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La carte mentale, un outil d'aide psychopédagogique pour le conseiller d'orientation psychologue auprès des élèves de troisième en difficulté d'apprentissage au collège Raymond Boukat


par Viannez MIKOLO MOUKOUANGUI
École Normale Supérieure de Libreville  - Master Professionnel en Conseiller d'Orientation-Psychologue 2019
  

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CHAPITRE VI : DISCUSSION, DIFFICULTES, LIMITES, PERSPECTIVES ET

SUGGESTIONS

Ce chapitre a pour but de présenter dans un premier ordre, la discussion des résultats qui abordera la mise en lien avec les recherches antérieures, les difficultés, les limites de l'étude et les perspectives ; et dans un second ordre, il met en relief quelques suggestions.

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VI.1. Discussion

Ce projet a été réalisé dans le but de montrer l'importance de l'usage de la carte mentale dans le cadre d'une aide psychopédagogique des COP auprès des élèves en difficulté d'apprentissage scolaire. En effet, comme évoqué précédemment, il existe présentement peu de recension majeure d'écrits qui se soient attachés à réfléchir sur l'utilisation de la carte heuristique dans un contexte éducatif, et plus précisément dans le cadre professionnel des COP gabonais. L'intérêt de ce projet était donc en quelque sorte de combler ce manque, en mettant néanmoins l'accent sur les élèves du secondaire en difficulté d'apprentissage, et en vérifiant ainsi si les assertions sur les bénéfices de la carte heuristique pour l'apprentissage pouvaient s'appliquer au contexte scolaire qui est le nôtre.

A l'avenir, la formation consistera à montrer aux lèves comment apprendre en utilisant des stratégies cognitives et des techniques d'apprentissages spécialisées comme la carte mentale (Gross, 1992, in Williams, 1999). L'hypothèse générale qui se dégage révèle que l'aide aux apprentissages des élèves en difficulté est liée aux types d'outils mobilisés par le CO-P. Et plus spécifiquement dans un premier temps, la carte mentale favorise chez les élèves le rappel des informations essentielles mémorisées dans un cours, dans un second moment la carte facilite chez ces élèves l'organisation hiérarchique des idées sur un cours, dans un troisième temps enfin l'utilisation de la carte mentale est liée aux styles d'apprentissage des élèves.

Au terme de cette étude, la vérification de la première hypothèse spécifique concernant les avantages de la carte mentale quant au rappel des informations mémorisées montre que les cartes des élèves ne disposent pas en général de la totalité des principaux concepts contenus dans la carte de référence. Toutefois, on peut noter des progressions et des écarts entre les deux réalisations des élèves. Nous observons que plus les participants ont eu recours à la carte mentale mieux ils améliorent le rappel des items. Ces résultats rejoignent ceux de Farrand, Hussain et Henriessy (2002). En effet, les résultats de leur étude révèlent que les participants du groupe expérimental ont mieux rappelé les items corrects du texte qui leur avait été présenté comparativement à ceux du groupe contrôle. Cette étude montre l'efficacité de la carte heuristique comme stratégie d'apprentissage pour du matériel écrit. Elle a permis, en ce sens, aux apprenants de mieux rappeler les informations. Cependant, d'autres résultats s'opposant aux nôtres montrent que les élèves du groupe qui avait utilisé la carte mentale n'ont pas rappelé plus d'informations que ceux du groupe qui n'en avait pas fait usage, alors que la carte heuristique est censée favoriser un meilleur rappel de l'information (Wang, 2006, in Assenarre,

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2009). Notre intervention dans le cadre de ce travail a permis, contrairement à Wang (2006), aux élèves de rappeler un grand nombre de concepts clés du cours.

