|
République Démocratique du
Congo
Ministère de l'Enseignement Supérieur et
Universitaire
Instituts Supérieurs Techniques, Artistiques et
Technologiques
Institut Supérieur de Développement Rural de
Bukavu

ISDR-Bukavu
BP. 2849Bukavu
Implicationdes services écosystémiques
dans la sécurité alimentaire des ménages riverains de la
réserve de Nyamusisi
Mémoire présenté et défendu en vue
de l'obtention du diplôme de Licence en Développement Rural
Option : Planification Régionale
Equipe d'encadrement :
Directeur : ProfesseurGustave Mushagalusa Nachigera
Co-directeur : Assistant Benjamin AganzeMarhegane
ParBalugeBahasa Ghislain
Niveau de technicité: A0
Année académique 2023-2024
Epigraphe
« Rivière et forêt, alliées des
foyers, leur richesse cachée, à jamais à choyer. Si
l'homme écoute, la terre répond ».
André Ombredane
Dédicace
À tous les agriculteurs riverains de la réserve
de Nyamusisi, qui, par leur travail acharné et leur respect de
l'environnement, nourrissent leurs familles tout en préservant les
écosystèmes qui les soutiennent ;
À la nature elle-même, qui nous offre
généreusement ses services écosystémiques,
rappelant chacun la sécurité alimentaire est indissociable de la
santé de notre planète ;
Aux chercheurs et aux défenseurs de l'environnement,
dont l'engagement à sensibiliser les communautés sur l'importance
des services écosystémiques contribue à un avenir durable
et sécurisé pour tous.
Remerciements
Que l'honneur et la gloire reviennent à Dieu, le Tout
Puissant, qui nous a permis de réaliser cette oeuvre qui couronne notre
cursus du premier cycle de Baccalauréat en Développement Rural.
Il nous a guidés vers le droit chemin en éclairant notre
intelligence durant notre séjour à l'InstitutSupérieur de
Développement Rural de Bukavu.
Nos remerciements s'adressent au comité de gestion de
l'Institut Supérieur de Développement Rural de Bukavu et à
tout le corps enseignant pour la formation dispensée durant tout notre
cycle d'études supérieures. Que chacun(e) à son titre
respectif trouve ici l'expression de notre reconnaissance.
A l'équipe d'encadrement de cemémoire
composée du Professeur Gustave Mushaglusa Nachigera et de l'Assistant
Benjamin AganzeMarhegane, nous exprimons notre gratitude pour leur
disponibilité inlassable, leur discipline de travail et leurs
orientations combien louables qui nous ont permis d'arriver au bout de notre
recherche.
A nos chers parents, Papa BahasaMwitabaJean-Pierre et Maman
NakasiNyamusangwaJustine, pour des multiples sacrifices consentis durant le
parcours de nos études. Nous sommes le fruit de leurs efforts
quotidiens. Qu'ils trouvent ici l'expression de notre reconnaissance.
Nous ne pouvons pas ne pas reconnaitre le soutien de notre
grand-frèreKitumainiBahasa Jules et sa femme Claudine Kilongo. Qu'ils
trouvent notre gratitude pour leur encadrement inlassable tout au long de notre
parcours éducatif.
A tous nos confrères et soeurs SadikiMadihano,
BashigeBahasaJustin, Janvier Kamanzi, Patient Bahasa, AkonkwaBahasa,
ConfienceBahasa, Eveline Bahasa, Kito et tous les autres pour tous les conseils
partagés ensemble.
A tous nos bienfaiteurs, amis, enquêtés et
condisciples, nous exprimons notre sincère reconnaissance.
Sigles et
abréviations
ACCB : Association pour la Conservation Communautaire de la
Biodiversité
CDB : Convention sur la Diversité Biologique
CDG : Comite de Gestion de Groupement
FAO : Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture
FIDA : Fond International pour le Développement
Agricole
GIZ : Deutsche GessellschaftFür Internationale
Zusammenarbeit
GPS : Global Positioning System
IRCFI : Initiatives de Reboisement et de Conservation des
Forêts d'Idjwi
ISDR-Bukavu : Institut Supérieur de
Développement Rural de Bukavu
MEA : Millenium EcosystemAccessment
MECNT : Ministère de l'Environnement, Conservation de
la Nature et Tourisme
ODD : Objectif de Développement Durable
OMD : Objectif du Millénaire pour le
Développement
ONG : Organisations Non Gouvernementale
ONU : Organisations des Nations Unies
P.EXT : Primate Expertise
PNUE : Programme des Nations Unies pour le
Développement
RDC : République Démocratique du Congo
S.A : Sécurité Alimentaire
S.E : Services Ecosystémiques
TLM : Mission pour la lèpre
ZOA : ZuidOostAzië
Liste des tableaux
Tableau 1: Caractéristiques
sociodémographiques des enquêtés
2
Tableau 2: Ancienneté dans le milieu de
vie
- 16 -
Tableau 3: Exemples des services
d'approvisionnement
- 17 -
Tableau 4: Exemples des services de
régulation
- 17 -
Tableau 5: Exemples des services de soutien
- 18 -
Tableau 6: Exemples des services culturels
- 19 -
Tableau 7: Disponibilité des services
d'approvisionnement
- 19 -
Tableau 8: Disponibilité des services de
régulation
- 20 -
Tableau 9: Disponibilité des services de
soutien
- 21 -
Tableau 10: Disponibilité des services
culturels
- 21 -
Tableau 11: Appréciations de la
qualité des services écosystémiques
- 22 -
Tableau 12: Autres ressources disponibles dans le
milieu
- 22 -
Tableau 13: Menaces pesant actuellement sur la
réserve de Nyamusisi
- 23 -
Tableau 14: Principaux responsables à la
base de ces menaces et leur fréquence actuelle
- 24 -
Tableau 15: Evaluation de l'accessibilité
à la réserve forestière en fonction de la
résidence
- 26 -
Tableau 16: Les bienfaits offerts par la
réserve de Nyamusisi
- 26 -
Tableau 17: Catégories de ménages qui
bénéficient le plus des bienfaits
- 27 -
Tableau 18: Défis des ménages
riverains pour bénéficier de ces services
- 28 -
Tableau 19: Bénéfices dans le secteur
de l'agriculture
- 29 -
Tableau 20: Dans l'alimentation
- 30 -
Tableau 21: D Bénéfices dans le
revenu des ménages
- 30 -
Tableau 22: Bénéfices dans la
santé
- 31 -
Tableau 23: Bénéfices dans le
maintien de la qualité de la vie
- 32 -
Tableau 24: Part des aliments issus de
l'agriculture, de la pêche ou la chasse
- 32 -
Tableau 25: La part des bois de chauffe ou de la
braise utilisés par les ménages mais tiré de la
réserve de Nyamusisi
- 33 -
Tableau 26 : Part des médicaments, des
feuilles et des racines à vertus thérapeutiques
- 34 -
Tableau 27: Part de contribution globale en
pourcentage des services écologiques
- 35 -
Tableau 28: Stratégies utilisées pour
améliorer la sécurité alimentaire dans les
ménages
- 35 -
Tableau 29: Evaluation des acteurs et des services
dans la protection et la restauration de la réserve de Nyamusisi
Erreur ! Signet non
défini.
Tableau 30: Analyse des actions et de
l'efficacité des initiatives pour la réserve
- 38 -
Tableau 31: Perception sur le reboisement de la
réserve de Nyamusisi
- 38 -
Tableau 32: Stratégies pour améliorer
la contribution de la réserve de Nyamusisi dans la
sécurité alimentaire tout en luttant contre sa
dégradation
- 39 -
Tableau 33: Les rôles de l'Etat
- 39 -
Tableau 34: les rôles des ménages
riverains
- 40 -
Tableau 35: Les rôles des acteurs locaux
- 41 -
Résumé
La réserve de Nyamusisi dans le territoire d'Idjwi fait
face à plusieurs défis qui renforceraient sa
dégradation.Cette étude a évalué les implications
des services écosystémiques dans la sécurité des
ménages riverains de la réserve afin de promouvoir une gestion
plus efficace de cette ressource naturelle. Pour atteindre cet objectif, des
enquêtes ont été réalisées auprès de
150 ménages riverains de cette réserve. Les principaux
résultats de cette étude ont montré que la réserve
de Nyamusisi offre plusieurs services écosystémiques aux
ménages riverains notamment l'approvisionnement en nourriture et en eau,
la régulation du climat et des maladies, et les services
récréatifs et spirituels. En outre, au travers de ses services,
cette réserve contribue à l'amélioration des moyens de
subsistance des ménages qui en dépendent pour leur survie
quotidienne, leur productivité agricole et leur bien-être
général. Cependant, cette réserve fait face à une
gestion peu responsable et la surexploitation de ses ressources pouvant
conduire à sa dégradation. De ce fait, l'étude a
proposé l'organisation des formations des riverains sur l'agro
écologie et la gestion durable des ressources, et la sensibilisationsur
l'importance des services écosystémiques. En outre,
l'étude a aussi montré l'importance du renforcement des
capacités locales afin de gérer et protéger les ressources
naturelles pour qu'elles contribuent de façon durable à la
sécurité alimentaire des ménages riverains.
