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La révolte des jeunes dans les espoirs perdus d'Unimna Angrey

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par Yohanna Joseph WALIYA
Université de Calabar - licence ès lettres 2015
  

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3.2 Révolte des jeunes comme la quête de l'indépendance

Les jeunes sont fiers de leur puissance intellectuelle et physique. Ce fait les pousse de se prendre à tous dilemmes qui menacent leur paix et l'indomptable désir d'indépendance. Ce courage est issu toujours de la gravité de mécontentement, d'égratignures sociales, de mouvais traitements et de coups. Le cas des jeunes personnages dans Les espoirs perdus d'Uninmna Angrey qui combattent les aînés qui sont égoïstes, grippe-sous, conservateurs de la tradition africaine, contraignent le mariage entre les vieillards et les jeunes finissent par la liberté de choisir le conjoint et la liberté d'expression. Ce besoin est le fil conducteur de l'action du drame unimnien. Chez Unimna, la révolte est psychologique, intellectuelle, non violente et détournée. Il accentue la rationalité au-dessus de la force physique qui accompagne la violence sanglante.

Il s'oppose à la révolte sembénienne qui a mis en scène la mort des personnages tels que Penda et les autres dans « Les bouts de bois de Dieu ». On peut voir également ce type de révolte violente chez Mongo Béti, où les jeunes sont agressifs. Ils se vengent contre les Blancs en tuant M. T. (Ville Cruelle). Leurs brutalités sont contre les allochtones qui viennent pour saccager les biens des autochtones.

En effet, Amerang se prend à ses parents non violemment en disant « Mais papa, proposes-tu que je dépende de ce chef veuf, plus âgé que mon père, pour réussir dans la vie? Jamais, je ne peux l'épouser quoi qu'il arrive. (Quatrième Mouvement p.16)». L'expression paraphrastique «ce chef veuf, plus âgé que mon père » qui réfère à Oyishuo est appliquée par Amerang en vue d'interpeller son père à rationaliser son choix et faire une rétrospection pour qu'elle soit permise à se marier au prétendant de son choix. Elle est rusée ainsi qu'elle a récusé ses parents rationnellement. Comme dans Sous l'Orage de Badian Seydou Kouyate cité par Kesteloot (p. 297)« Ce mariage fera le malheur de Kany ; Kany aime un autre garçon. Pourquoi vous opposeriez-vous à leur union ? Ce garçon réussira un jour, croyez-moi. »

Apah et Owong, ils ne pleurent jamais devant une situation mais cherchent la voie de sortir du cas pénible. Ils analysent les problèmes sociaux afin de trouver la solution par l'entremise des questions : « Qu'est-ce que c'est que ces manières qui n'en finissent pas? Quand les gens de chez nous arriveront-ils à comprendre que l'argent n'est pas tout, que l'argent n'achète pas l'amour, que l'amour est plus fort que tous les biens matériels que ce monde a à offrir? (Septième mouvement p.33) ». Ils détestent l'avarice, l'égoïsme... Ils ne sont pas simplement opposants des parents mais certains de leurs notions. Voilà pourquoi Owong a dit « La tyrannie des parents peut méconduire les enfants et leur faire perdre le centre de gravité de leur vie.  (p.45)».

Il est évident que leur révolte est justifiée. Ils vaincront les parents car ils se reconnaissent bien. Les parents sont faibles, ils ne peuvent pas décider le futur des jeunes comme Apahle dit « La vie appartient aux jeunes. C'est à eux aussi qu'appartient l'avenir, l'avenir incertain, un avenir inconnu. C'est pourquoi les parents doivent laisser libre cours à leurs enfants de faire un choix qui leur paraîtrait lucide. (Id.) ». Les parents doivent voir chez les jeunes le fait de la grandeur pour leur permettre de vivre leur jeunesse sinon, la contestation est inévitable.

Bien que les jeunes soient intelligents, les parents pleins de sagesses africaines refreinent leur curiosité parce que les jeunes ont vu un peu de facettes de la vie expérimentée. L'indiscrétion pour savoir tout rend les jeunes stupides et de se comporter hors la loi naturelle qui naît une crise juvénile, qui se profile à l'horizon ainsi qu'ils se retrouvent en bute à l'hostilité des aînés.

Dans la culture nègre, nul ne vit seul. La caste sociale catégorise tout le monde de vivre en convivialité avec ses confrères. Les jeunes veulent traverser curieusement de leur classe à celle de parents à cause de l'avantage que la société africaine leur accorde. En plus, le cadre africain est dirigé pas les adultes communistes. Il est évident que le communisme a sa racine en Afrique noire. Le communisme négro-africain est hiérarchisé en caste qui décrit l'incontestable égalité. Par contre, les parents veulent contrôler la liberté naturelle des jeunes au nom de leur conseiller.

Les jeunes, grâce à leur intellectualité, leur physique, leur ambition et leur sentiment amoureux se proposent toujours la révolte comme un remède aux maux sociaux.

Auparavant, Ils se taisent au titre d'hommage aux anciens de la société. Mais, de nos jours, tout a changé parce qu'ils sont croisés par les phénomènes interculturels et les technologies étrangères qui définissent maintenant la mode et la passion des jeunes.

On peut dire que les jeunes négro-africains sont profondément endoctrinés par les métissassions sociales et académiques qui les rendent déculturés.

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry