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La gestion des crédits et son impact sur la rentabilité: cas de la Raw Bank

( Télécharger le fichier original )
par Franck BITANGI
Institut supérieur de commerce de Lubumbashi - Licence 2016
  

Disponible en mode multipage

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EPIGRAPHE

« Si vous devez cent dollars à la banque, c'est votre problème. Si vous devez cent millions de dollars à la banque, c'est le problème de la banque. »

THOMAS Jefferson.

IN MEMORIUM

A mes regrettés parents MUGANZA BITANGI Paul et NYAMO MUZINGA Beatrice, pour d'énormes sacrifices sans récompense.

A mon défunt oncle NYAMO KILUNGA Bienvenu, que la nature a repris si vite, pour la considération n'était moindre.

DEDICACE

A vous chers oncles et tantes respectivement ; BUBITEMBO Alexis, NYAMO Alphonse, MWANVUA Christine, MACHOZI Jeanne pour le soutien moral et matériel.

Aux couples : BITANGI Valéry - KONGE JULIE ET MANDE JOSPIN - BITANGI JULIE, qu'ils trouvent dans ce travail, l'approbation de gratitude.

A vous frères et soeurs ; BITANGI JUNIOR, CHANYEMA Joseph, KIYANA Paulin, BITANGI Michel, MUGANZA Savio, BITANGI Ruth ET NYOTA Cynthia.

AVANT-PROPOS

Au seuil de ce travail de mémoire, qu'il nous soit permis d'exprimer notre gratitude à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à façonner notre personnalité, faisant de nous ce que nous n'étions pas hier.

C'est ainsi que nous présentons nos remerciements à monsieur le professeur ordinaire MUTOMBO KYAMAKOSA et monsieur le chef des travaux AMISSI KALUMBA, respectivement Directeur et Co- directeur qui, nonobstant leurs multiples préoccupations ont accepté de diriger le présenttravail.

Nous présentons également nos remerciements au corps scientifique, académique et administratif de l'Institut Supérieur de commerce de Lubumbashi, pour la formation.

Nos remerciements s'adressent aux agents de la RAW BANK/ Agence de Lubumbashi, qui ont fait montre de beaucoup de compréhension et nous facilitant la tache dans la collecte des données.

Nous remercions enfin nos compagnons de lutte et amis sans lesquels nous ne saurions vivre pleinement ; MUKADI Eliezer, MAKANTA Joël, FALASHI Ernest, MBAYO Charles, MUTOMBO Rex, MUTOMBO Bienvenu, MUTOMBO Dieu merci, MPIANA Rachel, KAFISWE Dédié, LULA Norbert, NATSHIMBOTO Lucien, KENOMBE Michel et tous ceux de près ou de loin, nous ont assisté moralement, financièrement et spirituellement, trouvent ici notre sentiment de gratitude.

BITANGI MUTUPEKE Franck

INTRODUCTION

Depuis la nuit de temps, la banque joue un rôle prépondérant dans une économie par le truchement  de son activité principale qui est l'intermédiation financière ; dans ce sens que la banque reste au centre des activités économiques.

En effet, les banques ont pour mission fondamentale de collecter des fonds aux agents économiques en capacité de financement et en octroyant des crédits aux moyens de dépôts aux autres agents économiques en besoin de financement. En outre, les banques offrent des conseils pour diversification de placement et d'investissement.

En sa qualité d'entreprise, une banque court derrière le bénéfice qu'elle tire des opérations financières liées au crédit qu'elle accorde à sa clientèle. C'est de la gestion intéressée de ce crédit que la banque tire son profit.

Voilà pourquoi la présente réflexion qui consacre la fin de notre cycle de licence en sciences commerciale et financière, s'intéresse à savoir comment, par une bonne politique de gestion du crédit la banque commerciale «  RAW BANK » parvient à réaliser ses objectifs, le choix étant motivé, l'intérêt sera présenté.

Notre intérêt se veut à trois niveaux dans le présent travail ; entre autre sur le plan scientifique ; la présente recherche n'est autre chose qu'une modeste contribution à l'édifice scientifique ; sur le plan social, un éclaircissement sur la gestion du crédit bancaire en tenant compte des objectifs d'une banque et sur la plan professionnel, une aide aux gestionnaires des banques sur la rentabilité des capitaux prêtes, l'intérêt étant présenté, ce qui nous amené à poser notre problème.

Dans le même ordre d'idée, étant donné que toute recherche répond toujours à un quelconque problème.

C'est pour cela pour notre part, définissons la problématique en disant qu'elle constitue un ensemble des questions qu'on peut poser se poser en tant que chercheur dans une étude bien déterminée.

Ainsi ; nous nous sommes interrogés sur deux points respectivement à savoir quels sont les crédits qu'une banque commerciale accorde et comment en tire-t-elle de la rentabilité. Comment la gestion du crédit a de l'impact sur la rentabilité d'une banque. Le problème étant posé, nous proposons de solution même provisoire.

Un auteur anonyme dit qu'un problème sans solution, est un problème mal posé. Tout problème a besoin d'une solution ou remède, raison pour laquelle nous tenterons de répondre aux deux questions ci-haut posées.

La banque accorderait plusieurs formes de crédits selon les besoins de la clientèle de manière qu'elle parviendrait à tirer profit, les rentabilités qu'elle pourrait générer sont semblables à celles des entreprises commerciales vu qu'elle serait une entreprise à caractère commercial.

La gestion du crédit au sein d'une banque aurait un impact significatif sur la rentabilité de celle-ci dans le sens que si elle gèrerait rationnellement les crédits accordés, les profits seraient conséquents. Ces réponses ne pourrons être vérifiées et/ou infirmées qu'à l'aide des dispositifs et outils de recherches appelles méthodes et techniques.

Pour mener à bien notre étude nous aurons recourt à un arsenal d'outils et dispositifs. Ainsi les méthodes suivantes nous serons utiles, avec la méthode structuro-fonctionnelle : considérant la banque comme un univers où les sous-ensembles interagissent dans le système et ont des liaisons. La méthode historique nous sera utile pour faire un suivi chronologique des indicateurs de la gestion de crédits et de la rentabilité et démontrer les liens qui les rattachent. Les méthodes seules sont nécessaires mais ne suffisent pas ainsi s'ajoute un arsenal d'outils.

De ce fait, nous ferons recours aux techniques qui nous permettront de scruter minutieusement ; la technique d'interview, nous est d'une importance capitale sans laquelle, on ne pourrait pas avoir de précisions probantes sur les données de la recherche dont nous sommes appelés à traiter et à interpréter ; la technique documentaire nous a permis de confronter les informations reçues de l'interview pour la véracité, la conformité et la bonne compréhension des données ; les méthodes et techniques étant précises, nous allons circonscrire notre travail.

Dans l'espace comme tout travail scientifique, la présente recherche a comme champ d'investigation la banque commerciale «  RAW BANK  S.A.R.L» et pour la période allant de 2010 à 2014. Le travail étant délimité dans l'espace et dans le temps ; nous présentons enfin le plan sommaire .

La présente étude comporte une introduction dans laquelle la méthodologie du travail est à préciser avant qu'un premier chapitre ne vienne nous éclaircir sur les aspects théoriques du thème en général et du sujet en particulier ;

Ensuite, le deuxième viendra pour présenter le champ d'investigation et enfin le troisième chapitre sera consacré à la présentation des états financiers avant et après retraitement, puis suivra l'interprétation et les critiques et suggestions ; le travail prendre fin après une conclusion générale.

Chapitre premier : DES GENERALITES

Dans ce chapitre, il est question pour nous d'aborder trois points principaux repartis en sections ; la première sera consacrée à la définition des concepts, la suivante portera sur une approche théorique sur les crédits bancaires et la dernière portera sur la théorie de la rentabilité.

Section 1. : Définitions de concepts

Dans cette section, nous allons distinguer deux formes de concepts, entre autre concepts de base et concepts connexes.

1.Concepts de base

En rapport avec notre recherche, nous subdivisons notre sujet en deux concepts notamment : la gestion des crédits bancaires et la rentabilité.

1.1 La gestion des crédits bancaires

Une entreprise ne dispose toujours des capitaux suffisants pour atteindre ses objectifs, ses résultats commerciaux et financiers ainsi que l'intégrité des dirigeants et les garanties offertes peuvent lui permettre de demander un crédit à une banque.

Etymologiquement les mots GESTION et CREDIT1(*) signifient respectivement du latin  « gestio » : action ou manière de gérer, d'administrer, d'organiser et « credere » : croire. Et effectivement la manière de gérer une somme en la consentant avec confiance.

Celui qui consent un crédit « croit » en celui qui le reçoit en d'autres termes, la banque (créancier) fait confiance en son débiteur (client).

Un banquier appelle par conséquent un crédit ; toute opération par laquelle faisant confiance à son client, il accorde à celui-ci le concours de ses capitaux ou de sa garantie.

D'une façon générale, le crédit résulte de la combinaison de trois éléments : le temps ou le délai pendant lequel le bénéficiaire dispose des fonds prêtés ; la confiance faite par le créancier au débiteur ; et la promesse de restitution des fonds prêtés.

Le crédit introduit donc une notion de temps c'est-à-dire l'incertitude. Ainsi, est-il possible qu'une société ne révèle aucun risque de défaillance au moment de l'octroi d'un crédit à moyen ou long terme. Mais quand sera-t-il du risque de défaillance dans un avenir proche?

La deuxième caractéristique du crédit est la confiance entre créancier et débiteur. Cette notion semble subjective et n'est pas exempté du risque. Un banquier peut ainsi accorder sa confiance et se tromper ; le crédit incorpore des notions subjectives qui sont des risques pour la banque.

Enfin, la troisième caractéristique du crédit est la promesse de restitution des fonds prêtés les risques inhérent à ce point découlent de deux points précédents ; si une évolution défavorable se produit dans le temps ou que le débiteur ne respecte pas la confiance du créancier le risque de non remboursement peut se réaliser et ceci peut négativement influencer la rentabilité de la banque.

La gestion des crédits et l'analyse du risque ne peuvent pas être appréhendés de manière correcte si l'on ne connait pas préalablement l'environnement autour du crédit, plusieurs facteurs touchant au secteur bancaire peuvent influencer ce risque.

Ainsi pour notre part, la gestion du crédit est la manière dont la banque organise la distribution de fonds provenant des dépôts tout en misant sur le taux d'intérêt et pendant un temps déterminé.

La gestion du crédit s'assimile à la gestion des actifs et des passifs (G.A.P) ou A.L.M (AssetLiability Management).2(*)

La GAP consiste à optimiser le couple rentabilité-risque c'est-à-dire les deux dimensions de toute décision financière. Plus précisément :

§ Chaque banque possède une fonction d'utilité qui reflète ses préférences en matière de rentabilité et de risque ;

§ Chaque combinaison d'Actifs et Passifs engendre un certain niveau de rentabilité et de risque ;

§ Parmi ces combinaisons, la banque choisit celle qui correspond à ses préférences et la G.A.P consiste à atteindre cette structure du bilan conforme aux exigences de la banque en la matière.

1.2 La rentabilité

La rentabilité n'est pas à confondre avec la productivité, elle est la capacité qu'a un capital (entreprise) à obtenir un revenu ou un résultat bénéficiaire.3(*)

La rentabilité d'une entreprise ou d'un investissement peut être abordée de deux manières différentes : la rentabilité du futur et la rentabilité du passé.

La rentabilité du futur ; si l'on raisonne sur la durée de vie totale d'un investissement ou d'une entreprise, elle s'appréhende par la simple comparaison des entrées et des sorties d'argent, l'investissement ou l'entreprise sont rentables dès lors que le solde entrées-sorties est positif, compte tenu du cout attribué au temps par l'investisseur et de l'ensemble des charges financières supportées par l'entreprise. Elle est très utilisée en matière d'analyse prévisionnelle, cette approche de la rentabilité, fondée sur le principe d'actualisation convient mal à l'analyse de la rentabilité passée de l'entreprise.

La rentabilité du passé, si l'on raisonne sur une période écoulée, la rentabilité doit être appréhendée selon les principes comptables, c'est-à-dire par le rapport de la variation de la richesse(ou de la valeur) au cours de la période, à la richesse (valeur) initiale du bien ou de l'entreprise.

Pour notre part, nous définissons la rentabilité comme l'aptitude qu'a un bien ou un service à générer un résultat positif ; une banque étant une entreprise à caractère commercial sa rentabilité se mesure comme celle des entreprises commerciales sauf une petite légère différence.

2. Concepts connexes

Pour ce qui est des concepts connexes, nous nous limiterons à en compter trois, à savoir : la monnaie, l'entreprise bancaire, ainsi que l'intermédiation financière.

2.1 La monnaie4(*)

La monnaie a des usages variés mais il a un sens précis pour les économistes. Pour éviter toute confusion, nous devons préciser en quoi ce sens diffère de l'usage courant.

Les économistes définissent la monnaie (également appelée l'offre de la monnaie) comme tout ce qui est généralement accepté en paiement de biens ou des services ou pour le remboursement de dettes. Le numéraire (ce qu'on appelle communément l'argent liquide) consiste en pièce et billets est correspond à cette définition (même si pour éviter la fraude fiscale, les règlements supérieurs à certains montants ne peuvent pas légalement être effectués en numéraire dans certains pays).

Mais les économistes, le numéraire ne représente qu'une petite partie de la monnaie. Comme les chèques sont généralement acceptés en paiement, les dépôts en comptes courants bancaires ou postaux sont également considérés comme de la monnaie.

Une définition encore plus large est aussi employée car les dépôts sur des comptes d'épargne peuvent aussi servir de monnaie s'ils peuvent être transformés rapidement et facilement en numéraire ou virés sur des comptes courants.

La définition pratique de l'offre de la monnaie n'est donc pas simple mêmes pour les économistes.

La monnaie est donc plus large que le numéraire mais plus restreinte que la fortune ou le patrimoine, et différente du revenu, alors même que les expressions courantes les mélangent parfois. Ainsi « il a beaucoup d'argent » vise le patrimoine et non le seul compte en banque ; le patrimoine comprend la monnaie possédée mais aussi tous les autres actifs que sont les biens mobiliers (voitures, meubles, oeuvres d'arts, titre comme les obligations ou les actions) et les biens immobiliers (terres et immeubles, c'est-à-dire maisons ou appartements). Quant à l'expression « elle gagne beaucoup d'argent », vise le revenu, soit un flux de gain monétaires par unité de temps.

Parler d'un revenu de 500 000 Francs n'a pas de sens si l'on ne connait pas l'unité de temps (la journée, la semaine, le mois, l'année) alors que détenir 500 000 Francs a un sens précis.

En résumé, la monnaie comprend tout ce qui est généralement accepté en paiement de biens et services ou en remboursement de dettes, et se distingue du patrimoine comme du revenu.

2.2 La banque

La banque ou l'entreprise bancaire, terme désignant l'appellation génétique habituellement utilisée pour designer des entreprises à fonctions, statuts ou activités fort différents. Il convient donc de définir plus précisément ce que ce terme recouvre en adoptant successivement trois approches, une approche théorique où la fonction d'intermédiaire financier est privilégiée, une approche institutionnelle liée à la notion d'établissement de crédit et une approche plus professionnelle qui reconnait la diversité du métier de banquier.5(*)

Les banques sont également définies comme des entreprises commerciales qui utilisent les dépôts reçus à la distribution de crédits, à des placements (achats d'actions et d'obligations) et à d'autres investissements rentables comme par exemple immeuble de rapport.6(*)

Le banquier fait le commerce de l'argent. Il reçoit en dépôts l'argent de personnes qui en ont momentanément de trop et le prête à d'autres qui en ont momentanément trop peu.

2.3 L'intermédiation financière7(*)

Elle se définit comme l'activité principale d'une banque, c'est-à-dire le fait pour une banque de mettre en contact les préteurs et les emprunteurs au moyen de son activité. Elle est compréhensible par la distinction de la finance directe et de la finance indirecte car l'une est intermédiée et l'autre non.

Cette distinction fondamentale renvoie aux modes de financement d'une économie, c'est-à-dire à l'allocation des ressources financières à des multiples emplois.

Intermédiaire financier

Actif

Passif

Crédits

Monnaie

Emprunteur

Actif

passif

Titres

CAPACITE DE FINANCEMENT

Monnaie

Préteurs

Actif

passif

BESOIN DE FINANCEMENT

Titres

Crédits

251658752Finance directe


Finance indirecte

Certains agents économiques, ainsi les ménages ne consomment pas l'intégralité de leur revenu et dégagent une épargne qu'ils cherchent à placer. Ils ont une capacité de financement, ils sont préteurs.

D'autres agents au contraire, dépensent davantage que leur revenu parce qu'ils ont des projets d'investissement à réaliser comme par exemple les entreprises ou l'Etat. Ils ont un besoin de financement, ils sont emprunteurs.

Ainsi les deux processus du schéma ci-haut de financement d'une économie ; les agents à besoin de financement s'adressent aux agents à capacité de financement afin de leur emprunter leur excèdent de revenu selon deux modalités :

· La finance directe appelée également finance désintermédiée ou économie des marchés de capitaux ; avec la finance directe, les agents à besoin et à capacité de financement entrent en relation en se présentant sur les marchés dits marchés de capitaux.

Les agents à besoin de financement émettent des titres (actions, obligations...) qui sont souscrits (achetés) par les agents à capacité de financement. Ceci revient pour les agents à capacité à prêter et pour les agents à besoin à emprunter.

Les deux parties concluent un contrat sur le marché des capitaux, ce qui signifie qu'ils se sont mis d'accord sur le montant, la date de remboursement et un prix, le taux d'intérêt.

Il y a donc un face à face entre préteurs et emprunteurs sur des marchés de capitaux qui assurent l'allocation des ressources financières au financement des projets d'investissements, ce qui explique que l'on parle de l'économie de marchés de capitaux.

Les pays où la finance directe est très développée sont les pays anglo-saxons, Les U.S.A, Grande-Bretagne, où de longue date, des marchés de capitaux efficients et diversifiés assurent l'allocation de ressources financières.

Notons également que le développement de la firme directe ne signifie pas pour autant absence ou atrophie du système bancaire. Dans les économies de marchés de capitaux, les deux processus coexistent et les systèmes bancaires sont également très développés.

· La finance indirecte dite finance intermédiée ou économie d'endettement, avec la finance indirecte, un intermédiaire financier vient s'intercaler entre les agents à capacité et à besoin de financement.

Cet intermédiaire financier emprunte aux agents à capacité de financement, leur épargne en leur proposant de contrats de type contrat de dépôts, se faisant intermédiaire collecte de capitaux puis il va prêter les capitaux ainsi collectés aux agents à besoin de financement en leur proposant de contrat de crédits.

Il n'y a plus de face à face entre préteurs et emprunteurs. L'allocation des ressources financières transite par des organisations que l'on appelle intermédiaires financiers, d'où l'appellation économie d'endettement, les projets d'investissement étant financés par les crédits bancaires.

Les pays où la finance indirecte est peu développée sont les pays en voie de développement ou en transition. Dans les économies d'endettement, les marchés de capitaux, s'ils existent, sont étroits et peu efficients.

L'opposition entre finance directe et finance indirecte tend depuis les années 80, à se brouiller, notamment parce qu'est apparu aux Etats unis « un nouveau modèle bancaire ». Les banques qui traditionnellement consentaient des crédits et les conservaient dans leur bilan (modèle dit originate to hold) ont cherché à céder ces crédits à des investisseurs.

A ainsi été développé un modèle d'octroi-cession de crédit qualifié originate to distribute s'appuyant sur la technique de la titrisation.

Si la distinction tend à être plus complexe, il n'en demeure pas moins que l'on est conduit à se demander pourquoi la finance directe n'a pas supplanté la finance indirecte puisque des intermédiaires financiers, en s'intercalant entre préteurs et emprunteurs renchérissent l'allocation des ressources en prélevant une marge nécessaire à l'équilibre de leur exploitation.

SECTION 2 : Approche théorique sur la monnaie et le crédit

Dans cette section, nous allons traiter deux points principaux notamment la monnaie et le crédit.

1. La monnaie

Pour ce qui est de la théorie sur la monnaie, nous nous contenterons de la définir, de la situer dans le temps et de donner ses fonctions.

1.1 Définitions

La monnaie peut se définir de deux manières : fonctionnelle et institutionnelle.8(*)

§ Fonctionnelle : elle se définit de par les fonctions qu'elle assure. Elle remplit quatre fonctions essentielles, c'est-à-dire à la fois unité de compte, un moyen de paiement, une réserve de valeur et un instrument de politique économique.

§ Institutionnelle : elle n'apparait, en tant que moyen de paiement, comme nécessité impérieuse que dans le cadre d'une économie fondée sur l'échange. L'état actuel des choses où la monnaie n'a pas de valeur intrinsèque, fait que la stabilité de sa valeur, dans le sens de conservation de son pouvoir d'achat entre deux transactions, n'est possible que si les agents économiques ont confiance en cette monnaie. C'est l'Etat qui assure cette garantie en lui conférant un cours légal.

L'acceptation et l'utilisation d'une monnaie repose ainsi sur une convention implicite, les agents économiques l'acceptent parce qu'ils font confiance en l'autorité qui l'émet. Et c'est là qu'elle prend une dimension institutionnelle, elle peut être considérée au même titre que les institutions sociales qui servent l'intérêt public.

1.2 Evolution du système de paiement9(*)

On comprend mieux les différentes fonctions de la monnaie et les formes qu'elle a prise dans l'histoire en examinant l'évolution du système de paiement, c'est-à-dire de l'ensemble de moyens permettant de réaliser des transactions dans une économie. Le système de paiement a évolué durant de siècles et avec lui les formes de la monnaie.

Longtemps, les métaux précieux tels que l'or servirent des moyens de paiements principaux et constituèrent la forme majeure de la monnaie sous forme de lettre de change, de chèques, de billets de banques fut utilisé pour les paiements et regardé comme de la monnaie. L'évolution du système de paiement est un important indicateur de ce que devient la monnaie.

1.1.1. La monnaie marchandise

Pour qu'un objet serve de monnaie, il faut qu'il soit universellement acceptable c'est-à-dire que tout le monde soit prêt à accepter en paiement de biens et services. Des biens qui ont une valeur évidente pour tout un chacun, comme le blé, sont donc de bons candidats pour servir de la monnaie. C'est également le cas des métaux précieux dont l'utilisation fréquente comme monnaie tient spécialement à leur divisibilité, à leur bonne conservation et à leur facile standardisation.

Une monnaie constituée de marchandise. De l'antiquité jusqu'au début des temps modernes, des monnaies marchandises ont servi d'intermédiaires des échanges dans toutes les sociétés, sauf les plus primitives.

L'inconvénient d'un système de paiement fondé exclusivement sur des marchandises, y compris des métaux précieux est que cette forme de monnaie est lourde et difficile à transporter, spécialement à grande distance.

1.1.2. La monnaie fiduciaire

Le développement suivant dans le paiement en numéraire fut constitué par le papier-monnaie, c'est-à-dire des morceaux de papier servant de moyen d'échange. Initialement, la conversion du papier-monnaie en métal précieux était garantie par son émetteur une banque dite d'émission, de manière à ce que d'autres l'acceptent en paiement : les billets étaient des sortes de certificats de dépôts d'or ou d'argent, convertibles à tout moment.

Néanmoins le numéraire, pièces comme billets, a évolué vers un statut de monétaire, c'est-à-dire de monnaie qui tire sa valeur de la confiance qu'inspire son émetteur. Ce fut le cas dès l'antiquité pour les pièces dans les régimes de monnaie marchandise, car la majeure partie de la population n'était pas en mesure de vérifier le poids et la teneur métallique des pièces et devait se reposer sur la promesse faite par une autorité monétaire(en général, un Etat) de produire des pièces de qualité. En outre, l'Etat imposait généralement l'acceptation de ses pièces en paiement, c'est-à-dire le cours légal, et s'engageait en contrepartie à les accepter en paiement des impôts.

Ce pouvoir régalien «  de battre monnaie » et de faire accepter sa monnaie ne suffit pas toujours à inspirer confiance, mais conféra à la monnaie une dimension politique. C'est au nom de ce pouvoir régalien que plus tard, les Etats limitèrent le droit d'émission de billets à une ou quelques banques sur lesquelles ils exerçaient une surveillance(les ancêtres de nos banques centrales), puis imposèrent le cours légal des billets de banque des lors que leur circulation augmenta. Cela ne peut toutefois se produire que lorsque les techniques d'imprimerie devinrent suffisamment sophistiquées pour rendre la contrefaçon très difficile.

Il convient de distinguer le cours légal, qui consiste en l'obligation légale d'accepter un instrument monétaire en paiement ou en remboursement de dettes, de l'inconvertibilité qui signifie impossibilité d'obtenir la conversion à prix fixe d'une monnaie en une marchandise ayant une utilité intrinsèque et un usage monétaire, c'est-à-dire en pratique un métal précieux ou en devise étrangère.

En l'absence d'inconvertibilité, le cours légal des billets facilite les échanges mais n'empêche pas les détenteurs de billets de les convertir au siège de la banque émettrice. Le cours forcé consiste en l'imposition simultanée par l'Etat de l'inconvertibilité et du cours légal (marque la fin de la convertibilité du dollar américain en or parce que les Etats-Unis ont commencé à dépenser plus qu'ils n'encaissaient).

1.1.3. La monnaie scripturale

Les inconvénients majeurs du papier-monnaie et des pièces sont qu'ils peuvent être volés et que leur transport en grande quantité est couteux à cause de leur encombrement.

D'autres instruments permettent de remédié à ces inconvénients et correspondant à une autre étape dans l'évolution des systèmes de paiement: il s'agit de ce qui constitue la monnaie scripturale développé par les banques, en première lieu le chèque.

Depuis l'antiquité, les virements entre comptes par simple jeux d'écriture d'où le (terme monnaie scripturale) furent pratiquées même s'ils restent longtemps restreints à petit nombre de marchands importants.

Au XIV siècle, l'invention de la lettre de change facilita les échanges à grande distance. Dans une lettre de change, un marchand (dit preneur) demandait à un autre son correspondant à l'étranger (dit payeur), de payer un montant donné à un tiers (c'est-à-dire par ajout d'une signature au dos) permettait de les utiliser comme monnaie, même si leur acceptation était limitée aux gens connaissant le débiteur ou les signataires successifs qui étaient tous responsables du paiement en cas de défaut du payeur).

L'introduction de la lettre de change fut une innovation majeure qui améliora beaucoup l'efficacité des systèmes de paiement. En effet, il arrivait fréquemment que les paiements dans diverses directions se compensent. Mais avant la lettre de change tous ces paiement devaient être effectués un à un, ce qui exigeait des quantités important de numéraire. De lors que les lettres de change furent reçues par des banquiers qui purent les échanger entre eux, beaucoup de créances s'annulèrent les unes les autres, et très peu de numéraire dut être déplacé, ce qui diminue les coûts de transport et augmenta l'efficacité économique. Cette compensation entre de nombreuses lettres fut organisée de manière de plus en plus sophistiquée par des banquiers capables d'évaluer la qualité des débiteurs. Elle facilita la multi latérisation du commerce en permettant d'éviter une grande part des transports de numéraire.

Forme simplifiée et démocratisée de la lettre de change, le chèque est une instruction qu'un client donne à sa banque de payer un montant à une autre personne en échange du chèque. Aujourd'hui, les chèques ne peuvent plus circuler par endossement et conduisent simplement les banques à transférer le montant spécifié du compte de leur client à celui du bénéficiaire du chèque. Le chèque permet ainsi à tout un chacun et non plus aux seuls marchands de réaliser des transactions sans numéraire et de bénéficier des avantages de la compensation un autre atout des chèques est que les pertes par vol sont réduites car le bénéficiaire est clairement désigné.

Un système de paiement essentiellement scriptural est un progrès considérable, mais présente cependant deux inconvénients. Tout d'abord, il faut du temps pour envoyer un chèque d'un endroit à un autre, ce qui peut être un inconvénient sérieux si un paiement lointain doit être réalisé rapidement. Ensuite, une banque a besoin de temps pour encaisser un chèque, de sorte que l'on ne peut pas disposer immédiatement du montant d'un chèque que l'on a reçu. Enfin, le maniement de milliards représente un processus complexe et couteux (en France 5 milliards de chèques sont émis chaque année).

1.1.4. Le paiement électronique

Le développement d'ordinateurs bon marché et d'internet fait qu'il est désormais peu coûteux de payer électroniquement. Au lieu d'envoyer un chèque, on peut se connecter sur le site internet de sa banque et en quelques clics, transmettre un ordre de paiement pour régler une facture. Les systèmes de paiement électronique mis au point par les banques peuvent même éviter de payer manuellement des factures : les paiements récurrents peuvent être effectués par virement automatiques déduits automatiquement du compte du débiteur. L'économie de coût réalisée quand un paiement est fait électroniquement plutôt que par chèque est importante. Le paiement électronique devient donc de plus en plus répandu, et dans ce domaine l'Europe, spécialement l'Europe scandinave, est en avance sur les Etats-Unis.

1.1.5. La monnaie électronique

Le paiement électronique peut non seulement se substituer au chèque, mais peut remplacer aussi le numéraire, sous la forme de monnaie électronique, qui n'existe sous forme électronique. La première forme de la monnaie électronique est la carte de débit, courant appelée la carte de crédit en France, alors même qu'elle ne donne pas accès à un crédit (comme le cas aux États-Unis) mais permet seulement un paiement, éventuellement différé. Les cartes de débit permettent aux clients d'acheter des biens ou des services en transférant directement des fonds de leurs comptes bancaires à ceux des commerçants concernés. Leur usage est souvent plus rapide encore que celui du numéraire. Car il suffit de passer une carte dans un lecteur et de taper un code pour le transfert ait lieu.

En ce domaine la France bénéficie d'ailleurs d'une avance technologique grâce à la carte à pièce qui garantit une meilleure sécurité des transactions en permettant de vérifier l'identité du payeur grâce à un code, alors que nombre de pays se contentent encore de la signature d'une facturette.

Une solution plus sophistiquée et plus récente est celle des cartes prépayées ou porte-monnaie électronique. En les achetant pour un montant donné, un consommateur pet réaliser des paiements, souvent de petits montants, des tous le commerçants équipes d'un terminal. Les plus sophistiquées sont dotées d'une puce qui permet de les recharger à un terminal en transférant de l'argent du compte bancaire de leur détenteur. Elles peuvent être utilisées pour payer en ligne sur des ordinateurs ou de téléphones spécialement équipés.

Une troisième forme de monnaie électronique permet d'acheter des biens ou de service internet. On peut l'obtenir en ouvrant un compte dans une banque et en lui faisant transférer un montant sur ordinateur personnel. On peut ensuite surfer sur internet et utiliser la monnaie électronique pour payer en transférant directement le montant nécessaire de son ordinateur à celui du vendeur. Celui-ci peut ainsi recevoir le paiement avant d'expédier les achats.

Etant les avantages de la monnaie électronique ; on pourrait penser que la société sans argent (c'est-à-dire sans numéraire voir sans cheque) est proche et que tous les paiements seront bientôt réalisés électroniquement.

1.2 LES FONCTIONS DE LA MONNAIE

La monnaie remplit plusieurs fonctions, quatre pour certains et trois pour d'autres. Dans le cadre du présent travail, nous tenterons d'exploiter les trois fonctions principales de la monnaie. La monnaie sert d'intermédiaire des échanges, d'unité de compte, et de réserve de valeur.10(*)

1.1.6. Intermédiaire des échanges

La monnaie répond à cette fonction dans presque toutes les transactions de marché dans les économies modernes : sous forme de numéraire ou de cheque, elle sert à payer les biens et services que l'on acheté. L'utilisation de la monnaie comme intermédiaire des échanges améliore l'efficacité économique et permet de minimiser le temps dépensé à échanger des biens ou de services. On s'en rend compte si l'on examine le cas d'une économie de troc, une économie sans monnaie dans laquelle les biens et services sont échangés directement les uns contre les autres.

Dans une économie de troc, un médecin ne peut manger que s'il trouve des boulangers, des bouchers ou restaurateurs qui ont besoin de soins. Au mieux, il doit trouver des intermédiaires prêts à échanger une partie contre ses soins. Ces recherches risquent fort d'être longues et couteuses. Si elles le sont trop, il risque de devoir cultiver lui-même son potager, ce qu'il fera sans doute moins bien qu'un maraicher et en tout cas moins bien que soigner.

Le temps passé à ces recherches s'appelle un cout de transaction. Dans une économie de troc, les couts de transaction sont élevés car les individus doivent parvenir à une « double coïncidence des besoins » : ils doivent trouver quelqu'un qui possède un bien ou un service qu'ils désirent et qui souhaitent acquérir les biens ou les services qu'ils ont à offrir.

Que se passe-t-il si l'on introduit la monnaie dans un tel monde ? Le médecin peut soigner tout malade prêt à payer, et peut ensuite faire des courses variées avec l'argent qu'il a reçu ; le problème de la double coïncidence des besoins est évité, chacun épargne du temps et le médecin peut se consacrer à ce qu'il fait le mieux : soigner.

Comme cet exemple le montre, la monnaie augmente l'efficacité économique en économisant une grande partie du temps passé à échanger. Elle l'augmente aussi en permettant à chacune de se spécialiser dans ce qu'il fait le mieux. La monnaie joue donc dans l'économie un rôle essentiel de lubrifiant qui diminue les couts de transactions et facilite la spécialisation et la division du travail.

Le besoin de la monnaie est si fort que pratiquement toutes les sociétés sauf les plus primitives l'ont inventée ; pour qu'un bien puisse fonctionner effectivement comme monnaie, il doit cependant réunir plusieurs qualités :

§ Il doit être aisément standardisé, de manière que l'on puisse facilement évaluer sa valeur ;

§ Il doit être largement accepté ;

§ Il doit être divisible pour que l'on puisse facilement « rendre la monnaie » ;

§ Il doit être aisément transporté ;

§ Il ne doit pas se détériorer rapidement.

L'histoire montre que de nombreux biens parfois surprenants, ont réuni ces qualités depuis les WAMPUMS (chapelets) des indiens d'Amérique jusqu'aux cigarettes dans les camps de prisonniers de la seconde guerre mondiale, en passant par des coquillages ou des bouteilles de WHISKY. L'inventivité humaine en matière monétaire est aussi vaste qu'en matière d'outils ou de langages.

1.1.7. Unité de compte

La deuxième fonction de la monnaie est de fournir une unité de compte c'est-à-dire servir d'unité de mesure de la valeur dans l'économie. On mesure habituellement la valeur des biens et services en termes de monnaie, de même que l'on mesure le poids en grammes et la distance en mètres. Pour comprendre l'importance de cette fonction, imaginons de nouveau une économie de troc. S'il n y a que trois biens, disons pomme, soins médicaux et cassette vidéo, on doit connaitre trois prix relatifs pour échanger : le prix des pommes en soins médicaux (combien des pommes pour une visite médicale), les prix des pommes en cassettes vidéo et le prix de soins médicaux en cassettes. S'il y a 10 biens, on doit connaitre 45 prix relatifs pour échanger les biens les uns contre les autres, avec 100 biens, 4950 prix et avec 1000 biens, 499500 prix.11(*)

On imagine combien il serait difficile dans une économie de troc de faire des courses : un super marché disposant 1000 produits devraient mettre à chacun d'eux une étiquette contenant 999 prix pour que l'on puisse avoir les prix des différents produits les uns par rapport aux autres. Le temps passé à lire les étiquettes constituerait à lui seul un cout de transaction prohibitif.

En introduisant la monnaie, on résout le problème en indiquant tous les prix en monnaie. Avec trois biens dans l'économie, cela ne change rien car il faut toujours trois prix(en monnaie). Mais pour 10 biens, on a plus besoin que de 10 prix, pour 100 biens, de 100 prix etc. pour 1000 biens, on n'a que besoin de 1000 prix au lieu de 499500 prix relatifs, près de 500 fois moins.

On constate que l'utilisation de la monnaie comme unité de compte permet de réduire les couts de transactions en diminuant le nombre de prix qu'il faut afficher et examiner. Les gains de cette réduction sont d'autant plus grands que la société est plus complexe et le nombre de biens et service plus élevé.

1.1.8. Reserve de valeur

La monnaie sert également de réserve de valeur : c'est un pouvoir d'achat mis en réserve et transférable dans le temps. Une réserve de valeur sert à épargner du pouvoir d'achat entre le moment où un revenu est reçu et celui où il est dépensé. Cette fonction de la monnaie est utile, car en général on ne souhaite pas dépensé son revenu immédiatement quand on le reçoit et on préfère le garder jusqu' au moment où on a le temps et le désir d'acheter.

La monnaie n'est pas la seule réserve de valeur. En fait, n'importe quel actif (de la monnaie, des obligations, des actions, des terres, des maisons, des bijoux...) peut être utilisé pour conserver de la valeur.

Beaucoup de ces actifs ont même, comme réserve de valeur, des avantages sur la monnaie : ils rapportent souvent à leurs détenteurs un intérêt, s'apprécient avec le temps (leur prix augmente), ou fournissent de services tels qu'un toit à dormir. Si ces actifs sont de meilleures réserves de valeur que la monnaie, pourquoi détient-on de la monnaie ?

La réponse à cette question tient largement au concept économique important de liquidité, que l'on peut définir comme la facilité et la vitesse relative à laquelle un actif peut être converti en instrument d'échange ; la liquidité est très importante.

Or la monnaie est l'actif le plus liquide puisqu'elle est elle-même l'intermédiaire des échanges : on n'a pas besoin de la convertir en autre chose pour faire des achats. Au contraire, les autres actifs doivent être convertis en monnaie pour réaliser les échanges, ce qui comporte de couts de transactions. Par exemple, vendre une maison implique de payer des commissions aux intermédiaires, commissions qui peuvent dépasser 5% du prix de vente, et si le vendeur a besoin d'argent très rapidement, il peut être contraint d'accepter un prix plus bas pour parvenir à vendre plus vite.

