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Déterminants de la consommation des énergies renouvelables à  Goma, cas de l'énergie solaire

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par Nixon BIKA NTAMIRABALI
Université de Goma - Licence 2015
  

Disponible en mode multipage

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EPIGRAPHE

«Seuls les hommes courageux mangent les fruits de leurs oeuvres»

« Marc Aurel »

DEDICACE

A nos très chers parents Emile Batera et Gaudentia Nzigire.

A notre cher frère Bihesi Alain.

REMERCIEMENTS

L'homme ne peut rien et n'est rien si ce n'est par la volonté du Tout Puissant Créateur de la Terre et du Ciel et pour ce faire ; nous l'en remercions infiniment.

A nos autorités académiques et tout le corps professoral de l'UNIGOM qui ont voulu que nous ayons une valeur, un statut dans la société en nous transmettant leurs connaissances, particulièrement notre Directeur CT SENZIRA Paul et notre encadreur Jacques ABOUBAKAR SALEH, nous disons merci.

A nos chers frères et soeurs : Jean de Dieu Alingwi ; Luc Muhunjuka ; Marie Nyota ; Mamy et Elodie Barhone , qui ont apporté chacun selon qu'il le peut une pierre pour notre édification, nous adressons nos sincères remerciements.

A nos chers camarades et amis : Tumaini Baguma ; Laurent Mosengo ; Prince Ciza ; Evariste Bingane, Bienfait BIFUKO, MUKAMBA MUTIMA Olivier,KATENDE Julien, Divine KAVIRA, KANYARUKA HERITIER et tous les autres que nous n'avons pas pu citer et qui ont contribué à l'aboutissement du présent travail qu'ils trouvent ici le sens de notre sympathie.

SIGLES ET ABREVIATIONS

CNE : Commission Nationale de l'Energie

COMESA: Common Market for Easter and Southern Africa.

COPIREP :Rapport du Comité de Pilotage de la Réforme du Portefeuille de l'Etat

E-T  : Ecart-type

FSNEL: Facture de la Société Nationale de l'Electricité

MW  : Méga Watt

NP : Nombre de Personne

NPS : Nombre de Panneau solaire

ONG : Organisation Non Gouvernementale

PU : Prix Unitaire

RDC  : République Démocratique du Congo

SNEL : Société Nationale d'Electricité

TDM : Type de Maison


0. INTRODCTION GENERALE

0.1 PROBLEMATIQUE

L'énergie constitue un moteur pour le développement économique. Elle est nécessaire pour la création et le maintien des industries, elle facilite le commerce et les services et simplifie les systèmes de communication et de transport et est très importante pour l'économie de chaque pays étant donné qu'elle sous-tend la croissance économique et le développement. Dans plusieurs pays, le secteur de l'électricité a commencé comme un secteur verticalement intégré avec un service étatique propriétaire des actifs de production, de transmission et de distribution. Les actifs de production étaient centralisés, les grandes centrales de production d'envergure nécessitant une vaste infrastructure de transmission pour transmettre l'électricité aux centres de distribution ou à des points de consommation. Ces derniers temps, de nombreux pays ont dégroupé leurs services publics et ont vuégalement une participation accrue du secteur privé dans la production, la transmission ou la distribution d'électricité.

Auparavant, le mélange de production d'électricité d'un pays était déterminé principalement par l'option financière la moins coûteuse. Comme preuve des risques de fourniture d'électricité à partir des économies dominées par une ressource énergétique unique, les pays ont commencé à reconnaître la nécessité de diversifier leur mélange de production d'électricité. Tout récemment, les effets négatifs des émissions de gaz à effet de serre provenant de l'utilisation de combustibles fossiles pour la production d'électricité ont été mis en évidence et ont suscité des efforts concertés au niveau mondial pour accroître la production d'électricité à partir des technologies et des ressources qui respectent l'environnement. Les sources d'énergies renouvelables comme l'énergie solaire, éolienne et hydraulique ont le potentiel de diversifier le mélange de production d'électricité d'un pays tout en réduisant des émissions de gaz à effet de serre.

De ce fait, reconnaissons que la capacité installée d'énergie renouvelable a augmenté rapidement au cours de la dernière décennie dans le monde entier. Alors que la croissance a été principalement marquée dans les pays développés, il est encourageant de constater que les pays en développement ont également adopté l'énergie renouvelable comme une partie intégrante de cette croissance. En réponse à la croissance économique et à la forte demande en énergie prévisible, plus de 150 milliards de dollars américains ont été investis dans les énergies renouvelables en 20091(*). Ce chiffre est passé à 240 milliards de dollars américains en 20102(*), où les États-Unis et l'Europe ont ajouté une plus grande capacité de production d'électricité à partir de ressources renouvelables par rapport aux ressources énergétiques conventionnelles comme le charbon, le gaz et le pétrole. Parmi les nombreux problèmes auxquels le monde fait face au 21ème siècle, les changements climatiques et la diminution de l'énergie de faible coût sont deux des plus grands et l'énergie renouvelable a le potentiel d'équilibrer les deux.

Le réchauffement de la planète (ainsi que le refroidissement du globe) se réfère expressément à tout changement de la température de la surface du globe. Une augmentation de la température moyenne mondiale fera changer aussi la circulation de l'atmosphère, ce qui entraîne dans certaines régions du monde davantage de réchauffement, moins de réchauffement, ou même de refroidissement. Un phénomène naturel connu comme « l'effet de serre» régit la température de la terre. La terre est chauffée par le soleil. La grande partie de l'énergie solaire passe à travers l'atmosphère pour réchauffer la surface de la terre, les océans et l'atmosphère3(*).

Ce faisant, la République Démocratique du Congo, immense pays tropical africain aux dimensions d'un continent, dispose d'un énorme potentiel en sol et en sous-sol. Sa localisation à cheval sur l'Equateur, lui permet de connaître un ensoleillement permanent durant toute l'année. En matière d'énergie, d'abondantes ressources sont non encore totalement inventoriées, notamment les chutes d'eau et les rapides, les hydrocarbures, le gaz naturel, le bois, les schistes bitumineux, les minéraux radioactifs, l'énergie éolienne, l'énergie solaire, la biomasse et les plantes énergétiques4(*).

Pour l'Energie hydraulique, un énorme potentiel hydroélectrique estimé à 100.000 MW dont 44% sont concentrés dans le site d'Inga. Le niveau actuel de développement sur ce site est de 1775 MW avec 351 MW à Inga 1 et 1424 MW à Inga 2. Concernant l'Énergie solaire, le pays se trouve dans une ceinture de soleil très haut niveau où les valeurs sont comprises entre 3,25 et 6,0 kWh par m² par jour et entre 3 250 et 6 000 Watts par m² par seconde. Cela rend viable, dans tout le pays, l'installation de systèmes photovoltaïques et l'utilisation de systèmes solaires thermiques. Actuellement, il y a 836 systèmes solaires, avec une puissance totale de 83 kW, dont 167 dans l'Equateur, 159 au Katanga et 170 au Bas-Congo, Nord-Kivu et dans les deux provinces du Kasaï chacune. Il y a aussi le système de réseau Caritas, 148, avec une puissance totale de 6,31 kW.

Dans certaines régions, la vitesse moyenne du vent est supérieure ou égale à 1,4 mètre par seconde, à Matadi 1,5 mètre par seconde, 1,7 à Gimbi et 1,8 à Kalemie et à Goma. Mais, l'énergie éolienne n'est pas utilisée en RDC, à l'exception de quelques installations pilotes. La RDC a un énorme potentiel géothermique dans sa partie Est composé de volcans et de sites géothermiques actifs, mais cela est rarement exploité. Les températures des sources chaudes vont de 35 à 90 degrés Celsius5(*)

Malgré tout cela, le pays fait face à un déficit énorme en énergie, en général, et en énergie électrique en particulier. Il a enregistré l'un des taux d'électrification les plus faibles de toute l'Afrique. 11% de la population a accès à l'électricité ; 25 % dans les zones urbaines, dont la ville de Goma, et 4 % dans les zones rurales.

Selon le rapport de LITING AFRICA, l'approvisionnement énergétique de la RDC est fortement dépendant de la biomasse traditionnelle c'est-à-dire bois de feu, charbon et biomasse résiduelle, qui constituait 95% du total de la consommation énergétique en 2009. Elle compte plus de 1250 millions de tonnes à partir de 122 millions d'hectares de la forêt équatoriale6(*)

Alors que les potentialités hydroélectriques sont estimées à 100.000 MW, le taux de desserte est actuellement de 24% pour l'eau potable et de 9% pour l'électricité. Et la fourniture de l'électricité n'est pas toujours régulière occasionnant ainsi de nombreuses conséquences fâcheuses. Le déficit énergétique pour la ville de Kinshasa, par exemple, se situe autour de 140 MW. La situation est plus grave dans d'autres provinces avec d'énormes besoins non satisfaits en matière d'énergie.7(*)

Face à cette situation, il s'observe de plus en plus une population de la ville de Goma qui s'approvisionne en une autre forme d'énergie électrique pour palier au déficit occasionné par la SNEL. C'est ainsi qu'on peut voir un peu partout, dans les quartiers de Goma, sur les toitures des maisons des installations des panneaux solaires. Cette nouvelle forme de consommation spectaculaire de l'énergie solaire a attiré notre attention au point d'en consacrer une étude, et pour ce faire, notre souci est de savoir :

Ø Quels sont les facteurs qui déterminent la consommation d'énergie solaire à Goma?

Ø Le volume disponible permet-il de couvrir les besoins en énergie ?

0.2 OBJECTIF GENERAL

Cette recherche se propose en tant qu'objectif principal d'identifier les facteurs de la consommation de l'énergie solaire dans la ville de Goma et de savoir si le volume disponible permet de couvrir les besoins en énergie.

0.3 OBJECTIFS SPECIFIQUES

De manière spécifique, il s'agira dans un premier temps pour nous :

ü D'identifier les déterminants de la consommation de l'énergie solaire des ménages à Goma ;

ü De quantifier à travers le calcul de différentes estimations l'impact exercé par chacune des variables sur la consommation.

ü Identifier la nature économique du bien « panneau solaire » : en faisant la distinction entre bien de luxe, bien inférieur et bien normal.

0.4 HYPOTHESES DE RECHERCHE

Plusieurs facteurs influenceraient la consommation de l'énergie, que l'on peut classer en deux catégories : les facteurs économiques et les facteurs sociologiques.

1. Les facteurs économiques :

Il s'agit de deux contraintes économiques auxquelles sont confrontés les individus et qui limitent leur capacité à consommer, à savoir le prix des biens et le revenu disponible. La question est de savoir comment le consommateur va classer ses besoins à satisfaire et effectuer ses choix, quelle relation va s'établir entre la demande et l'évolution du prix et la demande et l'évolution du revenu.

2. Les facteurs sociologiques :

De nombreux facteurs sociologiques vont être déterminants dans le processus de consommation. On peut relever notamment la classe sociale, l'âge, le mode de vie, l'effet d'imitation, la catégorie socioprofessionnelle, le besoin de reconnaissance, la publicité, le sexe, la composition de la famille, etc.

Notre travail est soutenu par deux hypothèses :

Ø Les facteurs économiques, sociologiques (le revenu, le prix, la facture de la SNEL, le type de maison, la taille du ménage) soutiendraient la consommation de l'énergie solaire à Goma ;

Ø La demande d'énergie solaire couvrirait tous les besoins en énergie des ménages.

0.5 METHODOLOGIE

La recherche scientifique exige le recours aux méthodes et techniques pour collecter, traiter et analyser les données. Selon M. Grawitz, «  la méthode est constituée de l'ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les démontre et les vérifie8(*) ». Pour ce qui concerne notre travail, nous avons procédé par la technique d'enquête par questionnaire pour la collecte de données et des méthodes statistiques et économétriques pour leur traitement.

0.6 CHOIX ET INTERET DU SUJET

Nous avons opté pour ce sujet à double intérêt :

- Du point de vue scientifique, ce sujet pourra servir de support pour d'éventuels chercheurs intéressés aux facteurs explicatifs de la consommation des ménages.

- Du point de vue pratique, il est question de susciter l'attention de tout ménage de Goma consommateur de l'énergie solaire, c'est-à-dire lui fournir assez d'informations afin que ce dernier sache affecter rationnellement son revenu.

0.7 DELIMITATION DU SUJET

Le domaine considéré dans ce travail vise la consommation de l'énergie solaire à Goma. Sur le plan temporel, la récolte des données de l'étude s'est déroulée au cours de l'année 2015 mais les données documentaires couvrent une période de cinq ans, de 2009 à 2014.

0.8 SUBDIVISION TRAVAIL

Ce travail se répartit sur trois chapitres à part l'introduction et la conclusion. Le premier est centré sur la revue de la littérature en rapport avec la consommation et l'énergie solaire, le deuxième concerne la présentation de la consommation de l'énergie solaire à Goma : il s'agit ici des sources d'approvisionnement, de la présentation de la ville de Goma et de la présentation de l'échantillon et des données collectées. Le troisième chapitre se borne sur la modélisation de la consommation de l'énergie solaire à Goma : il s'agit de la spécification du modèle et commentaires des résultats obtenus.

Chapitre premier :

REVUE DE LA LITTERATURE

Ce chapitre porte sur la compréhension et la définition des concepts clés relatifs à la consommation et à la demande dans toutes leurs formes, sur quelques notions d'énergies renouvelables et particulièrement de l'énergie solaire dans tous les aspects.

I.1 THEORIES SUR LA CONSOMMATION DES MENAGES

I.1.1 Généralités

La consommation est l'acte d'utiliser un bien ou un service en vue de la satisfaction d'un besoin humain. Lorsqu'un individu consomme un bien, celui-ci disparaît au premier usage dans le cas d'un bien non durable, ou progressivement dans le cas d'un bien durable. Ce dernier se détériore au fur et à mesure de son utilisation dans le temps. La consommation des ménages se partage en consommation individuelle et consommation collective. La consommation collective concerne donc les services, et plus particulièrement les services rendus par les administrations, appelés « services non marchands » car non proposés sur un marché. Il existe également des services collectifs marchands. Dans ce cas il est possible d'exclure certains individus de la consommation de ce bien par le prix. En quelque sorte, une consommation collective est une consommation dont personne ne peut être exclu, et dans laquelle la satisfaction des uns ne se fait pas au détriment de celle des autres9(*).

Bien 1

Cette courbe trop basse, on peut avoir plus de satisfaction avec ce revenu

Cette courbe d'indifférence est haute, elle ne peut pas être atteinte avec ce revenu

Bien 2

Droite de revenu

Optimum

Figure N°1 :

Courbe de la consommation

D'après les néoclassiques, le consommateur cherche à maximiser sa satisfaction sous contrainte de son pouvoir d'achat et conséquemment, on associera à chaque bien une valeur correspondant à l'utilité que retire le consommateur de son utilisation. Si un consommateur a le choix entre deux biens, on voit que plusieurs combinaisons de biens peuvent avoir la même utilité cumulée, c'est-à-dire peuvent lui procurer la même satisfaction. On appelle courbe d'indifférence la représentation graphique de ces combinaisons. Pour choisir entre ces différentes combinaisons a priori équivalentes, c'est le revenu qui entrera en ligne de compte. Le consommateur choisira la combinaison qui utilise tout son revenu, sans bien sûr le dépasser. Graphiquement, c'est donc l'intersection entre la droite de revenu et la courbe d'indifférence la plus haute que l'on peut atteindre avec ce revenu qui constituera l'optimum du consommateur10(*).

