui déterminent l'intérieur de la parenthèse et l'effet de l'ouverture commerciale. La relation directe en Fx et le niveau de capital humain atteint par l'économie fait l'objet d'une hypothèse qui teste la relation entre croissance et ouverture économique et impact du capital humain par le coefficient structurel associé au commerce :

Avec

Une telle spécification conduit aux résultats suite à une estimation en référent aux indicateurs déjà utilisés pour le modèle de Feder (1983) augmenté.Ce résultat semble favoriser la thèse d'une causalité allant de l'accumulation de capital humain vers l'impact de l'ouverture économique. Plus précisément, il semble de nouveau confirmer l'existence d'un effet de propagation des hausses de productivités entraînées par l'ouverture sur l'extérieur conditionné par la quantité de capital humain qui présente dans l'économie.

3.4. L'estimation de panel : Islam (1995)

Après que Mrw (1992) eurent apparemment réussi à expliquer les variations du revenu par habitant en fonction de l'accumulation du capital humain, de nombreux chercheurs se sont tournés vers l'analyse de données de panel. La principale raison de cette réorientation consistait à écarter l'hypothèse qui imposait une fonction de production identique pour tous les pays et qui entraînait le biais dû à la variable omise, mentionné plus haut. Islam (1995) a mis en application une formulation de données de panel de la fonction de production de Solow étendue pour tenir compte du capital humain. Au lieu d'une seule estimation transnationale, Islam a pris les données couvrant la même période de 1960 à 1985 et les a réparties en cinq sous-périodes pour tirer parti de cinq points de données par pays.

En outre, Islam a tenu compte des effets (fixes) propres à chaque pays pour corriger le biais dû à la variable omise. La forme restreinte de l'équation de régression est de premier chapitre (I-19), (I-19)' et (I-20)

En guise d'approximation de l'équilibre stable du capital humain, Islam (1995) a choisi la

variable humain de Barro et Lee (1993) qui fournit des renseignements sur le nombre moyen d'années de scolarité aux niveaux primaire, secondaire et supérieurs dans l'ensemble de la population âgée de plus de 25 ans. Il a réparti les pays en trois échantillons, soit les mêmes : NONOIL, INTER et OCDE.

Les résultats des estimations d'Islam tenant compte des effets sur les pays supposaient des valeurs de la vitesse annuelle de la convergence conditionnelle ë (OCDE : 0,0913) supérieures à celles obtenues par MRW (OCDE : 0,0203).

En outre, les valeurs estimatives des élasticités de la production par rapport au capital physique et au capital humain, á et ç, pour les trois échantillons de pays (á = 0,5224, 0,4947, 0,2074; ç = -0,20, -0,007, -0,045) sont inférieures à celles obtenues par MRW sans effets fixes (á = 0,69, 0,70, 0,28; ç = 0,66, 0,73, 0,76); en revanche, elles sont semblables à celles obtenues avec une estimation de panel excluant la variable liée au capital humain. On pouvait s'y attendre, car le coefficient de la variable humain n'est pas significatif pour les échantillons INTER et OCDE et porte le mauvais signe pour tous les échantillons54. Comme le mentionne Islam, « (...) ces résultats « anormaux » (...) n'ont rien de nouveau. Chaque fois que des chercheurs ont tenté d'intégrer l'aspect temporel des variables liées au capital humain dans des régressions de la croissance, ils ont obtenu des résultats statistiquement non significatifs ou de signe négatif »

Si la correction du biais dû à la variable omise revêt une valeur indiscutable, il ressort manifestement de ces résultats que certains problèmes d'économétrie et de données subsistent. Parmi eux, nous relevons le fait que les taux de croissance g et n et la vitesse de convergence étaient encore considérés les mêmes pour tous les pays. Lee, Pesaran et Smith (1998) ont examiné cet aspect. Dans leur document, ils soulignent que les estimations de panel devraient aussi tenir compte de l'hétérogénéité des taux de croissance de la technologie et de la population (et, partant, de la vitesse de convergence) ainsi que des niveaux de départ de la technologie (coordonnées à l'origine).

Toutefois, comme il est mentionné dans leur conclusion et dans la réponse d'Islam (1998), la prise en compte et le test de cette hétérogénéité du taux de croissance équilibrée des pays supposent des difficultés qu'on ne peut surmonter aisément. Par exemple, Islam mentionne dans sa réponse que les données dont on dispose fournissent des renseignements

54 Serge Coulombe, Jean-François Tremblay et Sylvie Marchand 2004 « Performance en littératie, capital humain et croissance dans quatorze pays de l'OCDE » N° 89-552-MPF au catalogue, no 11.

sur les taux de croissance réelle, alors qu'on aurait besoin des taux de croissance équilibrée. Un autre problème éventuel à relever dans l'estimation de panel est le fait que les variables explicatives pourraient être corrélées en série.

Il en résulte des problèmes de corrélation dans la perturbation, de sorte que les effets moyens évalués sont incohérents. Comme le mentionne Temple (1999), faute de corriger la corrélation, la vitesse estimative de convergence est biaisée vers le haut, ce qui pourrait être le cas dans Islam (1995). Ce problème a été souligné et corrigé dans de nombreuses analyses de données de panel, dont celles de Day (1996), de la Fuente (1998) et Coulombe (2000).

Toutefois, l'analyse comparative de Coulombe (2000 et 2003) montre que la corrélation sériale dans les régressions de la croissance constitue un grave problème uniquement lorsqu'on utilise des données annuelles dans l'estimation de panel. On ne décèle aucune corrélation sériale significative lorsque les données sont groupées par périodes de cinq ou dix ans.

Conclusion :

L'avantage de ce chapitre est d'avoir des résultats économétriques. Les différences entre les essaies des économètres montrent, à ce stade, les apports de chaque modèle économétrique employé qui porte une version propre à lui et des caractéristiques des variables se diffèrent, ainsi les données, l'espace et la période d'étude qui sert à évaluer chaque modèle.

Selon Varoudakis (1997), Le rôle du capital humain dans la croissance dépend du degré d'ouverture de l'économie.

Islam (1995) a choisi la variable de capital humain de Barro et Lee (1993) qui fournit des renseignements sur le nombre moyen d'années de scolarité aux niveaux primaire, secondaire et supérieurs dans l'ensemble de la population âgée de plus de 25 ans.

Chez Hanushek et Kimko (2000)dans un enquête internationale mettant en lumière par la qualité de capital humain doit refléter Les indicateurs suivants : Les taux de scolarisation qui reflètent l'effort de l'état en politique d'éducation aussi , Le ratio élèves par enseignent ; qui peut refléter la qualité d'éducation , et plus en détail ,on va avoir cet indicateur dans la spécification de modèle de la deuxième section .

Conclusion :

Les différents modèles testés accréditent l'existence d'une interaction entre capital humain et ouverture économique. L'extension de Feder (1983) confirme l'idée d'existence d'une propagation des gains de compétitivité des secteurs exposés vers les secteurs protégés.

En effet, les contraintes liées à la spécification conduisent à penser que les résultats et les conclusions obtenus dépendent des formes technologiques. Pour les régressions effectuées par le modèle de Benhabib et Spiegel (1994) et de son extension confirment l'existence d'une interaction entre capital humain-ouverture extérieur mais non pertinente pour expliquer la convergence entre pays.

Une variable interactive s'avère significative lorsqu'elle est combinée aves une variable de rattrapage. La notion d'interaction entre éducation et commerce était approfondit. Le test effectué ne nous permet pas de déduire qu'il existe une relation causale entre l'ouverture économique et l'efficacité du capital humain.

Benhabib et Spiegel (1994) confirment, cependant, l'existence d'une causalité dans le modèle de Feder (1983) reliant le capital humain accumulé et l'impact de l'ouverture commerciale sur la croissance.

Selon Varoudakis (1997), le rôle du capital humain dans la croissance à partir de la notion éducation comme un indicateur dans ce cas dépend du degré d'ouverture de l'économie, ce qui nous conduit de développer plus dans la section suivante.

SECTION 3 : CAPITAL HUMAIN ET EDUCATION

es estimations dans les modèles empiriques sont diversifiées dans ce cadre de la

littérature empirique , mais il existe des travaux qui mettent l'accent sur l'actualisation des données qui prennent des formes différentes, dans ce cas , on va avoir les différents estimations et les résultats qui peuvent être ajuster la littérature empirique surtout dans un contexte de l'investissement et la croissance ou bien l'éducation et la croissance .

3 .1. L'investissement en capital humain et la croissance économique

Dans une littérature empirique de Mankiw, Romer et Weil (1992), la principale hypothèse veut que les fractions mesurées du revenu d'un pays investi dans le capital physique et dans le capital humain, s(k) et s(h) soient des ratios équilibrés.

Le taux de croissance de la production est alors lié au niveau retardé de la production ; aux deux parts d'investissement et au taux de croissance démographique entre autres facteurs.

L'équation croissance-régression testée dans la première configuration empirique est la

suivante : Äyi,t =?1yi,t-1+?2 s(k)i,t + ?3s(h)i,t +?4ni,t+?5,iFEi+åi,t (I-43)

La variable liée au taux d'investissement, s (k) i ,t est le ratio moyen de l'investissement au PIB durant la période t, ni,t est le taux moyen de croissance démographique ou le taux de fécondité durant la période t, les FEi sont les effets fixes propres aux pays et les åi,t sont des termes d'erreur additifs. L'estimation ponctuelle du paramètre

?1est une mesure de la vitesse moyenne de convergence.

Par comparaison avec la spécification originale de MRW (1992), les variables étant toutes mesurées comme des écarts logarithmiques par rapport à la moyenne de l'échantillon transversal, cette configuration économétrique suppose que nous prenons en compte des taux de croissance égaux du progrès technologique et des taux de dépréciation égaux d'un pays à l'autre. On calcule les régressions en incluant et en excluant les effets fixes. Les spécifications avec effets fixes prévoient, toutefois, différents niveaux de technologie selon les pays. Dans cette analyse empirique, la variable clé est s(h)i,t, pour laquelle on utilise des divers indicateurs de l'investissement dans le capital humain, dont les indicateurs sont fondés sur les notes en littératie(lecture, science et mathématique) et d'autres sont fondés sur les effectifs.

Dans cette configuration empirique, les mesures de l'investissement dans le capital humain calculées d'après les données sur la littératie pour la période de 1960 à 1965 sont fondées sur les notes en littératie des personnes qui avaient de 17 à 25 ans en 196055. Dans la configuration de l'équation précédent, Mrw (1992) montrent qu'on pourrait calculer les proportions du capital physique et du capital humain dans le revenu national, respectivement

a et q, à partir des estimations ponctuelles de?1, ?2 et ?3 puisque :

?2=- ?1 ( ; ?3= - ?1 ( (I-44)

À partir de ces relations, les auteurs produisent des estimations des proportions du capital humain et du capital physique pour divers indicateurs du capital humain.

55

Serge Coulombe, Jean-François Tremblay et Sylvie Marchand 2004 « Performance en littératie, capital humain et croissance dans quatorze

pays de l'OCDE » N° 89-552-MPF au catalogue, no 11.

3.2. L'éducation à titre d'approximation des équilibres stables à long terme

Comme le montre l'étude de Barro et Sala-i-Martin (1995), il n'y a pas de raison de restreindre l'ensemble de variables environnementales Z à l'ensemble habituel que suppose le simple modèle de croissance de Solow étendu. D'autres variables qui pourraient influencer la fonction production ont permis d'expliquer les différences transnationales à long terme.

Dans cette configuration générale de régression de la croissance, les indicateurs du capital humain (données sur l'investissement ou sur le stock) pourraient être considérés comme un déterminant fondamental, parmi d'autres, de l'équilibre stable à long terme.

Le point de départ de l'approche de la convergence conditionnelle est l'équation de base suivante, calculée d'après une linéarisation logarithmique axée sur l'équilibre stable (pour des périodes de durée unitaire) :

log( Y) i,t= log( Y) i,t+(1- )log(Y*(Zi))i +åi,t ( I-45).

â est la vitesse de convergence vers l'équilibre stable Yi *, à estimer d'après ses déterminants Zi. Cette équation dynamique suppose qu'au moment t, l'évolution du PIB par tète dans le pays i est une moyenne pondérée de ses niveaux initial et équilibré.

Le taux de croissance de Yi,t est donc une fonction croissante de l'écart entre l'équilibre stable et la position initiale. En ce qui concerne les écarts logarithmiques par rapport à la moyenne de l'échantillon transversal, cette équation suppose les formes suivantes de l'équation de régression de la croissance:

Äyi,t =?1yi,t-1+?2 s(k)i,t + ?3s(h)i,t +?4ni,t +?5,iFEi+ ?6 openi,t +åi,t (I-46)

openi,t est la variable (rajustée) liée au taux d'ouverture, comme selon Barro (2001). Les valeurs s(h), s(k), n, open et FE sont les déterminants z des équilibres stables relatifs à long terme yi* . Pratiquement, la variable clé est toujours s(h), pour laquelle on utilise divers indicateurs du capital humain, dont les indicateurs fondés sur les notes en littératie et d'autres fondés sur la scolarité56. On peut calculer l'effet uniforme à long terme d'un choc permanent subi par zi d'après la solution à LT à l'équation, où Ayi,t=0 et y=y*.

3.3. L'apport économétrique de S .Dessus (1995)

3.3.1. Présentation de modèle

56Serge Coulombe, Jean-François Tremblay et Sylvie Marchand 2004 « Performance en littératie, capital humain et croissance dans quatorze pays de l'OCDE » N° 89-552-MPF au catalogue, no 11.

Selon l'équation indique dans la partie théorique qui met l'accent sur la relation capital humain et croissance précisément, le lien entre éducation et croissance et s'écrit sous la forme suivante :

ln yi,t -ln yi,t-1= -f ln yi,t-1 + a ln s(ki,t)/(ni,t + g + ö) + yi lns (hi,t )+ t + TIi + åi,t (II-47)

L'auteur estime une équation de convergence conditionnelle, dans laquelle le coefficient de capital humain varie de manière stochastique d'un pays à l'autre, en fonction de caractéristiques nationales. Cette équation s'écrit :ln yi,t -ln yi,t-1 = -f ln yi,t-1 + a lns(ki,j/(ni,t + ö + g) + yi ln hi,t + t + TIi + åi,t (II-48)

et yi = ? + OZi + ui

Cette équation nous permet donc de tester l'impact de telle ou telle caractéristique du système éducatif, mesurée par la variable Z, sur la qualité de celui-ci. La variable Z est invariante dans le temps, sans quoi on ne disposerait d'aucun degré de liberté.

3.3.2. Les résultats obtenus

Les estimations de modèle employé dans l'apport de S. Dessus donnent le tableau57 suivant :

Tableau 2: Estimation de la convergence avec pentes de capital humain hétérogènes

Variable dépendante : ln yt

 

(1)

(2)

ln yt-5

0.846 (13.1)

0.443 (5.43)

ln sk/(n + g + ä)

0.141 (3.58)

0.215 (4.63)

ln h

-0.080 (2.19)

0.086 (0.89)

R2 ajusté

0.9793

0.9906

Observations

498

498

Notes : Les statistiques entre parenthèses sont les T-Students. Estimations au moyen de la méthode de Balestra-Nerlove. (1) : Estimation imposant l'égalité des pentes de capital humain. (2) : Estimation de l'effet moyen du capital humain réalisée à partir de pentes hétérogènes). Toutes les variables sont épurées de leurs moyennes temporelles, de telle sorte qu'il devient inutile d'estimer des effets fixes temporels

57 S .Dessus (1995) : « le capital humain et croissance :le role retrouvé de système éducatif » p.p(12-18)

Cet estimateur de l'effet moyen est sans biais mais de variance plus élevée que l'effet moyen estimé en contraignant les pentes de capital humain à être semblables les unes aux autres. La comparaison de ces deux estimations, au moyen d'un test de spécification d'Hausman, permet donc de tester l'existence d'un biais d'hétérogénéité. Un test de Wald permet lui de mesurer si le relâchement de l'hypothèse d'homogénéité des pentes de capital humain améliore de façon significative la qualité prédictive du modèle.

Les tests de Wald et d'Hausman rejettent au seuil de 1 pour cent l'hypothèse nulle d'homogénéité des pentes de capital humain.

Le relâchement de cette hypothèse n'est pas sans conséquences sur l'estimation des paramètres de l'équation de convergence conditionnelle, où l'élasticité du produit au capital humain se trouve en revanche sensiblement modifiée .Elle devient positive et non significative, traduisant probablement la grande hétérogénéité des paramètres, mais également le fait qu'en moyenne, l'accumulation de capital humain favorise la croissance.

3.3.3. Conclusion

Ces résultats expliquent dans large mesure pourquoi l'investissement en capital humain n'a pas été récompensé par une croissance plus rapide dans de nombreux pays en développement

v' La scolarisation massive s'est souvent faite au détriment de la qualité de l'éducation reçue

v' la distribution inégalitaire des services d'éducation a eu des effets néfastes en

termes d'efficacité des dépenses publiques.

Ces deux effets ont eux mêmes probablement freiné l'accumulation de capital humain, pour deux raisons. D'une part parce que le faible rendement privé de l'éducation a du limiter la demande d'éducation. D'autre part parce que la concentration inégalitaire de l'éducation a sans doute réduit les possibilités de financement public de l'éducation.

Birdsall, Ross et Sabot (1995) suggèrent ainsi que c'est dans les sociétés les plus égalitaires que l'on trouve le plus fort consensus pour le développement d'un système éducatif pour tous.

Il serait intéressant d'aller plus avant dans ces voies de recherche, tout comme dans celle qui consisterait à employer des indicateurs plus précis de qualité du système éducatif que ceux dont nous disposons actuellement en matière de comparaison internationale. Les trappes de pauvreté qui résultent de ces cercles vicieux ne semblent pas inéluctables : une priorité

marquée pour l'éducation primaire et accessible à tous devrait produire, à fardeau budgétaire égal, plus d'effets positifs en termes de croissance que l'inverse.

Toutefois, restreindre au seul système scolaire le champ des actions publiques à mener pour augmenter la contribution effective du capital humain à la croissance est probablement insuffisant. Des actions parallèles doivent être envisagées dans d'autres domaines, comme ceux des échanges et des libertés individuelles, pour maximiser le rendement social de l'investissement éducatif (Berthélemy et Dessus, 1999).

Conclusion :

On a montré que le rôle du capital humain à partir de l'éducation dans le processus de croissance ne peut être entièrement expliqué à l'aide d'un modèle de Solow augmenté. Les résultats positifs préalablement obtenus avec des données transversales ne sont pas confirmés par les données de panel. Dans ce cas le stock de capital humain peut exercer un effet positif sur la croissance, mais celui-ci dépend de la capacité de l'économie à canaliser ses ressources humaines dans des activités génératrices de progrès technologique.

En outre, il est très probable qu'elles doivent ouvrir leurs régimes commercials, car la plupart de ces pays ont besoin des innovations produites dans le reste du monde pour se lancer à leur tour dans des activités innovantes et efficientes. Les résultats concernant le rôle positif de l'ouverture commerciale dans la contribution du capital humain à la croissance confirment le bien-fondé et les interprétations de plusieurs économistes (Mankiw, Romer et Weil (1992) ; Barro et Sali-I-Martin (1995); J-C Berthélemy; S Dessus; A Varoudakis (1996) ...

CONCLUSION

La littérature empirique traditionnelle avec les données de Panel standard ou de coupe transversale enrichit la littérature de la croissance économique surtout avec les tentatives de Mankiw, Romeret Weil en (1992), Benha bib Spiegel (1994) et d'autres économistes.

Les résultats et les estimations faites par ces économistes restent limités selon la nature de l'échantillon, leurs caractéristiques aussi la longueur de la durée d'étude et les variables utilisés et la disponibilité de données, pour finir par la recourt de même modèle de Solow augmenté.

L'utilisation des données de Panel standard avec effet fixe ou aléatoire peut nous donner des résultats robuste puisque la persistance d'auto corrélation des erreurs qui est un problème qu'on peut le résoudre dans le cadre du Panel dynamique.

Pour notre travail empirique précisément notre essai économétrique sera l'objet du chapitre précédent. On va voir donc à quel point les résultats de notre travail se diffèrent à celles des résultats économétriques faites.

CHAPITRE III : E,

OUVERTURCAPITAL HUMAIN ET

CROISSANCE ECONOMIQUE : APPLICATION SUR LES

DONNEES DE PANEL DYNAMIQUE

INTRODUCTION

e chapitre précédent a présenté certains développements de la théorie de croissance, dont le capital humain comme facteur de croissance économique, occupe une place

importante de développement des nations et, après avoir étudié les fondements théoriques qui mettent en lumière la relation entre le capital humain et la croissance économique ,d'une part. Et d'autre part, l'articulation entre l'ouverture économique et la croissance, toute en étudiant les déférents modèles dans ce state d'analyse.

Donc, on pourrait poser aussi la question suivante, est-ce que l'effet de capital humain sur la croissance à travers l'estimation des données panel et spécifiquement dans le contexte d'une économie ouverte diffère d'une région à une autre ?

De plus, est ce que l'effet de capital humain sur la croissance dans un contexte d'ouverture économique : un effet positif où négatif ?

En effet, pour répondre à ces questions on va étudier dans la première section de ce troisième chapitre, une surveille empirique dont laquelle ces travaux adoptent l'estimation de panel, l'effet de capital humain sur la croissance économique dans certains régions du monde.

La deuxième section, sera consacrée à la présentation des différentes variables utilisées (les indicateurs d'ouverture, les indicateurs de capital humain, les variables institutionnelles et variables macroéconomiques), des sources de données de l'échantillon sur lequel portera notre étude ainsi que le modèle d'estimation.

Enfin, la troisième section, on présentera les statistiques descriptives relatives au pays composant notre échantillon. Cette section s'achèvera par une présentation des résultats des différentes estimations effectuées à chaque étape ainsi que les interprétations de ces résultats.

SECTION 1 : SURVEILLE EMPIRIQUE

Les travaux économétriques qui font l'objet de certaines modèles théoriques

donnent des résultats critiquables selon plusieurs conditions et aussi selon la duré d'étude,...

3.1. Interaction IDE, capital humain et croissance : cas des pays émergents

3.1.1. Le modèle empirique

Le travail empirique, faite par Ben Abdallah et Meddeb en 2000, comporte deux parties :

> La première consiste en l'estimation du taux de croissance de la productivité globale des facteurs pour un échantillon de 61 pays.

> La seconde est consacrée à l'évaluation économétrique des interactions entre le capital humain et l'IDE sur la croissance de la PGF.

En effet, La mesure du taux de croissance de la PGF est basée sur la méthode de la comptabilité de la croissance Barro (1999)58,

La PGF est identifiée au progrès technique dans la fonction Cobb Douglas :

=Ai,t ( III-1)

At est l'indice de niveau de la technologie à la date t, appelé PGF.

Y t est la valeur ajoutée

Kt et Lt sont respectivement le capital et le travail.

á et â représentent respectivement la part de la rémunération du capital et celle du travail dans le revenu total, sous l'hypothèse de concurrence pure et parfaite.

