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Déterminants de la consommation des énergies renouvelables à  Goma, cas de l'énergie solaire

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par Nixon BIKA NTAMIRABALI
Université de Goma - Licence 2015
  

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EPIGRAPHE

«Seuls les hommes courageux mangent les fruits de leurs oeuvres»

« Marc Aurel »

DEDICACE

A nos très chers parents Emile Batera et Gaudentia Nzigire.

A notre cher frère Bihesi Alain.

REMERCIEMENTS

L'homme ne peut rien et n'est rien si ce n'est par la volonté du Tout Puissant Créateur de la Terre et du Ciel et pour ce faire ; nous l'en remercions infiniment.

A nos autorités académiques et tout le corps professoral de l'UNIGOM qui ont voulu que nous ayons une valeur, un statut dans la société en nous transmettant leurs connaissances, particulièrement notre Directeur CT SENZIRA Paul et notre encadreur Jacques ABOUBAKAR SALEH, nous disons merci.

A nos chers frères et soeurs : Jean de Dieu Alingwi ; Luc Muhunjuka ; Marie Nyota ; Mamy et Elodie Barhone , qui ont apporté chacun selon qu'il le peut une pierre pour notre édification, nous adressons nos sincères remerciements.

A nos chers camarades et amis : Tumaini Baguma ; Laurent Mosengo ; Prince Ciza ; Evariste Bingane, Bienfait BIFUKO, MUKAMBA MUTIMA Olivier,KATENDE Julien, Divine KAVIRA, KANYARUKA HERITIER et tous les autres que nous n'avons pas pu citer et qui ont contribué à l'aboutissement du présent travail qu'ils trouvent ici le sens de notre sympathie.

SIGLES ET ABREVIATIONS

CNE : Commission Nationale de l'Energie

COMESA: Common Market for Easter and Southern Africa.

COPIREP :Rapport du Comité de Pilotage de la Réforme du Portefeuille de l'Etat

E-T  : Ecart-type

FSNEL: Facture de la Société Nationale de l'Electricité

MW  : Méga Watt

NP : Nombre de Personne

NPS : Nombre de Panneau solaire

ONG : Organisation Non Gouvernementale

PU : Prix Unitaire

RDC  : République Démocratique du Congo

SNEL : Société Nationale d'Electricité

TDM : Type de Maison


0. INTRODCTION GENERALE

0.1 PROBLEMATIQUE

L'énergie constitue un moteur pour le développement économique. Elle est nécessaire pour la création et le maintien des industries, elle facilite le commerce et les services et simplifie les systèmes de communication et de transport et est très importante pour l'économie de chaque pays étant donné qu'elle sous-tend la croissance économique et le développement. Dans plusieurs pays, le secteur de l'électricité a commencé comme un secteur verticalement intégré avec un service étatique propriétaire des actifs de production, de transmission et de distribution. Les actifs de production étaient centralisés, les grandes centrales de production d'envergure nécessitant une vaste infrastructure de transmission pour transmettre l'électricité aux centres de distribution ou à des points de consommation. Ces derniers temps, de nombreux pays ont dégroupé leurs services publics et ont vuégalement une participation accrue du secteur privé dans la production, la transmission ou la distribution d'électricité.

Auparavant, le mélange de production d'électricité d'un pays était déterminé principalement par l'option financière la moins coûteuse. Comme preuve des risques de fourniture d'électricité à partir des économies dominées par une ressource énergétique unique, les pays ont commencé à reconnaître la nécessité de diversifier leur mélange de production d'électricité. Tout récemment, les effets négatifs des émissions de gaz à effet de serre provenant de l'utilisation de combustibles fossiles pour la production d'électricité ont été mis en évidence et ont suscité des efforts concertés au niveau mondial pour accroître la production d'électricité à partir des technologies et des ressources qui respectent l'environnement. Les sources d'énergies renouvelables comme l'énergie solaire, éolienne et hydraulique ont le potentiel de diversifier le mélange de production d'électricité d'un pays tout en réduisant des émissions de gaz à effet de serre.

De ce fait, reconnaissons que la capacité installée d'énergie renouvelable a augmenté rapidement au cours de la dernière décennie dans le monde entier. Alors que la croissance a été principalement marquée dans les pays développés, il est encourageant de constater que les pays en développement ont également adopté l'énergie renouvelable comme une partie intégrante de cette croissance. En réponse à la croissance économique et à la forte demande en énergie prévisible, plus de 150 milliards de dollars américains ont été investis dans les énergies renouvelables en 20091(*). Ce chiffre est passé à 240 milliards de dollars américains en 20102(*), où les États-Unis et l'Europe ont ajouté une plus grande capacité de production d'électricité à partir de ressources renouvelables par rapport aux ressources énergétiques conventionnelles comme le charbon, le gaz et le pétrole. Parmi les nombreux problèmes auxquels le monde fait face au 21ème siècle, les changements climatiques et la diminution de l'énergie de faible coût sont deux des plus grands et l'énergie renouvelable a le potentiel d'équilibrer les deux.

