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Ouverture, capital humain et croissance économique dans la zone MENA (Middle East and North Africa)

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par Abderraouf MTIRAOUI
Université de Sousse de Tunis - Master  2009
  

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4.1.3. Le modèle de Pautrel (1997)

Pautrel (1997) adopte une notion similaire qu'il relie l'écart technologie entre pays. Il intègre ce concept de technologie appropriée à un modèle à la Romer (1990) pour en déduire les conséquences en termes d'ouverture économique.

Il développe un modèle d'innovation endogène dans lequel l'accumulation de nouvelles variétés d'intrants est favorisée par le savoir incorporer dans les équipements utilisés dans la production finale. Ainsi, les équipements importés génèrent des externalités

car ils permettent, simultanément, d'augmenter les capacités de production et de créer des connaissances utiles au développement technologique.

La diffusion de la technologie n'apparaît plus alors comme un phénomène systématiquement positif, mais à conditionner au niveau technologique atteint par les pays et à la nature des technologies échangées. Pautrel (1997) reprend, au niveau de ses hypothèses, la structure du modèle de Romer (1990). Il se distingue de cette représentation en supposant que les activités de recherche reposent sur l'imbrication entre le secteur manufacturier et le secteur d'innovation. Ainsi, le savoir incorporé dans les équipements ne se diffuse que par l'utilisation de ce bien car dans ce cadre d'analyse il n'y a pas de diffusion internationale immatérielle.

Il suppose un cadre où l'écart technologique est néfaste pour l'adaptation des techniques. Il s'éloigne ainsi d'une conception dans laquelle l'économie en retard bénéficie toujours de la diffusion. Il suppose que plus la différence de productivité entre équipements domestiques et équipements étrangers est important, plus les ressources à mobiliser pour l'adaptation ne doivent être conséquentes. Deux effets opposés persistent:

? Un effet de progrès économique lié au mécanisme d'apprentissage.

? Un effet de substitution des ressources lié à la nécessité d'adapter les technologies importées.

Pautrel (1997) suppose un coût d'adaptation des équipements étrangers proportionnel à l'écart de productivité. Il intègre un coût au coût d'importation. On peut conclure, alors, que Pautrel (1997) déduit un taux de croissance qui ne dépend pas forcement positivement de l'écart technologique : si l'économie possède un stock du capital humain important, les réallocations de sources en faveur de l'activité d'adaptation des technologies ne seront pas contraignantes pour la croissance économique.

Par contre, si l'économie ne possède pas un stock de capital humain important, la différence de productivité n'aura un impact positif.

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