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Efficacité et efficience du contentieux fiscal en R.D. Congo.

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par Yannick NLUNGU KWETA
National school of financial. - Certificat  2015
  

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§4. CONSIDERATIONS PERSONNELLES

Nous pensons humblement que :

La justice traite des affaires fiscales comme si elles étaient des nouvelles affaires, alors qu'il n'en est pas le cas. L'administration fiscale en matière de contentieux doit être considérée comme un « premier degré de juridiction ». C'est-à-dire que les juges sont sensés contrôler la décision de l'administration et ne doivent en aucun cas considérer l'administration comme partie au procès, pour dire qu'il existe deux parties qui s'opposent et commencer à examiner l'affaire sur base d'un nouveau plaidoyer. C'est pourquoi il est dit qu'il faut au préalable une décision administrative avant de porter une affaire au niveau judiciaire, (à moins qu'il s'agisse d'un contentieux de recouvrement où l'on conteste la validité et la forme des actes de poursuites). Et la même il y a un problème de compétence qu'il faut définir.

Mais quand il s'agit d'examiner le fond, on ne peut pas considérer l'administration comme une partie, car le contribuable conteste la décision de l'administration. Et la justice doit voir si cette décision est bien motivée en droit, (quelles sont les dispositions légales que l'administration doit utiliser etc...) et si l'administration n'a violé aucune disposition légale, les juges devraient confirmer la décision prise au « premier degré ».

Mais il est fort regrettable de constater que les juges traitent les affaires fiscales comme des nouvelles affaires par l'ouverture d'un nouveau procès ou l'administration comparait comme partie et doit plaider comme dans une procédure civile. Cette situation est dangereuse et aberrent car un contribuable qui, en phase administrative, n'était pas en mesure de produire certains documents demandés par les instructeurs et qui serait condamné pour défaut de production de preuve dans le délai etc... si un juge commettait l'erreur de rouvrir un nouveau procès donnant ainsi l'opportunité à ce contribuable de se fabriquer par la suite la preuve, conduira les affaires dans le sens de la condamnation de l'administration. Mais le juge qui considérerait la décision de l'administration comme une décision de premier degré, confirmerait la décision de celle-ci car dite en droit.

Il y a donc une confusion dans le chef des juges entre les affaires fiscales et les affaires du droit commun. Les juges judiciaires appliquent donc la procédure du droit commun sur des matières spéciales telles que les affaires fiscales qui sont purement administratives qui disposent d'une procédure spéciale. C'est donc la procédure administrative qui devrait être appliquée en matière fiscale quand bien même que les tribunaux administratifs ne sont pas encore opérationnels mais la procédure peut être respectée

Qu'à cela ne tienne, on observe plusieurs « glissements » ou un contribuable conteste les actes de poursuite et les juges annulent les impositions. C'est-à-dire qu'on passe d'un contentieux de recouvrement à un contentieux d'assiette dans une même cour sans se poser la question de la compétence de la cour

Souvent les juges prennent des décisions avant dire droit, nous n'avons trouvé aucune justification de cela et nous pensons que c'est juste pour bloquer l'action du receveur en suspendant tout recouvrement d'impôt alors qu'ils devraient directement se prononcer sur la légalité des actes du receveur ou des impositions

Aussi le cas où l'administration poursuit un opérateur pour le recouvrement des facteurs dus aux entreprises publiques et c... ces droits n'étant pas établis par le fisc, il faut une procédure spéciale car en cas de contestation, le fisc n'aura pas d'avis à émettre et c...

Enfin certaines affaires perdues par l'administration fiscale sont liées au fait que le cabinet d'avocat représentant la DGI, brille souvent par des absences dans certains procès pourtant prenables par le fisc, soit qu'il transmet des documents, pourtant très déterminant pour l'issue du procès, très tardivement.

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry