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La rentabilité, un levier de la performance

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par Oualid CHEDDADI
PSB ex ESG PARIS - MBA option FINANCE 2016
  

Disponible en mode multipage

 
 

Ecole supérieure de gestion

PARIS

MEMOIRE PRESENTE EN VUE DE L'OBTENTION DU DIPLOME DE :

Master of Business Administration

Option: Finance

La rentabilité : un levier de la performance

Etude de cas : entreprise NADJAH SPA

Réalisé par : Sous l'encadrement de :

Oualid CHEDDADI Mr Hichem BENDJEDDOU

ANNEE 2016

Introduction :

1

Introduction

Nous vivons actuellement dans une économie de marché, qui se caractérise par un nombre très important de concurrents et une ouverture du marché, qui ont poussé les entreprises à devenir très compétitives, cette compétitivité est la clef pour laquelle soit l'entreprise assure sa survie, ou sa disparition.

Cette situation a obligé les entreprises, à devenir très performantes, et parmi les leviers de cette performance c'est la rentabilité. L'entreprise pour être rentable, elle doit savoir bien mesurer le risque encouru durant son cycle d'exploitation, pour ne pas tomber sur des surprises.

Dans ce contexte notre travail se propose de répondre à la problématique suivante :

- quel est l'impact de la rentabilité sur la performance de l'entreprise ?

Pour répondre à cette problématique, il ne faut répondre à un certain nombre de questions secondaires les suivantes :

- qu'est ce qu'un risque ?

- quels sont les états financiers ?

- qu'est ce qu'une entreprise ?

- quels sont les différentes formes de la rentabilité ?

- quels sont les différents concepts proches de la rentabilité ?

- qu'est ce qu'un bilan fonctionnel ?

- quelle est la relation entre rentabilité et le bilan ?

- que sont les soldes intermédiaires de gestion ?

- qu'est ce qu'un seuil de rentabilité, le levier financier, la gestion du portefeuille ?

Nous partons des hypothèses suivantes :

- le seuil de rentabilité permet de mesurer le risque d'exploitation pour l'entreprise. - Il est plus facile d'être rentable quand on est liquide.

2

Introduction

- Les soldes intermédiaires de gestion permettent de détecter la défaillance et la dégradation de la rentabilité.

- La rentabilité est un levier important de la performance de l'entreprise.

- La gestion du portefeuille permet d'améliorer la rentabilité de l'entreprise. - le recours à l'endettement permet d'améliorer la rentabilité.

Pour répondre à toutes ces questions, nous avons choisi une méthodologie descriptive et analytique, divisée en trois chapitres :

Dans le premier chapitre, nous allons introduire les concepts principaux sur la rentabilité de l'entreprise, en insistant sur le risque qui est omniprésent dans la vie de chaque entreprise avec quelques concepts proches de la rentabilité.

Dans le deuxième chapitre, nous allons voir le bilan fonctionnel et les soldes intermédiaires de gestions, qui permettent de décortiquer comment le résultat s'est formé, et quelques approfondissements concernant le seuil de rentabilité, le levier financier et la gestion du portefeuille.

Dans le troisième chapitre qui est l'étude de cas, après avoir donnée une présentation de l'entreprise nous essayons d'appliquer l'ensemble de ce qu'on a vu dans la partie théorique.

Chapitre I : généralités sur le

risque et la rentabilité

Section 1 : Le risque

Section 2 : La rentabilité

Section 3 : quelques concepts proches de la rentabilité

3

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

Section 1 : Le risque :

Le but de cette section, est d'avoir un aperçu sur l'environnement de l'entreprise dans lequel cette dernière exerce, qui se compose de deux éléments essentiels, le risque (la menace) et la rentabilité (l'opportunité).

Commençons par étudier le risque, l'entreprise est confrontée aux risques tous les jours, elle s'habitue de ces dangers qui font partie de son métier, l'entreprise doit avoir un plan d'action, l'expérience et des moyens requis, pour faire face à des situations délicates et d'urgence.

1. Notion du risque :

1.1 Définition :

Le petit robert donne au mot risque la définition suivante : « éventualité d'un événement ne dépendant pas exclusivement de la volonté des parties et pouvant causer la perte d'un projet ou tout autre dommage. Événement contre la survenance duquel on s'assure. »1

Le risque est un danger, un événement incertain, inconvénient possible dont la présence est susceptible d'affecter le résultat de l'entreprise, et interrompre l'équilibre par rapport à une situation espérée dans le futur (le résultat).

C'est le degré d'acceptation pour l'entreprise, face à un danger provoqué par des événements futurs, ou bien c'est un écart entre un événement (valeur) anticipé, et l'événement (valeur) réalisé.

1.1.1. Imprévu, aléa, problème ou risque :

Souvent confondus, les concepts : imprévu, aléa, problème ou risque doivent pourtant être distingués ainsi :

· Si on n'arrive pas à identifier l'événement donc c'est un imprévu ;

· Si on n'arrive pas ni à identifier l'événement et ni à quantifier sa probabilité, on est devant un aléa ;

· Si l'événement est déjà manifesté, on est devant un problème ;

· Si on arrive à identifier et quantifier l'événement on parlera de risque.

Cette incertitude peut porter sur le fait que :

- Personne ne sait si ce risque peut survenir ou ne pas survenir.

- Personne ne sait la date dans laquelle le risque se déclenchera.

1.1.2. Attitudes face au risque :

1 Pascal Micoleau-Marcel ; les finances personnelles pour les nuls; FIRST éditions ; 2009 ; p124 ; Paris.

4

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

En face de risque on trouve devant trois scénarios ou bien trois comportements essentiels :

1- Risk taker ou preneurs de risque, qui manifeste une préférence face au risque, dans le but de maximaliser la rentabilité.

2- Risk neutral ou neutre face au risque, qui affiche une indifférence face à la survenance du risque.

3 - Risk aversion ou une aversion au risque, qui est hostile face au risque, d'où nécessite une couverture.

1.1.3. Quelques exemples du risque :

Le risque est une question très importante pour les intervenants, intéressés par l'entreprise que ce soit : (actionnaires, l'état, la banque, les fournisseurs, les clients et les concurrents), voici quelques exemples :

1.1.3.1. Le risque lié à sa propre performance :

Ce sont des risques internes liés au cycle d'exploitation de l'entreprise, on prend quelques exemples : grèves pour revendications salariales ; conflits ; incendies ; échec du lancement d'un produit ; détérioration de la qualité des produits ; démission massives ; départ de fournisseurs clés ; licenciement ; démotivation ; perte de chiffre d'affaires ; détérioration de l'image de l'entreprise ; etc.

1.1.3.2. Le risque lié au marché :

Avoir une concurrence rude dans le marché ; arrivée de nouveaux concurrents ; l'arrivé de produits de substitution ; augmentation du prix de matières premières ; etc.

1.1.3.3. Le risque lié à l'économie:

Par exemple : crise économique ; inflation ; crise politique ; risque de change ; risque de taux ; augmentation des taxes ; une baisse du pouvoir d'achat des clients finaux ; etc.

1.1.3.4. Le risque de trésorerie :

Si le fond de roulement n'arrive pas, à couvrir les besoins en fond de roulement, on risque d'avoir une trésorerie négative conséquente, et c'est un mauvais signe pour la santé financière de l'entreprise.

1.1.3.5. Le risque financier :

Il s'agit de la capacité de remboursement de l'entreprise, si cette dernière recours à l'endettement, et dégager des ressources nécessaires, pour remboursement des emprunts à échéance fixe.

1.1.3.6. Le risque réglementaire:

5

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

C'est un risque que tous les investisseurs supportent, du fait du changement de la fiscalité, rend les placements moins intéressant, suite à l'augmentation des taxes et assimilés.

Plus le poids des charges financières liées à une dette, plus le risque d'exploitation est élevé, plus le risque financier est élevé, et plus l'entreprise est surendettée.

Dans l'environnement on s'intéresse beaucoup plus, au taux d'intérêt et aux clients et aux fournisseurs, pour mesurer la force de négociation de l'entreprise vis-à-vis les banques, les fournisseurs, les clients.

À ne pas négliger la politique de distribution de dividendes, c'est ce qui intéresse les actionnaires, car une mauvaise politique de distribution de dividendes amoindrit la confiance entre l'entreprise et ses actionnaires; car il s'agit de réduire l'incertitude et donner des garanties, car ce qui intéresse les actionnaires, c'est le profit suite à la prise de risque ; et l'incapacité de verser des dividendes, c'est l'équivalent de la faillite pure et simple. Par contre l'entreprise cherche l'indépendance financière, par la constitution d'un autofinancement élevé, (les actionnaires doivent accepter un partage raisonnable des bénéfices).

Une mauvaise gestion de la trésorerie, la rend défaillante et affectée par un sinistre majeur, et menace la pérennité de l'entreprise en augmentant sa vulnérabilité, et peut entraîner la liquidation de l'entreprise (situation de cessation de paiement). À noter même si l'entreprise qui enregistre des pertes, ce n'est pas un synonyme d'arrêt de l'activité (insolvabilité), surtout dans les entreprises qui possèdent des fonds propres importants, lui permettent d'absorber ces pertes.

Comme le risque nul n'existe pas, l'entreprise doit fixer un objectif, qui est la maitrise du risque, et elle doit connaitre la mesure et identifier le risque par tous les moyens, qui sont au préalable incontournables. Et après, la hiérarchisation des risques dans toutes ses fonctions. Cette analyse des risques doit permettre de passer, de l'utopie en essayant à arriver à la sécurité optimale.

1.2. Qualifier les risques :

Tous les risques n'ont pas la même survenance, la probabilité, le degré de fréquence et de gravité, du moins probable aux risques imminents et potentiels, l'entreprise doit s'organiser avec une gestion du risque, par :

1.2.1. Élaboration d'une nomenclature de risques :

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

6

On doit faire une liste qui comporte tous les risques possibles, que l'entreprise peut confronter durant son exploitation, et cette liste sera plus ou moins détaillée, selon sa nécessité en termes d'information pour l'entreprise.

Exemple d'élaboration d'une nomenclature :

· Risques sociaux.
· Risques financiers.
· Risques informatiques.
· Risques technologiques.

· Risques de transports.
· Risques commerciaux.
· Risques juridiques.
· Risques politiques.
· Etc.

1.2.2. Élaboration de liste par degrés de probabilité :

· Risque très rare.
·Risque rare.
·Risque qui se produit fréquemment.
·Risque exceptionnel.

· Risque imprévisible.

1.2.3. Élaboration par degrés de fréquence et de gravité :

Risques

Fréquence

Gravité

Probabilité

De fréquence

Elevée

Faible

Inconnue

De gravité

Inconnue

Forte

Faible

Négligeables

Faible

Faible

Faible

Inacceptables

Elevée

Elevée

Elevée

Moyens

Moyenne

Moyenne

Moyenne

Tableau 1 : les risques par degré de fréquence et gravité. Source : élaboré par nous même.2

Puis l'entreprise doit faire une identification, et une estimation de chaque processus ou fonction par une liste, qui doit couvrir toutes les activités de l'entreprise, pour faciliter la tâche de l'auditeur.

2 Inspiré de «Alain Fernandez; les nouveaux tableaux de bord des managers ; édition EYROLLES ; 2008; p171; Paris. »

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

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1.3. Limiter le risque :

Pour avoir une assurance absolue, l'entreprise doit essayer à supprimer le risque, par exemple pour éviter le risque de fournisseur, l'entreprise doit chercher à avoir d'autres sources d'approvisionnements, qui est un risque de premier degré, et avoir la capacité de négocier avec les fournisseurs. Cette capacité n'est pas toujours facile et elle a un coût élevé, car on paye plus fort pour avoir la sécurité, et jamais on trouve une solution de secours à un prix accessible.

« Si le risque est difficile à supprimer, il est peut-être possible d'en diminuer les effets. C'est ce que J. Lewis appelle l'effet airbag. L'airbag n'empêche pas l'accident mais limite la gravité de ses effets. »3

1.4. Le risque management :

La source de destruction de valeur pour l'entreprise, c'est l'incertitude causée par le risque, un traitement de risque par une gestion de risque (Risk-management), qui est le coeur des décisions stratégiques, qui permet d'identifier les risques et en essayant à mettre fin à cette incertitude, et avoir des opportunités potentiels qui peuvent avoir une incidence, sur la création de richesse et la préservation de la valeur.

L'entreprise doit maitriser le risque, en développant sa protection pour minimiser son impact par une politique de prévention.

L'entreprise est confrontée à quatre types de risques :

1.4.1. Le risque financier :

C'est un risque lié au financement, c'est-à-dire quand les institutions financières diminuent les crédits accordés aux entreprises (Credit Crunch)4, qui a un impact sur l'investissement, la trésorerie sur tout dans les entreprises industrielles assoiffées de liquidité, qui ont une grande intensité du capital, et ce risque est dû à l'instabilité des marchés (taux de change, taux d'intérêt, coût des matières premières etc....)

Exemple : « D'après une étude de la BCE, 32 % des entreprises accusaient en septembre 2009 les banques de pratiquer une politique trop restrictive en matière de crédits ; plus de 50 % des entreprises faisaient état d'une augmentation excessif des crédits. On estime par ailleurs qu'en 2009, plus de 30 % des demandes de prêt des PME françaises ont été refusés par les banques. »5

3 Alain Fernandez; les nouveaux tableaux de bord des managers ; édition EYROLLES ; 2008; p173 ; Paris.

4 Manuel Chartier, Hélène Delacour, Olivier Joffre ; maxi fiches de stratégies ; édition DUNOD; 2010; p118; Paris.

5 Manuel Chartier, Hélène Delacour, Olivier Joffre ; maxi fiches de stratégies ; édition; DUNOD; 2010 ; p118; paris.

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Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

Pour diminuer ce risque, l'entreprise doit compter sur elle-même, en agissant sur la structure du capital par une amélioration de la capacité d'autofinancement, et adapter un business plan fiable.

1.4.1.1. Les analyses spécifiques des risques financiers :

a. Le risque d'exploitation et la structure des coûts :

Le risque d'exploitation est lié directement à la structure des coûts adoptée par l'entreprise, entre coûts fixes et variables6, qui rendent le résultat volatile avec la variation de niveau de la production vendue.

Une entreprise qui a une structure moins élevée, qui ne supporte pas beaucoup de charges fixes, à un résultat moins sensible, moins risquée. Par contre une entreprise qui supporte beaucoup de charges fixes (structure très élevée), à un résultat plus volatile, plus risquée. Dans le cas où la production est faible, l'entreprise n'arrive pas à couvrir ses charges fixes, et elle enregistre une perte dans l'exercice, dans le cas où la demande du marché est élevée, cette demande permet à l'entreprise de vendre plus donc, couvrir ses charges fixes et enregistrer une marge plus importante. Donc l'augmentation de la proportion des charges fixes, diminue le résultat par rapport à une structure moins élevé, autrement dit dans une structure où les charges fixes, sont plus au moins faibles.

La structure des coûts présente un risque d'exploitation, qui est la diminution du résultat ou la dispersion du résultat, et ce risque est dû au seuil de rentabilité.

- Le chiffre d'affaire :

Le chiffre d'affaire, mesure la capacité de l'entreprise de vendre ses produits, c'est un indicateur externe, et il traduit l'importance du volume de la vente de l'entreprise.

-Pour les entreprises commerciales : le chiffre d'affaire convient à la revente des marchandises en état et sans l'apporter de changement, ces ventes apparaissent dans la rubrique de vente de marchandise.

-Pour les entreprises industrielles : le chiffre d'affaire convient à la vente de marchandises transformées, et ces ventes apparaissent dans la rubrique des productions vendues.7

-Le point mort, seuil de critique ou seuil de rentabilité :

6 Le coût fixe est un coût supporté par l'entreprise quelque soit le niveau de la production exemple : assurance, salaire (partie fixe), amortissement, etc.

Le coût variable est un coût supporté aussi par l'entreprise et qui change avec le niveau de la production exemple : achat de matière première, électricité, téléphone, transport, salaire (partie variable prime), impôt sur les bénéfices des sociétés, etc.

7 Niveau d'activité, coût de produit : Le chiffre d'affaire augmente avec l'augmentation du volume d'activité ou le volume des ventes, sauf en cas d'augmentation du prix, et pour une entreprise qui a un produit en quantité Q et un prix de vente P le chiffre d'affaire CA est égal à : CA = P X Q

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Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

Est appelé aussi chiffre d'affaire critique, c'est un chiffre d'affaire à partir duquel l'entreprise, ne dégage ni bénéfice ni perte, donc c'est une valeur du chiffre d'affaire, au delà de laquelle l'exploitation de l'entreprise, devient rentable ou dégage des bénéfices.

On peut le calculer à partir, d'un certain volume de vente, si le prix est connu.

Le seuil de rentabilité est un indicateur de performance, car il permet de mesurer le volume d'activité, que l'entreprise doit produire pour couvrir les charges fixes et variables, car le seuil de rentabilité prend la formule suivante :

Seuil de rentabilité - charges fixes - charges variable = 0, autrement dit :

Marge sur coût variable (MCV) = Chiffre d'affaires - Charges variables

Résultat d'exploitation = (MCV) - Charges fixes

Seuil de rentabilité (SR) = Charges fixes/Taux de MCV

Et à partir de ce seuil de rentabilité, l'entreprise peut gagner de l'argent, et la réduction de ce seuil de rentabilité donne plus de bénéfices à l'entreprise, avec un même niveau de production et de volume de vente. Au contraire une augmentation de ce seuil représente un risque majeur pour l'entreprise, et une probabilité de perte à la fin de l'exercice, et conduire l'entreprise en situation de cessation de paiement.