Mots clés : Service écosystèmique,
sécurité alimentaire, ménages riverains, réserve
naturelle, Nyamusisi
Abstract
The Nyamusisi Reserve in Idjwi territory faces several
challenges that threaten to exacerbate its degradation. This study assessed the
impact of ecosystem services on the security of households living near the
reserve, with a view to promoting more effective management of this natural
resource. Surveys of 150 households living near the reserve were conducted for
this purpose. The main findings of this study show that the Nyamusisi Reserve
provides several ecosystem services to the households living along its banks,
including food and water supply, climate and disease regulation, and
recreational and spiritual services. Through these services, the reserve also
helps to improve the livelihoods of the households that depend on it for their
daily survival, agricultural productivity and general well-being. However, the
reserve faces a lack of responsible management and overexploitation of its
resources. This could lead to its degradation. The study therefore suggested
that training courses on agroecology and sustainable resource management should
be organized for local people, and that they should be made aware of the
importance of ecosystem services. The study also highlighted the importance of
building local capacity to manage and protect natural resources so that they
can be used for sustainable development.
Key words: Ecosystem service, food security, riparian
households, nature reserve, Nyamusisi.
INTRODUCTION
GÉNÉRALE
1. Etat de la question
Depuis plusieurs décennies, la conservation et la
promotion de la biodiversité sont des enjeux majeurs de la politique
environnementale dans plusieurs pays du monde. Généralement,
elles se concrétisent par la création des surfaces
dédiées durablement à la fonction prioritaire de
diversité écologique et de biologique en forêt. Pour ce qui
concerne les réserves forestières dont les règles de
protection prennent entre 25 et 50 ans, les communautés environnantes,
en plus de bénéficier de leurs services
écosystémiques, en assurent aussi les mesures d'entretien
adéquates.
Dans le contexte de la République Démocratique
du Congo, cette étude porte une attention particulière à
la réserve de Nyamusisi afin de comprendre les implications de ses
services écosystémiques dans la sécurité
alimentaire des communautés environnantes. Pour ce faire, dans cette
partie, elle documente la littérature existante sur la contribution des
services écologiques des réserves forestières dans la
sécurité alimentaire des communautés riveraines.
En 2014, une étude portant sur « Les limites
des services écosystémiques » réalisée
par Virginie Maris (2014) a soutenu l'idée selon laquelle, depuis
toujours le bien-être humain dépend en partie de la nature et
cette dépendance est mise en exergue à travers la notion des
services écosystémiques. En effet, selon cette étude, les
services écosystémiques sont des bénéfices que les
êtres humains tirent du fonctionnement des écosystèmes. Par
exemple, une forêt qui offre des plantes à vertu
thérapeutiques aux communautés riveraines. Dans ce cas,
l'étude défend une conception de valeurs de la nature plus dense
et plus complexe que la vision strictement instrumentale inhérente
à l'approche par services écosystémiques et montre dans
quelle mesure une telle conception est plus satisfaisante à la fois
d'une manière philosophique et du point de vue
opérationnel(Maris, 2014).
En 2012, l'Union Internationale pour la Conservation de la
Nature (IUCN) a réalisé une étude portant sur
« Le rôle des ressources biologiques dans la
sécurité alimentaire ». Dans cette étude, l'IUCN
met en lumière la contribution des écosystèmes forestiers
à la sécurité alimentaire, notamment en soutenant les
moyens de subsistance locaux. Elle précise que les forêts
fournissent des ressources essentielles telles que les aliments, le bois, et
des services écologiques vitaux comme la régulation climatique.
Toutefois, leur dégradation menace directement la capacité des
communautés rurales à maintenir leur sécurité
alimentaire. Le rapport souligne également l'importance de politiques
intégrées pour préserver ces écosystèmes et
optimiser leurs bienfaits pour les populations locales (IUCN, 2012).
L'étude réalisée en 2009 par Rural 21 sur
« Services écosystémiques et gouvernance
alimentaire » a montré que les services
écosystémiques jouent un rôle crucial dans la production
alimentaire et la résilience des ménages ruraux. En outre, cette
étude montre que les lacunes dans la gouvernance des
écosystèmes affectent négativement leur capacité
à soutenir les systèmes alimentaires. Par exemple, une mauvaise
gestion des ressources naturelles peut limiter l'accès à des
aliments nutritifs pour les populations vulnérables. De ce fait,
l'étude suggère des approches intégrées pour
améliorer la synergie entre la conservation écologique et la
sécurité alimentaire(Rural 21, 2009).Les résultats de
l'étude de Locatelli et Imbach sur « Écosystèmes
forestiers et résilience alimentaire » ont montré la
relation entre les services fournis par les écosystèmes
forestiers et la sécurité alimentaire des communautés
riveraines. Ces résultats ont précisé que les forêts
contribuent directement en fournissant des produits alimentaires et
indirectement en régulant les ressources en eau et le climat. Cependant,
l'exploitation non durable des terres et les changements climatiques
compromettent ces services, affectant particulièrement les
ménages pauvres. Les auteurs appellent à une gestion adaptative
des forêts pour préserver leur rôle dans la
sécurité alimentaire (Locatelli & Imbach, 2008). L'IUCN
soutient que des politiques mal conçues peuvent aggraver la
dégradation des écosystèmes, compromettant leur
capacité à répondre aux besoins alimentaires. L'accent est
mis sur des politiques qui intègrent la conservation des
écosystèmes et les objectifs de sécurité
alimentaire (IUCN, 2013).
En résumé, bien que ces études aient
contribué à une meilleure compréhension des ressources
naturelles et de leur importance pour les communautés locales, aucune
d'entre elles n'a exploré comment les services
écosystémiques fournis par la réserve prenant
particulièrement le cas de la réserve de Nyamusisi. De ce fait,
cette étude va plus se concentrer sur le lien entre les services
écosystémiques fournis par la réserve de Nyamusisi et la
sécurité alimentaire des ménages environnants dans le
territoire d'Idjwi.
2. Problématique
À l'échelle mondiale, la déforestation et
la dégradation des écosystèmes sont des enjeux cruciaux
qui menacent la biodiversité et les services
écosystémiques essentiels pour la survie humaine. Les pressions
anthropiques, telles que l'urbanisation et l'agriculture intensive,
compromettent les services écosystémiques vitaux, rendant les
communautés vulnérables face aux crises alimentaires. (Sonwa,
2015).
En Afrique, la situation est exacerbée par une
croissance démographique rapide, entraînant une augmentation des
besoins alimentaires et une surexploitation des ressources naturelles(Bashizi,
2020). Les pays africains font face à des défis uniques,
notamment l'insécurité alimentaire due à la
dégradation des terres et aux changements climatiques, qui aggravent les
conditions de vie des populations rurales(Imata, 2022).
En République Démocratique du Congo (RDC), un
pays à forte dépendance agricole, n'est pas
épargnée du fait que la terre est une ressource vitale. Pourtant,
au sein de Schwartz, les sols jouent un rôle fondamental dans le maintien
des écosystèmes et fournissent divers services
écosystémiques qui profitent directement à la population
humaine (Schwartz, 2017). En effet, la réserve forestière de
Nyamusisi illustre bien cette réalité : malgré son statut
protégé(Codelt, 2010), elle subit des pressions
considérables dues à la spoliation des terres, à
l'exploitation non durable des ressources naturelles et à la pollution.
Ces facteurs aggravent la dégradation des écosystèmes et
mettent en péril les espèces endémiques, comme le singe
bleu de Schouteden, dont la survie est menacée(Buchekabiri, 2010).
Au niveau local, les ménages riverains de la
réserve sont particulièrement vulnérables aux changements
environnementaux malgré leur forte dépendance vis-à-vis de
cette réserve. En effet, leur accès aux ressources naturelles est
très important pour leur sécurité alimentaire. Les
défis liés à la gestion des ressources naturelles dans la
réserve de Nyamusisi soulignent l'urgence d'explorer comment les
services écosystémiques peuvent être
préservés et renforcés pour soutenir les
communautés locales(Kanyunyi, 2015).De plusieurs manières, les
services écosystémiques offerts par cette réserve aux
ménages riverains, leur permettent de non seulement répondre
à leurs besoins socio-économiques de base, en particulier dans le
maintien de leur sécurité alimentaire, ils leur permettent
également de bénéficier de plusieurs autres avantages
culturels. Néanmoins, plusieurs études ont précisé
que cette réserve fait actuellement face à plusieurs défis
conduisant à sa dégradation. Selon Kanyunyi, il est donc
très important que la biodiversité de cette réserve soit
conservée afin de garder un équilibre écologique et
permettre aux communautés riveraines de bénéficier de
certains services socio-économiques de base(Kanyunyi, 2015).
Dans ce contexte, il devient impératif d'analyser les
relations entre les services écosystémiques offerts par la
réserve de Nyamusisi et la sécurité alimentaire des
ménages riverains afin de proposer des stratégies durables pour
la gestion durable de réserve.
3. Question de recherche
De ce qui précède, l'étude soulève
les questions qui suivent :
1. Comment les services écosystémiques fournis
par la réserve de Nyamusisi contribuent-ils à la
sécurité alimentaire au sein des ménages riverains
à Idjwi ?
2. Quel est l'état des lieux des services
écosystémiques fournis par la réserve de Nyamusisi aux
ménages riverains ?
3. Quels mécanismes mettre en place pour
améliorer la contribution des services écosystémiques de
la réserve de Nyamusisi dans la sécurité alimentaire des
ménages riverains à Idjwi.
4. Hypothèses
Les réponses qui suivent ont été
formulées pour répondre provisoirement aux questions de recherche
de cette étude :
1. La réserve de Nyamusisi contribuerait à la
sécurité alimentaire de la population riveraine à Idjwi
notamment dans la régulation en eau, offre des produits forestiers
non ligneux, permettant d'irriguer les cultures, fourni des ressources en faune
et en poisson, régulent l'érosion et maintiennent la
fertilité du sol dans les champs de riverains et générer
des revenus pour la communauté locale à travers le tourisme
écologique.
2. La réserve de Nyamusisi fournirait plusieurs
services écosystémiques à la population riverainenotamment
les services d'approvisionnement; les services de régulation; les
services de support ou de soutien ainsi que les services culturels, une
disponibilité accrue en eau et une diversité de pollinisateurs
favorisent des rendements agricoles plus élevés, ce qui contribue
à la sécurité alimentaire des communautés
locales.
3. Une gestion participative améliorerait la
contribution des services écologiques de la réserve de Nyamusisi
à la sécurité alimentaire des ménages riverains.
5. Objectifs de recherche
Globalement, cette étude vise à mieux comprendre
la relation entre les services écosystémiques fournis par la
réserve de Nyamusisi et la sécurité alimentaire dans le
territoire d'Idjwi afin d'identifier les solutions durables pour
améliorer la situation alimentaire de la population locale et promouvoir
une gestion plus efficace des ressources naturelles.
De façon spécifique, l'étude va :
1. Faire un état des lieux des services
écosystémiques fournis par la réserve de Nyamusisi aux
ménages riverains en précisant leurs types, leur qualité,
leur disponibilité et leurs facteurs menaçants ;
2. Analyser les services écosystémiques fournis
par la réserve de Nyamusisi sur la sécurité alimentaire au
sein des ménages riverains à Idjwi
3. Proposer des mécanismes à envisager pour
améliorer la contribution des services écosystémiques de
la réserve de Nyamusisi dans la sécurité alimentaire des
ménages riverains à Idjwi.
6. Choix et intérêts du
sujet
Le choix de ce sujet a été dicté par
plusieurs facteurs partant de notre curiosité sur la gestion des
réserves forestières. En effet, depuis quelques années, la
réserve de Nyamusisi fait face à une gestion et une exploitation
peu responsable pendant que ses services écosystémiques
permettent à plusieurs ménages riverains d'améliorer leur
sécurité alimentaire. De ce constat, nous avons pensé que
la réalisation de cette étude nous permettra de comprendre
d'avantage le lien entre ces deux facteurs entre autres les services
écosystémiques offerts par la réserve, malgré sa
gestion peu responsable et la contribution de ces services dans la
sécurité alimentaire des ménages riverains afin de
proposer des stratégies pour une gestion durable de cette
réserve.
Nous avons aussi choisi ce sujet afin que nos recommandations
puissent permettre aux décideurs politiques et acteurs sociaux de
prendre des mesures qui iront dans le sens d'améliorer la gestion de
cette réserve et de permettre que ses services
écosystémiques permettent plus de ménages à
améliorer leur sécurité alimentaire.C'est ainsi que notre
étude est située :
Au niveau individuel, le choix de ce sujet découle
d'une curiosité personnelle concernant la gestion des réserves
forestières. En étudiant les services
écosystémiques de la réserve de Nyamusisi, je cherche
à approfondir ma compréhension des liens entre la gestion des
ressources naturelles et la sécurité alimentaire. Cette recherche
me permettra de développer des compétences analytiques et de
formulation de recommandations, contribuant ainsi à ma formation
académique et professionnelle.
Au niveau scientifique, cette étude vise à
explorer la relation entre la gestion des écosystèmes et la
sécurité alimentaire, en analysant les services
écosystémiques fournis par la réserve de Nyamusisi, cette
recherche contribuera à la littérature existante sur la
durabilité des ressources naturelles. Elle fournira des données
précieuses pour les chercheurs et les praticiens, facilitant une
meilleure compréhension des dynamiques entre l'environnement et la
sécurité alimentaire.
L'intérêt communautaire, enfin, cette
étude est cruciale pour les ménages riverains de la
réserve. En identifiant les services écosystémiques qui
améliorent leur sécurité alimentaire, les recommandations
issues de cette recherche pourront orienter les décideurs politiques et
les acteurs sociaux vers des pratiques de gestion durable. L'objectif est
d'assurer que ces services bénéficient à un plus grand
nombre de ménages, renforçant ainsi la résilience de la
communauté face aux défis alimentaires.
7. Définition des concepts
clés et termes apparentés
Dans cette partie, nous clarifions les concepts clés
utilisés dans le travail. Il s'agit des concepts de service
écosystèmique, sécurité alimentaire, ménage
riverain, réserve naturelle.
Service écosystémique
Un service est défini comme un flux des
matières, d'énergie ou d'information issue d'un système
producteur et puis utilisé par un groupe humain à son profit
(Bernard, 2012). Néanmoins, les écosystèmes sont les
communautés des plantes et autres organismes qui vivent, se nourrissent,
se reproduisent et interagissent dans une zone ou un environnement (Ndiaye,
2014). Les services écosystémiques désignent les avantages
que les êtres humains tirent des écosystèmes naturels
incluent des fonctions telles que la pollinisation, la régulation du
climat, et la purification de l'eau(MEA, 2005). Les services
écosystémiques se divisent généralement en quatre
catégories : les services d'approvisionnement, les services de
régulation, les services culturels et les services d'auto-entretien. Les
services d'approvisionnement sont les avantages matériels que les
écosystèmes fournissent directement aux populations. L'eau
potables, les aliments, le bois et divers autres biens. Les services de
régulation dérivent à la fois des caractéristiques
propres des sols et de leur position particulière à l'interface
des autres grands compartiments de la planète terre (Blum, 2018). Les
services culturels sont des valeurs non matérielles que les
écosystèmes fournissent aux êtres humains. Ceux liés
aux sols recouvrent, en premier lieu, un aspect lié à
l'esthétique des paysages. Par ailleurs (Lefebvre, 2023), les
écosystèmes fournissent des couleurs et de pigments pour la
peinture et la décoration corporelle, bien que leurs utilisations soient
limitées à des aspects superficiels. Les services de
soutien,encore appelé services de support(MEA, 2005) ou encore d'auto
entretien, désignent l'ensemble des fonctions nécessaires pour la
production des autres services écosystémiques, comme la formation
des sols, le cycle des nutriments, le cycle de l'eau et la production primaire.