Graphiquement on a :

A l'inverse de la théorie néoclassique qui cherche à expliquer le comportement d'un agent économique (approche micro-économique), Keynes s'intéresse à la consommation en tant qu'agrégat économique (approche macro-économique). Son point de vue peut être résumé par la formule suivante: C = c.Y + Co où C est la consommation totale, c est la propension marginale à consommer, c'est-à-dire la partie du revenu supplémentaire qui sera consommée (l'autre partie étant épargnée), Y est le revenu national et Co est la part de la consommation qui ne dépend pas du revenu (consommation autonome). La consommation augmente donc avec le revenu national, mais une partie croissante de la hausse du revenu national est affectée à l'épargne. A Duesenberry de remarquer que, contrairement à ce que voudrait la formule keynésienne, la propension moyenne à consommer (consommation/revenu) reste constante sur la longue période, alors que le revenu augmente. Il l'explique par une fonction ostentatoire de la consommation : ce qui compte, ce n'est pas le niveau de consommation absolu mais le niveau de consommation relatif (comparé à celui des autres ménages). Conséquence: si le revenu de tout le monde augmente, chacun voudra en quelque sorte "conserver son rang" et n'épargnera pas une plus grande part de son revenu, malgré l'augmentation de ce dernier. Par ailleurs, en cas de baisse des revenus, la consommation ne diminue pas, ou peu. Du fait des habitudes de consommation acquises au cours des périodes précédentes, on commence par puiser dans l'épargne avant d'ajuster sa consommation. C'est ce qu'on appelle l'effet de cliquet.

Pour Friedman, les ménages ont une idée bien précise de leur revenu "normal" sur les moyens et long terme. C'est en fonction de celui-ci, appelé revenu permanent, qu'ils vont fixer la part de la consommation. Résultat: une variation de court terme du revenu d'un ménage (provoquée par exemple par une période de chômage, ou à l'inverse, par une prime exceptionnelle) n'influencera pas forcément le niveau de consommation.

Selon Modigliani, la consommation d'un individu est à peu près constante tout au long de sa vie. Un jeune pourra avoir recours à l'emprunt pour l'aider à faire face aux dépenses en début de vie active. Au fur et à mesure que son ancienneté dans son travail augmente, son revenu croît et il peut rembourser ses emprunts et épargner une partie de son revenu, épargne qu'il utilisera pour maintenir sa consommation au moment de la retraite. Cela permet de relier le niveau d'épargne d'un pays et sa pyramide des âges11(*).

I.1.2 Consommation privée ou Consommation finale des ménages

1. Définition de la consommation finale des ménages

Lorsque les sociétés étaient encore essentiellement rurales, une large partie de la production de produits alimentaires, de vêtements ou de produits artisanaux était réalisée par les ménages pour leur propre usage. Ce que l'on appelait l' «autoconsommation »,la forme principale de consommation. Par la suite, l'industrialisation et l'urbanisation se sont accompagnées de l'augmentation du revenu réel des ménages et de la diversification de leurs besoins. La société est entrée dans l'ère de la consommation de massecaractérisée par l'accroissement simultané de l'offre et la demande de biens et services destinés à la consommation individuelle. Ceci s'est concrétisépar une extension de l'économie de marché et un recul de l'autoconsommation.

On désigne sous le nom de consommation finale des ménagescette consommation individuelle composée des achats de biens et services destinés à la satisfaction directe de leurs besoins ainsi que de l'autoconsommation(produits des jardins familiaux, utilisation de logements dont lesconsommateurs sont propriétaires...).

2. Les caractéristiques de la consommation finale

La consommation finale des ménages introduit deux caractéristiques. D'une part, elle repose sur la notion de biens privés.Le bien privé est un bien ou un service dont la consommation par une personne exclut nécessairement toute consommation par une autre personne (ainsi la consommation d'une boisson à la terrasse, d'un café est un bien privé, toute personne qui la consomme, en prive le reste de la population). D'autre part, elle porte sur un nombre très important de biens et deservicesdestinés à satisfaire une grande variété de besoins. C'est pourquoi il est utile de procéder à une classification des consommations. Celle-ci pourra prendre en compte soit la nature des besoins, soit la nature des produits comme on peut le voir par le tableau ci-contre12(*).

NATURE DES BESOINS

NATURE DES PRODUITS

- Alimentation

- Habillement

- Logement, Chauffage

- Ameublement

- Equipement Ménager

- Santé

- Transports et Communication

- Loisirs, Spectacles, Enseignement

ü Biens fongibles (détruits au 1er usage)

- Energie

- Produits Alimentaires

ü Biens durables ou semi-durables

- Habillement

- Automobiles

- Meubles, Electroménager...

ü Services de santé, de transport, de loisirs

I.1.3 La consommation collective des ménages

Les ménages utilisent non seulement des biens et services marchands, mais également des services non marchands produits par les administrations. Cette consommation de services non marchands est appelée aussi consommation collective. Un phénomène caractéristique des sociétés modernes est la croissance de ces consommations collectives qui contribuent à améliorer le bien-être de la population.

1. Le bien collectif

Le bien collectif est un bien ou un service que tous les individus peuvent consommerconjointement. Il présente généralement deux caractéristiques : la non rivalité des consommateurs(tout le monde peut consommer le même bien) et la non exclusion des consommateurs(le bien estmis à la disposition de tous). Par biens collectifs, on pense aux services rendus par différentesinfrastructures (routes, ponts..), aux émissions de télévision et de radio ainsi qu'aux grandesfonctions de l'Etat (Santé, Défense, Police, Education, Justice...). En fait, on désigne parconsommation collective, la consommation de biens et de services mis à la disposition de tous demanière indivisible.

2. Les caractéristiques des biens collectifs

La nature particulière des biens collectifs entraîne deux conséquences importantes. La première concerne le financement de ces biens. Les biens collectifs sont mis à la disposition des agents économiques à titre gratuit ou quasi-gratuit, et de ce fait, sont financés par les prélèvements obligatoires (notons ici que le coût supplémentaire de l'usager additionnel est nul). La deuxième renvoie à la fourniture de cesbiens. Des services comme l'Education, la Santé, qui ne sont pas caractérisés par la possibilité d'exclusion, ne peuvent être fournis par l'initiative privée, car aucun individu n'accepterait de payer ce qu'il peut obtenir gratuitement. C'est donc à l'Etat et aux collectivités locales que revient la charge de fournir ces biens collectifs. C'est pourquoi les biens collectifs sont financés principalement par le Budget de l'Etat. La consommation collective sera égale aux dépenses engagées par l'Etat pour la production de ces biens.13(*)

En raison du caractère apparemment gratuit ou quasi-gratuit des biens collectifs, les usagers pourront être amenés à avoir des comportements indésirables : un comportement de gaspillage(la gratuité d'une part, la méconnaissance du coût réel d'autre part, conduisent l'individu à en avoir une utilisation excessive : exemple de la surconsommation de soins médicaux) ; un comportement depassager clandestin(la gratuité pousse certains usagers à essayer d'obtenir ce bien sans en supporter le coût : exemple de la non déclaration du poste de télévision).

3. Les enjeux de la consommation de biens collectifs

La fourniture par l'Etat de biens collectifs est susceptible de réaliser un double enjeu économique et social, dans un premier temps le contrôle de certaines consommations sensibles, dans un second temps, la réduction des inégalités.

Ø Le contrôle des consommations sensibles : les pouvoirs publics peuvent directement ou indirectement contrôler et limiter, ou au contraire obliger l'offre et l'utilisation de certains biens collectifs parce qu'ils présentent à leurs yeux des mérites ou des démérites (exemple de l'obligation d'aller à l'école jusque 16 ans, de se faire vacciner, de ne pas utiliser de véhicules polluants...). Ce sont des biens dont la consommation doit être développée par l'Etat car l'individu seul, n'est pas disposé à le faire de lui-même.

Ø La réduction des inégalités: l'intervention de l'Etat dans la fourniture de biens collectifs repose sur deux idées-clés : tous les individus ont droit à la satisfaction des besoins les plus fondamentaux (Santé, Education...), le marché n'est pas en mesure de satisfaire les besoins de tous les individus en raison de l'existence de prix parfois trop élevés. L'Etat doit ainsi prendre en charge la fourniture de ces biens en offrant à chacun l'accès aux moyens de satisfaire ses besoins.

Consommation Privée et Consommation Collective

Schéma illustratif :

Production de biens et de services marchands

Ces biens et services sont achetés ou autoconsommés

Consommation finale des ménages

Production de services et de biens non marchands

Consommation collective

Ces biens sont

Payés partiellement

Ces biens sont fournis gratuitement

CONSOMMATION ELARGIE DE LA POPULATION

I.1.4 Les déterminants économiques de la consommation

Il est généralement admis de dissocier les déterminants microéconomiques et macroéconomiques de la consommation, même si les modèles macroéconomiques tendent aujourd'hui à intégrer des comportements microéconomiques.

1. Approche microéconomique de la consommation

La modélisation du comportement du consommateur, telle qu'elle est suggérée en microéconomie, repose sur trois hypothèses importantes : le choix individuel du consommateur, l'information parfaite sur l'offre de biens ainsi que sur le niveau de ses besoins, l'hypothèse de rationalité qui insiste sur le fait que le consommateur cherche à maximiser la satisfaction retirée d'un bien sous la contrainte de son budget.

a) Théorie néoclassique du consommateur

Le consommateur dispose ici d'un budget limité pour acquérir tous les biens souhaités. Il ne peut donc acheter tout ce qu'il désire et doit opérer des choix entre les biens désirés. Pour effectuer ces choix, le consommateur établit une hiérarchie dans ses préférences comme dit supra. Les courbes d'indifférences construites par l'économiste V. Pareto, sont un procédé de représentation graphique des préférences des consommateurs. Pour simplifier, le choix du consommateur est limité à deux produits X et Y. Le choix du consommateur va s'effectuer selon le critère de l'utilité U (X, Y). Les économistes néoclassiques retiennent généralement le concept d'utilitémarginale, qui s'analyse comme l'utilité apportée par la dernière unité de bien acquise.

Si le consommateur désire plus de produits

X, il est obligé de se dessaisir d'une partie des produits Y.

Produit X

Produit-Y

Figure N°2 : Courbe de la consommation

Au terme de la confrontation de la courbe d'indifférence avec le revenu, le consommateur choisit la combinaison idéale de biens lui apportant la plus grande satisfaction, ce que l'on appelle l'utilitémaxima. Dans ce modèle, les agents sont considérés comme rationnels en ce qu'ils ont une fonction-objectif(les consommateurs cherchent à maximiser leur utilité U (X, Y) compte tenu de leur contrainte budgétaire, c'est-à-dire le revenu) et qu'ils sont censés avoir une information parfaite sur le prixdes biens de consommation14(*).

b) L'égalisation des utilités marginales pondérées par les prix

Selon WALRAS, « deux marchandises étant données sur un marché, la satisfaction maxima des besoins ou le maximumd'utilité effective aura lieu pour chaque porteur, lorsque le rapport des intensités des derniers besoins satisfaits ou lerapport des raretés, est égal au prix ». Le consommateur maximise son utilité, en choisissant un panier deconsommation qui rend égale les utilitésmarginales des différents biens consommés, pondérés par leurs prix respectifs. Ce théorème est établi à peu près simultanément chez Jevons, Menger et Walras, mais sa véritable paternité revient à l'Allemand Gossen qui l'avait déjà formulé en 1854. Le théorème de l'utilité maxima des marchandises fournit une première version de l'équilibre du consommateur. L'individu décrit ci-dessus est en équilibre au point où rien ne le poussera à modifier sa consommation tant que les paramètres le concernant ne changeront pas. D'abord établi dans le cadre d'une hypothétique « économie d'échange pure », ce résultat est ensuite étendu à une économie de production, dans laquelle l'équilibre du consommateur devient aussi l'équilibre duproducteur de biens et services. La contrainte budgétaire égalise la valeur des produits achetés et celles des services vendus aux entreprises. La fonction-objectif intègre, à côté de l'utilité des premiers la désutilité des seconds (désutilité du travail par exemple qui implique un effort et un sacrifice en temps libre).

A l'équilibre, l'individu égalise les utilités et les désutilités marginales, pondérées par les prix des produits et des services producteurs. Ainsi selon Jevons, le salarié consommateur dose son offre de travail de façon à égaliser à la marge la désutilité du travail (pondéré par le salaire) et l'utilité de la consommation marchande(pondérée par son prix)15(*).

c) Approche macroéconomique de la Consommation

L'analyse néo-classique construisait la fonction de demande d'un bien en privilégiant la relation prix et quantité demandée. Keynes propose de relier la consommation globale avec le revenu. Il s'appuie ici sur l'existence d'une loi psychologique fondamentale selon laquelle «en moyenne et laplupart du temps, les hommes tendent à accroître leur consommation au fur et à mesure que lerevenu croît, mais non d'une quantité aussi grande que l'accroissement du revenu ». Le revenu global aurait ainsi deux emplois : la consommation C et l'épargne S, ainsi note-t-il R = C + S. L'épargne apparaît comme un élément résiduel, dépendant de la consommation, elle-même dépendant du revenu. Tout revenu est partagé en consommation et en épargne. La relation entre la consommation et le revenu peut s'exprimer par le biais des propensions à consommer. On distingue la propension moyenne à consommer (rapport de la consommation totale sur le revenu : C/R) et lapropension marginale à consommer (rapport de la variation de la consommation sur la variation du revenu : ?C / ?R, notée c). La relation entre épargne et revenu peut également s'exprimer par des propensions à épargner, qui étant le caractère résiduel de l'épargne, peuvent se déduire des propensions à consommer. La propension moyenne à épargner égale à (1 - C/R) et la propensionmarginale à épargner égale à (1 - ?C/?R), notée s. Graphiquement la fonction de consommation peut prendre trois formes :

C

R

III

II

I

Figure N°3 : Courbe de la consommation et de l'épargne

Dans le premier cas (I), C = c R. Si le revenu est nul, la consommation est nulle aussi. La propension moyenne à consommer est égale à la propension marginale à consommer, elle-même constante. Dans le second cas (II), C = c R + b. La fonction de consommation admet une consommation incompressible même lorsque le revenu est égal à 0. Le terme b est également appelé consommation autonome puisqu'il correspond à une consommation indépendante du revenu. La propension marginale à consommer est constante, elle est inférieure à la propension moyenne qui est fonction décroissante du niveau de revenu. Dans le troisième cas (III), C = c R (fonction concave). La propension moyenne et la propension marginale à consommer tendent à diminuer avec l'augmentation du niveau de revenu. C'est le troisième cas qui correspond aux indications données par Keynes. Des études empiriques ont montré que cette analyse était vérifiée lorsque l'on comparait à un moment donné les budgets de différents ménages ayant des niveaux de revenus différents (les ménages les plus riches ont proportionnellement une épargne plus importante que les ménages pauvres) et ceci sur une courte période. Toutefois l'économiste Simon Kuznets a montré, en se fondant sur une étude de la consommation aux Etats Unis de 1869 à 1938 (c'est à dire sur une longue période) que l'analyse de Keynes se trouvait invalidée par le fait que la propension moyenne à consommer était restée constante sur cette période. Les recherches poursuivies depuis J.M Keynes sur la fonction de consommation ont enrichi l'analyse en introduisant des éléments négligés par la théorie keynésienne. Malgré la consommation des ménages peut ne pas être financée par les seuls revenus. Certains d'entre eux peuvent disposer d'actifs monétaires liquides ou d'actifs réels ou financiers qu'ils peuvent vendre pour effectuer des achats, notamment de biens de consommation durable. La prise en compte du patrimoine conduit à écrire la fonction de consommation sous la forme : Ct = c Rt + d Atd est la propension à dépenser des actifs, At représente le montant des actifs détenus à la période t.