On constate que la proportion des charges fixes et variables, a un impact direct dans le calcul de ce point mort, car elle permet d'augmenter ou de diminuer le résultat.

b. Le risque d'endettement et l'effet de levier financier :

Le risque de l'endettement est lié à la structure financière de l'entreprise, c'est-à-dire si l'entreprise compte, sur ses capitaux propres ou bien elle fait recours à l'endettement, si elle opte pour cette dernière option, elle doit dégager suffisamment de bénéfices, pour régler et rembourser ses dettes. Par contre si l'entreprise n'arrive pas à dégager des bénéfices supplémentaires, pour rembourser ses dettes du fait de son résultat insuffisant, elle sera pénaliser, car elle doit supporter la charge de la dette qui s'avère lourde dans cette situation, et entraine la dispersion du résultat, et d'avoir un risque financier très important, qui peut provoquer l'insolvabilité de l'entreprise. Donc l'entreprise peut avoir un recours à l'endettement, que pour s'enrichir (s'endetter pour s'enrichir) et avoir des perspectives de résultat, très importantes pour augmenter sa rentabilité, et surtout si sa rentabilité financière est supérieure au taux d'intérêt appliqué par les banques.

c- Le risque de faillite ou de défaut :

L'insolvabilité de l'entreprise provoquée par le risque de faillite ou de défaillance, c'est une menace de la pérennité de l'entreprise, qui entraine sa liquidation, donc c'est un risque de la

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Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

survie, un cas extrême pour l'entreprise et sa disparition du marché. La maitrise de ce risque demeure très importante, même une obligation majeure pour ses dirigeants, car toute entreprise doit assurer sa liquidité et sa solvabilité et honorer ses engagements, gagner la confiance des tiers pour attirer les investisseurs, et assurer le financement en cas de besoin.

d- Les risques de change et de taux :

Une fois les risques financiers maitrisés, l'entreprise se trouve face à d'autres risques : risque de change, qui est lié à l'augmentation de la monnaie étrangère, par rapport à la monnaie locale, ou face à un risque de taux qui est lié à l'augmentation, du taux d'intérêt de la banque. Chaque fois que l'entreprise fait des opérations du commerce international en monnaie étrangère, est confrontée au risque de perte de change lié, soit à l'appréciation de la monnaie étrangère, soit à la dépréciation de la monnaie locale. Et pour honorer ses engagements, l'entreprise doit acquérir des devises suffisantes, il pourrait être :

-Enrichir dans le cas où il faudra moins de monnaie nationale que prévue.

-Appauvrir dans le cas de la dépréciation de la monnaie locale où appréciation de la monnaie étrangère objet du règlement.

Exemple : un importateur algérien qui s'engage le 20 octobre de l'année (n) à régler en devise une facture de 10.000$ exigible le 10 janvier de l'année (n+1) et à la date à laquelle l'engagement a été contracté le taux de change était de 1$= 100 Da et il constate que le taux de change du Dollar s'est apprécié passant à 1$= 120 Da à la date du payement effectif donc la valeur de la dette se trouve porter de 1.000.000 Da à 1.200.000 Da.

Ce changement du montant de la dette, représente une perte pour l'importateur, ce qui fait une augmentation de 20% du montant de l'engagement avant l'appréciation du Dollar, donc une perte potentielle pour l'importateur.

Cette fluctuation du taux de change, constitue un changement de résultat, et ça représente un risque que l'entreprise doit contrôler. Et pour lutter contre ce fléau, l'entreprise doit, soit souscrire à une police d'assurance, ou réduire le risque en concluant des contrats d'achat et de vente à l'étranger en monnaie nationale pour diminuer ce risque.

Les entreprises qui font recours à des crédits de découvert à court terme, sont exposées à un taux d'intérêt très élevé ou plus ou moins variable, par ce que chaque type de besoin a un crédit spécifique, avec des conditions spécifiques, et donc doivent supporter les frais financiers dû à cette facilitée bancaire, qui a un effet défavorable pour ces entreprises. Par

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Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

contre une entreprise qui demande un prêt contracté à un taux d'intérêt fixe et avec une bonne rentabilité, peut minimiser ce risque de taux d'intérêt et ne pas avoir appel à ce genre de crédit.

1.4.2. Les risques stratégiques :

Ce risque peut détériorer, la réputation et la notoriété de l'entreprise, et mettre sa relation dans le doute, ce qui génère un manque de confiance des tiers envers l'entreprise, que ce soit fournisseurs, banques, clients, l'état, investisseurs, salariés, concurrents autrement dit : tous les acteurs économiques potentiels intéressés par l'entreprise, ce risque peut avoir des conséquences sur l'entreprise, car son environnement n'est pas à la hauteur : une perte rapide des clients peut diminuer le chiffre d'affaire et donc le résultat.

Prenons cet exemple : « L'entreprise américaine Kryptonite commercialise des antivols pour vélo. En 2004, une vidéo amateur diffusée sur Internet a montré les failles de son système de sécurité grâce à l'utilisation d'un simple stylo BIC. Cet incident, qui a été traité avec retard par l'entreprise, a engendré 10 millions de dollars de pertes ainsi qu'une dévalorisation de sa réputation sur une longue période. » 8

1.4.3. Les risques de conformité :

Ce sont des risques qui sont liés directement, à la conformité de la qualité et la normalisation, par exemples : management de la qualité 10006, systèmes de management environnemental, 14001, ou responsabilité sociétale des organisations 26001, management de l'énergie 50001, l'entreprise doit s'adapter à la nouvelle règlementation, et dépenser beaucoup d'argent qui a un impact énorme sur le résultat de l'entreprise.

1.4.4. Les risques opérationnels :

Ce sont des risques liés à l'exploitation ou à la production, (facteur de production que ce soit humain ou matériel), citons quelques exemples : non respect de la procédure du travail qui entraine une défaillance dans le processus, incendie, absentéisme, départ de compétences, fraude, licenciement, grèves, défaillance des matériels de production, virus

8 Manuel Chartier, Hélène Delacour, Olivier Joffre ; maxi fiches de stratégie ; édition DUNOD; 2010;p118 ; Paris.

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Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

informatique, obsolescence de matériel, etc. qui a un effet majeur indésirable sur la chaîne de production, et donc une conséquence grave sur la constitution du résultat de l'exercice.

Exemple : « L'ancien trader de la Société Générale, Jérôme Kerviel, avait pris des positions à risque sur des contrats à terme portant sur des indices boursiers européens, pour des montants atteignant 50 milliards d'euros en janvier 2008. Si Jérôme Kerviel encourt cinq ans de prison et 375 000 euros d'amende, la Société Générale a enregistré une perte de 4,9 milliards d'euros. »9

1.5. Couvertures face aux risques :

Après avoir identifiés et classés les risques par ordre d'importance, l'entreprise doit traiter cet événement non souhaité pour minimiser son impact, et par mesure de vigilance et une politique de protection soit, en souscrivant d'un contrat d'assurance, ou bien demander des conseils à l'extérieur, pour mesurer la vulnérabilité de l'entreprise.

L'entreprise doit avoir de bonnes pratiques, des différents secteurs d'activité : industrie, finance, services, ressources humaines, et elle doit développer une politique de prévention, pour minimiser la fréquence, la gravité, et la probabilité de ce risque. Et c'est à partir des années 1980, que le Risk-management ou gestion du risque fait ses premières apparitions, et qui traite le risque suivant sa nature et son coût pour l'entreprise.

Si le risque a une fréquence élevée et un impact faible, ce risque sera négligé mais dans le cas contraire, on fait une erreur si on ne traite pas un risque, avec un impact important et une fréquence quasi nul, car il existe un risque qui se manifeste une fois par siècle, mais son impact est catastrophique, car personne ne sait, ça peut se reproduire demain.

Les stratégies de couverture peuvent être :

- La non couverture qui se manifeste par une spéculation.

- La couverture sélective c'est par rapport à la fonction d'importance.

9 Manuel Chartier, Hélène Delacour, Olivier Joffre ; maxi fiches de stratégie ; édition DUNOD; 2010;p119 ; Paris.

13

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

- La couverture totale qui se manifeste par des coûts élevés. Dans tous les cas l'entreprise doit opter pour :

1.5.1. L'évitement :

Par exemples : mettre fin à l'activité qui fait naître le risque, et avoir un recours à la sous-traitance, ne pas s'implanter ou se retirer d'une zone géographique, surtout s'il s'agit d'une zone de guerre, arrêter de produire un certain nombre de produits, si le risque d'exploitation est très élevé, risque de ne pas vendre le produit.

1.5.2. La réduction :

Le Risk-management permet à l'entreprise d'être proactive, par la mise en oeuvre d'une amélioration des outils de la politique de prévention, qui se caractérise par une diversification de son offre, pour réduire la probabilité ou l'impact du risque, comme l'acquisition des compétences managériales, opérationnelles, techniques nécessaires. Et pour réduire les pertes, l'entreprise doit constituer un portefeuille d'actif diversifié.

1.5.3. Le partage :

Partager un risque par une souscription d'un contrat d'assurance, ou de trouver un associé avec lequel on partage le risque, ou en faisant un accord de joint-venture avec un tiers, ou de faire des alliances, contrat de franchise pour minimiser ou supprimer le risque, pour les créateurs d'entreprise.

1.5.4. L'acceptation :

Si l'entreprise n'arrive pas à éviter, réduire, partager le risque, elle doit l'accepter, et ça sera catastrophique, si le risque ne s'est pas manifesté du fait du hasard, dans le cas où l'entreprise n'a pas suffisamment d'informations pour lutter contre ce fléau, et l'entreprise doit faire des compensations en faisant une souscription d'un contrat d'assurance, ou se compter sur les bénéfices générés, par une bonne gestion du portefeuille, élaborer une structure financière solide en diminuant les endettements, et ne pas cumuler d'autres dettes et compter sur elle-même, en augmentant l'autofinancement et la trésorerie, et donc augmenter le capital propre

14

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

et réduire le risque supporté par ces actionnaires. L'acceptation doit porter finalement sur un risque faible, qui ne mettra pas en péril la survie de l'entreprise.

Cette section s'est voulue résolument descriptive de la notion du risque, et les conséquences qu'elles peuvent avoir sur la vie d'une entreprise. Nous nous proposons dans ce qui suit d'exposer le concept de la rentabilité.

15

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

Section 2 : La rentabilité :

Une fois les risques liés à l'exploitation et les risques financiers étudiés et prévus, l'entreprise doit penser à créer de la valeur, et le seul moyen qui la permet de créer la richesse, c'est la performance de son cycle d'exploitation, par exemples : valeur ajoutée, l'excédent brut d'exploitation et bien sûr la rentabilité.

1. Définition:

« La rentabilité peut être globalement définie comme l'aptitude de l'entreprise à sécréter un résultat exprimé en unités monétaires. Ainsi, définie, cette notion renvoie à l'appréciation de l'efficacité de l'entreprise, mais privilégie une évaluation monétaire des performances. »10

La rentabilité est un ratio, c'est-à-dire c'est un rapport entre deux données, dont le numérateur est un résultat dégagé, et le dénominateur les moyens mis en oeuvre pour atteindre ce résultat, la rentabilité doit toujours exprimer en unité monétaire.

Mais avant d'étudier les différents types de la rentabilité, on doit mettre l'accent sur les différents composants des états financiers, afin de les connaitre et qui permettent de rendre la compréhension de ces ratios11 plus facile.

2Le bilan :

2.1. Définition :

Le bilan est un document comptable, qui photographie la composition du patrimoine (la richesse actuelle) de l'entreprise, c'est-à-dire le niveau des emplois et les sources de financement de l'entreprise, c'est-à-dire l'ensemble des droits et les engagements à une date donnée.

Le tableau ci-dessous présente la décomposition du patrimoine de l'entreprise :

10 Elie Cohen ; dictionnaire de gestion ; édition CASBAH ; 1998 ; p299 ; Alger.

11 Le ratio est un rapport entre deux données (valeurs) ayant une relation de cohérence.

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

16

Le patrimoine :

 

Ensemble des droits :

Ensemble des obligations :

Droit de propriété

Droit de créance

Engagement à
l'égard des
associés.

Engagement à l'égard des
tiers créanciers.

Tableau 2 : le patrimoine de l'entreprise.

Source : Elie Cohen ; dictionnaire de gestion ; édition CASBAH ; 1998 ; p40 ; Alger.

Et comme son nom l'indique BI/LAN, c'est un tableau de deux plateaux, qui doivent être équilibrés, suivant un principe de la partie double qui suppose que :

L'actif (emplois), qui se trouve dans la colonne gauche, doit être égal au passif (ressources), qui se trouve dans la partie droite.

Le bilan donne une information de la situation financière, qui est après une analyse sert à déterminer la solvabilité de l'entreprise.

2.1.1. L'actif :

2.1.1.1. Définition :

« Tout élément de patrimoine ayant une valeur économique positive pour l'entité est considéré comme un élément d'actif »12

D'une vision juridique l'actif, c'est ce que l'entreprise possède, d'une vision comptable c'est le présent de l'entreprise, et d'une vision financière c'est l'emploi, l'utilisation et la destination des fonds.

L'actif englobe :

-L'actif immobilisé qui est censé à servir l'activité de l'entité, d'une façon durable par exemple : bâtiments et terrains sont utilisés de façon stable et permanente, ces actifs resteront à la propriété de l'entreprise durant plusieurs exercices.

12Cyrille Mandou ; comptabilité générale de l'entreprise; édition DE BOECK université; 2003; p 69 ; Bruxelles.

17

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

-L'actif circulant en raison de sa nature et sa destination, n'a pas la vocation de l'actif immobilisé par exemple : on trouve des marchandises qui sont transformées, en produit semi fini puis fini, donc il y a une dynamique dans cette catégorie, ces actifs sont à la propriété de l'entreprise, pour une courte période (moins d'un exercice).

À noter que c'est le passif, qui est à l'origine du financement des biens de l'actif, (actif immobilisé et circulant).

Les actifs sont classés par ordre de liquidité croissante, du moins liquide au plus liquide, cet ordre permet de mesurer la capacité de l'actif, de se transformer en monnaie sans perte de significatif, c'est-à-dire dans des conditions normales.

2.1.1.2. L'actif immobilisé :

L'actif immobilisé c'est un bien acquis par l'entreprise, par lequel l'entreprise exerce un droit de propriété, destiné à utiliser dans son cycle d'exploitation, pour donner naissance à des biens et des services, et on peut le divisé en trois catégories :

a. Immobilisations corporelles :

Ce sont des biens qui ont une subsistance physique (tangible), par exemples : installation technique, terrains, constructions, équipement, matériel, etc....

b. Immobilisations incorporelles :

Ce sont des biens qui n'ont pas une subsistance physique, mais qui sont nécessaire pour le bon fonctionnement de l'entreprise, et qui ont une valeur monétaire, par exemples : fonds commercial, brevets, marques, licence, frais de publicité, étude de marché, frais R&D,

logiciels, etc

c. Immobilisations financières :

Ce sont des actifs que l'entreprise possède à titre financier, par exemples : titres immobilisés

de l'activité de portefeuille, titres de participation dans le capital d'autres entreprises, etc
2.1.1.3. L'actif circulant :

L'actif circulant c'est un bien acheté par l'entreprise, et qui est censé ne pas rester plus d'une année, l'actif circulant est doté d'une forte liquidité, et qui comprend principalement trois catégories :

a. Le stock (valeur d'exploitation):

Ce sont des richesses possédées par l'entreprise composées de :

18

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

- Marchandises : qui correspondant à des biens achetés par l'entreprise, sans l'apporter de transformation et destinés à la revente, cas des entreprises de négoce.

- Matières premières : qui sont des biens achetés, pour être incorporé dans le cycle d'exploitation, pour donner naissance à un autre produit, que ce soit produit semi-fini ou produit fini, cas des entreprises industrielles.

b. Les créances (valeur réalisable) :

Ce sont des droits que je détiens à des tiers, suite à une transaction commerciale, montant des ventes livrés et facturés, aux clients qui ne sont pas encore réglés, et son recouvrement est espéré à court terme.

c. Les disponibilités (valeur disponible):

Correspondant aux liquidités que l'entreprise détient : les avoirs en banque et les espèces en caisse, et qui sert à régler les transactions quotidiennes. Le tableau ci-dessous récapitule l'actif de l'entreprise :

Actif immobilisé :

 

Immobilisations incorporelles

Plus d'une année.

Immobilisations corporelles

 

Immobilisations financières

 

Actif circulant :

 

Stock en cours

Moins d'une année.

Créances

 

Disponibilités

 

Tableau 3 : l'actif de l'entreprise.

Source : Elie Cohen ; dictionnaire de gestion ; édition CASBAH ; 1998 ; p43 ; Alger.

2.1.2. Le passif :

2.1.2.1. Définition :

« Tout élément de patrimoine ayant une valeur économique négative pour l'entité considéré comme un élément du passif »13

Le passif permet d'une vision juridique, de connaitre ce que l'entreprise doit, de connaitre d'une vision comptable, le passé de l'entreprise, et de connaitre d'une vision financière, les

13 Cyrille Mandou ; comptabilité générale de l'entreprise; édition DE BOECK université; 2003; p 73; Bruxelles.

19

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

ressources ou l'origine des fonds, qui ont été servi pour financer les biens de l'actif, que l'on a vu.

Il est composé de : capitaux propres, provision pour risques et charges et des dettes, le passif est classé par ordre d'exigibilité c'est-à-dire du moins exigible au plus exigible, autrement dit selon la proximité de la date d'échéance du règlement (remboursement).

2.1.2.2. Capitaux permanents :

Sont composés : des fonds propres et dettes à moyens et long terme.

a. Capitaux propres :

Ce sont des fonds que l'entreprise possède d'une façon durable, ce sont des ressources stables qui proviennent, des apports des associés, et les actionnaires qui peuvent être effectués en numéraire, ou en nature, les bénéfices antérieurs (exercices précédents sous forme de réserves), ou bien le résultat de l'exercice actuel. Les capitaux propres mesurent la valeur nette de l'entreprise à l'instant T.

b. Les réserves :

Ce sont des résultats de bénéfices antérieurs non distribués, et rester affectés d'une façon permanente, et conservés par l'entreprise, jusqu'à décision du conseil d'administration.

c. Le résultat :

Ce sont des montants créés par l'entreprise, lors d'un exercice précédent, si ce résultat est positif (produit supérieur aux charges), il reflète la performance du cycle d'exploitation de l'entreprise.

d. Le report à nouveau :

Ce sont des montants du résultat de l'exercice en cours, ou bien des exercices précédents non distribué par l'entreprise.

e. les provisions pour risques et charges :

Ce sont des montants du résultat mis à coté, pour couvrir et anticiper un risque ou une charge prévisible, qui peut survenir à la clôture de l'exercice en question, ce sont des dettes probables que l'entreprise doit supporter.

f. les dettes à moyens et long terme :

Ce sont des emprunts effectués auprès des institutions financières, ou bien auprès du public (les obligations), ce sont des dettes à plus d'un an, ils ont un but de faciliter le financement et le développement de l'entreprise.

