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Rites traditionnels en pays Degah. Regard anthropologique sur le Gbonno dans le village de Motiamo.

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par Maliret KOUAKOU
INSTITUT NATIONAL SUPERIEUR DES ARTS ET DE L'ACTION CULTURELLE (INSAAC) - Master professionnel 2015
  

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INTRODUCTION

I- CONTEXTEGENERALET JUSTIFICATION DU CHOIX DU SUJET

1. Contexte général de la recherche

Toute société humaine trouve son dynamisme dans l'originalité de sa tradition et la vivacité de son patrimoine culturel. Le peuple Dègah de Côte d'Ivoire ne fait pas exception à cette évidence. En effet, bien que parfois assimilé aux Abron et aux Koulango, ce peupleprésentediverses formes d'expressions culturelles qui lui confèrent une culture identitaire. Par ailleurs, en dépit des mutations culturelles auxquelles elle s'est heurtée dans son parcours migratoire qui l'a conduit à s'installer définitivement en Côte d'Ivoire après un séjour rythmé de conflits au Ghana en provenance de l'actuel Burkina Faso, et malgré les influences de son environnement social, cette minorité ethnique isolée dans le département de Bondoukou s'est toujours voulue conservatrice. Au nombre de ses coutumes contemporaines héritées du passé, l'on a les rites funéraires annuels et la fête du nouvel an. Contrairement à la majorité des sociétés ivoiriennes, le mode d'organisation des rites funéraires prendune autre forme chez les Dègah. Ce peuple a également la singularité de continuer à retrouver ses repères temporels selon un calendrier traditionnel couronné par des célébrations rituelles et festives pour marquer la transition d'une année à une autre. Dans le village de Motiamo particulièrement, ces deux (2) célébrations couplées donnent lieu à une manifestation culturelle annuelle dénommée « Gbônnô ». C'est sur cet évènement que nous avons choisi de jeter un regard anthropologique, pour en comprendre le sens et l'intérêt à l'ère de la tendanceglobale vers le modernisme.

2. Justification du choix du sujet

La présente étude portant sur les rites traditionnels en pays Dègah trouve son fondement dans le double caractère de minorité ethnique que constitue le peuple Dègah, mais doté cependant d'une riche culture identitaire qui le distingue. Sur cette base, deux (2) raisons fondamentales justifient le choix de cette réflexion.

Au plan personnel, en choisissant particulièrement de jeter un regard sur le Gbônnô, nous entendons renforcer nos connaissances personnelles sur notre propre histoire et notre culture pour savoir la transmettreaux générations futures, mais également promouvoir l'évènement et en faire un facteur de perpétuation de l'identité du peuple Dègah. Aussi, avons-nous été particulièrement sensible au mode d'organisation des rites funéraires, couronnés notamment par des rituels d'accompagnement définitif des morts et débouchant sur la fête du nouvel an. Pour nous, il est important de savoir pourquoi les funérailles ne se font pas une seule fois comme ailleurs et quel est le sens de cette tradition.

Sur le plan scientifique, deux (2) réalités essentielles nous confortent dans le choix de ce sujet. Il y'a d'abord le manque d'écrits sur les rites traditionnels Dègah. De fait, l'on est resté jusque-là dans les témoignages empiriques s'agissant de la transmission de la tradition Dègah. Il faut constater ensuite l'impact de l'environnement social sur la célébration, notamment l'influence des religions révélées avec leurs principes quelques fois aux antipodes des pratiques traditionnelles; ce qui constitue une menace sur la perpétuation de l'évènement. En entreprenantdonc cette étude, il est questionpour nous, conformément à l'article 89 de la loi N0 2014 - 425 du 14 juillet 2014 portant politique culturelle nationale, de contribuer à la sauvegarde de l'évènement au regard de sa valeur identitaire pour le village de Motiamo.

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