Sécurité alimentaire
Le concept sécurité alimentaire (SA) a
grandement évolué depuis les années 1970 (Stanziani,
2004). Cependant, lors du sommet Mondial de l'Alimentation en 1996 que la
plupart des pays du monde(FAO, 2020) ont reconnu que la SA existe lorsque
« Tous les individus, à tout moment, ont un accès physique
et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive qui
leur permet de satisfaire leurs besoins et préférences
alimentaires pour mener une vie saine et active ». Cette définition
suggère que la SA est un phénomène complexe et
multidimensionnel(Ndiaye, 2014). En compréhension, la SA se
réfère à l'accès physique, social et
économique à une nourriture suffisante, sûre et nutritive
pour répondre aux besoins alimentaires d'une population. Celle-ci
comprend cinq dimensions : la disponibilité, l'accès,
l'utilisation et l'acceptabilité des aliments, et la stabilité de
l'approvisionnement. La disponibilité d'aliments implique à la
fois une quantité et une qualité adéquates des aliments
qui composent l'offre alimentaire (Ndiaye, 2014). L'accès aux
aliments fait référence au pouvoir d'achat et la capacité
de se déplacer pour se procurer des aliments sains(Mohamed, 2013).
C'est-à-dire la capacité des individus à obtenir cette
nourriture. L'utilisation réfère à la salubrité, la
préparation et la qualité nutritionnelles des aliments, ainsi
qu'aux facteurs qui peuvent affecter l'état nutritionnel, tels que
l'état de santé(Ndiaye, 2014). C'est-à-dire qu'elle
désigne la qualité nutritionnelle et sécurité de la
nourriture. L'acceptabilité fait référence à la
liberté de choix alimentaire, cette notion inclut l'acceptabilité
des aliments et l'acceptabilité des moyens utilisés pour les
acquérir(Ndiaye, 2014). La stabilité de l'approvisionnement
alimentaire prend en compte l'exposition des ménages aux chocs
négatifs qui pourraient réduire leur accès aux aliments.
Ce qu'elle désigne la capacité à maintenir ces quatre
dimensions dans le temps.
Ménages riverains
Si l'on peut définir le ménage comme un ensemble
de personnes partageant une même habitation et mettent en commun une
partie de leurs revenus(Alternatives, 2024); le ménage peut être
composé d'une seule personne, si cette dernière vit seule. Les
ménages se distinguent de deux types, dont les ménages ordinaires
et les ménages collectifs (McClanahan, 2008). Le premier type des
ménages, composés d'une ou plusieurs personnes liées par
un lien de parenté ou un lien affectif, et le second type,
composés d'un ensemble des personnes vivant en
collectivité(McClanahan, 2008) Cependant, les ménages riverains
désignent les familles ou groupes des personnes vivant à
proximité d'un écosystème aquatique ou d'une
réserve naturelle, comme celle d'Idjwi-Nyamusisi. Leur mode de vie est
souvent étroitement lié aux ressources naturelles locales
(Berrahmouni, 2024) à l'écotourisme, à la conservation et
sensibilisation et les emplois locaux tels que le guidage touristique, la
surveillance de la faune et la gestion des ressources naturelles.
Réserve naturelle
Il s'agit d'une zone protégée,
généralement désignée par le gouvernement ou une
organisation de conservation, dans le but de préserver la
biodiversité, les écosystèmes et les habitats
naturels(MCENT, 2014). Ces réserves visent à protéger des
espèces menacées, des milieux naturels spécifiques ou des
paysages d'une valeur écologique, scientifique, culturelle ou
récréative(Baraka, 2022). Elles sont caractérisées
par la protection de la Biodiversité, les réglementations des
activités humaines, la préservation des processus
écologiques naturels, mais aussi elles servent souvent de sites pour les
recherches scientifiques et l'éducation environnementale, permettant aux
chercheurs d'étudier les écosystèmes dans un état
relativement intact(Codelt, 2010).
8. Subdivision du travail
En plus de l'introduction et la conclusion
générale, ce travail est subdivisé en trois principaux
chapitres suivants :
· Le chapitre 1 porte la présentation du milieu
d'étude et de la méthodologie utilisée ;
· Le chapitre 2 porte la présentation des
résultats du terrain. Ces derniers sont présentés en
fonction de chaque objectif de recherche et,
· Le chapitre 3 porte sur la discussion des
résultats du terrain en les confrontant à la littérature
existante.
Chapitre I.
METHODOLOGIE
I.1. MILIEU D'ETUDE
I.1.1. Présentation de
la réserve Forestière de Nyamusisi
La réserve forestière d'Idjwi Nyamusisi est
située dans le territoire d'Idjwientre la chefferie Rubenga et la
chefferie Ntambuka, dans la province du Sud-Kivu à l'Est de la
République Démocratique du Congo.

Figure
1: Carte localisant la réserve forestière de Nyamusisi sur
l'île d'Idjwi (Satellite Maps2024)
Rappelons que la réserve forestière de Nyamusisi
étant une forêt domaniale d'Idjwi, elle a été
créée par l'ordonnance N°52/137 du 02 mai 1952. Cependant,
la contribution de JoëlAkilimali en 2017, rétablissant facilement
que les écosystèmes de Nyamusisi flottent au plein centre de
l'île d'Idjwi au plus haut sommet près de 2000 mètres
d'altitudes tandis queest en adéquation pour la délimitation
ci-après :
- Au Nord par les villages Kisheke et Lukonde dans le
groupement Bugarula en chefferie Rubenga ;
- Au sud par les villages Bwando et Lubuye en chefferie
Ntamuka ;
- A l'Est par les villages Buhoro II et Musama en chefferie
Ntambuka ;
- A l'Ouest par les villages Chasi, Muhyahya en groupement
Mpene dans la chefferie Ntambuka et le village Kibanda, Mafula en chefferie
Rubenga, (joël, 2O17)
I.1.2. Dénombrement et
évaluation des usages locaux des écosystèmes des
réserves forestières de l'île d'Idjwi
Afin de bien maintenir les services écologiques fournis
par les forêts domaniales d'Idjwi dans la sécurité
alimentaire des ménages riverains, il est incontournable de faire des
analyses de terrain pour identifier et prendre connaissance de l'état
actuel de la biodiversité locale pour mieux comprendre le niveau de
nécessité d'implication et de restauration des
écosystèmes, ainsi que les enjeux opérationnels à
mobiliser. Pour comprendre la situation global de la biodiversité dans
les forêts domaniales d'Idjwi, nous réaliseront à
dénombrer tous les services écosystémiques fournis par le
massif forestier de l'île d'Idjwi(Bisimwa, 2023).
I.1.3. Analyse du climat et
d'organisation sociale de la faune et flore dans la réserve naturelle
d'Idjwi-Bulolero
Dans la réserve naturelle de l'île d'Idjwi, la
plupart des espèces disponibles nous avons en premier lieu les
batraciens ou amphibiens, étant une réalité des zones
humides et marécageuses,une espèce sous-évaluéeen
termes de biomasse dans nos écosystèmes, jouent un rôle
particulièrement important dans l'équilibre des réseaux
écologiques dans le territoire d'Idjwi. Ces espèces sont des
prédateurs, notamment de limaces et d'insectes ravageurs de cultures. Il
est très simple pour protéger cette faune, en dépit, ne
plus utiliser de pesticide et d'engrais chimique, éviter de couper
l'herbe, ne pas bétonner les murets, mais disposer des amas de pierres
et de tuiles ou même de pots de fleurs en terre cuite retournés
avec entrée. Autrement, les amphibiens participent à la
régulation des populations d'insectes et contribuent à la
santé des cultures et à la réduction des maladies. Leur
présence est souvent un indicateur de la qualité de l'eau et de
la santé globale de leur habitat(Bisimwa, 2023).
Soulignons aussi l'importance d'observer les causes pressantes
auxquelles les espèces, notamment les singes bleus en deuxième
lieu, sont confrontées à la fois localement et mondialement. Ces
singes, réfugiés dans des petites grottes sur l'île d'Idjwi
depuis plus de 20 000 ans, font face à diverses menaces. Leur survie
dépend de leur capacité à marauder les produits agricoles
dans les camps riverains. Encore plus la FAO et ses partenaires reconnaissent
en 2011 que les singes bleus de schouteden développent des
stratégies d'adaptation face à des contraintes environnementales,
notamment la rareté de l'eau et des conditions climatiques
extrêmes. Cela souligne l'importance de l'évolution
spécifique de cette espèce pour sa survie dans un contexte
écologique en mutation(Kanyunyi, 2015).
Les singes bleus d'Idjwi sont en danger d'extinction,
malgré leur valeur écologique et culturelle pour les
générations futures. Leur population réduite à
quelques centaines d'individus, souffre de pénuries alimentaires et de
la pression exercée par les populations riveraines, ce qui les pousse
à migrer vers d'autres habitats, mais avec un accès limité
aux ressources alimentaires à leur survie(Baraka, 2022).
I.1.4. Traits distinctifs des
singes bleus de Schouteden d'Idjwi
Le cercopithèque à diadème est un primate
omnivore de taille moyenne ou grande, caractérisée par son pelage
gris-bleu et un diadème de poils jaune pâle sur le visage. Il vit
en groupes de 10 à 20 individus près des arbres; se nourrissant
de leur environnement, et se distingue par son comportement diurne et
arboricole. Le singe bleu est omnivore et occupe un vaste territoire. Sa
façon d'agir et de se mouvoir est étonnante par rapport à
celle des autres espèces des cercopithèques.Les femelles donnent
naissance tous les deux ans après une gestation de cinq mois, et leur
apparence varie avec l'âge, des adultes ayant des parties non poilues
noires et les jeunes un teint rose(Heri, 2022).
I.1.5. Modes d'alimentation des
singes et impact des activités humaines
Le régime et nutrition entant qu'animaux frugivore et
phyllophages, ces primates se nourrissent généralement de fruits
et des feuilles. De plus les Cercopithecusmitis ont tendance à
concentrer leur alimentation invertébrée sur des limasse et des
vers lents. Les singes de Bulolero, consomment des fruits soumis à la
saisonnalité et quelques herbes de la forêt dont la densité
est aussi très faible ; mais pour compléter leur
régime alimentaire, ils maraudent les produits alimentaires dans les
champs riverains(Trésor, 2021). On peut se demander comment ces singes
arrivent à s'adapter à la saisonnalité des produits dont
ils se nourrissent. Quand il n'y a plus de fruits, les singes consomment des
tiges et des feuilles avant qu'ils ne deviennent très agressifs et
affichent des tendances de sortir pour partir ailleurs où ils peuvent
trouver les vivres, malheureusement ils subissent les menaces terribles et
massacres.
L'alimentation largement frugivore confère aux singes
un rôle crucial dans la dynamique forestière en tant que
pollinisateur de graines. Il sied donc de signaler que la réserve
forestière d'Idjwi-Nyamusisi n'a pas été
épargnée des menaces qui se sont abattues sur l'ensemble de la
réserve forestière dont elle fait partie. Ces menaces ont produit
des modifications énormes sur le paysage forestier entrainant ainsi des
effets néfastes sur les habitudes alimentaires des singes et des autres
espèces.C'est ainsi que les tensions croissantes entre les singes et les
agriculteurs, sont causées par la compatissions pour les ressources
alimentaires et les terres fertiles. Mais entre-autre, les observations des
paysans nous montrent que les singes adoptent des comportements opportunistes,
ce qui exacerbe les conflits et pourrait mener à des changements dans
leur régime alimentaire. Les singes, vivant en petites familles, ont
adaptés leur comportement pour coexister avec les activités
humaines, modifiant leurs horaires de nourrissage pour éviter les
rencontres avec les agriculteurs. Ils ont ensuite leur patriarche appelé
N'Shanvu qui joue un rôle crucial dans la sécurité du
groupe, surveillant les menaces et coordonnant les efforts du
maraudage(Kayembe, 2019). Il est demandé donc ici la
nécessité de trouver des solutions durables, comme des moyens de
subsistance alternatifs pour les singes, tout en plaidant pour un partage
équitable du territoire(Buchekabiri, 2010).
I.2. METHODOLOGIE UTITLISEE
I.2.1. Démarche de
collecte des données
Cette partie a consisté en la conception du
thème après avoir ciblé un problème réel
dans la communauté et le documenter sur base de la littérature
existante. Après sa conception, il a été
déposé au département pour validation lors du conseil du
Département de la Planification Régionale. Cette étape
nous a aidés à éclairer et à bien structurer nos
premières réflexions.
Avant de faire le terrain, nous avons cherché la
documentation existante sur notre thème de recherche. Pour ce faire,
nous avons lu des travaux scientifiques traitant l'implication des services
écosystémiques et la sécurité alimentaire. Ensuite,
nous avons renforcé cette documentation par des observations afin de
bien comprendre l'aspect à étudier. Pour ce faire, nous avons
élaboré un questionnaire d'enquête qui nous a permis de
collecter les données de terrain. Une fois sur le terrain, nous avons
récolté les données empiriques auprès des
ménages. En effet, nous avons utilisé le logiciel de collecte
mobile des données appelé « KoboToolBox ».
Bien avant cela, nous avons d'abord créé un
formulaire dans le serveur en ligne de l'encadreur, à partir d'un projet
partagé. Ce qui nous a permis de renseigner le questionnaire et le
télécharger dans l'application mobile pour faire le terrain sous
la surveillance de l'encadreur. Pendant le terrain, les données ont
été collectées auprès de 150 enquêtés
dans les 3 trois groupements du territoire d'Idjwi qui sont autour de la
réserve de Nyamusisi.
I.2.2. Sélection de
l'échantillon
Pour déterminer notre échantillon nous avons
fait recours à la formule d'échantillonnage aléatoire
selonSchwartz (1995) pour déterminer la taille de l'échantillon
de notre étude, dontn = taille de l'échantillon ; z =
degré de confiance à 95 % (valeur type de 1, 96) ; p = estimation
de la proportion de la population spécifique concernée par
l'étude.
D'où la formule : = 
Ce qui veut dire que nous avons enquêté dans les
trois groupements du territoire d'Idjwi situés autour de la
réserve forestière de Nyamusisi, dont le groupement Mugote, le
groupement Mpene et le groupement Bugarula en raison de 50
enquêtés dans chaque groupement.
I.2.3. Analyse des
données
Pour traiter les données, les fichiers des
données collectées depuis KoboCollect, ont été
importées dans Excel pour prétraitement, incluant le nettoyage
des données (suppression des doublons, gestions des valeurs manquantes).
Après le nettoyage, il y a eu importation des données dans IBM
SPSS pour effectuer des analyses statistiques. L'interprétation des
résultats en fonction des objectifs a suivi et en fin la
rédaction de ce présent rapport final intégrant les
méthodologies, les résultats, et les recommandations
basées. En plus de la production des tableaux de fréquence, des
simples analyses statistiques ont été faites notamment pour des
données quantitatives, à l'instar du calcul de la moyenne, du
maximum, minimum et de l'écart type.
I.2.4. Caractéristiques
sociodémographiques des enquêtés
Le tableau ci-dessous reprend les caractéristiques
sociodémographiques que nous avons identifiées auprès des
enquêtes :
Tableau 1:
Caractéristiques sociodémographiques des
enquêtés
|
Variables
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentages
|
|
Sexe
|
Féminin
|
53
|
35,33
|
|
Masculin
|
97
|
64,67
|
|
Total
|
|
150
|
100,0
|
|
Etat civil
|
Célibataire
|
28
|
18,67
|
|
Marié
|
111
|
74
|
|
Veuf (ve)
|
11
|
7,33
|
|
Total
|
|
150
|
100,0
|
|
Niveau d'étude
|
Aucun /Analphabète
|
21
|
14
|
|
Primaire
|
6
|
4
|
|
Autres formations
|
6
|
4
|
|
Secondaire
|
87
|
58
|
|
Supérieur
|
30
|
20
|
|
Total
|
|
150
|
100,0
|
|
Taille des ménages
|
Statistiques descriptives
|
Moyenne : 6,136
Minimum : 2
Maximum : 13
Ecart type : 4,78 5
|
|
Ages
|
Moyenne : 42,1742
Minimum : 19
Maximum : 82
Ecart type : 15,62 16
|
Il ressort de l'analyse de ce tableau que la majorité
de nos enquêtés sont des hommes (64,67%) dont l'âge moyen
est de 42 ans. L'âge d'autres enquêtés était compris
dans l'intervalle de 19 comme minimum (soit les plus jeunes
enquêtés) et 82 comme maximum (soit l'âge des
enquêtés les plus âgés). Ces enquêtés
sont majoritairement instruits avec un niveau d'étude secondaire avec
58% et 20% ayant le niveau de diplôme supérieur.