On aura donc : gPGF = - á - Â (III-2)

Sous les hypothèses de rendements constants et de la CPP, la seule connaissance du taux de salaire ainsi que le niveau de Y , K et L suffit pour obtenir une estimation comptable du taux de croissance de la PGF. Vu la difficulté dans l'obtention des taux de salaire pour les 61 pays de l'échantillon, nous avons donc opté pour l'utilisation de l'outil économétrique pour estimer le taux de croissance de la PGF.

La spécification utilisée généralement retenue est la suivante :

LnYt = Ln At + ëôLn Kt + âLn Lt (III-3)

Cette équation nous a permis dans un premier temps d'obtenir des estimations des élasticités á et â. Elle nous a également permis dans un deuxième temps, de tester l'hypothèse de rendements constants à l'aide du test de Student.

Si cette hypothèse est validée, on calcule donc le taux de croissance de la PGF comme suit :

gpgf = - á (II-4)

y est le PIB par tête et k est le stock du capital physique par tête.

58 Barro(1999) «Notes on growth accounting», Journal of Economic Growth, vol 4 N°2, June.

Une étape intermédiaire consiste à estimer le stock de capital physique de chaque pays. Pour cela on a utilisé la méthode d'inventaire permanent.

Le stock de capital physique utilisé provient de la base de donnée de Vikram Nehru 59 et Ashok Dhareshawar ; cette base s'arrêtant en 1990, l'estimation le stock de capital physique pour la période manquante de 1990 à 1997, en calculant un taux de dépréciation du capital pour chaque année et chaque pays en utilisant la méthode d'inventaire permanent.

K t = It -(1-ä) Kt-1 (II-5)
Où It : le flux d'investissement domestique à l'année t, issu de la base World Development Indicators 1999, Banque Mondiale. ä représente le taux de dépréciation du capital.

L'échantillon, dans ce cas, est composé de pays émergents et de pays industrialisés. Le choix s'est fait en fonction des sources de données statistiques. Pour du Panel, il fallait absolument calibrer nos données pour chaque pays et chaque variable.

Dans certains cas, la couverture de la base de données pour les variables considérées étant incomplète il a fallut exclure de l'échantillon des pays dont des observations étaient manquantes.les données des flux d'investissements directs étrangers entrants (en dollars courant)qui représente IDE proviennent de la base CD : manuel de statistiques de la CNUCED 2000.

Le PIB en dollars courant provient de la base CD du World Development Indicators 1999 de la Banque Mondiale.

KH : Les indicateurs de capital humain généralement retenus dans la littérature empirique sont le taux de scolarisation et le nombre moyen d'années de scolarisation de la population. Les données utilisées sont des taux de scolarisation au niveau secondaire fournis par la base statistique de l'UNESCO60 (2000), du World Development Indicators, et d'annuaires statistiques de différents pays pour compléter le manque d'observation.

PGF a été calculé à partir des données de stock de capital physique provenant de la base de données de Vikram Nehru61 et Ashok Dhareshawar ; et par la suite ,on estime le stock de capital physique pour la période manquante de 1990 à 1997 ,en calculant un taux de dépréciation du capital. La population active provient des annuaires statistiques du Bureau International du Travail 1999.

59 Nehru V, Swanson E et Dubey A (1995) "A new database on human capital stock in developing and industrial countries: sources, methodology, and results". In Journal of Development Economics, Vol 46, p379-401.

60 Une caractéristique de notre base de données par rapport à celle de Barro et Lee (traditionnellement utilisée) est qu'elle fournit des données annuelles sur tous les pays, y compris ceux d'Asie du Sud Est.

61 Nehru V, Swanson E et Dubey A (1995) "A new database on human capital stock in developing and industrial countries: sources, methodology, and results". In Journal of Development Economics, Vol 46, p379-401

A ce state, le taux d'ouverture qui est un indicateur de régime commercial, calculé à partir de la somme des exportations et importations du pays considéré rapporté au PIB en parité des pouvoirs d'achat.

Les exportations et les importations proviennent de la base statistique de la Banque Mondiale 1999. Du fait du manque de séries temporelles complètes pour toutes les variables limités vérifient l'idée sur la période 1983-1997. Elle se semble pertinente, car le boum des investissements directs étrangers s'est fait dans les pays émergents à partir du milieu des années 1980. Ainsi, les estimations porteront sur l'approximation suivante de l'équation de croissance de la PGF :

Gi,t PGFi,t+â 1ÊÇ i,t + â2IDEi,t3stabpoli ,t4ouvi,t+ui,t (II-6)

avec ui,t = ct + cié,ô

ct : effet spécifique temporel62

ci : effet fixe pays

La base de données utilisée dans l'analyse statistique comprend 61 pays pour la période 84-97, ce qui permet d'appréhender dans cette partie la question de la croissance de la PGF et des IDE à l'aide de l'outil d'économétrie des panels.

Disposant 14 années pour 61 pays considérés, notre modèle économétrique comporte à la fois un effet fixe pays et un effet fixe temporel.

Les pays classés, ainsi que toutes les variables statistiques, en fonction de la dotation moyenne en capital humain de chaque pays, puis ils ont estimé notre équation en ajoutant à chaque fois un pays supplémentaire, en partant du pays le moins doté en capital humain à celui dont le taux de scolarisation est le plus élevé. Un problème crucial qui se pose lorsque l'on utilise l'outil des données de panel, est celui de la spécification. En effet, les résultats divergent fortement selon les méthodes utilisées.

A ce propos, le test d'Hausman est utilisé, afin de discriminer entre le modèle à effets fixes et le modèles à effets aléatoires. Ce test a permis de conclure dans la majorité des régressions que les auteurs ont effectuées que le choix du « Within » s'imposait.

3.1.2. Les résultats obtenus

62 Toutefois la prise en compte d'un effet fixe temporel n'a pas de grande influence sur nos résultats. En effet , nous avons refait nos estimations sans tenir compte d'effets fixes temporels, les résultats obtenus ont faiblement changé.

L'équation de croissance de la PGF révèle trois résultats qu'il nous paraît important de souligner.

+ Résultats économétriques 463

 

REGRESSION 1

REGRESSION 2

REGRESSION 3

IDE

0.0023**

0.055*

-0.0018

 

(1.19)

(4.01)

(-0.93)

KH

-0.0002

-0.0000*

-0.0010*

 

(-0.89)

(-0.065)

(-2.54)

OUV

0.0449**

0.0542*

0.031

 

(1.33)

(4.15)

(0.834)

STBPOL

0.5888

-0.0005

-0.0017**

 

(0.52)

(-0.31)

(-1.46)

R2

4.8%

21%

18%

Nbre d'obs

85 4

420

434

Les valeurs indiquées entre parenthèses sont les T de Student. Les écarts types estimés sont corrigés du biais d'hétéroscédasticité à l'aide de la commande robuste de TSP.(*) indique sue la variable est significative au test de Student.

- Régression 1 : porte sur l'échantillon au complet

- Régression 2:porte sur les 30 premiers pays dont le signe de l'IDE est positif,

- Régression 3: porte sur les 31autres pays dont le signe de l'IDE est négatif.

Les coefficients de détermination sont apparemment faibles dans les trois modèles consécutifs, ce qui n'est pas surprenant puisque la faible valeur du coefficient de détermination (R2) est un résultat attendu en économétrie des données de panel, lorsque l'on régresse des taux de croissance.

***Le premier résultat porte sur la contribution de l'IDE à la croissance de la PGF. En effet le coefficient associé à l'IDE était significatif (au seuil de 0.80%), ce qui souligne l'importance de la politique d'ouverture en termes de capital étranger et d'afflux de technologie et le rôle moteur de l'IDE dans le processus de croissance des PED. Si l'on prend l'échantillon entier, l'IDE et le taux d'ouverture jouent dans le sens attendu. Ce qui n'est pas le cas du capital humain, son signe étant inverse; ce phénomène a déjà été constaté par Knight, Loayza et Villanueva (1993) Islam (1995) Caselli, Esquivel,

63 M. Ben Abdallah et R.Meddeb (2000) : « Interaction entre IDE, capital humain et croissance dans les pays émergents »p.p(9-15)

Lefort(1996)64. Un signe négatif s'explique par la diversité des pays de l'échantillon ayant un niveau de développement différent, ainsi que par le choix de l'indicateur de capital humain qui n'évalue pas la qualité de l'enseignement du pays, mais qui est plutôt un indicateur de stock. Le coefficient de la variable capital humain est négatif65, ce dont nous concluons que le capital humain dans les pays considérés dans notre échantillon ne contribue pas à la croissance économique, étant donné que dans la majorité des pays considérés, le capital humain est généralement utilisé dans les activités de recherche de rente.

***Le deuxième résultat qui ressort de l'analyse, indique que l'impact des IDE sur la croissance de la PGF des pays en développement est une fonction croissante du niveau de capital humain dans l'économie. Un pays disposant d'un niveau faible de capital humain enregistrera un impact négatif des IDE sur la croissance de la PGF. De ce résultat, il ressort une implication en termes de politique économique : les pays en développement à faible niveau de capital humain doivent mener une politique d'accumulation de capital humain avant d'ouvrir leurs frontières aux flux des IDE.

***le troisième résultat porte sur la détermination d'un niveau minimum de capital humain moyen à partir duquel les retombées des IDE sur le pays hôte seront positives. La valeur de ce minimum trouvée est de l'ordre 41%. En menant une politique d'attraction d'IDE, un pays ayant un niveau de capital humain inférieur à ce seuil risque de perdre en termes de croissance économique.

Les résultats obtenus vérifient notre idée selon laquelle les pays les mieux dotés en capital humain sont ceux dont l'investissement direct étranger a un impact positif sur le taux de croissance de la productivité globale des facteurs. Ainsi, les pays qui bénéficient le plus des externalités positives des IDE sont ceux qui enregistrent des taux de scolarisation moyens dépassant les 41%. Ainsi, comme l'indique la régression n°2, toutes les variables jouent dans le sens attendu et sont significatives. Ce qui s'explique par le fait que ce sont les pays de la

64 Knight.M, Loayza.N et Vilanueva.D (1993) "Testing the neoclassical theory of economic growth: a panel data approach" IMF Staff Paper , 40(3).

Islam.N (1995) "Growth empirics: a panel data approach", Quaterly Journal of Economics, 110 (4) P 1127-1170. Caselli.F, Esquivel.G et Lefort.F (1996) "Reopening the convergence debate : a new look at cross-country growth empirics" Journal of Economic Growth, 1(3), P 363-389.

47 M. Ben Abdallah et R.Meddeb (2000) : « Interaction entre IDE, capital humain et croissance dans les pays émergents »p.p(11-18)

triade et les pays émergents les plus avancés qui enregistrent des niveaux de capital humain très élevés par rapport à l'autre partie de l'échantillon66.

3.1.3. Conclusion

La plupart des pays continuent à libéraliser leurs politiques relatives aux IDE que ce soit au niveau national ou international, cela se traduit par la multiplication d'accords bilatéraux (accord UE-MERCOSUR de juin 1999) ou la création de nouveaux marchés régionaux (Accords U.E. et Pays sud méditerranéens) et de nouvelles zones d'investissements.

En revanche, la concurrence que se livrent les pays en développement dans la recherche des IDE ne doit pas leur faire oublier que l'IDE à lui tout seul n'a pas de réel effet positif sur leur économie: le transfert de technologies peut même avoir l'effet inverse à l'effet attendu.

En effet, comme nous l'avons vérifié, pour qu'un pays hôte des entreprises multinationales puisse bénéficier des externalités positives, il lui faut auparavant accumuler un niveau minimum de capital humain pour que l'IDE puisse avoir un effet positif dans le taux de croissance de la productivité globale des facteurs.