Les résultats concernant la proposition selon laquelle la carte mentale aiderait à hiérarchiser les idées sur un cours sont, quant à eux, favorables à la deuxième hypothèse opérationnelle qui prévoit que « l'utilisation de la carte mentale chez les élèves en difficulté d'apprentissage favorise la hiérarchisation des idées du cours ». Les deuxièmes cartes des élèves ont montré que les élèves avaient dans l'ensemble structuré leurs concepts clés de façon similaire à celle de la carte de référence. Ces résultats vont dans le même sens que ceux de Courtois (2017) et Nikolic (2014). La première auteure observe à l'issu de son étude que « les enfants semblent avoir un bon niveau de maîtrise en raison de la proximité de leurs niveaux d'avec ceux de la carte de référence qui en possède 5 niveaux ». Ils ont à cet effet mieux organisé leurs idées tel qu'attendu par l'auteure. Et le second auteur reconnait que la carte mentale parait « plus appréciée et mieux accueillie par les étudiants qui arrivent à mieux organiser leurs idées et à produire des textes cohérents ?...? » La carte mentale représente un dispositif favorable à la réussite des élèves. Obtenant des résultats similaires aux nôtres, Tallab (2018) observe que la carte heuristique est un outil qui aide les apprenants à structurer leur texte et à enchainer leurs idées. A partir de la carte mentale, la hiérarchisation des idées devient un facteur primordial pour bien mémoriser des informations (Bower, Clark et Winzer, 1969, in Courtois, 2017).

D'après Regnard (2010), la carte mentale ne doit pas être imposée à tous types d'individus. Elle serait plus productive chez certains types d'individus que chez d'autres. Ce raisonnement soutenu par un bon nombre d'auteurs nous a conduits à tenir compte des styles d'apprentissage des élèves qui sont des caractéristiques individuelles qui distinguent chez les individus leurs manières de traiter l'information (Lévy-Leboyer, 2004).

Nous avons à cet effet formulé l'hypothèse selon laquelle « l'utilisation de la carte mentale est liée aux styles d'apprentissage des élèves ». Les résultats obtenus montrent qu'aucun style n'a utilisé la carte mentale de façon significativement différente aux autres styles. Il apparaît que les scores de chaque style ne sont pas suffisamment éloignés de ceux des autres. Nous ne saurons affirmer que tel style a rappelé ou organisé les informations d'une manière plus importante que les autres styles. Cette observation est identique à celle de Williams (1999) qui a constaté que même si la carte mentale reste une technique efficace, elle n'est influencée ni par la latéralité hémisphérique dominante, ni par le style d'apprentissage. Ce qui ne signifie pas qu'on devrait minimiser l'importance des styles d'apprentissage car tout

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pourrait être fonction du contexte. Des études ont montré que « l'effectivité des stratégies des apprenants dépend du contexte d'apprentissage et des caractéristiques propres de l'élève4 » (Pask, 1988 in Williams, 1999). En effet, il peut arriver dans certains contextes ou conditions que l'apprenant puisse se retrouver confronter à un cours qui impose des méthodes d'apprentissage autres que celles qu'il préfère, alors il peut être amené à changer ou adapter son style préféré (Torrance & Ball, 1978, in Williams, 1999).

Aucun travail, cependant, n'a établi le lien entre styles d'apprentissage et utilisation de la carte mentale. Hijazi (2014), fait état dans son étude des styles d'apprentissage dominants chez les participantes plutôt que de décrire le rapport entre ces derniers et les résultats des cartes. Chartier (2003), lui, reconnaît qu'il est important de tenir compte des styles d'apprentissage. Identifier les styles d'apprentissage contribue à la reconstruction, la conception du curriculum et la sélection des contenus, des expériences, des méthodes d'enseignement et des outils en fonction de la diversité des différents styles d'apprentissage des apprenants (Tlavha et Zglul, 2009, in Hijazi, 2014).

Les résultats issus du questionnaire montrent que la carte mentale est malgré tout bien perçue par les élèves au regard de l'importance qu'ils lui accordent. Le grand nombre reconnait du moins qu'elle est utile dans leurs apprentissages et qu'elle leur a permis d'apprendre quelque chose de nouveau. Ces résultats sur l'image positive de la carte mentale qui s'est construite chez les élèves après l'avoir utilisée rencontrent ceux de certains auteurs. Ainsi, convoqués par Assenare (2009), Goodnough et Woods (2002) découvrent au terme de leur étude que la carte heuristique est vue, par la majorité des élèves, comme «un outil plaisant, amusant et intéressant; comme ayant différentes finalités possibles pour les sciences ; la carte heuristique est préférée en activité individuelle plutôt qu'en activité collective par la majorité des élèves ; et enfin, la carte heuristique est vue, par la majorité d'élèves, comme permettant d'améliorer l'apprentissage de différentes façons (augmentation de l'attention, meilleure organisation de la pensée et des idées, mémorisation plus efficace, etc.) ». Ces derniers montrent enfin que les élèves ont apprécié d'utiliser cette méthode. Elle est une stratégie qui procure du plaisir (Treviño, 2006, in Assenarre, 2009).

