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Analyse socio-economique des systèmes de production agricole à  base d'igname dans la commune de Glazoué au Bénin le cas du village magoumi

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par H. Medenoukoun PADONOU
Université d'Abomey-calavi  - Ingénieur Agroéconomiste 2011
  

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8.1- CONCLUSION

L'analyse socio-économique des systèmes de production agricole à base d'igname à Magoumi révèle qu'il existe plusieurs systèmes de production d'igname. Sur la base du mode de production pratiquée sur chaque parcelle, trois systèmes de production ont été identifiés : le système de production d'igname dans les bas-fonds

le système de production d'igname sur ancienne défriche.

Le système de production d'igname sur nouvelle défriche derrière forêt.

L'analyse des différents systèmes de production a montré que les principales cultures produites par les producteurs sont le maïs, l'arachide, l'igname, le niébé et le soja. L'étude a aussi montré que la production d'igname à Magoumi à connu une évolution significative dans le temps. En effet dans un passé récent plus précisément en1994, une étude réalisée par R. MONGBO à révéler que l'igname était cultivé non loin du village, et était la principale culture, car donnant un revenu plus élevés que les autres cultures toute fois une minorité des producteurs se déplace vers d'autres front pionnier à la recherche de terre fertile propice pour l'igname. Globalement, la terre ne constituait pas un facteur limitant puisque la possibilité d'agrandir la terre, et de la trouvé à emprunter sur leur héritage était chose possible avec 92% des producteurs qui l'ont déclaré. Aussi la superficie emblavée par l'igname est faible par rapport aux autres spéculations.

Aujourd'hui, le village de Magoumi constitué d'une population essentiellement autochtones Nogot ne peut plus pratiquer l'agriculture itinérante sur brûlis sur son terroir et la rareté de terre propice pour l'igname obligeant beaucoup de producteurs à se déplacer vers d'autres arrondissements, comme Aklamkpa, Bantè, Hoko, Assanté etc., où il existe encore de nouvelles défriches forestières. Toutefois les producteurs développent des stratégies de régénération des terres marquées par la mise en jachère de courte durée des terres (3 à 4 ans), la promotion des essences plantées dans l'espace agricole (anacardier, manguier, agrumes, teck, palmier,...). D'autres stratégies sont également développées dont notamment la pratique de sédentarisation de la culture de l'igname dans une dynamique d'assolement-rotation avec des variétés mieux adaptées aux sols pauvres (Kokoro, Florido,...), le développement de l'élevage des petits ruminants. L'étude a permis d'analyser la rentabilité de ces systèmes de production identifiés et aussi d'analyser la production de l'igname afin de voir quels sont les déterminants qui varient la production. L'analyse des coûts et marges a été utilisée pour évaluer la rentabilité financière des systèmes de culture à igname. L'étude de la rentabilité financière a montré que d'une manière générale la production d'igname est rentable et que

[Analyse socio-économique des systèmes de production agricole à base d'igname dans la commune de Glazoué]

cette rentabilité est plus élevée dans le système bas-fonds que dans le système Ancienne défriche et le système Nouvelle défriche, ensuite le système Nouvelle défriche est plus rentable que le système nouvelle défriche. En effet le système sur Ancienne défriche est le moins rentable avec une très faible rentabilité due à l'extrême pauvreté des terres face à un accroissement des coûts de production. Par ailleurs, le prix très peu compétitif de la variété produite dans le système Ancienne défriche à aussi contribué fortement (85F pour les variétés tardives contre 200F pour les variétés précoces), baissant ainsi le rendement.

L'estimation de la fonction de production élaborée a montré que le rendement d'igname est fonction de la superficie et de la main-d'oeuvre salariée. Ainsi, la main-d'oeuvre salariée, et la superficie influencent positivement le rendement. De façon générale, les résultats du modèle montrent que les variables socioéconomiques (sexe de l'exploitant, nombre d'années d'expérience et niveau d'instruction) n'influencent pas le rendement. En effet, les rendements sont croissants à l'échelle ; ce qui traduit que les rendements augmentent plus vite que l'augmentation des facteurs de production.

Par Habib Lorentz PADONOU/ ESAC- 2010-2011/ Page 65

Commented [af1]: quelles sont les suggestions qui peuvent être dérivées des résultats !!! que fais tu du fait que l'igname dans des bas fonds semble assez productive ? où dans le bas fonds ? disponibilité des terres, concurrence avec autres cultures ? comme le riz ? etc ?

[Analyse socio-économique des systèmes de production agricole à base d'igname dans la commune de Glazoué]

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