I.1.5 Les déterminants psychologiques et sociologiques de la consommation

La consommation ne se limite pas à l'acte de consommer, elle s'inscrit également dans un contexte psychologique et sociologique. Consommer, c'est avant tout satisfaire un besoin. Les études du comportement du consommateur permettent aujourd'hui de dresser des profils types. Consommer, c'est également tenir compte du mode de vie de la société (évolution du travail, arbitrage temps de travail et temps de loisir, place de l'habitat). Consommer, c'est encore la manifestation d'un signe social (l'appartenance à un groupe). Consommer, c'est enfin analyser les actions des entreprises (destinées à influencer les comportements d'achat). Partant du principe que les ménages consomment pour satisfaire leurs besoins et que ces derniers sont de différente nature, Maslow a proposé de hiérarchiser ces besoins en cinq niveaux qu'on appelle « Pyramide de Maslow16(*)». Ils vont des besoins physiologiques (faim, soif, sommeil, habillement, logement), de sécurité (protection au niveaumoral et physique), besoins de liens sociaux ou d'appartenance à un groupe (affection, amitié), puis vient le besoin d'estime (respect de soi, autres considérations) et en fin d'auto accomplissement (effectuer ce que l'on peut faire de mieux).

La question de savoir si chaque individu ne cherche à satisfaire un besoin d'un certain niveau que s'il a complètement satisfait les besoins d'un niveau antérieur, est toutefois controversée. En effet, la plupart des biens de consommation ont un caractère dual, car ils ont une double fonction : unefonction d'usage et une fonction symbolique. Ainsi une voiture sert à effectuer des transports mais elle peut aussi faire rêver, être un signe de richesse...

Le passage des besoins (motivations) aux comportements d'achat est généralement réalisé en établissant les portraits du consommateur (typologies et classifications, attentes des clients, relation aux marques et aux magasins). Trois tendances lourdes sont appelées à marquer durablement l'univers de la consommation : le phénomène du low cost, celui du trade up et le rapport à l'alimentation17(*).

Ø Les tendances en matière de consommation

Comme dit ci-haut, trois tendances se dégagent en matière de consommation: le phénomène « low cost » ou bas coût c'est l'achat à bas prix ou prix discount; le phénomène lié et complémentaire du « trade up » ou achat dans le segment supérieur un niveau élevé de prix.

Différence entre discount et bas prix ou low cost :

- le discount: le discount, c'est avant tout un prix moins cher qu'ailleurs sur un produit de marque connue. Ce qui légitime et prouve le discount, c'est bien cette référence possible à un produit comparable et à un prix normal plus élevé. La notion de discount recouvre des produits vendus bon marché mais qui peuvent pour autant dégager une partie complémentaire. Peu à peu, le discount a gagné nombre d'articles : parapharmacie, optique, parfumerie, et bien d'autres.

- Le bas coût : il appartient à l'univers du discount, il le prolonge et l'élargit en ajoutant aux produits connus « discountés » par réduction de marge, des produits ou services spécialement conçus pour être vendus à bas prix. Là intervient la notion de bas coût. L'exemple type est celui du voyage, avec des charters18(*) et des destinations peu coûteuses ; on voit l'exemple entre obtenir une chambre à prix cassé dans un hôtel de luxe en morte saison ou aller dans un hôtel Formule 1. Cette distinction étant faite, discount et bas coût ou « low cost » font partie du même univers.

I.1.6 La consommation et le groupe social

La consommation est aussi un signe social, le signe d'appartenance ou non à un groupe social. De ce point de vue, deux phénomènes peuvent être représentés :

1. La différenciation entre les groupes sociaux

Le groupe social se distingue de la catégorie sociale, il n'est pas une simple collection de personnes réunies par des caractéristiques communes, il suppose en outre l'existence de relations entre elles. Ces relations peuvent être directes et personnelles dans un groupe primaire tel que la famille ou de nature différente dans un groupe social étendu (il peut s'agir par exemple de la participation à la même activité ou un groupe de travail, de l'établissement d'un mode de communication interne à un groupe ou encore de la simple adhésion à des normes ou des valeurs communes). Quelle que soit la nature de la liaison entre les membres du groupe, elle doit être assez forte pour que celui-ci constitue une unité sociale intégrée (ainsi le groupe social n'existe que si l'intégration et lasolidarité l'emportent sur l'autonomie des membres). Pour cette raison, la consommation d'un individu appartenant à un groupe social déterminé, se rapproche du modèle de consommation de son groupe. Un exemple caractéristique est donné par l'habillement dans divers groupes sociaux (groupes de jeunes, groupes de cadres dynamiques...). Le plus souvent, le non-respect des normesdu groupe, y compris dans le domaine de la consommation peut conduire un individu à samarginalisation et à son exclusion du groupe.Dans son ouvrage «Income,Saving and the Theory of Consumer Behavior», James Duesenberry (1949) avance l'idée que chaque population constitue une sorte de sous-culture qui exerce des pressions spécifiques sur ses membres afin de les pousser à consommer. Ce principe d'émulation sociale s'exercerait de manière plus forte sur les bas revenus qui peinent alors à épargner. Dans leur ouvrage «The World of Goods, Towards an Anthropology of Consumption», Douglas et Isherwood (1978) soulignent que la consommation doit être envisagée comme le moyen dont les consommateurs usent pour construire leurs catégories culturelles, c'est-à-dire les significations et le sens qu'ils veulent donner à leurs actes. Qu'il s'agisse de suggérer une appartenance familiale, communautaire ou de classe, la consommation agit comme un marqueur culturel pour chacun d'entre nous. Pierre Bourdieu (1979), dans « La Distinction, critique sociale dujugement », montre que les consommateurs développent une identité de classe qui se forge un habitus, ce qui frappe d'inertie une importante partie de leurs capacités de choix entre plusieurs modes de consommation.

2. L'effet d'imitation

Certains groupes sociaux occupaient une place à part dans l'échelle du prestige social et que leur mode de vie ainsi que leurs loisirs constituaient un modèle pour d'autres groupes. Aujourd'hui encore, on peut montrer qu'à partir du comportement de certains groupes (stars de la télévision ou du cinéma, loisirs de cadres...), il existe de proche en proche un effet d'imitation des groupes sociaux entre eux et diffusion progressive de certains modes de vie et de consommation. C'est ainsi que l'on pourrait expliquer le phénomène de la mode et celui de l'accélération de la consommation : les produits nouveaux sont adoptés par une petite minorité, qui ainsi se distingue, plus ou moins rapidement imitée par la majorité, elle les délaisse alors pour des produits plus récents19(*).

3. La consommation et l'action des entreprises

Grâce au développement des études de motivation, les entreprises s'efforcent d'agir sur le comportement des consommateurs par le moyen de la publicité notamment. Galbraith considère quenous évoluons dans un système« de filière inversée », où ce n'est plus la demande qui détermine laproduction mais l'inverse. Cette thèse très controversée, doit surtout nous amener à conclure qu'ilexisterait en fait une influence réciproque entre l'offre et la demande.

L'analyse sociologique de l'intermédiation marchande insiste sur le rôle des dispositifs, des savoirset des opérations qui contribuent à façonner les ajustements entre une offre de produits et desdemandes des consommateurs. La publicité, le design, l'emballage, le merchandising, les vitrines,les catalogues, les cartes de fidélité, les guides d'achat sont autant de techniques et d'outils quipermettent de façonner l'offre commerciale et d'équiper les consommateurs pour les aider à choisir.La sociologie propose ainsi une approche fondée sur une « économie des jugements équipés ». Selon cette approche, les consommateurs choisiraient les produits àpartir de principes de hiérarchie plus ou moins stabilisés qu'ils établissent entre les différentes propriétés des produits. Ces hiérarchies sont construites à partir d'équipements de l'offre et de principes de jugement que les consommateurs mobilisent lorsqu'ils choisissent leurs produits. Elles sont à la fois le produit de nos expériences répétées avec les dispositifs marchands, de notre inscription dans les groupes sociaux (famille, classe sociale) et de notre volonté d'utiliser les produits comme des marqueurs identitaires.

I.2 NOTIONS DE DEMANDE

I.2.1 définition de la fonction de demande

La théorie microéconomique traditionnelle définit la fonction de demande comme étant la relation entre la quantité optimale demandée et les valeurs possibles des variables qui la déterminent. En d'autres termes, c'est l'ensemble des points indiquant les quantités maximales qui seront achetées soit à divers niveaux de revenu, soit à divers prix, toutes choses égales par ailleurs. On voit bien que cette définition suscite plusieurs commentaires :

- La relation que la fonction établit concerne la quantité optimale demandée du bien considéré en ce sens qu'elle vise le meilleurs choix de consommation que le consommateur peut faire de ce bien en tenant compte non seulement de ses préférences mais aussi la contrainte budgétaire que le prix des biens et que son revenu lui imposent.

- La fonction de demande est une fonction à plusieurs variables parce que le choix de consommation dépend de plusieurs variables : le prix du bien considéré, le prix des autres biens, le revenu du consommateur, ses goûts et ses préférences, sa richesse, etc.

- L'analyse microéconomique élémentaire de la fonction de demande privilégie les trois premières variables : le prix du bien, le prix des autres biens et le revenu du consommateur. Cela revient à considérer les autres variables comme constantes, et par conséquent à raisonner ''ceteris paribus'', c'est-à-dire toutes les choses égales par ailleurs : en particulier, les goûts et préférences du consommateur tels que les décrit sa fonction d'utilité sont considérés comme stables.

On peut remarquer que la notion de demande doit être distinguée de celle de consommation. Alors que la première est une notion ex ante (en termes de projets), la seconde est une notion ex post (en termes de réalisation) : la fonction de demande indique par exemple quelle serait la demande optimale du consommateur pour tel bien si le prix de celui-ci, affiché par le marché, était de tel ou tel montant ; la fonction de consommation montre comment a évolué la consommation effectivement constatée de tel bien en fonction par exemple de différentes valeurs que le prix a pu prendre.

I.2.2 La détermination de la fonction de demande

La demande optimale de X, comme de Y, se détermine à partir des meilleurs choix de consommation dictés au consommateur par la maximisation de son utilité (sa satisfaction) sous la contrainte du budget dont il dispose et des prix des autres biens ; autrement dit, à partir des différents équilibres du consommateur selon les valeurs prises par son budget et par les prix des biens qui doivent composer son panier.

L'équilibre du consommateur se définit de la manière suivante :

Max U =U(x,y)

Sous R = PX*x + PY*y

Nous ne détaillons pas ici les hypothèses posées par la microéconomie traditionnelle pour le calcul économique du consommateur (rationalité absolue du consommateur, fonction d'utilité continue, dérivable et définie à une transformation monotone croissante près, convexité des préférences, non-saturation des besoins, agent preneur des prix, analyse statique, ...). Précisons seulement que l'expression de la contrainte budgétaire (égalité du revenu et de la somme dispensée en bien X et Y) signifie que le consommateur est supposé consommer la totalité de son revenu. La représentation graphique de la contrainte budgétaire dans le repère d'axes (x, y) est une droite, dite de budget ou droite d'iso coût puisque tous les paniers de deux biens dont elle est le lieu géométrique ont un coût identique, égal au revenu du consommateur. Cette droite a pour équation :

Y=- (PX/PY)*x+R/PY

Graphiquement parlant, comme le revenu est pleinement consommé, le panier optimal correspond nécessairement à l'un des points de la droite de budget (au-delà de la droite, les paniers ne peuvent être achetés faute d'un revenu suffisant, et en-deçà de droite, le revenu du consommateur n'est pas pleinement utilisé). On parle de l'équilibre du consommateur parce qu'il s'agit de la situation que celui-ci cherche et qu'il n'a plus intérêt à modifier une fois qu'il l'a trouvée ; est rationalité oblige ; celle qui lui procure le maximum de satisfaction, compte tenu de sa contrainte budgétaire.20(*)

Ø Les débuts de la théorie de la demande

L'objectif de l'étude de l'équilibre du consommateur est de jeter les bases d'une théorie de la demande. Mais, laconstruction de cette théorie a été engagée avant que n'émerge celle de l'équilibre du consommateur. Les pionniers en lamatière sont les Français Cournot et Dupuit, qui dès le milieu du 19e siècle, introduisent des concepts qui par la suiteseront considérés comme typiquement marshalliens.Dans ses recherches sur les principes mathématiques de la théorie des richesses (1838), A.Cournot écrit pour la premièrefois sous le nom de « loi du débit »,une relation mathématique faisant apparaître la demande d'un produit comme unefonction décroissante du prix de ce produit.

Pour lui, la loi de la demande ou du débit d'un produit dépend du mode d'utilité du bien, de la nature des services qu'il peut rendre, des jouissances qu'il procure, des habitudes et des moeurs de chaque peuple, de la richesse et de l'échelle suivant laquelle cette richesse est répartie. Puisque cette loi du débit dépend d'autant de paramètres qui, pour la plupart, sont plus ou moins subjectifs, il serait difficile de l'exprimer par une formule algébrique. Construisant le rapport du taux de variation relative de la demande au taux de variation relative du prix, Cournot introduit également la notion d'élasticité de la demande par rapport au prix et établit le lien entre celle-ci et l'évolution de la recette totale. Cependant, la « loi du débit » de Cournot reste purement empirique.

Dans deux articles de 1844et 1849, consacrés aux principes de la tarification publique, l'ingénieur des ponts et chaussées J.Dupuit (1801-1866) va plus loin que Cournot en reliant la forme de la fonction de demande à l'utilité. Il introduit la notion du surplus du consommateur, visant à procurer une mesure monétaire de l'utilité nette (ou utilité relative) que retire un consommateur de l'achat d'une quantité Q payée à un prix unitaire P.

Ø Théorie de la demande

A

Prix

Quantité

B

Pa

Qa

Pb

Qb

-?Q

Figure N°4 : Courbe de la demande

Dans le cas général, la demande d'un bien dépend du revenu disponible, du prix du bien considéré et du prix des autres biens (effet de substitution). Ce qu'il est convenu d'appeler la fonction dedemande met en relation la quantité totale demandée du bien X avec le prix unitaire de ce bien P, les autres paramètres étant censés rester constants. Cette relation est traditionnellement exprimée à l'aide d'une courbe. Cette courbe ne fournit aucune indication sur le prix mais constitue seulement une courbe des intentions des acheteurs en présence de différents prix. La courbe de demande du consommateur pour un bien donné, indique que la quantité achetée du bien est fonction décroissante du prix de ce bien.

La forme décroissante de la courbe de demande s'explique par la loi de l'utilité marginale décroissante avec les quantités. En effet, si les unités supplémentaires que l'on acquiert d'unproduit apportent des utilités marginales décroissantes, seule une baisse des prix peut contraindrel'acheteur à augmenter les quantités achetées. Toutefois, la réponse de la demande à la variation deprix n'aura pas la même intensité selon la nature du bien. La mesure de la sensibilité de la demandeaux changements de prix s'effectue grâce au coefficient d'élasticité par rapport au prix.Il se définit comme le rapport entre la variation relative de la demande (?Q) par rapport à laquantité initialement demandée Q et la variation relative de prix (?P) par rapport au prix initial P.

Soit

Le coefficient d'élasticité de la demande au prix est de signe négatif puisque le prix et la quantité sont, d'après la loi de la Demande, en raison inverse. Plusieurs cas peuvent cependant être distingués suivant l'intensité de la réaction face au changement de prix.

- Si - 1< p < 0, la demande est dite inélastique ou faiblement élastique. Dans cette hypothèse, la variation de la demande est moins que proportionnelle à la variation du prix.

- Si p = -1, prix et demande varient proportionnellement (mais en sens opposé). Une hausse des prix de 5% se traduit par une baisse de la demande de 5%.

- Si p <- 1, la demande du bien est dite élastique. Si l'élasticité de la demande au prix est égale à - 2, alors une hausse des prix de 1% entraînera une baisse de la demande de 2%21(*).

I.3 LES ENERGIES RENOUVELABLES

I.3.1 Généralités

A l'opposé des énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon), et de l'énergie nucléaire, dont les stocks sont limités, les énergies renouvelables s'appuient sur des ressources inépuisables (rayonnement solaire, vent, mouvements de l'eau, chaleur terrestre) ou vite renouvelées (culture, forêts). De plus, leur exploitation n'augmente pas l'émission de gaz à effet de serre, ni n'émet des polluants atmosphériques ou déchets nucléaires dangereux, d'où le qualificatif souvent employé d'énergies « propres » ou « vertes22(*) ».

De nos jours, l'homme a à sa disposition sur la Terre de nombreuses sources d'énergie. Les plus utilisées sont les énergies dites fossiles (charbon, pétrole, gaz) car non renouvelables et issues d'un long processus de transformation de la matière organique, parce qu'elles sont faciles à exploiter, et rentables. Cependant, pour différentes raisons, il s'avère que ces énergies ne peuvent plus être utilisées. Tout d'abord, les réserves d'énergie fossiles commencent à s'amoindrir. Ensuite, en raison de la très forte demande en provenance des pays en voie de développement.Les prix de ces énergies ne cessent d'augmenter, les rendant inabordables pour certaines personnes. Et puis, lors de leur utilisation, ces énergies émettent une grande quantité de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, notamment) qui participent fortement au réchauffement planétaire, qui devient un problème grandissant pour la Terre et les êtres vivants.

De nombreuses énergies non polluantes, ou renouvelables, ou abondantes partout à la surface du globe pourraient pourtant être utilisées par l'homme à savoir : l'énergie éolienne, l'énergie nucléaire, l'énergie hydroélectrique et l'énergie solaire.

- L'énergie éolienne : la force du vent récupérée grâce aux pales d'un rotor (partie rotative d'un moteur, d'une machine), est convertie en énergie mécanique ou électrique. La puissance des éoliens est proportionnelle au diamètre de leur rotor. Les parcs éoliens ou fermes éoliennes représentent une pollution visible et sonore, mais leur impact sur la faune et la flore est restreint. Son exploitation n'est pasassez rentable, au sens qu'elle ne permet pas de produire beaucoupd'énergie par unité de surface.

- L'énergie nucléaire : même si elle a un fort rendement, produit des déchets très polluants et peu dégradables. De plus elle fait peur en raison des graves accidents qui peuvent se produire (catastrophe de Tchernobyl, de Fukushima), et en raison du risque de prolifération nucléaire.

- L'énergie hydroélectrique : a un bon rendement mais, un fort impact écologique et humain, n'est pas disponible partout, et la plupart des espaces qui lui sont propices sont déjà saturés de barrages.

- La biomasse : il s'agit donc des matériaux d'origine biologique et servent à produire de la chaleur et de l'électricité, ou des biocarburants. La biomasse comme source d'énergie comprend notamment ; le bois-énergie, la paille, les résidus des récoltes et de l'industrie agroalimentaire et certains oléagineux cultivés. Elle peut servir directement de combustible, ou être convertie en gaz par fermentation. La combustion de la biomasse rejette du CO2, mais le bilan global s'avère neutre, en théorie, car la quantité rejetée égale à celle absorbée au cours de la croissance des végétaux.

- L'énergie thermique ou la géothermie : la géothermie exploite la chaleur du sous-sol. Selon la température (proportionnelle à la profondeur), on distingue :

1. Moins de 30°C : la géothermie très basse énergie,

2. De 30 à 90°C : la géothermie basse énergie,

3. De 90 à 150°C : la géothermie moyenne énergie,

4. Plus de 150°C (entre 1500 et 3000 mètres de profondeur), la géothermie haute énergie.

Les deux premières produisent du chauffage, la suivante, chauffage et électricité et la haute énergie, uniquement de l'électricité. La géothermie a l'avantage d'être indépendante du climat et a peu d'impact négatif sur l'environnement.23(*)

L'énergie solaire, elle est disponible partout à la surface du globe, en quantité égale dans l'année, et a un bon rendement grâce à la technologie actuelle. Elle est de plus facile à exploiter. Elle semble être l'énergie la plus prometteuse pour l'avenir. C'est pour cela que nous avons décidé de l'étudier plus en détail.

I.3.2 L'énergie solaire

1. Définition

Le rayonnement du Soleil est recueilli par des capteurs qui en récupèrent la chaleur ou bien par les matériaux photosensibles qui le convertissent en électricité (solaire photovoltaïque). Les équipements sont nombreux : panneaux installés sur les habitations, centrales solaires, lampadaires photovoltaïques, fours, etc. Son impact sur l'environnement relève surtout de l'intégration dans le paysage24(*).

2. Avantages de l'énergie solaire

On peut dire que les avantages de l'énergie solaire photovoltaïque sont multiples tant sa technologie est fiable. De plus, l'absence de pièces mobiles donne un avantage particulièrement intéressant quant àl'utilisation de cette énergie en ce qui concerne les régions isolées. Il faut dire aussi, que le système des panneaux solaires photovoltaïques a l'avantage d'être simple et modulable. Il s'adapte donc à la puissance que l'on recherche selon nos besoins en énergie. En ce qui concerne les frais de fonctionnement de ces panneaux solaires, on peut dire qu'ils sont très faibles vu qu'il n'y a pratiquement aucun entretien à faire. Donc, ni carburant, ni personnel professionnel pour la maintenance, ni transport ne sont nécessaires. Et sur le plan écologique pour une installation en panneaux solaires, il n'y a que l'occupation de l'espace nécessaire pour une installation de grande puissance qui peut nuire au paysage. Sinon, on peut constater que cela n'entraîne aucune perturbation du milieu, ni pollution et aucun bruit. Le plus gros avantage de l'énergie solaire est qu'on peut l'installer partout, aussi bien sur un toit que sur une façade ou bien même dans son jardin ... Et si la moitié des toits de Goma étaient recouverts de panneaux solaires, cela couvrirait les 100% de nos besoins en énergiepour cette ville.

Source d'énergie inépuisable, l'énergie solaire a aussi l'avantage de voir son rendement sans cesse augmenter avec des coûts d'utilisation de plus en plus faible.L'utilisation de l'énergie solaire est un fait très ancien. L'énergie solaire est à l'origine de la vie sur Terre: les premiers organismes photosynthétiques l'utilisaient déjà il y a 3,6 milliards d'années pour produire leur matière organique. Le but de cette sous-partie est de montrer que l'évolution des techniques d'exploitation de l'énergie solaire s'est faite en plusieurs phases.25(*)

3. Panneau solaire

Les panneaux solaires récupèrent la lumière du soleil pour produire de l'énergie électrique ou de la chaleur. Il existe deux technologies de panneaux solaires :

- Les panneaux solaires photovoltaïques qui convertissent directement la lumière en électricité solaire.

- Les panneaux solaires thermiques qui convertissent la lumière en chaleur

(Utilisée ensuite en eau chaude ou en chauffage)26(*).

Ceux-ci permettent de faire la conversion directe de l'énergie solaire en électricité. Le panneau, ne nécessite ni pièce en mouvement, ni carburant, et n'engendre aucun bruit. L'élément de base qui le compose est un assemblage de plusieurs petites cellules dites photovoltaïques en silicium. Le silicium est un matériau semi-conducteur issu de la transformation de la silice (sable), un constituant inépuisable et abondant (28% de l'écorce terrestre).

Ø Types de panneaux solaires

Il faut noter qu'il n'existe pas de typologie de panneaux solaires si non tout dépend d'un fabriquant à l'autre et la puissance de la batterie sur laquelle est connectée le panneau. Il faut également noter que les besoins de consommation du ménage y jouent un rôle capital. Si les besoins sont énormes, un assemblage de plusieurs panneaux est possible.

1. Formes d'exploitation de l'énergie solaire  

A) Les collecteurs paraboliques

Les capteurs paraboliques fonctionnent d'une manière autonome. Ils sont constitués d'une grande parabole de révolution réfléchissante et d'un moteur « Stirling » au foyer de la parabole. Le tout pivote sur deux axes pour suivre le déplacement du soleil afin de concentrer son rayonnement sur le foyer de la parabole réfléchissante. Le rapport de concentration est généralement d'environ 4000 et la température obtenue entre 500 et 1000°C. Ainsi, la chaleur du soleil fait travailler un fluide comprimé afin de générer de l'électricité. Chaque capteur est en fait une mini-centrale, qui produit de l'électricité de manière autonome ; l'association de plusieurscollecteurs paraboliques permet d'augmenter la puissance finale qui est de 15kW dans la plupart des cas.

B) Les collecteurs cylindro-paraboliques

Ce type de centrale se compose d'alignements parallèles de longs miroirs hémicylindriques, qui tournent autour d'un axe horizontal pour suivre la course du soleil. Les rayons solaires sont concentrés sur un tube horizontal dans lequel circule un fluide caloporteur (généralement une huile synthétique). Les tuyaux étant noirs, ils absorbent toute la chaleur du soleil et permettent à la température du fluide de monter jusqu'à 500° C. La chaleur ainsi récupérée produit de la vapeur via un échangeur, La centrale SEGS (Solar Electric Generating System , Californie) vapeur qui actionne des turbines et qui produisent de l'électricité.

Certaines centrales sont désormais capables de produire de l'électricité en continu, nuit et jour, grâce à un système de stockage de la chaleur. Si ce n'est pas le cas, une partie annexe de la centrale prend le relais et produit de l'électricité en brûlant des carburants traditionnels (gaz, charbon...) une fois le soleil couché.Les collecteurs cylindro-paraboliques, grâce à leur relative simplicité et leur rendement économique très élevé par rapport à un coût assez faible, vont peut-être devenir le système de centrale solaire thermique du futur. En attendant, on en dénombre une petite dizaine seulement, uniquement aux Etats-Unis et en phase de construction en Espagne.

C) Les centrales photovoltaïques

Le principe des centrales solaires photovoltaïques est extrêmement simple. Elles sont constituées d'un champ de modules solaires photovoltaïques reliés entre eux en série ou en parallèle, et branchés sur un ou plusieurs onduleurs. L'énergie est directement transformée en électricité dans les panneaux, et passe ensuite dans le réseau électrique vers la ville la plus proche.

Le Portugal construit depuis 2006 une immense centrale solaire photovoltaïque à Moura. Avec 350 000 panneaux solaires installés sur 114 hectares et une capacité de production de 62 mégawatts, la centrale photovoltaïque sera la plus grande du monde. Elle sera six fois plus puissante que l'actuelle plus grande centrale « Bavaria Solarpark » en activité en Allemagne depuis 2004.

1. Les enjeux de l'utilisation de l'énergie solaire

L'énergie solaire est de plus en plus utilisée. Cependant, devons-nous vraiment développer cette énergie ? Son point fort est qu'elle ne pollue pas mais n'oublions pas son principal problème : elle est disponible uniquement le jour. Même si certains systèmes permettent de produire quelques heures après le coucher du soleil, le stockage électrique est encore trop peu efficace pour que le soleil puisse être utilisé comme unique source d'électricité.

De plus, l'énergie solaire ne pourra jamais réellement servir aux transports (du moins dans un futur proche), qui sont la principale cause de pollution atmosphérique. Notons que les systèmes passifs n'engagent que peu d'intérêt car en plus d'avoir toujours existé, ils ne nécessitent pas d'investissements massifs: seul un petit surcoût est nécessaire à la construction. Cependant, leur efficacité est moins importante que celle des systèmes actifs27(*).

Chapitredeuxième :

CONSOMMATION D'ENERGIESRENOUVELABLES A GOMA

Après une brève présentation de la Ville de Goma, au cours de ce chapitre, nous allons parler de l'accès de la population à l'énergie électrique en général et à l'énergie solaire en particulier, puis de la présentation de l'échantillon.

II.1 PRESENTATION DE LA VILLE DE GOMA

Dans cette section, il va s'agir de l'aperçu historique de la ville de Goma, de sa situation géographique et de sa structure démographique.

II.1.1 Aperçu historique de la ville de Goma28(*)

Selon la source légendaire, Goma viendrait de la déformation de « Ngoma » qui veut dire tambour, Mungoma. L'actuel Mont Goma proviendrait du bruit perçu lors des éruptions volcaniques, bruits assimilables aux sons produits par les Ngoma ; c'est-à-dire tambour qui résonne. Ainsi la traduction attribue-t-elle la déformation à l'espace actuel le nom de Goma.

De par les données historiques, c'est vers les années 1900 que Goma entre en contact avec les colonisateurs européens. En 1906, fut créé le poste de Goma à côté de celui de GISENGI. Le poste devait jouer un rôle stratégique. Plus tard, Goma devient un office d'Etat-civil. Il fonctionnera alors comme un poste d'Etat dépendant du territoire de Rutshuru. Ce n'est qu'en 1945 que Goma sera érigé en entité autonome détachée de la juridiction de Rutshuru.

En 1954, Goma deviendra un centre extra coutumier et compte environ 8600 habitants. Goma n'est pas passé sous silence des réformes urbaines entreprises par les autorités administratives du pays, la RD Congo. Malgré les secousses de lutte pour l'indépendance, les sécessions et les troubles graves aux années 1957-1965, Goma a pu devenir le chef-lieu du district du Nord-Kivu qui deviendra plus tard chef-lieu de la même. L'année 1957 a marqué une étape importante dans l'évolution de la ville. L'élément majeur est le décret du 08/08/1957 qui a conféré à la ville Goma le statut de centre coutumier disposant alors d'une population estimée à 8600 habitants. La dernière étape importante c'est que Goma a eu le statut d'une ville et chef-lieu de la province du Nord-Kivu conformément à l'ordonnance loi n°82-006 du 25 février 1982 telle que modifiée et complétée par l'ordonnance loi n°88-176 du 15 novembre 1988.