Ainsi, en permettant le transfert de technologies nouvelles, des externalités, le capital humain joue le rôle de catalyseur entre les IDE et la croissance des pays hôtes. Cette apport est d'avoir montré la relation positive qui existe entre le capital humain et l'impact des IDE et d'avoir étudié cette relation sur un échantillon de plus de 61 pays, travail qui à notre connaissance n'a jamais été fait.

Il faut noter néanmoins que ces résultats concernent un cas ciblé d'ouverture extérieure (IDE) et qu'il est indispensable de les évaluer dans le cadre général de l'ouverture économique.

66 Pour 31 premiers pays les résultats se dégradent encore plus. Seul le taux d'ouverture joue dans le bon sens. Les deux autres variables jouent en sens inverse. Ce qui s'explique par le fait que ce sont les pays les moins dotés en capital humain ne peuvent bénéficier des spillovers positifs des IDE sur la PGF.

3.2. L'ouverture et croissance économique dans la zone M.E.N.A : effets des facteurs institutionnelles et de capital humain

L'étude porte sur un panel de 12 pays de la région MENA, à revenu intermédiaire et de huit sous périodes quinquennales successives depuis 1963 jusqu'à 2002. Dans l'analyse économétrique faite dans un articule publié de LIOUANE Naoufel sur l'effet des variables structurelles, institutionnelles et du capital humain, on se situe dans le cadre de convergence conditionnelle et les équations estimées prennent la forme générale suivante :

Yi,t - Yi,t-1 = ai + ö Yi,t-1 + f Xi,t + åi,t (III-7)

Où, y représente le revenu par habitant du pays i (i=1...N) en période t (t=1...T),

a un effet spécifique individuel, et å le terme d'erreur. X désigne l'ensemble des variables explicatives. Dans ce modèle on tient compte de l'effet spécifique individuel ai qui représente l'ensemble des facteurs inobservables qui caractérisent chaque pays, et qui par définition ne sont pas pris en compte dans les variables explicatives.

L'introduction de á i permet ainsi de saisir l'hétérogénéité inobservable des pays, (Knight et al 1993, Caselli et al 1996).

Si ces effets spécifiques sont corrélés avec les autres variables du modèle (problème d'autocorrélation), l'estimation de ce modèle par MCO est biaisée. De plus, Nickell(1981), Sevestre Tronon (1985) ; montrent que, si la dimension temporelle T, est petite, l'estimateur « Within » est également biaisé.

Pour gérer le problème de la corrélation de l'effet spécifique individuel avec la variable retardée, on transforme le modèle en différences premières pour éliminer l'effet individuel. Anderson et Hsiao (1981-1982) montrent l'existence d'une corrélation entre variable67 dépendante et le terme d'erreur et proposent d'instrumenter la variable en première différence par ses retards en nivaux ou en différences.

Arellano et Bond (1991) généralisent l'approche d'Anderson et Hisiao en proposent une application de la méthode de moments généralisés (MMG) exploitant toutes les conditions d'orthogonalité qui existent entre la variable retardée endogène et le terme d'erreur.

L'intérêt de cette méthode pour l'analyse de la croissance réside à la fois dans le traitement correct du problème lié aux effets individuels corrélés et dans la possibilité de tenir compte de l'endogénéité potentielle des variables explicatives X. L'hypothèse d'absence

67LIOUNE Naoufel(2008) « Ouverture et croissance dans les pays de MENA ; Effets des facteurs... ».p.p12-15

d'autocorrélation des résidus est essentielle pour pouvoir utilisée les variables retardées comme instruments des variables endogènes. La validité des instruments est testée par le biais d'un test de Sargan de sur identification.

Cependant, si les variables en différence première sont faiblement corrélées avec leurs valeurs retardées en nivaux, les instruments disponibles pour les équations en différences premières sont faibles68. Les simulations menées par Blundell et Bond (1998) suggèrent que si les variables sont très persistantes dans le temps alors l'estimateur MCG en différence première souffre d'un large biais- une sous-estimation- sur petits échantillons, notamment quant T est petit.

Arellano et Bover (1995), Blundell et Bond (1998) proposent un estimateur MMG, en utilisant comme instrument des équations en niveaux pour l'instrumentation des équations en différence première. Donc L'auteur a conclu que le choix de la meilleure méthode pour estimer un modèle dépend de plusieurs facteurs : la taille de l'échantillon : en effet, les tailles de N et T déterminent l'ampleur du biais asymptotique de l'estimateur within.

Si T > 30 périodes, l'estimateur Within n'est pas biaisé et efficace toute en tenant compte de :

~ L'endogéniété

~ faible variabilité des données

Si au contraire les variables sont très persistantes dans le temps alors l'estimateur proposé par Blundell et Bond (1998) doit être utilisé.

3.2.1. Estimation du modèle

En premier lieu, on teste l'impact des variables structurelles, institutionnelles et humaines sur la croissance économique dans les pays MENA. Pour approfondir l'analyse on passe à l'étude de l'effet de ces variables sur l'instabilité de la croissance.

En d'autre terme la capacité de certaines variables à amortir cette instabilité et l'importance des facteurs alternatifs d'efficacité de politiques économiques. L'interdépendance entre les différentes variables justifie l'introduction des termes interactifs dans les régressions.

Le premier modèle estimé est de la forme suivante :

lnYi,t=ái + â Xi,t + åi,t (III-8)

68Alonso-Bonégo et Arellano 1996

La variable dépendante représente le logarithme de PIB par tête pour le pays i a la date t. X représente l'ensemble des variables explicatives de notre modèle, tel que ; Ln pop : la taille du pays mesurée par la population en logarithme, L minier : variable qui représente le nivaux de production minière et pétrolière en logarithme ; Lnue : le logarithme de la quantité de l'énergie utilisée, Aide/tête : aide par tête, variable qui mesure le taux de dépendance d'un pays envers l'extérieur. Ces différentes variables donnent des réflexions sur les caractéristiques structurelles de l'économie permettant par la suite de mesurer leurs effets sur la croissance dans un pays.

Les variables institutionnelles sont les suivantes : la stabilité politique du pays69, la liberté politique70, et la situation de la guerre ou non du pays71. De même on intègre les variables liés à l'ouverture commerciale et financière du pays et des variables qui reflètent le niveau de développement humain dans les pays étudiés.

3.2.2. Interprétations des résultats

Les résultats des tests montrent que les variables qui reflètent le niveau de capital humain, l'ouverture économique, la richesse minière et l'aide par tète, affectent positivement et significativement la croissance de PIB par tète dans l'échantillon des pays MENA étudié.

Tandis que la variable qui indique la taille du pays (le logarithme de la population) affecte négativement et significativement la croissance dans ces pays. Dans la dernière équation, on intègre la variable qui reflète les IDE dans ces pays, le résultat montre qu'elle est significative mais elle n'est pas robuste au changement de spécification et de méthode d'estimation.

En effet l'équation montre que les IDE ne sont pas significatifs dans l'amélioration de PIB. Ces différents résultats sont attendus et confirment les résultats théoriques. Ces tentatives d'introduction des variables institutionnelles.

Malgré les signes attendus des variables ; liberté politique, instabilité politique et guerre, on constate que les T-Statistiques sont faibles. Ces résultats sont peut être dues au contexte économique et politique qui caractérise ces pays.

69 Variable « dummy », prend la valeur de 1 pendant les années dont le pays éprouve au moins un transition de régime.

70 Cette variable peut prendre des valeurs de 1(moins libre) à 7(le plus libre).

71 Variable « dummy », codée 1 quand il y a une guerre de n'importe quel type (international ou civil) sur la territoire d'un pays, 0 autrement..

Dans le but de trouver une explication aux résultats trouvés, nous avons tenté de tester l'effet de ces variables sur l'instabilité de la croissance dans ces pays.

Tableau 3 : Effet des variables structurelles, institutionnelles et du capital humain sur la croissance économique des pays MENA.72

Tableau 1 : Variable dépendante : logPIB par tète.

V. Exp

Eq.1-1

Eq.1-2

Eq.1-3

Eq.1-4

Eq.1-5

Eq. 1-6

Constante

7,807

(7.40)***

9,25

(7,14)***

7,87

(7,38)***

0,055

(4,18)***

0,063

(5,24)***

0,055

(4,07)***

Lpibt(-1)

 
 
 

0,50

(11,94)***

0,50

(11,84)***

0,507

(11,53)***

Lmin

0,167

(3,55)***

0,169

(3,07)***

0,164

(3,48)***

0,06

(2,10)***

0,056

(1,93)***

0,064

(2,17)***

Ouvc

0,012

(5,07)***

 

0,012

(4,98)***

0,0025

(2,07)***

0,0024

(1,95)***

0,0028

(2,21)***

Aidepc

0,0016

(2,00)***

0,0018

(1,93)***

0,0015

(1,86)***

0,001

(2,93)***

0,00099

(2,81)***

0,001

(3,01)***

Ide

 

0,12

(1,93)**

 
 

0,024
(1,04)

 

Lpop

-0,167

(-2,25)***

-0,207

(-2,30)***

-0,17

(-2,27)***

-0,52

(-4,72)***

-0,421

(-8,33)***

-0,43

(-8,54)***

KH

 

5,6E-08

(1,63)*

 

3,5E-08

(2,93)***

 

3,5E-08

(2,15)***

Lib.pol

 
 

0,022

(1,00)

 
 

0,0085

(0,34)

Guerre

 
 

-0,101

(-1,04)

 
 

-0,026

(-0,66)

Inst.pol

 
 

-0,145

(-1,08)

 
 

0,03

(0,47)

R2

0,52

0,41

0,53

 
 
 

F

45,30

37,36

42,42

 
 
 

N.ob(pays)

96(12)

96(12)

96(12)

72(12)

7 2(12)

72(12)

T. Sargan

 
 
 

16,81(20)

17(64)

16,37(20)

T. Wald(1)

 
 
 

370,14(6)

365,25(6)

372(9)

****Les variables entre parenthèse sont les T- Statistiques ;(1) ÷2, degrés de liberté entre parenthèse

Les équations 1,2et3 sont estimées par la méthode à effets fixes et les équations4,5 et 6par la méthode Arellano-Bond. ***Significative à 1%, **Significative à 5%, *Significative à 10%,

72 LIOUNE Naoufel(2008) « Ouverture et croissance dans les pays de MENA ; Effets des facteurs... ».p.p13-18

3.2.3. Conclusion

Les résultats économétriques des différents tests ne donnent qu'un éclairage rétrospectif de la situation économique dans l'échantillon des pays étudiée. Ils font apparaître que l'effet de l'ouverture commercial, de la richesse minière, de capital humain sur la croissance est positif.

Les tests sur l'instabilité montrent que les stratégies d'ouverture commerciales semblent réduire l'instabilité. On peut conclure que les réformes économiques qui accompagnent l'ouverture favorisent la stabilité. De même les ressources financière collectées de l'exportation des produits minières sont utilisées généralement pour maintenir la stabilité de court terme.

Ce gaspillage de ressources minimise les possibilités de ces pays pour l'engagement dans le processus de croissance de long terme qui nécessite des investissements dans la valorisation de capital humain, l'amélioration de la productivité et l'encouragement de l'investissement. L'une des principales conclusions avancées par l'auteur est que les indicateurs de l'environnement institutionnel deviennent plus significatifs dans le contexte de l'ouverture.

L'instabilité politique est renforcée en cas d'ouverture car les pays les plus ouverts sont ceux les plus exposés aux chocs externes. De même ce travail confirme l'hypothèse que l'efficacité de l'aide extérieure et de politique économique sont subordonnée au degré d'ouverture commerciale du pays.