Comme la monnaie est un actif parfaitement liquide, les gens sont prêts à en détenir, même si ce n'est pas la réserve de valeur la plus rentable. Par ailleurs, la qualité d'un actif comme réserve de valeur dépend des avantages qu'il procure (intérêt, utilité d'usage) mais aussi l'évolution de son prix par rapport au niveau général des prix, car sa valeur est mesurée par la moyenne de prix des biens qu'i permet d'acquérir.

Le prix de la monnaie exprimée en monnaie est par définition stable : sa valeur nominale est constante. Si tous les prix de biens doublent, et donc le niveau général de prix, la valeur de la monnaie est divisée par deux. Inversement, une division par deux de tous les prix signifie que la valeur de la monnaie double.

En période d'inflation, le niveau des prix augmente et la valeur de la monnaie diminue, de sorte que les gens sont plus réticents à détenir leur patrimoine sous cette forme. C'est particulièrement le cas dans les périodes d'inflation extrême, nommées hyperinflations définies comme les périodes où les taux d'inflation excèdent 50% par mois.

L'Allemagne connut, au lendemain de la première guerre mondiale, une hyperinflation durant laquelle les taux d'inflation dépassèrent 1000% par mois. à la fin de cette hyperinflation, en 1923, le niveau des prix atteignit 30 milliards de fois ce qu'il était à peine deux ans plus tôt. La quantité de monnaie nécessaire pour les biens les plus ordinaires devint énorme. La monnaie perdit sa valeur si rapidement que les travailleurs étaient payés plusieurs fois par jour et obtinrent le droit de sortir dépenser leur saleur immédiatement, avant qu'il n'ait perdu sa valeur. Personne ne voulut plus détenir de monnaie, si bas qu'elle fut de moins en moins utilisée pour les transactions et que le troc devint de plus en plus fréquent. Les couts de transactions augmentèrent rapidement, et comme on pouvait s'y attendre, la production déclina fortement.

2. LE CREDIT

Le crédit est défini en se référant de son étymologie «CREDERE » qui veut dire croire, faire confiance, et donc la base de toute opération de crédit, qui est la confiance que met le préteur en l'emprunteur en contrepartie de la promesse de ce dernier de rembourser dans les délais convenus avec le préteur ; ce remboursement est souvent avec rémunération du service rendu, qui est l'octroi du crédit et du danger couru sur la perte partielle ou totale que comporte la nature même de ce service. Le danger de ce service diffère d'une opération à une autre selon plusieurs éléments que nous nous intéressons à définir et cette partie, l'objet sera de déterminer les instruments de crédits, les formes de crédits et les risques de crédits bancaires.

2.1 Les instruments de crédit12(*)

Le développement du commerce et de l'industrie, des services et des échanges a engendré une évolution importante des instruments de base aux différentes transactions. Parmi ces instruments nous avons : la lettre de change (L de C), le billet à ordre (B à O), le warrant et la carte de crédit.

1.1.9. La lettre de change (L de C)

Lorsqu'on parle de « crédit à court terme » nous pensons tous aux avances, aux découverts bancaires, aux autres prêts à court terme. Mais cette liste est exhaustive et la lettre de change en fait intégralement partie.

La lettre de change est utilisée depuis le Moyen-âge pour faciliter les échanges commerciaux et elle est à la fois un instrument de paiement et d'octroi de crédit utilisé par les entreprises. Egalement appelé « traite », la lettre de change se définit comme étant un écrit par lequel un créancier appelé « tireur » donne l'ordre à une personne, le débiteur «  tiré » de payer une certaine somme à une certaine date à une tierce personne appelé « bénéficiaire ».

Elle permet à l'entreprise de consentir des crédits à ses clients (cette opération est connue sous le terme de « crédit fournisseur » et d'obtenir en cas de besoin, des crédits bancaires par la technique de l'escompte ou « la mobilisation du crédit »).

1.1.10. Le billet à ordre (B à O)

Le billet à ordre est un effet de commerce par lequel une personne nommée souscripteur, s'engage à verser, à une certaine date, une somme déterminée à une autre personne nommée bénéficiaire ou à l'ordre de celle-ci. Il est couramment utilisé par les banques.

1.1.11. Le warrant

Il s'agit d'un instrument spéculatif émis par des établissements de crédits qui permet d'acheter (call warrant) ou de vendre (put warrant) une valeur (action, obligations...) à un prix et une échéance donné.

Les warrants sont des instruments financiers à haut risque, les investisseurs sont en conséquence informés que leurs warrants peuvent perdre toutes leurs valeurs et doivent donc envisager la perte totale.

2.2 Les formes de crédits

Il existe plusieurs variétés de crédits, on les regroupe généralement selon deux critères : la durée et la nature de l'opération. En fait, la durée du crédit est toujours liée à la nature de l'opération qu'il finance, conformément à une règle stricte de gestion financière.13(*)

Le délai d'exigibilité d'une dette doit correspondre au degré de liquidité de l'actif qu'elle a servi à acquérir. Ainsi, il ne peut pas être question d'utiliser un crédit remboursable sur un an, pour installer une usine qui commence à fonctionner qu'au bout de trois ans.

Nous serons amenés à distinguer trois types de crédits :14(*)

Le crédit à court terme ou crédit de fonctionnement, le crédit à moyen terme et le crédit à long terme ou crédit d'investissement.

1.1.12. Le crédit à court terme

Une entreprise ou un particulier quel que soit sa santé financière est parfois confronté à des besoins de trésorerie. Ce sont ces besoins à court terme qui permettent aux clients de la banque de faire face à ses engagements auprès des fabricants, des fournisseurs, de son personnel pour les entreprises ou encore une liquidité monétaire pour ces besoins personnels pour le particulier.

C'est un crédit dont la durée ne dépasse pas un an et il porte essentiellement sur les besoins liés à :

§ L'approvisionnement en petit matériel, en petits équipements ;

§ La fabrication des produits finis ;

§ La commercialisation des produits ;

§ La consommation, etc.

On peut également distinguer plusieurs types de concours :

ü Ceux accordés en anticipation de rentrées certaines et qui selon le montant la durée, feront l'objet d'un contrat de prêt ;

ü Ceux accordés en anticipation d'épargne qui feront l'objet dans le cas d'une offre préalable et d'un contrat de prêt ;

ü Ceux enfin, qui permettent d'éviter un décaissement immédiat.

Le crédit à court terme comprend plusieurs catégories dont entre autre :

a) Le découvert en compte 

C'est un financement à court terme sous forme de trésorerie donnée au titulaire du compte par le banquier. Le découvert porte sur un montant maximum à ne pas dépasser, il est remboursé sur une période fixée à l'avance en accord avec le banquier, il est assujetti à un taux d'intérêt débiteur fixé par la banque. Ce découvert peut être renouvelé par tacite reconduction et fait l'objet d'une convention passée entre la banque et le client.

b) Le prêt personnel

Un prêt personnel est une forme de crédit destiné au particulier non affecté à un usage déterminé pour lui permettre de financer ses besoins personnels.15(*) Le prêt personnel permet de disposer de la somme d'argent empruntée, librement.

Le prêt personnel est un crédit non affecté à un achat déterminé. Pour demander un prêt personnel, il n'est pas nécessaire d'en préciser la raison.

Le prêt personnel est un crédit amortissable, remboursable par mensualité fixée ; la somme prêtée est versée intégralement, en une seule fois, pour un montant, une durée de remboursement et un taux d'intérêt déterminé au départ. Le prêt personnel est adapté, pour financer des projets : (voyages, vacances, mariage...), une grosse dépense (réparation de voiture, remplacement de climatisation, aménagement de jardin...) ou toute autre utilisation personnelle.16(*)

c) Le crédit scolaire

C'est un crédit que la banque accorde à sa clientèle afin de le permettre à résoudre certain problème ayant trait aux études. Pour le cas de la RAW BANK, ce crédit s'octroie chaque année du début du mois de juillet jusqu'à fin octobre. Il est remboursable sur neuf mois au maximum et le taux d'endettement ne doit pas excéder les 45% du salaire net du client ; ce crédit porte des intérêts au taux de 21,25% l'an.

1.1.1. Le crédit à moyen terme

Crédit par nature d'une durée d'un à cinq ans, accordé soit par une seule banque, soit par une banque en concours avec un établissement spécialisé (crédit national ; crédit d'équipement des P.M.E, etc.).

Il faut éviter dans tous les cas, que la durée du financement soit longue que la durée d'utilisation du bien que le crédit à moyen terme finance.

Celui-ci s'applique donc à des investissements de durée moyenne telle que les véhicules et les machines et de façon plus générale, à la plupart des biens d'équipements et moyens de production de l'entreprise.

La durée du prêt doit cependant tenir compte de la possibilité financière de l'entreprise. Celle-ci en effet, pendant cette période doit pouvoir non seulement assurer le remboursement du crédit, mais encore dégagé un autofinancement suffisant pour reconstituer le bien qui s'use( l'amortissement) par le crédit à moyen terme, le banquier distingue ceux qui sont réescomptables de ceux qui ne les sont pas. Si dans les deux cas, la banque prend le risque de l'opération, elle a la possibilité dans le premier cas de mobiliser sa créance.

1.1.2. Le crédit à long terme

Crédit par nature d'une durée supérieure à cinq ans, accordé par les institutions financières spécialisées. Pour ce type de financement, la banque ne joue pas dans la plupart de temps qu'un rôle d'un intermédiaire avec, toutefois dans certains cas, une participation en risque avec l'établissement préteur.

Ces institutions spécialisées assurent le financement de ces crédits sur les sources provenant principalement d'emprunt obligataire. En guise d'exemple de crédit à long terme nous distinguons :

a) Le crédit d'investissement

C'est un crédit qui peut être à moyen ou long terme mais le plus souvent utilisé pour le long terme. Par définition, crédit d'investissement est un crédit à moyen ou long terme dont le taux d'intérêt, les modalités d'utilisation et le plan de remboursement sont fixés par un contrat.

Ce crédit a pour but de servir à financer des investissements en actifs immobilisés comme construction des bâtiments, l'acquisition des machines, d'équipements, etc.

Le crédit d'investissement peut aussi financer la reprise ou la création d'un commerce et sert également à reconstituer le fonds de roulement afin de conférer à l'entreprise une structure financière saine.

b) Le crédit-bail

Il s'agit dans ce crédit, toute immobilisation dont l'entreprise a besoin pour son activité courante. Ces sommes de financement utilisées par le système bancaire ne sont pas nombreuses la banque joue toujours le rôle d'intermédiaire entre le client et l'institution du crédit-bail.

Ces immobilisations peuvent être des équipements, matériels ou bâtiments. Ce qui nous permet de définir le crédit-bail comme une technique de financement d'une immobilisation ou d'un mobilier par laquelle une banque ou une société financière acquiert un bien meuble ou immeuble pour louer et pour une valeur résiduelle généralement faible en fin de contrat. En ce qui concerne les techniques du crédit-bail, le principe est simple et porte souvent sur des biens (meubles ou immeubles) à usage professionnel.

C'est une opération qui fait intervenir trois parties notamment :

v L'entreprise qui veut disposer du bien ;

v Le fournisseur vendeur du bien généralement une autre entreprise industrielle et commerciale ;

v L'établissement de crédit-bail.

SECTION 3 APPROCHE THEORIQUE SUR LA RENTABILITE

Comme tout commerçant, le banquier cherche à tirer un certain bénéfice des différents services qu'elle rend à sa clientèle. L'objet de cette section sera de parler des éléments qui entrent dans l'approche théorique de la rentabilité bancaire dont on cite le bilan bancaire, la détermination de la rentabilité bancaire et ratio de rentabilité et ratios prudentiels d'une banque, en ce sens que tous ceci influent sensiblement la rentabilité.

I. REPRESENTATION DU BILAN BANCAIRE

Le bilan est considéré comme étant l'image de la situation économique de la banque. En effet, le bilan bancaire présente tous les comptes du bilan et du hors bilan décrivant d'une manière concise et précise toutes les opérations de l'activité bancaire, qui sont au nombre de cinq : les opérations interbancaires, les opérations avec la clientèle, les opérations sur titres, les valeurs immobilisées et les opérations extra bilancielles.

I.1. Les opérations interbancaires

Elles font partie des comptes de la classe 1, ce sont les opérations réalisées entre la banque et les autres institutions financières dans le cadre de sa stratégie de trésorerie. En effet, l'excédent de la trésorerie permet à la banque de jouer le rôle d'un prêteur net sur le marché interbancaire dans la sens inverse la banque fait recours au marché pour se refinancer.

Les opérations interbancaires intègrent également en comptes de liaison. Les dépôts d'une banque dans d'autres établissements et ceux que ces derniers détiennent chez elle.

I.2. Les opérations avec la clientèle

Elles sont enregistrées par les comptes de la classe 2. Dans l'actif on retrace les crédits accordés à la clientèle, dans le passif, on inclut les dépôts collectés qu'ils ventilent selon leur degré d'exigibilité, leur forme et leur nature au regard de la règlementation bancaire (compte d'épargne à régime spécial, compte ordinaire).

Ces comptes traduisent l'intensité de l'activité de financement de la banque.

I.3. Les opérations sur titres

La 3ième classe des comptes comprend les opérations sur titre, ces opérations retracent l'intervention de la banque sur le marché des capitaux pour son propre compte. L'actif fait donc état de son portefeuille de titres classés selon l'ordre croissant de leur durée de conservation :

Titre de transaction, titre de placement, titre d'investissement.

Au passif, on retrouve les titres que la banque émet pour se refinancer qui sont soit fixes, soit variables. Les titres effectués pour le compte de la clientèle n'y apparaissent pas.

I.4. Les valeurs immobilisées

Elles sont enregistrés dans les classes 4 et 5, toutes les valeurs immobilisées toutes les valeurs immobilisées qui correspondent aux biens et valeurs censés durables dans le patrimoine de la banque. Le bilan bancaire ne présente donc, de ce point de vue, aucune originalité face à celui de l'entreprise industrielle et commerciale.

I.5. les opérations extra-bilancielles

Ces opérations sont prises en compte pour caractériser la position de la banque elles sont retracées dans les comptes du hors de bilan (classe 9). Ce sont toutes les opérations qui ne sont pas neutres en termes de risque et non encore survenue en date de situation mais pour lesquels des engagements contractuels ont été données ou reçus. Il s'agit :

- Des engagements de financement et des avals et garanties données ou reçus des établissements de crédit et de la clientèle non financière ;

- Des opérations en devises à la suite de prêts, d'emprunts libellés en devises ou de swaps17(*) de devises

- Les engagements sur titres : montants à livrer ou à recevoir entre la date de négociation de la transaction et celle de livraison des titres. Ils résultent des interventions à l'émission (pouvant être réalisée au profit de la clientèle) et des opérations « techniques » entre différents placeurs, lors d'une émission de titres,

- Des engagements sur instrument financier à terme réalisé à des fins de couvertures, de spéculation ou d'arbitrage.

II. DIAGNOSTIC DE LA RENTABILITE18(*)

Avec le diagnostic de la rentabilité, l'analyste apprécie les résultats réalisés par les banques qui sont le gage de la qualité de sa gestion. Ce diagnostic s'appuie sur des outils qui permettent de mieux cerner la formation du résultat. Il s'attache également à la création de valeur comme mesure de la performance de la firme bancaire.

II.1. Les outils du diagnostic de rentabilité

Ces outils découlent des informations figurant dans le compte de résultat et donne lieu à des calculs de soldes, marges et ratios.

II.1.1. Les soldes intermédiaires de gestion

Avec les soldes intermédiaires de gestion, l'objectif est de procéder à une décomposition analytique du compte de résultat et cette décomposition est effective dans les modèles individuels et consolidé.

Produit d'exploitation bancaire

Charges d'exploitation bancaire issus des

· Intérêts

· Commissions

· Plus ou moins-values

Produit net bancaire (PNB)

- Frais généraux

Résultat brut d'exploitation (RBE)

- Coût du risque

Résultat d'exploitation (RE)

+/- Autres produits et charges

Résultat net (RN)

a) Le PNB

C'est le point de départ de tout diagnostic de rentabilité puisqu'il indique la marge dégagée par la banque sur l'ensemble de ses activités avec ces trois composantes, les intérêts, les commissions et les plus ou moins valeurs.

D'un métier à l'autre, la structure du PNB ne sera pas identique : prépondérance de la marge d'intérêts, pour la banque de détail, prépondérance des commissions pour la banque de financement et d'investissement et pour la gestion d'actifs.

Avec la généralisation des évaluations en juste valeur, l'analyste doit veiller à bien distinguer la part de PNB découlant des opérations accomplies par la banque et celle issue de la variation de valeur des actifs.

Assimilable au chiffre d'affaires, le PNB correspond plus précisément à la valeur ajoutée de l'établissement de crédit et il a vocation à financer les frais généraux et les risques. Son montant et son évolution sont à considérer avec attention en tant que solde clé de la décomposition du résultat.

b) Le résultat brut d'exploitation (R.B.E)

ce solde indique la marge qui se dégage de l'activité courante de la banque après avoir pris en compte des coûts de fonctionnement. Les coûts de fonctionnement appelés souvent frais généraux sont majoritairement constitués des charges de personnel.

Assimilable à l'excédent brut d'exploitation (E.B.E) ou E.B.I.TA des entreprises industrielles et commerciales, le RBE est l'indicateur à utiliser pour les comparaisons entre banques à condition d'exploitation différentes (banques avec ou sans réseau).

c) Le résultat d'exploitation (RE)

Le résultat d'exploitation prend en compte le risque de contrepartie avec les dotations aux provisions pour dépréciation de créances alors que les risques de marché ont été pris en compte en amont avec le produit net bancaire (PNB).

L'impact du risque de contrepartie est bien mis en évidence et le RE constitue un solde tout à fait significatif de la performance d'une banque avec la marge réalisée sur l'ensemble des activités courantes, compte tenu des moyens qu'elle y consacre et de son aptitude à maitriser les risques.

d) Le résultat courant avant impôt

Avec ce solde, les plus ou moins-values sur cessions d'éléments d'actif comme les immobilisations financières sont pris en compte. Ces opérations sont fréquentes dans le secteur bancaire et peuvent avoir des incidences considérables sur le résultat net. C'est pourquoi la commission bancaire a proposé le concept de produit global d'exploitation qui ajoute au PNB le résultat de ces opérations.

e) Le résultat net

Le résultat ne tient compte du résultat exceptionnel ainsi que des dotations ou reprise de fonds pour risques bancaires généraux (F.R.B.G) et de l'impôt sur les bénéfices.

L'examen du résultat exceptionnel permet à l'analyste de déceler la part due à des opérations non récurrentes. Rappelons que les fonds pour risques bancaires généraux n'étant pas admis par le référentiel I.F.R.S, les dotations et reprises ne figurent pas dans le compte de résultat consolidé. Les soldes intermédiaires de gestion sont devenus les supports primordiaux de diagnostic financier d'une banque.

II.1.2. Les marges

Le calcul de marges prolonge celui des soldes intermédiaires de gestion par la mise en évidence d'effets-prix ou d'effets-volume.

Une augmentation du PNB peut s'expliquer soit par :

- Une augmentation des taux d'intérêts (effet-prix)

- Une augmentation des encours (effet-volume)

II.1.3. Les ratios de la rentabilité

Avec le calcul de ratios, la notion de rentabilité prend toute sa signification puisqu'il va s'agir de comparer des résultats à des moyens.

1. Les ratios de rentabilité d'exploitation

- Le coefficient d'exploitation indique la part du PNB absorbée par des frais généraux :

Frais généraux / PNB

C'est un ratio très significatif de la rigueur de la gestion de la banque et il est toujours calculé, notamment dans une optique comparative. Il diffère d'un métier à l'autre et dans la banque à réseau, un coefficient d'exploitation supérieur à 70 % est jugé élevé et inférieur à 65 % convenable. Un ratio élevé signifie soit des frais généraux excessif compte tenu du volume des opérations réalisées, d'où une mauvaise productivité, soit comme étant la conséquence d'une contraction du PNB à moyens inchangés.

- Les ratios de productivité pour agent : la banque étant une activité de prestation de service, donc avec de la main d'oeuvre comme principal facteur de production, des ratios calculés par agent sont utiles par mieux cerner la productivité du personnel :

- Les ratios productivité par agence : afin de juger de l'efficacité d'un réseau, on calcule des ratios comme

Les ratios de productivité par agent ou par agence sont instructifs pour les comparaisons entre banques

2. Les ratios de rentabilité globale

Deux ratios, qui d'ailleurs entretiennent des interrelations sont systématiquement calculés par les analystes et font l'objet de comparaisons.

· Le ratio de rendement (ROA, return on assets) :

Ce ratio indique le rendement net de l'ensemble des actifs constitués par la banque on peut écrire

ROA = Marge bénéficiaire X rotation des actifs

= x

Mais son interprétation doit être prudente car :

- Le ROA est très influencé par la politique de provision de l'établissement de crédit puisque le résultat net incorpore le coût du risque et que les actifs figurent nets de provisions dans le bilan bancaire ;

- Les actifs sont tous placés sur un même plan alors qu'ils ne sont pas homogènes en terme du risque ;

- Les activités de hors bilan et les prestations de service qui contribuent à la formation du résultat net sont pas prises en compte.

C'est toutefois le ratio le plus utilisé pour évaluer les performances d'un établissement de crédit

· Le ratio de rentabilité financière (ROE, Return on Equity)

Avec le ratio de rentabilité financière, Le point de vue de l'actionnaire est privilégié en indiquant la rentabilité qu'il obtient de l'investissement de capitaux dans les actions d'une banque. Toutefois, il convient de vérifier si un ratio élevé n'est pas lié à une sous-capitalisation et inversement, et ce en observant le poids des fonds propres dans le total des ressources. Enfin, en raison de la plus grande volatilité du résultat net et des fonds propres induites par la norme IAS 39, l'interprétation de ce ratio peut être rendue plus délicate.

Avant la crise de 2007-2008, un ratio de 15 % était souvent considéré comme répondant aux exigences de grands investisseurs. Les exigences prudentielles imposant des fonds propres supplémentaires font que ces ratios sont aujourd'hui moins élevés (entre 5 et 8 % en 2011).

- Les inter-rélations entre les deux ratios de rentabilité

ROE = x = ROA x levier de fonds propres

Le ROE est égal au ROA multiplié par le levier de fonds propres, levier qui est l'inverse du ratio de solvabilité. Ainsi si le ROA est de 1 % et le levier de 10 car les fonds propres représentent 10% du total du passif de bilan, le ROE est de 10%.

Ratios clés du diagnostic financiers

· Ratio de rentabilité financière = > 12%

· Ratio de rendement = > 1%

· Ratio de surface financière = > 2 %

· Ratios de solvabilité = > 10%

· Ratios de maitrise du risque = < 5 %

· Coefficient d'exploitation = < 65 %

II.2. la formation du résultat

Après avoir repéré les nombreux facteurs susceptibles d'influencer le résultat, il convient de les apprécier et il est commode de distinguer quatres effets.

1. L'effet-prix

L'effet-prix consiste à mettre en relation le résultat et le prix facturé à la clientèle, qu'il s'agisse d'intérêts ou de commissions, ainsi que les rémunérations réservées aux apporteurs de capitaux. Il concerne donc deux composante du P.N.B.

a) La marge d'intérêts

Elle s'analyse en tenant compte :

- De la situation concurrentielle des marchés sur lesquels la banque se présente et qui conditionne les intérêts débiteurs et créditeurs, mais en tout état de cause, la banque doit veiller à ce que les intérêts débiteurs facturés à un emprunteur soient suffisants pour couvrir les couts de ressources, les frais de gestion, le cout du risque et la rémunération de fonds propres.

- Du ou de métiers exercés par la banque, sachant que les opérations de la clientèle engendrent des marges plus larges que les opérations de trésorerie ou de marché ;

- De la structure des emplois et ressources de l'établissement de crédit selon le critère taux fixe ou taux variable qui répercute sur la marge d'intérêts le risque de taux. A cet égard, tant la part des dépôts à vue que celles des dépôts d'épargne à régime spécial influence cette marge.

En effet, la rémunération des dépôts d'épargne à régime spécial est déterminée par les pouvoirs publics mais répercute toujours avec un retard les variations de taux.

Le poids de ces dépôts joue donc le rôle d'un amortisseur et confère au PNB des banques collectant beaucoup des ressources de cette nature, une certaine inertie par rapport aux variations de taux.

Il ressort de ces considérations que la marge d'intérêt est sensible aux variations de taux. En période de hausse, la marge a tendance à s'élargir et à se resserrer en période de baisse.

b) Les commissions

Rémunérant des prestations de services, les commissions sont indépendantes des mouvements de taux d'intérêt. Plus le PNB inclut des commissions, plus il est déconnecté des variations de taux. En revanche, le montant des commissions et plus instable que la marge d'intérêt, surtout lorsqu'il s'agit de commissions rémunérant des opérations de marché (émissions de titres) ou d'ingénierie financière (des fusions-acquisitions) qui dépendent directement de la conjoncture économique.

Néanmoins, une composante « commission » substantielle au sein du PNB est considérée comme un facteur favorable, s'interprétant alors comme l'aptitude d'une banque à facturer des services à la clientèle. Service de qualité, puisque cette dernière accepte d'en payer le prix.

2. L'effet volume

La croissance ou à l'inverse la diminution de l'activité exerce un effet mécanique sur le PNB par le jeu d'effets-volume. On a vu précédemment que en calculs de marges permettent de mettre ces phénomènes en évidence.

En revanche, à plus long terme, on peut s'interroger sur l'existence d'économie d'échelle dans la banque. Les nombreuses études menées tant aux Etats unis qu'en France ont abouti à des résultats contrastés : les synergies de coût ne sont pas démontrées pour les années quatre-vingt-dix .Alors qu'elles semblent beaucoup plus évidente pour les années quatre-vingt-dix.

Cette opinion est partagée par les dirigeants de banque tout à fait convaincus des effets favorables de la taille sur la rentabilité comme en témoignent les innombrables opérations de restructurations que les systèmes bancaires de tous les pays ont connues ces dernières années. Aussi, à l'issue d'une restructuration, l'analyste s'efforce d'apprécier l'influence du changement de dimension sur le résultat.

3. Effet ciseau

Comme on l'a déjà indiqué, les frais généraux absorbent près de 2/3 du PNB. De ce fait, toute progression de frais généraux plus rapide que celle de PNB lamine le résultat brut d'exploitation qui diminue d'un exercice à un autre et inversement. le PNB étant sensible aux effets prix et volume, cette situation se rencontre fréquemment dans les établissements de crédit et les conduit à agir sur les frais généraux, parfois brutalement par l'intermédiaire de réductions d'effectifs. En tout état de cause, plus le coefficient d'exploitation est bas moins cet effet ciseau se manifeste.

4. Effet risque

Les risques de marché se répercutent sur le résultat au travers des plus ou moins-values latentes ou réalisées sur les titres détenus par la banque.

En période de grande volatilité des marchés des capitaux, ces plus ou moins-values peuvent entrainer de fluctuations importantes d'un exercice à l'autre des résultats, et on sait qu'il s'agit de la principale critique adressée à la norme IAS 39. Mais puisque ces variations des valeurs sont clairement mise en évidence dans les états financiers, l'analyste peut apprécier l'impact et les éliminer des performances au titre d'élément non récurrents.

Quant au risque de contrepartie, il importe le résultat par la constitution de provisions diverses : provisions pour dépréciation des créances provisions pour risques et charges, fonds pour risques bancaires généraux. Ces nombreuses occasions de provisionnement et tout particulièrement les provisions générales ont longtemps favorisé les politiques de lissage des résultat, rendant difficile l'interprétation de performance d'une banque.

II.3. ANALYSE FINANCIERE

La particularité de l'analyse financière provient de l'information des établissements bancaires. Si les grandes lignes restent les mêmes que les entreprises traditionnelles. Il sied d'adapter par rapport à ce contexte.

Analyse d'exploitation

Elle repose principalement sur l'analyse du produit net bancaire (PNB), des frais généraux et du coût du risque. Ces trois notions forment le résultat brut d'exploitation (RBE).

RBE = PNB-frais généraux- coût du risque

PNB = Marge d'intérêts (intérêts reçus-intérêts versés+commissions+gains ou pertes sur opérations financières.

Coefficient d'exploitation 19(*) =

Il est l'indicateur de performance d'une banque. Ce ratio-clé pour l'analyse sert même de base à un classement au niveau européen. Il mesure la consommation du PNB par les frais génér aux et se situe, pour les établissements la plus performant entre 50 et 55 %

Autres ratios

Marge brute =

Productivité par argent =

Productivité des capitaux =

III. RATIOS PRUDENTIELS20(*)

On compte six exigences principales pour gérer les risques financiers au niveau du bilan

- Ratio de solvabilité

- Coefficient de fonds propres et ressources permanentes,

- Ratio de liquidité

- Ratio de positions de change

- Coefficient de participation industrielle

- Ratio de contrôle des grands risques

1. Ratio de solvabilité

Le ratio de solvabilité (ratio de COOKE) est le premier ratio visant à la couverture du risque de contrepartie mais aussi de liquidité : il repose sur l'idée que les pertes potentielles encourues doivent être supportées par du fonds propres suffisants.

C'est donc une exigence de fonds propres, à intégrer dans le calcul des coûts financiers, qui représente 8 % des crédits risqués consentis. Les risques associés à un crédit sont évalués à partir d'une pondération définie en fonction de clients par la commission bancaire.

Engagements

Quotité

Au bilan

- Etat ou assimilé

- Etablissement de crédit

- Prêts hypothécaire

- Crédits à la clientèle

Hors bilan

- Accords de financement durée mois 1 an

- Garantie de remboursement de crédit

10 %

20 %

50 %

100%

0%

100%

Exemples de pondération appliquée aux engagements

L'application de cette pondération au moment des crédits consentis produit le dénominateur du ratio.

Ratio de solvabilité = = 8 %

- Prise en compte en particulier des emprunts subordonnés d'une durée supérieure à deux ans

- Capital ;

- Prime d'émission ;

- Réserves ;

- Ecart de réévaluation ;

- Provisions réglementées ;

- Résultat de l'exercice ;

- Fonds pour risques bancaires généraux (F.R.B.G.).

- Prise en compte des titres et emprunts subordonnés en particulier ;

- Plafonnés à 100 % du fonds proprement de base et certains éléments pris en compte à 50 % seulement.

Fonds propres complémentaires

Tiers 2

Fonds propres surcomplémentaires

Tiers 3

Fonds propres de base = capitaux propres comptables

Tiers 1

Parmi ces éléments, le FRBG constitue une véritable spécificité de la banque. Il est constitué par les montants que les dirigeants décident d'affecter à la couverture de certains risques, lorsque des raisons de prudence s'imposent.

Ce fonds, doté à la discrétion de dirigeant, ne doit pas avoir été constitué en vue de faire face à des charges diverses ou à des risques dont le caractère probable a permis de les identifier clairement. Il s'agit donc pas d'une provision pour risque : une fois constitué il n'a pas vocation à être repris sur la moyenne période.

On doit respecter : =100 %

2. Le coefficient des ressources permanentes

Il s'agit du niveau de couverture minimal des emplois longs par des ressources permanentes, afin de limiter le risque de transformation d'échéances des banques en plafonnant leur capacité à financer des prêts à long terme : c'est un ratio de couverture du risque de liquidité.

Le numérateur est principalement constitué des fonds propres, emprunts obligatoires, certificats de dépôts et dépôt de la clientèle à plus de cinq ans.

Le dénominateur concerne les immobilisations les titres de participations et filiale, les prêts participatifs, les crédits à la clientèle et les opérations de crédit-bail à plus de cinq d'échéance.

Coefficient de fonds propres et ressources permanentes = = 60 %

Ratio de liquidité

Ce ratio permet de préserver du risque d'illiquidité en obligeant les banques à détenir un minimum de trésorerie pour limiter la création monétaire. En effet, un établissement qui ne dispose pas de liquidités suffisantes ne peut pas développer son activité de crédit.

Ratio de liquidité = = 150 %

3. Ratio de surveillance de la position de change

Calculé trimestriellement il comporte une double obligation

Ratio de position de change = =15%.

Les positions de change longues ou courtes sont calculées à partir des données suivantes :

- Eléments d'actif et de passif libellés en devise,

- Opération de change au comptant et à terme ;

- Opération d'achat et de vente d'instruments financiers à terme libellés en devise et d'option de change

=40 %

4. Coefficient de participation industrielle

Il vise à limiter les prises de participation dans le capital des sociétés privées :

- Aucune participation ne peut dépasser 15 % des fonds propres de l'établissement,

- Le montant total des participations ne peut dépasser 60 % du total des fonds propres.

- Le calcul se fait sur une base consolidée.

5. Ratios de contrôle de grands risques

Il mesure l'étendue de relation des banques avec les plus grands emprunteurs par rapport à la surface financières et comporte une double contrainte :

- L'ensemble des engagements d'une banque avec un même emprunteur ne doit pas dépasser 25 % de ses fonds propres.

- Déclaration de tout engagement supérieur à 10 % du fonds propres (niveau à partir duquel est considéré comme un grand risque). La somme de l'ensemble de grands risques ne doit pas être supérieure à huit fois les fonds propres nets de la banque.

Ce ratio destiné là encore à limiter le risque de contrepartie, permet d'assurer une division de risque entre les banques sur le gros emprunteur.

Deuxième chapitre : PRESENTATION DE LA RAWBANK

Ce chapitre, présente la Rawbank qui est l'univers de notre recherche. Sa présentation portera sur 5 points essentielle à savoir sa situation géographique, son historique, ses activités, son organisation et son fonctionnement.

II.1. Situation géographique 

La Rawbank est situé sur le Boulevard du 30 juin, dans la commune de la Gombe, district de la Lukunga, ville de Kinshasa.

La Rawbank (S.A), est une banque de droit Congolais fondée en mai 2001 avec autorisation de la banque Centrale du Congo (BCC), et autorisée à exercer l'activité de banque commerciale par le décret présidentiel n°040/2001 du 08 août 2001. Les premiers guichets ont ouvert leurs portes en mai 2002.

II.2. Historique

Miral Rawji, grand père de Mazhar Rawji, le président du conseil d'administration de la Rawbank, vient s'installer à l'est du Congo en 1922 avec sa famille, et lance une petite activité commerciale à Kindu. Il étend ses affaires vers Kisangani et c'était le début d'une action entrepreneuriale passionnante.

La famille Rawji investit au Congo depuis quatre générations, et les membres de la famille ont fait fi des troubles qui ont parsemé l'histoire économique, sociale et politique du pays.

La Rawbank bénéficie du dynamisme du groupe familial Rawji qui depuis des décennies a investi en RDC dans plusieurs activités, notamment dans le commerce, l'industrie et la finance en RDC à savoir :

Ø BELTEXCO S.A.R.L, RDC: Distribution

Ø BELTEXCO General Trading LLC, Dubai: Administration

Ø MARSAVCO S.A.R.L, RDC : Industrie

Ø PRODIMPEX S.A.R.L, RDC : Industrie

Ø SOGALKIN S.P.R.L, RDC : Industrie

Ø RAFI S.P.R.L, Kinshasa RDC : Ports / immobilier

Ø PARKLAND S.P.R.L, Kinshasa RDC : Conseil en électricité

Ø PROTON S.P.R.L : Services financiers

Ø RAWHOLDING, Angola: Distribution

Ø HEXAGON GMBH China, India, S.Africa: Trading / immobilier

Ø MAT IMPEX, Bruxelles, Belgium: Bureau central

Ø MATIMPEX, Dubaï General Trading, Dubaï : Bureau centra

Grace à cette connaissance du marché et des multiples besoins des opérateurs économiques, le groupe a été incité à investir dans le secteur bancaire. C'est ainsi la que Rawbank née en 2001, au terme d'une réflexion menée dès 1989 mais dont l'aboutissement fut retardé par les rescousses dont a souffert pays dans les années 90.

Le 31 décembre 2011, le capital de la Rawbank s'élève à CDF 10.066.009.000 équivalant à USD 11,31 millions. La Rawbank fonctionne comme une société anonyme (S.A), dont les actions sont reparties entre la RAWHOLDING une société de droit luxembourgeoise et les 6 membres de la RAWJI.

La Rawbank entant qu'établissement commercial de finances, permet à ses clients d'avoir de compte courant avec chèque, carte et de comptes épargne, ainsi que des produits financiers personnels.

La banque s'impose comme un des acteurs de premier plan dans le secteur bancaire Congolais à avoir intégrer le réseau international SWIFT (société privée dont l'objet est d'assurer le fonctionnement d'un réseau international de communication électronique entre acteur de marché financier).

La banque est également pionnière en matière de monétique et dans la distribution de cartes de crédits master Card en RDC.

Parmi les divers produits et services en monétique, il y a lieu de citer :

Ø Masters Card;

Ø Cartes prépayées (maestro);

Ø Raw banking;

Ø Web surfer;

Ø SMS'S alerts;

Ø Traveller;

Ø Rapidos Card;

Ø Cartes de crédit (Classic, Gold et Platinum).

II.2.1. Valeurs 

Les valeurs de la banque sont dédiées à ses clients, avec le souci de la qualité de leurs produits et services. La Rawbank est un entrepreneur financier qui respecte des valeurs sociétales, toutes attentes, de toutes les composantes de ses marchés cibles.

Elle veille, à l'épanouissement de chacun de ses clients et employés pour partager sa passion d'entreprendre et de relever avec succès les défis du marché, dans le respect bien compris et sans compromis de l'intégrité intellectuelle de la transparence, de l'éthique des affaires et de la déontologie bancaire. La Rawbank reste attentive à la création des valeurs à long terme nécessaire à la connaissance de cette dernière à la pérennité de ses investissements au développement de ses coeurs de métier ainsi qu'à la satisfaction de ses actionnaires.

II.2.2. Vision 

La Rawbank se veut être un acteur bancaire de référence, global et innovant, créateur et distributeur de produits bancaires, financiers et monétiques performant et profitable à l'ensemble de sa clientèle congolaise et internationale : 

Entreprise privées et publiques, organismes nationaux et internationaux, ambassades, ONG et particuliers.

II.2.3. Mission 

Forts d'une expertise de terrain acquise depuis 1922, dans le commerce et l'industrie au Congo, la Rawbank focalise ses efforts sur les atouts qui font sa différence aux services du succès de ses clients : Savoir-faire dans le métier et connaissances du tissu économique congolais, qualité de l'accueil et rapidité des opérations, recherche et développement dans les TIC bancaires le plus récents.

II.2.4. La stratégie de la RAWBANK 

Dans la perspective du renouveau économique congolaise, la Rawbank est une référence bancaire de premier plan en RD Congo, en termes de solvabilité, de flexibilité et de rapidité mais aussi de qualité et de sécurité. Pour renforcer en permanence le niveau d'excellence, la banque met à la disposition de ses clients des équipes aux compétences professionnelle régulièrement actualisées ainsi qu'un savoir-faire de haut niveau dans le NTIC.

Pour ce faire, elle met en oeuvre les moyens financiers utiles et nécessaires en adéquation avec ses ambitions. Dans le déploiement de sa stratégie, la Rawbank veut être une entreprise cohérente et appréciée comme telle, gérée avec rigueur, ambition et professionnalisme dans le respect de ses actionnaires. Certes, la Rawbank, étant une banque de proximité, mise sur la qualité et la sécurité.

II.2.5. Objectif et ambition  

Doter des moyens utiles et nécessaires à son développement à fin d'accompagner avec efficience les opérations économiques de l'ensemble du pays. Depuis sa création et son implantation en RDC, la direction de la banque focalise son énergie sur le déploiement d'une offre de services adaptés aux besoins des grandes entreprises et des organismes internationaux.

La banque veux être une entreprise cohérente et appréciée dans le respect des standards de conformité en vigueur dans les métiers de la banque et de la finance et ce faisant, dans le respect de toutes parties prenantes.

II.3. Activités 

Les activités de la Rawbank se répartissent en trois catégories :

· Commercial banking

Dans cette catégorie, nous retrouvons :

Ø Les transferts nationaux et internationaux ;

Ø Les avances sur produits et aval d'effets ;

Ø Le ramassage de fonds ;

Ø Les dépôts à vue et à terme ;

Ø Les opérations de change et d'arbitrage au comptant et à terme ;

Ø L'émission de cautionnement de marché et de garantie ;

Ø L'ouverture de crédits documentaires ;

Ø La négociation des remises documentaires ;

Ø Le financement des importations et exportations ;

Ø La mise à disposition des devises cash et franc congolais.

· Private banking

Il y a dans cette catégorie :

Ø Le conseil en placement ;

Ø L'émission des cartes de crédits (master card) ;  

Ø L'émission des cartes de débits rapidos (Classic, gold, Platinum) ;

Ø L'émission des cartes de débits prépayées (maestro) ;

Ø L'émission des cartes websurfer (pour l'achat sur net) ;

Ø La banque à domicile (rawbanking) ;

Ø La vente et achat de traveller.

· Investissement banking

On retrouve:

Ø Le conseil aux entreprises ;

Ø La création d'entreprise ;

Ø La fusion et acquisitions ;

Ø La recherche de financement à moyen terme ;

Ø L'analyse de projets d'investissement.

II.3.1. Autres services à la clientèle 

La Rawbank, offre un paquet complet de divers produits et services financiers pour les entreprise et les particulier en matière de :

· Gestion des capitaux

La banque met à la disposition de sa clientèle un éventail d'investissements englobant les cinq classes et capitaux et leur garantie des intérêts prospères avec un portefeuille à risques équilibrés.

· Trésor

Pour une bonne gestion des ressources à sa clientèle, la Rawbank donne accès à ses clients pour leur permettre de visualiser et d'anticiper le cours des devises ainsi que l'échange de celle-ci avec plusieurs options.

· Finance commercial

La Rawbank met à la disposition de ses clients divers produits de finance commerciale, à savoir :

Ø Des lettres de collections ;

Ø Des lettres de crédits ;

Ø Des billets d'échanges et d'industries,...

II.4. Partenaires et correspondants 

La Rawbank travaille en partenariat avec certaines entreprises dans l'échange ou la sous-traitance en matière de divers services. Elle travaille en partenariat avec:

· Money gram

Pour le transfert d'argent et la messagerie financière tant sur le plans national qu'international.

· Celplay

Dans l'offre des services de banque sur mobile pour les transactions bancaires sur téléphone portable

Outre ces partenaires, la Rawbank dispose d'un réseau performant de banquiers correspondants aux quatre coins du monde :

a. USA

City bank NA, New York City

Habib American bank, New York City

b. Europe

ING Belgium SA / NV, Bruxelles

City bank NA, Londres

Commerz bank, Franck fort

c. Afrique

Standard bank of South Africa, Johannesburg

Absa bank, Johannesburg

d. Moyen orient

Habib Bank AG Zurich, Dubai

e. Australie

National Australian Bank, New South Wales

Depuis sa création jusqu' à ce jour, la Rawbank n'a cessé d'élargir son rayon d'action, ces agences couvrent actuellement la province de Kinshasa, du Katanga, du Bas Congo, de Goma, de Bunia, de Kisangani et de Bukavu

II.5. Organisation  

Comme toute autre organisation, la Rawbank est gérée par un comité de gestion appelé conseil d'administration. Il est l'organe collégial qui dispose des pouvoirs le plus étendus pour la gestion de la banque, l'élaboration de sa stratégie financière, organisationnelle et commerciale, et la réalisation de son objet social.

 Le conseil d'administration est composé :

· Du Président ;

· Du Vice-Président ;

· D'un Administrateur ;

· Des Administrateurs indépendants.  

Il a pour objectifs prioritaires :

· Le développement de la valeur de la banque ;

· L'adoption des grandes orientations qui en détermine la gestion ;

· La vérification de la fiabilité et de la sincérité des informations qui la concernent ;

· La protection de son patrimoine.

Le conseil d'administration a 8 attributions principales qui sont ceux de :

· veiller au respect de l'intérêt social de la banque et d'en protéger Le patrimoine

· choisir le mode d'organisation de la direction de la banque ;

· De désigner le président du conseil d'administration et de L'administrateur délégué de la banque ;

· contrôler la gestion de la banque ;

· arrêter les compte annuels et semestriels de la banque ;

· vérifier la qualité de l'information fournie aux actionnaires sur la Banque ;

· diffuser, en adoptant une charte éthique, les valeurs collectives qui animent la banque et ses employés qui régissent les relations avec les clients ainsi que les rapports avec les partenaires et les fournisseurs de la banque ;

· De promouvoir la cohérence du développement économique de la banque avec une politique sociale et une démarche citoyenne fondée notamment sur le respect de la personne humaine et la préservation de l'environnement dans lequel elle agit.

Il faut préciser que le conseil d'administration a une charte qui a été publiée en décembre 2009 et signée par chaque administrateur.

II.6. Fonctionnement 

Le conseil d'administration se réunit au moins trois fois dans l'année sans préjudice de ses missions légales. Il a pour rôle de veiller à la pérennité de l'organisation en fournissant l'essor d'un leadership entrepreneurial tout en s'assurant de la qualité de la gestion journalière, de la mesure et du contrôle des risques liés aux métiers de la banque, ainsi que du respect des principes de bonne gouvernance opérationnelle tels qu'ils ont été communiqués aux membres du personnel et aux cadres de direction.

 Cette structure fonctionne suivant la charte du conseil d'administration, cette dernière met en exergue les principes déontologiques qui le gouvernent, tels que : compétence et responsabilité de ses membres, clarté et loyauté des décisions, efficacité et sécurité des contrôles.

II.6.1. Le comité de direction 

Est l'organe exécutif placé sous la responsabilité de l'administrateur délégué et le président du comité de direction, entouré d'un vice-président et de six membres.

Il est composé:

· D'un Président ;

· D'un Vice-président ;

· Des membres.

II.6.1.1. Attribution du comité de direction 

Le rôle du comité de direction porte essentiellement sur les tâches suivantes :

· Proposer au conseil d'administration les grandes lignes de la stratégie de la banque ;

· Exécuter cette stratégie conformément aux options prises par le conseil d'administration ;

· Assurer l'organisation de toutes les tâches de la gestion journalière, commerciale et administrative tout en mettant en place les processus qui permettent d'identifier, de mesurer, de suivre et de contrôler les risques en cours ;

· En faire rapport régulier au conseil d'administration.

II.7. Les comités spécifiques 

Ils sont rattachés au comité de direction qui, en accord avec le conseil d'administration, en définit l'organisation, les objectifs et les modalités de fonctionnement. Les comités spécifiques du siège sont au nombre de quinze. Ils ont pour objectifs d'assurer un fonctionnement optimal de tous les services et département de la banque, dans une démarche de qualité et de sécurité au profit de toutes les parties prenantes. Ces comités se réunissent régulièrement, chacun selon un rythme préétabli.

· Le comité commercial, présidé par le directeur commercial compte 6 membres. Il se réunit 2 fois par mois.

· Le comité de pilotage du développement réseau, présidé par le directeur des moyens et compte 10 membres. Il se réunit 1fois par semaine.

· Le comité qualité, est présidé par le secrétaire général adjoint ce dernier compte 5membres. Il se réunit 2 fois mois.

· Le comité de ressources humaines, présidé quant à lui par le directeur commercial et compte 7 membres. Il se réunit 1fois mois.

· Le comité crédits présidé par le secrétaire général adjoint et compte 6 membres. Il se réunit 1fois par semaine.

· Le comité budgétaire, présidé par l'administrateur délégué, compte 5 membres. Il se réunit 2 fois par mois.

· Le comité conformité et contentieux, présidé par le conseiller juridique et compte 7 membres. Il se réunit 1fois par mois

· Le comité trésorière présidé par l'administrateur délégué et compte 5 membres. Il se réunit chaque matin.

· Le comité informatique présidé par le responsable informatique, il compte 7 membres. Il se réunit 1fois par mois.

· Le comité sécurité de l'information, présidé par le secrétaire général, compte 8 membres. Il se réunit 1fois par mois.

· Le comité de sécurité des biens et des personnes, il est présidé par le directeur des moyens compte 5 membres. Il se réunit 1fois par mois.

· Le comité risques opérationnels, présidé par l'administrateur délégué compte 10 membres. Il se réunit 1fois par mois.

· Le comité marketing & communication, il est présidé par le secrétaire général adjoint et compte 8 membres. Il se réunit 2 fois par mois.

· Le comité réseau d'agences, il est présidé par le responsable du réseau, compte 7 membres. Il se réunit 2 fois par mois. 12 

· Le comité optimisation du réseau GAB et TPE, présidé par le responsable du réseau monétique et compte 8 membres. Il se réunit 2 fois par mois.

II.7.1. Les comités des ressources humaines  

La priorité du département de ressources humaines porte sur le renforcement des compétences techniques et humaines, sur la notion de personnel, ainsi que sur la gestion prévisionnelle des besoins de la banque en matière d'emplois.

Au sein de la Rawbank, la gestion de ressources humaines est responsable de la formation professionnelle est également d'une préoccupation constante de la direction de la banque. Outre les formations internes aux quelles sont conviées régulièrement, voir quotidiennement, les membres du personnel, plusieurs formations de haut niveau sont externalisées dans le cadre de programme organisés par des grandes écoles internationales en Afrique Central et de l'ouest. Elle entend ainsi attirer, statiques en matière de fidélité du personnel et des managers en particulier, ainsi que la motivation de l'ensemble du personnel.

Une charte de la qualité a été signée par tous les membres du personnel, elle vise à sensibiliser chacun sur sa propre contribution au succès de la banque par une attitude positive dans tous les actes de son travail.

II.7.2. Gestion de risque 

La prise de risque est essentielle pour permettre à une banque de gérer des revenus. Les objectifs de profit sont fixés après avoir conclus tous les risques conservables et après avoir pris les précautions nécessaires pour gérer les risques.

La Rawbank, dispose d'un comité de gestion des risques, constitué dans le but de contrôler le cadre des risques de la banque, promouvoir une gestion efficace de toutes les catégories de risques et favoriser l'établissement et le maintien d'une culture du risque efficace. Les principaux risquent aux quels la banque est exposée sont le risque de crédit, le risque de marché et de liquidité.                                                       

II.7.3. La banque des grandes entreprises opérationnelles et des grands organismes nationaux et internationales

La segmentation du département «corporate» a été affinée pour mieux appréhender les besoins et les attentes des entreprises par une écoute attentive des clients et une meilleure connaissance de leurs secteurs d'activités. Le porte client est reparti de façon la plus équilibrée possible entre le corporate managé et son équipe de 4 corporate officers, tenant compte de l'expérience, des connaissances et des compétences de chacun.

Sur ce, plusieurs secteurs ont été clairement identifié, chaque membre de l'équipe corporate se croyant attribuer 3 à 4 secteurs. L'identification des secteurs cibles est clairement établie:

· Construction, bâtiments et travaux publics.

· Agroalimentaire et bancaire.

· Sociétés étatiques.

· Energie et hydrocarbure.

Mines dont le secteur diamantaire géré depuis Kinshasa et les autres secteurs miniers à partir de Lubumbashi.

· Institutions et organismes publics.

· Programmes nationaux.

II.7.4. La banque au service des particuliers 

Pour pénétrer le marché des particuliers via son réseau d'agence, la Rawbank a mis en place allégée et les équipes commerciales dédiés à cette cible de clients ont amorcé une démarche d'accueil proactive. Des séances de sensibilisation à l'utilisation des services bancaire ont été organisées au sein de plusieurs entreprises clientes de la banque.

Ainsi de faciliter les démarches administratives et de ne pas engager les guichets des agences, l'ouverture du compte bancaire, la demande de carte de banque et de chéquier ainsi que les demandes de crédit sont les plus souvent gérées sur le lieu de travail, en collaboration avec l'employeur. Cette gestion décentralisée bénéficie de plusieurs atouts : la proximité avec les clients, la souplesse et le gain de temps pour tous.

II.7.5. Environnement commercial et industriel en RDC 

Lors de sa création la Rawbank était une banque à vocation essentiellement « corporate » mais aujourd'hui elle a élargie sa clientèle aux cibles « private » et « retail ».

1. L'activité « corporate » 

Reste la plus importante en termes d'apports bruts. Le portefeuille « Corporate » de la banque est reparti en différents secteurs : mines, diamant, pétrole, distribution, bâtiments, ONG, ambassades, organismes publics et autres.

Les « corporate officers » se spécialisent par secteur. Ainsi, grâce à une offre bien adaptée, la Rawbank compte plusieurs clients dans chaque secteur.

2. L'activité « private » 

Cible une clientèle privée « high standing » qui génère d'importants mouvements en compte, attirée par la qualité de l'accueil et du service aux bureaux VIP de la banque et par des produits haut de gamme.

3. L'activité « retail » 

La clientèle « retail » est une clientèle de particuliers salariés d'entreprise en compte à la banque de commerçant de bonne notoriété ayant l'opinion sur rue. Cette clientèle prend de plus en plus le chemin de la Rawbank ou elle bénéficie de services monétiques à la pointe du progrès technologique. C'est une démarche qui anticipe l'évolution de la société congolaise qui, avec le retour de la normalisation politique et de la relance économique, voit progressivement renaitre une classe moyenne épargnante et consommatrice.

La Rawbank a orienté progressivement son offre vers les marchés en croissances, des petites et moyennes entreprises (PME), cette démarche vers les PME a été couronnée par la SFI (société financière internationale), qui est un groupe de la banque mondiale, qui après un audit approfondi de Rawbank, lui a accordé une ligne de crédit de 7 millions de dollars destinée à financer le développement des PME.

La banque est membre principal de visa, ce qui lui permet souvent de proposer à ses clients un service de paiement par carte de niveau international.

II.8 Organigramme de la rawbank

Conseil d'administration

Administrateur délégué

Comité de direction

Comité d'audit

Secrétariat général

Audit

Ressources Humaines & académie

Marketing-Communication-Qualité

Secrétariat de direction

Direction de maitrise des risques opérationnels

Direction commerciale

Direction des moyens

Direction financière

Direction du crédit

Direction des opérations

Direction de l'informatique

Marché corporate

Marché Retail

Marché private

Réseau d'agences

Canaux alternatifs et moneygraim

Responsables régionaux

Organisation

Développement réseau

Services généraux

Sécurité Banque

Correspondent banking

Comptabilité

Trésorerie

Contrôle de gestion

Gestion crédits

Back office et contrôles

Recouvrement

Reporting et monutoring

ALM

Back office national

Applications

Back office monétique

Infrastructures

Développ et reporting

Adm. etcoord des projets

Production et support

Sécurité information

Contentieux et conformité

251657728

II.8 Evolution actuelle de la RAWBANK 

La Rawbank développe régulièrement des produits et des services innovants au bénéfice du marché naissant du retail banking. Elle ouvre des nouvelles agences à Kinshasa et à l'intérieure du pays pour promouvoir un service bancaire de proximité et travaille avec la société financière internationale (Groupe

Banque Mondiale), dans le cadre d'une ligne de crédit de USD 7 millions mises à la disposition de la banque au profit du marché des PME. Dans ce contexte peu favorable au développement des activités bancaire Rawbank a redoublé des efforts pour non seulement conforter ses parts de marchés, mais également développer une stratégie commerciale proactive appuyée par une politique marketing et une communication tant institutionnelle fortes.

Rawbank continu donc à se performer sur tous les segments du marché : grandes entreprises nationales et internationales, PME, professionnels et particuliers. La société du groupe Rawji, Rawbank contribue à divers projets liés au développement social et culturel en RDC et aux quels la fondation Rawji attache une importance particulière.

Dans ce chapitre nous avons présenté l'entreprise bancaire Rawbank, cette présentation nous a permis de comprendre la manière dont cette institution bancaire est organisée, ses différents produits offerts au public ainsi que les différentes activités organisées dans la banque.

Au terme de celui-ci, il est apparu que cette entreprise bancaire créée en 2001, n'a cessé depuis le début de ses activités, d'élargir son rayon d'action ainsi que la gamme des biens et services au point de s'imposer aujourd'hui dans le secteur bancaire en R.D.Congo.

Chapitre troisième : GESTION DES CREDITS ET SON IMPACT SUR LARENTABILITE

La rentabilité est l'objectif visé par toute entreprise, les banques ne dérogent pas à cette règle ; c'est la capacité de celle-ci à créer la richesse.

Les banques ont comme fonction principale l'intermédiationfinancière, c'est dans ce contexte que nous avons abordé la présenteétude. Ce chapitre se subdivise en deux sections ; la première sera consacrée à la présentation des données et la seconde s'intitule et porte sur le traitement et l'interprétation des données.

Section 1 : PRESENTATION DES DONNEES

Dans cette section, nous allons présenter des bilans successifs, des comptes des profits et pertes successifs ainsi que des donnéescomplémentaires.

1. LES BILANS

Eu égard à la délimitation temporelle de la présenteétude, nous avons jugé bon de présenter des bilans successifs pour cinq exercices, soit de 2010 à 2014.

Notons aussi que les valeurs des bilans ci-dessous seront exprimées en unité monétaire : (francs congolais) et les masses des bilans n'ont pas subi un retraitement du fait de la simplicité des indicateurs financiers à déterminer.

TABLEAU N0 1 : BILAN COMPTABLE EXERCICE 2010 (en milliers de francs congolais)

ACTIF

 

PASSIF

 

Trésorerieet opération interbancaire

Caisse et BCC

Correspondant bancaire à vue

Portefeuille de placement

Operations avec la clientèle

Portefeuille effets commerciaux

Crédit à la clientèle

Compte de tiers et de régularisation d'actif

Compte de régularisation d'actif

Divers actifs

Valeurs immobilisées

Immo. corporelles nettes

Garanties et cautions

75.091.727

117.591.132

36.405.035

3.594.098 84.856.567

8.548.934

3.084.272

20.106.350

--------------

Trésorerie et opération interbancaire

B.C.C.

Compte à vue de correspondants

Operations avec la clientèle

Dépôts et compte à vue

Dépôts à terme

Compte de tiers et de régularisation

Compte de régularisation du passif

Divers passifs

Capitaux permanents

Capital

Réserves légales

Report à nouveau

Bénéfice de l'exercice

Plus-value de réévaluation

Provision générales

Autres ressources permanentes

Emprunt subordonné

Emprunt PROPARCO

Emprunt S.F.I

2.341.378

741.601

259.540.954

12.525.519

10.841.768

17.782.423

14.536.093

801.680

2.535.983

5.182.810

5.174.087

1.818.056

9.050.445

-------------

6.335.312

TOTAL ACTIF

349.278.115

TOTAL PASSIF

349.278.115

Source : rapport annuel de la RAW BANK, 2010.

TABLEAU N0 2 : BILAN COMPTABLE EXERCICE 2011 (en milliers de francs congolais)

ACTIF

 

PASSIF

 

Trésorerie et opération interbancaire

Caisse et BCC

Correspondant bancaire à vue

Portefeuille de placement

Operations avec la clientèle

Portefeuille effets commerciaux

Crédit à la clientèle

Compte de tiers et de régularisation d'actif

Compte de régularisation d'actif

Divers actifs

Valeurs immobilisées

Immo. corporelles nettes

Garanties et cautions

83.368.934

171.700.873

33.813.545

3.011.159

138.132.632

20.321.368

3.489.715

26.788.678

--------------

Trésorerie et opération interbancaire

B.C.C.

Compte à vue de correspondants

Operations avec la clientèle

Dépôts et compte à vue

Dépôts à terme

Compte de tiers et de régularisation

Compte de régularisation du passif

Divers passifs

Capitaux permanents

Capital

Réserves légales

Report à nouveau

Bénéfice de l'exercice

Plus-value de réévaluation

Provision générales

Autres ressources permanentes

Emprunt subordonné

Emprunt PROPARCO

Emprunt S.F.I

1.791.564

10.180.298

347.368.151

19.604.688

18.194.870

23.977.706

19.111.917

1.304.729

7.087.484

6.253.394

7.848.053

2.954.951

9.050.975

------------- 5.673.134

TOTAL ACTIF

480.626.904

TOTAL PASSIF

480.626.904

Source : rapport annuel de la RAW BANK, 2011.

TABLEAU N0 3 : BILAN COMPTABLE EXERCICE 2012 (en milliers de francs congolais)

ACTIF

 

PASSIF

 

Trésorerie et opération interbancaire

Caisse et BCC

Correspondant bancaire à vue

Portefeuille de placement

Operations avec la clientèle

Portefeuille effets commerciaux

Crédit à la clientèle

Compte de tiers et de régularisation d'actif

Compte de régularisation d'actif

Divers actifs

Valeurs immobilisées

Immo. corporelles nettes

Garanties et cautions

110.925.597

206.305.494

11.606.331

7.309.324

200.600.084

25.748.991

4.051.362

38.969.075

--------------

Trésorerie et opération interbancaire

B.C.C.

Compte à vue de correspondants

Operations avec la clientèle

Dépôts et compte à vue

Dépôts à terme

Compte de tiers et de régularisation

Compte de régularisation du passif

Divers passifs

Capitaux permanents

Capital

Réserves légales

Report à nouveau

Bénéfice de l'exercice

Plus-value de réévaluation

Provision générales

Autres ressources permanentes

Emprunt subordonné

Emprunt PROPARCO

Emprunt S.F.I

------------

5.018.222

421.925.374

26.646.453

31.260.363

29.268.533

46.515.068

1.929.472

-------------

7.391.700

8.108.679

4.917.876

9.050.000

9.200.000

4.434.500

TOTAL ACTIF

605.516.240

TOTAL PASSIF

605.516.240

Source : rapport annuel de la RAW BANK, 2012.

TABLEAU N0 4 : BILAN COMPTABLE EXERCICE 2013 (en milliers de francs congolais)

ACTIF

 

PASSIF

 

Trésorerie et opération interbancaire

Caisse et BCC

Correspondant bancaire à vue

Portefeuille de placement

Operations avec la clientèle

Portefeuille effets commerciaux

Crédit à la clientèle

Compte de tiers et de régularisation d'actif

Compte de régularisation d'actif

Divers actifs

Valeurs immobilisées

Immo. corporelles nettes

Garanties et cautions

136.442.032

153.183.931

38.056.000

27.550.947

238.590.988

20.747.519

7.506.713

44.399.847

849.145

Trésorerie et opération interbancaire

B.C.C.

Compte à vue de correspondants

Operations avec la clientèle

Dépôts et compte à vue

Dépôts à terme

Compte de tiers et de régularisation

Compte de régularisation du passif

Divers passifs

Capitaux permanents

Capital

Réserves légales

Report à nouveau

Bénéfice de l'exercice

Plus-value de réévaluation

Provision générales

Autres ressources permanentes

Emprunt subordonné

Emprunt PROPARCO

Emprunt S.F.I

1.799.873

2.184.488

464.266.800

47.287.934

23.227.391

28.906.433

53.167.598

2.700.622

-------------

5.164.384

8.251.501

8.750.148

9.200.000

9.200.000

3.220.000

TOTAL ACTIF

667.327.172

TOTAL PASSIF

667.327.172

Source : rapport annuel de la RAW BANK, 2013.

TABLEAU N0 5 : BILAN COMPTABLE EXERCICE 2014 (en milliers de francs congolais)

ACTIF

 

PASSIF

 

Trésorerie et opération interbancaire

Caisse et BCC

Correspondant bancaire à vue

Portefeuille de placement

Operations avec la clientèle

Portefeuille effets commerciaux

Crédit à la clientèle

Compte de tiers et de régularisation d'actif

Compte de régularisation d'actif

Divers actifs

Valeurs immobilisées

Immo. corporelles nettes

Garanties et cautions

198.431.724

277.458.406

15.465.000

20.458.816

289.774.128

21.782.786

3.345.934

44.489.656

786.597

Trésorerie et opération interbancaire

B.C.C.

Compte à vue de correspondants

Operations avec la clientèle

Dépôts et compte à vue

Dépôts à terme

Compte de tiers et de régularisation

Compte de régularisation du passif

Divers passifs

Capitaux permanents

Capital

Réserves légales

Report à nouveau

Bénéfice de l'exercice

Plus-value de réévaluation

Provision générales

Autres ressources permanentes

Emprunt subordonné

Emprunt PROPARCO

Emprunt S.F.I

12.966.039

688.277

556.524.563

78.109.960

77.157.006

22.539.420

70.143.495

3.217.060

-------------

5.381.916

8.251.501

7.481.810

9.200.000

9.200.000

11.132.000

TOTAL ACTIF

871.993.043

TOTAL PASSIF

871.993.043

Source : rapport annuel de la RAW BANK, 2014.

2. LES COMPTES DES PROFITS ET PERTES OU COMPTE DU RESULTAT

Le compte du résultat est un état financier qui représente le résultat par le truchement des soldes intermédiaires. Il montre comment se forme le résultat net de l'exercice.

En ce qui est de la présente étude, ce tableau présentera les différentes charges et des produits escomptés ; le compte du résultat d'une banque diffère de celui d'une entreprise industrielle et/ou commerciale et cette différence réside au niveau de soldes intermédiaires.

Ainsi, présentera-t-on les comptes des profits et pertes successifs pour les 5 années sous étude, soit de 2010 à 2014.

TABLEAU N°6 : COMPTE DES PROFITS ET PERTES POUR L'EXERCICE 2010 (exprimé en milliers de francs congolais).

DESIGNATION

MONTANTS

Produits sur opérations de trésorerie et opérations interbancaires

Produits sur opérations avec la clientèle

Charges sur opérations de trésorerie et opérations interbancaires

Charges sur opérations avec la clientèle

4.248.623 15.978.402

(978.163) (1.663.409)

MARGE D'INTERMEDIATION

7.585.453

Produits sur opérations bancaires diverses

Charges sur opérations bancaires diverses

10.480.349

(453.726)

PRODUIT NET BANCAIRE

27.612.076

Autres produits bancaires

Produits accessoires

Charges générales d'exploitation

Charges de personnel

Impôts et taxes

Autres charges bancaires

2.799.186

1.435.516

(15.902.242)

(4.857.648)

(206.673)

(1.522.613)

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION

9.357.602

Dotations aux amortissements sur immobilisations

Reprises sur amortissements et provisions

(2.177.220)

3.061.193

RESULTAT COURANT AVANT IMPOT ET EXCEPTIONNEL

10.241.575

Dotations aux provisions et pertes sur créances

Résultat exceptionnel

(2.177.220)

(880.310)

RESULTAT COURANT AVANT IMPOT

6.534.810

Impôt sur le bénéfice et profit

(1.352.000)

BENEFICE DE L'EXERCICE

5.182.810

Source : rapport annuel de la RAW BANK ; 2010.

TABLEAU N°7 : COMPTE DE PROFITS ET PERTES POUR L'EXERCICE 2011(Exprimé en milliers de francs congolais)

DESIGNATION

MONTANTS

Produits sur opérations de trésorerie et opérations interbancaires

Produits sur opérations avec la clientèle

Charges sur opérations de trésorerie et opérations interbancaires

Charges sur opérations avec la clientèle

5.172.691

23.565.729

(1.005.122)

(2.407.490)

MARGE D'INTERMEDIATION

25.325.808

Produits sur opérations bancaires diverses

Charges sur opérations bancaires diverses

15.458.150

(993.548)

PRODUIT NET BANCAIRE

39.790.410

Autres produits bancaires

Produits accessoires

Charges générales d'exploitation

Charges de personnel

Impôts et taxes

Autres charges bancaires

-------------

2.848.801

(20.309.525)

(5.741.216)

(267.722)

(1.345.049)

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION

14.978.699

Dotations aux amortissements sur immobilisations

Reprises sur amortissements et provisions

(2.593.175)

5.507.508

RESULTAT COURANT AVANT IMPOT ET EXCEPTIONNEL

17.893.032

Dotations aux provisions et pertes sur créances

Résultat exceptionnel

(6.209.369)

(3.174.079)

RESULTAT COURANT AVANT IMPOT

8.509.584

Impôt sur le bénéfice et profit

(2.256.190)

BENEFICE DE L'EXERCICE

6.253.394

Source : rapport annuel de la RAW BANK, 2011.

TABLEAU N°8 : COMPTE DE PROFITS ET PERTES POUR L'EXERCICE 2012 (exprimé en milliers de francs congolais)

DESIGNATION

MONTANTS

Produits sur opérations de trésorerie et opérations interbancaires

Produits sur opérations avec la clientèle

Charges sur opérations de trésorerie et opérations interbancaires

Charges sur opérations avec la clientèle

2.544.141 30.814.536

(885.183)

(2.965.688)

MARGE D'INTERMEDIATION

29.507.806

Produits sur opérations bancaires diverses

Charges sur opérations bancaires diverses

25.211.919 (1.129.362)

PRODUIT NET BANCAIRE

53.590.363

Autres produits bancaires

Produits accessoires

Charges générales d'exploitation

Charges de personnel

Impôts et taxes

Autres charges bancaires

-------------

3.361.697

(24.823.219)

(6.782.366)

(1.124.283)

(1.457.137)

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION

22.765.055

Dotations aux amortissements sur immobilisations

Reprises sur amortissements et provisions

(4.467.025)

9.403.298

RESULTAT COURANT AVANT IMPOT ET EXCEPTIONNEL

27.701.328

Dotations aux provisions et pertes sur créances

Résultat exceptionnel

(13.664.256)

(3.148.959)

RESULTAT COURANT AVANT IMPOT

10.888.113

Impôt sur le bénéfice et profit

(3.496.413)

BENEFICE DE L'EXERCICE

7.391.700

Source : rapport annuel de la RAW BANK, 2012.

TABLEAU N° 9 : COMPTE DE PROFITS ET PERTES POUR L'EXERCICE 2013 (exprimé en milliers de francs congolais)

DESIGNATION

MONTANTS

Produits sur opérations de trésorerie et opérations interbancaires

Produits sur opérations avec la clientèle

Charges sur opérations de trésorerie et opérations interbancaires

Charges sur opérations avec la clientèle

1.097.526

36.686.776

(1.109.735)

(4.316.145)

MARGE D'INTERMEDIATION

32.358.422

Produits sur opérations bancaires diverses

Charges sur opérations bancaires diverses

27.428.220

(1.505.429)

PRODUIT NET BANCAIRE

58.281.213

Autres produits bancaires

Produits accessoires

Charges générales d'exploitation

Charges de personnel

Impôts et taxes

Autres charges bancaires

-------------

6.175.547 (29.304.797) (8.553.001) (1.139.841) (1.810.615)

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION

23.648.506

Dotations aux amortissements sur immobilisations

Reprises sur amortissements et provisions

(5.529.569) 10.514.088

RESULTAT COURANT AVANT IMPOT ET EXCEPTIONNEL

28.633.025

Dotations aux provisions et pertes sur créances

Résultat exceptionnel

(15.165.749) (4.188.423)

RESULTAT COURANT AVANT IMPOT

9.278.853

Impôt sur le bénéfice et profit

(4.114.469)

BENEFICE DE L'EXERCICE

5.164.384

Source : rapport annuel de la RAW BANK, 2013.

TABLEAU N° 10 : COMPTES DES PROFITS ET PERTES POUR L'EXERCICE 2014 (exprimé en milliers de francs congolais)

DESIGNATION

MONTANTS

Produits sur opérations de trésorerie et opérations interbancaires

Produits sur opérations avec la clientèle

Charges sur opérations de trésorerie et opérations interbancaires

Charges sur opérations avec la clientèle

1.048.480 49.572.171

(981.330) (7.046.125)

MARGE D'INTERMEDIATION

42.593.196

Produits sur opérations bancaires diverses

Charges sur opérations bancaires diverses

Autres charges bancaires

33.317.902 (1.465.652) (1.112.850)

PRODUIT NET BANCAIRE

73.332.596

Autres produits bancaires

Produits accessoires

Charges générales d'exploitation

Charges de personnel

Impôts et taxes

Dotations aux amortissements sur immobilisation

------------------ 4.342.850

(41.865.652)

(10.190.119)

(1.986.663)

(6.205.757)

RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION

17.427.553

Dotations aux provisions et reprise sur amortissements

Résultat exceptionnel

(3.799.024)

(4.213.849)

RESULTAT COURANT AVANT IMPOT

9.414.680

Impôt sur le bénéfice et profit

(4.032.764)

BENEFICE DE L'EXERCICE

5.381.916

Source : rapport annuel de la RAW BANK, 2014.

3. DONNEES COMPLEMENTAIRES

Ces données complètent celles de patrimoine et celles de gestion pour nous permettre de faire une bonne analyse financière de la situation de la RAW BANK en termes de la rentabilité et du crédit.

Elles sont des statistiques sur le nombre d'agences de la RAW BANK et celles liées au nombre d'employés, tous ceci durant la période sous examen. Elles seront utiles pour la détermination de la productivité par agence et par employé.

Tableau n° 11 : évolution du nombre d'agence et de l'effectif d'employé de la RAW BANK

(De 2010 à 2014)

EXERCICES

2010

2011

2012

2013

2014

Nombre d'agence

28

31

34

36

38

Effectif d'employé

515

627

743

897

1108

Source : nous même sur base, des rapports annuels de la RAW BANK, 2010 à 2014.

Section 2. : TRAITEMENT ET INTERPRETATION DES DONNEES

Apres avoir présenté les données dans la première section, cette section est consacrée au traitement et à l'interprétation des données. Avant ça, il est capital de signaler les éléments cités à la première section n'ont subi aucun retraitement du fait qu'elles étaient plus ou moins retraitées. Ceci nous amène de ce fait :

1. à la détermination et interprétation de quelques ratios notamment :

o le ratio de la rentabilité financière(R.O.E) ;

o le ratio de rendement(R.OA) ;

o le ratio de la marge bénéficiaire ;

o le ratio de la surface financière ;

o le coefficient d'exploitation(C.I.R) ;

o les ratios de la productivité ;

o les autres indicateurs du risque.

2. Et à la présentation des graphiques.

1. DETERMINATION DES RATIOS

La liste de ratios que nous allons déterminer n'est pas exhaustive ; nous avons jugés mieux d'utiliser les quelques ratios énumérés ci-haut. Par répétition, citons :

§ le ratio de la rentabilité financière(R.O.E) ;

§ le ratio de rendement(R.OA) ;

§ le ratio de la marge bénéficiaire ;

§ le ratio de la surface financière ;

§ le coefficient d'exploitation(C.I.R) ;

§ les ratios de la productivité ;

§ les autres indicateurs du risque.

Tableau n° 13 : détermination du ratio de la rentabilité financière(R.O.E)

Le ratio de la rentabilité financière, un des ratios significatifs de la gestion bancaire, il se calcule en faisant le rapport entre le bénéfice de l'exercice et le fonds propres.

Formule :

Ce ratio est idéal en gestion bancaire lorsqu'il dépasse 12%. Cette norme de gestion bancaire est acceptable tous les établissements de crédits.

Le ratio de la rentabilité financière permet aux propriétaires de fonds propres d'apprécier la profitabilité de fonds qu'ils ont investis dans une banque. Ce ratio attire les investisseurs vers une banque du fait qu'il montre comment les propriétaires des fonds (actionnaires ou associés) sont rémunérés.

 

2010

2011

2012

2013

2014

Capital

Réserves légales

Report à nouveau

Bénéfice de l'exercice

Plus-value de réévaluation

Provision générales

Emprunt subordonné

Emprunt PROPARCO

Emprunt S.F.I

14.536.093

801.680

2.535.983

5.182.810

5.174.087

1.818.056

9.050.445

-------------

6.335.312

19.111.917

1.304.729

7.087.484

6.253.394

7.848.053

2.954.951

9.050.975

-------------

5.673.134

46.515.068

1.929.472

-------------

7.391.700

8.108.679

4.917.876

9.050.000

9.200.000

4.434.500

53.167.598

2.700.622

-------------

5.164.384

8.251.501

8.750.148

9.200.000

9.200.000

3.220.000

70.143.495

3.217.060

-------------

5.381.916

8.251.501

7.481.810

9.200.000

9.200.000

11.132.000

FONDS PROPRES

45.434.466

59.238.627

91.397.295

99.654.253

124.007.782

Ratio de rentabilité financière

11,41%

10,46%

8,09%

5,92%

5,19 %

Source : nous-mêmes sur base des tableaux n°1, 2,3, 4 et 5

Commentaires :

Ce ratio est très significatif en analyse financière comme en gestion bancaire, il montre la capacité de profits en faveur des actionnaires et/ou associés.

En rapport avec la présence étude, nos constats sont que ce ratio est en décroissance durant la période sous étude et cette décroissance est estimée globalement à 54,5 % soit de 2010 à 2014.

Vu qu'il se chiffrait en 2010 à 11,41 % et en 2014 à 5,19. Ce ratio est dégressif alors que le résultat forme un arc et que les capitaux propres sont en croissante évolution.

Ce ratio mesure l'aptitude d'une banque à rentabiliser les fonds propres.

Eu égard, à ses normes en gestion bancaire, nous disons que le ratio de rentabilité présente une insuffisance, les normes de la gestion bancaire suppose que l'idéal s'atteint quand ce ratio est supérieur à 12 %21(*).

En vérifiant par rapport à ce critère, nous trouvons par la période sous étude les ratios de rentabilité financière respectifs en 2010, 2011,2012, 2013 et 2014 de 11,41 % ; 8,09 % ; 5,92 % et 5,19%

En outre, en analyse financière, la rentabilité s'analyse positivement en suivant les 4 conditions suivantes :

- Les bénéficies doivent exister ;

- Les bénéfices doivent être réels ;

- Les bénéfices doivent être suffisants ;

- Et ils doivent être sagement utilisés.

Parmi les 4 conditions, la troisième nous permet de renforcer nos critiques sur la rentabilité de la RAW BANK, parce que la rentabilité est suffisante lorsqu'elle peut rémunérer les capitaux mis en oeuvre d'une manière suffisante.

Ainsi, indique-t-il ce ratio que la RAWBANK conserve une bonne partie de son bénéfice au lieu de le distribuer ceci en réponse à cette insuffisance de la rentabilité.

Tandis que la décroissance peut se justifier suite à la conjoncture économique après la crise financière de 2008.

Cependant, les capitaux propres ne font qu'augmenter il y a donc prolongement du capital.

Tableau n°14 détermination du ratio de rendement (ROA)

Le ratio de rendement, en anglais Return on Assets (R.O.A) après le ratio de rentabilité financière nous avons jugés utiles de calculer également celui-ci les deux ratios sont différents par leur dénominateur. Le ratio de rendement est très influencé par la politique de provision de la banque puisque le résultat net incorpore le coût du risque et les actifs figurent nets de provisions dans le bilans bancaire. Les actifs sont tous placés sur un même plan alors qu'ils ne sont pas homogènes en termes de risque.

En gestion bancaire, ce ratio est plus utilisé pour évaluer les performances d'une banque est ce chiffre souhaité est qu'il soit supérieur à 1 %.22(*)

Ratio de rendement (ROA) =

= marge bénéficiaire x rotation des actifs

=

GRANDEURS

2010

2011

2012

2013

2014

résultat net(1)

total bilan(2)

5182810

349278115

6253394

480626904

7391700

605516240

5164384

667327172

5381916

871993043

Ratio de rendement(3) = (1)/(2)

1,48 %

1,30%

1,22%

0,77%

0,62%

Source : nous même sur base des tableaux : n° 1,2,3,4 et 5

Commentaire

Ce ratio mesure la capacité de l'entreprise à rentabiliser ses actifs, il se calcule en comparaison avec le ratio de rentabilité financière. L'idéal en gestion bancaire veut qu'il soit supérieur à 1 %. C'est un ratio dont l'interprétation semble complexe et doit être interprété avec prudence.

ce ratio veut que chaque actif génère un profit alors que tous les actifs n'ont pas le même risque et qu'également en activités dehors de bilan qui concourent à la formation du résultat ne sont pas prise en compte.

Cette optique reste opposée du fait qu'il y a des actifs qui bouffe la rentabilité au lieu de l'augmenter.

Nos constats sont que ce ratio se présente comme suite de 2010 à 2014 et respectivement : 1,48 % en 2010, 1,30 % en 2011, 1,22 % en 2012, 0,77 % en 2012 et en 2014 0,67 %.

Ce ratio comme le précédent est en décroissance, s'expliquant suite à la conjoncture économique d'après la crise financière de 2008, le secteur bancaire s'est relancée fortement en 2009 et 2013. Mais peut après la chute des métaux (cuivre, cobalt...) influence forcement la rentabilité de la RAWBANK. En outre l'augmentation de la concurrence avec comme conséquence le partage de la part du marché.

L'idéal en gestion bancaire s'est réalisée pendant les trois premières années 2010, 2011 et 2012 avec un ratio supérieur comme souhaitable donc supérieur à 1 % ce qui profitable pour la RAWBANK mais les deux dernières années étudiées soit 2013 et 2014 la banque a réalisé une réalité une rentabilité mais insuffisante.

TABLEAU N°15 1.3. DETERMINATION DU RATIO DE LA MARGE BENEFICIAIRE

De la marge bénéficiaire est le rapport entre ce résultat net et le produit net bancaire (PNB).

Le PNB est le point de départ de tout diagnostic de rentabilité puisqu'il indique la marge dégagée par la banque sur l'ensemble de ses activités avec ses trois composantes : les intérêts, les commissions et les plus ou moins-values.

Le PNB correspond plus précisément à la valeur ajoutée de l'entreprise bancaire. C'est pour cela ce ratio indique la part qu'on les associés ou actionnaires sur la richesse générée par l'activité bancaire au cours de la période considérée.

Ratio de la marge bénéficiaire = x 100

GRANDEURS

2010

2011

2012

2013

2014

RESULTAT NET D'EXERCICE(1)

PRODUIT NET BANCAIRE(2)

5 182810

28888649

6 253394

38838533

7 391700

53590363

5 164384

58 281213

5 381916

73332596

Ratio de rendement(3) = (1)/(2)

17,94%

16,10%

13,79%

8,86%

7,34%

Source : nous-mêmes sur base des tableaux n° 6, 7, 8, 9 et 10

Commentaire :

Etant donné que ce ratio indique la part de la propriété de fonds sur l'ensemble de la richesse créée par l'activité bancaire. Le constat est qu'au fil des années, la part de la richesse revenant aux propriétaires de fonds est sensiblement en baisse.

Cette situation s'explique par la croissance du PNB le taux de cette croissance sur les 5 années sous étude est globalement d'environ 153,85 % soit de 28888649 milliers de francs congolais à 73 332596 milliers de francs congolais en 2014.

Ainsi donc, en décroissance de ce ratio peut s'expliquer par le prolongement du capital c'est-à-dire le capital de la RAWBANK connait sur chaque exercice une augmentation et cette augmentation influe sur le résultat à distribuer actionnaires de ce fait, le ratio de la marge bénéficiaire est en diminution.

Tableau N°16 1.4. DETERMINATION DE RATIO DE LA SURFACE FINANCIERE

La surface financière indique le part des actionnaires sur l'ensemble du patrimoine sociale. Il est aussi parmi les indicateurs de l'équilibre financière. Il se calcule en faisant le rapport entre les fonds propres comptables et le total de bilan.

En gestion bancaire, l'idéal veut que ce ratio soit supérieur à 2 % à ce stade la banque à l'autonomie financière23(*).

GRANDEURS

2010

2011

2012

2013

2014

Fonds propres(1)

TOTAL DE BILAN (2)

45343466

349278115

59238627

480626904

91397295

605516240

99654253

66732172

124007782

871993043

Ratio de surface financière (3) =1/2

13,01 %

12,33 %

15,09%

14,93 %

14,22%

Source : nous-mêmes sur base des tableaux n° 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10

Commentaire

De nous jours plusieurs entreprises peuvent évoluer en déséquilibre financière mais elles émergent à la rentabilité, la rentabilité reste un objectif primordial pour toute les entreprises, l'équilibre financier est par contre une nécessité.

C'est à partir de ce qui précède, nous donnons un sens à notre constat, en effet comme durant toute la période étudiée le ratio de la surface financière varie dans l'intervalle 12 à 15 %. Ceci est de loin supérieur au chiffre idéal en rapport avec ce ratio en gestion bancaire.

D'où nous pouvons tenter de dire que la banque est de plus en plus autonome sur le plan financier.

A noter également que l'autonomie financière n'est pas une suffisance de la gestion bancaire mais plutôt une nécessité.

Nous trouvons également que le RAWBANK a de fonds propres qui peuvent lui permettre d'être autonome pendant un temps plus ou moins significatif. Cette situation se justifie par le prolongement de son capital (les réserves, les reports à nouveau et les bénéficies, etc.).

TABLEAU N°17 1.5. DETERMINATION DU COEFFICIENT D'EXPLOITATION

Le coefficient d'exploitation est l'un des ratios très significatifs de la gestion des banques sans lequel un bon diagnostic de l'activité bancaire n'est pas concevable.

Ce ratio se calcule à l'aide de soldes intermédiaires de gestion entre autre : le produit net bancaire (PNB) et les frais généraux (charges d'exploitation bancaire). Le coefficient d'exploitation est le rapport entre les frais généraux et le produit net bancaire. Ce ratio doit être inférieur à 65 % pour sa convenance ou sa suffisance24(*)

Coefficient d'exploitation =

GRANDEURS

2010

2011

2012

2013

2014

Frais généraux(1)

Produit net bancaire(2)

20759890

28888649

26050741

38838533

31605585

53590363

37857796

58281213

52055473

73332596

Coefficient d'exploitation(3) = (1)/(2)

71,86%

67,07%

58,98%

64,96%

70,99%

Source : nous-même sur base des tableaux n°6 à 10

Commentaire

Le coefficient d'exploitation est la mesure ou le rapport entre les frais généraux ou les charges d'exploitation bancaire et le résultat de l'activité bancaire ou le produit net bancaire (PNB) qui est l'indicateur par excellence et de référence de la performance bancaire.

Ce ratio est très important en gestion bancaire car sans celui-ci la banque n'est pas en mesure de savoir si l'activité bancaire bouffe d'importantes charges. Ce ratio est généralement corrigé par celui de la productivité pour prévaloir la productivité soit d'agence ou soit d'employés.

Comme les souhaitent, les normes de la gestion bancaire est que ce ratio soit inférieur à 65 % eu égard, à cette norme, nous constats sont qu'il n'y a qu'en 2013 que le coefficient d'exploitation était jugé convenable et suffisant pour ce qui est des 4 autres exercices il lui est supérieur, ce qui pourrait traduire le manque de productivité. D'où dans les lignes qui suivent, nous serons obligés de calculer la productivité afin de compléter.

L'importance de ce ratio

Le coefficient d'exploitation mesure aussi le poids des charges d'exploitation bancaires pour rapport les richesses de la même activité. Ceci pour permettre de saisir ce que l'activité bancaire engage comme charge en rapport avec la création de la richesse.

Par cette grandeur, les décideurs peuvent prendre de mesure pouvant permettre à agrandir ou à diminuer l'effectif, à créer de nouvelles agences afin que l'entreprise bancaire parvienne à la collecte de dépôts importants, à l'octroi de crédits d'une manière rationnelle et prudentielle et à en tirer profit de toute son activité.

TABLEAU N° 18 : 1.6. DETERMINATION DE LA PRODUCTIVITE

La productivité est l'aptitude de l'entreprise à réaliser une production grâce l'ensemble des facteurs économiques qu'elle met en oeuvre (productivité globale) grâce à l'un des facteurs (productivité).

C'est donc la production mise en rapport avec un facteur de production ou avec toute l'entreprise. Elle mesure, durant une période d'année, l'efficacité d'un facteur de production par rapport à une période antérieure ou par rapport à un autre facteur.

Le développement productif, se présente sous la forme de la spécialisation et de la division du travail. Ainsi, la productivité augmente lorsque la main d'oeuvre se spécialise et que la machine accomplit les tâches en plus ardues.

Le mot efficacité s'emploie surtout pour la productivité au jour le jour, l'efficacité tient compte de la qualité, en plus de la quantité.

En gestion bancaire, la productivité peut s'exprimer soit par ce genre ou par employé. Ceux-ci soit en termes de crédits soit de dépôts ou soit du PNB. C'est pour cela nous allons déterminer.

1. La productivité en termes de crédits par agence

2. La productivité en termes de crédits par employés,

3. La productivité en termes de dépôts par agence,

4. La productivité en termes de dépôts par employés,

5. La productivité en termes de PNB par agence,

6. La productivité en termes de PNB par employé

A. LA PRODUCTIVITE EN TERMES DE CREDIT PAR AGENCE

Elle se calcule en faisant en rapport entre les crédits octroyés sur le nombre d'agence correspondant. Ceci pour savoir en moyenne une agence octroie au tant de crédit d'une année à une autre en comparant une année à une autre et déterminer la croissance de la productivité.

Productivité par agence = crédit/nombre d'agence

GRANDEURS

2010

2011

2012

2013

2014

CREDITS (1)

88450665

141143791

209909408

266141935

310233944

NOMBRE D'AGENCE (2)

25

31

34

36

38

PRODUCTIVITE PAR AGENCE(3) = (1)/(2)

3538026,6

4553993,26

6173806,12

7392831,53

8164051,16

Source : nous même sur base du tableau n°1 à 5 et N°11

Commentaire

La productivité en termes de crédit par agence renseigne sur le volume de crédits enregistrés ou octroyés par agence pendant la période étudiée. Celle-ci se voit justifié pendant que les crédits augmentent comme le nombre d'agence varie ainsi.

Le constat est que cette productivité est en croissante évolution durant la période étudiée soit 2010 à 2014 respectivement : 3538026,6 ; 4553993,26 6173806,12 ; 7392831,51 et 8164051,16 milliers de francs par agence. Elle présente une croissance globale d'environ 130,57 % cette productivité est jugée convenable.

B. LA PRODUCTIVITE DE CREDIT PAR EMPLOYE

Elle se calcule en faisant le rapport entre les crédits octroyés sur l'effectif du personnel, ceci pour savoir en moyenne e employé participe, à l'octroi de crédit d'une année à une autre et déterminer la croissance ou la décroissance.

Productivité par employé =Crédit/nombre d'employé

GRANDEURS

2010

2011

2012

2013

2014

CREDITS (1)

EFFECTIF (2)

88450665

515

14173791

627

209909408

743

266141935

897

310233944

1108

Productivité par agent ou employé

171748,86

225157,56

282516

296702,27

279994,53

Source : nous même sur base des tableaux n°1 à 5 et N°11.

Commentaire

La productivité en termes de crédit par employé montre combien de crédit un employé peut octroyer au cours d'une année. Elle se présente au cours de ces 5 années de la manière suivante en 2010 : 171748,86, en 2011 : 225157,56, en 2012 : 282516,03, en 2013 : 276702,27 et 279994,53 milliers de franc de franc congolais par employé en 2014. Ainsi la productivité connait une croissance entre 2010 et 2011 de 31 % entre 2011 et 2012 environ 24,4 %, entre 2012 et 2013 de 3 % et entre2013 et 2014 elle est d'environ une décroissance de 6 %. La productivité a évolué en fonction de l'effectif du personnel de 2010 à 2013 et 2014 elle est d'environ une décroissance de 6 % la productivité a évolué en fonction de l'effectif du personnel de 2010 à 2013 par contre en 2014, elle a chuté. D'une manière, la productivité de la RAW BANK en termes de crédit semble bonne.

C. PRODUCTIVITE EN TERMES DE DEPOTS PAR AGENCE

Elle se calcule en faisant le rapport entre les dépôts enregistrés sur le nombre d'agences. Ceci pour savoir en moyenne une agence registre autant de dépôts au cours d'une année et en comparant la productivité d'une année à une autre.

Productivité = Dépôt/Nombre

GRANDEURS

2010

2011

2012

2013

2014

CREDITS (1)

NOMBRE D'AGENCE(2)

272136473

25

367242839

31

448571827

34

511554734

36

634634523

38

Productivité

10885458,92

11846543,19

13193289,03

14209853,72

16700908,5

Source : tableau n° 1 à 5 et 11

Commentaire

Cette productivité évolue au fil des années d'autant plus que les dépôts s'accroissent et le nombre d'agence augmente.

Elle évolue avec une croissance globale estimée à 53,4 % soit de 10885458,92 milliers de franc congolais à 16700908,5 milliers de franc congolais par agence.

Plus le nombre d'agence augmente plus le RAW BANK amasse beaucoup de dépôts ainsi, disons-nous que la productivité en terme de dépôt par agence est aussi évolutive de 2010 à 2014.

La productivité est en moyen de 13367250,672 milliers de franc congolais.

D. PRODUCTIVITE EN TERMES DE DEPOS PAR EMPLOYE

Elle se calcule en faisant le rapport entre les dépôts enregistrés sur le nombre d'employé. Elle permet également en moyenne de savoir ce q'un agent ou employé peut enregistrer comme dépôts.

Cette productivité aussi se compare d'une année à une autre en raison soit de la croissance ou de la décroissance

Productivité : Dépôt/Nombre d'employés

GRANDEURS

2010

2011

2012

2013

2014

DEPOTS (1)

NOMBRE EMPLOYES(2)

27213473

515

367242839

627

448571827

743

511594734

897

634634523

1108

Productivité(3) =(1)/(2)

528480,34

585714,26

603780,59

570295,13

572774,84

Source : nous même sur base des tableaux n°1 à 5 et N°11

Commentaire

La productivité mesure le rapport entre le volume de dépôt et le facteur utilisé en rapport avec la présence recherche, la productivité en terme de dépôts par employé st changeante du fait qu'elle a atteint un sommet en 2012 comparativement aux autres années étudiées voyant bien que es dépôts sont en croissante évolution ainsi que le nombre d'employés. On peut dire que l'augmentation de l'effectif n'a pas puis suivre l'évolution du volume de dépôt, il ne se fait que le nombre d'employé a les plus augmenté que le volume de dépôts.

Pour ce qui est de cette productivité, le RAW BANK doit suivre cette situation de très près pour pouvoir se rassurer de la productivité de son personnel en amassant les dépôts.

E. PRODUCTIVITE EN TERME DEPNB PAR AGENCE

Comme déjà expliqué précédent que le PNB représente la richesse crée par l'activité bancaire au cours d'un exercice. La productivité en terme de PNB mesure d'abord le PNB en moyenne par agence ou par employé. Elle non permettra de savoir la productivité en terme de PNB par agence et d'en déterminer la croissance d'une année à une autre bien sur pendant la période sous étude.

Productivité = produit net bancaire (RNP/Nombre d'agences

GRANDEURS

2010

2011

2012

2013

2014

PRODUIT NET BANCAIRE(1)

NOMBRE D'AGENCE (2)

2888649

25

38838533

31

53590363

34

58281293

36

73332596

38

Productivité en terme de PNB/AGENCE (3) =(1)/(2)

115545,96

1252855,90

1576187,15

1618922,58

1929805,16

Source : nous même sur base du tableau n°6 à 11

Commentaire

La productivité en terme du PNB par agence nous donne une idée claire sur la richesse crée au cours de la période pour agence, ceci avec pour objectif de savoir combien de richesse qu'une agence du réseaux de RAW BANK peut engendrer.

Nos constats sont qu'au cours de 5 ans étudiés, cette productivité est aussi évolutive de 2010 à 2014 respectivement 1155545,96 1252855,90 ; 1576187,15 ; 1618922,58 et 1929805,16 milliers de franc congolais.

Et cette productivité connait une croissance globale d'environ 67 % soit 1155545,96 par agence en 2010 à 1929805,16 milliers de franc congolais juin agence en 2014.

F. PRODUCTIVITE EN TERMES DE PNB PAR EMPLOYE

Cette productivité se détermine en faisant le rapport entre le produit net bancaire (PNB) et le nombre d'employé. Elle nous permet aussi comme les autres ratios de productivité de détermine l croissance

Productivité =

GRANDEURS

2010

2011

2012

2013

2014

PRODUIT NET BANCAIRE(1)

EFFECTIF OU NOMBRE D'EMPLOYE (2)

2888649

515

38838533

627

53590363

743

58281213

897

73332596

1108

PRODUCTIVITE(3) =(1)/(2)

56094,46

61943,43

72927

64973,48

66184,65

Source : nous même sur base des tableaux N°6 à 11

Commentaire

Le PNB reste le résultat de l'activité bancaire. Il nous permet également de déterminer la productivité en ce terme : productivité en terme de PNB par employé. Elle mesure la richesse générée par employé. Elle a atteint son sommet en 2012 suite à la bonne condition du marché et la hausse du taux d'intérêt moins d'ouvriers (employés) pouvaient travailler comme s'ils étaient plus nombreux.

La productivité reste encore un indicateur à surveiller avec prudence sous cette prudence. Elle peut amener à des conclusions biaisées.

I.8 DETERMINATION DES AUTRES INDICATEURS DU RISQUE

Dans cette partie nous allons présenter et interpréter certains ratios utilisés à la gestion du risque, notamment les ratios prêts/dépôts, ratio de solvabilité, le risque de change, la liquidité, le ratio de levieretc.Comme voici dans le tableau ci-dessous :

Indicateurs

2010

2011

2012

2013

2014

- Ratio prêts/dépôts

- Ration de solvabilité du noyau dur

- (capital adequacy ratio)

- ratio de la solvabilité (Total capital adequacy ratio)

- Ratio du risqué de change

- Ratio actifs liquides sur actifs tus

- Fonds propres/total bilan

- liquidité à court terme en monnaie nationale

- liquidité à court terme en demi

- liquidité à court terme en toutes devises confondues

32,50

12,24

22,44

8,98

65,5

11,19

104,16

156,76

135,56

38,78

18,40

29,20

0,62

59,24

11,15

157,25

134,40

159,74

46,40

16,74

24,26

9,82

43,0

11,30

111,10

162,66

106,66

52,02

19,6

27,1

10,65

46,0

13,1

182,9

119,6

125,9

48,8

18,8

25,6

7,85

46,7

12,4

154,3

147,1

147,9

Source : Rapports annuels de la RAW BANK

1. Ratio prêts/dépôts

En analysant le ratio prêts/dépôts de 2010 à 2014 nous constatons que la RAW BANK a réalisé 32,50 %, 38,73%, 48,40 % ; 52,02 et 48,88. Ce ratio nous renseigne que les dépôts enregistrés par le banque chaque année sont deux fois supérieur aux prêts octroyés par la banque au courant de ces mêmes années.

Ce ratio est le rapport entre les engagements de crédits y compris les crédits inutilisés par rapport au total des dépôts, il doit être inférieur ou égal à 50 % parlant de notre analyse, la RAW BANK a une créance forment élevé capable à offrir à sa clientèle le minimum de crédit possible à des années avenirs.

2. Ratio du risque de change

C'est un ratio qui indique la probabilité d'un change de valeur de la banque suite à une modification des taux de change, il est mesuré en terme de position nette entre ses ressources et ses emplois par devise, partant de l'instruction n'°14 de la banque centrale du Congo, la RAW BANK doit respecter le rapport minimum de 5 % entre le montant de ces positions longues ou courtes et le montant de ses fonds propres réglementaires. Pour le dollar américain, le maximum est de15 %.

Pour la période étudiée, la RAW BANK est en même de respecter les sommes de cet ratio 8,98 % en 2010, 062 % en 2011, 9,829 en 2012 10,65 % en 2013 et 7,85 % en 2014.

Ceci s'explique à cause de la stabilité de change pendant la période néanmoins en 2011 où ce ratio en dessous du minimum cela est due à la dépréciation de certains devises.

3. Ratio actifs liquides sur actifs locaux

Les normes de ce ratio veut à ce que l'actif liquide ait une échéance supérieur à 3 mis et que ce ratio soit supérieur ou égal à 35 %.

La RAW BANK présente un ratio de 65,5 % en 2010, 59,24 % en 2011 ; 43,00 % en 2012 ; 46,10 % en 2013 et 47,7 % en 2014.

Eu égard à ce ratio et pour la période sous examen, le RAW BANK à la capacité de faire face à toute demande de liquidité de a part des clients.

Aller en deçà de ce ratio, la banque souffrirait de l'insuffisance de liquidité.

4. Ratio fonds propres/total bilan

Ce ratio permet d'évaluer la rentabilité des fonds propres par rapport au total des actifs, la banque utilise de levier dit levier de fonds propres qui se calcul en faisant les fonds propres/total de l'actif.

Le comité de Bâle a donc décidé de limiter l'effet de levier dans le secteur bancaire afin d'atténuer le risque que son inversion fait peser sur la stabilité du système financier. L'exigence minimale de la banque centrale du Congo axe de levier à 3 % ce qui n'est pas le cas en gestion bancaire.

Le risque est un effet de dilution (puisse l'augmentation du nombre d'actions émise entraine mécaniquement une baisse du bénéfice par action).

En cela, la RAW BANK présente comme résulte : 11,19 % en 2010, 11,5 % en 2011, 11,30 % en 2012, 13,1 % en 2013 et 12,4 % en 2014 ces évaluations montrent que les fonds propres sont rentables pendant les exercices étudiées.

5. Liquidité à court terme en monnaie nationale, étrangère et toutes devises confondues

Cette norme a été établie dans ce but de s'assurer que la banque dispose d'un niveau adéquat d'actifs liquides de haute qualité non grevés pouvant être convertis en liquidité pour ouvrier ses besoins sur une période de 30 jours calendriers en cas de graves difficultés de financement.

Cette liquidité doit être supérieure ou égale à 100 % la liquidité à court terme en monnaie nationale est de104,16 % en 2010 ; 157,25 % en 2011, 111,10 % en 2012, 182,9 % en 2013 et 154,3 % en 2014.

La liquidité en devises étrangères est de 156,72 % en 2010 ; 134,4 % en 2011 ; 162,66 % EN 2012. 119,66 % en 2012 ; 125,9% en 2014.

En rapport avec les normes de ce risque dont être supérieur ou égale à 100. Les pourcentages trouvés peuvent que la banque dispose d'un niveau d'actifs liquides adéquats pouvant être convertis en liquidité afin de couvrir ses besoins.

L'analyse de tous ces ratios nous renseignent que la RAW BANK suit de près l'évolution de sa situation financière afin d'éviter pire ou catastrophe.

Ces ratios respectent également les normes sur le plan national édité, par la Banque centrale du Congo et sur le plan international par le comité de Bâle.

6. Ratio de solvabilité

Ce ratio permet de déterminer la capacité pour une banque à faire face aux risques éventuels liés à ses activités.

Exemples : non remboursement de crédits distribués ou autour pertes de valeurs de ses actifs.

L'analyse de ce ratio permet à la banque de savoir si elle est en bonne posture soit position. Cette solidité financière est mesurée par le montant du fonds propres de la banque.

Selon le comité du Bâle, pour qu'une banque soit capable de préteur 100 millions de francs, la banque doit disposer au moins 8 millions de francs de fonds propre pour être considéré comme solvable.

C'est qui représente 8% entre le fonds propres de base et le total des risques prudentiels. Le 8 % est constitué de 4 % du capital estimé vrai et sans risque et 4 % lequel les contraintes moins fortes.

La Banque centrale du Congo par son instruction N°14, stipulant que les banques sont tenues, dans la gestion de leurs ressources de respecter un rapport de 10 % minimum entre les fonds propres prudentiels et le total des risques bancaires, parlant de la RAW BANK, le ratio de solvabilité est de deux volets :

- Ratio de solvabilité du noyau dur (Tier I) : 12,24 %, en 2010, 18,40 % en 2011, 16,74 % en 2012, 19,6 % en 2013 et 18,8 % en 2014.

- Ratio de solvabilité (Tier II) de 22,44 % en 2010 ; 29,20 % en 2011 ; 24,26 % en 2012 ; 27,1 % en 2013et 25,6% en 2014.

Ceci montre que la RAW BANK est à mesure de prêter plus de 150 millions de francs par an. Et la banque nous montre qu'elle a la capacité encore d'accroitre la solvabilité chaque année.25(*)

1. GRAPHIQUES

1.1. Graphique n°1: Evolution du résultat net et du crédit à décaissement de 2010 à 2014

Source : nous-mêmes sur base des tableaux n° 1 à 5

1.2. Graphique n° 2 : Evolution du ratio de rentabilité financière par rapport à celui de rendement de 2010 à 2014

Source : nous-mêmes sur base des tableaux n° 12 et 13

1.3. Graphique n° 3 : Evolution du coefficient d'exploitation de 2010 à 2014

Source : nous-mêmes sur base des tableaux n° 6 à 10

1.4. Graphique n° 4 : Evolution du produit net bancaire et du crédit à décaissement de 2010 à 2014

Source : nous-mêmes sur base des tableaux n° 1 à 10

1.5. Graphique n° 5 : évolution du crédit à décaissement face auxdépôts de 2010 à 2014

Source : nous-mêmes sur base des tableaux n° 1 à 5

CRITIQUES ET SUGGESTIONS

La banque joue un rôle prépondérant dans une économie en se préoccupant de son rôle principal mais son objectif reste celui de réaliser également un profit à travers la bonne politique de gestion de ses actifs et passifs.

En rapport avec notre étude, les indicateurs clés de la gestion bancaire se voient en décroissance en de 2014 par rapport à d'autres années.

Le compte à vue des correspondants va fortement en décroissance en 2014. Les activités de financement de la banque mise en place pour les émissions d'actions et obligations permettant à la banque de construire son tableau de trésorerie n'ont jamais le niveau attendu par la banque.

L'incertitude des revenus futurs découlant des changements dans les taux d'intérêts , le taux de change , le prix du marché et la volatilité dont risque le marché se réfère est bien géré par la banque dans le secteur d'octroi des prêts à la consommation et des prêts aux entreprises en effectuant également des opérations de change et d'investissement afin de faire face au risque du marché .

Face aux résultats que la banque présente en matière de la gestion des crédits et de la rentabilité , nous suggérons à celle-ci de veiller à la régulation de ses activités d'investissement , car partant de notre étude , nous avons constaté que dans plus d'années la banque RAWBANK n'a pas pu régulariser les activités d'investissement.

Elle doit chercher à élargir également son portefeuille de crédit et s'impliquer davantage dans les secteurs qu'elle enregistre au sein de son portefeuille entre -autre dans le secteur agricole, restauration, de l'habitat, etc.

Parce que tout investissement doit avoir une part de rentabilité , la banque ayant insérée ces activités dans l'ensemble de l'économie se verra réalisé son objectif avec le maximum de satisfaction.

CONCLUSION

In fine, dans ce travail, nous avons essayé de montrer comment une bonne politique de gestion du crédit amènerait une banque à réaliser ces objectifs.

Nous avons posé notre recherche à deux niveaux notamment au premier niveau celui de savoir les formes de crédit qu'une institution de crédits peut accorder à sa clientèle et au second niveau on a montré comment la gestion intéressée du crédit est profitable à la banque.

Ainsi, nous sommes arrivé à une vérification de nos réponses provisoires le premier questionnement trouve ses réponses dans notre premier chapitre et le second dans notre troisième chapitre.

Notons qu'une mauvaise gestion ducrédit accordé à la clientèle peut exposer la banque aux multiples risques qu'elle ne saura pas facilement résorber.

Reconnaissant l'importance croissante de ces risques dans les opérations de la Banque, la direction de créditdoit revoir et renforcer régulièrement les processus et les procédures pour mesurer et gérer ces risques, tout en assurant des contrôles internes et des ressources en capital adéquats pour faire face à ces risques bien en satisfaisant sa clientèle sans se détourner de ses objectifs(la rentabilité).

Nous pensons tant soit peu avoir répondu au problèmeinhérent a notre recherche ; comme toute oeuvre humaine ne manque pas d'imperfection, la présenteétude est soumise à votre appréciation.

BIBLIOGRAPHIE

A. Ouvrages

1. SYLVIE de Coussergues et GAUTIER B. ; Gestion de la banque, Edition Dunob, paris 2013 ;

2. Fréderic MISHKIN, Monnaie, Banque et Marchés financiers, 9ieme Edition Nouveaux Horizons, 2007 ;

3. Ch. VAN LIERDE, Economie financière, C.R.P, Kinshasa 2011 ;

4. ERIC Lamarque, gestion bancaire, Édition DAREIS et PEARSON 2008,

5. PRUCHAUD J. ; Evolution des techniques bancaires, Édition Riber, Paris 1982 ;

6. Petit-DUTALLIS, le risque de crédits bancaires, Paris 1967

B. Dictionnaires et lexiques

1. Dictionnaire Larousse illustré, Edition petit Larousse ; 2009

2. A.SILEM et J. M ALBERTINI, Lexique d'économie, Dalloz, Paris, 1989.

C. Notes de cours

1. J., LWANDU, notes de cours d'analyse des états financiers, inédit- ISC/Lubumbashi, 2014-2015,

2. MONGI SMAILI, notes de cours d'économie monétaire, Deuxième Maitrise, I.S.G - Tunis 2008,

3. J. BANZA TSHIBUMBU, notes de cours de T.O.C.F, Inédit-ISC-Lubumbashi,

2013-2014,

D. Mémoires

1. FALASHI FALASHI, étude des risques de crédits bancaires, mémoire, ISC - Lubumbashi, 2014-2015

2. Ousmane BAH, La gestion de risque de crédit : un enjeu majeur pour les banques, mémoire, Dakar, 2008

E. Revues, rapports et webographie

1. B.R.I, Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, Bâle III, 2013 ;

2. Rawbank, Rapport annuel, 2010.

3. Rawbank, Rapport annuel, 2011.

4. Rawbank, Rapport annuel, 2012.

5. Rawbank, Rapport annuel, 2013,

6. Rawbank, Rapport annuel, 2014.

7. www.wikipedia.com.

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE I

IN MEMORIUM II

DEDICACE III

AVANT-PROPOS IV

INTRODUCTION 1

Chapitre premier : DES GENERALITES 4

Section 1. : Définitions de concepts 4

1. Concepts de base 4

2. Concepts connexes 7

SECTION 2 : Approche théorique sur la monnaie et le crédit 11

1. La monnaie 11

2. LE CREDIT 21

II.1. Les outils du diagnostic de rentabilité 30

II.2. la formation du résultat 35

II.3. ANALYSE FINANCIERE 38

Deuxième chapitre : PRESENTATION DE LA RAWBANK 43

II.1. Situation géographique 43

II.2. Historique 43

II.2.1. Valeurs 45

II.2.2. Vision 45

II.2.3. Mission 45

II.2.4. La stratégie de la RAWBANK 45

II.2.5. Objectif et ambition 46

II.3. Activités 46

II.3.1. Autres services à la clientèle 47

II.4. Partenaires et correspondants 48

II.5. Organisation 49

II.6. Fonctionnement 50

II.6.1. Le comité de direction 50

II.7. Les comités spécifiques 51

II.7.1. Les comités des ressources humaines 52

II.7.2. Gestion de risque 53

II.7.3. La banque des grandes entreprises opérationnelles et des grands organismes nationaux et internationales 53

II.7.4. La banque au service des particuliers 54

II.7.5. Environnement commercial et industriel en RDC 54

II.8 Organigramme de la rawbank 56

Chapitre troisième : GESTION DES CREDITS ET SON IMPACT SUR LARENTABILITE 58

Section 1 : PRESENTATION DES DONNEES 58

1. LES BILANS 58

2. LES COMPTES DES PROFITS ET PERTES OU COMPTE DU RESULTAT 64

3. DONNEES COMPLEMENTAIRES 70

Section 2. : TRAITEMENT ET INTERPRETATION DES DONNEES 71

1. DETERMINATION DES RATIOS 71

2. GRAPHIQUES 91

CRITIQUES ET SUGGESTIONS 94

CONCLUSION 95

BIBLIOGRAPHIE 96

* 1 Dictionnaire Larousse illustré, Edition petit Larousse ; 2009, p. 267

* 2 SYLVIE de Coussergues et GAUTIER B. ; Gestion de la banque, Edition Dunob, paris 2013, p.211

* 3 J., LWANDU, notes de cours d'analyse des états financiers, inédit- ISC/Lubumbashi, 2014-2015, p.153

* 4 Fréderic MISHKIN, Monnaie, Banque et Marchés financiers, 9ieme Edition Nouveaux Horizons, 2007, p.66

* 5 SYLVIE de Coussergues et GAUTIER B, Op. Cit. p.4

* 6 Ch. VAN LIERDE, Economie financière, C.R.P, Kinshasa 2011, p. 5

* 7 ERIC Lamarque, gestion bancaire, Édition DAREIS et PEARSON 2008, p. 8

* 8Mongi SMAILI, notes de cours d'économie monétaire, Deuxième Maitrise, I.S.G - Tunis 2008, p. 9

* 9 Frederic Mishkin, op. cit., p.69

* 10 Frederic Mishkin, Op. cit., p. 66

* 11 Formule générale de prix entre N biens ; soit n (n-1) /2. Pour 10 biens on a 10(10-1)/2=45.

* 12 J. BANZA TSHIBUMBU, notes de cours de T.O.C.F, Inédit-ISC-Lubumbashi, 2013-2014, p.

* 13 Petit-DUTALLIS, le risque de crédits bancaires, Paris 1967, p.78

* 14 JOHN STUART, Cité par FALASHI FALASHI, mémoire ; ISC-Lubumbashi, 2014-2015, p.8

* 15 www.wikipedia.com/ le 25/03/2016 à 20h 45'.

* 16 PRUCHAUD J. ; Evolution des techniques bancaires, Édition Riber, Paris 1982, p.32

* 17 SWAP, qui signifie crédit croisé.

* 18 SYLVIE de Coussergues et GAUTIER Bourdeaux, op cit ;p. 136-148

* 19 CABY J. et Köehl J., cité par Eric Lamarque, p 125.

* 20 ERIC Lamarque, Op. cit. p. 90

* 21 SYLVIE de Coussergues et GAUTIER Bourdeaux, Op. cit., p. 135

* 22 SYLVIE de Coussergues et GAUTIER Bourdeaux, Op. cit. p. 135

* 23 SYLVIE de Coussergues et GAUTIER Bourdeaux, Op. cit. p. 135

* 24 SYLVIE de Coussergues et GAUTIER Bourdeaux, Op. cit. p. 135

* 25 Rapport annuel de la RAW BANK 2014, p.4.






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"Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche !"   Charles de Gaulle