II.1.2Situation géographique de la ville de Goma

La ville de Goma est située à l'Est de la RD Congo, plus précisément dans la province du Nord-Kivu. Elle est le chef-lieu de la même province. Elle se situe à une altitude de 164m au Sud du Lac Kivu et à 29° de longitude Est et à 1°45' de latitude Est. Elle s'étend sur une superficie de 75 km2, d'un climat tempéré et adouci par le vent qui souffle du Lac Kivu et des montagnes volcaniques dans le parc de Virunga.

Conformément à l'arrêté n°84/127 du 22 mai 1989 fixant le nombre de dénominations de zones urbaines, la ville de Goma est limitée : au Nord par le territoire de Nyiragongo, au Sud par le Lac Kivu, à l'Est par la République du Rwanda et à l'Ouest par le territoire de Masisi.

La ville de Goma connait deux saisons à savoir la saison de pluie qui débute vers le 15 septembre jusqu'au 15 mai et la saison sèche qui va du 15 mai au 15 septembre. Les précipitations moyennes sont d'ordre de 1027mm. Par ailleurs, sa température varie entre 17°15' et 20°16'. Elle est couverte entièrement des couches de laves dues aux éruptions volcaniques antérieures. Le sable volcanique, le gravier et les basaltes sont faisables pour la maçonnerie.

En plus des éruptions volcaniques primitives, la ville a encore connu l'éruption de Nyiragongo en date du 17 janvier 2002. Le volcan Nyiragongo déversait sur cette ville plusieurs tonnes de lave estimées à 200000 par seconde, à une vitesse de 20Km/h. Ces laves ont détruit 80% du tissu économique dont 40% de ses bâtiments. Cette situation a fatalement entrainé près de 450000 personnes en refuge vers le Rwanda et au retour à Goma, 250000 personnes se sont retrouvées sans abris.

II.1.3Structure démographique de ville de Goma

La ville de Goma est peuplée en grande partie par les ethnies autochtones de la province du Nord-Kivu à savoir : Nande, Hutu, Nyanga, Kumu, etc. A part ces autochtones, elle est peuplée par d'autres tribus de villes avoisinantes et des pays limitrophes.

Le tableau ci-dessous présente la structure de la population de Goma répartie en Communes et en Quartiers :

Tableau n° 1 : Evolution de la population de la ville de Goma répartie en quartiers de 2002 à 2009

Année

Population

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

Commune de Goma

Q. Les Volcans

7707

8150

9073

9265

10056

10831

8183

10216

Q. Mikeno

30829

32599

36292

37058

37374

37373

37435

40866

Q. Mapendo

32370

34229

38107

38911

39085

41017

42384

42909

Q. Katindo

23122

24449

27219

27794

28272

28488

28659

30649

Q. Himbi

26204

27709

30848

31500

33982

33673

35974

34736

Q. Kyeshero

30829

32599

36292

37058

37311

40665

44914

40866

Q. Lac Vert

3089

3260

3629

3706

4327

4346

4899

4087

Total

154150

162995

181460

185292

190407

196393

202448

204329

Commune de Karisimbi

Q. Murara

27403

28978

32260

2941

33866

34086

35032

41796

Q. Kahembe

16442

17386

19356

19764

20185

26978

27616

25077

Q. Majengo

1982

20983

22582

23059

24318

25191

32613

29257

Q. Virunga

8221

7993

9678

1884

11011

11686

19598

12539

Q. Mabanga Nord

38364

40586

45163

46118

46036

46074

38830

58514

Q. Mabanga Sud

63027

66647

74197

113763

78324

78511

81215

96130

Q. Kasika

24663

26080

29034

29647

30908

30196

44196

37616

Q. Katoyi

38364

40568

45163

46118

45940

47200

59375

58514

Q. Ndosho

21922

23181

28081

26353

27681

27819

49841

33437

Q. Mugunga

5481

5795

6452

6588

7965

8214

12179

8659

Q. Bujovu

10961

11591

12904

13176

12936

13759

17472

16718

Total

256830

289788

324870

329411

339170

349714

417967

418257

Total Général

410980

452783

506330

514703

529577

546107

620415

622586

Source : Service d'urbanisme et habitat de la mairie de Goma.

Considérant les données de ce tableau, nous pouvons facilement remarquer une évolution positive de la population de Goma. En prenant en compte l'année 2002 comme année de base, on s'aperçoit que cette population a connu une augmentation de 32,6% dans la commune de Goma contre 52,5% de la Commune de Karisimbi29(*).

II.2 SECTEUR ENERETIQUE A GOMA

Ce secteur est caractérisé par un paradoxe : la province est dotée d'abondantes ressources mais reste dépendante du barrage de Ruzizi à Bukavu. La consommation est située parmi les plus faibles de la planète. L'accès donc à l'énergie renouvelable reste une difficulté prononcée de la population de Goma mais aussi de la population rurale du Nord-Kivu. Ceci se manifeste par la non-électrification des villages, des quartiers et communes. Afin de subvenir aux besoins en énergie électrique, la population de la ville de Goma, recourent à d'autres sources d'énergie notamment le charbon de bois, le pétrole lampant et l'énergie électrique (les panneaux solaires, générateurs), etc.

a. Le charbon de bois

C'est la source d'énergie la plus utilisée dans la ville de Goma. On estime à 65% la population recourant à cette source d'énergie et essentiellement à des fins domestiques ou dans le cadre de la production informelle. Au lendemain de l'éruption volcanique, la consommation du charbon de bois a augmenté jusqu'à 80% d'usagers.30(*)

b. Le pétrole lampant

Cette énergie est particulièrement consommée pour l'éclairage dans les ménages le soir et quelque peu pour les travaux de cuisine à Goma. La consommation est d'autant importante qu'un nombre élevé des ménages ne soit pas raccordé au réseau électrique. Des stations de carburants sont installées aux endroits stratégiques de la ville de Goma pour desservir des engins comme véhicules, motos, etc.

c. L'énergie électrique

Le courant électrique consommé dans la ville de Goma provient, en grande partie, de la centrale hydroélectrique de la Ruzizi en province du Sud-Kivu. Le Nord-Kivu compte actuellement 170 systèmes solaires avec une faible capacité de production mais la ville de Goma n'en bénéficie pas. Comme nous l'avons dit à l'introduction, la vitesse moyenne du vent à Goma est supérieure ou égale1,8m/s et un bon positionnement par rapport au soleil lui (Goma) prédisposent une énorme capacité à se prendre en charge en terme de production d'énergie solaire ou géothermique. Malgré un énorme potentiel à produire de l'énergie solaire, il faut avouer à cet effet qu'actuellement il n'y a aucune forme d'exploitation entreprise pouvant alimenter la ville. C'est pourquoi la population de Goma consomme de l'électricité d'origine solaire s'approvisionnant ainsi auprès des distributeurs importateurs des panneaux solaires dans la ville de Goma pour essayer de couvrir le besoin en énergie électrique.

II.3 PRESENATATION DE L'ECHANTILLON

II.3.1 Procédure de tirage de l'échantillon

L'échantillonnageest la méthode de sélection des unités, les variables d'intérêtconstituent l'objet de l'enquête. Elles peuvent être quantitatives (dépenses) ou qualitatives (opinions, attitudes). Le sondage ne s'intéresse pas aux individus en tant que tel, mais à l'agrégation de leurs réponses individuelles, c'est-à-dire aux caractéristiques d'ensemble qui sont les paramètres à estimer(revenu moyen, proportion d'électeurs votant pour un candidat, production total d'un type de céréale...). Un échantillon serareprésentatifs'il permet d'estimer les paramètres étudiés avec une précision acceptable étant donné les objectifs de l'enquête. La représentativité dépend de toutes les phases de l'enquête : conception, choix de la méthode de sondage, composition de l'échantillon, technique de recueil d'informations, traitement des résultats31(*)...

Il est généralement impossible de collecter les informations auprès de toute la population d'un objet d'étude pour des raisons de coût, du temps, etc. La collecte des informations relatives à un échantillon peut être effectuée soit sur une base exhaustive, soit seulement une fraction de cet échantillon.32(*) Une enquête exhaustive consiste à l'observation de la totalité d'individus composant la population et lorsque sa taille est élevée, elle parait extrêmement coûteuse.

En effet, dans ce travail, pour des raisons liées au budget et au temps, l'échantillon s'est construit sur 200 unités d'observation tirées fortuitement dans les ménages à travers la ville de Goma pour constituer donc notre population d'étude. Ceci grâce l'émission d'un questionnaire d'enquête et une fouille documentaire intense.

II.3.2 Analyse descriptive des caractéristiques des enquêtés

Ici sera question de présenter les caractéristiques de nos enquêtés. Il s'agit donc des points relatifs à l'identification de l'enquêté et aux variables de l'étude. Ainsi, nous allons présenter les données récoltées dans des tableaux et un bref commentaire à titre illustratif.

Tableau n°2 : Répartition de l'échantillon par Sexe

 

Effectifs

Pourcentage

Féminin

91

45,5

Masculin

109

54,5

Total

200

100

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Notre échantillon est constitué de deux cents ménages dont 109 répondants sont de sexe masculin soit 54,5% et 91 répondants sont de sexe féminin soit 45,5%. Les répondants de sexe masculin sont plus nombreux que ceux de sexe féminin. Il relève de cette répartition que la majorité de nos enquêtés sont de sexe masculin.

Tableau n°3: Répartition de l'échantillon par Age

 

Effectifs

Pourcentage

Valide

Jeunes

69

35,0

Adultes

101

51,3

Vieux

27

13,7

Total

197

100,0

Manquante

Système manquant

3

 

Total

200

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Pour ce cas, nous avons trouvé nécessaire de construire les âges de nos enquêtés en tranche pour mieux cerner la variable âge. Ainsi, tous les enquêtés dont l'âge varie entre 15 et 30 ans sont dans la catégorie Jeunes, ceux dont l'âge varie entre 31 et 45 ans, sont dans la catégorie Adultes et au-delà de 45 ans, la catégorie Vieux. Et que donc, nous avons 69 jeunes représentant une proportion de 35% de l'échantillon, 101 Adultes soit 51% des répondants et en fin, 27 Vieux soit 14 %. Il relève de cela que la majorité de nos enquêtés sont des adultes.

Tableau n°4: Répartition de l'échantillon selon l'état civil

 

Effectifs

Pourcentage

Pourcentage cumulé

Valide

Célibataire

52

26,5

26,5

Marié(e)

126

64,3

90,8

Divorcé

8

4,1

94,9

Veuf (ve)

10

5,1

100,0

Total

196

100,0

 

Manquante

Non répondu

4

 

Total

200

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Comme vous pouvez le remarquer, nous avons dans l'échantillon 26% de Célibataires, 63% de Mariés, 4% deDivorcés et 5% de Veufs. Au regard de ce tableau, nous pouvons réaliser que la plupart des enquêtés sont mariés suivi des célibataires. Les veufs et divorcés représentent un pourcentage médiocre.

Tableau n°5: Répartition de l'échantillon par types de maison

 

Effectifs

Pourcentage

Valide

Maison en planches

83

43,0

Maison en dur

110

57,0

Total

193

100,0

Manquante

Non répondu

7

 

Total

200

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Ce tableau exhibe la répartition de l'échantillon selon les types de maison. A noter qu'il ne s'agit ici que de deux types : les maisons en planches et les maisons en dur. Les maisons en planches représentent une proportion de 42% et celles en dur 55%. 4% des enquêtés n'ont pas su fournir des informations quant à ce. Ce qui nous fait dire que la plupart des enquêtés ont des maisons en durs.

Tableau n°6: Répartition de l'échantillon par profession

 

Effectifs

Pourcentage

Pourcentage cumulé

Valide

Secteur public

36

18,3

18,3

Secteur privé

31

15,7

34,0

ONG

58

29,4

63,5

Commerce et profession libérale

55

27,9

91,4

Autres à préciser

17

8,6

100,0

Total

197

100,0

 

Manquante

Non répondu

3

 

Total

200

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Le tableau supra, présente chaque profession et les répondants qui y sont favorables. Ainsi, pour le secteur public, nous avons une proportion de 18%, le secteur privé est favorable à 16%, les ONG sont favorables à 29%, 28% pour le Commerce et la profession libérale, les autres professions sont favorables à 9%, puis 2% c'est la proportion de non-répondu à cette question. Il est facile de voir que le secteur qui emploie plus de gens dans cette ville est celui des ONG (29%), suivi de celui de Commerce et professions libérales (28%), puis du Secteur public (18%), le secteur privé tient l'emploi à 16% et en fin les autres profession (8%).

Tableau n°7: Répartition de l'échantillon par nombre de personnes dans le ménage

N

Valide

197

Manquante

3

Moyenne

9,56

Mode

8

Ecart-type

3,475

Minimum

2

Maximum

21

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Ce tableau renseigne sur la répartition des personnes dans chaque ménage, et celui où il y a le plus grand nombre de personnes compte 21 contre 2 personnes où on dénombre le moins de personnes possibles. 8 personnes c'est le nombre qu'on peut trouver réparti plusieurs fois dans la population enquêtée. C'est autour de 10 personnes qu'est concentrée une importante répartition des personnes c'est-à-dire une forte concentration de données autour de la moyenne justifié par un écart-type faible.

Tableau n°8 : Répartition de l'échantillon selon qu'on détient ou pas des panneaux solaires

 

Effectifs

Pourcentage

Oui

104

52,0

Non

96

48,0

Total

200

100,0

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Le tableau ci-haut présente le nombre de personne qui ont opté pour l'usage de l'énergie solaire à même temps que ceux qui ne l'utilisent pas. Nous remarquons ici que le nombre de personnes avec des installations de panneaux solaires représentent 52% et dépassent légèrement celles sans ces installations, soit un effectif de 48%. On peut ajouter qu'il y a plus de ménages qui ont des installations de panneaux solaires.

Tableau n°9 : Répartition de nombre de panneaux solaires installés dans l'échantillon

N

Valide

105

Manquante

95

Moyenne

3,02

Mode

1

Ecart-type

1,664

Minimum

1

Maximum

8

Somme

317

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Il sied de noter qu'en moyenne, un ménage dispose de trois panneaux solaires installés, un seul panneau est le plus de fois installé par les ménages et côte à côte de ceux qui ont trois. Le ménage qui a plus de panneaux en compte huit tandis que celui avec moins de panneau en compte un. Cela nous un total de 317 panneaux installés. Nous remarquons aussi qu'il y une faible dispersion de nombre de panneaux autour de 3 (étant la moyenne).

Tableau n°10 : Description des Prix du panneau solaire dans l'échantillon

N

Valide

104

Manquante

96

Moyenne

$322.13

Mode

$250

Ecart-type

$174.171

Minimum

$15

Maximum

$1,000

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Au cours de l'enquête, 52% de répondants disposent des panneaux solaires dont le prix moyen est de 322,13$ et que 250$ c'est le prix auquel le grand nombre de personne achète leurs panneaux. Cependant, on constate un écart-type de174,2$, ce qui veut dire qu'il y a une légère dispersion du prix d'achat des panneaux solaires entre les ménages. Le panneau solaire le plus cher coûte 1000$ alors que le moins cher coûte 15$.