Pour beaucoup de ces pays, il est nécessaire de prendre des mesures d'ajustement structurel qui permettent de transformer les secteurs traditionnels à des secteurs plus compétitifs. Pour accroître la compétitivité il faut réaliser des économies d'échelle, développer les capacités humaines et encourager la recherche et développement.

De même les pays développés doivent accorder d'avantage d'attention a la cohérence de leur politiques au politiques de développement adoptés par les pays de M.E.N.A , s'ils veulent promouvoir des politiques cohérentes par rapport à leurs objectifs de développement, ces pays devront relever les défis suivants :

- Garantir la sécurité et la stabilité politique.

- Anticiper les effets de leurs politiques macroéconomiques sur la croissance.

- Elargir l'accès au marché mondial, renforcer leurs capacités humaines, améliorer l'environnement institutionnel et adopter une restructuration plus efficace pour leurs économies.

SECTION 2 : PRESENTATION DE LA METHODOLOGIE ET DEFINITION DES VARIABLES

En vue de répondre à notre problématique, « quel est l'impact de capital humain dans

un contexte d'ouverture ? », on va utiliser la méthode« des Moments Généralisés » en panel dynamique. En fait, dans la littérature empirique économique et financière, on trouve que les données de panel sont beaucoup utilisées grâce aux avantages qu'elles présentent.

D'ailleurs, « le recours croissant à l'utilisation de données de panel est l'un des aspects marquants de l'évolution de l'économie appliquée au cours des dernières décennies( au cours de 25 dernières années). Les données de panel, de par leur doubles dimensions, se révèlent donc particulièrement , adoptés des lors que l'on souhaite estimer des modèles et tester les théories qui les sous-tendent»(Patrick Sevestre (2002))73

En effet, cette double dimensions permet de rendre compte simultanément de la dynamique des comportements et de leur éventuelle hétérogénéité ce qui n'est pas possible avec les séries temporelles et les coupes transversales .

En outre , la double dimensions des données de panel peut s'interpréter comme la double dimensions des informations disponibles : une dimension individuelle (comme dans notre cas) , les pays de l'échantillon différent les uns par rapport aux autres et un dimension temporelle ( la situation de chaque pays varie d'une période à une autre).

Ainsi, au niveau de cette section, on va exposer les méthodes économétriques telles que la GMM en panel Dynamique, Le modèle à effets fixes et le modèle à effets aléatoires et le modèle MCO, puis, la méthodologie d'estimation, pour finir avec l'échantillon et la période de l'étude.

73 P.Sevestre (2002) : « Manuel Econométrie des Données de panel »Dunod (éd) p.p (2-5)

2.1. Les méthodes économétriques

2.1.1. Le modèle de moindres carrées ordinaires (MCO)

On fait, tout d'abord, l'hypothèse des comportements uniformes dans le temps et parmi les individus (pays). Dans ce cadre, les coefficients à estimer sont considérés comme étant invariants d'un individu à l'autre.

Les hypothèses qui permettent d'utiliser la méthode de moindres carrées ordinaires (MCO) ont un inconvénient ce qu'il ne suppose aucune hétérogénéité. D'autant plus, étant donnée la nature particulière des données de panel, cette technique s'avère biaisée, même si les estimateurs sont consistants.

Contrairement à la méthode de moindres carrées ordinaires, les données de panel permettent de suivre un individu i (i = 1 à N) sur une période T (t = 1 à T), ce qui signifie que les données sont doublement indexées.

On note ainsi d'une manière générale : yit = Xit b + uit avec uit = ái + åit ái et åit sont des perturbations aléatoires non corrélées. L'estimation de l'équation nous permet d'adopter une spécification en termes de modèle à erreurs composées.

Deux types d'estimations sont alors envisagés :

> Une estimation en effets fixes

> Une estimation en effets aléatoires.

2.1.2. Le modèle à effets fixes et le modèle à effets aléatoires

* L'utilisation des effets fixes conduit à supposer l'existence d'un effet fixe spécifique à chaque individu (pays). La prise en compte d'un effet spécifique n'est effectuée qu'au niveau du résidu, les erreurs sont toujours homoscédastiques.

Dans l'estimation d'une équation de croissance, l'existence de ces effets fixes pourrait correspondre à la détention de facteurs spécifiques à chaque pays non directement observables.

Pour estimer un modèle, on lui applique, tout d'abord, l'opérateur Within (intra individuel), puis dans une deuxième étape, on procède à l'estimation par les MCO de ce modèle transformé.

**La méthode des effets aléatoires représente une extension des effets fixes on suppose que la constante (ái) dans le modèle suit une loi : ái = á + JLi avec JLi = iid. au lieu de supposer une constant pour chaque individu

C'est ainsi que l'économétrie des données de panel est supposée être le meilleur moyen pour prendre en compte les phénomènes de croissance car elle fournit des informations en dynamique pour un grand nombre de pays74.

2.1.3. La Méthode Des Moments Généralisés(GMM) En Panel Dynamique

La méthode « des Moments Généralisés » en panel dynamique était introduite par Holtz-Eakin, Newey et Robsen (1988), Arrelando et Bonde (1991) et Arrelando et Bover(1995).

Elle se caractérise par plusieurs avantages très spécifiques au niveau de la nature du panel de données et au niveau des solutions qu'elle apporte .

En effet, la méthode GMM en panel Dynamique permet d'apporter des solutions aux problèmes de biais de simultanéité, , de causalité inverses et des variables omises .

Cette méthode permet à la fois de contrôler les effets spécifiques individuels et temporels et de palier les biais d'endogéniété des variables surtout lorsqu'il existe un ou plusieurs retards de la variable dépendante figurant comme variable explicative75.

Il existe deux variantes d'estimateurs des GMM en panel dynamique :

o L'estimateur GMM en premières différences o L'estimateur GMM en système

D'après Arrelano et Bonde (1991), l'estimateur GMM en premières différences consiste à prendre pour chaque période la première différence de l'équation à estimer pour éliminer les effets spécifiques des pays(country - specific effects) et instrumenter par la suite les variables explicatives de l'équation en différence première par leurs valeurs en niveau retardés d'une période ou plus76 .

74 BEN FATHEL Nader (2007)« les institutions et la croissance » p.p.(60-73)

75 Melle MKHININI Sawsen (2006) « l'impact de la libéralisation financière sur la volatilité de taux de change »p. p(93-101)

76 Voir DR DRINE Imed (2006)

Selon Blundel et Bonde (1998), présente l'estimateur GMM en système qui combinent les équations en différence première avec les équations en niveau dans lesquelles les variables sont instrumentées par leurs différences premières , ce qui apparait plus performante que celle qui était avancée par Arrelando et Bonde (1991).

A l'estimateur des GMM en panel dynamique, on associe deux teste :

+ Le teste de sur- identification de Sargan /Hansen

+ le teste Arrelano et Bonde d'auto corrélation tel que les deux hypothèses H0etH1

Avec H0 : absence d'auto corrélation des erreurs de l'équation en différence

Dans notre travail empirique, il est clair que les variables retardées persistent et existent d'après notre développement théorique, donc il aura lieu de bien distinguer entre la nature des variables explicatives.

Le tableau suivant récapitule tous qu'on a vu précédemment.

Nature des variables explicatives :

 

Les variables retardées

 

Variables exogènes

 

Leurs valeurs courantes

 

Variables faiblement

(prédéterminées)

exogènes

Leurs valeurs retardées période

au moins d'une

Variables endogènes

 

Leurs valeurs retardées périodes

au moins deux

Ainsi, les variables qui peuvent être influencées par les passées de la variable dépendante mais qui restent non corrélés aux réalisations futures du terme d'erreur77.

Le modèle en sujet, connait à la fois un problème d'endogéniété des variables, et une corrélation entre la variable endogène retardée et les résidus.

En effet, tout modèle de convergence est dynamique et, de ce fait, il introduit une endogéniété supplémentaire au sein des variables explicatives.

En général, les modèles dynamiques sont traités en différences premières par la méthode des moments généralisés. Dans ce cadre d'analyse, Anderson et Hsiao (1982) proposent d'utiliser les différences premières retardées de la variable endogène comme instruments. Arellano et Bond (1991) ajoutent à cette liste d'instruments les retards de la variable endogène en montrant leur orthogonalité aux résidus.

77 Voir DR DRINE Imed (2006)

Donc, on va utiliser la méthode des moments généralisés (GMM) basés sur des données de panel dynamique qui sont utilisés comme des instruments soient entrant soient sortant, ce qui rapporte un résultat double soit par une agrégation ou par une mesure synthétique de la qualité de capital humain.

2.2. La méthodologie d'estimation

On va tout d'abord présenter le modèle qu'on va utiliser dans notre estimation, par la suite, les données et variables adoptés pour bien spécifier le modèle qui prend en considération la relation de capital humain et la croissance autrement dite l'effet de capital humain sur la croissance dans un contexte d'ouverture économique .

2.2.1. Présentation du modèle

Dans notre analyse économétrique sur l'effet des variables structurelles, du capital humain et institutionnelle dans certains groupes des pays et surtout dans la zone MENA, on se situe dans le cadre de convergence conditionnelle, l'équation qu'on va utilisée prend la forme générale suivante :

= è +Ö + ö + + + (III-9)

= è + â + + + (III-10)

Avec :

: Le taux de croissance du PIB par tête à l' instant t.

: Le vecteur des variables standards de la croissance.

Le vecteur des variables institutionnelles de la croissance.

et sont respectivement les facteurs inobservables et identifiables qui affectent tous

les pays de l'échantillon.

La deuxième équation est définie par : = ( , )' and â = (Ö, ö).

2.2.2 .Variables et données

Par ailleurs, Les données qui seront utilisées dans toutes les régressions de la partie suivante, proviennent de « Penn world tables ». Les données sont disponibles depuis 1984 jusqu'en 2002, on a constitué une base de données proprement macro économique, à l'aide des séries macroéconomiques internationales disponibles dans « World Développement Indicateurs » (WDI 2004). On a retenu dans notre étude différents indicateurs de performance macroéconomique tels que :

a. Les indicateurs d'ouverture

v' Variable indépendante

Parmi les variables qui peuvent être indépendantes, on cite :

~ Ouvert : A l'instar de Berthélemy et Varoudakis (1998), on introduit le logarithme du coefficient d'ouverture commerciale, mesuré par la somme des importations et des exportations en pourcentage du PIB.

b. Les indicateurs structurels :

v' Les facteurs structurels retenus sont les suivants :

~ Lpop : Cette variable correspond, au logarithme du nombre de la population totale du pays (i) à l'instant (t).

~ Linvest: C'est le logarithme des investissements domestiques mesuré par le pourcentage de la formation brute du capital fixe par rapport au PIB.

c. Les indicateurs de capital humain :

v' Les taux qui peuvent refléter la qualité d'éducation sont

~ Lkh: C'est le stock de capital humain, mesuré par le ratio d'inscription à l'enseignement tertiaire.

d. Les variables institutionnelles :

On va utiliser dans ce cas le variable suivant

~ Icrg_qog78 : indice de qualité de gouvernance : « ICRG indicator of qualty of govermenemt :The mean value of ICRG variables »corruption», law and order» and bureaucracy quality».

78 Teorell, Jan, Sören Holmberg & Bo Rothstein. (2007): «CODEBOOK : International country Risk Guide-The PRS (Time-series:1984- 2003;n:2576,N:129,T:18)

On va avoir dans quel mesure les variables utilisées dans le modèle de Arellerno et Bonde (1991) nous permet de donner des estimations significatives.