Cependant, certains auteurs ont montré dans leurs travaux que les élèves ont eu une perception négative de la carte mentale. En effet, Farrand et al. (2002) ont observé que le niveau de motivation de leur groupe « MM » (Mind Maps) était moins élevée que celle du groupe

4 Traduction personnelle de la version originale en anglais suivante : « the effectiveness of learners' strategies depends on the context of learning and on the learner's own characteristics », Page 107.

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témoin. Certains participants ont évoqué que la carte mentale était un outil difficile d'accès, peu efficace et ne favorisant pas la motivation (Peterson & Snyder, 1998, in Assenarre, 2009).

Finalement, même si la présente recherche n'avait pas pour objectif d'étudier explicitement les conséquences de l'utilisation de la carte mentale par les élèves en difficultés sur leurs résultats scolaires, nous avons observé que la majorité des élèves de notre étude a obtenu le Brevet d'Etudes du Premier Cycle (B.E.P.C.) et que l'ensemble avait également amélioré leurs résultats du troisième trimestre (annexe 11). C'est dire que la schématisation peut avoir des impacts positifs sur la performance des apprenants (Nze, 2016). La carte mentale est un indicateur d'apprentissage (Mbengone Ekouma, 2016b) et est capable d'impacter positivement les résultats scolaires (Akinoglu & Yasar, 2007, in Assenarre, 2009). Cela témoignerait des bénéfices de notre intervention. Il est souhaitable qu'à l'issu de l'enseignement d'une nouvelle technique aux élèves on observe des résultats positifs car l'application d'une stratégie qui n'entraîne pas une meilleure performance est nommée par Miller (1990) (Miller, 1990, in Bosson, 2008) déficit d'utilisation. Ainsi, au-delà des observations ci-dessus la carte mentale se révèle porteuse sur le rendement des apprenants.

L'ensemble des travaux cités en revue ont montré de façon générale que la carte mentale était d'un apport considérable dans les apprentissages et qu'elle se présente comme un outil qui peut contribuer à prendre en charge certaines difficultés auxquelles font face les élèves. L'absence d'une large littérature conséquente sur la question au Gabon a contribué à rendre la tâche complexe. Notre étude est alors la première du genre qui s'est investie à comprendre dans quelle mesure cet outil peut être d'une utilité au Conseiller d'Orientation Scolaire et Professionnelle. Pour cela, nous avons tenu compte de l'aspect style d'apprentissage pour apprécier l'effet de l'un sur l'autre et des résultats d'entretiens au service de psychologie. En effet, au cours d'un processus d'aide aux élèves présentant des difficultés d'apprentissage scolaire la diversification des outils d'intervention par le psychopédagogue se révèle d'une importance capitale. Ainsi, il est nécessaire de combiner divers instruments de mesure afin d'évaluer de manière fidèle les effets d'une intervention (Bosson, 2008).

En outre, le cadre empirique de ce travail tout comme la population ciblée ont peu fait l'objet d'une étude de cette nature. La démarche que nous avons utilisée se distingue de celle en cours dans de nombreux travaux en ce qu'elle évalue les sujets sur deux réalisations portant sur le même cours. Si la première nous a permis d'apprécier le niveau de connaissance des élèves sur la question, la deuxième a permis de voir si l'utilisation de la carte mentale a permis aux élèves de mobiliser les savoirs qui étaient enfouis dans leur mémoire et qui n'a pas figuré

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dans les premières réalisations. Ces observations sont constitutives de l'originalité de notre étude.