Tableau n°11 : Causes desquelles le panneau solaire est acheté dans l'échantillon

 

Effectifs

Pourcentage

Revenu

1

,5

Publicité

3

1,5

Couvrir besoins en énergie

16

8,0

Irrégularité SNEL

86

43,0

Non répondu

94

47,0

Total

200

100,0

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Il est facilement visible par ce tableau que ceux qui se sont procurés des panneaux solaires à cause du revenu représentent une proportion de 0,5%, ceux pour qui la cause c'est la publicité représentent 1,5% et 8% dont la cause d'utilisation de l'énergie solaire c'est la couverture des besoins en énergie électrique, tandis que 43% de nos enquêtés utilisent l'énergie solaire à cause de l'irrégularité et insuffisance du courant de la SNEL. De ce fait, on peut facilement dire que l'irrégularité est la cause principale d'utilisation de l'énergie solaire, puis la couverture des besoins en énergie pour ceux qui reçoivent un peu d'énergie de la SNEL.

Tableau n°12 : Répartition du Prix de la facture SNEL dans l'échantillon

N

Valide

187

Manquante

13

Moyenne

$17.7389

Mode

$10.00

Ecart-type

$13.09800

Minimum

$1.50

Maximum

$120.00

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Ce tableau nous donne la description du prix de la facture payée à la SNEL par nos enquêtés en dollar américain. Ainsi, les ménages qui payent cher la facture de la SNEL débloquent jusqu'à 120$ alors que le prix le moins cher est de 1,5$, ceci nous donne une moyenne de 18$. Le mode nous donne un prix de 10$, ce qui veut dire que c'est le prix payés par le grand nombre de nos enquêtés. L'Ecart-type de $13traduit une faible dispersion de du prix de la facture autour de la moyenne. C'est-à-dire que 13$ c'est le prix qui traduit la distance des prix payés par les ménages par rapport à la moyenne.

Tableau n°13 : Appréciation de l'usage du panneau solaire dans l'échantillon

 
 

Effectifs

Pourcentage

Valide

Mauvais

1

,5

Moyen

59

29,5

Très bon

32

16,0

Excellent

10

5,0

Non répondu

98

49,0

Total

200

100,0

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Il était ici question d'apprécier le bien « panneau solaire » en se basant sur quatre critères d'appréciation entre autres savoir si l'utilisateur de ce dernier comme source d'énergie estimait qu'il (panneau solaire) était mauvais, moyen, très bon ou excellent. Ainsi donc, 0,5% d'utilisateur pense que le panneau solaire est mauvais ; 30% estiment que l'usage du panneau solaire comme source d'énergie est moyen, 16% d'utilisateurs estiment que le panneau solaire est très bon et en fin, 5% d'utilisateurs pensent qu'il est excellent. Ceux qui ne se sont pas prononcés à cet effet dans notre échantillon atteignent un pourcentage de 49. Cela s'explique par le fait que les ménages sans panneau solaire ne pouvaient savoir l'apprécier alors qu'ils ne font pas usage d'énergie solaire. Cependant, il est remarqué que la plupart des utilisateurs l'apprécie moyennement 30%.

Tableau n°14 : Répartition des besoins satisfaits par le panneau solaire dans l'échantillon

 

Effectifs

Pourcentage

Eclairage seulement

16

8,0

Eclairage et téléviseur

41

20,5

Eclairage et autre divertissement

37

18,5

Usage d'autres appareils électroménagers

9

4,5

Non répondu

97

48,5

Total

200

100,0

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

D'après les résultats du tableau ci-dessus qui présente les besoins satisfaits par l'usage de l'énergie solaire à savoir : éclairage seulement, éclairage et téléviseur, éclairage et autres divertissements et usage d'autres appareils électroménagers. Et que donc 8% d'usagers c'est pour des fins d'éclairage seulement, 21% pour des fins d'éclairage et téléviseurs, 19% pour voir le besoin d'éclairage et autres divertissements et 5% pour l'usage d'autres appareils électroménagers (Congélateurs, réchauds, fers à repasser, etc.). Pour ce faire, nous pouvons conclure que le besoin pour lequel l'énergie solaire est consommée reste l'éclairage et téléviseur (21%) ou bien l'éclairage et autres divertissements (19%).

Tableau n°15 : Raisons pour lesquelles le répondant est sans panneau

 

Effectifs

Pourcentage

Valide

Prix élevé

20

22,5

Revenu insuffisant

24

27,0

Inefficace

14

15,7

Insécurité

5

5,6

Ignorance de son existence

1

1,1

Le courant de la SNEL suffit

25

28,1

Total

89

100,0

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Quant à ceux qui ne consomment pas d'énergie solaire, 28% confirment que c'est à cause de la disponibilité du courant de la SNEL, 27% sont exclus par leurs budgets c'est-à-dire le revenu, 23% de répondants sont exclus à cette consommation à cause du prix, 16% de répondants y renoncent à cause de l'inefficacité du bien panneau solaire c'est-à-dire l'incapacité du panneau à couvrir tous les besoins en énergie électrique d'un ménage. 6% de répondants c'est pour des raisons d'insécurité qu'ils ne peuvent pas consommer l'énergie solaire dans leurs ménages et 1% concerne ceux qui ne connaissent pas du tout l'existence de l'énergie solaire.

Tableau n°16 : Répartition du revenu par tranche dans l'échantillon

 

Effectifs

Pourcentage

Revenu très faible

41

20,5

Revenu faible

36

18,0

Revenu moyen

48

24,0

Revenu élevé

46

23,0

Très élevé

29

14,5

Total

200

100,0

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Comme on peut s'en rendre compte, la plupart des enquêtés ont un revenu moyen soit 24% ; suivi de 23% de répondants avec un revenu élevé. 21% c'est la proportion de répondants avec un revenu très faible contre 18% qui sont d'un revenu faible, en fin un pourcentage de 15 concerne les répondants dont le revenu est très élevé. Signalons que le revenu très faible est défini dans un intervalle de 50 à 100$, le revenu faible est défini dans l'intervalle de 101 à 300$, le revenu moyen, défini dans l'intervalle de 301 à 500$, le revenu élevé a été défini dans l'intervalle allant de 501 à 1000$ et en fin, le revenu très élevé est compris dans un intervalle allant de 1001 et plus. On peut, de ce fait, remarquer que la majorité d'enquêtés ont un revenu moyen.

Tableau n° 17 : Définition du bien panneau solaire dans l'échantillon

 

Effectifs

Pourcentage

Valide

Bien de luxe

4

2,1

Bien normal

181

94,8

Bien inférieur

6

3,1

Total

191

100,0

Manquante

Non répondu

9

 

Total

200

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Les résultats repris par ce tableau nous renseignent sur la définition du bien « panneau solaire » par les différents enquêtés. Ainsi, ce bien panneau solaire est défini comme bien normal par presque la majorité de répondants soit à 95%, défini comme bien de luxe par 2% de répondants et comme bien inférieur par 3% de répondants. Et donc, nous retiendrons ici que le panneau solaire est et reste un bien normal.

Tableau n° 18 : Tableau croisé, Revenu du répondant &Nombre de panneaux

 
 

Panneaux par Groupe

Total

1 à 3

4 à 6

7 et plus

Classe de revenu du répondant

Revenu très faible

Effectif

12

4

1

17

% compris dans Classe de revenu du répondant

70,6%

23,5%

5,9%

100,0%

% compris dans Tranche de panneaux

17,9%

10,5%

33,3%

15,7%

% du total

11,1%

3,7%

,9%

15,7%

Revenu faible

Effectif

16

2

0

18

% compris dans Classe de revenu du répondant

88,9%

11,1%

,0%

100,0%

% compris dans Tranche de panneaux

23,9%

5,3%

,0%

16,7%

% du total

14,8%

1,9%

,0%

16,7%

Revenu moyen

Effectif

19

5

0

24

% compris dans Classe de revenu du répondant

79,2%

20,8%

,0%

100,0%

% compris dans Tranche de panneaux

28,4%

13,2%

,0%

22,2%

% du total

17,6%

4,6%

,0%

22,2%

Revenu élevé

Effectif

12

10

1

23

% compris dans Classe de revenu du répondant

52,2%

43,5%

4,3%

100,0%

% compris dans Tranche de panneaux

17,9%

26,3%

33,3%

21,3%

% du total

11,1%

9,3%

,9%

21,3%

Très élevé

Effectif

8

17

1

26

% compris dans Classe de revenu du répondant

30,8%

65,4%

3,8%

100,0%

% compris dans Tranche de panneaux

11,9%

44,7%

33,3%

24,1%

% du total

7,4%

15,7%

,9%

24,1%

Total

Effectif

67

38

3

108

% compris dans Classe de revenu du répondant

62,0%

35,2%

2,8%

100,0%

% compris dans Tranche de panneaux

100,0%

100,0%

100,0%

100,0%

% du total

62,0%

35,2%

2,8%

100,0%

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Le tableau ci-haut nous permet de faire une sorte de comparaison entre le revenu réparti en classes (de revenu très faible, revenu faible, revenu moyen, élevé et très élevé) et le nombre de panneaux solaires installés réparti en groupe (de 1 à 3, 4 à 6 et 7 panneaux et plus). Aux vues des résultats dessus,sur le 100% de ménages à revenu très faible,70,6% disposent des installations comptant 1 à 3 panneaux solaires,23,5%de ménages ont 4 à 6 panneaux puis un pourcentage de 5,9concerne ceux avec plus de 7 panneaux solaires.

Concernant les ménages à revenu faible, 89% détiennent des installations comptant 1 à 3 panneaux solaires et 11% de ménages en comptent 4 à 6.

79% de ménages à revenu moyen ont 1 à 3 panneaux solaires alors que 21% concernent ceux qui ont 4 à 6 panneaux.

Les ménages à revenu élevé arrivent à 52% avec 1 à 3 panneaux solaires, 44% avec 4 à 6 panneaux et 4% avec plus de 7 panneaux solaires. En fin, 31% de ménages à revenu très élevé comptent 1 à 3 panneaux pour leurs installations, 65% de ménages catégorie de revenu disposent de 4 à 6 panneaux solaires et ceux qui ont plus de 7 panneaux atteignent un pourcentage de 4. De ce fait, on peut déjà remarquer ici que plus on passe d'un revenu faible à un revenu supérieur, plus on renforce sa capacité en énergie.

Tableau n° 18 : Tableau croisé Type de maisons&Nombre de panneaux

 
 

Type de maisons

Total

Maison en planches

Maison en dur

Panneaux par Groupe

1 à 3

Effectif

28

37

65

% compris dans Tranche de panneaux

43,1%

56,9%

100,0%

% compris dans Type de maisons

63,6%

59,7%

61,3%

% du total

26,4%

34,9%

61,3%

4 à 6

Effectif

15

23

38

% compris dans Tranche de panneaux

39,5%

60,5%

100,0%

% compris dans Type de maisons

34,1%

37,1%

35,8%

% du total

14,2%

21,7%

35,8%

7 et plus

Effectif

1

2

3

% compris dans Tranche de panneaux

33,3%

66,7%

100,0%

% compris dans Type de maisons

2,3%

3,2%

2,8%

% du total

,9%

1,9%

2,8%

Total

Effectif

44

62

106

% compris dans Tranche de panneaux

41,5%

58,5%

100,0%

% compris dans Type de maisons

100,0%

100,0%

100,0%

% du total

41,5%

58,5%

100,0%

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Considérant les résultats dans le tableau supra reprenant,types de maison en colonnes et nombre de panneaux installés par groupe en lignes, on voit qu'il y a 43% de ménages vivant des maisons planches avec 1 à 3 panneaux solaires contre 57% de ménages de maisons en dur avec aussi 1 à 3 panneaux.

Sur le 100% de ménages qui ont 4 à 6 panneaux solaires, 40% vivent dans des maisons en planches et 60% dans des maisons en dur.

Dans la même perspective, les ménages comptant plus de 7 panneaux solaires atteignent 33% dans des maisons en planche contre 67% dans des maisons en dur. Ces résultats nous permettent de réaliser que les ménages dans des maisons en dur ont de plus en plus un nombre de panneau solaire supérieur que pour ceux vivant dans des maisons en planches. Et que donc, la consommation en termes d'énergie solaire pour les ménages dans les maisons en dur est plus élevée que celle des ménages vivant dans des maisons en planches.

Tableau n° 19 : Tableau croisé :Prix repris en classe et Panneauxsolaires repris en groupe.

 
 

Panneaux solaires par Groupe

Total

1 à 3

4 à 6

7 et plus

Prix de panneau par classe (en $).

10 à 150

Effectif

5

1

0

6

% compris dans Prix de panneau par classe

83,3%

16,7%

,0%

100,0%

% du total

4,8%

1,0%

,0%

5,8%

151 à 300

Effectif

33

27

1

61

% compris dans Prix de panneau par classe

54,1%

44,3%

1,6%

100,0%

% du total

31,7%

26,0%

1,0%

58,7%

301 à 500

Effectif

20

9

0

29

% compris dans Prix de panneau par classe

69,0%

31,0%

,0%

100,0%

% du total

19,2%

8,7%

,0%

27,9%

500 et plus

Effectif

7

1

0

8

% compris dans Prix de panneau par classe

87,5%

12,5%

,0%

100,0%

% du total

6,7%

1,0%

,0%

7,7%

Total

Effectif

65

38

1

104

% compris dans Prix de panneau par classe

62,5%

36,5%

1,0%

100,0%

% du total

62,5%

36,5%

1,0%

100,0%

Source : Nos données d'enquête, «  Résultats obtenus par le Logiciel SPSS »

Le tableau ci-haut présente, en lignes, le prix de panneaux solaires (en $) répartis en classes de 10 à 150$, 151 à 300$, 301 à 500 et 501 et plus. En colonnes le nombre de panneaux réparti en groupe de 1 à 3, 4 à 6 et 7 et plus. Au regard des résultats repris par ce tableau, de 1 à 3 panneaux solaires, on trouve 83% dont le prix varie entre 10 et 150$, de 4 à 6 panneaux solaires, on trouve 17% dont le prix varie entre 10 et 150$.

Il y a 54% de panneaux allant de 1 à 3 dont le prix varie entre 151 et 300$, 44% allant de 4 à 6 dont le prix varie entre 151 et 300$ et 2% concerne les panneaux dont le nombre va au-delà de 7 achetés au prix variant entre 151 et 300$.

Il y a 69% de panneaux dont le nombre varie entre 1 et 3 achetés au prix variant entre 301 et 500$ et 31% dont le varie entre 4 et 6 qui ont été achetés à un prix compris entre 301 et 500$.

Pour la catégorie où le prix va au-delà de 500$, nous avons 87,5% de panneaux solaires dont le nombre varie entre 1 et 3, 12,5% dont le nombre varie entre 4 et 6.

Fort de ces chiffres, il y a lieu d'affirmer que plus le prix est élevé plus la quantité en termes de panneau diminue pour chaque catégorie. La relation inverse existant entre le prix d'un bien et la quantité est vivement vérifiée ici.

