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L'évolution des relations politique et militaires entre la Russie et les Etats- Unis sous Vladimir Poutine et G. Bush (2001- 2007 )

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par Excel MBATHE
Université de Kinshasa - Graduat 2007
  

Disponible en mode multipage

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EPIGRAPHIE

« Les Etats sont des entités égoïstes, et que la politique étrangère d'un Etat n'est que la combinaison entre l'intérêt national et l'égoïsme d'intérêts privés »

(Théodore ROOSEVELT)

DEDICACE

A

mes parents : MBATHE-ETAMBA Timothée et LUDJWERA NSIMIRE Lérique, que ceci soit le sujet de fierté ;

A

mes frères et soeurs : Michel, Ghislaine, Francis, Lynda, Ortence, Mamie, Jimmy, Nyota et Deborah, que ce travail soit un modèle de persévérance et de détermination ; sans oublier les Grandes Thérèse ;

A

mes regrettés deux Grands-pères, ma soeur et mes deux grands-frères, là où vous êtes, que ce travail vous soit lu.

A

mes neveux et nièces : Sandrine, Grâce, Ketsia, Esther, Lerique, David, Josué et Tim ;

A

mon amie KUBURHANWA Patricia

REMERCIEMENTS

Au seuil de cet exposé qui couronne la fin de notre premier cycle en Relations Internationales, il est juste de saluer dès l'abord l'aide de Dieu créateur et Père Tout Puissant qui nous a permis de scruter et de percer le firmament du savoir.

Nos gratitudes au seuil de ce travail, il est aussi un devoir et une joie pour nous de ne pas oublier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à son accomplissement.

Nos remerciements s'adressent particulièrement au Professeur LOKULUTU BOKANGA qui malgré ses multiples occupations a accepté de consentir des sacrifices pour assumer la direction de ce travail et au Chef des travaux MBOYO N'SAMBU pour l'encadrement que nous avons bénéficié de sa part.

Nos remerciements s'adressent aussi aux membres de ma grande famille particulièrement à mes oncles et tantes : MUSIMBA MATERNE, Gilbert UKUMU, Pépé BIRINDWA, Germain MBONEKUBE, Emery KABUGI, Innocent KABUGI, Géneviève BAHELIE BULIE, Yolande TANDA, SIFA KABUGI, Rachel TANDA.

A mes cousins, cousines, neveux et nièces : Aziza BUSHIRI, Annette, Julien, Kaiko, Ram'S, Hoshima, Nyota, Félicité, Amina, Credo, Daniel, Jacques, Suzette, Joyce, Séverine, Sifa, Diane, Vero MWANDIKA, DEQUIZ, Chiquie et Christian LUBIBA.

A mes deux belles-soeurs : BEYA et Mamie SOMWE.

A vous amis et amies : Yannick DIASHI, Yannick Sparing, Christian BALEMBO, Jeannette DIPO, Hervé NKATA, Espa KANYINDA, Gérard YAWALA, Dollar MUBIALA, Whike, Eva MPIANA, Olivier SONGO, Fa2n, Joël, Prélat, Fabiola, Nella, Nathan, Kadjou et Mylène.

A vous Bijoux MAYASI, Demeyer et Winner.

A Josepha et Antoinnette de la BRACONGO

Sans oublier les membres du Parti de Dieu « HEZZBOLLAH » : Jimmy MERPHY KABANGU, De Gaulle KAYEMBE et Samuel LISSA.

INTRODUCTION

Dans le cadre de notre travail, nous parlons de l'évolution des relations politiques et militaires entre la Russie et les Etats-Unis sous Vladimir POUTINE et Georges Walker BUSH dans un contexte où le monde a connu certaines mutations dans tous les domaines depuis l'effondrement du mur de Berlin et de la dislocation de l'ex. URSS.

Ainsi, cette évolution sera analysée sur deux plans :

· Politique

· Militaire

C'est dans ce sens que, nous évaluerons l'entrée de deux acteurs sur la scène internationale à savoir :

v Vladimir POUTINE pour la Russie

v Georges Walker BUSH pour les Etats-Unis.

1. PROBLEMATIQUE

La problématique qui est une partie très importante d'un travail scientifique car elle cristallise toutes les interrogations sur le sujet à traiter. Elle signifie problème à résoudre par des procédés scientifiques. Comme substantif, problématique désigne l'ensemble des questions posées dans un domaine de la science en vue d'une recherche des solutions.1(*)

La Russie et les Etats-Unis ont connus des relations tumultueuses qui ont parfois changé l'évolution du monde. Car, ces deux pays étant des superpuissances ; la Russie par son passé Soviétique (URSS) ont toujours fait montre d'une certaine maîtrise sur la scène internationale tant dans le plan politique que militaire.

C'est dans ce contexte que nous évaluons leurs relations politiques et militaires depuis l'apparition sur la scène internationale de Vladimir POUTINE et de Georges Walker BUSH.

Au vue de connaître l'évolution de ses relations ci-dessus et au regard de l'importance du rôle que Vladimir POUTINE et Georges Walker BUSH ont joué dans les domaines politico-militaires pour le développement intégral des relations entre ces deux pays ; une préoccupation à savoir : quelle est la stratégie employée par les deux Présidents c'est-à-dire :

Ø Quelle est la politique employée ?

Ø Quel est le plan militaire employé ?

Nous allons essayer tant soi peu d'apporter quelques réponses à ses interrogations.

2. HYPOTHESE DU SUJET

L'hypothèse est une réponse provisoire à un problème à traiter. Dans le langage courant ce terme évoque la présomption que l'on peut construire autour d'un problème, c'est le fait de prendre position en n'ayant pas de certitude.2(*)

Tout au long de notre travail, nous serons appelés à répondre valablement à la préoccupation majeure énoncée ci-dessus. Pour y parvenir, nous pensons qu'une hypothèse mixte semble nécessaire dans ce contexte, c'est-à-dire si Vladimir POUTINE et Georges Walker BUSH ont mis sur pied des mécanismes efficaces pour raffermir les relations Russo-américaines.

3. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Le choix du sujet s'est toujours vêtu d'une motivation subjective alors que l'intérêt souscrit une motivation objective. C'est dans le choix du sujet que les penchants personnels et le jugement des valeurs des chercheurs influent sur la décision de retenir plutôt tel autre sujet.3(*)

Si nous avons été amené à choisir ce sujet parmi tant d'autres, c'est parce qu'étant futur cadre de la diplomatie et internationaliste de formation appelé à analyser les phénomènes internationaux pendant cette période où le monde connaît des changements dans tous les domaines.

Le choix porté sur la Russie et les Etats-Unis se justifie par :

Ø La faciliter d'accéder aux informations de notre travail

Ø L'intérêt que ces deux pays accordent à leurs relations

Ø Enfin, ce travail constitue notre part de contribution au développement et à l'épanouissement de la recherche scientifique.

4. DELIMITATION DU SUJET

Notre travail est limité dans le temps et dans l'espace.

v Dans le temps, il s'étend de 2001 à 2007. Notre départ est l'année 2001 se rapportant aux données anciennes mises à notre disposition ; tandis que notre terminus est en rapport avec les documents les plus récents ;

v Dans l'espace, il concerne " la Russie et les Etats-Unis"

5. METHODOLOGIE DE RECHERCHE ET TECHNIQUES

5.1. Méthodes

Nous emploierons 2 méthodes à savoir :

a. Méthode historique

Cette méthode nous permettra de fouiller ou de mettre la lumière sur les origines de la Russie et des Etats-Unis dans le temps et dans l'espace et, à partir d'elle, nous avons usé l'approche comparative.

b. Méthode analytique

Cette méthode permettra à partir d'un ensemble d'opérations intellectuelles d'analyser les informations relatives à notre sujet.

5.2. Techniques

La technique est un outil qui permet au chercheur de récolter dans une certaine mesure les informations nécessaires à l'élaboration d'un projet scientifique.4(*)

Dans nos investigations, nous aurons à faire recours aux techniques documentaires et interview, car elle nous permettra de consulter les ouvrages y afférant et les renseignements auprès responsables diplomatiques de deux pays.

6. CANEVAS DU TRAVAIL

Outre l'introduction et la conclusion, ce travail comprend 3 chapitres :

· Le 1er chapitre est intitulé : " Considérations générales "

· Le 2ème chapitre est libellé : " Evolution des relations Russo - Américaines "

· Le 3ème chapitre porte le titre : " Analyse des relations politiques et militaires entre la Russie et les USA sous Vladimir POUTINE et Georges W. BUSH (2001-2007)"

Chapitre I: CONSIDERATIONS GENERALES

Dans ce chapitre, nous présentons tour à tour la Russie et les Etats-Unis d'Amérique dans leur environnement respectif du point de vue géographique et historique.

SECTION 1ère : PRESENTATION DE LA RUSSIE

Nom appliqué naguère au vaste empire des Tsars qui s'étendait des rives de la Baltique au Pacifique.

Aujourd'hui, il est restreint à la République Socialiste Fédérative Soviétique Russe (R.S.F.S.R) qui constitue la masse principale de l'U.R.S.S, et qui compte 17.075.km²; 130.079.000 habitants et sa population se nomme «Russe», sa langue «Russes» et la capitale «Moscou»5(*)

§.1. Sur le plan géographique

C'est une République, à la fois européenne et asiatique, la Russie est bordée au nord par l'océan Arctique (mer de Barents, mer de Kara, mer des Laptev, mer de Sibérie orientale, mer de Tchoukotka); à l'est, par l'océan Pacifique via le détroit de Béring (qui sépare la Russie de l'Alaska), la mer de Béring, la mer d'Okhotsk et la mer du Japon; au sud, par la Corée du Nord, la Chine, la Mongolie, le Kazakhstan, la mer Caspienne, l'Azerbaïdjan, la Géorgie et la mer Noire; à l'ouest, par l'Ukraine, la Biélorussie, la Lettonie, l'Estonie, la mer Baltique (golfe de Finlande), la Finlande et la Norvège.6(*)

La Russie possède l'enclave de Kaliningrad, située entre la Lituanie et la Pologne, ainsi qu'un certain nombre d'îles, dans l'océan Arctique (terre François-Joseph, Novaïa Zemlia, Severnaïa Zemlia, archipel de la Nouvelle-Sibérie, île Wrangel), et dans l'océan Pacifique (îles Kouriles, île de Sakhaline).7(*)

Avec une superficie de 17.075.200 km2, la Russie est le plus vaste pays du monde. Elle forme un Etat continent, étendu sur près de 3 000 km du nord au sud et sur près de 9 000 km d'ouest en est (11 fuseaux horaires). Sa capitale est Moscou.

La Fédération de Russie est une République fédérale comprenant 21 républiques (dont la Tatarie et la Tchétchénie), 6 territoires (kraï), 49 régions (oblast), 10 districts autonomes (avtonomnyi okroug), la région autonome juive du Birobidjan (sur l'Amour, en Extrême-Orient) et deux villes de statut fédéral, Moscou et Saint-Pétersbourg. Certaines frontières suscitent des contestations (Crimée, îles Kouriles) tandis que la montée des régionalismes, depuis la fin de l'URSS, menace la cohésion interne du pays.

Née du démantèlement de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) en 1991, la Fédération de Russie correspond à l'ancienne République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie (RSFSR), créée en 1918. Elle est devenue un Etat souverain le 25 décembre 1991. Elle a perdu les colonies d'Asie centrale et de Transcaucasie, les pays baltes et surtout l'Ukraine et la Biélorussie, noyau historique de l'Etat russe. La Russie post-soviétique maintient toutefois, dans le cadre de « La Communauté des Etats indépendants » (CEI), instituée en 1991, des liens privilégiés avec les anciennes Républiques Soviétiques.

§.2. Sur le plan historique

La Russie a un aperçu historique qui étale sur des faits suivants :8(*)

Ø 8ème siècle : Les Varègues commencent dans le pays ;

Ø 862 : RIOURIK, répondant à l'appel des Varègues, règne sur Novgorod ;

Ø Fin du 9ème siècle : Kiev, capitale du premier Etat russe ;

Ø 980 - 1015 : Règne de Vladimir 1er le Grand, qui introduit le christianisme en Russie. L'Etat ktévien se donne un accès sur la mer noire, s'étend vers l'Ouest et le Nord est et commence avec l'occident, Byzance et islam. Essor des villes russes.

Ø 1019 - 1054 : Règne de la Roslav le Sage.

Ø 12ème siècle : Affaiblissement de la principauté de Kiev. Emigration vers le Sud-Ouest et surtout vers le Nord est loin prospère la principauté de Vladimir Souzdat.

Ø 1238 - 1242 : Invasion mongole, seule Novgorod reste indépendante grâce à Alexandre NEVSKI ;

Ø 1263 : Naissance de la principauté de Moscou ;

Ø 1326 : Le métropolite s'installe à Moscou ;

Ø 1328 : Ivan 1er DAMILOVITE reçoit de la Horde d'or le titre de Grand - Prince ;

Ø 1359 - 1389 : Dimitri DONSKOI mène la croisade contre les Mongols ;

Ø Fin du 15ème - 16ème siècle : BASILE 1er (VASSILI 1er) [1389 - 1425] et BASILE II [1425 - 1462] consolide la puissance de Moscou face à la Lituanie. Ivan III [1462 - 1505] achève le rassemblement et la libération de la Russie centrale ;

Ø 1547 : Ivan IV le Terrible (monte en 1584) prend le titre de Tsar ;

Ø 1549 : Création de l'Assemblée des représentants de la Nation (Zemski Sobor) ;

Ø 1589 - 1596 : Ivan IV, élimine définitivement les mongols, annexe la région de la Volga et amorce l'expansion russe en Sibérie.