Nous avons inscrit notre travail dans une perspective socioconstructiviste. Cette approche tente de rendre compte des processus d'apprentissage. Elle se démarque du constructivisme en ce qu'elle rejette l'idée de la centration totale sur l'individu dans le processus de construction de ses connaissances. En effet, cette approche soutient la contribution de l'environnement social des individus dans les apprentissages. Par l'intervention d'une personne âgée ou plus expérimentée l'enfant s'inscrit dans un processus de co-construction des connaissances et bénéficie au cours de ce qu'on appelle un « conflit sociocognitif », d'un nouvel équilibre auquel il ne serait pas parvenu sans l'intervention de cette personne.

Cet axe théorique place au centre de ses analyses le concept de zone proximale de développement5 que nous avons défini plus haut. L'éducateur doit pouvoir faciliter les apprentissages des élèves en les dotant d'outils et méthodes adaptés à leurs besoins. C'était en effet notre souci dans la présente étude : celui de fournir aux apprenants un outil innovant devant les aider à mieux organiser, retenir et résumer leurs connaissances sur un cours de sciences physiques. Nous avons tenté d'aider les élèves à mieux structurer leurs connaissances et d'améliorer leur capacité à restituer l'information retenue au cours de sciences physiques. Le socioconstructivisme précise le rôle primordial de l'éducateur dans le processus d'apprentissage chez un individu et pour cela les enseignants gagneraient à varier leurs pratiques pédagogiques en intégrant certains nouveaux outils en complément à leurs styles d'enseignement.

L'approche théorique que nous avons retenue propose que l'intervention de l'adulte dans les apprentissages des élèves doit permettre à ces derniers de quitter d'un niveau de connaissance à un autre. En effet, dans la pratique il a été question dans cette étude de faciliter l'acquisition par les élèves d'une nouvelle méthode d'apprentissage en les accompagnant, les orientant et leur indiquant le canevas pour mieux s'approprier l'outil et les rendre indépendants au cours des futures réalisations des cartes mentales. Aussi cette perspective a permis de nous interroger sur les retombées de notre intervention quant à l'outil mis en place dans le processus d'accompagnement psychopédagogique dans lequel les élèves et le chercheur étaient engagés. On peut retenir que notre intervention a eu un impact sur la motivation et les apprentissages des

5 Ce concept a été développé dans la perspective socioconstructiviste qui montre qu'il existe une relation étroite entre le développement et les possibilités d'apprentissage. La zone proximale de développement est l'écart entre des situations d'apprentissage où l'enfant est capable d'apprendre de lui-même et celles où il est capable d'apprendre par la médiation d'un adulte ou des paires.

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élèves. La nature des informations contenues dans les différentes cartes justifie l'avantage du recours à la carte heuristique dans les apprentissages. Les résultats du questionnaire passé aux élèves révèlent que les élèves ont gardé une image positive de la carte mentale : elle leur a paru comme une méthode favorable pour diverses raisons (révision, résumé, etc.) et semble, d'après ses derniers, leur avoir apporté des choses nouvelles. D'autres résultats ont montré que ces élèves ont obtenu dans leur majorité des résultats favorables à l'examen de B.E.P.C (Brevet d'Etudes du Premier Cycle) et ont amélioré leurs moyennes au dernier trimestre. L'aide psychopédagogique qui leur a été apportée semble être efficace tandis qu'aucun des travaux antérieurs que nous avons consultés n'a abordé cet aspect du point de vue de la qualité de l'intervention d'un enseignant spécialisé vers des élèves en difficulté scolaire.

Au regard de ce qui précède, notre hypothèse générale semble être partiellement confirmée. La littérature antérieure soutient en effet que la carte mentale a des vertus dans les apprentissages des élèves et qu'elle se propose d'être une stratégie d'apprentissage efficace. C'est une idée que nous partagions au départ de ce projet. Les résultats obtenus sont loin d'être négatifs. La carte mentale est alors d'une nécessité dans les différentes pratiques des COP en termes d'aide psychopédagogique.

Par ailleurs, il est important de rester prudent dans l'interprétation des résultats ci-dessus. Cette réserve peut être liée à plusieurs facteurs ou biais qui ont impacté cette étude et qu'il importe de signifier dans les lignes suivantes.