2.2. Echantillon et sources des données

Notre échantillon est composé de 100 pays et s'étend sur la période allant de 1994 à 2002. Il s'agit d'un échantillon hétérogène dans la mesure où il est composé de pays divisés en différents régions. Pour comparer les effets spécifiques régionaux des variables introduites surtout celles qui nous intéressent le plus touchant l'ouverture, le capital humain et l'investissement. Les groupes considérés sont divisés comme suit :

1' Le première zone regroupe les pays de MENA (18) pays 1' la deuxième zone regroupe les pays OCDE (25) pays

1' la troisième région regroupe les pays Sub-saharien Afrique 33) pays 1' la quatrième région regroupe les pays E.S. Asiatique (11) pays

1' le dernier groupe regroupe les pays Amérique Latin (13) pays.

Figure 1: Repartition de l'échantiion (en %)

La répartition de notre échantillon est comme la suivante :

Statistiquement, la plus part des nations en considération sont des pays en voie de développement parce la zone sub-saharien représente le 1/3 de totalité de l'échantillon

Conclusion :

C'est ainsi que l'économétrie des données de panel est supposée être le meilleur moyen pour prendre en compte les phénomènes de croissance car elle fournit des informations en dynamique pour un grand nombre de pays.

On s'intéresse par la suite de tester économétriquement les effets des variables structurelles, institutionnelle et humaine sur la croissance économique dans ces pays et résultats obtenus qui sera l'objet de section trois toute en utilisant un logiciel Stata 9.1 pour faire l'estimation en appliquant la méthode de G.M.M.

.

SECTION 3 : RESULTATS ET INTERPRETATIONS

Cette section sera consacrée dans un premier temps, à donner des statistiques descriptives concernant tout l'échantillon. Dans un second temps, seront présentés les principaux résultats des estimations effectuées dans le cadre de cet essai de validation empirique pour finir par certains commentaires toute en appuyant sur les résultats de la zone M.E.N.A

3.1. Statistiques descriptives des variables

Avant de procéder aux estimations, on propose dans cette partie de présenter les statistiques descriptives relatives aux variables utilisées ainsi que les corrélations entre ces variables.

3.1.1. Statistiques descriptive des données

Les statistiques descriptives de la variable endogène et des variables explicatives ainsi que les corrélations entre les différentes variables sont présentées dans le tableau Statistique descriptif suivant : Tableau 4

Variables

Observations

Moyenne

Ecart- type

Minimum

Maximum

PIB g/ téte

1818

1.25126

.1466839

-52.09713

100.8401

Linvest

1554

9.803836

.0255178

7.399662

12.28769

L pop

1899

7.045401

.0154164

5.378398

9.107346

Lkh

1128

1.048727

.0173771

- .941574

1.988335

Ouvert

1786

66.27373

.8410226

8.959347

275.2324

Icg_qog

1624

.5820333

.0061292

.0416667

1

3.1.2. Corrélation entre les variables

En vue de détecter une éventuelle relation entre les différentes variables, on va présente les différents coefficients de corrélation dans le tableau suivant pour tester la corrélation entre ces variables.

ü Un coefficient de corrélation élevé (proche de 1en valeur absolu) indique une forte corrélation entre les variables utilisées.

ü Un coefficient de corrélation faible (proche de 0) indique une faible corrélation entre les variables utilisées.

Tableau 6 : les corrélations entre les variables

Variables

pib_gr~e

Logfbkf

logkh

log_pop

ouvert

icrg_qog

pib_gr_tete

1.0000

 
 
 
 
 

Logfbkf

0.1997

1.0000

 
 
 
 

logkh

0.1476

0.6994

1.0000

 
 
 

log_pop

0.1080

0.5732

- 0.0147

1.0000

 
 

Ouvert

0.1270

- 0.1046

0.1154

- 0.3733

1.0000

 

icrg_qog

0.1109

0.6492

0.5989

0.0133

0.1152

1.0000

Généralement, les valeurs qui sont supérieurs ou égale à 0.5 indique que les variables sont fortement corrélés positivement où négativement selon l'effet de variable en considération sur l'autre.

D'après le tableau qui représente les différents coefficients de corrélation, on remarque une forte corrélation positive entre Linvest et Lkh de (0.7288), et d'autres corrélations qui sont faiblement corrélés par exemple pib_gr_tete et Lpop de (0.0679). Aussi, il existe des corrélations négatives entre les variables dépendants et indépendantes.

3.2. Résultats et commentaire

La relation entre le capital humain et la croissance économique dans un contexte d'ouverture a suscité un grand intérêt dans la littérature économique depuis plusieurs années.

Dans cette section, on va analyser cette articulation en s'attachant à étudier l'impact des variables structurelles et institutionnelle sur la croissance économique dans les différentes régions tout en mettant l'accent sur la région MENA et ceci moyennant une étude en données de panel dynamique pour l'équation classique de croissance sur un échantillon de100 pays pendant la période 1984-2002.

D'abord, on va effectuer des estimations pour l'échantillon dans sa totalité. Par la suite, les estimations sont faites en introduisant des variables dummy-régionales , et sur lesquels on effectue les mêmes régressions. Ceci va nous permettre de vérifier si les effets des variables explicatives (institutionnelles et économiques) sur la croissance ont les mêmes effets dans les différentes régions.

3.1.1. Présentation des résultats

On procède, tout d'abord, par l'estimation de l'équation de croissance de base incluant les variables explicatives habituellement utilisées dans les travaux antérieurs avec notamment les variables L pop , L investi , Lkh et ouvert

Ensuite, on va introduit dans les régressions une variable suivante : indicateur de la gouvernance (Icg), puis on introduit les variables synthétiques (Louvkh, Louvide, Lidekh et Louvidekh). Les résultats sont présentés dans le tableau suivant :

Tableau 5 : Effets des variables structurelles, institutionnelle et du capital humain sur la croissance économique de l'échantillon totale et aussi sur certaines régions : MENA , Afrique, Asie et Amérique

 

(1)

(2)

(3)

(4)

(5)

(6)

(7)

(8)

Constant

2.900518

2.469877

7.188755

4.42117

1.544781

1.59234

1.5448

1.592344

 

(3.47)***

(1.88)*

(3.21)***

( 1.75)*

(1.54)

(0.97)**

(1.54)

( 0.97)**

Lkh

.5818158

.2770615

2.364954

1.257953

.6504684

.2736955

.39503

.4404343

 

(2.48)**

 

(2.04)**

(1.06 )

(2.38)**

(0.79)

(1.15)

(1.05)

 
 

(0.97)

 
 
 
 
 
 
 

.7521417

1.029292

.6516804

.9718747

.9645104

1.111061

.96451

1.111061

 
 

(4.10)***

(2.44)**

(3.77)***

(3.49)***

(3.48)***

3.49)**

(3.48)***

Lpop

(3.14)***

 
 
 
 
 

*

 

Ouvt

- .0078004

- .0043042

.0075992

.0035688

- .008066

.0005031

- .0081

.0005031

 
 

(- 1.66)*

(1.16)

 

- 2.83)***

(0.13 )

-

(0.13 )

 

(- 3.62)***

 
 

( 0.53)

 
 

2.83)**

 
 
 
 
 
 
 
 

*

 

Linvest

- 1.00321

- 1.128377

- 1.052241

- 1.03058

- 1.11654

- 1.03997

- 1.117

- 1.03997

 
 

- 4.99)***

(- 4.04)***

- 4.06)***

- 4.53)***

 

-

- 3.71)***

 

(- 4.68)***

 
 
 
 

-3.17)***

4.53)**

 
 
 
 
 
 
 
 

*

 

Icrg_qog

2.176328

2.316275

3.602225

1.803731

2.769596

1.824474

2.7696

1.824474

 
 

(3.60)***

(6.66)***

(2.64)***

(5.42)***

( 2.32)**

5.42)**

( 2.31)**

 

(4.85)***

 
 
 
 
 

*

 

Mena

 

- .5461093

 
 
 
 
 
 
 
 

(- 1.98)**

 
 
 
 
 
 

Ameriqu

 

.1241937

 
 
 
 
 
 

e

 

(0.42)

 
 
 
 
 
 

Asie

 

- .4327842

 
 
 
 
 
 
 
 

(- 1.47)

 
 
 
 
 
 

Afrique

 

- .650024

 
 
 
 
 
 
 
 

(- 1.74)*

 
 
 
 
 
 

Louvkh

 
 

- 2.402653

- 1.18881

 
 
 
 
 
 
 

(- 2.26)**

- 1.09)

 
 
 
 

Louvkh

 
 
 

- .969487

 
 
 
 

mena

 
 
 

- 3.42)***

 
 
 
 

Louvkh

 
 
 

- .722359

 
 
 
 

asie

 
 
 

- 2 . 28)**

 
 
 
 

Louvkh afrique

 
 
 

- .965131

**

- 2 . 52)

 
 
 
 

Louvkh amérique

 
 
 

- .153743

- 0.47)

 
 
 
 

Louvide

 
 
 
 

.255439

(1.72)*

- .166738

- 0.93)

 
 

Louvide mena

 
 
 
 
 

- 1.20323
- 3.77
)***

 
 

Louvide asie

 
 
 
 
 

- .741697

- 2.12)**

 
 

Louvide afrique

 
 
 
 
 

- .840364

-

-1.89)*

 
 

Louvide amérique

 
 
 
 
 

- .077269

- 0.24)

 
 

Louvidekh

 
 
 
 
 
 

.25544

(1.72)*

- .166738

- 0.93)

Louvidekh mena

 
 
 
 
 
 
 

- 1.20323
- 3.77
)***

Louvidekh amérique

 
 
 
 
 
 
 

- .741697

-**

2.12)

Louvidekh asie

 
 
 
 
 
 
 

- .840364

- 1.89)*

Louvidekh afrique

 
 
 
 
 
 
 

- .077269

- 0.24)

N.obs (pays)

785

785

701

790

728

733

728

733

T.Wald

77.13

91.09

77.83

72.92

64.13

54.73

64.13

54.73

Sargan TestChi2

(125)

284.13

275.09

262.59

251.75

303.33

246.23

303.33

246.23

Prob>chi2

0.0000

0.0000

0.0000

0.0000

0.0000

0.0000

0.0000

0.0000

· La variable dépendante est le taux de croissance du PIB réel par tête.

· Les termes entre parenthèses correspondent à t-Student .

· *, **, *** : significatif à un seuil de 10%, 5% et 1% respectivement.

3.3. Interprétation des résultats

3.3.1. Interprétation des régressions

Après avoir terminé les estimations à l'aide de la Méthode des Moments Généralisés (GMM), Comme on a mentionné précédemment, on va interpréter les résultats obtenus.

Eli.La première régression

D'après la première régression, on remarque que toutes les variables utilisées dans l'estimation de l'équation standard de la croissance économique ont toutes des signes qui ne corroborent pas avec la littérature théorique et elles sont en général significatives : l'investissement domestique (linvest) et l'ouverture (ouvert) sont négativement significatives au seuil de 1%,ce qui corrobore la littérature des Haddad et Harisson(1993) qui ont montré que l'écart technologique freine les effets externes.

Pour les variables logarithme de la population (lpop) et l'indice de gouvernance (icg_qog) sont significatives de 1% et corrélés positivement avec le taux de croissance. Alors que le capital humain (Lkh) est corrélé négativement et significative à 5% , donc la croissance démographique est un ralentisseur de la croissance économique d'où la nécessité de le maintenir un niveau faible.

Eli .La deuxième régression

Dans la deuxième régression, on a fait notre régression par région pour avoir les différents effets des variables standards.

D'abord, on constate que toutes les variables sont significatives sauf(Lkh): (lpop) et (icg_qog) sont corrélés positivement et significatives au seuil de 1%. Tandis que (linvest) et (ouvert) sont corrélés négativement et significatives respectivement au seuil de 1% et 10%.

En effet, la majorité de notre échantillon se sont des pays embryonnaires dans l'OMC, ce qui confondre avec les résultats trouvés.