Ø 1598 : La mort de Febor 1er, extinction de la dynastie riourikide ;

Ø 1598 - 1605 : Règne de Boris Godounov, Michel FEDOROVITECH ;

Ø 1645 - 1676 : Règne d'Alexis MIKHAILOVITECH, restauration nationale, Code de 1699, schisme des vieux croyants, ou raskolinks (1666 - 1667). Annexion de l'Ukraine orientale (1667) ;

Ø 1676 - 1682 : Règne de Febor III ;

Ø 1682 - 1725 : Règne de Pierre 1er le Grand, guerre du nord (1700 - 1721), qui se termine par l'annexion de Livonie, de l'Essonie, de l'Ingrie et d'une partie de la Caretie. Fondation de Saint-Pétersbourg (1703). Création du Sénat (1711) et des collèges ministériels (1718 - 1722). Le patriarcat, remplacé par le Saint-Synode ;

Ø 1725 - 1727 : Règne de Catherine 1ère, épouse de Pierre le Grand, instauration du Haut Conseil secret ;

Ø 1727 - 1730 : Règne de Pierre II ;

Ø 1730 - 1740 : Règne d'Anna IVANOVNA, nièce de Pierre le Grand, guerre russo-turque (1735-1739). Domination du parti allemand ;

Ø 1741-1762 : Règne d'Elisabeth PETROVNA, fille de Pierre le Grand. Développement économique, fondation d'écoles militaires et de l'Université de Moscou (1755). Les Russes, vainqueurs de la Prusse, ils entrent à Berlin (1760) ;

Ø 1762 - 1796 : Règne de Catherine II la Grande ; elle se débarrasse de son époux, Pierre III, qui a signé une paix séparée avec la Prusse. Révolte de Pongatchev (1773-1774), introduction du Sevage en Ukraine (1783). Charte de la noblesse (1785), balkanisations territoriales à la suite des partages de la Pologne (1793-1796) et des guerres russo-turques (1765-1774) et (1787-1791) ;9(*)

Ø 1796 - 1801 : Règne de Paul 1er, adhésion à la deuxième coalition contre la France, puis rapprochement avec celle-ci, annexion de la Géorgie (1801), assassinat du Tsar ;

Ø 1801 - 1825 : Règne d'Alexandre 1er. Echec de la libération du régime, campagne contre la France (1805-1807). Traités de TILSIT (1807), annexion de la Finlande (1809), guerre russo-turque (1806-1812) : acquisition de la Belarabie. Guerre patriotique de 1892. Victoire contre la France (1814-1815). Sainte alliance et Congrès de Vienne (1815). Acquisition du Royaume de Pologne ;

Ø 1825 - 1855 : Règne de Nicolas 1er, mouvement des décabristes (1830-1831) et Hongroise (1848-1849). Influence russe grandissante dans les Balkans. Convention des Détroits (1840-1841). Pénétration en Arménie, guerre de Crimée (1854-1856) : défaite russe ;

Ø 1855 - 1881 : Règne d'Alexandre II, développement des voies ferrées et révolution industrielle. Affranchissement des paysans de l'Etat (1858). Liberté personnelle accordée aux serfs (1861), création de Zemstvos (1864). Ecrasement de l'insurrection polonaise (1863), raidissement du régime, développement du maritime et du terrorisme. Conquête de l'Asie centrale et expansion vers l'Extrême-Orient (1859-1880). Guerre russo-turque (1877-1878). Assassinat du Tsar ;

Ø 1881 - 1894 : Règne d'Alexandre II, persécution des nihilistes. Influence réactionnaire de POBEDONOSTSEV. Expansion poursuivie par SKOBELEV en Asie centrale. Mesures antisémites (1882), développement industriel. Débuts du Transsibérien (1891). Rapprochement avec la France.

Ø 1894 - 1917 : Règne de Nicolas II. Fondation du parti social révolutionnaire (1901-1902), les Bolcheviks (LENINE), majoritaire (1903). Alliance Franco-russe, guerre russo-japonaise, désastreuse pour la Russie (1904-1905). Révolution manquée (1905-1906) Stolypine, Ministre de l'Intérieur (1906), assassinat (1911). La première (avril-juillet 1906) et la deuxième (mars-juin 1907) rapidement dissoute, troisième donna (1907-1912), favorable au gouvernement, quatrième donna (1912-1917) restaure en vain un régime parlementaire. Multiplication des grèves, la Russie dans la première guerre mondiale (1914) ;

Ø 1917 : Révolution russe, qui aboutira grâce aux Bolcheviks à la création de l'U.R.S.S.

Ø 1946 : La guerre froide entre l'U.R.S.S. et les U.S.A., dont l'affrontement du bloc contre les U.S.A.) et le bloc socialiste (U.R.S.S.) ;

Ø 1990 : La dislocation de l'U.R.S.S., avec GORBATCHEV (Perestroïka) ;

Ø 1991 : Accession de la Russie à la souveraineté internationale 

Ø 1993 : Election de Boris ELTSINE à la présidence.

Ø 1999 : Démission de Boris ELTSINE

SECTION 2 : PRESENTATION DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE

§.1. Sur le plan géographique

Etats-Unis d'Amérique, en anglais United States of America. Etat d'Amérique du Nord, incluant l'Alaska (au nord-ouest du Canada) et les îles Hawaii (dans le Pacifique Nord, à quelque 5 000 km des côtes californiennes). Les Etats-Unis sont bordés au nord par le Canada, à l'Est par l'océan Atlantique, au sud par le golfe du Mexique et le Mexique et, à l'ouest par l'océan Pacifique.10(*)

République Fédérale formée de cinquante Etats et d'un district fédéral, possédant quelques îlots dans le Pacifique (Midway, Wake), les Etats-Unis d'Amérique exercent en outre une tutelle sur certaines îles et archipels du Pacifique et des Caraïbes, dotés d'un statut d'État associé (Porto-Rico), de territoires « librement associés » (République des îles Marshall, Etats fédérés de Micronésie et République de Belau) ou de territoires « non incorporés » aux Etats-Unis (Samoa américaines, Guam, îles Vierges).

Avec un territoire de 9 826 630 km², dont 1 717 854 km² en Alaska, les USA forment un « Etat-continent », le quatrième du monde par la superficie, doté de deux façades océaniques. La capitale du pays est Washington. Les plus grandes villes sont New York et Los Angeles, deux métropoles au rayonnement international.11(*)

§.2. Sur le plan historique

Les USA constituent un Etat jeune, né il y a à peine deux cents ans. La naissance de la nation américaine a été précédée d'une période coloniale de plus d'un siècle.

a.1. L'époque coloniale

a.1.1. Les premières explorations

Les premiers navigateurs Européens qui, dans le sillage de Christophe Colomb, abordent les côtes du continent nord-américain sont les Italiens Jean Cabot et Sébastien Cabot (1497). Voyageant au service de Henry VII d'Angleterre, ils découvrent Terre-Neuve et explorent les côtes du Labrador et de la Nouvelle-Angleterre. L'Espagnol Juan Ponce de León découvre la Floride en 1513. L'Italien Jean de VERRAZANE (1524), voyageant pour le compte de François Ier, explore les côtes atlantiques, de la Caroline du Sud au Maine ; puis le Français Jacques Cartier (1534) découvre l'estuaire du Saint-Laurent. Tous sont à la recherche d'une route maritime septentrionale vers les Indes et la Chine.12(*)

Les premiers explorateurs européens (Robert Cavelier de La Salle, sir Walter RALEIGH, Hernando de Soto) qui pénètrent, aux XVIe et XVIIe siècles, sur le territoire américain, rencontrent une population autochtone peu nombreuse. Estimée à quelques millions d'individus, elle est probablement venue d'Asie, par le détroit de Béring, quarante mille ans plus tôt. Le contact avec les Européens provoque chez la population amérindienne un désastre démographique (choc microbien) et culturel (spoliation des terres, alcoolisme, destruction des cultures indigènes). Les maladies venues d'Europe (grippe, typhus, rougeole, etc.) et les guerres déciment jusqu'à 95% d'entre eux.

a.1.2. Les débuts de la colonisation européenne

La colonisation de l'Amérique du Nord par les Européens commence dès la fin du XVIe siècle. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, elle est menée essentiellement par trois pays : l'Espagne, la France et l'Angleterre. La première implantation européenne permanente date de 1565, avec la fondation de Saint Augustine (Floride) par les Espagnols. Ceux-ci étendent leur domination sur les territoires actuels de la Floride, du Texas, de la Californie, puis sur une grande partie de l'ouest des Etats-Unis.

Les Français commencent par s'installer au Canada (fondation de Québec par Samuel de Champlain, en 1608) puis fondent la vaste colonie de la Louisiane (début XVIIIe siècle), englobant la région des Grands Lacs et toute la vallée du Mississippi (voyages de Jacques Marquette et de Louis Jolliet en 1673 ; voyages de Robert Cavelier de La Salle, 1669-1682). Les Anglais, quant à eux, colonisent les régions de la côte atlantique, qui doivent devenir, ultérieurement, le noyau politique et culturel des Etats-Unis.

a.1.3. Le renforcement du pouvoir anglais

Dès la seconde moitié du XVIIe siècle, l'autorité royale anglaise renforce son emprise sur ses colonies américaines, par l'intermédiaire des gouverneurs royaux. Après l'élimination de la présence française en Amérique du Nord, la métropole anglaise raidit encore son attitude en réclamant à ses treize colonies une contribution financière pour amortir les dépenses de la guerre de Sept Ans. Mais les colonies anglaises, habituées à une certaine indépendance (assemblées politiques élues, vote des budgets), refusent les charges fiscales imposées par Londres. Le Stamp Act de 1765 suscite une vive indignation parmi les colons américains et provoque des émeutes (Virginie, New York, Massachusetts). Des sociétés secrètes de patriotes (les Fils de la liberté) se constituent. Le mouvement de protestation colonial culmine, en octobre 1765, lors du congrès contre le Stamp Act. Cette loi est finalement révoquée par le Parlement en 1766.

Désireuse d'établir un commerce reposant sur le principe de l'exclusif colonial, la métropole tente, en 1767, d'imposer à ses colonies les lois Townshend qui taxent lourdement les importations, notamment celles du thé.

La résistance coloniale est à nouveau très vive. Elle prend la forme d'un boycottage des produits anglais par les colons. La réaction énergique des Britanniques, marque la rupture définitive entre la Grande-Bretagne et ses colonies. Les taxes Townshend sont annulées. En 1773, le monopole de la vente du thé en Amérique est accordé par le Parlement britannique à la Compagnie anglaise des Indes orientales.

Cette décision déclenche une nouvelle crise. Les cargaisons de thé des navires de la Compagnie des Indes sont détruites par les habitants de Boston, alors le grand port de la Nouvelle-Angleterre. Par mesure de rétorsion, le Parlement britannique vote les lois « intolérables » (« Intolerable Acts », 1774) à l'encontre du Massachusetts (fermeture du port de Boston, suppression des libertés du Massachusetts).

L'unité des treize colonies américaines se réalise dans leur opposition commune à la politique du gouvernement britannique : en septembre 1774, sur l'initiative de Benjamin Franklin, elles se réunissent à Philadelphie en un premier Congrès continental (5 septembre-26 octobre 1774).

a.2. La révolution américaine et la naissance d'une Nation

a.2.1. La guerre de l'indépendance

La fusillade de Lexington (19 avril 1775) contre des patriotes précipite la rébellion. Lors du second Congrès continental, qui se tient à Philadelphie à partir du 10 mai 1775, les colonies américaines affirment leur volonté commune de résister à l'agression britannique par des moyens militaires. Le Congrès décide d'assumer le pouvoir exécutif sur les colonies et de créer une armée continentale, dont Georges WASHINGTON reçoit le commandement.

La guerre de l'indépendance américaine (1776-1783) entre les Britanniques et les treize colonies insurgées (Massachusetts, New Hampshire, Connecticut, Rhodes Island, New York, New Jersey, Pennsylvanie, Delaware, Maryland, Virginie, Caroline du Sud, Caroline du Nord et Géorgie) débute le 17 juin 1775, avec la bataille de Bunker Hill. Le 4 juillet 1776, les colonies américaines adoptent la Déclaration d'Indépendance, rédigée par Thomas JEFFERSON puis, le 15 novembre 1777, les Articles de la Confédération. Cependant, les colons sont loin d'être tous solidaires : les « Loyalistes », fidèles à la métropole, se rangent du côté des Britanniques avant de fuir au Canada. Nombreux sont ceux qui restent neutres.

Sur le plan militaire, l'armée américaine, essentiellement formée de volontaires, est nettement inférieure à l'armée britannique, renforcée de 20 000 mercenaires allemands. Battu à la bataille de Long Island, en août 1776, Georges WASHINGTON est contraint d'abandonner New York aux Britanniques. C'est ensuite le tour de Philadelphie, un an plus tard, en septembre 1777.

La première victoire américaine est la bataille de Saratoga, le 17 octobre 1777. Celle-ci marque un tournant dans la guerre de l'Indépendance. La France voit dans l'insurrection américaine l'occasion d'une revanche sur le Royaume-Uni.

En janvier 1778, les généraux La Fayette et Rochambeau prennent le commandement d'un corps expéditionnaire français envoyé en Amérique afin de soutenir militairement les révolutionnaires américains. La capitulation des Britanniques à Yorktown, le 19 octobre 1781, est décisive et consacre la victoire des Américains. L'indépendance des Etats-Unis est officiellement reconnue par la Grande-Bretagne à l'issue des traités de Paris et de Versailles (3 septembre 1783) qui leur attribuent, en outre, la possession des territoires compris entre l'Atlantique et le Mississippi, depuis les Grands Lacs, au nord, jusqu'à la Floride espagnole.

Les relations anglo-américaines restent longtemps tendues, en raison de la controverse concernant l'établissement de la frontière politique avec le Canada.

a.2.2. L'essor des Etats-Unis d'Amérique jusqu'à la guerre de Sécession

Deux partis politiques se développent sous la présidence de Georges WASHINGTON : les fédéralistes et les républicains. Les fédéralistes, représentés par Georges WASHINGTON et Alexander HAMILTON, sont favorables au renforcement du pouvoir fédéral. Soutenus par les industriels et les milieux d'affaires du Nord, ils restent au pouvoir jusqu'en 1801, avec John ADAMS (1797-1801), successeur de WASHINGTON. Les présidences fédéralistes sont marquées par des troubles intérieurs (révolte du Whisky, 1794) et par une opposition violente avec les républicains (lois sur la sédition et les étrangers).

Le Parti républicain, avec Thomas JEFFERSON et James MADISON à sa tête, hostile à toute ingérence excessive du pouvoir central, est favorable à une limitation stricte des pouvoirs fédéraux. Il reçoit le soutien des petits propriétaires terriens du Sud et de l'Ouest. Sous l'influence d'Andrew JACKSON et de John C. CALHOUN, il devient, à partir de 1828-1830, le Parti démocrate.

Le Parti républicain accède au pouvoir avec Thomas JEFFERSON (1801-1809) et s'y maintient sous les présidences de James MADISON (1809-1817) et de James MONROE (1817-1825). Ce dernier, en affirmant son opposition à toute intervention européenne dans les affaires du continent américain (doctrine de Monroe, 1823), définit les principes de la politique étrangère des Etats-Unis jusqu'au XXe siècle.

a.2.3. La guerre de Sécession

La lutte entre le Nord et le Sud pour tolérer ou interdire l'esclavage dans les Etats nouvellement acquis s'amplifie sous les présidences de Zachary TAYLOR (1849-1850) et de Millard FILLMORE (1850-1853). « Lois sur les Esclaves fugitifs ». Elle aboutit, sous la présidence de Franklin PIERCE (1853-1857), au compromis du Kansas-Nebraska (1854), stipulant que les nouveaux Etats se prononcent eux-mêmes pour ou contre l'esclavage. Cet accord soulève un tollé de protestations dans le Nord et cause la ruine du parti Whig, en y créant un fort antagonisme entre défenseurs et adversaires du compromis. Enfin, il oppose violemment les colons esclavagistes et abolitionnistes du Kansas (incendie de Lawrence, mai 1856).

Le parti Free Soil, créé en 1848 et adversaire de l'esclavage, puis la publication du livre de Harriet Beecher-Stowe (la Case de l'oncle Tom, 1851-1852) ont une influence déterminante sur l'extension du mouvement abolitionniste dans le Nord. Celui-ci aboutit, en 1854, à la formation de l'actuel Parti républicain. Ses fondateurs, farouchement opposés à l'esclavage, exigent le retrait du décret Kansas-Nebraska. En 1860, la scission du Parti démocrate assure l'élection du candidat républicain Abraham LINCOLN (1861-1865), anti-esclavagiste notoire, qui succède au Président James BUCHANAN (1857-1861). La seule solution qui s'offre au Sud est alors la sécession.

Le 20 décembre 1860, la Caroline du Sud quitte l'Union. Le 4 février 1861, sept Etats sécessionnistes du Sud (Caroline du Sud, Géorgie, Floride, Alabama, Mississippi, Louisiane, Texas) créent une nouvelle Confédération. Ils forment un gouvernement provisoire et Jefferson DAVIS est élu Président. Lors de son discours inaugural, en mars 1861, LINCOLN déclare la sécession illégale. Cependant, au mois d'avril, quatre nouveaux Etats esclavagistes rejoignent la Confédération : la Virginie, l'Arkansas, la Caroline du Nord et le Tennessee. La guerre civile éclate le 12 avril 1861, avec l'attaque de Fort Sumter, à Charleston Harbor, par les confédérés.

Le 15 avril, Lincoln fait appel aux Etats loyalistes afin d'obtenir 75 000 volontaires pour défendre le maintien de l'Union. Les armées sudistes, commandées par les généraux Robert E. LEE et Joseph E. JOHNSTON, et les nordistes, emmenés par ULYSSES S. GRANT et William T. SHERMAN, s'affrontent pendant quatre ans. Le conflit s'achève par la victoire des nordistes. Lincoln, qui a proclamé l'abolition de l'esclavage dès le 1er janvier 1863, est assassiné le 14 avril 1865. Le 6 décembre 1865, le 13e amendement de la Constitution abolit officiellement l'esclavage dans tous les Etats-Unis.

b.1.1. La mise en valeur du pays

Vers la fin des années 1870, les tensions finissent par s'apaiser et les Américains, comme leurs Présidents, se préoccupent avant tout de la mise en valeur du pays. Les républicains, soutenus par les milieux d'affaires du Nord-est, restent au pouvoir jusqu'en 1913, à l'exception des deux présidences de Stephen G. Cleveland (1885-1889, 1893-1897) : Rutherford B. HAYES (1877-1881), James A. GARFIELD (1881), Chester A. Arthur (1881-1885), Benjamin HARRISON (1889-1893), William McKinley (1897-1901), Théodore ROOSEVELT (1901-1909) et William H. TAFT (1909-1913).

b.1.2. La Première Guerre mondiale

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, WILSON, fidèle à l'isolationnisme séculaire américain, refuse d'engager son pays dans le conflit. Mais la guerre sous-marine à outrance menée par les Allemands, ainsi que leur politique malveillante en Amérique centrale, provoquent un revirement de l'opinion.

En mai 1915, un sous-marin allemand torpille, sans sommation, le paquebot Lusitania, au large des côtes de l'Irlande, tuant 1 198 personnes, dont 128 citoyens américains. Le peuple américain est scandalisé.

Un corps expéditionnaire, commandé par le général John J. PERSHING, est envoyé en France. Les troupes américaines, qui comptent jusqu'à 2 millions d'hommes, jouent un rôle décisif dans la victoire finale des Alliés en 1918. Wilson se fait le défenseur d'une paix juste et durable, fondée sur le principe de la libre détermination des peuples. Pourtant, malgré sa participation à la conférence de la paix, le traité de Versailles (28 juin 1919) va dans un tout autre sens. La France, notamment, insiste pour imposer de lourdes réparations de guerre à l'Allemagne. Les Etats-Unis manifestent leur hostilité en refusant de ratifier le traité (novembre 1919). Leur refus d'entrer à la Société des Nations (SDN) marque leur retour à l'isolationnisme. Les républicains reviennent au pouvoir avec Warren G. HARDING (1921-1923), John C. COOLIDGE (1923-1929) et Herbert C. HOOVER (1929-1933).

b.1.3. La Seconde Guerre mondiale

Grâce à une conversion rapide de l'industrie américaine vers les fabrications de guerre, près de 60 000 avions, 45 000 chars et 20 000 canons sortent des usines dès 1942. Bien que menant la guerre sur les deux fronts (européen et asiatique), les Etats-Unis font la démonstration de leur totale suprématie matérielle. La production accélérée de ses chantiers navals permet les débarquements d'Afrique du Nord (1942), de Sicile (1943) et de Normandie (6 juin 1944).

Malgré une guerre longue et difficile contre les Japonais dans le Pacifique, les Américains jouent, à partir de juin 1944, un rôle déterminant dans la bataille finale en Europe. C'est un général américain, Dwight D. EISENHOWER, qui est nommé commandant en chef des forces alliées. L'activité diplomatique américaine est également décisive. ROOSEVELT multiplie les entretiens avec Winston CHURCHILL essentiellement, mais aussi avec Joseph Staline. Au cours des rencontres avec CHURCHILL (1941-1943), ROOSEVELT propose le principe d'une reddition des puissances de l'Axe sans condition.

Son successeur, le Président Harry S. TRUMAN, participe à la conférence de Potsdam où, malgré la dégradation des relations américano-soviétiques, un accord est trouvé sur la division finale de l'Allemagne et sur l'élaboration des traités de paix. Les Etats-Unis, cependant, sont toujours en guerre contre le Japon. La Seconde Guerre mondiale leur a déjà coûté 300 000 morts. TRUMAN décide alors de mettre rapidement un terme à la guerre du Pacifique en lançant une bombe atomique sur le Japon, qui se rend le 14 août 1945.

b.2.1. La présidence de Lyndon B. JOHNSON

b.2.1.1. La guerre du Viêtnam

Après l'assassinat de John F. KENNEDY, le vice-président Lyndon B. JOHNSON lui succède immédiatement à la Maison-Blanche puis est élu Président, en novembre 1964.

À l'extérieur, l'héritage de KENNEDY entraîne l'intervention des Etats-Unis au Viêtnam. La guerre du Viêtnam est la principale épine dans la politique extérieure de JOHNSON. Au début, le Président américain poursuit la politique de KENNEDY, consistant en l'envoi de « conseillers militaires » auprès des forces militaires du Sud-Viêtnam, sans intervention directe dans le conflit. À partir d'août 1964 (incidents dans le golfe du Tonkin, premiers bombardements américains sur le Nord-Viêtnam), le Président est autorisé à accroître la présence militaire américaine en Asie du Sud-est. Il est dès lors entraîné dans une politique d'escalade. En dépit des moyens considérables employés, celle-ci ne peut parvenir à des résultats décisifs. En 1969, plus de 541 000 soldats américains sont engagés dans la guerre du Viêtnam.

Les Etats-Unis procèdent à des bombardements massifs sur presque tout le territoire nord-vietnamien. Mais le prolongement de la guerre et les méthodes employées par les Américains (massacres de civils désarmés dans le village de My Lai en 1968) débouchent sur une grave controverse à l'intérieur du pays comme à l'extérieur. Exploitée dans le monde entier par les opposants aux Etats-Unis, la guerre du Viêtnam va avoir pour les Américains de graves conséquences : lourdes dépenses militaires génératrices d'inflation et de déficit budgétaire, image ternie des Etats-Unis dans le monde, profonde crise morale et politique au sein de la jeunesse américaine.

b.2.2. Les présidences de Richard NIXON

b.2.2.1. La fin de la guerre du Viêtnam

Sous la présidence du républicain Richard NIXON, la diplomatie américaine, incarnée à partir de 1973 par le secrétaire d'Etat Henry A. KISSINGER, est très active et obtient de nombreux succès : fin de l'engagement américain au Viêtnam, poursuite de la détente avec l'URSS, accords sur le désarmement, normalisation des relations avec la Chine populaire, renforcement de l'influence américaine au Proche-Orient.

Renonçant désormais à une politique d'intervention systématique et parfois précipitée, NIXON affirme, dans son discours de Guam (25 juillet 1969), sa volonté de réduire l'engagement militaire américain dans le monde (doctrine Nixon). Les pays victimes d'une agression peuvent compter sur un appui financier et matériel des Etats-Unis mais non plus sur un engagement direct de l'armée américaine. Nixon commence par rapatrier progressivement le corps expéditionnaire envoyé au Viêtnam, souhaitant sortir les Etats-Unis de cette guerre par une politique de « vietnamisation » du conflit. Cela consiste à remplacer les troupes américaines par des troupes sud-vietnamiennes équipées et entraînées par les Etats-Unis, capables de résister seules à la poussée communiste. Fin 1971, plus de 350 000 soldats américains engagés au Sud-Viêtnam sont rentrés aux Etats-Unis. Il en reste encore 175 000 à rapatrier. Avec l'aide de Henry KISSINGER, Secrétaire d'Etat à partir de 1973, NIXON engage à Paris des pourparlers de paix qui aboutissent, après de longues négociations, aux accords de cessez-le-feu (janvier 1973).

c.1.1. Les Etats-Unis depuis 1974

c.1.1.1. Les présidences de Gerald FORD et de Jimmy CARTER

Gerald R. FORD (1974-1977) conserve auprès de lui le Secrétaire d'Etat Henry KISSINGER. Il poursuit la politique de détente avec l'URSS (déclaration d'Helsinki, 1975). Cependant, la récession économique mondiale s'aggrave. Aux Etats-Unis, le taux de chômage et l'inflation connaissent une forte hausse. Le quadruplement du prix du pétrole, au cours de l'hiver 1973-1974, intensifie la crise monétaire mondiale. Le discrédit porté sur le Parti républicain par l'affaire du Watergate favorise le retour des démocrates à la Maison-Blanche, avec l'élection en novembre 1976 de Jimmy CARTER (1977-1981).

Les Etats-Unis poursuivent leur rapprochement avec la Chine populaire, en établissant les premières relations diplomatiques, en janvier 1979. Ils favorisent, après l'avoir inspiré (voir Camp David, accords de, septembre 1978), le traité de paix israélo-égyptien, signé le 26 mars 1979 à Washington par le Président égyptien ANOUAR al-SADATE et le Premier ministre israélien Menahem BEGIN, par lequel l'Égypte récupère le Sinaï. En septembre 1977, CARTER signe avec le Panamá un traité par lequel l'ancienne zone du canal, administrée par les Etats-Unis, revient intégralement au Panamá à compter de l'an 2000 (traité CARTER-TORRIJOS).

Malgré ces succès, la présidence de CARTER est dominée par la crise des otages américains en Iran. En novembre 1979, le chah d'Iran Muhammad RIZA Chah, destitué, est autorisé à entrer aux Etats-Unis pour des raisons médicales. Un groupe de révolutionnaires iraniens s'empare alors de l'ambassade américaine à Téhéran et prend 53 membres du personnel en otage. Lorsque le gouvernement américain refuse de satisfaire la demande des ravisseurs et d'extrader le chah, la crise s'enlise. Les négociations piétinant, une expédition militaire américaine est tentée pour récupérer les otages, mais celle-ci échoue.

c.1.2. La présidence de Ronald REAGAN

Le déclin économique et les crises extérieures favorisent l'élection des républicains Ronald REAGAN (1981-1989) et George BUSH (1989-1992). Élu sur un programme conservateur et favorable au retour des valeurs morales traditionnelles, libéral sur le plan économique et énergique sur le plan international, Ronald REAGAN réussit à relancer l'économie (réduction de l'inflation, baisse des impôts, maintien de taux d'intérêts élevés) au détriment des prestations sociales, qui sont considérablement réduites. Il augmente fortement le budget de la Défense.

En politique extérieure, REAGAN a à régler la crise des otages américains (janvier 1981). En octobre 1983, il déclenche une invasion surprise de la Grenade. En Amérique centrale, Reagan soutient les forces gouvernementales au Salvador, mais aussi les guérillas menées contre le gouvernement nicaraguayen. Sa seconde présidence est entachée par le scandale de l'Irangate (1986-1987), dû à la vente secrète d'armes à l'Iran, servant au financement de la Contra antisandiniste au Nicaragua.

En avril 1986, les Etats-Unis lancent un raid aérien contre la Libye, en réponse à des attaques terroristes antiaméricaines. REAGAN et son Secrétaire d'Etat, Alexander HAIG, abandonnent la politique de détente vis-à-vis de l'URSS. En 1983, les relations américano-soviétiques se dégradent après l'annonce par REAGAN d'une Initiative de Défense Stratégique (IDS), communément appelée la « Guerre des étoiles ». Toutefois, le processus de désarmement est relancé par deux rencontres entre Ronald REAGAN et le dirigeant soviétique Mikhaïl GORBATCHEV, en novembre 1985 et en octobre 1986.

c.1.3. La présidence de Georges BUSH

La présidence de Georges BUSH a à gérer les déficits fédéraux du commerce extérieur et du budget puis la grave récession de l'économie américaine, de 1989 à 1992. Celle-ci amplifie la crise économique et urbaine et exacerbe les clivages socio-ethniques. En avril 1992, les Etats-Unis connaissent, à Los Angeles, l'une des émeutes les plus violentes de leur histoire (60 victimes). Elle est provoquée par l'acquittement de quatre officiers de police, blancs, accusés d'actes de brutalités, avec preuves vidéo à l'appui, à l'encontre d'un suspect noir, Rodney KING, un an plus tôt.

Sur le plan extérieur, l'effondrement de l'URSS entre 1989 et 1991 renforce considérablement la suprématie politique et militaire des Etats-Unis, désormais la seule superpuissance. En décembre 1989, BUSH lance l'opération militaire baptisée « Just Cause » : plus de 24 000 soldats américains envahissent Panamá pour déposer le général Manuel Antonio Noriega MORENA, que les Etats-Unis désirent extrader et inculper pour trafic de drogue. Puis, en 1991, les Etats-Unis prennent la tête, avec plus de 500 000 soldats américains, de la coalition internationale contre l'Irak lors de la guerre du Golfe. Ils poursuivent leur politique de négociations dans le conflit israélo-arabe et développent leurs relations avec les pays de l'Europe de l'Est, après l'effondrement du bloc communiste.

c.1.2. Le premier mandat de Bill CLINTON (1992-1996)

La récession favorise le retour des démocrates avec l'élection de Bill CLINTON, en novembre 1992. En décembre 1992 est lancée, sous couvert des Nations unies, l'opération « Restore Hope », appuyée par plus de 20 000 soldats américains, afin de rétablir la paix et d'aider à la distribution de l'aide alimentaire en Somalie.

Bénéficiant de l'amorce d'une reprise économique (1993), Bill CLINTON concentre ses efforts sur la politique intérieure. Il prend des mesures pour lutter contre la criminalité et pour réduire le déficit budgétaire. Il abroge les ordonnances restreignant le droit à l'avortement et cherche à mettre fin à la discrimination des homosexuels dans l'armée, mais son projet est amendé, en raison de la forte opposition du Congrès et du Pentagone. Son épouse, Hillary RODHAM CLINTON, est désignée pour diriger une commission chargée de préparer d'urgence une réforme de la sécurité sociale.

En politique étrangère, CLINTON maintient le soutien américain au président russe Boris ELTSINE et poursuit la politique de réduction des armements, inaugurée par ses prédécesseurs (accord de dénucléarisation de l'Ukraine, 1994). En septembre 1993, à la Maison-Blanche, CLINTON préside la signature d'un accord de paix historique, l'accord de Washington, entre Israël et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), en présence du Premier ministre israélien YITZHAK RABIN et du président de l'OLP YASSER ARAFAT. Clinton refuse toute intervention militaire américaine en ex-Yougoslavie, mais joue un rôle actif dans la recherche d'un règlement pacifique et politique du conflit yougoslave. Le plan de paix américain est finalement accepté par les belligérants au terme d'une longue négociation, dont la phase finale se déroule aux Etats-Unis. Face à un Congrès et à un électorat peu enclins aux engagements internationaux, l'administration Clinton achève le retrait des troupes américaines en Somalie, le 25 mars 1994. Au cours de cette mission de quinze mois, 30 soldats américains ont été tués. L'année 1996 ponctue six années consécutives de croissance, avec un chômage en baisse, une réduction du déficit budgétaire et la création de millions d'emplois. Mais les problèmes de sécurité restent très sensibles. Ainsi, le 25 juin 1996, un attentat contre une base militaire américaine en Arabie saoudite fait 19 morts. Un nouvel attentat est perpétré le 27 juillet à Atlanta durant les jeux Olympiques.

c.1.3. Le second mandat de Bill Clinton (1996-2000)

c.1.3.1. Un Président populaire malgré les « affaires »

Le 5 novembre 1996, Bill CLINTON est réélu avec 49% des suffrages, contre 41% pour le candidat républicain Bob DOLE. Il devient ainsi le premier démocrate depuis Franklin D. ROOSEVELT à obtenir un second mandat présidentiel. Cependant, au lendemain de sa réélection, Bill CLINTON doit affronter de nombreux scandales, portant notamment sur le financement de sa campagne électorale par des gouvernements asiatiques (Indonésie et Chine).

Si le Président parvient finalement à « gérer » les affaires à son avantage, l'opposition républicaine ne peut, ni ne sait, en tirer profit, Newt Gingrich -- speaker (« porte-parole ») républicain de la Chambre des représentants étant contraint à la démission, de même que son successeur immédiat, lui-même finalement remplacé par Dennis HASTERT après de nouvelles accusations de harcèlement sexuel. Fragilisés, les républicains apportent leur soutien à Georges BUSH Jr. lors des primaires permettant de désigner les candidats à l'élection présidentielle de septembre 2000, opposant par conséquent le fils de l'ancien Président à l'actuel vice-président démocrate Al GORE.

Chapitre II : EVOLUTION DES RELATIONS RUSSO - AMERICAINES

Dans notre second chapitre, nous montrons comment la Russie et les Etats-Unis d'Amérique ont évolué dans leurs relations. C'est ainsi que notre chapitre s'articulera sur trois sections :

v La 1ère guerre mondiale

v La 2ème guerre mondiale

v La guerre froide

SECTION 1ère : LA 1ère GUERRE MONDIALE

La 1ère guerre mondiale est un conflit, qui, du 28 juillet 1914 au 11 novembre 1918 opposa les Alliés, coalition formée autour de la Triple-Entente (France, Royaume-Uni et Russie), aux Empires centraux (Allemagne et Autriche-Hongrie) et leurs alliés, et qui pour la première fois dans l'Histoire de l'humanité engagea des pays de toutes les régions de la planète.

La Grande Guerre, telle qu'elle fut baptisée, eut pour principal théâtre d'opération l'Europe (front de l'Ouest : France, Belgique ; front de l'Est : Russie) et pour théâtres secondaires, l'Italie, les Balkans, l'Asie (détroit des Dardanelles, Palestine, Mésopotamie), les colonies allemandes d'Afrique (Togo, Sud-ouest africain) et d'Extrême-Orient, et la plupart des mers du globe. Son point de départ fut la déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Serbie, le 28 juillet 1914. Celle de l'Allemagne à la Russie, le 1er août, fut la première étape de son extension à toute l'Europe par le jeu des alliances. Le conflit prit une dimension mondiale avec l'entrée en guerre, aux côtés de la Triple-Entente, du Japon (1914) et surtout des Etats-Unis d'Amérique (1917).13(*)

Trente-deux nations prirent part au conflit. Vingt-huit d'entre elles combattirent dans le camps des Alliés, aux côtés de la Triple-Entente constituée par la France, le Royaume-Uni et la Russie, auxquels s'allièrent l'Italie (1915) et les Etats-Unis (1917), contre la coalition des Empires centraux, regroupant l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, rejoint par la Turquie (1914) et la Bulgarie (1915).14(*)

Durant la 1ère guerre mondiale, les deux pays n'ont pas connus des grandes relations dues à la politique étrangère que les USA développaient à l'époque. Et cette politique était « L'isolationnisme », qui est une doctrine qui a pour objectif d'éviter que les USA puissent être entraînés dans un conflit par le jeu des alliances.

Par cette politique isolationniste, les Etats-Unis s'opposèrent de conclure toute alliance politique et militaire avec les Etats européens. Malgré la politique employée, les Etats-Unis entrèrent dans ce conflit en 1916 en tenta d'amener les belligérants à négocier Thomas Woodrow WILSON, Président des Etats-Unis, le plus puissant des pays neutres, pour obtenir, selon ses termes, une « paix sans victoire ». Grâce à la médiation de son conseiller Edward M. HOUSE, qui rencontra les principaux Chefs d'Etats européens, ses efforts semblèrent sur le point d'aboutir.

Jusqu'en janvier 1917, le Président WILSON poursuivit ses efforts de médiation ; il parvint seulement à arracher des offres de paix concrètes à chaque alliance, mais ne put les mettre en accord.

Par conséquent, l'année 1917 marquée par une profonde crise morale dans la plupart des pays d'Europe ; épuisés par trois années de guerre. Côté alliés, la défection russe fut compensée par l'engagement américain le 06 avril 1917 en déclarant la guerre contre l'Allemagne.

SECTION 2 : LA 2ème GUERRE MONDIALE

La 2ème guerre mondiale est un conflit militaire, mondial qui se déroula de 1939 à 1945 et fut la guerre la plus dévastatrice de l'histoire en termes de vies humaines et de destructions matérielles. Elle éclata en 1939 sous la forme d'un conflit européen opposant principalement l'Allemagne à la coalition franco-britannique, mais se généralisa bientôt, impliquant presque toutes les nations du globe.15(*) Quand la guerre s'acheva, en 1945, le monde, doté d'un équilibre nouveau, était dominé par les Etats-Unis d'Amérique et par l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS).

Avant la deuxième guerre, dès 1919 les USA retournèrent à leur politique isolationniste traditionnelle et en Russie l'on verra également l'avènement d'un nouveau régime politique, qui favorisa l'instauration d'une dictature (celle-ci ne reposait pas sur le fascisme, mais sur le communisme).

En effet, en février 1917, la révolution des Soviets obligea le Tsar NICOLAS II à abdiquer. Puis, en octobre 1917, une nouvelle insurrection entraîna la mise en place d'un gouvernement soutenu par les bolcheviks et dirigé par LENINE. Le Parti bolchevique prit le nom de Parti communiste et une guerre civile ensanglanta le pays. Ainsi, le 30 décembre 1922, un nouvel Etat fut instauré, l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) et bientôt STALINE prit la direction du Parti communiste et du pays, instaurant un régime de terreur au sein d'un Etat totalitaire.

Jusqu'à cette date, les deux pays n'ont toujours pas connu une évolution dans leurs relations politiques et militaires, il faut toutefois attendre 1933 et la Présidence de Franklin Delano ROOSEVELT pour que les Etats-Unis reconnaissent à leur tour l'Union Soviétique.

Il fallait encore attendre l'entrée pour une deuxième fois en guerre des Etats-Unis, le 7 décembre 1941 pour que les relations entre les deux pays puissent connaître un grand essor. Car, ils se sont alliés afin de définir des stratégies politiques et militaires à adopter conjointement dans cette ultime phase de la Seconde guerre mondiale.

A travers cette alliance, il y a eu l'organisation des plusieurs conférences à travers le monde pour que la paix puisse revernir et ça permis aux deux grandes puissances d'être d'accord sur la mise sur pied d'une organisation internationale qui aura pour but d'assurer la paix, la sécurité et la coopération internationale.

Cette alliance fut de courte durée, car les pays vont connaître des malentendus qui vont diviser le monde en deux sphères d'influence idéologique à savoir : communisme (dirigé par l'U.R.S.S) et capitaliste et impérialiste (Etats-Unis et Alliés) ; ce qui amènera à une guerre froide qui sera développée dans la section suivante.

SECTION 3 : LA GUERRE FROIDE

En effet, le terme « guerre froide » signifie la confrontation politico-idéologique entre deux blocs hostiles et contradictoires. L'expression a été utilisée pour la première fois par le journaliste du New York Times, Walter LIPPMANUEM. Reymont ARROND, quant à lui, avait défini la guerre froide comme étant une guerre limitée dans un espace mondial bipolaire, ou les deux grandes parties du conflit évitaient de se confronter directement.16(*) La guerre froide était surnommée « l'équilibre de la terreur » faisant référence au danger que courrait la planète à cause de la compétition nucléaire entre les deux grands géants (Etats-Unis et U.RS.S). Ainsi, on comprend que la guerre froide n'était que le synonyme de la polarisation du système international, autour de deux puissances majeures, et dont le produit des blocs n'était que la manifestation de la révolution nucléaire qu'avaient connue les relations internationales.

Elle commence à la fin de l'année 1946, caractérisée par des tensions croissantes dans les rapports entre les Etats-Unis et l'ex- U.R.S.S. La question de l'Allemagne, de l'Autriche, de la Grèce, la rapide démobilisation militaire américaine suivie par une rapide démobilisation de l'armée soviétique a déclenché une atmosphère d'incertitude et accrue la méfiance réciproque entre les deux blocs.

Elle prendra encore un grand élan lors du discours du Président Harry TRUMAN devant le Congrès américain en février 1947 sur sa doctrine de la politique étrangère américaine, dans un contexte international difficile où il fallait d'autre part, aider l'Europe à travers un plan Marshall et de l'autre apporter une aide militaire aux Alliés.

Cet exposé fut prononcé au moment où Moscou abritait la conférence des Ministres des affaires étrangères des quatre grands alliés de la seconde guerre mondiale (U.R.S.S, France, Grande-Bretagne et Etats-Unis) ; ce fut un grand coup de froid pour la conférence. Les ministres avaient du mal, dans un tel climat de tension, d'arriver à un compris sur le statut d'occupation de l'Allemagne. La conférence connut un échec, et allait dessiner le nouveau visage de la connexion politique entre les deux pays.

Cette doctrine nommée « containment » allait donner des significations de nature stratégiques et géopolitiques qui allaient expliquer la position des Etats-Unis concernant le dossier européen, car elle devait jeter la base d'une défense politique solide capable de contenir la montée en puissance du communisme, qui prenait une expansion à grande vitesse en Europe.

Face à tous ses malentendus, la réaction soviétique ne tardera pas car les pays de l'Europe de l'Ouest ayant accepté « le plan Marshall américain » à travers une réunion tenue à Paris, qui se solda par une déclaration nommée « La déclaration de Paris », Moscou décida de rompre ses relations politiques et diplomatiques avec les pays européens signataires de cette déclaration, en les considérants comme (les valets de l'impérialisme américain)17(*). Et la grande réaction soviétique était de déclarer que : « Le monde était divisé en deux blocs hostiles : un bloc capitaliste et impérialiste dirigé par les Etats-Unis, et un autre bloc anticapitaliste et anti-impérialiste dirigé par l'U.R.S.S » ayant pour objectif de saper l'impérialisme et de renforcer la démocratie.

La guerre froide s'amplifiera à partir dès 1949 lors de la division de l'Allemagne appelée « Blocus de Berlin » qui apparaissait inévitable, et puis le soutien apporté par les pays occidentaux pour le renouveau de l'Allemagne de l'Ouest, ce qui amena STALINE à faire le blocus de Berlin, d'avril 1948 à mai 1949. Ce fut là, la première épreuve de force entre les deux grands qui s'acheva par la victoire des Américains qui réussissent à sauver la ville de l'asphyxie par un pont aérien.

Elle connue un grand point saillant lors de la crise coréenne car, les Etats-Unis et l'U.R.S.S s'étaient mis d'accord, après la fin de la guerre mondiale, de mettre la Corée sous contrôle du « Trusteeship » c'est-à-dire la tutelle internationale. Pendant cette période, l'U.R.S.S occupa le Nord de la Corée, tandis que les Etats-Unis occuperont le Sud du pays.

