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Incidences foncières du développement de l'irrigation sur les espaces pastoraux dans les vallées des Dallols Maouri, Fogha et du fleuve(région de Dosso)

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par Maman Abass AMADI
Université Abdou Moumouni de Niamey  - Master2 2013
  

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3.6 : Les avantages liés au développement de l'irrigation

L'agriculture irriguée se présente aux yeux des producteurs ruraux comme une activité secondaire leur permettant de faire face aux déficits alimentaire et de subvenir à leurs besoins sociaux. Aujourd'hui, des cultures de contre saison aux grands aménagements hydro-agricoles, ce sous secteur rapporte aux maraîchers des revenus inestimables et tend même à être plus bénéfique et avantageux que les cultures sous pluies. Au regard de gros moyens investis dans ce domaine, elle se présente comme la première activité des paysans. On pratique cette activité douze mois sur douze dans certaines communes du Sud de la zone d'étude (Dioundiou, Gaya,...).

Ainsi, sur le plan social, le développement de l'irrigation a permis aux pratiquants d'améliorer leur condition de vie. De l'autosuffisance alimentaire, bon nombre des ménages ont diversifié leur régime alimentaire.

les cultures sèches permettent l'échelonnement de la production au cours de la campagne offrant ainsi la possibilité de disposer d'une alimentation complémentaire ou une source de revenus garantissant l'achat des aliments de base ou des condiments nécessaires à la préparation des repas ( Waziri, 2000).

Le revenu qu'elle génère contribue à faire face à certaines activités sociales comme le mariage, les baptêmes, et à renforcer les liens sociaux.

En dehors de l'autoconsommation, la commercialisation des produits maraîchers contribue à réaliser des économies de centaine de millions. Les principales spéculations les plus importantes sont entre autre la canne à sucre, le riz, le moringa, l'oignon, la patate douce le manioc, le mais et la mangue, la goyave... (pour les arboriculteurs). Ainsi, du nord au sud, les spéculations se distinguent d'une commune à une autre. C'est ainsi, que Skoucoutane se spécialise dans les cultures de l'oignon blanc, la commune de Tibiri avec le moringa, la canne à sucre à Guechemé (Fadama), Karakara, et Yélou. Le riz sur la vallée du fleuve et l'arboriculture à Gaya, Dioudjou et la patate douce dans les communes de Bana, Bengou et Tounouga. Donc, les terres des dallols et la vallée du fleuve rapportent du point de vue économique, énormément des richesses aux exploitants.

Par ailleurs, l'irrigation peut être aussi utile à l'élevage à travers l'exploitation des sous produits agricoles. On peut aussi, faire les cultures de Bourgou en irriguée. Déjà cette

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expérience a commencé dans certaines communes particulièrement dans la commune de Tounouga, Gaya et dans la commune de Tanda dans le département de Gaya.

Au regard du potentiel irrigable de cette zone une fois entièrement mis en valeur, la région peut régler à jamais son déficit alimentaire et au-delà contribuer à améliorer aussi la vie des milliers des nigériens. Cela peut être possible avec l'appui de l'Etat, des partenaires techniques et financiers et de la collaboration de tous.

3.6.1 : Production de bourgou en irrigué : quelle appréciation ?

Pour faire face aux déficits fourragers dans la région de Dosso en particulier sur la vallée du fleuve et les dallols l'initiative de la culture de bourgou en irrigué est entrain d'être mise en place. Face à la dégradation très poussée des espaces pastoraux en ressources fourragères et à l'envahissement de certaines espèces non appétées, les producteurs ruraux sont tous favorables à cette culture malgré la divergence des points des vues de certains acteurs à cet effet. Face aux déficits alimentaires, ils pensent qu'il n'ya pas des raisons pour développer la production de ces plantes (bourgou).

Les cultures de bourgou sont développées surtout dans les communes de Tounouga, Gaya et Tanda sur la vallée du fleuve. A Dolé, les initiateurs de cette culture manifestent le désir d'extension de leur site de 4,5ha à 100 ha. Les principales plantes semées sont les Andropogons gayanus, le Bourgou, le Suslosentess hamata qui sont aussi des plantes améliorées. L'avantage de la production en irrigué ce qu'on peut faire facilement trois coupes par saison. Cette production une fois développée, pourra contribuer à faire face aux déficits fourragers qui menacent l'ensemble de la région de Dosso.

Photo 2 : la culture de bourgou en irrigué à Dolé dans la commune rurale de Tounouga

(Enquête, 2013)

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