Alors que leurs effet par région sont négativement corrélé à la croissance économique dans les zones : MENA et Afrique et significative au seuil de 1% et 10%. Pour les autres régions : l'Amérique Latine et les pays de l'Est et South-Asiatiques, les variables standards ont des effets respectivement positif et négatif mais ne sont pas significatives. Autrement dit, un effet spécifique pour ces régions car la référence est l `OCDE (zone des pays développés).

Au totale, Le paramètres associés au capital humain (Lkh) n'est pas significatifs. En fait, dans plusieurs travaux utilisant une approche en données de panel, l'effet direct du capital humain sur la croissance est difficilement constaté, l'effet du capital humain sur la croissance n'est pas très robuste parce que l'indicateur capital humain est variable qualitative la littérature théorique et empirique n'ont pas bien approximé cet indicateur.

Eli .La troisième régression

Dans la troisième régression, on a inclut la variable synthétique (Louvkh) pour voir son effet sur la totalité de l'échantillon. On remarque que toutes les variables ont les signes prévu, ils sont significatifs sauf l'ouverture (ouvert), mais elle a un effet positif sur la croissance qui corrobore avec la littérature théorique. Ainsi, l'indicateur utilisé d'ouverture repose largement sur des questions hors du domaine de la politique commerciale ; ainsi Rodriguez & Rodrik (2000) montrent que l'effet de l'ouverture sur la croissance mis en évidence par Sachs & Warner recouvre en fait l'influence de facteurs géographiques.

Pour les autres variables macroéconomiques, ils ont le signe prévu, positif pour les variables (lcr_goq) ,(Lpop),(Lkh)

La variable (linvest) a signe négatif pace que la majorité des nations en considération sont des pays en voie développement dont leurs consommations sont supérieur à leurs revenus c'est-à-dire l'absence de l-investissement.

D'après le résultat de la régression, on remarque aussi, que la variable synthétique (Louvkh) qui décrit l'impact de l'ouverture économique sur le capital humain, a un effet

négatif et significatif au seuil de 5% (0.024). On peut constater ainsi après l'introduction de (Louvkh) un effet indirect de l'ouverture sur le capital humain.

~ .La quatrième régression

Dans la quatrième régression, D'après le résultat de la régression, on remarque que la variable synthétique (Louvkh) met sur l'effet de l'ouverture sur le capital humain ainsi que sont effet indirect sur la croissance économique. Or d'après la régression, on constate un effet non significatif de cette variable (Louvkh) sur la croissance économique et que son effet indirect est négatif et non significatif.

Alors que l'effet indirect de la variable synthétique(Louvkh) sur les différentes régions a un effet négatif et significatif de 1% (0.001) pour les pays MENA et au seuil de 5% (0.012) pour la zone de l'Afrique Subsaharienne et le sud-Asiatique, opcit.

III.La cinquième régression

Dans ce cas, on constate que les variables sont significatives à 1% (Lpop,Linvest et Ouvert) et de 5%(Lkh), pour notre variable institutionnelle (Icrg_qog) qui a un effet direct positif de 2.768 sur la croissance économique et significative de 1%.

De nombreuses publications ont trouvé des données attestant d'un effet positif de la stabilité politique. Barro (1991) et Barro et Sala-i-Martin (1995) incluent une mesure des révolutions et assassinats politiques, mais elle n'est pas toujours significative.

L'introduction de la variable synthétique (logouvide) dans le modèle, nous permet de constater que son effet est positif sur la croissance et significatif au seuil de 10%, ce qui corrobore avec la littérature théorique de Caseilli ,1996 ; Hojou, 2003 et Miyamoto, 2003). Les auteures montrent que l'IDE affecte positivement79 la croissance.

79 Mouhoub et al (2007) : « productivité, IDE et croissance dans la zone M.E.N.A »p.p(6-12)

Aussi, Cantwell (1989)80 souligne que « les externalités sont les plus susceptibles d'apparaître dans les régions ayant un avantage technologique dans le passé ».

iI.La sixième régression

Dans la sixième régression, l'introduction de la variable synthétique économique dans les différentes régions, rend l'effet de la variable (logouvide) négatif et non significatif, alors que son effet par région est négatif sur la croissance et significatif à 1% pour les pays MENA et à 5% pour Est et South-Asiatique a un effet négatif et significatif 5% ,cela est expliqué par la plus part des importations sont des produits des consommations et que la majorité des exportations sont des produits semi-fini.

Sauf, pour les pays d'Amerique Latine que l'effet de la variable (logouvide) est négatif et non significatif.

iI.La septième régression

Dans cette régression, l'introduction de la variable (logouvidekh) nous donne un effet positif de (.2554391) sur la croissance économique et significative de 10%, ce qui corrobore avec la littérature théorique de Romer (1990)] dont l'accumulation de connaissances sous forme de «technologie» ou de «capital humain» et de [Lucas (1988)] dont Le niveau de connaissance est intégré à la main d'oeuvre et non au capital physique] est généralement associée au concept de progrès technique que l'on peut définir comme étant «l'accroissement de la connaissance que les hommes ont, des lois de la nature appliqué à la production»

A ce state, l'IDE favorise plus les contacts avec les étrangers et la découverte de nouvelles façons de procéder que ne le fait le commerce, opcit.

80 Cantwell J (1989), "Technological Innovation and Multinational Corporations" (Oxford).

24 Haddad et Harisson(1993) : « Are there spillovers from direct foreign investissement »in journal of developement economic ,n°42 ,P 52

iI.La huitième régression

Dans la huitième régression on remarque que tous les variables macroéconomiques ont les signes prévu et ils sont significatifs sauf la population et le capital humain qui sont non significatif.

D'après le résultat de la régression, on remarque que la variable synthétique (logouvidekh) montre les effets de l'IDE et l'ouverture sur le capital humain ainsi que sont effet indirect sur la croissance économique.

Or d'après la régression, on constate un effet non significatif de cette variable (logouvidekh) sur la croissance économique,

3.3.2. Commentaire

Les travaux réalisés sur ce sujet adoptent le modèle traditionnelle de Solow augmenté surtout dans l'apport de Mankiw, Romer et Weil (1992) et aussi avec Bérthélémy et al(1998) sur sous périodes quinquennales successives. De plus, Barro (1994), dans sa tentative, adopte comme indicateur de capital humain le taux de scolarisation secondaire.

Mais, dans notre travail, on a utilisé la méthode des moments généralisés (GMM) et un taux de scolarisation tertiaire toute en introduisant une valable institutionnelle (Icrg_qog)81. C'est pour ce là les résultats obtenus avec l'estimation de la méthode des moments généralisés (GMM) dégage une autre manière d'estimation et d'interprétations des régressions.

En effet, notre échantillon qui était composé par une diversification des régions tel que la zone MENA, la région OCDE, la zone de l'Amérique latine et la région Sud - Est - Asiatique offre plus d'informations à l'échelle économique notamment sur l'ouverture à l'extérieur, le capital humain et d'autres variables de nature structurelles et institutionnelle.

81 Teorell, Jan, Sören Holmberg & Bo Rothstein. (2007): «CODEBOOK : International country Risk Guide-The PRS (Time-series:1984- 2003;n:2576,N:129,T:18)

A ce stade la région MENA qui représente le cas de notre travail est aussi hétérogène, puisque la différence persiste sur plusieurs angles surtout sur le plan économique notamment sur le plan social, éducatif et politique.

Suite à une estimation de (GMM), les résultats obtenus montrent un avantage pour interpréter les régressions. Cela recourt à l'efficacité d'utiliser ce logiciel malgré l'absence de certaines données pour l'échantillon global et aussi pour la zone MENA.

Malgré les résultats trouvés concernant la zone Sud - Est - Asiatique, les économies d'Asie de l'Est ont réussi à développé leur commerce international et attirer les capitaux étrangers grâce à leurs environnements politiques propices (climat favorable aux investissements) et leurs capacités institutionnelles et humaines à absorber les capitaux étrangers par plusieurs réformes entreprises, ces pays ont su exploiter les opportunités de l'intégration au marché mondial pour développer leurs exportations et leurs importations à des fins d'industrialisation et de développement. Autrement dit ces économies ont réussi à tirer parti de l'impact positif avec les pays développés.

Pour tirer leçon des différentes expériences dans le monde ont doit tenir compte de spécificité des différentes régions.

En effet chaque pays et chaque région diffèrent à des niveaux fondamentaux ; institutions politiques, juridiques et économiques, structures économiques, mise en oeuvre de la politique macro-économique, organisation industrielle, caractéristiques des facteurs de production et degré d'ouverture vers l'extérieur.

CONCLUSION

Dans notre tentative de validation empirique, on a essayer de voir l'effet des variables macroéconomique (l'ouverture,...), le capital humain et institutionnelle sur la croissance économique tout en de montrant leur importance dans les différentes régions du monde et surtout dans la zone MENA.

Les résultats économétriques des différents tests ne donnent qu'un éclairage rétrospectif de la situation économique dans l'échantillon des pays étudiée. Ils font apparaître que l'effet de l'ouverture, de capital humain sur la croissance est positif sur tout dans la zone MENA.

Les résultats trouvés semblent encourageants pour l'ensemble des pays étudiés, dans la mesure où la qualité de la gouvernance et ses indicateurs que nous avons utilisé sont apparues clairement pertinentes dans l'explication de la croissance économique.

On a aussi abouti à mettre en évidence une nette corrélation positive entre le capital humain (Lkh) et la croissance économique et avec l'ouverture aussi qui est considéré un canal privilégié à travers lequel l'amélioration est conduite à encourager la croissance économique, confirmant ainsi les travaux de J.C.Bérthélmy,A.Varadoukis et S. Dessus, Barro et Sala-i- Martin (1995) et Mankiw, Romer et Weil (1992).

Ces résultats qui apparaissent en conformité avec d'études antérieures qui soutiennent l'existence d'un impact positif des variables institutionnelles sur la croissance économique telles que la démocratie, la qualité des règlements, l'efficacité de la gouvernance, la stabilité politique qui ont tous un effet positif et significatif sur la croissance économique d'un pays.

On a mené, dans un premier temps, une analyse descriptive préliminaire des données qui sont analysées en données de panel dynamique réalisée sur l'ensemble de 100 pays sur la période 1984-2002 sur l'effet ces variables (ouverture, le capital humain...) sur la croissance économique.

Pour beaucoup des pays la zone en considération, il est nécessaire de prendre des mesures d'ajustement structurel qui permettent de transformer les secteurs traditionnels à des secteurs plus compétitifs. Pour accroître la compétitivité il faut réaliser des économies d'échelle, développer les capacités humaines et encourager la recherche et développement. De même les pays développés doivent accorder d'avantage d'attention a la cohérence de leur politiques au politiques de développement adoptés par les pays de MENA.

Par ailleurs, la prise en considération dans la régression des variables macroéconomique, le capital humain et un variable institutionnelle ne semble pas marginaliser, leur effet diffère d'une région à une autre et dépend des effets des d'autres variables macroéconomiques telles que l'investissement direct étranger, l'investissement.

Donc, les résultats montrent un effet positif et significatif de capital humain sur la croissance économique dans un contexte d'ouverture et à travers un autre variable (IDE) pour la région MENA, ce que signifie L'ouverture est catalyseur le développement d'un pays notamment sur le capital humain ce qui traduit un effet direct positif et significatif sur la croissance.

- Appuyer les structures de gouvernance contribuant au maintien de la stabilité politique et économique.

- Améliorer l'efficacité de l'aide et la cohérence des politiques nationales et régionales pour le développement.

La prise en compte de l'importance relative à la cohérence des politiques au niveau national et régional, constitue une piste de recherche qui peut apporter des informations pertinentes et concrètes sur les perspectives de développement des pays en développement.