La crise survint lorsque le Nord communiste décide d'envahir le Sud en 1950, cela fera craindre à l'ONU le spectre d'une troisième guerre mondiale, c'est ainsi qu'elle décida l'envoi des contingents d'une quinzaine des Nations appuyées par les troupes américaines. Le conflit s'acheva trois ans plus tard par une trêve qui laisse inchangée la frontière d'avant guerre.

A travers ses deux crises (1948-1953), la guerre froide arrivera vers un stade de tension inconnue et créera un manque de dialogue entre les deux Etats.

Cependant, la mort de STALINE en 1953 et l'arrivée au pouvoir du républicain EISENHOWER à la commande de la Maison Blanche allaient créer un espace propice pour une détente provisoire, ce qui allait permettre la réactivation des canaux de dialogues directs entre les deux puissances. Le Président américain EISENHOWER amorça une nouvelle vision des relations internationales par la doctrine « The New Loock Strategic and Diplomatic » par là, il consacrait l'impossibilité de la victoire du capitalisme sur le communisme à court terme et à travers l'usage de la force aux exigences internationales.

L'arrivée au pouvoir du Président Nikita KHROUCHTEV en 1956 du côté soviétique, va marquer la nouvelle ligne de la politique étrangère de l'U.R.S.S nommée « Coexistence pacifique », qui entendait éviter une guerre destructive entre l'Union Soviétique et les Etats-Unis. Elle sera symbolisée par la visite du leader soviétique en 1957 à Washington où il prononça un discours important à la Maison Blanche :" Je suis venu voir comment vivaient les esclaves du capitalisme, et bien, je dois dire qu'ils ne vivent pas mal "18(*). " Nous estimons que notre système est le meilleur, et vous pensez que le votre est aussi le meilleur, mais bien sur, nous ne devons transformer pas cette querelle en une lutte ouverte "19(*)

A travers son voyage et son discours, l'amitié Américano-soviétique connaîtra une autre phase, elle permettra ainsi un rapprochement qui aboutira au retrait des troupes soviétiques de l'Autriche, au règlement des problèmes de désarmement devant les Nations-Unies, ainsi que de la reconnaissance de la République Fédérale Allemande par l'U.R.S.S, toutes ses avancées n'ont pu empêcher que les deux puissances puissent encore retourner dans un statu quo à travers deux nouvelles crises : la deuxième crise de Berlin et la crise de Cuba.

Cette deuxième de crise de Berlin est due à l'accord de Potsdam de l'après deuxième guerre mondiale, qui divisait Berlin en zones d'influence dont trois zones d'occupations occidentales et une zone d'occupation soviétique. Le problème de la crise survint du côté soviétique car, le niveau de vie n'était pas meilleure, la liberté politique restreinte, cela poussa les habitants du côté Est (Soviétique) à immigrer vers la République Fédérale d'Allemagne (Ouest). Elle prendra une autre tournure lorsque KHROUCHTCHEV en 1958 déclara ce qui suit : " Qu'il était temps que de mettre fin au système d'occupation à Berlin, et annonça que l'Union Soviétique transférera à la souveraineté de la République Populaire Allemande, les fonctions qu'exercent encore à Berlin les organes soviétiques, ce qui fait que les puissances occidentales devraient traiter n'importes quelles questions qui relèvent du domaine allemand avec la République Populaire Allemande "20(*)

Cette déclaration sonna encore le glas dans la relation entre les Etats-Unis et l'U.R.S.S, elle obligera Washington à la reconnaissance de la République Populaire Allemande, en cas de refus de celui-ci, une brèche militaire sera ouverte ; ce qui risquerait de déclencher une guerre atomique. Une conférence fut organisée à Genève avec la présence des quatre Ministres des Affaires Etrangères pour tenter de trouver un dénouement heureux face à ce problème, mais elle aboutit au refus des deux camps pour désamorcer cette crise.

Paris abrita une deuxième conférence de la crise, mais elle fut rapidement interrompue, car l'aviation américaine espionnait au dessus du territoire soviétique. L'échec de Paris, allait pousser les soviétiques à instruire leur satellite (Allemagne de l'Est) à la construction d'un mur de séparation, qui allait symboliser « La guerre froide » comme signe d'atteinte à la liberté individuelle, et à la liberté de circulation, ce mur stigmatisera l'opinion publique internationale qui le surnommera « Le mur de la honte ».

La crise de Cuba ou la crise de fusées allait de nouveau mettre le monde dans la crainte d'une guerre nucléaire suite à la prise du pouvoir à la Havane par Fidel CASTRO soutenu par les américains, mais l'union fut de courte durée car, CASTRO se rapprocha du bloc communiste qui sera sanctionné par la signature des plusieurs accords, notamment militaires, en accusant les Etats-Unis d'encourager des mouvements anticastristes pour l'évincer du pouvoir. Par là, les Etats-Unis sous l'impulsion du Président KENNEDY allaient exercer un blocus politique contre l'île.

Mais, l'île demanda l'assistance de Moscou, et l'obtint. Celle-ci se concrétisera par l'envoi des techniciens soviétiques pour la construction des bases de missiles nucléaires sécrètes. Le 22 Octobre 1962, le Président américain KENNEDY révélera au monde la décision d'un autre blocus qui sera militaire et lancera un ultimatum pour contraindre l'Union Soviétique de retirer ses armes nucléaires postées à Cuba, afin d'éviter le déclenchement d'une guerre nucléaire : " Nous ne courrons pas, sans nécessité, les risques d'une guerre mondiale dans laquelle les fruits de la victoire seraient cendres dans notre bouche, mais nous ne reculerons pas face à ces risques à tout moment ou il faut envisager "21(*). Face à ce grand dilemme, les soviétiques retirèrent leurs missiles et les Etats-Unis prirent l'engagement à ne pas envahir Cuba. De par sa gravité, la crise cubaine amène les deux grands à une prise de conscience du danger que constitue la poursuite de la course aux armements, surtout dans le domaine militaire.

Pour éviter une telle issue et pour diminuer les dépenses engagées dans cette course aux armements, un premier traité est signé à Moscou en juillet 1963 qui prévoit l'interdiction de tous les essais nucléaires non souterrains, tandis qu'un téléphone rouge est installé entre les deux Grands pour favoriser des discussions rapides lorsqu'une crise survient. Cet accord est suivi par le Traité de Non Prolifération nucléaire en 1968 qui entend limiter la diffusion de la technologie nucléaire militaire dans le monde.

Cette crise fut l'élément le plus important de l'histoire diplomatique internationale, depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Elle consacra le processus de la dissuasion graduée, qui arrive à la conclusion qu'une agression même mineure suscitera une seule forme, à savoir l'attaque atomique, c'est-à-dire qu'une attaque conventionnelle, on ripostera par des armes conventionnelles, en cas d'attaque atomique, la riposte sera fait par des armes atomiques, si l'adversaire procède à l'explosion atomique, on répondra par la même manière.

Avec le recul dans l'histoire, il apparaît bien que la première phase de la guerre froide fut sanctionnée par la résolution de la crise cubaine. Cette phase marqua la séquence historique allant de la conférence de Londres de 1947 jusqu'à la résolution du conflit cubain en 1962, ouvrant ainsi la voie au processus de la détente ou de la coexistence pacifique.

La détente est un terme occidental qui constituait une sorte d'atténuation de la tension qui régnait entre l'Ouest et l'Est à l'époque de la première phase de la guerre froide. Il s'agissait d'une innovation qui visait à traduire le climat pacifié dans lequel évolué les relations internationales depuis la fin des crises des missiles du Cuba. Une sorte d'adoption d'une nouvelle politique destinée à surmonter la division entre les deux systèmes antagonistes, en reconnaissant à l'autre le droit d'exister, afin de jeter les bases d'un nouvel ordre économique mondial, destinées à réduire les inégalités de développement, et d'éviter une confrontation économique entre les pays riches et les pays pauvres à travers la prise en compte des besoins des pays du tiers monde, en particulier au niveau de leurs souverainetés sur leurs richesses et ressources naturelles.

Dans cette perspective, le Président américain Richard NIXON (1968-1975) allait essayer de doter le monde d'une nouvelle structure de paix, en passant de l'ère de la confrontation indirecte vers l'ère de la négociation et de la coopération. Cette politique aboutira à la signature du traité de SALT sur la limitation des armements stratégiques, qui allaient être renforcée par la signature d'un autre accord politique SALT II sur la prévention de la guerre nucléaire.

En contrepartie, la coexistence pacifique est un terme marxiste qui correspondait à une conception des relations entre les Etats appartenant à des systèmes politiques et économiques différents. Elle représentait la formule d'une paix provisoire, qui n'était que le résultat d'une période historique exceptionnelle, marquée par l'amplification du danger nucléaire. Certains auteurs ont évoqué que l'usage de ce processus s'explique par l'affaiblissement qu'avait connu le bloc occidental (le fiasco du Viêtnam, le fiasco du Watergate, le boycotte de la France aux institutions de OTAN...), et qui ne rendait plus nécessaire l'utilisation de la révolution puisque, celle-ci constitue une des voies les plus efficaces pour instaurer la dictature du prolétariat, en utilisant la diplomatie parlementaire.

La coexistence pacifique tire ses fondements de la vision de LENINE qui évoquait que tous les Etats ne parviendront pas au socialisme, par le même rythme, et qu'il y'aura toujours des variantes importantes dans les plans de passage, afin de raffiner les moyens de la lutte des classes. Ces variantes qui étaient derrière l'émanation du processus de la coexistence pacifique sont :

· L'internationalisation croissante de la vie économique mondiale,

· L'équilibre de la terreur, qui allait obliger Moscou à poursuivre ses objectifs par des moyens non militaires.

Ainsi, on comprend que la coexistence pacifique ne constitue pas la traduction idéologique et philosophique de la détente. La détente est un processus qui appelait à l'ouverture d'une nouvelle page dans les relations internationales entre les deux blocs, alors que la coexistence pacifique ne signifiait pas la fin de la lutte des classes et de la compétition internationale entre les deux blocs, mais faisait référence au moyen le plus élevé de la lutte des classes, qui allait permettre à U.R.S.S de remporter dans la fin la compétition économique sur les Etats-Unis, et de faire prévaloir la supériorité du système production socialiste sur le système de production capitaliste, qui était condamné à mourir par l'Histoire selon la doctrine communiste.

Cette divergence dans l'application des deux termes allait aboutir au triomphe du bloc occidental sur le bloc socialiste, car dans le bloc socialiste, la chute de KOURBACHTCHV va être accompagnée par l'arrivée de BREJNEV au pouvoir en U.R.S.S, celui-ci exerça un pouvoir totalitaire, et pris une série de mesure (dans le cadre de la compétition contre les Etats-Unis) qui passa au détriment des besoins de la population soviétique. Ainsi un pouvoir bureaucratique s'exerça sur la population et amena plusieurs intellectuels, journalistes et écrivains en prisons. L'ère de BREJNEV était caractérisée par la domination d'un seul parti politique qui monopolisa la vie politique, et s'étendra jusqu'au satellite de l'U.R.S.S.

En effet, BREJNEV a tenté de rallier le processus de la coexistence pacifique avec ses propres convictions, qui justifient la souveraineté limités des Etats socialistes, pour intervenir directement en Tchécoslovaquie, ou en dehors du territoire soviétique (l'Afghanistan en 1979). La doctrine de BREJNEV prévoyait que les partis communistes étaient responsables non pas seulement devant les partis communistes, mais aussi devant l'ensemble des mouvements communistes, et qu'en cas de trahison, U.R.S.S disposait du droit d'intervenir, étant donné qu'elle est la gardienne du système (une sorte de retour au culte stalinien).

Par ailleurs, dans les Etats-Unis, la stratégie américaine du New Look Strategic and Diplomatic, le Containment, allaient se poursuivre jusqu'à l'arrivée de Jimmy CARTER à la Maison Blanche (1976-1980). CARTER allait ajouté à la stratégie de la détente, le processus de la diplomatie préventive, qui allait permettre à la population américaine de surmonter l'humiliation engendrée par la Watergate et la guerre du Viêtnam, en menant une nouvelle politique qui reposait sur la nécessité d'insuffler à la politique étrangère américaine une dynamique, à travers l'abandons de toutes formes d'hégémonies, et la promotion des droits de l'homme qui allaient se transformer à une politique de conduite. Il s'agissait d'une véritable modification du «  Realpolitiks américain », puisque CARTER défendait l'idée que l'influence sur les comportements des autres exigeait la connaissance de ses préoccupations, de ses craintes et de ses intérêts.

L'arrivée de CARTER pénétrait dans un moment crucial de la guerre froide, car il a réussi à refléter le retour aux préoccupations morales américaines, puisque, l'opinion publique américaine ne se reconnaissait plus dans une diplomatie d'équilibre, mais dans le cadre d'un système national, par la reconnaissance des impératifs géopolitiques et celles du combat en faveur des droits de l'homme dans l'action américaine, ainsi que le renforcement des liens transatlantiques avec ses alliés ( L'Europe occidentale et le Japon), une sorte de retour en effet au processus du Containment développé à l'ère de John KENNEDY, car il évoquait que toute tentative par une puissance étrangère de prendre le contrôle de n'importe quelles régions, sera considéré comme une attaque contre les intérêts vitaux des Etats-Unis ( l'appel de CARTER au boycottage des jeux olympiques de Moscou, suite à l'invasion de l'Afghanistan par l'armée rouge).

Au début des années 1980, une contestation se développa particulièrement en République Fédérale d'Allemagne. Elle s'opposait à l'installation par les Américains de missiles balistiques à moyenne et courte portée sur le territoire de certains de leurs alliés européens, en réponse au déploiement de missiles comparables de la part des Soviétiques sur le territoire de certains pays membres du Pacte de Varsovie. C'est ce qu'on appela la « crise des euromissiles »22(*).

Face à ce mouvement, les Etats-Unis et leurs alliés adoptèrent, dans le cadre de l'OTAN, une « double décision » en décembre 1979 ; tout en poursuivant le processus de déploiement de ces missiles, en particulier sur le sol allemand, on s'engageait à négocier avec les Soviétiques pour un retrait réciproque de ce type d'armements. Ces négociations prirent véritablement corps en 1985 et aboutirent, le 8 décembre 1987, à la signature par Ronald REAGAN et Mikhaïl GORBATCHEV du traité de Washington sur l'élimination des missiles terrestres de moyenne et de plus courte portée.

Ce traité prévoit la destruction de tous les missiles soviétiques et américains d'une portée de 500 à 5 500 kilomètres, et la mise en place d'un programme de vérification d'une durée de treize ans. Premier accord de désarmement nucléaire au sens strict, il fut ratifié par le Sénat américain et le Praesidium soviétique en mai 1988.

L'ère de Ronald REAGAN (1980-1988) avait prouvée la supériorité économique et technologique américaine sur son homologue soviétique, en cherchant à renforcer les ambiguïtés Ouest-Est, par la nécessité de mener une politique étrangère globale en renouant avec l'élément de la puissance, et la considération de l'ennemi comme l'empire du mal.

L'administration de REAGAN tentera de réaffirmer le leadership américain sur le monde libre, en considérant le communisme comme étant un système condamné à l'échec, puisque il n'est pas fiable. Il tenta de mettre une politique basée sur la combinaison d'idéalisme et d'intérêts matériels (la réconciliation avec la Pologne). Mais cependant, on a constaté l'apparition d'une nouvelle arme, à savoir l'arme technologique dans le cadre du projet de la guerre des étoiles qui a été lancé dans le cadre d'une nouvelle vision politique cherchant à neutraliser les missiles soviétiques par des mesures défensives, ce programme avait bien prouvé l'énorme différence technologique entre les deux blocs.

Dès la fin des années 70, l'U.R.S.S s'enlisait progressivement sur le plan économique et social, les problèmes avec les satellites (Pologne, Tchécoslovaquie) contribuèrent au blocage du système soviétique. L'invasion de l'Afghanistan et l'incapacité de réaliser la victoire finale, la course ruineuse à la supériorité militaire, l'incapacité soviétique de s'adapter avec l'ouverture de l'économie du marché et des contingences planétaires et la crise agricole allaient crées une crise économique flagrante. Le régime politique dictature qui empêchait la population de s'exprimer allait substituer un large mécontentement de la population soviétique, tout en ajoutant la crise politique que U.R.S.S a du comblé après la mort de BREJNEV. Bref, tous les ingrédients de la dislocation future de l'empire étaient présents. En 1984, Jean Baptiste DUROSELLE écria : " Tout empire périra si celle-ci est incapable de satisfaire les aspirations de tout les hommes et de sauvegarder leurs droits et leurs libertés les plus fondamentaux "23(*)

Quoiqu'il soit, Mikhaïl GORBATCHEV allaient mener des essaies pour moderniser le système politique, telle que l'annonce d'une nouvelle révision constitutionnelle en 1988 et la libération de l'espace politique, mais cela n'allait pas pu éviter le sauvegarde de l'empire. Le 9 Novembre 1989, le mur de Berlin qui symbolisait la guerre froide allait être brisé, provoquant un séisme d'ordre politico-historique qui aboutira à la déligitimation des classes sociales, et les remplacements de toute une classe dirigeante, dans la dislocation de l'U.R.S.S. et la proclamation de l'indépendance de la Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, l'Hongrie, et l'unification des deux Allemagnes.

Les Médias occidentaux ont parlé de la mort de l'année, et d'une deuxième mort de LENINE, ou que Karl MARX n'avait crée qu'une idéologie et non pas un système capable de gouverner les gens, cependant, il a fallu attendre le 25 décembre 1991 après le coup d'état de ELTSINE, et la démission de GORBATCHEV de la tête d'un empire qui n'existait plus, perçu dans la disparition de la bannière rouge qui ne flotta plus sur le Kremlin, ou du déboulonnement des statuts de Marx ou de LENINE, couronnant la mort de l'Union Républicaine Socialiste Soviétique, et l'instauration d'un Nouvel Ordre Mondial.24(*)

Chapitre III : ANALYSES DES RELATIONS POLITIQUES ET MILITAIRES ENTRE LA RUSSIE ET LES USA SOUS VLADIMIR POUTINE ET GEORGES W. BUSH (2001-2007)

Le troisième chapitre analyse les relations politiques et militaires entre la Russie et les USA. Il montre aussi comment ses relations ont évolué depuis l'apparition sur la scène internationale de Vladimir POUTINE et de Georges W. BUSH de 2001 à 2007 et analyse des faits marquants.

SECTION 1ère : PRESENTATION DU PRESIDENT VLADIMIR POUTINE

Vladimir POUTINE, (1954- ), homme d'Etat russe, élu Président de la fédération de Russie en 2000, puis réélu en 2004.25(*)

§.1. Un agent du KGB converti aux idées libérales

Né à Leningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg) dans une famille modeste, Vladimir POUTINE étudie le droit à la faculté de sa ville natale. Il obtient son diplôme universitaire en 1975 et s'engage au KGB, où il sert au sein du service des renseignements extérieurs, notamment en Allemagne, en Autriche et en Suisse.

En 1990, il revient à Leningrad et y enseigne l'économie à l'université. Il devient conseiller du Président du soviet de Leningrad, Anatoli SOBTCHAK, son ancien Professeur de Droit, et se convertit aux idées libérales. Il démissionne du KGB en 1991, à la suite de l'élection d'Anatoli SOBTCHAK à la tête de la mairie de Leningrad, où il préside le Comité chargé des relations extérieures avec pour mission d'attirer les investissements étrangers. En mars 1994, il devient premier adjoint au maire et poursuit la conversion de la deuxième ville de Russie à l'économie de marché.

§.2. L'ascension dans l'ombre du clan ELTSINE

Après la défaite d'Anatoli SOBTCHAK aux élections municipales de juin 1996, Vladimir POUTINE est admis à Moscou au sein du clan du Président Boris ELTSINE (« La Famille »), où il est chargé de la gestion du patrimoine du Kremlin. En mars 1997, il est nommé numéro deux de l'administration présidentielle, avec pour mission officielle l'application des oukases et décrets présidentiels.

En juillet 1998, il prend la tête du Service fédéral de sécurité (FSB), qui a remplacé le KGB. À ce poste, il agit pour entraver une enquête sur des scandales financiers à l'étranger dans lesquels « la Famille » est impliquée.

§.3. L'accession à la présidence d'un inconnu

En août 1999, après avoir écarté ses ennemis du pouvoir, Boris ELTSINE nomme Vladimir POUTINE Premier ministre et le présente comme son successeur. Inconnu de la population, Vladimir POUTINE est alors crédité d'1 % d'intentions de vote à l'élection présidentielle et semble dénué de tout charisme politique. Cependant, après une série d'attentats attribués à des fondamentalistes tchétchènes, mais aux origines controversées, Vladimir POUTINE mène une action antiterroriste et conduit une campagne militaire contre la Tchétchénie séparatiste. Cette action, jumelée à une réaffirmation de la Russie comme puissance régionale et mondiale, le rend très populaire dans l'opinion publique et l'armée russes ; métamorphosé, il se montre parfaitement à l'aise dans les médias.

Le 31 décembre 1999, à la suite de la démission de Boris ELTSINE, Vladimir POUTINE devient Président par intérim, conformément à la Constitution. En mars 2000, il est élu Président de la Fédération de Russie dès le premier tour de scrutin avec 52,52% des suffrages.

§.4. Un Président populaire

Le premier mandat de Vladimir POUTINE connaît des crises majeures, qui valent au Chef de l'Etat de vives critiques sans que cela n'entame véritablement sa popularité auprès de la population. Son inaction et son manque de sensibilité lors du naufrage du sous-marin nucléaire Koursk, qui a entraîné la mort de 118 marins en août 2000, sont ainsi dénoncés par les médias russes et par une partie de l'opinion. De même, en octobre 2002, le Chef de l'Etat est contesté pour sa gestion de la prise d'otages de 700 spectateurs dans un théâtre de Moscou par un commando tchétchène réclamant la fin des combats et le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Alors que plus de 100 otages décèdent à la suite de l'assaut des forces spéciales russes, de vives polémiques concernent la brutalité de l'opération et l'inefficacité des secours.

Sur le plan intérieur, la présidence de Vladimir POUTINE est également marquée par son projet de « dictature de la loi » visant à s'attaquer à la corruption et aux oligarques de l'ère ELTSINE, en particulier les magnats de l'économie des médias. Ce projet donne cependant lieu à des mesures contestables qui visent à instaurer un pouvoir autoritaire au détriment du processus démocratique. Cette lutte contre la corruption aboutit en effet progressivement à la mainmise de l'Etat sur les médias, avec de graves atteintes portées à la liberté de la presse et au pluralisme de l'information.

À l'extérieur, la place de la Russie de Vladimir POUTINE au sein de la communauté mondiale change fondamentalement au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis. Alors qu'en 2000 le conflit tchétchène avait valu au Kremlin d'être condamné par l'ONU, la Russie se rapproche fortement des pays occidentaux, qui tendent à retirer leur soutien à la cause des indépendantistes tchétchènes. Engagé totalement dans la campagne internationale menée contre le terrorisme, Vladimir POUTINE peut poursuivre sa guerre acharnée contre les nationalistes tchétchènes, accusés d'être liés au réseau Al Qaida.

§.5. Une réélection sans surprise

Alors que le conflit s'enlise en Tchétchénie, et qu'approche l'élection présidentielle russe de 2004, Vladimir POUTINE entend normaliser la situation dans la République séparatiste. En mars 2003, il organise un référendum en Tchétchénie sur l'adoption d'une nouvelle Constitution qui affirme l'appartenance de la République à la Fédération de Russie. Caractérisé par un taux de participation massif (plus de 85%) et par un plébiscite en faveur de la nouvelle Constitution (96% de « oui »), ce référendum suscite de vives critiques parmi les observateurs russes et étrangers quant à sa légitimité (irrégularités, pressions exercées sur les électeurs).

Le pouvoir de Vladimir POUTINE est consolidé par les élections législatives de décembre 2003, qui voient la formation pro-présidentielle, ?Russie Unie ?, obtenir près de la moitié des sièges à la Douma. À la fin de son mandat, le Président russe, qui bénéficie des bons résultats économiques, peut s'enorgueillir d'une cote de popularité de 70%. Il est réélu en mars 2004 avec 71,91% des suffrages.26(*)

SECTION 2: PRESENTATION DE GEORGES WALKER BUSH

BUSH, Georges W. (1946- ), homme d'Etat américain, 43e Président des Etats-Unis (2001- ), deuxième Président américain de père en fils.27(*)

§.1. Formation Universitaire

Né à New Haven (Connecticut), Georges Walker BUSH est le fils de Georges Herbert Walker BUSH, 41e Président des Etats-Unis, et de Barbara BUSH. Il grandit au Texas, avant de gagner en 1961 le Massachusetts et la Phillips Academy d'Andover, l'une des meilleures écoles privées du pays, déjà fréquentée par son père. Il poursuit ses études à l'université de Yale, où il obtient une licence d'histoire (1968) avant de devenir pilote d'un avion de chasse dans la Garde nationale aérienne du Texas. En 1975, il obtient une maîtrise de gestion des entreprises de la Harvard Business School.

§.2. Débuts dans l'industrie pétrolière

De retour au Texas, il brigue sans succès un siège à la Chambre des représentants (1978) sous les couleurs républicaines, et commence une carrière dans l'industrie pétrolière et gazière à Midland, en fondant sa propre compagnie, Arbusto Energy Inc. Mais ses activités industrielles se révèlent infructueuses et il fait faillite en 1986. Cette année marque un tournant dans son existence : confronté à des problèmes d'alcoolisme, il change radicalement de vie en devenant un Born Again Christian (un mouvement fondamentaliste appartenant à l'Église évangélique).

Il participe activement à la campagne électorale de son père, élu Président des Etats-Unis en 1988. Il remplit de nouveau ce rôle lors de l'élection présidentielle de 1992 et, à la suite de la défaite de son père contre Bill CLINTON, décide de donner libre cours à ses propres ambitions politiques.

§.3. A la conquête du Texas

Les ambitions de George W. BUSH se portent sur l'Etat du Texas, dont il est élu gouverneur en 1994, fort de la popularité qu'il a acquise en tant qu'actionnaire et directeur du club de base-ball des Texas Rangers (1989-1994). À ce poste, il met en oeuvre son programme électoral, axé sur l'éducation, les réformes sociales et la réduction de la criminalité. De nouveau candidat en 1998, il se présente lui-même devant les électeurs comme un « conservateur compatissant », partisan des traditionnelles politiques de réduction des impôts et de limitation de l'action publique, tout en promouvant l'initiative du secteur privé et associatif dans le domaine social. Réélu avec 69% des suffrages, il apparaît comme l'un des futurs présidentiables du Parti républicain.

§.4. Un Président élu sans la majorité des suffrages

En juillet 2000, Georges W. BUSH sort vainqueur de la rude bataille menée pour l'investiture dans le camp républicain. Lors de l'élection présidentielle du 7 novembre suivant, il est opposé au candidat démocrate Al GORE. À l'issue d'un véritable feuilleton judiciaire aboutissant à un décompte manuel des voix en Floride puis à la saisie de la Cour suprême par les républicains, il est désigné, par cinq juges contre quatre, 43e Président des Etats-Unis, bien que n'ayant pas recueilli la majorité des suffrages populaires.28(*)

§.5. . Une réélection incontestable

Georges W. BUSH affronte le scrutin présidentiel du 2 novembre 2004 en se posant en Chef de guerre ferme et résolu, contre un adversaire démocrate, John KERRY, qui axe sa campagne sur les préoccupations politiques et économiques.

Outre les thèmes de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, Georges W. BUSH fait des questions de morale et de société ses principaux chevaux de bataille, en défendant les valeurs familiales traditionnelles et en s'opposant en particulier à l'avortement, au mariage homosexuel et à la recherche sur les cellules souches embryonnaires, des positions qui lui valent le soutien des électeurs chrétiens conservateurs. Dans un pays en guerre et qui se sent menacé, il apparaît proche et rassurant à une majorité d'Américains de la classe moyenne, face à un John KERRY jugé indécis et par trop libéral (ce qui correspond à l'aile gauche du Parti démocrate).

A l'issue d'un scrutin marqué par un taux de participation relativement élevé (plus de 56%), Georges W. BUSH est réélu avec une avance incontestable sur son rival démocrate, en remportant la majorité absolue du suffrage populaire (51% des suffrages exprimés contre 48% à John KERRY, soit un écart de près de 3,5 millions de voix), et 274 voix au collège électoral (contre 252). Ses principaux projets pour son second mandat sont la poursuite de la refonte du système fiscal, la privatisation du système de retraite par répartition, l'accroissement du rôle des organismes privés d'assurance maladie et de soins, l'amélioration du système éducatif, et la défense des « valeurs les plus profondes de la famille et de la foi ».