Chapitre troisième :

APPROCHE METHODOLOGIQUE

III.1 SPECIFICATION DU MODELE

Aperçu sur les modèles économétriques

III.2.1 Généralités

Il est délicat de fournir une définition unique de la notion de modèle. Dans le cadre de l'économétrie, nous pouvons considérer qu'un modèle consiste en une présentation formalisée d'un phénomène sous forme d'équations dont les variables sont des grandeurs économiques. L'objectif du modèle est de représenter les traits les plus marquants d'une réalité qu'il cherche à styliser. Le modèle est donc l'outil que le modélisateur utilise lorsqu'il cherche à comprendre et à expliquer des phénomènes. Pour ce faire, il émet des hypothèses et explicite les relations.33(*)

III.2.2 Identification des Variables

Dans le cadre de notre analyse, tous nos indicateurs ne sont pas directement observables seulement que les contenus de certains sont mesurables. C'est pourquoi la transformation de certaines données en qualitatives en données quantitatives. Les indicateurs en question s'avèrent indispensables pour traduire une caractéristique en chiffre afin de mesurerl'intensité de concepts que nous avons évoqués. Notre modèle pourra comprendre une variable endogène (dépendante) et plusieurs variables exogènes (explicatives). Comme nous cherchons dans un premier temps à identifier puis analyser les déterminants de la consommation de l'énergie solaire, nous retiendrons comme variable endogène le nombre de panneaux solaires installés par chacun de nos répondants nous permettant ainsi de cerner la variable consommation qui serait expliquée par le Revenu, le Prix, la Facture de la SNEL, les Types de maison.

III.2.3 Référence à la théorie

La consommation de l'énergie solaire à Goma répondrait à toutes les caractéristiques des autres consommateurs. Nous partirons de cette hypothèse qui nous servira de guide au cours de cette analyse. Tel qu'il est dit que la consommation est fonction du revenu, considérons Cla consommation de l'énergie solaire, et Y le revenu. Nous noterons :

C(Y)=aY aveca < 0.

La théorie sur la consommation continue en soutenant que cette dernière n'est pas uniquement fonction du revenu mais que d'autres facteurs entrent en lisse. Pour cela, la consommation de l'énergie solaire serait aussi fonction du niveau des prix des autres biens et de la culture du consommateur et du goût ou qualité du produit.

D'où C(P, H, Q) = ?0+ ?3P+ ?2H+ ?1Q

C=Consommation

P=Prix

H=Habitude

Q=Qualité.

III.3 MODELE D'ESTIMATION CONSIDERE

Dans la section précédente du même chapitre, nous avons spécifié la variable endogène : « le nombre de panneaux solaires dans le ménage », qui sera mesuré en termes d'unités de panneaux solaires installées par les ménages. Cette section se penche sur l'expression mathématique du modèle, son expression économique et effets attendus.

III.3.1 Expression mathématique du modèle

Un modèle d'analyse constitue le prolongement naturel de la problématique s'articulant sur une forme opérationnelle, les repères et les pistes qui seront finalement retenus pour constituer un travail de recherche fiable. Ainsi donc, le modèle économique cherche à formaliser un phénomène sous forme d'équations dont les variables sont des grandeurs économiques. Il forme l'outil que le modélisateur utilise lorsqu'il se force à comprendre pour expliquer ledit phénomène. C'est donc une présentation schématique et partielle d'une réalité naturellement plus complexe.

Notons aussi que la modélisation ne doit pas inclure toutes les variables exogènes. C'est pour cela que nous avons tenu compte de celles estimées pertinentes. Et que donc, le nombre de panneaux solaire (NPS) constitue la variable endogène de notre modèle pendant que le revenu (Rev), le prix (Px), la facture de la SNEL (FSNEL), et le type de maison (TDM)et le nombre de personnes(NP) composant le ménage. De ce fait, il va s'agir de formaliser les déterminants de la consommation de l'énergie solaire à Goma au travers du modèle ci-après :

NPS = ?0 + ?1Rev + ?2Px + ?3FSNEL + ?4TDM+ ?5NP

Les coefficients ?0,?1,?2,?3, ?4,et?5sont des paramètres permettant d'exprimer la signification des variables explicatives du modèle.

III.3.2 Expression économique et effets attendus

Dans ce travail, nous avons orienté notre raisonnement vers l'examen des facteurs responsables de la consommation de l'énergie solaire par les ménages de la ville de Goma et de l'estimation de la demande de cette consommation. A partir de l'expression mathématique de notre modèle, tel que présenté au paragraphe précédent, une explication économique des variables exogènes retenues dans le modèleserait d'une importance capitale.

1. Le revenu

Le revenu est considéré comme le premier déterminant de toute consommation au sein du ménage. C'est pourquoi la théorie keynésienne soutient que les agents économiques tendent à accroitre leur consommation avec l'augmentation du revenu bien qu'à un rythme proportionnellement différent.

Dans notre cadre, nous pensons qu'à chaque augmentation du revenu d'un ménage correspond un certain niveau d'accroissement des dépenses liées à l'énergie électrique. Ad hoc, l'hypothèse c'est que nous nous attendons à un effet positif de la variable « revenu » sur la variation des dépenses affectées à l'achat des panneaux solaires.

2. Le prix

Le prix est un mode de paiement qui consiste à laisser à l'acheteur le choix du montant qu'il va donner pour un produit.En effet celui-ci permet de vendre l'objet au prix que l'acheteur lui attribue, exempt de tout souci de rentabilité ou de bénéfices ou de la valeur du travail qui y est incorporée34(*).Si le prix d'un produit augmente sur le marché, et que les consommateurs refusent ou sont incapables d'y substituer une autre matière première, ils seront contraints de consommer un peu moins d'autre chose. Tous les produits sont en compétition pour l'argent du consommateur ; et un changement dans un prix affectera un nombre incertain d'autres prix.

3. Facture

Le terme facture, du latin « factûra », admet plusieurs usages et sens. On entend par facture l'action et l'effet de faire, c'est-à-dire, la manière dont une chose est faite, en particulier en matière de beaux-arts ou de littérature. En ce qui nous concerne, le mot « facture », par ailleurs, est la relation des articles compris dans une opération commerciale. Il s'agit du compte détaillé de ces opérations, comprenant des facteurs comme la quantité, le poids, la mesure et le prix. C'est par le biais de cette pièce comptable que le vendeur fait connaître à l'acheteur le détail et le prix des marchandises vendues, des services exécutés. Autrement dit, c'est la somme à payer, le décompte.

III.4 ANALYSE DES DONNEES ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Dans ce point, nous allons présenter les résultats de l'analyse de variables après estimation des paramètres du modèle.

Tableau n° 20 : Résultat économétrique 1

Variable

Coeffic

Std. Error

t-Statistic

Prob.

C

0.228407

0.349178

0.654127

0.5138

PU

0.004377

0.000560

7.814226

0.0000

FSNEL

0.023472

0.008958

2.620313

0.0095

REV

0.000311

0.000102

3.030166

0.0028

TM

0.065953

0.226991

0.290552

0.7717

NP

-0.003180

0.031496

-0.100951

0.9197

R-squared

0.348746

Mean dependent var

1.575000

Adjusted R-squared

0.331961

S.D. dependent var

1.919059

S.E. of regression

1.568518

Akaike info criterion

3.767680

Sum squared resid

477.2879

Schwarz criterion

3.866629

Log likelihood

-370.7680

F-statistic

20.77735

Durbin-Watson stat

1.843857

Prob(F-statistic)

0.000000

Source : Calculés par le logiciel E-views

Au regard des résultats obtenus tels que montrés dans le tableau ci-haut, nous obtenons la droite de régression pour notre modèle serait donc:

NPn = 0.228407+ 0.004377PU + 0.023472FSNEL + 0.000311REV+ 0.065953TM -0.003180NP

E-T=(0.349178)(0.000560) (0.008958) (0.000102) (0.226991) (0.031496)

t-Stud= (0.65) (7.81) (2.62) (3.03) (0.29) (-0.101)

Cependant, quelques coefficients estimés ne répondent pas à nos attentes quelle que soit la valeur du coefficient de déterminationR² (0,349) qui veut simplement dire que les variables explicatives influencent la variable expliquée à 34,9% . D'où, il faut procéder par l'examen de la validité de nos différents coefficients.

III.4.1Validité des coefficients estimés

Toute variable exogène n'est significative que si son coefficient est statistiquement valide. On dira alors que cette variable contribue à l'explication de la variable exogène.

Partant donc des principes économétriques, la validité d'un coefficient est vérifiée de plusieurs manières. Pour ce qui concerne ce travail, nous retiendrons seulement trois façons. La règle de Pouce, le test de Ficher et la probabilité.

Considérant la règle de Pouce, il suffit que la valeur du coefficient estimé soit plus grande que le double de son écart-type, toute valeur prise en valeur absolue.

Pour Ficher, la valeur absolue de t-student doit être supérieure à 1,96. Le coefficient est valide si la probabilité est inférieure à 0,05.

Compte tenu de ce qui précède et en considérant les paramètres de notre modèle estimé présentés dans le tableau n°20, il se constate ce qui suit :

- La constante C est invalide ;

- Le coefficient de la variable «TM » Type de maison est invalide ;

- Le coefficient de la variable « NP » Nombre de personnes est invalide.

Cette situation remet automatiquement en cause la forme fonctionnelle de notre élaborée que nous pouvons vérifier par test des variables superflus comme on peut le voir dans le tableau ci-dessous.

Tableau n° 21 : Examen de la forme fonctionnelle du modèle

Ramsey RESET Test:

F-statistic

122.1499

Probability

0.000000

Log likelihood ratio

98.07166

Probability

0.000000

Source : Calculés par le logiciel E-views

Les deux variables dégagent une probabilité largement inférieure à 0,05. Ce qui veut dire que notre modèle n'est pas en bonne forme. Ceci donne plus de raisons à faire sortir du modèle de départ les deux variables qui échappent au critère prédéfini car n'expliquent pas le modèle. Autrement dit, le type de maison d'un ménage ou sa taille (Nombre de personne dans le ménage) ne détermine pas la consommation de l'énergie solaire.

Après retrait des variables farfelus du modèle, nous aboutissons aux résultats économétriques ci-après :

Tableau n° 22 : Résultat économétrique 2

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.

PU

0.013178

0.000909

14.48889

0.0000

FSNEL

0.079186

0.008649

9.155452

0.0000

REV

0.001341

0.000123

10.89129

0.0000

R-squared

0.601167

Mean dependent var

1.575000

Adjusted R-squared

0.588768

S.D. dependent var

1.919059

S.E. of regression

1.230642

Akaike info criterion

3.287321

Sum squared resid

292.2944

Schwarz criterion

3.402762

Log likelihood

-321.7321

F-statistic

48.48538

Durbin-Watson stat

1.891781

Prob(F-statistic)

0.000000

Source : Calculés par le logiciel E-views

A ce niveau nous remarquons que tous les coefficients du modèle sont valides parce qu'ils satisfont au critère aux trois critères de validation que nous avons arrêtés précédemment. Tous les coefficients sont désormais supérieurs au double de leur écarts-types, toutes les valeurs associées aux t-student sont supérieus à 1,96 et que toutes les probabilités sont inférieures à 0,05. Mais encore avant de le prendre en compte, vérifions si le modèle est en bonne forme fonctionnelle.

Ainsi donc, le nouveau modèle s'écrira :

NPn = 0.013178PU + 0.079186FNSEL + 0.001341REV

E-T (0.000909) (0.008649) (0.000123)

T-st (14.48) (9.155) (10.89)

Tableau n° 23 : Examen de la forme fonctionnelle du modèle

Ramsey RESET Test:

F-statistic

62.53254

Probability

0.078609

Log likelihood ratio

55.38138

Probability

0.051202

Source : Calculés par le logiciel E-views

Ce tableau nous indique que nous pouvons considérer le modèle nouvellement obtenu car sa forme fonctionnelle est cette fois-ci bonne. Le test Ramsey RESET dégage une probabilité supérieure à 0,05 et un F-statistique largement supérieur à 1,96.

Tableau n° 24 : Examen d'autocorrélation

Breusch-Godfrey Serial Correlation LM Test:

F-statistic

0.227809

Probability

0.633685

Obs*R-squared

0.031002

Probability

0.088700

Source : Calculés par le logiciel E-views

Etant donné que qu'il s'observe des probabilités supérieures à 0,05, il y a lieu d'affirmer qu'il n'y a pas ici de problème d'autocorrélation des variables.

Après que tous nos tests aient satisfaits aux hypothèses de L'OLS, nous disons que notre modèle est globalement explicatif et que donc les trois variables exogènes retenues expliquent globalement le modèle.

III.4.2Interprétation économique du modèle.

Après avoir vérifié que notre modèle est globalement explicatif, il convient, dans ce paragraphe, de concilier les résultats obtenus aux variables d'études. Après maintes estimations, trois facteurs sont responsables de la consommation de l'énergie solaire. C'est entre autres le prix du panneau, le montant de la facture payée à la SNEL et le revenu du consommateur.

Ainsi, le prix (PU), le revenu (REV) sont des facteurs pertinents qui influencent le comportement des ménages dans leurs décisions en matière de dépenses de ménage. Quant à la consommation de l'énergie solaire, le prix et la facture de la SNEL sont les seuls signaux émis par le marché et qui intéressent le consommateur sous contrainte du budget. Cela s'explique par la diversité de prix de panneau solaire selon les dimensions et son usage et l'irrégularité du courant de la SNEL. Selon ce modèle, chaque fois qu'un ménage désire augmenter ou acheter un nouveau panneau solaire, cela doit correspondre à un prix multiplié par 0,16, une facture de la SNEL multiplié par 0.009 et un revenu fois 0.0013.De cela, nous avons eu un R² de 0.601 et un R² ajusté de 0,589. Ce qui veut dire que les variables exogènes expliquent la variable endogène à 60,1%. Cela est vrai parce qu'il existe des multitudes de facteurs qui puissent entrer dans l'explication de la consommation de l'énergie solaire.

III.5 IMPLICATION EN TERME DE POLITIQUES ECONOMIQUES

L'élaboration d'une stratégie s'effectue autour d'un noyau central de politique. Ce noyau est constitué par le régime des prix et du commerce extérieur d'un pays donné. Ces deux ensembles de politique traduisent la nature de l'intervention que l'Etat envisage mettre en oeuvre dans le secteur de production d'énergie (voire tous les autres secteurs).

La nature et l'ampleur du rôle de l'Etat se traduisent par la nécessité d'une adéquation aux options générales du mode de développement mis en oeuvre au sein d'un pays. Ces options concernent notamment le degré d'intégration au marché mondial, le degré de développement des inégalités sociales, le type de l'importance de l'objectif de satisfaction des besoins fondamentaux, le développement technologique ou la répartition du pouvoir public.

Les politiques de prix et d'échange déterminent le degré de soutien et d'intervention de l'Etat sur le marché, au sein des institutions, des investissements, etc. Ce degré de soutien dépend d'un ensemble de facteurs : un niveau de production élevé, le développement retenu par le pays, le rôle que doit jouer l'industrie, l'emploi, le revenu, etc.35(*)

Le problème de consommation d'énergie solaire devait de plus en plus s'inscrire dans la définition des politiques microéconomiques mais aussi macroéconomiques d'un pays. Le modèle auquel nous avons débouché ci-haut exige une analyse approfondie afin de fixer les instruments à établir dans ce secteur.

CONCLUSION

Nous voici au terme de ce travail qui a porté sur « Les Déterminants de la consommation des énergies renouvelables à Goma, cas de l'énergie solaire ». L'objet ultime de ce thème consistait à identifier les facteurs de la consommation de l'énergie solaire dans la ville de Goma et de quantifier à travers des calculs des estimations, l'impact exercer par chacune des variables sur la consommation, identifier la nature économique du bien « panneau solaire » : il était question de savoir si c'est un bien de luxe, un bien inférieur ou un bien normal.

En effet, cette étude nous a permis d'aborder au premier chapitre les généralités sur la consommation, la demande et les énergies renouvelables, spécialement l'énergie solaire ; au deuxième chapitre nous avons abordé la consommation de l'énergie solaire dans la ville de Goma et au dernier chapitre l'approche méthodologique où nous avons analysé et interprété les données récoltées.

A la lumière de ce qui précède, nos grandes préoccupations consistaient à savoir :

- Quels sont les facteurs qui déterminent la consommation d'énergie solaire à Goma?

- Le volume disponible permet-il de couvrir les besoins en énergie ?

Nous avons utilisé les méthodes statistiques, économétriques appuyées par les techniques documentaires et d'enquête par questionnaire pour la collecte de données, cela nous a fait déboucher sur les résultats suivants :

· La consommation de l'énergie solaire des ménages par l'usage du panneau est expliquée par des facteurs Prix, Facture de la SNEL et le Revenu sur le marché de Goma tel que le résultat de la régression nous a donné par la droite ci-après :

NPn = 0.013178PU + 0.079186FNSEL + 0.001341REV

E-T (0.000909) (0.008649) (0.000123)

T-s (14.48) (9.155) (10.89)

Ce qui veut tout simplement dire que chaque fois qu'un ménage désire augmenter ou acheter un nouveau panneau solaire, cela doit correspondre à un prix multiplié par 0,16, une facture de la SNEL multiplié par 0.009 et un revenu fois 0.0013. Cela, a débouché sur un R² de 0.601 et un R² ajusté de 0,589. Dans la même perspective, il est intéressant de signaler que parmi les facteurs que nous avons définis dans notre prière hypothèse, seuls le prix, la facture de la SNEL et le revenu expliquent la consommation de l'énergie solaire à Goma. Ceci nous pousse à confirmer partiellementnotre première hypothèse.

· En considérant le résultat repris dans le tableau n°14 relatifs aux besoins pour lesquels les ménages utilisent l'énergie solaire, il a été trouvé que 20,5% consomment l'énergie solaire pour des fins d'éclairage et téléviseur. Nous savons que dans un ménage il n'y a pas que l'éclairage ou le téléviseur qui a besoin d'énergie. Il y a bien des autres sections au sein d'un ménage qui nécessiteraient l'usage de l'énergie électrique comme la cuisine, etc. Et que donc, l'énergie solaire consommée par les ménages ne couvre pas tous les besoins en énergie électrique. Ce qui nous pousse à infirmer notre deuxième hypothèse.

· A la question de savoir la nature du bien « panneau solaire », le tableau n°17, 95% de nos enquêtés l'ont défini comme étant un bien économique normal.

En définitive, il est bon de reconnaitre que plusieurs facteurs interviennent dans l'explication de la consommation de l'énergie solaire à Goma qu'on ne saurait les aborder tous dans ce travail mais qu'on ne peut pas se passer des résultats obtenus dans ce travail.

BIBILOGRAPHIE

1. OUVRAGES SCIENTIFIQUES

- AZOULAY G. et DILLON J., La sécurité alimentaire, éd Karthala, Paris, 1993

- DAYANA A. , Manuel de gestion , 2° éd. Ellipse, Paris, 2004

- DUBUISSON-QUELLIER S. Comment choisir les consommateurs ?, Sciences Humaines, Le Grands Dossiers, 2009 ;

- M. Grawitz, la méthode des sciences sociales , Dalloz, Paris, 1993 ; 

- Le petit Larousse illustré, Cedex, Paris, 2012 ;

- LOISEL J-P « Les nouvelles tendances de la consommation », Cahiers Français n° 311, 2001 ;

- P. HALMONTERY, L'essentiel sur l'énergie solaire, Paris 2007 ;

- Prof. C BIALES,  La demande, Analyse microéconomique appliquée, publié sur www.christian-biales.net, 26/07/2013 ;

- Prof. Pascal Corbel, Fiche de synthèse : Les théories de la consommation,ULT, 2003 ;

- Régis BOURBONNAIS, Econométrie : manuel et exercices, Dunod, Paris 2009 ;

-  Thorstein VEBLEN, « La Théorie de la Classe de Loisir » Gallimard, 1899 ;

2. RAPPORTS

- CNE, Rapport final de l'atelier sur la promotion des énergies renouvelables en république démocratique du Congo , par la commission nationale de l'énergie (CNE) et l'organisation néerlandaise de développement (SNV) du 30 au 31 mars 2011 ;

- COMESA, Base des données de référence sur les énergies renouvelables pour la région COMESA, Lusaka, octobre 2011 ;

- Mairie de Goma, Rapport annuel sur la ville de Goma, Rapport inédit, Mairie de Goma 2009 ;

- Ministère de l'énergie, Document de Politique du Secteur de l'Electricité en République Démocratique du Congo,mai 2009 ;

- Ministère de l'énergie, Rapport du comité de pilotage de la réforme du portefeuille de l'Etat (COPIREP), Kinshasa.

- REN21 : Rapport de 2010 sur l'état des énergies renouvelables dans le monde, Bloomberg New Energy Finance, 2011 ;

- SALTO L., Consommation, commerce et mutations de la société,Rapport du Conseil Economique et Social, 2007 ;

3. TRAVAUX SCIENTIFIQUES ET COURS

- Aristide Cyrille DADIE, Analyse des déterminants de la demande globale d'une ressource énergétique par les ménages: le cas du gaz butane en Côte d'Ivoire », DEA PTCI, Université de Cocody, Abidjan, 2005 ;

- J. KAMBALE WASIWASI, Budget ménager et accès à l'alimentation en milieu urbain, Mémoire inédit, UNIGOM, 2010 ;

- Mr Diemer P, Economie Générale, la consommation des ménages, Cours dispensé à IUFM AUVERGNE, 2008 ;

- P. Senzira, Notes de cours d'Economie Politique II, Cours inédit, UNIGOM, 2012

- Prof Deogratias BUGANDWA MUNGU AKONKWA,Théorie et pratique de sondages, Cours inédit, UNIGOM, 2010 ;

- 4. WEBOGRAPHIE

- http://www.electricite-et-energie.com/tout sur le panneau solaire

- http://énergie-photovoltaique.blogspot.com/, Energie thermique ou photovoltaïque.

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_libre

ANNEXES

Table des matières

EPIGRAPHE i

DEDICACE ii

REMERCIEMENTS iii

SIGLES ET ABREVIATIONS iv

0. INTRODCTION GENERALE 1

0.1 PROBLEMATIQUE 1

0.2 OBJECTIF GENERAL 5

0.3 OBJECTIFS SPECIFIQUES 6

0.4 HYPOTHESES DE RECHERCHE 6

1. Les facteurs économiques : 6

2. Les facteurs sociologiques : 6

0.6 CHOIX ET INTERET DU SUJET 7

0.7 DELIMITATION DU SUJET 8

0.8 SUBDIVISION TRAVAIL 8

Chapitre premier : 9

REVUE DE LA LITTERATURE 9

I.1 THEORIES SUR LA CONSOMMATION DES MENAGES 9

I.1.1 Généralités 9

I.1.2 Consommation privée ou Consommation finale des ménages 12

1. Définition de la consommation finale des ménages 12

I.1.3 La consommation collective des ménages 14

1. Le bien collectif 14

2. Les caractéristiques des biens collectifs 14

3. Les enjeux de la consommation de biens collectifs 15

I.1.4 Les déterminants économiques de la consommation 16

1. Approche microéconomique de la consommation 17

I.1.5 Les déterminants psychologiques et sociologiques de la consommation 22

I.1.6 La consommation et le groupe social 24

I.2 NOTIONS DE DEMANDE 27

I.2.1 définition de la fonction de demande 27

I.2.2 La détermination de la fonction de demande 28

I.3 LES ENERGIES RENOUVELABLES 33

I.3.1 Généralités 33

I.3.2 L'énergie solaire 35

1. Formes d'exploitation de l'énergie solaire 38

Chapitre deuxième : 41

CONSOMMATION D'ENERGIES RENOUVELABLES A GOMA 41

II.1 PRESENTATION DE LA VILLE DE GOMA 41

II.1.1 Aperçu historique de la ville de Goma 41

II.1.2 Situation géographique de la ville de Goma 42

II.1.3 Structure démographique de ville de Goma 43

Tableau n° 1 : Evolution de la population de la ville de Goma répartie en quartiers de 2002 à 2009 44

II.2 SECTEUR ENERETIQUE A GOMA 45

a. Le charbon de bois 45

b. Le pétrole lampant 45

c. L'énergie électrique 46

II.3 PRESENATATION DE L'ECHANTILLON 46

II.3.1 Procédure de tirage de l'échantillon 46

II.3.2 Analyse descriptive des caractéristiques des enquêtés 47

Tableau n°2 : Répartition de l'échantillon par Sexe 48

Tableau n°3: Répartition de l'échantillon par Age 48

Tableau n°4: Répartition de l'échantillon selon l'état civil 49

Tableau n°5: Répartition de l'échantillon par types de maison 50

Tableau n°6: Répartition de l'échantillon par profession 50

Tableau n°7: Répartition de l'échantillon par nombre de personnes dans le ménage 51

Tableau n°8 : Répartition de l'échantillon selon qu'on détient ou pas des panneaux solaires 52

Tableau n°9 : Répartition de nombre de panneaux solaires installés dans l'échantillon 52

Tableau n°10 : Description des Prix du panneau solaire dans l'échantillon 53

Tableau n°12 : Répartition du Prix de la facture SNEL dans l'échantillon 55

Tableau n°13 : Appréciation de l'usage du panneau solaire dans l'échantillon 56

Tableau n°14 : Répartition des besoins satisfaits par le panneau solaire dans l'échantillon 57

Tableau n°15 : Raisons pour lesquelles le répondant est sans panneau 58

Tableau n°16 : Répartition du revenu par tranche dans l'échantillon 59

Tableau n° 17 : Définition du bien panneau solaire dans l'échantillon 60

Tableau n° 18 : Tableau croisé, Revenu du répondant & Nombre de panneaux 61

Tableau n° 18 : Tableau croisé Type de maisons & Nombre de panneaux 63

Tableau n° 19 : Tableau croisé : Prix repris en classe et Panneaux solaires repris en groupe. 64

Chapitre troisième : 66

APPROCHE METHODOLOGIQUE 66

III.1 SPECIFICATION DU MODELE 66

Aperçu sur les modèles économétriques 66

III.2.1 Généralités 66

III.2.2 Identification des Variables 66

III.2.3 Référence à la théorie 67

III.3 MODELE D'ESTIMATION CONSIDERE 68

III.3.1 Expression mathématique du modèle 68

III.3.2 Expression économique et effets attendus 69

III.4 ANALYSE DES DONNEES ET INTERPRETATION DES RESULTATS 71

Tableau n° 20 : Résultat économétrique 1 71

III.4.1 Validité des coefficients estimés 72

Tableau n° 21 : Examen de la forme fonctionnelle du modèle 73

Tableau n° 22 : Résultat économétrique 2 73

Tableau n° 23 : Examen de la forme fonctionnelle du modèle 74

Tableau n° 24 : Examen d'autocorrélation 74

III.4.2 Interprétation économique du modèle. 75

III.5 IMPLICATION EN TERME DE POLITIQUES ECONOMIQUES 76

CONCLUSION 77

BIBILOGRAPHIE 80

ANNEXES 83

* 1 REN21 : Rapport de 2010 sur l'état des énergies renouvelables dans le monde

* 2 Bloomberg New Energy Finance, 2011

* 3 COMESA, base des données de référence sur les énergies renouvelables pour la région COMESA,

Lusaka, octobre 2011, P39

* 4 « Rapport du comité de pilotage de la réforme du portefeuille de l'Etat » (COPIREP), Ministère du Portefeuille,

RDC

* 5 Ministère de l'énergie, « Document de Politique du Secteur de l'Electricité en République Démocratique du Congo» de mai 2009

* 6 COMESA, base des données de référence sur les énergies renouvelables pour la région comesa,

Lusaka, octobre 2011, P40

* 7«  Rapport final de l'atelier sur la promotion des énergies renouvelables en république démocratique du Congo » par la commission nationale de l'énergie (CNE) et l'organisation néerlandaise de développement (SNV) du 30 au 31 mars 2011.

* 8 M. Grawitz, «  Les méthodes des sciences sociales », Dalloz, Paris, 1993 ; P301

* 9 DUBUISSON-QUELLIER S. « Comment choisissent les consommateurs ? », Sciences Humaines, Le Grands Dossiers, 2009, p.32.

* 10 Prof. Pascal Corbel, Fiche de synthèse : Les théories de la consommation, 2003, P5

* 11 Op. cit, P9

* 12 LOISEL J-P « Les nouvelles tendances de la consommation », Cahiers Français n° 311, (2001), p. 82-87.

* 13Mr Diemer P, Economie Générale, la consommation des ménages, Cours dispensé à IUFM AUVERGNE, 2008. P283

* 14 Op. Cit P284

* 15Aristide Cyrille DADIE, « Analyse des déterminants de la demande globale d'une ressource énergétique par les ménages: le cas du gaz butane en Côte d'Ivoire », DEA PTCI, Université de Cocody Abidjan, 2005

* 16Mr Diemer P, Economie Générale, la consommation des ménages, Cours dispensé à IUFM AUVERGNE, 2008. P289

* 17SALTO L., « Consommation, commerce et mutations de la société »,Rapport du Conseil Economique et Social, 2007 , 326 p.

* 18 Avion affrété pour transporter un groupe de personnes à un tarif moindre que celui des lignes ordinaires

* 19 Thorstein VEBLEN, « La Théorie de la Classe de Loisir » Gallimard, 1899, P45

* 20 Prof. C BIALES, « La demande, Analyse microéconomique appliquée », publié sur www.christian-biales.net, 26/07/2013, P3-4

* 21 P. Senzira, Notes de cours d'Economie Politique II, Cours inédit, UNIGOM, 2012

* 22 Le petit Larousse illustré, Cedex, Paris, 2012, P400

* 23 Le petit Larousse illustré, Cedex, Paris2012, P400-401

* 24 http://www.electricite-et-energie.com/tout sur le panneau solaire.

* 25P. HALMONTERY, L'essentiel sur l'énergie solaire, Paris 2007, P25

* 26 http://énergie-photovoltaique.blogspot.com/2008/09/thermique ou photovoltaique.html?m=1

* 27P. HALMONTERY, L'essentiel sur l'énergie solaire, Paris 2007, P34-36

* 28 Mairie de Goma, Rapport annuel sur la ville de Goma, Rapport inédit, Mairie de Goma 2009.

* 29 J. KAMBALE WASIWASI, Budget ménager et accès à l'alimentation en milieu urbain, Mémoire inédit, UNIGOM 2010. P49

* 30 J. KAMBALE WASIWASI, Op. Cit. P40

* 31Prof Deogratias BUGANDWA MUNGU AKONKWA, « Théorie et pratique de sondages » Cours inédit, UNIGOM, 2010, P2

* 32 DAYANA A. , Manuel de gestion, 2° éd. Ellipse, Paris, 2004, P477

* 33 Régis BOURBONNAIS, Econométrie : manuel et exercices, Dunod, Paris 2009, P1

* 34 https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_libre? Consulté le 11/07/2015 13H31'

* 35AZOULAY G. et DILLON J., La sécurité alimentaire, éd. Karthala, Paris, 1993






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