Globalement, on remarque que l'effet direct des variables sur la croissance économique set significatif surtout pour l'ouverture qui a aussi un effet indirect positif sur MENA et presque sur des autres régions.

Ces résultats sont conformément compatibles avec les résultats de Berthelemy, Dessus et varadoukis (1998) et Barro et Sala-I-Martin (1995).

CONCLUSION GENERALE

Plusieurs travaux théoriques se sont récemment développés autour de la relation entre le capital humain et la croissance. Le modèle néoclassique établi par Solow (1956) en a été le précurseur. Dans ce cadre, la croissance est le fruit d'un progrès technique exogène. Si durant la période de transition vers l'état stationnaire, le taux de croissance du produit par tête est influencé par l'accumulation des facteurs de production, il devient en revanche constant et déterminé de manière totalement exogène au modèle, une fois l'état stationnaire atteint. Cet aspect du modèle néoclassique a été vivement contesté par les tenants de la théorie de la croissance endogène. En particulier, dans des modèles tels que ceux de Lucas (1988) et Romer (1990), le capital humain est placé au coeur du processus de croissance, lequel est déterminé de manière endogène.

L'introduction du capital humain dans le modèle néoclassique, bien que n'en modifiant pas les conclusions théorique, a des implications considérables sur le plan empirique. Dans ce cadre d'analyse, son rôle positif sur la croissance est mis en exergue aussi bien lorsqu'il agit de manière directe qu'à travers variables que l'investissement en capital physique, la croissance démographique, l'ouverture aux échanges, etc.

De nombreuses études empiriques ont souligné le rôle primordial de l'ouverture de l'économie dans l'explication de la croissance directement et à travers l'accumulation de capital humain. Il est vrai que ce dernier exerce un effet bénéfique sur la croissance mais il ne peut véritablement le faire que dans un cadre économique approprié qui sous-entend , entre autres, une politique commerciale axée sur la promotion des échanges et offrant des opportunités de développement considérables du potentiel humain d'une nation, à travers la confrontation à la concurrence internationale et l'accès au progrès technique étranger.

Dans une étude portant sur les conditions du « décollage économique », Berthélémy et Varoudakis (1996) établissent à juste titre que dans les économies dites « émergentes » où la croissance a été soutenue et substantielle sur près de trente ans, le capital humain est certes abondant mais son accumulation s'est toujours accompagnée d'une politique commerciale d'encouragement aux échanges.

C'est à partir de cette relation étroite entre le capital humain et ouverture que le sujet de ce mémoire a été développé. Le rôle du capital humain dans la croissance s'affaiblit lorsque l'économie est fortement protégée, il n'est en outre guère renforcé d'un secteur public dominant.

L'analyse économétrique développée ici dans le but de confirmer ou non ce qui a été précédemment énoncé, s'est faite aussi bien sur des données de panel dynamique des pays. Elle a porté sur la période 1984-2002 et sur un échantillon variable et assez hétérogène de pays.

En adoptant, le taux de scolarisation tertiaire comme un indicateur reflétant le capital humain ce qui n'est pas le cas pour les sources statistiques de Barro et Lee (1994) et Summers et Heston (1994) et loin d'un cadre théorique qui était développé par Mankiw, Romer et Wiel (1992), consistant dans le modèle néoclassique de Solow augmenté avec capital humain.

Globalement, les résultats auxquels aboutit l'analyse confirment ce que l'on a avancé plus haut et ce, quelle que soit la spécification adoptée pour les données statistiques (en GMM). Autrement dit, l'effet du capital humain sur la croissance est d'autant plus corroboré que l'économie évolue dans un cadre de concurrence-favorisée par le développement de l'initiative privée- et de l'ouverture économique.

L'ambition de ce présent mémoire n'est certainement pas de fournir une explication définitive des effets du capital humain sur la croissance et des mécanismes d'interaction avec certains aspects de la politique économique suivie tel que l'ouverture à l'extérieur pour Le cas de la zone MENA. On espère cependant avoir apporté quelques éclaircissements sur ces interrelations en permettant de mieux comprendre le rôle du capital humain dans la croissance et en suggérant peut-être des voies de prospections alternatives sur la question.

TABLE DE AVA77ÉRE

1.7sITIRODUCTION GENT LE 1

C314P~~~E I: £ES .APTROC3-1ES ~~EORIQ'UES 5

................................

5

INTRODUCTION

SECTION 1 : APERÇU HISTORIQUE DE LA CROISSANCE NEOCLASSIQUE 6

1.1.LemodèledeSolow(1956) 7

1.2. Croissance de population et progrès technique exogène 9

1.3. Le modèle de Solow avec capital humain 11

1.4. La convergence dans le modèle de Solow avec capital humain 16

1.5. La politique économique dans le cadre néoclassique 19

Conclusion : 21

SECTION 2 : SURVOL DE LA CROISSANCE ENDOGENE 21

2.1. Vers l'endogénésation de progrès technique 22

2.2. L'analyse de modèle AK avec capital humain 23

2.3. Les apports théoriques de la croissance endogène 26

2.3.1. Lucas (1988) 26

2.3.2. Barro (1990) 29

2.3.3. Sala-i-Martin et Barro (1995) 31

2.3.4. Grossman et Helpman (1991) 32

2.4 .Le commerce international et l'équation de la gravité 33

2.5. Le capital humain, IDE et croissance économique 36

2.5.1. Les effets des IDE sur la croissance 38

2.5.2. Les effets des IDE sur la croissance 38

2.5.3. Les effets des IDE sur la croissance 38

SECTION 3 : LE CAPITAL HUMAIN ET LA CROISSANCE DANS UN
CONTEXTE D'OUVERTURE ECONOMIQUE 42

3.1. L'ouverture et croissance économique 43

3.1.1. L'ouverture commerciale motrice de croissance 43

3.1.2. Quel lien entre commerce et croissance ? 44

3.1.3. Le lien ouverture- croissance 46

3.1.4. Le débat de protection de libre -échange 46

3.2. L'ouverture et la croissance dans la zone M.E.N.A 48

3.2.1. L'ouverture peut être facteur de stabilité de la croissance dans la zone MENA48

3.2.2. L'expérience d'ouverture des pays M.E.N.A 49

3.2.3. L'exemple de l'expérience marocaine. 51

a. Commerce extérieur : Quel apport pour la croissance ? 51

b. Commerce extérieur et croissance économique : Nécessité d'une nouvelle dynamique52

3.3. Les principaux documentaires récapitulatifs de 1997 à 2003 54

3.4. Autres travaux récents 56

Conclusion : 57

SECTION 4 : LES PRINCIPAUX CANNAUX DE TRANSMISSION DE L'OUVERTURE

SUR LA CROISSANCE ECONOMIQUE 58

4.1 .La diffusion technologique 58

4.1.1. Le modèle de R.Batiz &P.Romer (1991) : 59

4.1.2. Le modèle d'imitation de Passaridès (1997) 61

4.1.3. Le modèle de Pautrel (1997) 63

4.2. Les effets d'échelles : modèle de Romer (1990) 65

4.3. Les réallocations sectorielles 66

4.3.1 .Le modèle d'Eicher (1996) 66

4.4. Ouverture économique, concurrence entre les pays 69

4.4.1. Le modèle de Krugman (1987) 70

4.4.2. Le modèle de Rajhi (1995) 71

4.5. La réduction des distorsions économiques 72

4.5.1. L'analyse de modèle de Berthélemy, Pissardiès et Varoudakis (1998) 72

4.5.2. L'interaction de capital humain, ouverture économique 73

Conclusion................................................................................................ 67

CONCLUSION 74

CHAPITRE [I : LA LITTURATURE EMPIRIQUE : MODELES ET RESULTATS ECONOMITRIQUES 678

INTRODUCTION 78

SECTION 1 : LES MODELES EMPIRIQUES DE CAPITAL HUMAIN 79

1.1. L'estimation de Mankiw, Romer et Weil (1992) 80

1.2 .La tentative de Benhabib et Spiegel (1994) 82

1.3. Les modèles de l'ouverture économique 84

1.4. Le problème de causalité. 86

1.5. Etude d'Aristomène Varoudakis (1997) 105

1.6. Le capital humain et croissance : le rôle retrouvé du système éducatif 88

1-6-1-La qualité du système éducatif 88

1..2. La relation éducation et croissance 90

a. Les modèles mesurant l'éducation comme un flux 91

b. Les difficultés existant entre éducation et croissance 92

c. La dimension qualitative de l'éducation 93
SECTION 2 : LES RESULTATS DES TESTES ECONOMETRIQUES DES MODELES

LINEAIRES 95

2.1. Le modèle de Feder (1983) et les extensions de Levin et Raut (1997) 95

2.1.1. Le modèle de Levin et Raut (1997) 98

a. Modèle sans interaction : 98

/3 Modèle d'interaction avec le capital humain: 100

2.2. Les résultats de test économétrique de Benhabib et spiègle (1994) 103

3.4. L'estimation de panel : Islam (1995) 105

SECTION 3 : CAPITAL HUMAIN ET EDUCATION 108

3 .1. L'investissement en capital humain et la croissance économique 108

2.4. L'éducation à titre d'approximation des équilibres stables à long terme 110

3.3. L'apport économétrique de S .Dessus (1995)

3.3.1. Présentation de modèle travail

3.3.2. Les résultats obtenus

3.3.3. Conclusion

Conclusion:.....................................................................................................................97 CONCLUSION 113

CIAPITRE III: OUTERTURE, CAPITAL MUMAIN ET" CROISSANCE ECONOMIQUE : APPLICATION SUR LES DONNEES DE PANEL DYNANLIQUE 116

INTRODUCTION 116

SECTION 1 : SURVEILLE EMPIRIQUE 117

3.1. Interaction IDE, capital humain et croissance 117

3.1.1. Le modèle empirique 117

3.1.2. Les résultats obtenus 120

3.1.3. Conclusion 123

3.2. L'ouverture et croissance économique dans la zone M.E.N.A : effets des facteurs

institutionnelles et de capital humain 124

3.2.1. Estimation du modèle 125

3.2.2. Interprétations des résultats 126

3.2.3. Conclusion 128

Conclusion : 107

SECTION 2 : PRESENTATION DE LA METHODOLOGIE ET DEFINITION DES

VARIABLES 129

2.1. Les méthodes économétriques 130

2.1.1. Le modèle de moindres carrées ordinaires (MCO) 130

2.1.2. Le modèle à effets fixes et le modèle à effets aléatoires 130

2.1.3. La Méthode Des Moments Généralisés(GMM) En Panel Dynamique 131

2.2. La méthodologie d'estimation 133

2.2.1. Présentation du modèle 133

2.2.2 Hypothèses du modèle Erreur ! Signet non défini.

2.2.3 .Variables et données 133

a. Les indicateurs d'ouverture 134

b. Les indicateurs structurels : 134

c. Les indicateurs de capital humain : 134

d. Les variables institutionnelles : 134

2.2. Echantillon et sources des données 135

Conclusion : 136

SECTION 3 : RESULTATS ET INTERPRETATIONS 136

3.1. Statistiques descriptives des variables 136

3.1.1. Statistiques descriptive des données 136

3.1.2. Corrélation entre les variables 137

3.2. Résultats et commentaire 138

3.1.1. Présentation des résultats 138

3.3. Interprétation des résultats 141

3.3.1. Interprétation des régressions 141

3.3.2. Commentaire 144

Conclusion : ...136

CONCLUSION 146

ConcCusion géniraCe 142

BibCiographie






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"Il existe une chose plus puissante que toutes les armées du monde, c'est une idée dont l'heure est venue"   Victor Hugo