SECTION 3: LES RELATIONS RUSSO - AMERICAINES DE 2001-2007

§.1. Sur le plan politique

A l'aube de la chute du mur de Berlin et du démantèlement de l'ex. Empire Soviétique, les Etats-Unis et la Russie ne ce sont plus affrontés politiquement comme c'est le fut le cas pendant la guerre froide car la Russie héritière de l'ex. Union Soviétique ne représentait plus un danger politique sur le plan international pour les Etats-Unis.

C'est ainsi que, la Russie mena une politique de rapprochement avec les Etats-Unis pour avoir le soutien de celui-ci pour régler ses problèmes internes dans ses Républiques séparatistes de la Fédération donc les Etats-Unis devaient passer sous silence tous les problèmes des droits de l'homme ; cas de la 1ère guerre de Tchétchénie (1994-1999).

Avec l'arrivée au Kremlin de Vladimir POUTINE en mars 2000, cette guerre s'intensifia et elle eût un effet négative sur le plan international qui valu au kremlin d'être condamné par l'ONU, mais le silence de Washington persistera toujours ; malgré que le Ministre des Affaires Etrangères Tchétchène est reçu à Washington en mars 2001.

L'arrivée d'une nouvelle administration en janvier 2001 à la Maison Blanche, celle d'une équipe des néo conservateurs républicains à travers Georges W. BUSH viendra continuer encore le silence de la non ingérence dans les affaires politiques russes. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 (World Trade Center et le siège du Pentagone) menés par le réseau terroriste Al Qaida d'OUSSAMA Ben Laden, la donne politique va changer fondamentalement car Les Etats-Unis viennent de subir la plus grave attaque terroriste sur leur territoire depuis la fin de la guerre de sécession. Ces évènements marquent un tournant capital dans l'évolution des Etats-Unis et de l'humanité. L'ampleur des pertes en vie humaines les plus importantes de toute l'histoire des Etats-Unis, et les dégâts matériels plusieurs milliards de dollars atteste de la gravité du désastre. Comme le rappelle Alain DIECKOFF, ces évènements « marquent incontestablement une césure dans la marche du monde ».

En effet, dit-il « avec eux, apparaît une menace nouvelle, celle du terrorisme extrême, pratiqué par des réseaux transnationaux, dotés d'une capacité de destruction massive mise au service d'une hostilité sans borne de l'Occident ».29(*) Et au soir des attentats, le Président George W. BUSH fera une déclaration selon laquelle : nous ne ferons aucune différence entre les terroristes et ceux qui les hébergent ».

Après ses attentats, les Etats-Unis vont mener une politique de lutte contre le terrorisme cela signifiera que les Etats-Unis vont soutenir certains pays du monde à déloger des groupuscules terroristes au sein de leurs territoires. C'est ainsi que, la Russie de Vladimir POUTINE poursuivra sa guerre acharnée contre les nationalistes tchétchènes, accusés d'être liés au réseau Al Qaida.

En contrepartie, la Russie va soutenir politiquement les Etats-Unis au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies dans cette traque contre les terroristes. Le 07 octobre 2001, Washington après avoir obtenu l'autorisation du Conseil de sécurité, cette aide russe qui aura comme premier effet, la formation d'une coalition internationale armée pour lancer une opération militaire contre le régime des talibans en Afghanistan accusé d'héberger et de soutenir OUSSAMA Ben Laden.

Fort du succès de la victoire en Afghanistan, La politique étrangère américaine va connaître une mutation, le Président Georges W. BUSH optera pour une nouvelle doctrine ? guerre préventive?, cette doctrine est nourrie par la seule volonté de montrer au monde le leadership américain. En janvier 2002, devant le Congrès américain lors du discours sur l'état de l'Union, le Président américain Georges W. BUSH désigne l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord comme faisant partie de « L'axe du mal » qui représentait selon lui un danger sur la sécurité mondiale, décida de se nourrir de la doctrine du Containment, et de prévoir la possibilité de déclencher des guerres sans une autorisation préalable du Conseil de sécurité des Nations Unies, il s'agit de l'unilatéralisme manifesté dans le gestion des affaires étrangères.

Quelques mois plus tard, la nouvelle doctrine prise en considération, le Président Georges W. BUSH fera un discours en septembre 2002 en déclara que :

« Le plus grave danger pour notre Nation est l'alliance de l'extrémisme et de la technologie. Nos ennemis ont clairement déclaré qu'ils cherchent à se doter d'armes de destruction massive et il y a des preuves qu'ils y travaillent avec détermination. Les Etats-Unis ne permettront pas à ces efforts de réussir. Nous construirons des défenses contre des missiles balistiques et d'autres vecteurs. Nous coopérerons avec d'autres pays pour empêcher nos ennemis d'acquérir des technologies dangereuses. Et, parce que c'est le bon sens même et qu'il s'agit d'autodéfense, l'Amérique agira contre de telles menaces émergeantes avant même qu'elles ne soient prêtes à nous frapper. Nous ne pouvons défendre l'Amérique et nos amis en nous contentant d'espérer que tout ira bien. Nous devons donc être prêts à contrer les plans de nos ennemis, à utiliser les meilleurs renseignements dont nous disposons et à agir de manière volontariste. L'Histoire jugera sévèrement ceux qui ont vu venir ce nouveau danger sans réagir. Dans le monde qui commence, la seule voie vers la paix et la sécurité est celle de l'action »30(*)

En effet, à travers tous ses discours de la Maison Blanche, le Kremlin commença petit à petit à réviser ses positions politiques vis-à-vis de Washington. La crise qui viendra sonner le glas de cette situation qui devenait petit à petit tendue est l'intention américaine d'intervenir militairement en Irak, cette action pose évidemment des problèmes dans l'organisation et la gestion des affaires du monde : un pays peut-il unilatéralement décider dans un monde où le multilatéralisme est prôné par le reste du monde, de faire la guerre sur des suppositions ou sur la crainte de revivre des actions terroristes ?

La réponse venant du Président Georges W. BUSH ne laisse pas de place au doute : « Nous agirons directement et sans aucune interruption, avec tous les moyens de notre propre puissance et celle des autres pays. Nous commencerons par nous occuper des organisations terroristes internationales, ainsi que des Etats terroristes ou soutiens du terrorisme qui tentent de se doter d'armes de destruction massive ou de moyens de les construire ».31(*) Cette intention américaine fera que la Russie retira son soutien face à cette option, elle se rangera du côté de l'opinion internationale et de certains pays du monde qui ne partagent pas cette approche de relations internationales.

Cette réaction russe connue un grand écho en Europe et en Asie et elle eût deux grands interlocuteurs. Au plus haut niveau, les Présidents français CHIRAC, et le Chancelier allemand SCHRÖDER sans oublier la Chine relaient cette opposition de l'opinion créant une véritable crise entre leurs pays et les Etats-Unis.32(*) Cette opposition atteint son sommet en février 2003 au Conseil de sécurité des Nations Unies où le Ministre français des Affaires Etrangères Dominique de VILLEPIN se fait le chantre du multilatéralisme honni par les faucons en place à la Maison Blanche.33(*)

Préférant ignorer toutes ses réactions, les Etats-Unis déclencha une nouvelle guerre en Irak sans l'aval des Nations Unies, le 25 mars 2003 prétextant que le régime de Bagdad continuait de construire des armes de destruction massive, l'administration américaine espérait gagner totalement la guerre pour tourner le dos aux contrepoids de la politique internationale, et d'exercer de façon plus effective sa superpuissance, en soumettant le monde sous sa domination, ainsi que de confirmer sa souveraineté sur certaines régions du globe.

Pour punir la Russie et diminuer son impact face à son refus de les soutenir, le Président américain Georges W. BUSH prendra une ferme volonté de déployer un projet de bouclier antimissile en Europe centrale dans une politique défensive fiable consistante à minimiser le danger russe.

§.2.Militaire

Sur ce plan, les Etats-Unis et la Russie ont au fil de temps dans leurs relations mis sur pied des mécanismes pour éviter de s'affronter directement sur le plan militaire. C'est ainsi qu'ils ont signés des nombreux traités pour que le monde ne puisse plus connaître une autre grande guerre.

Après les deux guerres mondiales, le niveau militaire a augmenté suite à une course rapide aux armements. Les Etats-Unis connurent une grande avancée durant la deuxième guerre en employant pour la première fois la bombe atomique sur les deux villes japonaises. Cette action incita l'U.R.S.S. à élaborer des programmes militaires pour rattraper leur retard face aux américains à la sortie de cette guerre. Les deux pays développèrent plusieurs types des armes (nucléaires, chimiques, bactériologiques, etc.) ayant une grande portée et qui sont capables de détruire une grande quantité de la population dans un grand rayon. Les deux pays ont développés chacun de son côté des programmes militaires pour nuire à l'autre, c'est fût le cas lors de la guerre froide.

a. La course aux armes nucléaires à l'époque

L'apparition des armes nucléaires et des perspectives d'anéantissement qui y sont associées changèrent les données du problème. Alors que les Etats-Unis avaient encore le monopole de ces armes, ils proposèrent, avec leurs alliés européens, l'adoption de mesures d'urgence pour conjurer la menace atomique. Proposé à la Commission pour l'énergie atomique des Nations Unies en 1946, le plan BARUCH répondit à une telle exigence, puisqu'il envisageait de confier à une instance supranationale, « L'Atomic Development Authority », la gestion directe de toutes les activités nucléaires autorisées. Une fois ce dispositif mis en place, on procéderait à la destruction des armes nucléaires dont les Américains étaient alors les seuls détenteurs.34(*)

Le gouvernement soviétique s'opposa catégoriquement au plan BARUCH, refusant d'admettre qu'une agence supranationale, dominée par des Etats perçus comme hostiles, exerçât des compétences aussi étendues dans un domaine essentiel pour le développement économique et la sécurité de l'Union Soviétique. En 1949, l'Union Soviétique procéda à l'explosion d'une bombe atomique, mettant ainsi fin au monopole américain. La menace d'une guerre nucléaire était désormais réelle. Les Etats-Unis et l'Union Soviétique se lancèrent alors dans une course effrénée au développement de bombes thermonucléaires (à hydrogène), à la puissance de destruction mainte fois supérieure à celle des bombes de fission. Avec ce type d'armes et le développement rapide de systèmes de lancement de missiles, il devint possible, au cours d'une guerre totale, de faire disparaître toute forme de vie terrestre. Après 1954, date à laquelle l'Union Soviétique fit exploser sa première bombe H, la priorité dans le domaine du contrôle des armements fut de réduire l'arsenal nucléaire et d'éviter la diffusion des technologies liées à ce type d'armements.

Les armes nucléaires avaient gagné leur réputation d'invincibilité du fait de leur technologie, résultant de l'association de bombes à fusion ou à hydrogène avec des missiles balistiques, qui semblait rendre inefficace toute défense active ou passive. Dans les années 1960, la possibilité d'intercepter ces missiles relança l'espoir de mettre au point des stratégies de défense par missiles antibalistiques (en anglais, antiballistic missiles, ABM). Cette situation alarma ceux qui pensaient que la vulnérabilité de chacun était la base essentielle de la stabilité, que l'on appelait aussi l'« équilibre de la terreur ».

L'Agence Internationale de l'Energie Atomique (A.I.E.A.) fut créée en 1957 afin de surveiller le développement et la prolifération de la technologie et des matières nucléaires. La première manifestation du rapprochement entre les Etats-Unis et l'U.R.S.S. sur la maîtrise des armements fut le traité signé le 1er décembre 1959 sur la démilitarisation de l'Antarctique : il consacrait le principe de l'utilisation du continent arctique à des fins exclusivement pacifiques, et interdisait les essais ou le dépôt d'armes nucléaires dans cette partie du globe.35(*)

Les années 1960 virent également apparaître l'idée de limitations de l'arsenal nucléaire décidées en commun afin de maintenir l'équilibre. Cette idée fut à l'origine de la série de négociations sur le contrôle de l'armement qui aboutit avec « Les accords SALT (accords sur la limitation des armements stratégiques) et START (accords sur la réduction des armements stratégiques) ».

La crise des fusées de Cuba en 1962 contribua à la prise de conscience par les deux pays de la nécessité de négocier la limitation de leurs propres arsenaux nucléaires. En 1969, ils s'engagèrent dans des négociations sur la limitation des armements stratégiques, ou SALT. Celles-ci aboutirent à une première série d'accords sur la limitation des armements stratégiques offensifs et des systèmes de missiles antimissiles balistiques, signés le 26 mai 1972.

Les discussions SALT II eurent lieu de 1972 à 1979, mais le traité qui s'ensuivit ne fut pas ratifié par le Sénat américain, en représailles contre l'invasion de l'Afghanistan par l'armée Soviétique. Le 28 mai 1976, les Etats-Unis et l'U.R.S.S. signèrent un traité sur les explosions nucléaires souterraines, qui sont limitées aux armes dont la puissance n'excède pas 150 kilotonnes. Les négociations prévues afin de mettre au point l'interdiction complète des essais furent annulées par le Président REAGAN en 1981.

b. Conséquence de la fin de la guerre froide

Au début des années 1990, les Etats-Unis et l'U.R.S.S. continuèrent à négocier des accords sur le contrôle des armements. En mai 1990, le Président américain, Georges BUSH, et son homologue soviétique, Mikhaïl GORBATCHEV, approuvèrent un traité visant à l'arrêt complet et définitif de la production d'armes chimiques et à la réduction de leurs réserves. En juillet 1991, les deux hommes signèrent l'accord START I au titre duquel les deux pays s'engagèrent à réduire de 25% la quantité de leurs armements nucléaires offensifs. La maîtrise des armements conventionnels a également connu un regain d'activité.

L'effondrement et la dissolution de l'Union Soviétique à la fin de l'année 1991 soulevèrent de nouveaux problèmes forts complexes. Par exemple, les armes nucléaires stratégiques se trouvent à la fois en Russie, en Ukraine, au Kazakhstan et en Biélorussie. Mais la création d'une Communauté d'Etats Indépendants (CEI), avec un commandement unique unifié, calma les premières inquiétudes. De plus, le traité START II, signé le 03 janvier 1993 par le Président américain Georges BUSH et son homologue russe Boris ELTSINE, apporte de nouveaux espoirs. Il a pour finalité de limiter le nombre de missiles balistiques embarqués sur les sous-marins et d'éliminer environ 75% des têtes nucléaires et tous les missiles à têtes multiples lancés de silos que détiennent les Etats-Unis et les anciennes Républiques Soviétiques.