Le réchauffement de la planète (ainsi que le refroidissement du globe) se réfère expressément à tout changement de la température de la surface du globe. Une augmentation de la température moyenne mondiale fera changer aussi la circulation de l'atmosphère, ce qui entraîne dans certaines régions du monde davantage de réchauffement, moins de réchauffement, ou même de refroidissement. Un phénomène naturel connu comme « l'effet de serre» régit la température de la terre. La terre est chauffée par le soleil. La grande partie de l'énergie solaire passe à travers l'atmosphère pour réchauffer la surface de la terre, les océans et l'atmosphère3(*).

Ce faisant, la République Démocratique du Congo, immense pays tropical africain aux dimensions d'un continent, dispose d'un énorme potentiel en sol et en sous-sol. Sa localisation à cheval sur l'Equateur, lui permet de connaître un ensoleillement permanent durant toute l'année. En matière d'énergie, d'abondantes ressources sont non encore totalement inventoriées, notamment les chutes d'eau et les rapides, les hydrocarbures, le gaz naturel, le bois, les schistes bitumineux, les minéraux radioactifs, l'énergie éolienne, l'énergie solaire, la biomasse et les plantes énergétiques4(*).

Pour l'Energie hydraulique, un énorme potentiel hydroélectrique estimé à 100.000 MW dont 44% sont concentrés dans le site d'Inga. Le niveau actuel de développement sur ce site est de 1775 MW avec 351 MW à Inga 1 et 1424 MW à Inga 2. Concernant l'Énergie solaire, le pays se trouve dans une ceinture de soleil très haut niveau où les valeurs sont comprises entre 3,25 et 6,0 kWh par m² par jour et entre 3 250 et 6 000 Watts par m² par seconde. Cela rend viable, dans tout le pays, l'installation de systèmes photovoltaïques et l'utilisation de systèmes solaires thermiques. Actuellement, il y a 836 systèmes solaires, avec une puissance totale de 83 kW, dont 167 dans l'Equateur, 159 au Katanga et 170 au Bas-Congo, Nord-Kivu et dans les deux provinces du Kasaï chacune. Il y a aussi le système de réseau Caritas, 148, avec une puissance totale de 6,31 kW.

Dans certaines régions, la vitesse moyenne du vent est supérieure ou égale à 1,4 mètre par seconde, à Matadi 1,5 mètre par seconde, 1,7 à Gimbi et 1,8 à Kalemie et à Goma. Mais, l'énergie éolienne n'est pas utilisée en RDC, à l'exception de quelques installations pilotes. La RDC a un énorme potentiel géothermique dans sa partie Est composé de volcans et de sites géothermiques actifs, mais cela est rarement exploité. Les températures des sources chaudes vont de 35 à 90 degrés Celsius5(*)

Malgré tout cela, le pays fait face à un déficit énorme en énergie, en général, et en énergie électrique en particulier. Il a enregistré l'un des taux d'électrification les plus faibles de toute l'Afrique. 11% de la population a accès à l'électricité ; 25 % dans les zones urbaines, dont la ville de Goma, et 4 % dans les zones rurales.

Selon le rapport de LITING AFRICA, l'approvisionnement énergétique de la RDC est fortement dépendant de la biomasse traditionnelle c'est-à-dire bois de feu, charbon et biomasse résiduelle, qui constituait 95% du total de la consommation énergétique en 2009. Elle compte plus de 1250 millions de tonnes à partir de 122 millions d'hectares de la forêt équatoriale6(*)

Alors que les potentialités hydroélectriques sont estimées à 100.000 MW, le taux de desserte est actuellement de 24% pour l'eau potable et de 9% pour l'électricité. Et la fourniture de l'électricité n'est pas toujours régulière occasionnant ainsi de nombreuses conséquences fâcheuses. Le déficit énergétique pour la ville de Kinshasa, par exemple, se situe autour de 140 MW. La situation est plus grave dans d'autres provinces avec d'énormes besoins non satisfaits en matière d'énergie.7(*)

Face à cette situation, il s'observe de plus en plus une population de la ville de Goma qui s'approvisionne en une autre forme d'énergie électrique pour palier au déficit occasionné par la SNEL. C'est ainsi qu'on peut voir un peu partout, dans les quartiers de Goma, sur les toitures des maisons des installations des panneaux solaires. Cette nouvelle forme de consommation spectaculaire de l'énergie solaire a attiré notre attention au point d'en consacrer une étude, et pour ce faire, notre souci est de savoir :

Ø Quels sont les facteurs qui déterminent la consommation d'énergie solaire à Goma?

Ø Le volume disponible permet-il de couvrir les besoins en énergie ?

* 1 REN21 : Rapport de 2010 sur l'état des énergies renouvelables dans le monde

* 2 Bloomberg New Energy Finance, 2011

* 3 COMESA, base des données de référence sur les énergies renouvelables pour la région COMESA,

Lusaka, octobre 2011, P39

* 4 « Rapport du comité de pilotage de la réforme du portefeuille de l'Etat » (COPIREP), Ministère du Portefeuille,

RDC

* 5 Ministère de l'énergie, « Document de Politique du Secteur de l'Electricité en République Démocratique du Congo» de mai 2009

* 6 COMESA, base des données de référence sur les énergies renouvelables pour la région comesa,

Lusaka, octobre 2011, P40

* 7«  Rapport final de l'atelier sur la promotion des énergies renouvelables en république démocratique du Congo » par la commission nationale de l'énergie (CNE) et l'organisation néerlandaise de développement (SNV) du 30 au 31 mars 2011.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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