VI.1.1. Difficultés et limites de l'étude

Les résultats de l'étude qui vient d'être menée montrent dans une certaine mesure la validité de certaines de nos hypothèses de travail. Toutefois, la faiblesse de l'importance des écarts entre les résultats des différentes évaluations nous laisse dans une impasse quant à l'affirmation de la confirmation de notre hypothèse générale. Cette situation est liée aux nombreux biais qui ont pu se glisser dans le processus de recherche et aux limites de nature diverse qu'il convient de relever.

L'un des problèmes rencontrés est lié au temps et aux salles. En effet, le temps consacré à l'enseignement de la carte mentale était très court. Ce qui n'a pas permis de renforcer la pratique de la carte mentale afin de l'intégrer dans les habitudes des élèves car la découverte d'une nouvelle stratégie peut être à l'origine de problèmes chez les apprenants. L'application d'une nouvelle stratégie peut engendrer un déficit d'utilisation. A savoir que la stratégie est

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appliquée mais qu'elle n'accroît pas la performance étant donné qu'elle engendre un coût cognitif encore trop important. L'utilisation de stratégies devient cependant moins coûteuse en énergie attentionnelle avec l'âge et avec la pratique (Bosson, 2008). Plusieurs séances étaient alors nécessaires dans la longue durée pour que les élèves s'approprient entièrement l'outil. Les heures pendant lesquelles les élèves étaient disponibles pouvaient altérer la concentration de ces derniers. Le chercheur pour sa part était partagé entre d'intenses activités au Service de Psychologie, d'Information et d'Orientation et la préparation et la mise en oeuvre des séances avec les élèves. Cette dernière contrainte a contribué à la limitation du nombre de séances avec les élèves. Outre cette question de temps, nous faisions face à une difficulté criarde en matière de salle pour les différentes séances. Etant en phase de départ en congés et vacances scolaires, l'environnement aurait pu altérer la concentration. L'utilisation de la carte mentale doit se faire de préférence dans un environnement propice à la concentration et à la réflexion, et où la personne qui la réalise se sente libre d'amener ses idées sans crainte de jugement d'une tierce-personne (Buzan et Buzan, 2003, in Assenare, 2009). Ces variables ont pesé sur la conduite de cette étude.

La principale limite, il faut le reconnaître, est d'ordre méthodologique. Quelques biais ont pu se glisser sur ce pan de la recherche. Le faible échantillon pourrait être à blâmer. Cette étude pourrait avoir plus de teneur si elle avait été réalisée auprès d'un grand nombre de sujets. Elle aurait permis une variété d'informations et aurait certainement montré les écarts entre les scores des participants (nous l'espérons). En outre, pour recueillir les informations sur les impressions des élèves au sujet de leur expérience avec la carte mentale nous avons fait passer un questionnaire. Il faut reconnaître que le guide d'entretien aurait été plus adéquat compte tenu de la masse d'informations qu'il prétend fournir au chercheur. Cependant comme nous l'avons souligné, une contrainte en temps ne nous permettait pas d'avoir les élèves comme nous l'aurions souhaité. De plus le contexte de préparation à l'examen du B.E.P.C et les cours des enseignants retardataires a rendu les choses encore plus ardues. Pour ce faire, un questionnaire nous a semblé idoine pour relever de façon plus simple l'opinion des élèves.

Il nous paraît important ici de souligner que la carte mentale n'est pas une panacée. En effet, elle présente tout aussi des limites. L'une des difficultés qui peut entâcher l'examen d'une carte c'est son caractère subjectif. Chaque carte paraît unique et ne possède une signification que pour celui qui l'a réalisée. Il est alors un peu difficile d'entrer dans la carte mentale d'autrui (Chabriac & al., 2013, in Courtois, 2017). D'où la nécessité de définir sous le contrôle d'un enseignant propre à la matière une carte de référence dans notre étude.

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En somme, les résultats de la présente recherche doivent être interprétés avec précaution car de nombreuses faiblesses ont été au rendez-vous. L'ensemble de ces bémols impactent la teneur interne de la recherche. De même la généralisation des résultats à l'ensemble de la population des élèves en difficulté d'apprentissage doit être faite avec prudence en raison du faible échantillonnage. Toutefois, des perspectives restent ouvertes.

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry