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La forêt de la RDC et la problématique du réchauffement climatique: enjeux et perspectives

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par Olivier MULAMBA ZINDE
Université de Lubumbashi - Diplôme de Licence en Relations Internationales 2012
  

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2.III. DE L'ECONOMIE

L'investissement dans le secteur forestier congolais pose problème, les recettes enregistrées par les entreprises exploitants des ressources forestières ne profitent presque à rien au budget national, les efforts doivent être consenti pour relever ce défis.

Il est vrai que la RDC perd petit à petit son rôle de régulateur du climat mondial. L'aménagement de terrains forestiers viendrait en rescousse de ce fléau si choquant que le monde entier subit.

§3. AMENAGEMENT DES FORETS CONGOLAISES

3.I. CONTEXTE ACTUEL

En R.D.C, l'aménagement (règlement concernant les coupes et exploitation des forêts, organisation) durable des forêts de production peut jouer un rôle important dans la conservation des ressources, en complément des aires protégées, et dans la lutte contre le réchauffement climatique en y gagnant les intérêts dans le plus possible sens.

Les caractéristiques propres de ces forêts (très faible volume mobilisable) et la faiblesse des infrastructures et des moyens humains plaident pour un démarrage progressif de l'activité industrielle qui pourrait s'organiser autour de deux ou trois secteurs géographiques de concentration durable. Cela ne sera cependant possible que dans un cadre de la bonne gouvernance, de concessions attribuées de façon transparente et d'activités soigneusement contrôlées. Les institutions sont affaiblies, des urgences affectent le domaine forestier. Cette conjoncture crée, pour la forêt et pour les gens qui en vivent des opportunités et des risques importants.

L'objectif politique recherché est que les activités forestières puissent se fonder sur un processus participatif d'aménagement du territoire économiquement, acceptable le rôle et les intérêts des populations tout en respectant l'environnement. L'urgence consiste donc à encadrer la relance soit réorganiser l'industrie du bois de façon à parvenir ses impacts à créer des bénéfices pour les populations et pour l'économie nationale et à assurer la durabilité environnementale. La promotion de l'aménagement forestier durable peut fortement contribuer à la réussite de cette réorganisation.

3.II. AMENAGEMENT FORESTIER

L'aménagement forestier vise à acquérir la connaissance approfondie d'un territoire ; diversité floristique et faunistique, structure de la végétation, occupation et activité humaines, etc. Afin de planifier une exploitation de ressource en bois compatible avec le capital naturel de régénération et de reconstitution forestier et les besoins des populations.

La planification de l'exploitation forestière est pensée pour garantir un revenu régulier. Elle est réalisée sur un cycle pendant lequel le territoire aménagé sera parcouru en exploitation par zones successives. Une fois l'exploitation réalisée, la forêt normalement devrait être laissée au repos sur une durée de 30 ans environs150(*).

Le plan d'aménagement consigne cette planification et donne des indications sur le potentiel de production durable, sur la rotation, mais aussi fixe les mesures sociales et environnementales qui seront prises en accompagnement à la production forestière.

Il s'agit là d'engagements fermes que l'opérateur économique va devoir suivre. Des mesures sont également définies pour évaluer dans le temps les effets des dispositions sont également définies pour évaluer dans le temps les effets des dispositions prises, et ainsi orientée l'activité dans la voie du développement durable.

L'exploitation est réalisée en appliquant les principes de l'exploitation à impact réduit et la cartographie sociale de préserver certains lieux précis. Le programme de contribution sociale au développement local est pleinement intégré dans les activités courantes de l'Etat, tout comme celui visant à réduire les impacts environnementaux de l'activité forestier sur le milieu naturel. L'aménagement durable donne une nouvelle vision industrielle aux intéressés des forêts. Cette démarche de progrès est aujourd'hui sanctionnée par la certification de cette gestion forestière durable.

Si des évolutions significatives sont intervenues dans la gestion forestière des progrès au moins aussi important restent encore à accomplir pour bien percevoir le niveau d'engagement dans les domaines des actions sociales et de la protection et de la valorisation de la biodiversité dans les forêts exploités sous aménagement. Les services de l'Etat doivent être renforcés en moyen humain et la capacité de financement. Cette dynamique de progrès du processus d'aménagement qui permet l'évolution des techniques et enrichissement des méthodes par les données ainsi les acteurs du secteur forestier doivent veiller à l'encourager.

Il est aussi préférable de focaliser les idées sur les intérêts congolais à base de sa forêt dans certains secteurs à fort taux de couverture forestière utile. Cela permettra de faciliter le déploiement progressif.

La R.D.C ne peut atteindre les résultats d'un vaste « Plan National de Zonage Forestier (PNZF) » une telle opération prendra des années voir une décennie. Le pays a un énorme moyen de gagner, de se procurer des intérêts ça et là. Un zonage progressif par étapes semble plus approprié. Il apporterait une réponse quasi immédiate.

Voici les étapes importantes que le gouvernement peut procéder sur la quête de l'intérêt économique à base de ses forêts :

1ère Etape : Arriver à designer deux ou trois secteurs de concentrations de développent des activités forestières que nous nommons secteurs de Concentration du Développement Forestier (CDF).

Pour des questions de politique de développement territoriale, on pourrait prévoir, par exemple, un secteur dans le Bandundu, un autre dans l'équateur soit au Katanga et un troisième dans la province orientale (provinces forestières de la RDC). La surface de ces secteurs pourrait varier d'une province à l'autre, en fonction notamment de la surface forestière économiquement utilisé;

2ème étape : Celle-ci consisterait à délimiter un réseau de concessions forestières à l'intérieur de ces secteurs de concentration.

Les conditions de la contribution de l'activité économique forestière au développement local seront fixées et les programme d'encadrement du développement économique forestier par l'administration forestière et les autres administrations concernées se précisent (redéploiement de l'administration en personnel et en moyen d'identification d'un projet d'aide internationale).

Dans le même temps une réflexion plus globale sur la mise en valeur et la préservation de l'ensemble de la forêt congolaise pourra être conduite. La contribution de la forêt à la problématique du réchauffement climatique (séquestration du carbone) pourra également être bien précisée dans le cadre de cet exercice. D'où la nécessité de bien protéger la forêt de la RDC en négociant avec les partenaires car la suite ; celles-ci procureraient au pays des bénéfices incomptables.

* 150PLAISANCE, G., op.cit., p58

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