2.1.2.3. Les dettes à court terme :

20

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

Ce sont des dettes envers un tiers suite à des transactions commerciales, tels que les montants que les fournisseurs, ont facturé et accordé à l'entreprise sans être réglé par l'entreprise, ce sont des sommes, dû aux fournisseurs à court terme.

Le tableau ci-dessous récapitule le passif de l'entreprise :

-Capitaux permanents :

 
 

-Capitaux propres

Plus

d'une

- Réserves

année.

 

-Résultat

 
 

-Report à nouveau

 
 

-Les provisions pour risques et charges

 
 

-Dettes à moyen et long terme

 
 
 

Moins

d'une

-Dettes à court terme

année.

 

Tableau 4 : le passif de l'entreprise. Source : élaboré par nous-mêmes14

Rappelons que la rentabilité, est un rapport entre un résultat dégagé et des moyens mis en oeuvre pour l'obtenir, donc la capacité à partir des capitaux investis (des ressources du financement), que l'entreprise dispose pour s'enrichir.

3. Le compte de résultat PnL (Profit'n Loss Statement):15

3.1. Définition :

Rappelons nous, dans le passif du bilan, se trouve le compte de résultat, qui est un facteur d'enrichissement ou d'appauvrissement, nous avons vu aussi que le bilan, est une photographie instantanée de l'entreprise.

Le compte de résultat, est un document de synthèse comptable, qui est un document dynamique et il complète le bilan, il est un indicateur de performance de l'entreprise, et récapitule un cumul de l'activité de l'entreprise, sur une période donnée.

14 Inspiré de Elie Cohen ; dictionnaire de gestion ; édition CASBAH ; 1998 ; p44 ; Alger.

15 Le résultat peut être obtenu par les soldes intermédiaires de gestion que nous allons étudier dans la section 2 du chapitre2.

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

Comme le bilan, le compte du résultat est un tableau de deux colonnes : à gauche toutes les charges que l'entreprise a supportées, et à droite tous les produits que l'entreprise a générés, sans tenir compte de la date du paiement ou d'encaissement.

Il permet de comprendre comment l'entreprise s'est enrichie, quand les produit dépassent les charges (bénéfice), et comment l'entreprise s'est appauvrit quand, ses charges dépassent les produits (perte). Il mesure le changement du patrimoine, et la profitabilité de l'entreprise, et c'est un film qui montre l'ensemble des flux16, qui ont été effectués dans l'entreprise durant l'exercice. Le compte de résultat ne reflète, ni la situation de la trésorerie, ni son évolution.

Le tableau ci-dessous récapitule les déterminants du résultat.

21

Tableau 5 : la détermination du résultat.

Source : Caroline Selmer ; toute la fonction finance savoirs, savoir-faire, savoir- être; édition DUNOD ; 2006 ; p 44 ; Paris.

3.2. Les produits (recettes) et les charges (dépenses): 3.2.1. Les produits :

Sont des ressources produites par l'entreprise, suite à une opération de négoce, par exemple : (vente des marchandises en état) ou de fabrication (vente de produit fini), qui entraîne une augmentation de la valeur du patrimoine de l'entreprise, et qui se répercute par un enrichissement.

3.2.2. Les charges :

Sont les emplois définitifs des biens et des services, qui permettent d'avoir les recettes, ce sont des appauvrissements pour l'entreprise, exemples: la consommation d'un bien ou d'un

16 Le flux est un mouvement qui se caractérise par un point de départ et un point d'arrivé.

22

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

service dans l'incorporation, pour donner naissance à un produit fini, publicité, transports, impôts et taxes, amortissement et charges personnel, que l'entreprise doit supporter, pour le bon fonctionnement de son cycle d'exploitation.

3.2.3. Classification :

Le plan comptable classe, les produits et charges, selon la nature de l'activité de l'entreprise on retrouve:

3.2.3.1. Les produits et charges d'exploitation :

Cette partie retrace les opérations courantes et habituelles, liées à l'exploitation de l'entreprise, (l'activité principale de l'entreprise : son métier), que ce soit les achats de marchandises, en état en vue de la revente, ou bien l'achat de matières premières, pour les transformer en produit fini, en vue de les vendre, par exemple pour CEVITAL : c'est la fabrication de produits alimentaires.

À noter que : Résultat d'exploitation17 = produits d'exploitation - charges d'exploitation. 3.2.3.2. Les produits et les charges financières :

Cette partie retrace les opérations qui proviennent de l'activité financière de l'entreprise :

Pour les produits financier, exemples : les intérêts perçus liés à l'excédent de trésorerie en placement, gain de change, etc....

Pour les charges financières, exemples : intérêts versés sur les emprunts, perte de change, etc. À noter que : Résultat financier = produits financiers - charges financières.

3.2.3.3. Les produits et charges exceptionnelles :

Cette partie retrace les opérations inhabituelles et rares à caractère accidentel, qui ne relèvent pas des opérations courantes de l'entreprise, (ni à l'opération d'exploitation, ni à l'opération financière), exemples :

Produits exceptionnelles : indemnité reçu d'une compagnie d'assurance suite à un sinistre. Charges exceptionnelles : rappel d'impôt, dommage et intérêts versés suite à un litige, amendes et pénalités.

À noter que : Résultat exceptionnel = produits exceptionnels - charges exceptionnelles.

Les tableaux ci-dessous donnent un récapitulatif de l'ensemble des charges et des produits :

17 Le résultat d'exploitation d'une marchandise ou d'un produit c'est le (chiffre d'affaires - charges variable - charges fixes). -À noter que le résultat analytique d'une entreprise c'est la somme des marges bénéficiaire de toutes ses marchandises ou ses produits.

23

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

Tableau 6 : présentation du tableau de résultat.

Source : Brigitte Doriath, Michel Lozato, Paula Mendes, Pascal Nicolle, comptabilité et gestion des organisations ; édition DUNOD ; 2010 ; p 124 ; Paris.

Tableau 7 : le compte de résultat.

Source : Catherine Deffains-Crapsky ; comptabilité générale ; édition BREAL ; 2006;p 30 ; Paris.

3.3. Le lien entre le bilan et le compte de résultat :

L'objectif de chaque entreprise, c'est de vendre ses biens et services pour réaliser des bénéfices, au début d'année le bilan donne la nature des ressources, et leurs destinations par son actif et son passif, et durant l'exercice, le bilan n'arrive pas à nous donner plus d'informations sur le patrimoine de l'entreprise, puisque le bilan est une photographie instantanée, et le seul compte qui permet de nous donner des mises-à-jour, c'est le compte de résultat, parce que c'est un compte dynamique (un film), et donne à tout moment la

24

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

différence, entre les biens (les plus apportés et créés par l'entreprises) et les différentes dépenses et emplois (dettes), qui ont permet la création de ces biens.

La figure ci-dessous résume l'opération d'exploitation :

Figure1 : l'opération d'exploitation.

Source : Pierre Cabane ; l'essentiel de la finance à usage de manager ; édition EYROLLES ; 2008 p54 ; Paris.

Revenons maintenant à étudier les différents ratios de la rentabilité, tels que la rentabilité commerciale, économique et financière.

4. Les différents types de la rentabilité :

Commençons par étudier la rentabilité commerciale, sans laquelle l'entreprise ne peut pas avoir une rentabilité économique, si son activité commerciale ou industrielle ne dégage pas de bénéfices.

4.1. La rentabilité commerciale (rentabilité d'exploitation) (return on sales ROS) :

C'est un rapport, entre le résultat net et le chiffre d'affaire, c'est-à-dire la marge bénéficiaire, que l'entreprise, obtient suite à des opérations de vente de marchandises, et de produits (volume d'activité), on peut l'obtenir par le ratio :

Pour les entreprises de négoces, la rentabilité commerciale = résultat d'exploitation

chiffre d'affaire (HT )

Pour les entreprises industrielles, la rentabilité commerciale = résultat d'exploitation .

production vendue

Cette rentabilité mesure la performance commerciale de l'entreprise18, et elle dépend de la structure d'exploitation (coûts) de l'entreprise, et son secteur d'activité.

18À ne pas confondre avec la marge d'exploitation qui mesure la rentabilité de l'entreprise par rapport à son activité (ne compte pas seulement sur le volume de vente) Plus le ratio est élevé plus l'entreprise est rentable.

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

4.2. La rentabilité économique (return on assets ou ROA): 19

C'est un rapport, entre le résultat et l'actif mis en oeuvre pour obtenir ce résultat, indépendamment de la structure financière de l'entreprise, c'est-à-dire les capitaux investis que ce soit : financement interne (capitaux propres) ou financement externe (dettes financières), on peut l'obtenir par le ratio :

rentabilité économique = résultat d'exploitation

actif

La rentabilité économique cherche l'efficacité opérationnelle, de l'outil de travail qui est confié (l'actif mis en oeuvre), et il mesure l'efficience globale dans l'utilisation du capital, donc la performance des capitaux investis.

4.3. La rentabilité financière (ROE : return on equity) retour sur fond propre :

C'est un rapport, entre le résultat et les capitaux propres investis, dans l'entreprise qui revient aux propriétaires de l'entreprise, donc c'est la rentabilité donnée aux actionnaires, suite au risque encouru, quant à l'actionnaire, il mesure la rentabilité de son investissement par rapport au montant de son investissement. Ce ratio se calcule de la façon suivante :

la rentabilité financière = résultat net

capitaux propres

Capacit é d'autofinancement

=

capitaux propres

Ce ratio mesure la capacité de l'entreprise à rémunérer ses actionnaires, cette rémunération est un revenu donné sous forme de dividendes, pour les détendeurs d'actions, et un versement d'intérêt (coupons) pour les détendeurs des obligations.

Plus les capitaux propres sont rentables, plus le ROE est élevé.

Le tableau ci-dessous donne un récapitulatif des formes de la rentabilité :

Formes de rentabilités

Numérateur

Dénominateur

Commerciale

Résultat

Activité chiffre d'affaire(HT)

Economique

Résultat

Actif (moyen économique)

Financière

Résultat ou CAF

Capitaux propres (moyen

financier)

Tableau 8 : un récapitulatif des formes de la rentabilité. Source : élaboré par nous-mêmes.20

19 Est appelé aussi le ROCE (Return On Capital Employed), RCE (Rentabilité des capitaux employés), ROIC (Return On Invested Capital) ou RONA (Return On Net Assets).

25

20 Inspiré de Jean Lochard ; les ratios qui comptent ; édition EYROLLES ; 2008 ; p59; Paris.

26

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

5. L'importance de la rentabilité :

Partant de la définition de l'entreprise et de la société :

L'entreprise est une entité juridico-économique, à l'intérieur de laquelle se combinent des moyens humains et matériels, en vue de réaliser un optimum économique en fonction d'une organisation préétablie, et l'utilisation du travail d'autrui.

La société est définie par l'article 416, du code civil algérien qui stipule : la société est un contrat, par lequel deux ou plusieurs personnes, s'engagent dans une entreprise d'ordre pécuniaire, par la prestation d'apports en nature, en numéraire, en industrie en vue de se partager des bénéfices, et de supporter les pertes, ou de réaliser un intérêt économique.

On constate dans les deux définitions, l'objectif et la finalité de l'organisation, est la notion de bénéfice et de résultat existent, et partant aussi de la définition de la rentabilité, qui est un rapport entre une valeur (donnée) dégagée qui est toujours le résultat, et un des moyens mis en oeuvre ou bien engagés, donc on n'arrive pas à imaginer d'engager une somme d'argent, sans attendre un retour, ça sera illogique, et si on connait que l'entreprise n'est pas rentable, ca serait mieux de placer l'argent qu'on veux engager, dans une banque et sans prendre le risque et avoir un revenu stable suite au taux d'intérêt contracté, ou bien acheter des obligation avec un revenu stable qui sont les coupons, la rentabilité permet à l'entreprise de créer la valeur, c'est-à-dire créer la richesse, et c'est un élément essentiel pour la pérennité de l'entreprise, et s'il n'y a pas de rentabilité cette organisation devient une association, qui n'a pas un but lucratif.

Cette section a donné une idée générale sur le bilan et la rentabilité, et montrer l'importance de la dernière dans la vie de l'entreprise, nous nous proposons par la suite d'aborder les différents concepts proches de la rentabilité tels que la liquidité, la solvabilité, profitabilité, etc...

27

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

Section 3 : Les différents concepts proches de la rentabilité :

Le but ce cette section, est d'apporter un peu d'éclairage sur la confusion, entre les différents concepts proches de la rentabilité, tels que : la liquidité ; la solvabilité ; la profitabilité ; la flexibilité ; la fiabilité ; l'élasticité. Commençons par connaitre la solvabilité :

1. La solvabilité :

La solvabilité c'est la capacité de l'entreprise, d'honorer ses engagements financiers à long terme, c'est l'aptitude pour l'entreprise de régler ses engagements financiers, ceux-ci viennent à échéance, en liquidant l'ensemble de ces actifs, c'est un cas délicat et extrême pour l'entreprise, et peut l'amener en situation d'arrêt d'activité (la liquidation).

Etre solvable c'est honorer sa signature (l'engagement financier), et faire face à ses dettes en respectant les délais accordés.

2. La liquidité :

Commençons par cette histoire : « le milliardaire Howard Hughes se retrouva un jour sans argent ni carte de crédit en un lieu où personne ne le reconnaissait. Sans moyens pour se payer de la nourriture, de la boisson, un hébergement ou un transport, le milliardaire fut à deux doigts de mourir de faim et d'épuisement »21

La même chose peut arriver à toute entreprise, qui ne gère bien sa trésorerie à court terme, car le problème de ce milliardaire, qui est trouvait en situation d'illiquidité, et de ne pas avoir les moyens pour régler immédiatement la somme de ses courses.

La liquidité c'est la capacité de l'entreprise d'honorer, ses engagements financiers à court terme, voire immédiatement, c'est l'aptitude de l'entreprise à transformer son actif circulant (moins d'une année), en trésorerie. La liquidité mesure le risque de faillite, en cas d'illiquidité de l'entreprise, donc les entreprises doivent veiller sur les flux de la trésorerie.

21 Zvi Bodie, Robert Merton ; Finance ; édition PEARSON EDUCATION ; 2011 ; p106 ; Paris.

28

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

Une entreprise peut être solvable, mais pas liquide c'est-à-dire elle peut détenir des investissements énormes, mais à la fin du mois ne peut pas payer ses salariés, cette entreprise se trouve dans une situation d'illiquidité.

« La liquidité traduit la solvabilité immédiate de l'entreprise ».22

3. La productivité (le rendement) :

« On entend par productivité, le rapport entre un résultat obtenu (la production) et la quantité de facteurs qu'il a fallu utiliser pour y parvenir. L'exigence de productivité consiste par conséquent à gérer de façon optimale et structurée les facteurs de production de l'entreprise (effectifs, équipements, techniques, infrastructures, organisation du travail), afin de réduire les coûts de revient et donc les prix. »23

La productivité est un rapport entre un volume de production (la valeur ajoutée), et le nombre d'employés pour réaliser cette production.

La productivité peut prendre la forme suivante :

la production

la productivité =

nombre d'e f f ecti f

La productivité sert à comparer le rendement du personnel de l'entreprise, entre unités similaires ou proches, c'est une comparaison à la productivité moyenne.

La profitabilité : 4.1. Définition :

La profitabilité c'est la rentabilité commerciale, que nous l'avons vu dans la section précédente.

22 Pierre Cabane; l'essentiel de la finance a l'usage des managers ; édition EYROLLES ; 2008 ; p119 ; Paris.

23 Olivier Meier ; Dico du manager ; édition DUNOD ; 2009 ; p165 ; Paris.

29

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

4.2. Identification des causes de perte de profitabilité :

Quand on constate que le ratio de profitabilité diminue, on doit chercher les causes et les études ont conduit à :

4.2.1. L'effet ciseau :

Correspondant à une augmentation non maitrisée du coût, le manque à gagner à la vente par rapport à l'augmentation du coût de revient, dans ce cas l'entreprise pour but de gagner des parts du marché, peut réduire sa marge commerciale, en vendant à un prix moindre du prix des concurrents.

L'appréciation de la devise (risque de change), lors du règlement à l'international augmente le coût d'achat, et par cause de la concurrence sur le marché, l'entreprise ne peut pas augmenter son prix de vente, donc elle doit diminuer sa marge commerciale. L'augmentation de la masse salariale, ou bien l'augmentation des frais de transport, ne doivent pas être incorporées dans le prix de vente, suite à l'effet ciseau.

Cet effet peut être identifié, lorsque les quantités vendues augmentent plus vite que le chiffre d'affaire, du fait de l'augmentation de la demande au marché, à cause de la baisse du prix de vente.

4.2.2. L'effet point mort :

Le but c'est d'avoir une date proche du seuil de rentabilité, en essayant de variabilité les charges fixes autrement dit la flexibilité.24

5. L'efficacité (Effectiveness) :

L'efficacité c'est l'aptitude pour une entreprise à atteindre ses objectifs, assignés par leurs responsables. Elle traduit l'augmentation du chiffre d'affaire et l'augmentation de la productivité, et la qualité grâce à la réduction du coût de production.

24 Inspiré de Bruno Bachy ; Michel Sion ; Analyse financière des comptes consolidées normes IFRS ; édition DUNOD ; 2009 ; p 178 ; Paris.

30

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

L'efficacité est un rapport entre un résultat et un objectif.

