WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

L'impact de la convertibilité totale du taux de change sur la situation macro-économique. Cas de la Tunisie

( Télécharger le fichier original )
par Manel BEN AYECHE
Université de Sousse ( Tunisie ) - Mastère de recherche en finance et banque 2013
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Section 2. Expériences Internationales

Tout au long de cette section, nous allons présenter l évolution des flux de capitaux en premier lieu et les expériences internationales en deuxième lieu.

2.1. L'évolution des flux de capitaux

Hausmann et Fernandez-Arias (2000)103 comparent l'effet de la nature des flux de capitaux à l'effet « cholestérol » : Il y a les flux bénéfiques au développement (principalement les IDE) et les flux qui présentent un risque pour la stabilité financière (tel que les emprunts).

En d'autre terme Rogoff (2002)104 a trouvé que les flux de capitaux présentent un danger et qu'il faut envisager de les contrôler. Néanmoins, selon l'auteur, le risque ne provient ni de l'IDE, qui reste de loin le type de financement extérieur le plus stable et qui va de pair avec des transferts de compétences de gestion et de technologie, ni des investissements de portefeuille qui sont les plus aptes à assurer un meilleur partage de risque. Ce sont plutôt les flux de prêts étrangers qui peuvent être une source de risque suite à la globalisation financière.

De même Prasad et al. (2003)105 ont affirmé que la nature des flux de capitaux échangés a des conséquences non négligeables sur les résultats escomptés de la globalisation financière. En effet, pour certains pays les échanges en termes d'IDE ont été prédominants contrairement à d'autres pays qui ont reçu plus de financement sous forme d'emprunts et d'investissements de portefeuille.

Prasad et al. (2006) ont trouvé les mêmes résultats dans le cadre d'une étude qui porte sur le niveau de volatilité des différents types de flux de capitaux en pourcentage du PIB sur une période allant de 1985 à 2004. Ils montrent que dans tous les pays développés et en développement, la volatilité des flux de dettes est plus élevée que celle des flux d'IDE, des investissements de portefeuille ou la somme des deux à la fois.

Kaminsky (2008)106 a montré qu'un niveau élevé d'intégration financière augmente le risque de l'arrêt soudain des flux de capitaux, même en absence de déséquilibre macroéconomique avéré dans le pays domestique. Cette relation peut s'expliquer par les effets

103 Haussmann, R., Fernandez-Arias, E., 2000. Foreign Direct investment: Good Cholesterol? IADB, Research Department Working Paper, No. 417.

104 Rogoff, K., 2002. Contrôle des flux de capitaux: Faut-il garder l'esprit ouvert à cet égart? Finance et développement.

105 Prasad, E., Rogoff, K., Wei, S.J., Kose, M.A., 2003. Effects of Financial Globalization on Developing Countries: Some Empirical Evidence. Research Department, International Monetary Fund. (Occasional Paper No. 220).

106 Kaminsky, G., 2008. Crises and sudden stops: evidence from international bond and syndicated loan markets. NBER working paper , No.14249.

BEN AYECHE Manel FSEG Sousse

néfastes d'une déréglementation des mouvements de capitaux suite à la libéralisation financière. Une telle levée des restrictions entraine une libre entrée et sortie des capitaux sans contrôle ni entrave.

De même, selon Calvo et al. (2008)107, l'arrêt soudain des flux de capitaux, considéré comme le point de départ des crises bancaires, est plus probable dans les pays qui s'appuient d'avantage sur les financements bancaires à court terme ou sur les investissements de portefeuille que sur les investissements directs étrangers.

Ainsi, Reinhart et Reinhart (2008)108 ont trouvé qu'une entrée massive des flux de capitaux internationaux suite à la globalisation financière est associée à une probabilité élevée des crises bancaires aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. De plus, Mendoza et Terrones (2008)109 ont montré que les crises financière dans les pays en développement sont associées à des booms de crédits et que ces derniers ont souvent lieu suite à une entrée massive des flux de capitaux.

Plus récemment, Joyce(2010)110 a mené une étude sur l'effet de l'intégration financière sur la durée et les coûts de sortie des crises bancaires systémiques dans les pays émergents au cours des années 1976-2002. L'auteur a montré que la nature des flux de capitaux échangés joue un rôle très important sur la stabilité du secteur bancaire des pays. Il trouve qu'une augmentation des investissements directs étrangers dans un pays a tendance à diminuer le nombre et la durée des crises, tandis que les engagements en emprunts étrangers ont l'effet inverse.

Enfin, Milesi-Ferretti et Tille (2010)111 et Caballero(2010)112 ont trouvé que les investissements directs étrangers, de par leur nature de long terme, sont peu vulnérables aux problèmes de liquidité. Les flux bancaires par contre, sont plus sensibles aux chocs : les problèmes de déséquilibre de maturité (« Maturity Mismatch ») caractérisant les banques exposent ces dernières à un risque de panique bancaire (« bank runs »).

107 Calvo, G., Alejandro, I., Mejia, L.F., 2008. Systemic sudden stops: the relevance of balance-sheet effects and financial integration. NBER working paper, No.14026.

108 Reinhart, C., Rogoff, K., 2008. Banking crisis: An equal opportunity menace. NBER paper N°14587.

109 Mendoza, E.G., Terrones, M.E., 2008. An Anatomy of Credit Booms: Evidence from Macro Aggregates and Micro Data. NBER Working Paper14049, May 2008.

110 Joyce, J., 2010. Financial Globalization and Banking Crises In Emerging Markets. Open Economies Review, pp 1-21.

111 Milesi, F., Gian, M., Tille, C., 2010. The Great Retrenchment: International Capital Flows during the Global Financial Crisis. Economic Policy.

112 Caballero, J., 2010. Do surges in international capital flows influence the likelihood of banking crises? Working Paper.

BEN AYECHE Manel FSEG Sousse

Quant aux investissements de portefeuille, ils représentent un cas intermédiaire : Bien qu'ils soient plus instables que les IDE, ils n'ont pas d'implication aussi systémique que la fuite de la liquidité bancaire.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Nous voulons explorer la bonté contrée énorme où tout se tait"   Appolinaire