Ce qui veut dire que ces derniers avaient suffisamment
d'informations sur le thème analysé et pouvaient répondre
sans beaucoup de problèmes de compréhension de question ou de
demande d'explications supplémentaires. Avec une forte proportion des
célibataires (18,67%), la majorité des participants sont des
mariés (74%) dont la taille de leurs ménages est de 6 personnes.
D'une part, il faut préciser que la taille ménage minimum des
enquêtés est de 2 personnes et la taille maximum est de 13
personnes avec la moyenne de 6 personnes laisse donc un écart type de 5.
Chapitre II. PRESENTATION
DES RESULTATS DE L'ETUDE
II.1. Introduction
Dans ce chapitre, trois points sont présentés,
dont en premier lieu les résultats en rapport avec l'état des
lieux des services écosystémiques fournis par la réserve
de Nyamusisi aux ménages riverain, en deuxième lieu la
contribution des services écologiques dans la sécurité
alimentaire des ménages riverains de la réserve de Nyamusisi, et
en fin les résultats en lien avec les mécanismes pour
améliorer la protection et la contribution des services
écologiques de la réserve de Nyamusisi dans la
sécurité alimentaire des ménages riverains à Idjwi.
II.2. Résultats en
rapport avec l'état des lieux des services écosystémiques
fournis par la réserve de Nyamusisi aux ménages riverains
Pour analyser ces résultats, ces tableaux
présentent des données quantitatives et qualitatives qui mettent
en lumière la diversité des services
écosystémiques. En analysant ces résultats, nous
évaluons non seulement l'état de la biodiversité au sein
de la réserve, mais aussi la manière dont ces services
influencent le bien-être des communautés locales.
Tableau 2:
Ancienneté dans le milieu de vie
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
|
1 à 5 ans
|
18
|
12
|
|
|
11 ans et plus
|
96
|
64
|
|
6 à 10 ans
|
33
|
22
|
|
|
Moins d'1 année
|
3
|
2
|
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau montre que la majorité des
enquêtés résident dans le milieu de vie depuis longtemps
(11 ans ou plus, avec une représentation de 64%) ce qui peut
refléter une forte stabilité résidentielle. Pour la
catégorie de moins d'un an, représente 2% de
l'échantillon, cela veut dire que très peu des personnes
résident dans le milieu depuis moins d'un an ; ensuite la
catégorie d'une année à 5 ans constitue 12% de
l'échantillon, ce qui montre une proposition modérée des
résidents récents ; et aussi avec la catégorie de 6
à 10 ans, 22% de l'échantillon est représenté,
indiquant une présence significative de personnes ayant une
résidence intermédiaire.
Tableau 3: Exemples des
services d'approvisionnement
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Fourniture de matières premières
|
4
|
2,67
|
|
la pêche des produits halieutiques, la chasse
|
11
|
7,33
|
|
Matières premières, produits alimentaires,
l'eau
|
67
|
44, 67
|
|
Pâturages, matières premières
|
9
|
5,9
|
|
produits alimentaires, l'eau, ressources médicinales
|
33
|
22
|
|
Récolte des produits forestiers non ligneux
|
23
|
15,33
|
|
Récolte des produits forestiers non ligneux,
accès à des plantes médicinales
|
3
|
2,0
|
|
Total
|
150
|
100%
|
Partant de ces résultats, les services
d'approvisionnement liés aux matières premières, aux
produits alimentaires et à l'eau sont les plus importants pour la
population avec la majorité des réponses de 44,67%. Ensuite, les
ressources forestières et les produits médicinaux jouent
également un rôle significatif. En revanche, les services
liés à la pêche et à la fourniture de
matières premières sont moins fréquents. Une telle
répartition nous fournis des perceptions sur les priorités et les
besoins de la communauté en matière de ressources naturelles et
des services d'approvisionnement.
Tableau 4: Exemples des
services de régulation
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Fournir l'ombre et modération des
phénomènes climatiques
|
11
|
7,33
|
|
Lutte biologique, pollinisation
|
21
|
14
|
|
Pollinisation des cultures
|
1
|
0,67
|
|
Prévention de l'érosion et Fertilité des
sols
|
43
|
28,67
|
|
Régulation de l'environnement
|
1
|
0,67
|
|
Régulation des nuisibles agricoles
|
1
|
0,67
|
|
Régulation du climat et Maintien de la qualité
de l'air et du sol
|
33
|
22
|
|
Stockage de carbone et régulation de l'eau
|
21
|
14
|
|
Traitement des eaux usées
|
12
|
8
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau ci-dessus met en évidences que les services
de régulation liés à la prévention de
l'érosion et à la fertilité des sols sont perçus
comme essentiels par la majorité des répondants (28,67%) ;
Cela souligne son importance pour la gestion des terres et la durabilité
des écosystèmes. Cependant, d'autres bien qu'importants pour
l'écosystème, ne reçoivent pas la même attention,
comme par exemple pour les services de la régulation du climat et
maintien de la qualité de l'air et du sol, avec 22% montre que les
répondants reconnaissent l'importance de la régulation
environnementale pour la santé des écosystèmes ; et
aussi avec la lutte biologique et la pollinisation (14%) et le stockage de
carbone (14%), ces services sont également significatifs, indiquant une
sensibilisation aux rôles écologiques que jouent les
espèces et les écosystèmes. Entre autre, les services
moins représentés, sont ceux liés au maintien de la
qualité de l'air et de l'eau, ainsi que la régulation des
nuisibles, ce qui indique un manque de reconnaissance de leur importance ou une
nécessité de sensibilisation sur l'importance de ces services
pour la durabilité environnementale.
Tableau 5: Exemples des services de
soutien
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Formation des sols
|
30
|
20
|
|
Habitat de l'espèce animale et
végétale
|
69
|
46
|
|
Maintien de la diversité génétique
|
21
|
14
|
|
Photosynthèse
|
30
|
20
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau décrit que les services de soutien, en
particulier l'habitat des espèces, sont perçus comme essentiels
pour la biodiversité, y soulignant son importance dans
l'équilibre des écosystèmes (46%) ; cela indique une
reconnaissance de l'importance des habitats naturels pour la faune et la flore.
La formation des sols et la photosynthèse (20% chacun), sont des
services également considérés comme significatifs,
indiquant que les répondants comprennent l'importance de la
qualité des sols et des processus photosynthétiques pour la
santé des écosystèmes. En effet, ka diversité
génétique, bien qu'importante, est aussi moins reconnus avec 14%
des répondants.
Tableau 6: Exemples des
services culturels
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Inspiration esthétique
|
29
|
19,33
|
|
Inspiration esthétique, loisirs, accès aux
activités communautaires
|
2
|
1,33
|
|
l'art et le design
|
20
|
13,33
|
|
Loisir et l'éducation
|
2
|
1,33
|
|
Loisirs et santé mentale et physique
|
73
|
48,67
|
|
Sentiment d'appartenance et l'expérience culturelle
|
12
|
8
|
|
Tourisme et visite guidée
|
12
|
8
|
|
Total
|
150
|
100
|
Le tableau met en évidence l'importance des loisirs et
de la santé mentale comme services culturels essentiels pour la
communauté avec 48,67%, il indique une forte appréciation des
activités récréatives et de leur impact positif sur le
bien-être mental et physique des individus. Bien que pour d'autres
services tels que l'inspiration esthétique et le sentiment
d'appartenance soient également pertinents, leur reconnaissance est
moins forte. Cela suggère qu'il pourrait y avoir des opportunités
pour promouvoir davantage la culture locale, l'art et le tourisme dans le but
d'enrichir l'expérience communautaire.