6. L'efficience (Efficiency) :25

L'efficience est très proche de la notion de la productivité, elle est un rapport entre les moyens mis en oeuvre pour réaliser un résultat, l'efficience peut prendre la définition suivante :

« L'efficience peut être définie comme la création d'avantages à l'aide d'un minimum de ressources. Elle consiste à produire au moindre coût. »26

C'est-à-dire, l'efficience mesure la capacité de produire plus, avec le minimum de ressources.

7. Fiabilité (Reliability) :

La capacité d'un produit à accomplir une mission, dans une condition et un temps prédéfinie, exemple : la fiabilité d'une machine consiste à, ne pas faire des arrêts, durant le cycle d'exploitation, donc c'est un critère de performance de l'équipement. Pour une installation, la fiabilité correspond généralement, à la durée où l'installation a été disponible.

8. La flexibilité :

C'est une attitude volontaire pour l'entreprise, de s'adapter constamment ses moyens pour réaliser des objectifs stables dans le temps, c'est-à-dire développer des actions pour s'adapter rapidement, aux changements de l'environnement (nouvelle règlementation, l'entrée de

nouveaux concurrents, nouveaux produits sur le marché, etc ), elle se traduit par l'aptitude
de développer des compétences, et l'acquisition des méthodes particulières de production, qui facilitent l'adaptation facile au changement (changement de la chaine de production), sans perdre du temps.

25 À ne pas confondre avec l'efficience des marchés financiers qui est lorsque le prix reflète l'information boursière.

26 Manuel, Analyse financière et économique ; OFFICE DES PUBLICATIONS COMMUNAUTES EUROPEENNES ; 1997 ; p239; Luxembourg.

31

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

9. L'élasticité (levier opérationnel):

C'est le rapport entre la variation du résultat d'exploitation, par rapport à la variation du chiffre d'affaire, et peut être calculée par le rapport, entre la marge sur coût variable et la marge nette (résultat).

Si élasticité (E) et le résultat (R) et le chiffre d'affaire (CA), on aura :

E=

E=

l\R R

l\CA

CA

Marge sur coût variable

Résultat d'exploitation

L'élasticité permet de connaitre, l'effet de la variation du chiffre sur le résultat, exemple : avec une élasticité de 5 et une variation de 8% du chiffre d'affaire, on aura une variation du résultat de 5 X 8% = 40% qui est énorme pour l'entreprise.

Plus le chiffre d'affaire augmente, les charges fixes diminuent, et le risque aussi.

10. Viabilité, pérennité ou durabilité (Sustainability) :

« C'est la capacité d'un projet à atteindre et à préserver ses résultats sans compromettre le futur. »27

La viabilité financière d'une entreprise, c'est sa capacité à honorer ses engagements (liquidité et solvabilité), avoir la capacité de pénétrer sur un marché concurrentiel, et assurer le financement de ses investissements, autrement dit financer sa croissance.

27 Dictionnaire de management de projet ; édition AFNOR ; 2010 ; p 87 ; Paris.

32

Chapitre 1 : Généralités sur le risque et la rentabilité

11. La performance :

« C'est le résultat obtenu par cette dernière au sein de son environnement concurrentiel, lui permettant d'augmenter sa compétitivité, sa rentabilité, ainsi que sa capacité à influencer les autres firmes du secteur (renforcement de son pouvoir de négociation). »28

Pour assurer son développement et son futur, l'entreprise doit avoir des variables clés, qui sont en plus de la liquidité, la solvabilité, la rentabilité :

- La croissance qui est l'aptitude de l'entreprise, à améliorer ses ventes et sa dimension, à long terme.

- L'indépendance qui est la jouissance totale, et libre d'utiliser ses ressources.

- Le rôle social qui est la création de valeur durable, le développement humain et le développement dans la société.

La figure ci-dessous donne un récapitulatif :

Figure 2 : les variables clés pour l'entreprise.

Source : Pierre Cabane ; l'essentiel de la finance a l'usage des managers ; édition EYROLLES ; 2008; p118; Paris.

Cette section a donné un éclaircissement, sur les différents concepts proches de la rentabilité, nous nous proposons dans le chapitre qui suit, exposer les méthodes d'appréciation de la rentabilité.

28 Olivier Meier ; Dico du manager ; édition DUNOD ; 2009 ; p155 ; Paris.

Chapitre II : Les méthodes

d'appréciation de la rentabilité

Section 1 : Le bilan fonctionnel

Section 2 : Les soldes intermédiaires de gestion Section 3 : Quelques d'approfondissements

33

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Après avoir présenté des généralités sur le risque et la rentabilité, et faire la distinction entre les différents concepts proches, de la rentabilité dans le chapitre précédent, nous allons voir que maitriser le risque ne suffit pas pour améliorer la rentabilité, surtout si le bilan n'est pas équilibré ou bien déstructuré. Car on doit respecter un minimum d'équilibre, C'est la raison pour laquelle nous nous proposons, d'étudier le bilan fonctionnel, les soldes intermédiaires de gestion et quelques approfondissements, qui permettent tous d'apprécier la rentabilité dans l'entreprise.

Commençons par le bilan fonctionnel :

Section 1. Le bilan fonctionnel :

1. Définition :

Egalement appelé bilan économique ou l'analyse fonctionnelle, il repose sur le principe que les ressources stables doivent financer en priorité les emplois stables, et l'excédent des ressources stables1, avec les ressources circulants, financent l'emploi circulant (d'exploitation), et ce pour éviter tout déséquilibre financier, et par la suite apprécier la situation financière de l'entreprise, et d'avoir un bon fonctionnement de l'entreprise, dans une perspective de continuation d'activité, et éviter le risque de faillite (l'insolvabilité).

Pour assurer la structure et la solidité financière, l'organisation des ressources et leurs emplois se feront aux cycles suivants :

1-Cycle d'investissement (immobilisations brutes) = emplois stables. (Plus d'un an) 2-Cycle financement (capitaux permanents) = ressources durables. (Plus d'un an) 3-Cycle d'exploitation = actifs circulants et dettes d'exploitations. (Moins d'un an).

Le tableau ci-dessous présente la structure du bilan fonctionnel :

1 Lorsque l'excédent des ressources stable, finance le besoin circulant, on parle de fond de roulement fonctionnel.

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Tableau 9 : la structure du bilan fonctionnel.

Source : Hubert de la Bruslerie ; analyse financière ; édition DUNOD ; 2010 ; p 109 ; Paris.

Si le passif peut financer l'actif, on sort avec une trésorerie positive, si le contraire on enregistre un manque de financement, c'est-à-dire trésorerie négative.

L'excédent des ressources stables par rapport aux emplois stables, à un instant donné est appelé fond de roulement.

La figure ci-dessous résume les ressources et les emplois financiers de l'entreprise.

34

Figure 3: les besoins et les ressources financières de l'entreprise.

Source : Wolfgang Dick ; Franck Missonier-Piera ; comptabilité financière en IFRS ; édition PEARSON ; 2012 ; p314 ; Paris.

2. Le fond de roulement :

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Lorsque les ressources financières à long terme égalent aux actifs à long terme, on parlera d'équilibre financier, et lorsque les ressources à long terme financent les emplois à long terme, avec un excédent qui financera les emplois cyclique d'exploitation. Cette marge de sécurité des ressources durables s'appelle le fond de roulement.

Fond de roulement = ressources durables - emplois stables.

Le fond de roulement2 est calculé à partir du haut du bilan, Les ressources stables sont composées de fonds propres et les dettes à moyen et long terme. Tandis que les emplois stables sont composés des immobilisations nettes, qui sont le capital économique de l'entreprise dans l'avenir on aura donc :

Fond de roulement = Capitaux permanents - Immobilisations nettes.

La figure ci-dessous donne un récapitulatif du fond de roulement :

35

Figure 4 : le fond de roulement.

Source : Wolfgang Dick ; Franck Missonier-Piera ; comptabilité financière en IFRS ; édition PEARSON ; 2012 ; p316 ; Paris.

Et on constate que rarement le fond de roulement égal à 0, donc sa marge de sécurité est nulle et témoigne de la fragilité de la structure financière de l'entreprise, et en cas de difficulté qui viens des besoins financiers de son cycle d'exploitation, l'entreprise se trouve obliger de s'endetter en plus, c'est-à-dire elle va augmenter la charge de la dette, pour faire continuer ses affaires et c'est un mauvais signe de sa solvabilité, car elle commence de ne pas pouvoir honorer ses engagements à court terme.

On constate que le bilan fonctionnel est pour but d'assurer la trésorerie positive de l'entreprise, qui se répercute sur sa liquidité voire sa solvabilité.

2 Le fond de roulement peut être calculé, à partir du bas de bilan (fond de roulement d'exploitation), et il prend la formule suivante : fdr = actif circulant - dettes à court terme.

36

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Un fond de roulement positif est un indicateur de stabilité financière, en cas de fond de roulement négatif l'entreprise doit :

-Augmenter son capital en numéraire pour augmenter sa marge de sécurité, par rapport à l'immobilisation nette ou bien demander un emprunt, si elle n'est pas déjà endettée. -Accélérer le paiement des clients ou bien avoir un paiement en espèce, et différer le paiement des fournisseurs.

-L'entreprise ne peut pas diminuer ses immobilisations nettes, car cela entraine un désinvestissement qui réduit ses capacités de production, sauf en cas de cession ou location d'immobilisation, qui n'entre pas dans le cycle d'exploitation de l'entreprise.

À noter que le bas du bilan (ressources d'exploitation), ne peut en aucun cas financer le haut du bilan (les emplois stable), le tableau ci-dessous présent le fonctionnement du bilan fonctionnel.

Tableau 10 : présentation du bilan fonctionnel.

Source : Hubert de la Bruslerie ; analyse financière ; édition DUNOD ; 2010 ; p106 ; Paris.

3. La relation entre rentabilité et bilan :

Comme nous avons vu dans le passif du bilan, on retrouve le compte de résultat qui témoigne de la performance (le fruit de l'activité de l'entreprise), lorsque l'entreprise enregistre un résultat bénéficiaire, va répercuter immédiatement sur ses capitaux propres, quelque soit l'affectation de ce résultat, parce que :

Le capital + réserves+ résultat = capitaux propres.

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

La figure ci-dessous donne les affectations possibles du résultat3 :

Figure 5 : les affectations de résultat.

Source : Brigitte Doriath ; Michel Lozato ; Paula Mendes ; Pascal Nicolle ; comptabilité et gestion des organisations ; édition DUNOD ; 2010 ; P130 ; Paris.

Donc le résultat correspondant à la variation de la richesse (patrimoine) de l'entreprise, et qui est un facteur de l'enrichissement ou l'appauvrissement de l'entreprise.

Les capitaux propres sont des « loss absorber », c'est-à-dire ils sont là, pour absorber les pertes de l'entreprise.

La figure ci-dessous résume la relation entre le résultat et le bilan :

37

Figure 6 : relation entre le résultat et le bilan.

Source : Pierre Cabane ; l'essentiel de la finance à usage de manager ; édition EYROLLES ; 2008 ; p55 ; Paris.

Nous constatons que le résultat, maintien l'équilibre total actif égal à total passif, si le résultat augmente les dettes diminuent (enrichissement).

Le tableau ci-dessous montre l'évolution du bilan d'une entreprise qui réalise des bénéfices.

3 En cas de perte, l'affectation du résultat se fera, en report à nouveau uniquement.

38

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Tableau 11 : l'évolution de l'entreprise avec résultat positif.

Source : Laurence Thibault-Le gallos ; la comptabilité pour les nuls ; édition FIRST ; 2009 ; p42 ; Paris.

Et dans le contraire, si le résultat est une perte le capital diminue, et les dettes augmentent (appauvrissement).

Le tableau ci-dessous montre l'évolution du bilan d'une entreprise qui réalise des pertes.

Tableau 12 : l'évolution d'une entreprise avec résultat négatif.

Source : Laurence Thibault-Le gallos ; la comptabilité pour les nuls ; édition FIRST ; 2009 ; p42 ; Paris.

4. Le besoin en fond de roulement :

Le besoin en roulement, c'est le besoin de trésorerie à court terme, il s'agit de financer les transactions courantes de l'entreprise (achat, production, vente), et gérer le décalage entre les délais que l'entreprise a accordés à un client, et les délais accordés par les fournisseurs, pour régler cette situation, l'entreprise doit avoir des actifs physiques (les stocks) et des actifs financiers (les créances). Cette détention ne suffit pas, si l'entreprise n'a pas la capacité de la

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

transformer en liquidité, à un instant donné sans perte de valeur, le besoin en fond de roulement prend la formule suivante :

BFR d'exploitation = Stocks + Créances - Dettes fournisseurs.

L'entreprise doit chercher à estimer le besoin en fond de roulement, ce besoin en fond de roulement est lié au volume de la production de l'entreprise, prenons un exemple le cas des hypermarchés, qui enregistrent un besoin en fond de roulement négatif ou égal à 0, car les achats seront régler à la caisse (RFR ressources en fond de roulement), et les fournisseurs seront payés plus tard, c'est le cas optimal, contrairement dans les entreprises industrielles ou de travaux publiques, que leur cycle d'exploitation nécessite beaucoup de financement (mobilisation monétaire), car elles sont assoiffée de liquidité, et enregistrent un besoin en fond de roulement permanent.

La figure ci-dessous donne un récapitulatif du besoin en fond de roulement :

39

Figure 7 : les besoins en fond de roulement.

Source : Wolfgang Dick ; Franck Missonier-Piera ; comptabilité financière en IFRS ; édition PEARSON ; 2012 ; p 314 ; Paris.

On distingue deux besoins de fond de roulement :4

1-besoin en fond de roulement structurel, qui est permanent et l'entreprise, doit le prévoir et elle doit assurer son financement, car il est stable.

2-besoin en fond de roulement conjecturel, dû à une conjoncture que l'entreprise ne peut pas prévenir, il est permet que ce dernier soit financer par la banque.

Pour limiter le besoin en fond de roulement, l'entreprise doit gérer le mode du règlement, pour alimenter rapidement sa trésorerie, et avoir des délais clients plus proches, tout en jetant un coup d'oeil sur les délais accordés par la concurrence, pour ne pas perdre les clients, et bien

4 Il existe aussi le BFR hors d'exploitation, qui est égal aux ressources hors exploitation - emplois hors exploitation.

40

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

négocier les délais accordés par les fournisseurs, avec bien sûr une bonne rotation de stock, en diminuant son volume.

5. La trésorerie nette :

La trésorerie présente les ressources, et les destinations de la liquidité, disponible dans l'entreprise, c'est-à-dire elle complète les informations, déjà données par le bilan et le résultat, et égal à la différence entre les fonds de roulement, et les besoin en fond de roulement.

La trésorerie mesure les ressources restées dans l'entreprise, après financement de tous ses besoins, et sert à déterminer le montant demandé aux banques (concours bancaires), en cas d'insuffisance financière, et pour accepter ce concours, les banques étudient la situation financière, le patrimoine et la performance de l'entreprise (les risques).

La trésorerie prend les formules suivantes :

TN = FDR - BFR.

TN = trésorerie active (positive) - trésorerie passif (négative).

. Si FDR > BFR <=> T > 0, l'entreprise dispose d'une liquidité ou solvabilité à court terme.

. Si FDR = BFR <=> T= 0, l'entreprise dispose d'une liquidité nulle dans ses disponibilités.

. Si FDR < BFR <=> T < 0, l'entreprise est illiquide ou insolvable à court terme, à besoin de financement à court terme par des concours bancaires.

Attention : Trop de liquidité dans la trésorerie est mauvais pour l'entreprise, car elle n'a pas saisi une opportunité de placement sur le marché financier, ou une participation, et c'est l'argent le plus cher : (les dividendes des fonds propres) qui dort (oisiveté monétaire).

Le tableau ci-dessous donne un récapitulatif de la relation d'équilibre du bilan fonctionnel :

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

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Tableau 13 : l'équilibre financier et structurel du bilan.

Source : Georges Legros ; mini manuel finance d'entreprise ; édition DUNOD ; 2010 ; p55 ; Paris.

Prenons l'exemple suivant :

EXEMPLE5 : Calculer les grands équilibres du bilan, La société B vous a communiqué ses deux derniers bilans qui se présentent ainsi (en milliers d'euros):

Calculez pour l'année N et l'année N+1 le fonds de roulement (FR), le besoin en fonds de roulement (BFR) et le besoin de trésorerie.

Réponses:

5 Extrait de Claude-Annie Duplat ; analyse et maitriser la situation financière de son entreprise ; édition LIBRAIRIE VUIBERT ; 2004 ; p86 ; 87 ; Paris.

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Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Si le résultat net est positif, cela renforcera les fonds propres de l'entreprise et par la suite les ressources durables, le fond de roulement à une relation directe avec la rentabilité, dans ce cas l'entreprise ne compte pas sur la limitation de son besoin en fond de roulement. La gestion de la structure financière de l'entreprise demeure une question primordiale, car la trésorerie à un rôle très important, en assurant la liquidité dans l'entreprise, sans laquelle l'entreprise se trouve, comme un géant sur des pieds fragiles.

Nous avons vu que, le bilan fonctionnel sert au bon fonctionnement de l'entreprise, en assurant quelques équilibres, qui sont nécessaire pour le bon fonctionnement de l'entreprise, parce que les ressources stables doivent financer les besoins stables, dans un objectif d'assurer la pérennité de l'entreprise.

Le fond de roulement a une relation directe avec les capitaux permanents, quant au besoin en fond de roulement qui a une relation directe avec le chiffre d'affaires, parce que les stocks et les créances et les dettes à court termes dont les fournisseurs, sont les composantes essentielles de l'opération d'exploitation de l'entreprise, et le but de chaque entreprise, est de vendre ses produits aux clients finaux, pour dégager la rentabilité espérée de l'entreprise.

L'entreprise peut pour améliorer son fond de roulement, compter sur sa rentabilité et ne pas améliorer, les conditions de son exploitation (pour négocier des délais clients et fournisseurs, cela doit à l'entreprise de veiller, sur les conditions accordées par sa concurrence).

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Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Dans la section suivante, nous abordons les soldes intermédiaires de gestion, qui permettent de montrer comment le résultat s'est composé, et déterminer quelques astuces pour l'améliorer.

44

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Section 2 : Les soldes intermédiaires de gestion :

Le but de cette section, est connaitre la composition de résultat, à travers des indicateurs de l'activité, et des indicateurs de la rentabilité de l'entreprise, par les soldes intermédiaires de gestion, par lesquels on peut porter des jugements, et faire des comparaisons entre les différentes entreprises, exerçant dans le même secteur d'activité.

1. Définition :

Les soldes intermédiaires de gestion, représentent les principales haltes enregistrées par l'entreprise, qui montrent la constitution du résultat, ils ont pour but d'apprécier le niveau d'activité de l'entreprise, donner des indicateurs importants sur les flux d'exploitation, et apporter un jugement sur la situation économique et financière de l'entreprise.

Les soldes intermédiaires de gestion, donnent une meilleure analyse du compte de résultat, en analysant les différentes étapes de la création de la valeur dans l'entreprise.

Rappelons-nous, le résultat d'exploitation résulte de la différence entre des produits et des charges d'exploitation, pour arriver à ce résultat il faut parcourir huit étapes, il y a ceux qui indiquent l'activité de l'entreprise, et ceux qui indiquent la rentabilité de l'entreprise.

2. Composition :

2.1. Les indicateurs de l'activité de l'entreprise :

2.1.1. La marge commerciale :

La marge commerciale, représente la performance commerciale de l'entreprise, traduit par un profit sur les activités de négoces, que l'entreprise à effectuer.

La marge commerciale prend la formule suivante :

Marge commerciale = vente HT de marchandise - coût d'achat des marchandises vendues.

La figure suivante donne un récapitulatif bien détaillé :

45

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Figure 8 : la marge commerciale.

Source : Robert Papin ; création entreprise ; édition DUNOD ; 2011 ; P162 ; Paris.

2.1.2. La production de l'exercice :

La production de l'exercice, mesure le degré de transformation, création ou prestation de service, que l'entreprise industrielle peut apporter, il représente la valeur des produits manufacturés, et des services fabriqués par l'entreprise, et il représente l'activité principale de l'entreprise.

La production est composée de trois éléments :

1- Production vendue : représente les ventes des produits que l'entreprise a fabriqués, ou de prestation de service, que l'entreprise a facturée durant l'exercice.

2- Production immobilisée : représente les travaux que l'entreprise a effectués, pour son propre intérêt (investissement corporel ou incorporel, (frais de développement ou frais commerciaux).

3- Production stockée : représente la variation du stock entre début de période (début d'année), et fin de période (fin d'année), de produit fini, semi fini ou de production de service.

Si la variation est positive, l'entreprise opte une politique de stockage, et si c'est négative, signifie que l'entreprise, adopte une politique de déstockage.

46

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

La production vendue est enregistrée au prix de vente, tandis que les productions stockées et immobilisées, sont enregistrées au prix de production.6

2.1.3. La valeur ajoutée :

La valeur ajoutée, mesure la capacité de création de la richesse pour l'entreprise, l'efficacité de ses facteurs de production, et la contribution de l'entreprise dans l'économie locale (la formation du produit interne brut PIB).

Elle prend la formule suivante :

Valeur ajoutée = chiffre d'affaire + production stockée + production immobilisée - coût d'achat des marchandises vendues - charges externes.

Les charges externes, sont composées des consommations venant des tiers, comme : sous-traitances, eau, gaz, électricité, produits d'entretien, fournitures de bureau, petit outillage, emballages, loyers, entretien, réparations, primes d'assurance, honoraires, publicité, transports et déplacements, courrier...etc.

La figure ci-dessous présente la valeur ajoutée :

Figure 9 : la valeur ajoutée.

Source : Robert Papin ; création entreprise ; édition DUNOD ; 2011 ; P165 ; Paris.

La valeur ajoutée, permet de rémunérer les différentes parties prenantes de l'entreprise, comme le montre le tableau suivant :

6 Le chiffre d'affaire que nous l'avons défini dans le chapitre précédent, est égal à la somme de la vente de marchandise et la production vendue.

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Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Tableau 14 : la répartition de la VA.

Source : Claude-Annie Duplat ; analyser et maitriser la situation financière de son entreprise ; édition LAIBRAIRIE VUIBERT ; 2004 ; p90 ; Paris.

2.2. Les indicateurs de la rentabilité de l'entreprise :

2.2.1. L'excédent brut d'exploitation :

Excédent brute d'exploitation (EBE) ou earn before interest, taxes, deprieciation and amortization (EBITDA), c'est un indicateur qui mesure la performance du cycle d'exploitation de l'entreprise, avant d'intégrer la politique financière et la politique d'amortissement, dépréciation et de provision (la politique d'investissement), c'est-à-dire il dépend de la politique de production et de commercialisation. C'est à partir de cet indicateur, que le plan de comptable détermine, la capacité d'autofinancement de l'entreprise.

C'est le premier indicateur de rentabilité, il mesure les ressources que l'entreprise peut dégager, de son cycle d'exploitation pour maintenir le développement, de son outil de production et rémunérer les capitaux engagés.

L'excédent brut d'exploitation, mesure les flux de trésorerie potentielle, dégagés seulement par l'activité de commercialisation ou de production de l'entreprise, pour couvrir les variations des besoins en fond de roulement, et il prend la formule suivante :

48

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

ETE = EBE - ?BFR.

L'EBE prend la formule suivante :

Excédent brut d'exploitation = Valeur ajoutée + Subventions d'exploitation7 - Charges de personnel8 -Impôts et taxes9

La figure ci-dessous présente l'EBE :

Figure 10 : l'excédent brut d'exploitation.

Source : Robert Papin ; création entreprise ; édition DUNOD ; 2011 ; P170 ; Paris.

2.2.2. Le résultat d'exploitation (EBIT): earn before interest and taxes

Nous l'avons déjà vu dans le chapitre précédent, à préciser que le résultat d'exploitation, prend la formule suivante :

Résultat d'exploitation = EBE + reprise sur provision10 - dotations d'amortissement ou de provision11.

7 Les Subventions ont pour but de financer l'entreprise, elles sont enregistrées dans les produits, et elles sont soumises à l'impôt sur les bénéfices de la société (IBS), on distingue : les subventions d'investissement (rares) pour encourager l'investissement de l'entreprise, et subventions d'exploitation (fréquentes), pour faire face à des charges d'exploitation, c'est-à-dire compléter l'insuffisance de certains produits d'exploitation.

8 Comme les salaires et les primes.

9 La TAP (la taxe sur l'activité professionnelle), qui est versée indépendamment du résultat de l'entreprise, en fin d'exercice.

10 C'est l'argent que l'on intègre lorsque le risque ne s'est pas manifesté, et c'est une écriture comptable.

11 Comme le cas des provisions pour risque et charges, que nous l'avons vu au chapitre précédent.

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Comme la formule l'indique, et contrairement à l'excédent brut d'exploitation, le résultat mesure la performance de son cycle d'exploitation, en intégrant seulement la politique d'investissement, d'amortissement et de provision (il n'intègre pas la politique financière).

2.2.3. Le résultat courant avant impôt (RCAI) :

Il mesure la performance de l'opération courante (normale et habituelle) de l'entreprise, en intégrant la politique financière, d'investissement, d'amortissement et de provision, il prend la formule suivante :

RCAI = résultat d'exploitation + résultat financier12.

2.2.4. Le résultat exceptionnel13 :

Nous l'avons déjà vu au chapitre précédent.

2.2.5. Le résultat de l'exercice :

Le résultat net, figure dans le passif du bilan, et il représente la différence, entre les produits de l'exercice et les charges. Il prend la formule suivante :

Résultat net = Résultat courant avant impôt + Résultat exceptionnel - Impôt sur les bénéfices des sociétés.

La figure ci-dessous récapitule les SIG :

49

12 Que nous l'avons déjà vu au chapitre précédent.

13 Que nous l'avons déjà vu au chapitre précédent.

50

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Figure 11 : les outils d'analyse du compte de résultat.

Source : Gérard Melyon ; gestion financière ; édition BREAL ; 2007 ; p97 ; Paris.

Les SIG permettent de faire des comparaisons, sur la performance de l'entreprise, si celle-ci est due à une compétence interne, ou bien une performance du fait d'un élément externe.

Prenons ces deux exemples :

Exemple1 : deux entreprises qui nous communiquent les informations suivantes :

Entreprise 1 : EBE 10, CA 100. Entreprise 2 : EBE 10, CA 200.

Comparaison : l'entreprise 1 est préférable par rapport à l'entreprise 2, car son EBE représente 10% du CA contrairement pour l'entreprise 2 que son EBE représente 5%.

51

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Exemple2 : entre deux entreprises qui réalisent un CA de 100 da, et un résultat de 20 da, à priori ces deux entreprises sont égales en termes de comparaison, et pour porter un jugement, on doit connaitre comment le résultat s'est formé.

Entreprise 1 : CA 100, EBE -10, résultat exceptionnel 30, RNC 20.

Entreprise 2 : CA 100, EBE 60, dotation amortissement et provision 40, RNC 20.

Là on peut porter un jugement, et faire une comparaison, on trouve que l'entreprise 1, pour réaliser un résultat, à compter sur un événement exceptionnel, qui ne reflète pas sa performance intrinsèque. Contrairement à la deuxième, qui a réalisé ce résultat, en s'appuyant sur ses compétences.

2.2.6 La capacité d'autofinancement14 :

On peut aussi évoquer la notion de la CAF, qui fait partie du tableau des soldes intermédiaires de gestion, qui est la capacité pour l'entreprise, de financer le développement de son cycle d'exploitation, sans demander des emprunts (financement externe), c'est le résultat net comptable corrigé des dotations d'amortissement et de provision, et les reprise sur les provision, elle prend la formule suivante :

CAF = RNC + charges non décaissées - produits non encaissés15

3. Les ratios :

Comme nous l'avons vu au premier chapitre, il existe trois ratios essentiels de la rentabilité : commerciale, économique et financière, nous voulons faire une immersion, sur les composantes de la rentabilité économique et financière :

résultatrésultat CA HT

la rentabilité économique =total actif = CA HT X total actif , elle représente le taux de la

marge économique et la rotation de l'actif.

14 La CAF aussi est une composante essentielle de la trésorerie effective globale, car la TEG prends la formule suivante :

TEG = CAF - ? BFR.

15 C'est égal à la MBA (la marge brute d'autofinancement).

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

la rentabilité financière = résultat

capitaux propres

résultat

=

CA HT

CA HT X total actif

X total actif elle

capitaux propres ,

représente en plus du taux de la marge économique et la rotation de l'actif (celles de la rentabilité économique), le coefficient d'endettement.

le poids de la charge financière = frais financiers , mesure le degré de la charge

EBE

financière, en nombre d'année comme étant, un élément absorbant de la rentabilité.

price earning ratio (PER) = cours = capitalisation boursi ère 16, mesure le

bénéfice par action (BPA)résultat net

retour (le bénéfice) de l'investissement, par action il est souhaitable, qu'il soit proche du 0. EXEMPLE :

Le choix entre deux entreprises, qui communiquent les informations suivantes :

Entreprise 1 : rentabilité économique = 4%, rentabilité financière = 15%, le poids de la charge financière =0, PER = 0.39.

Entreprise 2 : rentabilité économique = 5%, rentabilité financière = 12%, le poids de la charge financière = 2 ans, PER= 0.4.

Pour l'Etat, l'entreprise qui réalise le plus grand taux de la rentabilité économique, est la plus rentable, car c'est le degré de la contribution de l'entreprise à l'économie (création de la richesse), pour les bailleurs de fonds ou la banque, l'entreprise qui enregistre la plus grande rentabilité financière c'est la meilleure car elle permet une meilleure rémunération de leur investissement, et pour la banque un meilleur remboursement de ses emprunts accordés, tout en prenant en considération le poids de la charge financière qui est un élément à risque quant au résultat (diminution de la rentabilité), pour les investisseurs boursiers le PER le moins permet de gagner plus (plus de rentabilité et moins de risque), dans ce cas l'entreprise1 est moins risquée.

rentabilit é

return on investissement (ROI) =, c'est un ratio pour convaincre les

investissement

investisseurs par le plan des affaires de l'entreprise et apporter d'autres sources de financement.

52

16 C'est le nombre des titres multipliés par le cours de l'action, c'est l'ensemble des titres d'une entreprise disponible sur le marché financier.

53

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

taux de marque (marge) = marge brute , c'est le premier ratio à partir du solde

ÇA HT

intermédiaire de gestion, qui mesure la performance de la fonction commerciale de l'entreprise.

marge d'exploitation = ??????

ÇA HT , mesure la performance intrinsèque du cycle d'exploitation

de l'entreprise.

taux d'intégration = ??A

ÇA HT , mesure le degré d'internalisation ou d'externalisation, des

tâches de production de l'entreprise, c'est un ratio qui doit étudier avec précaution, car c'est un élément qui détermine la rentabilité, car si le coût de cette tâche est élevé, il est préférable que l'entreprise l'externalise vers un sous-traitant. Au contraire si le coût de l'externalisation n'est pas élevé et que l'entreprise peut l'intégrer à un coût moins cher que celle de la sous-traitance, l'entreprise doit le faire, pour le but de maximaliser sa rentabilité. Un taux de 100% signifie que, l'entreprise fait intégralement les tâches de production de son cycle d'exploitation, c'est une arme à double tranchant.

Après avoir pris connaissance des composantes du tableau des soldes intermédiaires de gestion, et les ratios essentiels pour maximaliser la rentabilité, et faire des comparaisons interentreprises, dans la section suivante, nous nous donnons quelques approfondissements, comme le seuil de rentabilité, et d'avoir un aperçu sur la gestion du portefeuille, comme un levier financier de la rentabilité pour l'entreprise.

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité Section 3 : quelques approfondissements :

Le but de cette section est d'étudier le seuil de rentabilité et ses limites, pour que chaque entreprise sache déterminer, le risque d'exploitation de son cycle, et d'avoir un aperçu sur le levier financier (effet de levier), comme étant une composante très essentielle, pour maximaliser la rentabilité, et aussi d'avoir un aperçu sur, la notion de la gestion du portefeuille, qui témoigne, avec le levier financier, de la performance et l'intelligence financière de l'entreprise, afin de maximaliser les résultats financiers, qui auront par la suite, un impact sur le résultat net comptable.

1. Le seuil de rentabilité :

Comme nous l'avons vu au chapitre précédent, le seuil de rentabilité, est un chiffre d'affaire à partir duquel le résultat est égal à 0, et il prend les formules suivantes :

????

???? =

% ??????

???? ?? ????

=

??????

???? ?? ???? sachant que : SR comme seuil de rentabilité, CF comme ????-????

charges fixes, CV comme charges variables,% MCV comme le pourcentage de la marge sur les charges variables, MCV comme marge sur les charges variables, CA comme chiffre d'affaires.

Nous avons aussi la formule suivante : ???? = ???? + ???? de cette équation nous aurons :

?? ??

??

????

=

???? + ????û?? ???????????????? ???????????????? ??

?? ????

<=>

?? ??

??

????

-

??ô???? ???????????????? ???????????????? ?? ?? ????

= ????

<=>

?? - ??ô???? ???????????????? ???????????????? ?? ?? ???? = ???? <=>

?? ???? = ?? -?????? / ?? ???? = ????

?????? et ???? ?? = ?????? , sachant que : Q SR la quantité produite pour

atteindre le seuil de rentabilité, CV U coût variable unitaire.

54

D'une façon générale le seuil de rentabilité prend la figure suivante :

55

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Figure 12 : le seuil de rentabilité. Source : www.google.fr

Prenons l'exemple suivant :

Une entreprise avec un chiffre d'affaires CA de 1.200.000 da, charges variables CV de 500.000 da et des charges fixes de 300.000 da, quantité vendues 20.000 unités. Le tableau du résultat analytique prend la forme suivante :

f

Montant

%

Chiffre d'affaires

1.200.000

100

Charges variables

500.000

41.66

Marge sur les charges
variables

700.000

58.33

Charges fixes

300.000

25

Résultat analytique

400.000

33.33

Le calcule du seuil de rentabilité se fera de la manière suivante :

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

????

1- ???? = % ??????

300.000

=

0.5833

= 514285.71

2- ????= ???? ?? ????

??????

300.000 ?? 1.200.000

=

700.000

= 514285.71

???? ?? ????

3- ???? = ????-????

300.000 ?? 1.200.000

=

1.200.000-500.000

= 514285.71

4- on doit calculer la quantité du seuil de rentabilité Q SR que l'entreprise doit produire afin de couvrir ses charges fixes et variables :

1.200.000

???? = ?? ???? ?? ?? / ?? = ????? ? = 20.000 = 60 ???? , Sachant que : P représente le prix de vente.

????

???? ?? = ??

500.000

=

20.000

???? 300.000

= 25 ????, ?? ????= = (60-25) = 8571.43 ????????é??

??-???? ??

???? = ?? ???? ?? ?? = 8571.43 ?? 60 = 514285.71 ????

Le tableau du seuil de rentabilité se trouve comme suit :

f

Montant

%

CA *

514285.71

100

CV

214285.71

41.66

MCV

300000

58.33

CF

300000

58.33

RA

0

0

Sachant que CA* représente le seuil de rentabilité.

Le seuil de rentabilité peut être calculé, en nombre de jours, pour mesurer la marge de réaction de l'entreprise, face aux imprévus et il prend la formule suivante :

CA =360 jours et SR = ? , dans notre exemple le CA est de 1.200.000 da et le seuil de rentabilité est de :

514285 .71 x 360

SR =

1200.000

= 154.28 jours , l'entreprise doit travailler plus de 5 mois, pour couvrir

ses charges (fixes et variables), et qui laisse une marge de sécurité de moins de 7 mois, pour faire les affaires, et gagner de l'argent.

56

Nous voulons pousser l'étude, vers les limites du seuil de rentabilité, pour calculer :

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

La quantité minimale (Q SR), le prix minimum de vente (P min), le coût variable unitaire maximal (CVU max) et les charges fixes maximales (CF max)

La première limite est déjà calculée, celle de Q SR qui est égale à 8571.43 unités.

La deuxième limite le P min, qui a une relation directe avec le chiffre d'affaires et le résultat analytique doit être égal à 0.

CA = CV ( TCR) + MCV (tableau seuil de rentabilité) = 500.000 + 300.000

= 800.000 DA

CA

P min= Q

800.000

=

20.000

= 40 da, sachant que : Q représente la quantité vendue.

La troisième limite CVU max :

CV = CA (TCR) - MCV (tableau du seuil de rentabilité CV = 1.200.000 - 300.000 = 900.000 da on aura donc :

CVUmax=

CV Q

900.000

=

20.000

= 45 da

La quatrième limite CF max :

Pour que le résultat analytique soit égal à 0, on doit avoir l'équation CF = MCV, le maximum de la MCV est de 700.000 da donc les charges fixes doit être égale à 700.000 da.

Pour dégager un bénéfice (rentabilité), et être performante, l'entreprise ne doit pas avoir, des ventes en quantité inférieure à Q SR, qui est de 8571.43 unités, avec un prix qui ne doit pas, être inférieur aussi au P min qui est de 40 da. Aussi l'entreprise ne doit pas avoir, des coûts variables unitaires qui dépassent les 45 da, et des charges fixes ne dépassant pas les 700.000 da. Pour calculer la marge de sécurité, on a la formule suivante :

marge = CA - SR = 1.200.000 - 514285.71 = 685714.29 da

Le taux de marge de sécurité =marge de sécurit é 685714.29

= = 57.14%

CA 1.200.000

57

360 -154.28 (le SR en jours

Autre méthode : 360

= 57.14 %

58

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Plus la marge de sécurité est grande, plus la rentabilité est bonne pour l'entreprise, le seuil de rentabilité permet de mesurer le risque d'exploitation pour l'entreprise, et aussi permet de maximaliser la rentabilité, en maitrisant ce risque, par une amélioration de la marge de sécurité, car entre deux entreprise qui ont :

Pour l'entreprise1 : une marge de sécurité de 7 mois, et une autre entreprise une marge de sécurité de 2 mois, cela a un effet direct sur la rentabilité des deux entreprise, l'entreprise2 est plus risquée que la première, si un imprévu se réalise, pour l'entreprise1 de 3 mois, pour la deuxième entreprise de 59 jours, on constate que, la marge de sécurité de l'entreprise se diminue pour atteindre 4 mois, pour faire les affaires, et pour l'entreprise2 le faut seulement, une journée et c'est clair que c'est insuffisant.

La mesure du seuil de rentabilité, peut éviter le pire, dans l'exemple précédant, on a constaté que « time is money », et bien sûr si l'entreprise ne gère pas bien ce risque, se trouve dans une situation délicate, suite à une mauvaise gestion du temps, qui nuira à sa rentabilité.

Un seuil de rentabilité proche, permet de maximaliser la rentabilité, par la suite améliorer les investissements de l'entreprise, et créer une barrière financière à l'entrée, pour les nouveaux concurrents sur le marché, et ces investissements permettent de produire plus à moindre coût, car les capacités de ces investissements permettent à l'entreprise, de minimiser les coûts fixes par rapport à la quantité produite, ce que l'on appelle l'économie d'échelle qui permet à l'entreprise d'être plus compétitive, et minimiser le risque sur son marché.

2. Le levier financier (effet levier) :

Est connu sous la citation « s'endetter pour s'enrichir », c'est-à-dire demander des emprunts au lieu de travailler, avec son propre argent (fond propre), pour enregistrer une meilleure rentabilité, prenons l'exemple suivant :

Soit un projet d'investissement de 3000 da qui dégage un résultat de 300 da c'est-à-dire 10%. Hypothèse 1 : le financement est couvert totalement par les fonds propres, dans ce cas :

la rentabilité financière = résultat = 300 = 10%

fond propre 3000

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

Hypothèse 2 : le financement de cet investissement se fera comme suit : 35% par les fonds propres et 65% par les dettes, sachant que le taux d'intérêt est de 5% on aura donc :

Taux d'intérêt = (0.65 x 3000) x 0.05= 97.5 da (charges financières)

Le résultat passe de 300 da à (300 - 97.5) = 202.5 da et la rentabilité financière est de :

résultat

=

202.5

202.5

=

= 19.28%

 
 

FP

 

3000x0.35

1050

La rentabilité financière de l'hypothèse 2 (19.28%) est largement supérieure, de celle de l'hypothèse 1 (10%), c'est-à-dire avec moins d'argent j'ai gagné plus, aller vers l'endettement a permis d'améliorer la rentabilité.

Le propriétaire a accepté le risque de travailler avec 35%, comme fond propre pour dégager une rentabilité de 19.28% (minimum de risque et maximum de rentabilité), quant à la banque, elle a accepté le risque, de travailler avec 65 % pour gagner 5%.

3. La gestion du portefeuille :

La gestion du portefeuille, la gestion d'actif, actif financier ou « asset management » c'est la gestion des valeurs négociables sur le marché financier, pour donner une valeur à ces actifs financiers.

Cette théorie a été évoquée pour la première fois en 1952 par Harry Markowitz, qui repose sur la politique de la distribution des dividendes, et l'incertitude des résultats futurs de l'entreprise causée par cette politique.

Cette gestion est confiée à un professionnel agrée par l'autorité monétaire, qui veille à rapporter le maximum de rendement à l'investissement de son client, en fonction du risque existant, et dans le respect des contraintes réglementaires et contractuelles.

Généralement c'est la banque, les compagnies d'assurances et les entreprises d'investissement, qui seront confiées de cette opération.

Il existe plusieurs formes de la gestion du portefeuille :

59

1- la gestion sous mandat : le client donne intégralement le pouvoir de la gestion du portefeuille à son gérant.

60

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

2- La gestion conseillée : le client garde le pouvoir de décision, et le rôle du gérant c'est de donner des conseils uniquement.

3- La gestion pilotée : le client confie la gestion au gérant selon une orientation déjà choisie.

Il est possible de donner le pouvoir de gestion sur une partie des actifs financiers, et conserver le contrôle sur le reste, et il faut mettre en oeuvre une stratégie de placement (épargne ou investissement), pour valoriser le patrimoine de l'entreprise, ou de réaliser les projets planifiés, tout en saisissant les opportunités existantes sur les marchés financiers, en termes de rentabilité, c'est-à-dire l'amélioration continue et la création de la valeur.

La gestion d'actif recherche une performance supérieure à celle du marché (benchmark), et l'efficacité de cette performance, est mesurée par le degré d'acceptation du risque par le client, sachant que chaque investisseur cherche à optimiser le couple risque-rentabilité, et les écarts de ce couple par rapport au (benchmark), autrement dit le « tracking error ».

Le gérant cherche l'optimisation par une diversification du portefeuille, sur les différents secteurs, différentes zones géographiques, immobiliers, devise voire même sur les matières premières si le gain est présent, car son métier l'oblige à rechercher le gain là où il se trouve, en d'autres termes, une appréciation du capital investis tout en minimisant la volatilité du portefeuille.

La gestion du portefeuille ne se focalise pas sur l'actif en nature, mais sur sa valeur sur le marché financier, tout en incluant les frais de commissions qui minimisent la rentabilité par la suite (connaitre le rendement réel).

Si l'entreprise a de la trésorerie, elle doit la rentabiliser par la gestion d'actif, pour en tirer des revenues supplémentaires (résultats financiers) pour l'entreprise, et de ce fait améliorer sa rentabilité financière, et donc la rentabilité globale de l'entreprise, tout en faisant des choix (l'arbitrage) entre les différentes opportunités qui existent sur le marché financier, dans ce cas la gestion de l'actif serait un levier sur des opérations boursières, qui témoigne d'une efficacité financière particulière de l'entreprise.

L'entreprise est un ensemble de ressources (financière, humaines ou matérielle), qui visent à atteindre un objectif commun bien déterminé, que ce soit par des leviers internes ou externes, la rentabilité est au coeur de la finalité de chaque entreprise, et chaque ressource doit donner la

61

Chapitre 2 : Les méthodes d'appréciation de la rentabilité

meilleure d'elle-même, pour que l'entreprise soit performante, croissante et surtout compétitive.

Nous avons vu dans ce chapitre que le résultat est une variable, très importante pour l'entreprise, car il peut appauvrir ou enrichir l'entreprise, et le fonds de roulement a une relation directe avec ce résultat, qui doit couvrir le besoin de son cycle d'exploitation.

Les soldes intermédiaires de gestion, permettent de décortiquer comment la rentabilité s'est formée, entre un résultat d'exploitation (intrinsèque), résultat financier ou exceptionnel, et nous permettent aussi de nous donner des méthodes pour apprécier cette dernière, soit par des opérations d'internalisation ou d'externalisation, dépendant des coûts de ces opérations et leur impact sur la rentabilité de l'entreprise ; aussi il faut savoir mesurer le risque d'exploitation qui se caractérise par le seuil de rentabilité, qui doit être bien étudié, contrôlé et maitrisé pour éviter tous genres de surprise, qui vient des imprévus qui peuvent avoir un effet négatif sur la rentabilité de l'entité.

Jusqu'au là nous avons abordé un levier interne qui est le levier d'exploitation, et pour optimiser la rentabilité, cela n'empêche pas l'entreprise de chercher des leviers externes, tels que le levier financier (effet de levier), ou bien un levier sur des opérations boursières, qui peuvent apporter un plus pour l'entreprise et améliorer son résultat, tout en ne pas négliger le risque encouru.

Chapitre III : étude de cas

entreprise NADJAH SPA

Section 1 : Présentation de l'entreprise NADJAH SPA

Section 2 : L'analyse financière de l'entreprise NADJAH SPA

62

Chapitre 3 : étude de cas

Section 1 : présentation de l'entreprise NADJAH SPA :

Le but de cette section, faire une présentation de la SPA NADJAH, en connaissant l'implantation de l'entreprise, ses produits, son étude de marché, son métier, son organigramme, sa structure de production, son management, ses perspectives, et la croissance de son activité.

1. Statut juridique :

NADJAH SPA est une entreprise, sise à la zone industrielle de Blida, crée en 2000 avec un capital de 372650 KDA, l'entreprise est domiciliée, à la banque SOCIETE GENERALE ALGERIE, nombre d'effectifs entre 250 et 299 employés.

L'entreprise est composée de 7 actionnaires, son administration est composée de président directeur général (PDG), qui est titulaire d'un doctorat en management industriel, d'une grande université française, le conseil d'administration et une assemblée des actionnaires. L'entreprise n'est pas cotée en Bourse.

2. Le métier de l'entreprise :

L'activité de l'entreprise est : la production et la commercialisation des produits de l'agro-alimentaire, telles que : la biscuiterie, la chocolaterie et la confiserie. Son slogan c'est : « le retour vers le goût authentique ».

L'entreprise dispose de quatre unités de production les suivantes :

1- Unité des biscuits.

2- Unité du chocolat.

3- Unité de la gaufrette.

4- Unité de la confiserie.

3. les produits de l'entreprise :

Le produit de l'entreprise se compose d'une gamme large et variée :

63

Chapitre 3 : étude de cas

Pour l'unité de la biscuiterie, qui est l'unité principale de production pour l'entreprise, et qui représente plus de 40% du chiffre d'affaires de l'entreprise, se compose d'une gamme de 8 produits (Cookies 55da, Gâtacacao 50 DA, Petit Beurre 30 da, Le Roi 60DA, Le Petit Ecolier 12 DA, Petit Déjeuner 45 DA, Plume D'or 62 DA, Jungle D'orange 62DA), destinés à toutes les tranches d'âge.

Pour l'unité de la chocolaterie, qui représente 25% du chiffre d'affaires de l'entreprise, se compose de 4 produits (Chocolat Noir 55DA, Blanc 60 DA, avec Noix 65DA et chocolat avec Raisin sec 63DA).

Pour l'unité de la gaufrette, qui représente 20% du chiffre d'affaires, se compose de 4 produits (saveur Chocolat, Vanille, Citron et Banane) un prix unique de 28 DA pour l'ensemble.

Pour la dernière unité de la fabrication de la confiserie de luxe, dans des bocaux de 300 grammes, qui représente 15% du chiffre d'affaires de l'entreprise qui se compose de 3 produits (saveur Abricot 175DA, Orange 175 DA et Fraise 200 DA).

4. Organigramme et management:

Son organigramme, est composé de six directions principales : finance, commercial, ressources humaines, maintenance, approvisionnement et la qualité, pour chaque direction on retrouve des managers et qui sont tous chapotés directement par le PDG qui détient la majorité des actions.

Le PDG a un bureau de secrétariat et un assistant, ce dernier parmi ses taches : faire le contrôle de gestion et la gestion prévisionnelle, vu qu'il est un centre de collecte d'informations permanentes, avec les différents managers et les différentes unités de production, pour analyser les données provenant des six directions principales, en les transformant en information, dans le but de faciliter la prise de décision du PDG.

Les unités de production (biscuiterie, chocolaterie, gaufrette et confiserie), qui sont composées, chacun des sous-directions d'approvisionnement, production et commerciale, qui sont chapotées par des superviseurs, qui ont tous plus de 5 ans d'expérience dans l'entreprise.

64

Chapitre 3 : étude de cas

Toutes ces unités, sont approvisionnées par un magasin central, qui représente la logistique et le stockage de l'entreprise, qui est relie directement avec le directeur d'approvisionnement.

Le manager de chaque unité, a un diplôme de master d'une université algérienne, quant aux superviseurs, qui ont chacun une License chacun dans son domaine et avec une expérience, dépassant les 10 ans dans des postes similaires.

Les employés, sont composés des exécuteurs, qui sont les nouveaux recrutés, ont tous la qualité d'opérateur, et qui sont chapotés par des chefs d'équipes (team leader), qui ont plus de 3 ans d'expérience dans l'entreprise, ces Team leader sont chapotés par les superviseurs de chaque sous- direction.

L'organigramme de l'entreprise prend la forme suivante :

Finance maintenance

approvisionnement

magasin central

logistique

stockage

assistant

secrétariat

PDG

Ressources Qualité commercial

Humaines

unité biscuiterie

approvisionnement

production

commercial

unité chocolaterie

approvisionnement

production

commercial

unité gaufrette

approvisionnement

production

commercial

unité confiserie

approvisionnement

production

commercial

Figure 13 : l'organigramme de l'entreprise NADJAH SPA.

5. L'environnement concurrentiel de l'entreprise :

65

Chapitre 3 : étude de cas

L'entreprise couvre tout le territoire national, qui se trouve en position de leader par ses produits, le marché est composé de quatre concurrents : la notre dispose d'une part de marché de 37%, 27% pour une seconde concurrent, 23% pour une troisième concurrent et 19% pour une quatrième concurrent.

6. Etude de marché :

Pour résoudre le problème, des baisses des parts de marché, suivant la baisse des ventes que l'entreprise a enregistrée en 2012, qui a couté pour l'entreprise une perte de plus de 50 millions DA, l'entreprise n'a pas hésité de demander de l'aide, auprès d'une institution spécialisée, qui est un magazine spécialisé dans le secteur de l'agro-alimentaire, qui a conseillé l'entreprise, de s'engager dans une démarche d'amélioration de la qualité, de ses produits, par le référentiel ISO 9001, par rapport à la qualité des productions, de ses concurrents, pour gratter des parts de marché, et satisfaire plus sa clientèle.

En prenant cette décision, le résultat de l'entreprise, a connu une augmentation exponentielle, passée d'une perte de plus de 50 millions de DA à un bénéfice de plus de 68 millions DA soit une croissance de 238%.

7. Perspectives :

La décision suite à l'étude de marché, que l'entreprise a demandée, a permis une vente de la totalité de sa production, de l'année précédente 2015, ce qui explique une forte demande, sur ses produits et que le marché est demandeur, et elle compte d'augmenter la quantité de production, de 20% pour satisfaire le besoin de sa clientèle, tout en augmentant l'investissement de l'entreprise, surtout qu'une étude de marché, a montré que la demande sur les produits, de concurrents a enregistré une baisse, par rapport aux prévisions, L'entreprise suit donc le bon chemin.

Surtout qu'elle a développé, des partenariats très importants avec des distributeurs, pour écouler l'ensemble, de sa production sur le marché national, marché maghrébin et subsaharien.

66

Chapitre 3 : étude de cas

L'entreprise enregistre sa présence, dans tous les salons de l'entreprenariat, pour entretenir son image de marque, et faire connaitre la gamme de ses produits, à l'ensemble des potentiels clients.

L'entreprise a des perspectives, très ambitieuses d'exporter le produit à l'étranger, spécialement à la région Maghreb (Tunisie, Lybie et le Maroc), elle compte d'ouvrir une unité de production, dans le marché qui rapporte plus de chiffre d'affaires pour l'entreprise.

L'entreprise est très optimiste, d'ouvrir une unité de production au sud du pays, à Tamanrasset, pour couvrir la demande de la région, et pourquoi ne pas par la suite exporter, ses produits aux pays subsahariens.

Les principaux clients, dans la confiserie sont les hôtels, les compagnies aériennes telles que : AIR ALGERIE, AIGLE AZUR et TASSILI AIRLINES, en leurs procurant la série de sa gamme, en petit grammage, en plus suivant leurs exigences, l'entreprise leur approvisionne aussi, du beurre à tartiner en petit grammage. Et ce suite à la convention signée, par lesdites compagnies.

8. Quelques informations sur le niveau d'activité de l'entreprise et son développement :

1- Tableau de variation du CA et du résultat de l'entreprise :

 

2012

2013

2014

2015

CA

1758225449,36

1650552734,15

1845037993,53

2107503289,78

? CA

//

-107672715,21

194485259,38

262465296,25

Résultat

-50916179,8

68989802,03

107751588,99

198993525,08

? Résultat

//

119905981,83

38761786,96

91241936,09

Unité : DZD

Tableau 15 : la variation du CA et du résultat.

Le graphe suivant montre la variation du chiffre d'affaires et le compte de résultat :

Chapitre 3 : étude de cas

2,5E+09

2E+09 1,5E+09 1E+09 50000000 0 -5E+08

 
 
 
 
 
 

2012 2013 2014 2015

 
 
 

CA Résultat ? CA ? Résultat

 

Figure 14 : la variation du CA et du résultat.

2- Le calcul du taux de croissance du chiffre d'affaires:

Taux de croissance du CA 2013= CA 2013-CA 2012 1650552734,15-175225449,36

= = -6, 12%.

CA 2012 175225449,36

Taux de croissance du CA 2014 =CA Taux de croissance du CA 2015=

CA 2014 - CA 2013

=

=

1845037993,53 -1650552734,15

=

=

11,

14,

78%.

22%.

2013

CA 2015- CA 2014

1650552734,15

2107503289,78- 1845037993,53

CA 2014

1845037993,53

3- Le calcul du taux de croissance du résultat :

Taux de croissance du résultat 2013= résultat 2012

résultat 2013-résultat 2012

68989802,03-(-50916179,8)

50916179,8

235, 49%.

résultat 2014-résultat2013

Taux de croissance du résultat 2014=résultat 2013

56, 18%.

107751588,99-68989802,03

=

68989802,03

Taux de croissance du résultat 2015= résultat 2014

198993525,08-107751588,99

=

107751588,99

résultat 2015- résultat 2014

67

84, 67%.

68

Chapitre 3 : étude de cas

A part le résultat de l'année 2012, à laquelle l'entreprise a enregistré une perte, nous constatons que, l'activité de l'entreprise est en générale en croissance, que ce soit le chiffre d'affaires ou bien le résultat comme le montre le graphe suivant :

 
 
 

2015

2014

2013

La croissance du résultat

 
 

La croissance du CA

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

-50,00% 0,00% 50,00% 100,00% 150,00% 200,00% 250,00%

Figure 15 : la croissance du CA et du résultat.

Dans la section suivante, nous passons à l'analyse financière de l'entreprise NADJAH SPA, en calculant le FDR, BFR, TN, en premier lieu et en suite, calculer les différents ratios évoqués dans la section 2 du chapitre 2, tels que les différentes formules de rentabilité, ETE, CAF, TEG, le poids de la charge financière, le retour sur investissement, taux de marque (marge), marge d'exploitation, taux d'intégration, et le price earning ratio.

69

Chapitre 3 : étude de cas

Section 2 : L'analyse financière de l'entreprise NADJAH SPA

Le but de cette section, faire une analyse financière de l'entreprise NADJAH SPA, en transformant les états financiers que nous avons, vers une information financière tout en faisant, des retraitements et suivant les pistes développées, dans le chapitre II partie théorique.

1/ L'actif financier pour les années 2013,2014 et 2015 :

Actif

Montant 2013

 

Montant 2014

 

Montant 2015

 

1-Immobilisations :

1085494475,62

:

1153957000,13

:

1202727245,22

:

Terrains

247658400

 

247658400

 

247658400

 

Bâtiments

98175350,47

 

82575810,29

 

66976270,11

 

Autres immobilisations corporelles

106040959,34

 

200581594,04

 

264326253,97

 

Immobilisations en cours

70439881,44

 

44964978,43

 

42056039,26

 

Immobilisations financières

551194399,56

 

555186699,08

 

554518472,16

 

Autres valeurs Immobilisées :

11985484,81 :

 

22989518,29 :

 

27191809,72 :

 

-Stock de sécurité

10381009,31

 

17589305,95

 

25315159,36

 

-Créances douteuses

1604475,5

 

5400212,34

 

1876650,36

 

2- Valeur d'exploitation :

41524037,26 :

 

70357223,81 :

 

101260637,44 :

 

Stocks en cours

41524037,26

 

70357223,81

 

101260637,44

 

3- Valeur réalisable :

184052077,01 :

 

292063186,64 :

 

292632494,8 :

 

Clients

6417902

 

21600849,38

 

7506601,42

 

Autres débiteurs

65555042,40

 

171210524,76

 

217698063,73

 

Impôts et assimilés

112079132,61

 

99251812,5

 

67427829,65

 

4- Valeur disponible :

354343581,23 :

 

304692235,16 :

 

321982374,18 :

 
 

Placements financiers

0

 

0

 

50000000

 

Trésorerie

354343581,23

 

304692235,16

 

271982374,18

 

Total général actif

1665414171,12

 

1821069645,74

 

1918602751,64

 
 
 
 

Unité : DZD

Tableau 16 : l'actif financier de l'entreprise NADJAH en 2013, 2014 et 2015.

70

Chapitre 3 : étude de cas

2/ Le passif financier pour les années 2013,2014 et 2015:

Passif

Montant 2013

 

Montant 2014

 

Montant 2015

 

1- Capitaux propres :

401698618,21 :

 

455521046,13 :

 

713927700,37 :

 

Capital

372650000

 

372650000

 

372650000

 

Réserves

73734546,19

 

73734546,19

 

82875257,54

 

R.A.N

-44443036,11

 

9140711,35

 

258402443,68

 

Actif sans valeur

-242891,87

 

-4211,41

 

-0,87

 

2- Dettes à long et moyen terme :

224927211,57 :

 

200716816,56 :

 

108696453,97 :

 

Emprunt et dettes financière

1521104,5

 

1521104,5

 

33821105,25

 

Impôts différés et provisionnées

71358454,43

 

41792809

 

39042809

 

Provisions

152047652,64

 

157402903,06

 

35832539,72

 

-Capitaux permanents (1+2)

626625829,78

 

656237862,69

 

822624154,34

 

3- Dettes à court terme :

1038788341,34

:

1164831783,05

:

1095978597,32

:

 

Fournisseurs

208643407,28

 

342328632,24

 

236133686,57

 

Impôts

6378836,17

 

23373275,62

 

50604476,17

 

Autres dettes d'exploitation

823766097,89

 

799129875,19

 

809240434,58

 

Total général passif

1665414171,12

 

1821069645,74

 

1918602751,64

 
 
 
 

Unité : DZD

Tableau 17 : le passif financier de l'entreprise NADJAH en 2013, 2014 et 2015.

3/ Le compte tableau de résultats 2013, 2014 et 2015 :

 

Montant 2013

Montant 2014

Montant 2015

Vente de produits

1582971360,5

1806620176,76

2079534874,42

Variations de stocks

2103285,65

-100659,23

3160167,36

Subvention d'exploitation

65478088

38518476

24808248

Produits de l'exercice

1650552734,15

1845037993,53

2107503289,78

Achats consommés

1387737180,56

1511487222,71

1675651731,37

Charges externes

16088575,72

32854403,9

34609356,45

Valeur ajoutée

246726977,87

300696366,92

397242201,96

Charges personnel

161141701,9

167547990,42

165700330,75

Impôts et taxes assimilés

1444229,01

2887841,25

5020692,55

71

Chapitre 3 : étude de cas

Excédent brut d'exploitation

84141046,96

130260535,25

226521178,66

Autres produits d'exploitation

4791444,46

6728522,23

12992816,26

Autres charges d'exploitation

6148389,24

8176687,58

17237659,76

Dotations amortissements et provisions

74266219,06

73485269,02

76773543,76

Reprise sur provision

57491385,2

43368242,1

84159572,31

Résultat d'exploitation

66009268,32

98695342,98

229662363,71

Produits financiers

7884246,56

15409496,59

15793150,67

Charges financières

0

0

0

Résultat courant avant impôt

73893514,88

114104839,57

245455514,38

Impôt IBS

4903712,85

21843195,53

48888685,19

Impôts différés (variation sur résultat courant)

0

+15489944,95

+2426695,89

Résultat net comptable

68989802,03

107751588,99

198993525,08

Unité : DZD

Tableau 18 : le compte du résultat de l'entreprise NADJAH SPA en 2013, 2014 et 2015.

Le graphe ci-dessous montre l'évolution du patrimoine et le résultat de l'entreprise :

50000000

0

2,5E+09

2E+09

1,5E+09

1E+09

LE PATRIMOINE RESULTAT

2013

2014

2015

Figure 16 : l'évolution du patrimoine et le résultat.

Chapitre 3 : étude de cas

72

Nous passons vers le calcul du bilan fonctionnel tels que : FDR, BFR et la trésorerie :

4/ Le bilan fonctionnel :

4-1/ Calcul du FDR :

FDR = capitaux permanents - total immobilisation

FDR 2013= 626625829,78-1085494475,62= -458868645,84

FDR 2014= 656237862,69 -1153957000,13= -497719137,44

FDR 2015= 822624154,34 - 1202727245,22 = -380103090,88

4-2/ Calcul du BFR :

BFR = stocks (VE) + créances (VR) - dettes fournisseurs (DCT)

BFR 2013= 41524037,26 +184052077,01

-1038788341,34 = -813212227,07

BFR 2014= 70357223,81 + 292063186,64

- 1164831783,05

=

-802411372,6

BFR 2015= 101260637,44 + 292632494,8

- 1095978597,32

=

-702085465,08

4-3/ Calcul de la trésorerie nette :

 
 
 

T 2013= FDR - BFR = -458868645,84 - (-813212227,07) = 354343581,23

T 2014= -497719137,44 - (-802411372,6) = 304692235,16

T 2015= -380103090,88 - (-702085465,08) = 321982374,2

Nous remarquons que, malgré l'existence du FDR négatif, qui est un signe de déséquilibre structurel et financier, la trésorerie de l'entreprise demeure positif, et ce, grâce au BFR négatif aussi, qui constitue dans ce cas une ressource en fond de roulement (RFR), et qui vient renforcer la trésorerie de l'entreprise, vu que son cycle d'exploitation n'a pas enregistrer une insuffisance, et l'entreprise n'a pas penser à augmenter son FDR, c'est parce que son cycle d'exploitation, est dans son état optimal (RFR), c'est-à-dire une accélération des encaissements des clients, et différer les décaissements des fournisseurs.

4-4/ Calcul de la variation du BFR :

?BFR = BFR n - BFR n-1

73

Chapitre 3 : étude de cas

?BFR 2014 = BFR 2014 - BFR 2013 =

(- 802411372,6)

- (-813212227,07)

=

10800854,47

?BFR 2015 = BFR 2015 - BFR 2014 =

(-702085465,08)

- (-802411372,6)

=

100325907,52

Nous constatons que, la variation du BFR de 2014 à 2015 (la différence ?BFR 2014 et ?BFR 2015), a augmenté de 89525053,05, ce qui vient de diminuer la trésorerie de l'entreprise, l'entreprise doit trouver des solutions, par l'augmentation des capitaux permanent par l'incorporation des résultats (la rentabilité), pour couvrir cette augmentation, et garder l'équilibre structurel de l'entreprise.

Le graphe ci-dessous montre l'évolution du FDR, BFR, TN et ?BFR :

 
 
 

BFR

TN

?BFR

2013

2014

 
 

2015

-8E+08

-1E+09

FDR

60000000

40000000

20000000

0

-2E+08

-4E+08

-6E+08

Figure 17 : l'évolution du FDR, BFR, TN et ?BFR.

Passons maintenant à calculer les différents ratios des SIG :

5/ Les SIG :

5-1/ Calcul du CA HT :

CA = vente de produits + subvention d'exploitation

Chapitre 3 : étude de cas

74

CA 2013= 1582971360,5 + 65478088 = 1648449448,5

CA HT 2013= CA / 1,17 = 1648449448,5 / 1,17 = 1408931152,56

CA 2014= 1806620176,76 + 38518476 = 1845138652,76

CA HT 2014= 1845138652,76 / 1,17 = 1577041583,56

CA 2015= 2079534874,42 + 24808248 = 2104343122,42

CA HT 2015= 2104343122,42 / 1,17 = 1798583865,32

5-2/ Calcul de la marge brute MB:

Marge brute (MB) = production de l'exercice - achats consommés

MB 2013 =

1650552734,15

- 1387737180,56

=

262815553,59

MB 2014 =

1845037993,53

- 1511487222,71

=

333550770,82

MB 2015 =

2107503289,78

- 1675651731,37

=

431851558,41

Cette marge est en évolution continue, ce qui signifie la performance de l'opération industrielle (transformation) de l'entreprise, et par la suite la rentabilité d'exploitation pour l'entreprise.

5-3/ Calcul de l'excédent de trésorerie d'exploitation ETE :

ETE = EBE - ?BFR

ETE 2014= EBE 2014 - (BFR 2014 - BFR 2013)

ETE 2014= 130260535,25 - 10800854,47 = 119459680,78

ETE 2015 = 226521178,66 - 100325907,52 = 126195271,14

5-4/ Calcul de la CAF :

CAF = résultat + les dotations d'amortissement et de provision - les reprises sur provisions

CAF 2013 = 68989802,03

+ 74266219,06

- 57491385,2 =

85764635,89

CAF 2014= 107751588,99

+ 73485269,02

- 43368242,1=

137868615,91

CAF 2015= 198993525,08

+ 76773543,76

- 84159572,31= 191607496,53

75

Chapitre 3 : étude de cas

5-5/ Calcul de la trésorerie globale effective TEG :

TEG = CAF - ? BFR

TEG 2014 = 137868615,91 - 10800854,47 = 127067761,44

TEG 2015 = 191607496,53 - 100325907,52 = 91281589,01

La différence entre la TEG et l'ETE, donne la rentabilité que l'entreprise a dégagée, en prenant en considération la politique financière, d'amortissement et de provision, soit 7608080,66 pour l'année 2014 et -34913682,13 pour l'année 2015.

Le graphe ci-dessous montre l'évolution du CA, ETE, CAF et la TEG :

2,5E+09 2E+09 1,5E+09 1E+09 50000000 0

 
 
 
 
 
 
 
 
 

2013

2014

2015

 
 
 
 
 

CA MB CAF ETE TEG

Figure 18 : l'évolution du CA, ETE, CAF et la TEG.

5-6/ Calcul les différentes formes de la rentabilité : 5-6-1/ La rentabilité commerciale (ROS) :

ROS= résultat / CA

ROS 2013= 68989802,03 / 1648449448,5 = 4,18%

ROS 2014= 107751588,99 / 1845138652,76 = 5,84%

76

Chapitre 3 : étude de cas

ROS 2015= 198993525,08 / 2104343122,42 = 9,45% 5-6-2/ La rentabilité financière (ROE) :

ROE= résultat / capitaux propres

ROE 2013 = 68989802,03 / 401698618,21 = 17,17% ROE 2014 = 107751588,99 / 455521046,13 = 23,65% ROE 2015 = 198993525,08 / 713927700,37 = 27,87% 5-6-3/ La rentabilité économique (ROA) :

ROA= résultat / total actif

ROA 2013 = 68989802,03 / 1665414171,12 = 4,14%

ROA 2014 = 107751588,99 / 1821069645,74 = 5,92%

ROA 2015 = 198993525,08 / 1918602751,64 = 10,37%

Nous constatons que, l'investissement dans cette entreprise, est largement recommandé pour les bailleurs de fonds, surtout que les chiffres de l'entreprise (la rentabilité financière), sont supérieurs à la norme du marché.

5-7/ Calcul du poids de la charge financière PCF: PCF = frais financiers / EBE

Les charges financières sur les trois exercices sont nulles, est c'est un bon signe pour l'entreprise, surtout pour sa rentabilité, car ces charges - en cas d'existence - viennent de diminuer la rentabilité de l'entreprise, la rentabilité est dans son état optimal c'est-à-dire, zéro charges financières.

5-8/ Calcul le retour sur investissement ROI:

Ce ratio se calcule dans le début de projet, nous ne disposons pas des états financiers de l'année 2000, on essayera de le calculer a chaque année.

ROI = rentabilité / (investissement + stock)

ROI 2013 = 68989802,03 / 1127018512,88 = 6,12%

77

Chapitre 3 : étude de cas

ROI 2014 =

107751588,99 /

1224314223,94

=

8,80%

ROI 2015 =

198993525,08 /

1303987882,66

=

15,26%

Ce ratio est en évolution permanente, ce qui signifie que l'entreprise est en train, de trouver d'autres sources de financement, et que les investisseurs font confiance, au plan des affaires de l'entreprise, et qu'ils sont satisfaits de sa rentabilité.

Le graphe ci-dessous montre l'évolution de ROS, ROE, ROA et ROI :

30,00% 25,00% 20,00% 15,00% 10,00% 5,00% 0,00%

 
 
 
 

2013

2014

2015

ROS ROE ROA ROI

Figure 19 : l'évolution de ROS, ROE, ROA et ROI.

5-9/ Calcul du taux de marque (marge) TM : Taux de marque (marge) = marge brute / CA HT

TM 2013 =

262815553,59 /

1408931152,56

=

18,65%

TM 2014 =

333550770,82 /

1577041583,56

=

21,15%

TM 2015 =

431851558,41 /

1798583865,32

=

24,01%

5-10/ Calcul du taux d'intégration TI: TI = VA / CA HT

78

 
 

Chapitre 3 : étude de cas

TI 2013 =

246726977,87 /

1408931152,56

=

17,51%

TI 2014 =

300696366,92 /

1577041583,56

=

19,07%

TI 2015 =

397242201,96 /

1798583865,32

=

22,09%

La différence entre TM et TI, donne le pourcentage des charges externes (sous-traitance), par rapport au CA HT, qui s'élève a 1,14% pour l'année 2013 et 2,08% pour l'année 2014 et 1,92% ce qui reste minime, et n'influence surtout pas la rentabilité, vu qu'il a un impact très faible.

5-11/ Calcul de la marge d'exploitation ME: ME = EBE / CA HT

ME 2013 = 84141046,96 / 1408931152,56 = 5,97%

ME 2014 = 130260535,25 / 1577041583,56 = 8,26%

ME 2015 = 226521178,66 / 1798583865,32 = 12,59%

La marge d'exploitation, témoigne de la performance intrinsèque du cycle d'exploitation de l'entreprise, et la différence entre ME et TI, témoigne du poids des charges personnel, et des impôts sur la rentabilité de l'entreprise, avec les chiffres suivants : 11,54% pour 2013, 10,81% pour 2014 et 9,5% pour 2015, ce qui reste acceptable.

Le graphe ci-dessous montre l'évolution du TM, TI et ME :

Chapitre 3 : étude de cas

30,00% 25,00% 20,00% 15,00% 10,00% 5,00% 0,00%

 
 
 
 

2013

2014

2015

TM TI ME

79

Figure 20 : l'évolution du TM, TI et ME.

6/ Analyse fondamentale (Boursière) :

On suppose que l'entreprise, est cotée en bourse, avec une valeur nominale de l'action de 1000DA.

6-1/ Calcul du price earning ratio PER :

Méthode 1 : PER = capitalisation boursière / résultat net

PER 2013 =

372650000 /

68989802,03 = 5,40

PER 2014 =

372650000 /

107751588,99 =

3,46

PER 2015 =

372650000 /

198993525,08 =

1,87

Méthode 2 : PER = COURS / BPA

BPA = bénéfices / nombres d'actions

BPA 2013 = 68989802,03 / 372650 = 185,13 DA BPA 2014 = 107751588,99 / 372650 = 289,15 DA

80

Chapitre 3 : étude de cas

BPA 2015 = 198993525,08 / 372650 = 534 DA PER 2013 = 1000 / 185,13 = 5,40 PER 2014 = 1000 / 289,15 = 3,46 PER 2015 = 1000 / 534 = 1,87

La rentabilité par action de l'entreprise, ne cesse pas de s'améliorer passant de 185,13 DA à 534 DA, ce qui attire beaucoup plus d'investisseurs, et l'entreprise ne recourra pas à des dettes, et continue à avoir des charges financières nulles, ce qui permet de maximaliser sa rentabilité financière, et par la suite la rentabilité globale de l'entreprise, car il devient un levier de la performance.

Le graphe ci dessous montre l'évolution du PER:

3 2 1 0

6

5

4

PER

2013

2014

2015

Figure 21 : l'évolution du PER.

Le graphe ci dessous montre l'évolution du BPA:

Chapitre 3 : étude de cas

81

600 500 400 300 200 100

0

 
 
 
 
 
 
 
 
 

2013

2014

2015

 
 
 
 
 
 
 

BPA

Figure 22 : l'évolution du BPA.

7- L'analyse analytique de l'entreprise :

7-1/ Calcul du seuil de rentabilité :

Avant de calculer on doit classer les charges entre : charges fixes et variables

7-1-1- Les charges fixes (CF):

S'agissant, une partie fixes des charges personnel qui est de :

Charges personnel fixes 2013 : 161141701,9 - 8950152,30 = 152191549,6

Charges personnel fixes 2014 : 167547990,42 - 28702569,68 = 138845420,74

Charges personnel fixes 2015 = 165700330,75 - 34588598,98 = 131111731,77

S'agissant aussi des amortissements :

Amortissement 2013 : 74266219,06

Amortissement 2014 : 73485269,02

Amortissement 2015 : 76773543,76

Chapitre 3 : étude de cas

82

S'agissant aussi des charges externes CE, qui sont des conventions signées, avec la sous-

traitance concernant le transport:

CE 2013 : 16088575,72

CE 2014 : 32854403,90

CE 2015 : 34609356,45

Total CF 2013 : 152191549,6 + 74266219,06 + 16088575,72 = 242546344,38

Total CF 2014 : 138845420,74 + 73485269,02 + 32854403,90 = 245185093,66

Total CF 2015 : 131111731,77 + 76773543,76 + 34609356,45 = 242494631,98

7-1-2- Les charges variables CV:

S'agissant de la partie variable, des charges personnel qui est de :

Charges variables personnel 2013 : 8950152,30

Charges variables personnel 2014 : 28702569,68

Charges variables personnel 2015 : 34588598,98

S'agissant aussi, des achats consommés AC:

AC 2013 : 1387737180,56

AC 2014 : 1511487222,71

AC 2015 : 1675651731,37

S'agissant aussi des impôts, taxes et versement assimilées TAP:

TAP 2013 : 1444229,01

TAP 2014 : 2887841,25

TAP 2015 : 5020692,55

S'agissant aussi, des autres charges d'exploitation ACE:

ACE 2013 : 6148389,24

83

Chapitre 3 : étude de cas

ACE 2014 : 8176687,58

ACE 2015 : 17237659,76

S'agissant aussi, des impôts exigibles sur résultat d'exploitation IBS :

IBS 2013 : 4903712,85

IBS 2014 : 21843195,53

IBS 2015 : 48888685,19

Ne s'agissant pas, des impôts différés (variations) sur résultats courants (pour le long terme : investissement) :

Impôts différés (variations) sur résultats courants 2014 : 15489944,95

Impôts différés (variations) sur résultats courants 2015 : 2426695,89

Total CV 2013 : 8950152,30 + 1387737180,56 + 1444229,01 + 6148389,24 + 4903712,85 =

1409183663,96

Total CV 2014 : 28702569,68 + 1511487222,71 + 2887841,25 + 8176687,58 + 21843195,53 - 15489944,95 = 1557607571,8

Total CV 2015 : 34588598,98 + 1675651731,37 + 5020692,55 + 17237659,76 +48888685,19 - 2426695,89 = 1778960671,96

Tableau du résultat analytique pour 2013,2014 et 2015 se fera comme suit :

f

Montant 2013

% 2013

Montant 2014

% 2014

Montant 2015

% 2015

CA

1720719810,37

100

1910544254,45

100

2220448829,02

100

CV

1409183663,96

81,90

1557607571,8

81,53

1778960671,96

80,12

MCV

311536146,41

18,10

352936682,65

18,47

441488157,06

19,88

CF

242546344,38

14,10

245185093,66

12,83

242494631,98

10,92

RA

68989802,03

4,00

107751588,99

5,64

198993525,08

8,96

Unité : DZD

Tableau 19 : TCR de l'entreprise NADJAH SPA en 2013, 2014 et 2015.

Chapitre 3 : étude de cas

84

Supposons que, le P prix de vente est de 200 DA pour 2013, 206 DA pour 2014 et 212 pour 2015, cette augmentation est justifiée par l'inflation.

Le SR = Q SR x P

7-1-3- Calculons maintenant les Q quantités vendues : Q = CA / P

Q 2013

=

1720719810,37 /

200

=

8603599,05185 U

Q 2014

=

1910544254,45 /

206

=

9274486,672087379 U

Q 2015

=

2220448829,02 /

212

=

10473815,23122642 U

7-1-4- Calcul le CV U :

CV U qui est égal au CV / Q

CV U 2013 =

1409183663,96

/ 8603599,05185 = 163,79 DA

CV U 2014 =

1557607571,8 /

9274486,672087379 = 167,95 DA

CV U 2015 =

1778960671,96

/ 10473815,23122642 = 169,85 DA

7-1-5- Calculons maintenant QSR QSR qui est égal au CF / (P- CV U)

QSR 2013 =

242546344,38 /

(200

- 163,79)

=

6698324,893123447 U

QSR 2014 =

245185093,66 /

(206

- 167,95)

=

6443760,674375821 U

QSR 2015 =

242494631,98 /

(212

- 169,85)

=

5753134,803795967 U

Calculons maintenant, le SR qui est égal au QSR x P

SR 2013 =

6698324,893123447 x 200

=

1339664978,62 DA

SR 2014 =

6443760,674375821 x 206

=

1327414698,92 DA

SR 2015 =

5753134,803795967 x 212

=

1219664578,40 DA

Le tableau du SR, se fera comme suit :

85

Chapitre 3 : étude de cas

f

Montant 2013

% 2013

Montant 2014

% 2014

Montant 2015

% 2015

CA*

1339664978,62

100

1327414698,92

100

1219664578,40

100

CV

1097185617,49

81,90

1082241204,03

81,53

977195260,21

80,12

MCV

242479361,13

18,10

245173494,89

18,47

242469318,19

19,88

CF

242479361,13

18,10

245173494,89

18,47

242469318,19

19,88

RA

00

00

00

00

00

00

Unité : DZD

Tableau 20 : tableau du SR de l'entreprise NADJAH SPA en 2013, 2014 et 2015.

Le graphe ci-dessous, donne un récapitulatif du seuil de rentabilité, de l'entreprise durant les 3 dernières années :

1,6E+09 1,4E+09 1,2E+09 1E+09 80000000 60000000 40000000 20000000 0

 
 
 
 

2013

2014

2015

CA* CV MCV CF RA

Figure 23 : un récapitulatif du SR de l'entreprise durant les 3 dernières années.

7-1-6- Calcul le SR en nombre de jours :

SR 2013 =

(1339664978,62 x 360) /

1720719810,37

=

280,28 J

SR 2014 =

(1327414698,92 x 360) /

1910544254,45

=

250,12 J

Chapitre 3 : étude de cas

86

SR 2015 = (1219664578,40 x 360) / 2220448829,02 = 197,74 J

7-2/ Calcul de la marge de sécurité MS (marge de manoeuvre pour l'entreprise) :

MS 2013 :

360

- 280,28

=

79,72 J

MS 2014 :

360

- 250,12

=

109,88 J

MS 2015 :

360

- 197,74

=

162,26 J

Même avec plus de 197 J, c'est-à-dire 6 mois et 17 jours, on constate que, ce chiffre est un peu élevé, et à ne pas négliger que le seuil de rentabilité est en amélioration continue, ce qui diminue le risque, et augmente la rentabilité de l'entreprise ; et laisse plus de marge de sécurité de l'entreprise en cas d'imprévus.

C'est dans la période de la marge de sécurité, que l'activité de l'entreprise est rentable, et elle doit être améliorée, pour augmenter la rentabilité de l'entreprise, et éviter tous risques d'exploitation, surtout que l'entreprise a échappé, à peine de la perte vu qu'elle avait que 79 J pour faire les affaires, et d'avoir une activité rentable, heureusement que les choses ont évoluées, dans les deux année a venir c'est-à-dire en 2014 et 2015.

7-3/ Calcul les limites du SR :

QSR min, P min, CV U max et CF max

7-3-1- QSR min:

Le QSR nous l'avons déjà calculé :

QSR 2013 = 6698324,893123447 U

QSR 2014 = 6443760,674375821 U

QSR 2015 = 5753134,803795967 U

7-3-2- Le P min :

Le P min, a une relation directe avec le CA, avec une condition que le résultat soit égal à 0

Nous savons que : CA = CV (TCR) + MCV (Tableau seuil de rentabilité) puis,

P min = CA / Q

87

 
 

Chapitre 3 : étude de cas

P min 2013 =

(1409183663,96

+ 242479361,13)

/ 8603599,05185 = 191,97 DA

P min 2014 =

(1557607571,8 + 245173494,89) /

9274486,672087379 = 194,38 DA

P min 2015 =

(1778960671,96

+ 242469318,19)

/ 10473815,23122642 = 193 DA

7-3-3- Le CV U max :

CV = CA (TCR) - MCV (Tableau du seuil de rentabilité)

CV max 2013 = 1720719810,37 - 242479361,13 = 1478240449,24 DA CV U max 2013 = 1478240449,24 / 8603599,05185 = 171,82 DA CV max 2014 = 1910544254,45 - 245173494,89 = 1665370759,56 DA CV U max 2014 = 1665370759,56 / 9274486,672087379 = 179,56 DA CV max 2015 = 2220448829,02 - 242469318,19 = 1977979510,83 DA CV U max 2015 = 1977979510,83 / 10473815,23122642 = 188,85 DA 7-3-4- Le CF max :

Pour avoir un résultat égal a 0, les CF max doivent être égal a la MCV max, qui se trouve dans le TCR on aura donc :

CF max 2013 = MCV 2013 (TCR) = 311536146,41 DA CF max 2014 = MCV 2014 (TCR) = 352936682,65 DA CF max 2015 = MCV 2015 (TCR) = 441488157,06 DA

Pour que l'activité de l'entreprise soit rentable, l'entreprise ne doit pas, franchir ces limites c'est-à-dire ne pas avoir un CV U et un CF max, en dessus aux données déjà calculées, et ne pas produire ou de vendre, au dessous des données déjà calculées toujours.

Nous avons vu dans cette étude de cas que, l'entreprise avait une perte sur l'exercice de 2012 de plus de 50 millions de DA, et grâce à l'étude de marché, que l'entreprise a demandée, ce

88

Chapitre 3 : étude de cas

chiffre a augmenté de plus de 238%, donc demander de l'aide avant qu'il soit trop tard, ça fait partie de la performance de l'entreprise. Tous les chiffres de l'entreprise, pour ces trois années annoncent des progressions permanentes CA, Résultat et Patrimoine, cela explique que l'entreprise a tiré une grande leçon de l'exercice de 2012, et avec l'expérience maintenant elle gère bien son cycle d'exploitation, ce dernier enregistre un BFR négatif (RFR) qui est une ressource financière pour l'entreprise, et elle améliore la trésorerie de l'entreprise.

Toutes les rentabilités : commerciale, financière, économique et même le retour sur investissement, taux de marge, taux d'intégration, la marge d'exploitation, PER et BPA sont tous en progression, cela signifie que l'entreprise est devenue, très concurrentielle sur son marché, et surtout que les charges financières, qui sont nulles ca a permet de ne pas avoir des dépenses, qui amoindrissent la rentabilité de l'entreprise.

Le seuil de rentabilité pour l'entreprise, est en amélioration vu que, le nombre de jours ne cesse de reculer, passant de 280 J a 197 J, ce qui laisse une marge de sécurité, en croissance pour l'entreprise passant de 79 J seulement à plus de 162 J, pour faire les affaires, ce qui explique l'augmentation, de la rentabilité de l'entreprise passant de, 68 millions de DA en 2013 à plus de 198 millions de DA en 2015, et si l'entreprise veut maximaliser sa rentabilité, elle doit encore maitriser ce risque d'exploitation, en réduisant au maximum ses charges fixes, pour avoir un délais du SR plus proche.

Conclusion :

89

Conclusion

Nous avons vu, qu'il faut bien maitriser le risque, c'est un événement indésirable qui vient de déstabiliser une situation espérée dans le futur, ce risque est représenté par le seuil de rentabilité pour avoir une rentabilité meilleure, cette dernier est l'aptitude pour l'entreprise à réaliser un résultat, cette rentabilité à trois formes : rentabilité commerciale, économique et financière.

Nous avons vu que l'entreprise est une entité juridico-économique très organisée, qui utilise le travail des autrui, dans un but d'être rentable, et que les états financiers sont : le bilan qui est une photographie instantanée du patrimoine de l'entreprise, ce dernier est composée de l'actif, tout élément du patrimoine qui a une valeur positive pour l'entreprise, et le passif, tout élément du patrimoine qui a une valeur négatif pour l'entreprise.

Les états financiers ne sont pas composés seulement du bilan, aussi le compte de résultat qui est un film (un document dynamique instantané), qui indique la performance de l'entreprise et qui complète le bilan.

Nous avons vu aussi qu'il existe plusieurs concepts proches de la rentabilité tels que : la solvabilité, la liquidité, la productivité, l'efficacité, l'efficience, la flexibilité, l'élasticité et la viabilité, qui se trouvent souvent confondus.

Le bilan fonctionnel est un bilan de structure, qui permet à l'entreprise de respecter un certain équilibre financier, pour assurer sa sérénité financière, et que la rentabilité a une relation directe avec le bilan, via les fonds propres qui viennent pour renforcer le FDR.

Les soldes intermédiaires de gestion, permettent de nous donner le détail de la composition du résultat, qui sont des éléments très essentiels, pour analyse les anomalies financières, au sein de chaque entreprise.

L'entreprise peut augmenter sa rentabilité globale, en s'appuyant sur le levier financier, qui nous permet de gagner plus avec un risque faible, ce risque est pris par la banque, aussi une bonne gestion du portefeuille, composé d'actifs financiers diversifiés (leviers sur les opérations boursières), qui nous permet d'offrir plus de produits financiers à l'entreprise, et par la suite avoir une rentabilité meilleure. C'est un indicateur d'une intelligence financière particulière pour l'entreprise,

90

Conclusion

La rentabilité est un levier principal de la performance, qui permet d'assurer la croissance de l'entreprise, la solvabilité, la liquidité et améliorer le climat social, qui pousse les employés à devenir très efficaces et améliorer leur productivité.

La rentabilité aussi a un but stratégique : créer des barrières à l'entrée par les résultats dégagés, en faisant des investissements qui permettent d'augmenter l'économie d'échelle de l'entreprise, et lui permettre de devenir très compétitive dans le marché.

Et si l'entreprises a une aversion au risque, cela ne l'empêche pas de faire des placements financiers sous d'autres formes, en s'acquittant des valeurs refuges telles que : l'or, les pierres précieuse et les oeuvres d'art, dans le but de gagner des marges, si l'entreprise décide de les vendre, surtout que le prix de ces biens, ne cessent pas d'augmenter sur les marchés internationaux.

Toutes entreprises doivent s'adapter aux mutations financières de son environnement, l'organigramme des entreprises ne cesse pas de changer à chaque fois, par exemple : les entreprises d'aujourd'hui cherchent à basculer vers la digitalisation, qui permet de gagner le coût et le temps, et dans les anciennes entreprises, on ne trouvait pas dans l'organigramme, une direction qui s'occupe du risque management, qui a une ampleur très importante aujourd'hui.

L'impact de la gestion du portefeuille sur la rentabilité de l'entreprise, mérite des travaux de recherches ultérieurs, c'est pour cela on pose la question suivante : est ce que les entreprises peuvent intégrer dans leur organigramme, une nouvelle fonction de la gestion du portefeuille, ou un spécialiste des marchés financiers, comme l'introduction de la notion de la gestion du risque, ou bien recruter des traders sur le marché financier qui travaillent directement pour le compte de l'entreprise ??

Ce modeste travail de recherche peut être, une référence pour chaque chercheur, qui souhaite améliorer les pistes déjà évoquées, et pourquoi ne pas répondre à la question précédente.







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