Avant 2003, le nombre des missiles stratégiques de chaque puissance devrait être réduit à environ 3 000 unités. Toutefois, avec l'effondrement de l'Union Soviétique, l'inquiétude demeure quant à une dispersion possible des armes à la technologie sophistiquée vers le Moyen-Orient, le sous-continent indien et d'autres points chauds du globe.

c. De nos jours

Aujourd'hui, pratiquement toutes les armes nucléaires se trouvent sur le territoire russe. Elles sont estimées à 3 500 têtes nucléaires, chacune pouvant être équipée de 5 à 10 charges. Comme pour les Etats-Unis, l'essentiel de la dissuasion russe est portée par les sous-marins, notamment ceux de type Typhoon36(*) basés près de la presqu'île de Kola et de Vladivostok et ceux de type Delta basés sur la presqu'île du Kamtchatka. Même si la moitié de ces submersibles n'est plus opérationnelle par manque d'entretien, la puissance de feu de ceux qui restent est colossale.

Les deux Présidents ont toujours poursuivis la politique militaire de diminution de leurs armements, mais les attentats du 11 septembre 2001 et la nouvelle doctrine américaine de George W. BUSH de guerre préventive viendra mettre une pause face à ce processus.

En décembre, Georges W. BUSH annonçait le retrait des Etats-Unis du traité ABM Signé en 1972 par Richard NIXON et Leonid BREJNEV, ce traité limite les systèmes antimissiles, or, depuis plusieurs mois, Georges W. BUSH a confirmé son intention de relancer le projet de bouclier antimissile américain. BUSH renforcé par la certitude selon laquelle le système de défense issu de la guerre froide est inadapté au monde actuel. Aux stratégies de dissuasion et de containment (« endiguement »), qui ont prévalu dans les relations internationales au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Président américain entend substituer le concept de guerre préventive afin de se prémunir de toute menace.

Ce désintéressement américain va pousser le Président russe Vladimir POUTINE à prendre certaines dispositions face aux idées américaines de bouclier antimissile, car le Président Georges W. BUSH veut mettre son bouclier dans les anciennes Républiques de l'ex. U.R.S.S. qui sont la Pologne et l'Ukraine. Vladimir POUTINE mécontent de voir le bouclier américain prêt de ses frontières, menaça des sanctions ses pays en cas d'acceptation de cette idée américaine. C'est ainsi que Moscou à travers son géant gazier Gazprom augmentera le prix de ses livraisons vers l'Ukraine et qui aura de retomber sur la Pologne car Gazprom livre du gaz à la Pologne à travers l'Ukraine.

CONCLUSION

La Russie de Vladimir POUTINE et les Etats-Unis d'Amérique de Georges W. BUSH ont connu des relations difficiles au fil de temps, ils ont parfois noué un mariage dont lune de miel était parfois difficile à avaler ; ce que nous pourrions qualifier des relations : « Je t'aime, moi non plus », cela par des multiples rebondissements.

La rivalité entre ces deux grands de ce monde durant la guerre froide, il en résulte 3 conséquences suivantes :

1. La bipolarisation de la vie politique internationale marquée et fondée sur l'universalisation de deux idéologies contraires, le capitalisme pour les Etats-Unis et le communisme pour l'U.R.S.S.

2. La course aux armements qui amenèrent à l'utilisation de l'arme nucléaire contribuera à jeter le froid dans la relation Est-Ouest à cause de la dissuasion nucléaire.

3. Les deux puissances ont soutenu des régimes dictatoriaux à travers le monde et ont facilité le processus de décolonisation rapide de certains jeunes Etats qui devaient après choisir un camp d'appartenance.

La fin de la guerre froide et l'effondrement de l'empire Soviétique, puis les événements du 11 Septembre 2001 qui ont constitué ce pond de passage vers une autre aire des relations internationales autour duquel les Etats-Unis tentera de gérer à elle seul le système international, et les faits marquants ont bien prouvé que « les Etats-Unis ne sont pas une superpuissance mondiale ».

Dix-huit ans après le triomphe du droit, comme éphémère d'une manifestation d'un consensus international fondé sur les mobiles équivoques, la notion « Nouvel Ordre Mondial » parait difficilement applicable à la constellation planétaire actuelle. La Russie qui est la fille de l'ancienne empire mourante se débrouille assez bien sur la scène international, et a prouvé qu'elle était capable de résister devant les pressions américaines, car elle a réussi à préserver son influence dans les régions représentant un intérêt géopolitique et historique pour elle, lui permettant d'assurer sa sécurité au cas de l'échec du rapprochement avec Les Etats-Unis (Ukraine, Géorgie, Biélorussie...), ce qui pose la question du poids définitive de la Russie après son adaptation avec l'économie du marché.

En effet, depuis cet effondrement, les Etats-Unis se sont bercées à promouvoir l'idée que toute menace étrangère sur la civilisation occidentale américanisée avait disparue à tout jamais. Mais tout à coup un nouveau phénomène mondial allait être à l'origine des événements les plus douloureux et dramatique de l'histoire des Etats-Unis, et contribua à un tournant dans les relations internationales, car ce phénomène n'allait n'en pas seulement épargné l'Amérique , mais il avait aussi pris pour cible les installations américaines à l'étranger, concrétisant l'existence d'un groupement humain motivés par une haine profondément enracinées dans ses pensées envers les valeurs occidentales, que ses détenteurs sont prédisposés à affronter la mort (les attentats suicides) et d'infliger la souffrance à la population américaine (les Kamikazes), sous le prétexte de libérer la terre d'islam des croisés.

La politique américaine de guerre préventive qui a été soutenue par la Russie et décriée par celle-ci après, a dans ce cas précis montré ses limites. L'Irak est pour le moins plus instable que sous Saddam HUSSEIN même si Georges BUSH père affirme le contraire. Pire, la guerre contre le terrorisme a semblé redonné un nouveau souffle aux actions terroristes qu'elle était sensée combattre, l'Irak devenant ainsi un sanctuaire pour tous les terroristes en mal d'opérations suicides. Les attentats de Madrid le 11 mars 2004 et récemment ceux de Londres en juillet 2005 montrent que loin d'être à terre, les organisations terroristes ont retrouvé un second souffle.

De toute évidence, les réalités du contexte international actuel démontrent l'émancipation d'un sentiment de recul de cette politique expansionniste que Washington avait lancée au lendemain des événements du 11 Septembre, suite à son implication et son incapacité à gérer convenablement le dossier irakien, et enfin les déclarations du Président américain Georges W. BUSH laissant entrevoir un abondant au recours à la force sur la question iranienne et coréenne...Tout cela nous envoie à la conclusion suivante : les Etats-Unis ne sont pas une superpuissance mondiale, mais plutôt une unique puissance mondiale, celle-ci risque de perdre à long terme son statut de leadership mondial et d'unique puissance devant la concurrence et la compétition de la Russie et des pays émergeants comme la Chine, car cette Russie est toujours capable de faire peur au monde entier.

BIBLIOGRAPHIES

A. OUVRAGES

1. COLARD, D., Les relations internationales de 1945 jusqu'à nos jours, Paris, Ed. Dalloz, 1994

2. DUROSELLE, J-B., L'histoire des relations internationales de 1945 à nos jours, Paris, Ed. Dalloz

3. Patrick WAJSMAN, L'illusion de la détente, Paris, Ed. Vendôme, 1987

4. Robert KAGAN, La puissance et la faiblesse, les Etats-Unis et l'Europe dans le Nouvel Ordre Mondial, Grasset, Paris, 2003,

5. SHOMBA, S, Méthodologie de la recherche scientifique, Kinshasa, M.E.S., 2006

B. ARTICLE DE REVUE

1. Alain DIECKOFF, « Ondes de choc », in Monde-diplomatique, décembre 2001

2. In Foreign Affairs

3. Monde diplomatique

4. Strategic International

C. DOCUMENTS

1. Georges W. BUSH, La stratégie de sécurité des Etats-Unis d'Amérique, Septembre 2002

2. Georges W. BUSH, Discours à Washington D.C., (National Cathedral), le 14 septembre 2001

D. NOTES DE COURS ET ENCYCLOPEDIES

1. KINGOMBE wa KINGOMBE, Notes de cours des Méthodes de recherche en sciences sociales, cours, G3 SPA, FSSAP, Unikin, 2004

2. LUKIANA, M, Notes pratiques du cours des Politiques étrangères des grandes puissances, L1 RI, FSSAP, Unikin, 2007-2008

3. Dictionnaire Larousse, éd. 2005, Pa ris

4. Microsoft Encarta, éd. 2006

5. Microsoft Encarta, éd. 2007

E. SITES INTERNETS

1. www.atlas-historique.net

2. www.1914-18.org

3. www.1939-45.org

4. www.monde-diplomatique.net

5. www.strategicsinternational.com

TABLE DES MATIERE

EPIGRAPHIE I

DEDICACE II

REMERCIEMENTS III

INTRODUCTION 1

1. PROBLEMATIQUE 1

2. HYPOTHESE DU SUJET 2

3. CHOIX ET INTERET DU SUJET 3

4. DELIMITATION DU SUJET 3

5. METHODOLOGIE DE RECHERCHE ET TECHNIQUES 4

6. CANEVAS DU TRAVAIL 5

CHAPITRE I: CONSIDERATIONS GENERALES 6

SECTION 1ÈRE : PRESENTATION DE LA RUSSIE 6

§.1. SUR LE PLAN GÉOGRAPHIQUE 6

§.2. SUR LE PLAN HISTORIQUE 8

SECTION 2 : PRESENTATION DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE 12

§.1. SUR LE PLAN GÉOGRAPHIQUE 12

§.2. SUR LE PLAN HISTORIQUE 13

CHAPITRE II : EVOLUTION DES RELATIONS RUSSO - AMERICAINES 30

SECTION 1ÈRE : LA 1ÈRE GUERRE MONDIALE 30

SECTION 2 : LA 2ÈME GUERRE MONDIALE 32

SECTION 3 : LA GUERRE FROIDE 33

CHAPITRE III : ANALYSES DES RELATIONS POLITIQUES ET MILITAIRES ENTRE LA RUSSIE ET LES USA SOUS VLADIMIR POUTINE ET GEORGES W. BUSH (2001-2007) 47

SECTION 1ÈRE : PRESENTATION DU PRESIDENT VLADIMIR POUTINE 47

§.1. UN AGENT DU KGB CONVERTI AUX IDÉES LIBÉRALES 47

§.2. L'ASCENSION DANS L'OMBRE DU CLAN ELTSINE 48

§.3. L'ACCESSION À LA PRÉSIDENCE D'UN INCONNU 48

§.4. UN PRÉSIDENT POPULAIRE 49

§.5. UNE RÉÉLECTION SANS SURPRISE 50

SECTION 2: PRESENTATION DE GEORGES WALKER BUSH 51

§.1. FORMATION UNIVERSITAIRE 51

§.2. DÉBUTS DANS L'INDUSTRIE PÉTROLIÈRE 51

§.3. A LA CONQUÊTE DU TEXAS 52

§.4. UN PRÉSIDENT ÉLU SANS LA MAJORITÉ DES SUFFRAGES 52

§.5. . UNE RÉÉLECTION INCONTESTABLE 53

SECTION 3: LES RELATIONS RUSSO - AMERICAINES DE 2001-2007 54

§.1. SUR LE PLAN POLITIQUE 54

§.2.MILITAIRE 58

CONCLUSION 65

BIBLIOGRAPHIES 68

TABLE DES MATIERE 70

* 1 SHOMBA, S, Méthodologie de la recherche scientifique, Kinshasa, M.E.S., 2006, p.43

* 2 SHOMBA, S, Op.cit, p.53

* 3 SHOMBA, S, Op.cit, p.37

* 4 KINGOMBE wa KINGOMBE, Notes de cours des Méthodes de recherche en sciences sociales, cours, G3 SPA, FSSAP, Unikin, 2004

* 5 Dictionnaire Larousse, éd. Larousse, Paris, 2005, p.1120

* 6 Idem

* 7 Dictionnaire Larousse, Op.cit, p.1120

* 8 LUKIANA, M, Notes pratiques du cours des Politiques étrangères des grandes puissances, Travail Pratique, L1 RI, FSSAP, Unikin, 2007-2008

* 9 Idem

* 10 Dictionnaire Larousse, Op.cit, p.1098

* 11 www.atlas-historique.net/index/rubriques

* 12 www.atlas-historique.net/index/rubriques

* 13 www.1914-18.org /rubriques/index

* 14 Idem

* 15 www.1939-45.org/rubriques/index

* 16 ARROND, R., cité par COLARD, D., Les relations internationales de 1945 jusqu'à nos jours, Paris, Ed. Dalloz, 1994, p. 42

* 17 DUROSELLE, J-B., L'histoire des relations internationales de 1945 à nos jours, Paris, Ed. Dalloz, 1995, p. 60

* 18 DUROSELLE, J-B., Op.cit, Pp. 166-167

* 19 COLARD, D., Op.cit, p.55

* 20 Patrick WAJSMAN, L'illusion de la détente, Paris, Ed. Vendôme, 1987, p.64

* 21 DUROSELLE, J-B., Op.cit, p.240

* 22 Monde diplomatique, www.monde-diplomatique.net

* 23 DUROSELLE, J-B., cite par COLARD, D., Op.cit, p.42

* 24 DUROSELLE, J-B., Op.cit, p.408

* 25 Microsoft Encarta 2007, voir Vladimir POUTINE

* 26 Microsoft Encarta 2007, voir Vladimir POUTINE, Op.cit

* 27 Microsoft Encarta 2006, voir Georges W. BUSH

* 28 Microsoft Encarta 2006, voir Georges W. BUSH, Op.cit

* 29 Alain DIECKOFF, « Ondes de choc », in le Monde-diplomatique, décembre 2001, p.250

* 30 Georges W BUSH, La stratégie de sécurité des Etats-Unis d'Amérique, Septembre 2002, p.12

* 31 Georges W BUSH, Discours à Washington D. C., (National Cathedral), le 14 septembre 2001,p.20

* 32 Robert KAGAN, «America's Crisis of Legitimacy » in Foreign Affairs, Mars-Avril 2004, p.50

* 33 Robert KAGAN, La puissance et la faiblesse , les Etats-Unis et l'Europe dans le Nouvel Ordre Mondial, Grasset, Paris, 2003, p.56

* 34 www.monde-diplomatique.net/index/rubriques/army

* 35 www.strategicsinternational.com

* 36 Un Typhoon, arme à portée nucléaire pouvant détruire tous les centres vitaux américains (en supposant qu'ils ne soient pas interceptés par les antimissiles dont l'efficacité ne cesse de s'améliorer)






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