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Financement de l'economie et transformation structurelle dans la zone franc africaine


par Michael Beranger DOKA DAFIRE
Université Yaoundé 2 - Master 2 2018
  

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CONCLUSION

L'objectif de ce chapitre est d'analyser l'effet du financement de l'économie sur la transformation structurelle en zone franc Africaine à travers la modélisation du modèle ARDL en panel. Les résultats du modèle économétrique indiquent que toutes les variables ne sont pas stationnaires au seuil de 1% et 10% et présentent l'existence d'une relation de Co intégration entre les différentes variables. Pesaran et al. (2001) nous a amené à conclure sur l'existence d'une relation de Co-intégration entre les variables, grâce à un test aux bornes, nous constatons que la statistique de Fisher (17.92472 et 11.48626) sont supérieure au borne supérieure pour les différents seuils de significativité.

CONCLUSION GENERALE

L'objectif de ce travail est d'analyser l'effet du financement de l'économie sur la diversification des exportations en Zone Franc Africaineet d'analyser l'effet du financement de l'économie sur l'industrialisation en Zone Franc Africaine.

Notre hypothèse stipule que le financement de l'économie stimule positivement la transformation structurelle en zone franc Africaine.

Le financement de l'économie et transformation structurelle a été débattue par les économistes au début des années 1980. L'étude des transformations structurelles a été au fondement des tous premiers travaux d'économie du développement, qu'il s'agisse des conditions de transfert du surplus de main d'oeuvre d'un secteur traditionnel vers un secteur moderne (Lewis, 1954) ou des déterminants spécifiques des trajectoires d'industrialisation et de modernisation économique de long terme dans les pays en retard de développement (Chenery et Taylor, 1968 ; Kuznets,1966).

Les définition diffèrent selon les auteurs, y'a ceux qui soutiennent que la transformation structurelle représente une source importante de la croissance économique a été initialement développée par Lewis (1954)et ceux qui pensent que la transformation structurelle est un risque étant d'avoir un changement de structure de la population active avec une détérioration des revenus des travailleurs qui ont migré vers le secteur où ils sont moins productifs Rogerson (2007). Kuznets (1966) définit la transformation structurelle comme la réaffectation de l'activité économique dans trois grands secteurs (agriculture, fabrication et services) qui accompagne le processus de croissance économique moderne. Elle se mesure par la diversification des exportations, la sophistication des exportations et l'industrialisation. Le rapport de l'ACET (2017) propose d'autres indicateurs qui sont :

Pour examiner l'effet du financement de l'économie sur la transformation structurelle en zone Franc Africaine de 1995-2017, nous nous sommes inspirés du modèle de Dermechi et Zakane (2017). La méthodologie de modélisation économétrique adoptée est celle de l'approche du modèle ARDL en panel, développée par Pesaran et al. (2001).

Nous avons estimes nos équations dans l'ensemble (Zone Franc Africaine) et nous avons aussi estimé les équations par sous-zone.Nos résultats montrent que les crédits bancaires privés alloués au secteur privé à court terme, à un effet négatif sur la valeur ajoutée du secteur manufacturier. Ainsi l'impact du crédit bancaire sur le secteurmanufacturier n'est pas uniforme dans la durée. Deux enseignements peuvent être tirésde ce résultat. Premièrement, les crédits bancaires de court terme ne sont pas favorablesà l'industrialisation. Deuxièmement, ce résultat pourrait être expliquépar le coût du crédit qui limite l'accessibilité à la finance des PME et PMI, qui constituel'essentiel du tissu industriel. Cela confirme les prédictions théoriques Rajan et Zingales(1988). Ils soutiennent que lorsqu'un pays est caractérisé par un système financier noncompétitif dans lequel les banques payent un intérêt faible sur les dépôts et facturent destaux élevés sur les prêts, le crédit sera limité et l'industrie devient non compétitive.D'ailleurs, plusieurs études microéconomiques ont révélé que l'accès au financement estl'une des principales contraintes des entreprises manufacturières des pays africains (Bigsten, 2004 ; Kiendrebeogo, 2014 ; Lo, 2016).

Par ailleurs, la dynamique de l'industrialisation est quasi insensible sur l'agrégat monétaire (M2).En outre, dans la Zone Franc, la dynamique du secteur manufacturier reste insensible sur l'agrégat monétaire M2 et l'inflation. Cela pourrait s'expliquer parl'endogénéité de l'offre de monnaie (Goux, 2008). En effet, ces résultats confirment l'idéed'une dépendance des industries manufacturières sur le crédit bancaire plutôt que sur laquantité de monnaie en circulation. Ils corroborent ainsi les résultats Kim et al. (2016), quisoutiennent que le développement financier, par le canal du crédit bancaire, favorise unecroissance rapide des secteurs industriels composés de petites et moyennes entreprisesdans les économies ou la structure du système finance repose plus sur les banques que surles marchés financiers. Un résultat intéressant est également noté sur l'ouverture commerciale, celle-ci n'est pas favorable au développement du secteur manufacturier.Les résultats suggèrent que le secteur financier des pays africains de la zone Franc esttoujours peu profond pour impulser un développement industriel et la diversification des exportations, malgré les importantesréformes dont il a fait objet. Aussi, l'insensibilité du secteur manufacturier surl'agrégat monétaire (M2) révèle que la sphère financière n'a pas encore atteint la taillemaximale par rapport à la sphère réelle pour favoriser la transformation structurelle de la zone Franc. Le secteur des services est aussi favorable à l'industrialisation. Ce résultat pourrait être expliqué par l'importance des services dans l'économie de de la Zone Franc Africaine. Selon le rapport de la CNUCED (2015), ils jouent un rôle fondamental dans le processus de transformation structurelle des pays de la Zone.

Par exemple les sous-secteurs de services dynamiques comme les télécommunications, la
logistique, la distribution sont profitables au développement du secteur manufacturier
des pays africains.

Ainsi, pour permettre au secteur financier de jouer pleinement son rôledans le processus de transformation structurelle, il est nécessaire de  formuler les recommandations depolitiques économiques suivantes :

v Mettre plus l'accent surl'accessibilité des entreprises aux crédits à long terme pour développer le secteur. Ensuite ;

v développer les marchésfinanciers de la zone-Franc pour donner aux entreprises d'autres alternatives definancement de leurs activités.

Nous recommandons le développement du marché financier et l'accès des entreprises aux crédits dans les deux Zone et le développementde l'agriculture dans la Zone UEMOA.

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