Tableau 7:
Disponibilité des services d'approvisionnement
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
De plus en plus rare
|
57
|
38
|
|
Disponible
|
77
|
51,33
|
|
En abondance
|
2
|
1,33
|
|
Très rare
|
14
|
9,33
|
|
Total
|
150
|
100
|
Dans ce tableau on nous montre une dualité dans la
perception des services d'approvisionnement. Bien qu'une majorité des
répondants les considère comme disponibles, une significative
exprime des préoccupations sur leur rareté croissante. Ceux-ci
soulignent la nécessité d'une gestion durable des ressources pour
garantir leurs disponibilités à long terme et d'une
sensibilisation sur l'importance de la conservation. Pour les services
disponibles, une majorité des répondants (51,33%)
considère que les services d'approvisionnement sont disponibles. Ce qui
indique une perception positive de l'accessibilité aux ressources
nécessaires pour la communauté.
Pour la perception de rareté, 38% des répondants
estiment que ces services sont de plus en plus rares. Cela suggère des
inquiétudes concernant la durabilité des ressources, ce qui
pourrait être liés à des problèmes environnementaux
ou à une pression accrue sur les ressources. Les services en abondance
et très rares, seules 1,33% des personnes estiment que les services sont
en abondance, tandis que 9,33% les trouvent très rares. Ces chiffres
indiquent qu'il y a une faible perception de surabondance dans les ressources
disponibles.
Tableau 8:
Disponibilité des services de régulation
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
En abondance
|
1
|
0,7
|
|
De plus en plus rare
|
65
|
42,5
|
|
Disponible
|
67
|
43,8
|
|
Très rare
|
17
|
11,1
|
|
Total
|
150
|
100
|
Le tableau ci-haut souligne une perception mitigée des
services de régulation. Bien qu'une majorité les considère
comme disponibles aussi, une proposition élevée exprime des
préoccupations sur leur rareté croissante. Cela met en
lumière la nécessité d'efforts de conservation et de
gestion durable pour assurer la pérennité de ces services, qui
sont essentiels pour l'équilibre écologique. Pour les services
disponibles, la majorité des répondants, soit 43,8%,
considère que mes services de régulation sont disponibles, ce qui
indique une perception positive quant à l'accessibilité de ces
services. Pour la perception de rareté, une part importante (42,5%)
estime que ces services sont de plus en plus rares. Cela pourrait
refléter des préoccupations sur la dégradation des
services de régulation en raison de facteurs environnementaux, tels que
la pollution ou la déforestation. Ensuite, pour les services en
abondance et très rares, seule 1 personne, soit 0,7% pense que les
services sont en abondance, tandis que 11,1% les trouvent très rares.
Ces résultats montrent qu'il existe peu de confiance dans la
surabondance de ces services.
Tableau 9:
Disponibilité des services de soutien
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
De plus en plus rare
|
75
|
50
|
|
Disponible
|
51
|
34
|
|
Très rare
|
24
|
16
|
|
Total
|
150
|
100
|
Dans la perception de rareté de ce tableau, une
majorité significative de 50% des répondants considère que
les services de soutien sont de plus en plus rares. Cela indique une
préoccupation importante concernant la disponibilité et la
durabilité de ces services. Pour les services disponibles, 34% des
répondants estiment que ces services sont disponibles, ce qui montre
qu'une proportion notable de la population perçoit encore une certaine
accessibilité. Pour les services très rares, 16% des
répondants jugent ces services très rares, renforçant
l'idée que la plus part des personnes interrogées ressentent une
pression sur les ressources de soutien.
Tableau 10:
Disponibilité des services culturels
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
De plus en plus rare
|
67
|
43,8
|
|
Disponible
|
63
|
41,2
|
|
Très rare
|
20
|
13,1
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau met en évidence une perception
constatée des services culturels. Dans la perception de rareté,
une proportion significative (43,8%) des répondants considère que
les services culturels sont de plus en plus rares. Cela indique une
inquiétude quant à la disponibilité et à
l'accessibilité des ressources culturelles, ce qui peut avoir des
implications sur l'identité et le bien-être communautaire. Pour
les services disponibles, 41,2% des répondants estiment que ces services
sont disponibles, montrant qu'il existe une reconnaissance de
l'accessibilité des offres culturelles, bien que cela ne soit pas
universel. Pour les services très rares, 13,1% perçoivent ces
services comme très rares, ce qui renforce l'idée que,
malgré une certaine disponibilité, des segments de la population
ressentent une pression sur ces services culturels.
Tableau 11:
Appréciations de la qualité des services
écosystémiques
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Bonne
|
102
|
66,7
|
|
Faible
|
1
|
0,7
|
|
Moyenne
|
46
|
30,1
|
|
Très bonne
|
1
|
0,7
|
|
Total
|
150
|
100
|
Dans ce tableau, une analyse de la majorité
écrasante, soit 66,7%, des répondants considèrent la
qualité comme bonne. Cela indique une satisfaction
générale vis-à-vis des services offerts par la
réserve et souligne leur valeur pour la communauté. Pour
l'analyse de la qualité moyenne, 30% des répondants jugent la
qualité des services comme moyenne, ce qui indique qu'il existe des
domaines d'amélioration. Bien que la majorité soit satisfaite,
une part significative ressent qu'il y a encore des progrès à
faire. Pour la qualité faible et très bonne, seules 0,7% estiment
la qualité comme faible ou très bonne. Cela montre que
très peu des gens ont une opinion négative sur la qualité
des services, mais aussi que la perception d'une qualité exceptionnelle
est rare.
Tableau 12:Autres
ressources disponibles dans le milieu
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Les grottes, les plantations de cultures durables, les
rivières
|
18
|
12
|
|
Les zones marécageuses
|
18
|
12
|
|
Sites d'exploitation artisanale
|
30
|
20
|
|
Les espèces animales
|
35
|
23,33
|
|
Les fermes royales, les plages, les hôtels
|
8
|
5,33
|
|
Les fermes royales, les plantations, les sites piscicoles
|
11
|
7,33
|
|
Les îlots, le lac Kivu
|
30
|
20
|
|
Total
|
150
|
100
|
Le tableau ci-haut présente une diversité des
ressources disponibles dans les trois groupements auxquels l'étude a
été réalisée, avec une forte reconnaissance des
espèces animales et des sites d'exploitation artisanale. Pour les
espèces animales, représenté avec 23,33%, cette ressource
est la plus mentionnée, indiquant une reconnaissance de l'importance de
la biodiversité dans la réserve et son rôle dans
l'écosystème local. Pour les sites d'exploitation artisanale, et
les îlots et le lac Kivu, représenté avec 20% chacun. Ce
qui montre l'importance de l'artisanat local et des milieux aquatiques pour les
communautés. Partant de l'analyse des zones marécageuses et des
grottes, 12% chacune. Ces ressources sont perçues comme importantes,
mais moins que les précédentes. Cela peut indiquer un besoin de
protection et de sensibilisation sur leur valeur. Ensuite, les fermes royales,
plages, hôtels (5,33%) et les plantations, les sites piscicoles (7,33%).
Ces ressources sont les moins citées, suggérant qu'elles sont
moins perçues comme cruciales pour la communauté ou qu'elles
pourraient être moins accessibles.
Tableau 13: Menaces pesant
actuellement sur la réserve de Nyamusisi
|
Réponses
|
Effectifs
|
%
|
|
La déforestation et la dégradation des habitats
naturels des animaux
|
100
|
66,67
|
|
La mauvaise gestion de cette réserve par les
autorités locales
|
33
|
22
|
|
La pollution de l'air et de l'eau ainsi que des
déchets plastiques
|
4
|
2,67
|
|
La pratique de l'agriculture intensive dans certaines parties
de la réserve
|
6
|
4
|
|
Les changements climatiques
|
3
|
2
|
|
Surexploitation des ressources naturelles
|
4
|
2,67
|
|
Total
|
150
|
100
|
Dans ce tableau, la déforestation et la
dégradation des habitats est la menace la plus significative,
représentant plus des deux tiers des réponses, soit 66,67% des
répondants. Elle indique elle indique une majeur de biodiversité
et des habitats essentiels pour la faune locale. La mauvaise gestion par
les autorités locales représente quant à elle, 22% des
réponses ; cette gestion inadéquate peut contribuer à
la déforestation et à la détérioration des
ressources naturelles, soulignant un besoin urgent d'amélioration dans
la gouvernance de la réserve. La pollution quant à elle aussi,
représente 2,67%, bien que moins répandue, la pollution de l'air
et de l'eau, ainsi que la gestion des déchets plastiques, doit
être surveillée pour éviter des dommages environnementaux
supplémentaires.
L'agriculture intensive représente aussi 4%, mais
alors, même si son impact semble moins préoccupant que d'autres
menaces, l'agriculture pratiquée de manière intensive peut nuire
à la biodiversité et à la qualité des sols.
L'analyse des changements climatiques nous présente 2%, bien que
perçus comme une menace aussi, leur impact est moins immédiat
comparé à d'autres facteurs. Et enfin, la surexploitation des
ressources, représentées avec 2,67%, cela souligne la
nécessité de pratiques de gestion durable pour éviter
l'épuisement des ressources naturelles.
Tableau 14: Principaux
responsables à la base de ces menaces et leur fréquence
actuelle
|
Principaux responsables
|
Fréquence actuelle
|
|
Elevée
|
Faible
|
|
Les acteurs locaux
|
41
|
3
|
|
Les acteurs politiques et coutumiers
|
19
|
7
|
|
Les ménages riverains
|
67
|
2
|
|
Le peuple autochtone
|
11
|
0
|
|
Total
|
138
|
12
|
Ce tableau met en lumière la complexité des
responsables concernant les menaces sur la réserve de Nyamusisi. Les
ménages riverains sont considérés comme les principaux
responsables des menaces, avec 67 réponses d'une fréquence
élevée et 2 réponses d'une fréquence faible ;
cela suggère que leurs activités, telles que la
déforestation pour l'agriculture ou l'exploitation des ressources, sont
considérées comme ayant un impact significatif et direct sur la
réserve.
Les acteurs locaux, dont inclus des agriculteurs, des
entrepreneurs et des membres de la communauté, sont également vus
comme ayant une responsabilité élevée, avec 41
répondants d'une fréquence élevée et 3
répondants d'une fréquence faible. Leur contribution à la
dégradation de l'environnement est liée à des pratiques
non durables et à une gestion inadéquate des ressources.
Les responsables politiques et coutumiers ont un impact
modéré, avec 19 répondants d'une fréquence
élevée, et 7 répondants d'une fréquence faible.
Cela indique qu'ils pourraient influencer les décisions et les
politiques concernant la gestion de la réserve, mais leur
responsabilité directe est perçue comme moins importante que
celle des ménages et des acteurs locaux. Le peuple autochtone en dernier
lieu, bien qu'il soit mentionné aussi, leur impact est
témoigné par une minorité des répondants d'une
fréquence élevée, soit 11 réponses. Ceux-indiquent
une part de menace par les autochtones faisant partie des ménages
riverains encore.
En conclusion, le total des réponses souligne que la
majorité des personnes interrogées estiment que les menaces sont
principalement attribuables à des actions considérées
comme ayant un impact élevé, soit 138 réponses
associées à la fréquence élevée ; et le
faible nombre des réponses associées à une
fréquence faible, soit 12, indique qu'il y a peu des points de vue
suggérant que ces menaces ne sont pas significatives. Enfin,
l'état des lieux des services écosystémiques de la
réserve de Nyamusisi montre que la majorité des
enquêtés résident dans le milieu de vie depuis longtemps.
Cette section nous met en lumière une diversité des services
essentiels. Cependant, la disponibilité et la qualité de ces
services sont préoccupantes, avec des signes de rareté
croissante. Les menaces de identifiées, notamment la
déforestation et la mauvaise gestion, nécessitent une attention
immédiate pour garantir la durabilité des
écosystèmes et le bien être des communautés
locales.
II.3. Résultats en
rapport avec la contribution des services écologiques dans la
sécurité alimentaire des ménages riverains de la
réserve de Nyamusisi
L'analyse de cette partie met en lumière l'importance
des services écosystémiques pour la sécurité
alimentaire des ménages riverains de la réserve de Nyamusisi.
Dans le cadre de la contribution des services écologiques dans la
sécurité alimentaire, nous allons présenter un certain
nombre des variables qui ont retenu une importance cruciale pour notre
étude. Ces variables sont présentés dans des tableaux
illustrés ci-après.
Tableau 15: Evaluation de
l'accessibilité à la réserve forestière en fonction
de la résidence
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
36 à 1 Heure
|
5
|
3,33
|
|
1 à 15 Min
|
56
|
37,33
|
|
1 H et plus
|
17
|
11,33
|
|
16 à 25 Min
|
53
|
35,33
|
|
26 à 35 Min
|
19
|
12,67
|
|
Total
|
150
|
100
|
Le tableau présente une évaluation de
l'accessibilitéà la réserve forestière de Nyamusisi
en fonction de temps nécessaire pour y accéder. Dans ce tableau
la majorité des ménages (37,33% dans un délai de 1
à 15 minutes) ont un accès relativement facile à la
réserve, ce qui est positif pour l'utilisation des ressources.
Cependant, 11,33% mettent plus d'une heure pour y accéder, ce qui peut
limiter leur capacité à bénéficier à ces
services écologiques.
Mais encore plus, l'accessibilité à la
réserve forestière de Nyamusisi est globalement favorable pour
une majorité des ménages, avec près de 73% d'entre eux
pouvant y accéder en moins de 25 minutes. Cela favorise l'utilisation
des ressources naturelles et les services écologiques offerts par la
réserve. Cependant, il est crucial de prendre en compte les
ménages qui ont un accès plus limité, car cela peut
influencer leur sécurité alimentaire et leur bien-être.
Tableau 16: Les bienfaits
offerts par la réserve de Nyamusisi
|
Réponses
|
Effectifs
|
%
|
|
Fertilisation naturelle des sols, fourniture d'ombre pour les
cultures
|
61
|
40,67
|
|
Pollinisation des cultures
|
34
|
22,67
|
|
Protection contre les érosions
|
28
|
18,67
|
|
Régulation de l'eau et des maladies fongiques
|
27
|
18
|
|
|
|
|
|
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau présent les principaux bienfaits que la
réserve de Nyamusisi offre aux ménages riverains. Une analyse
détaillée de ce tableau nous montre que la fertilisation
naturelle des sols et la fourniture de l'ombre pour les cultures sont les plus
reconnus, représentant environ 40,67% des réponses. Cela souligne
l'importance de la réserve dans l'amélioration de la
qualité des sols, ce qui est essentiel pour l'agriculture durable.
L'ombre fournie par les arbres contribue également à
protéger les cultures des conditions climatiques extrêmes,
favorisant ainsi une meilleure productivité. La pollinisation des
cultures est le service clé pour l'agriculture, et 22,67% des
répondants reconnaissent son importance. Cela indique que la
biodiversité présente dans la réserve joue un rôle
crucial dans la production alimentaire, en augmentant les rendements des
cultures dépendantes des pollinisateurs.
Pour le résultat protection contre les érosions,
est un bienfait également significatif, représentant 18,67% des
réponses. La protection contre les érosions est essentielle pour
maintenir la qualité des sols et à prévenir la
dégradation environnementale. Quant à la régulation de
l'eau et des maladies fongiques, a reçu un peu moins d'attention (18%),
il reste crucial pour la gestion des ressources en eau et la santé des
cultures. La régulation de l'eau aide à prévenir les
inondations et à maintenir l'humidité du sol, tandis que la
gestion des maladies fongiques contribue à la santé des cultures.
Tableau 17:
Catégories de ménages qui bénéficient le plus des
bienfaits
|
Réponses
|
Effectifs
|
%
|
|
Les autochtones
|
9
|
5,9
|
|
Des ménages dont les chefs sont des responsables de
cette réserve
|
6
|
3,9
|
|
Les ménages ayant des champs dans certaines parties de
cette réserve
|
98
|
64,1
|
|
Les ménages très proches
|
34
|
22,2
|
|
Tous les ménages
|
3
|
2,0
|
|
Total
|
153
|
100
|
Ce tableau présente les différentes
catégories des ménages qui tirent profit des services offerts par
la réserve de Nyamusisi. La majorité des bénéfices
vont aux ménages ayant des champs dans la réserve (64,1%),
indiquent que ces ménages dépendent fortement des services
écologiques pour leur subsistance.
Les Ménages très proches de la réserve
(22,2%), Près d'un quart des ménages (22,2%) qui vivent à
proximité de la réserve bénéficient
également de ses services. Cela souligne l'importance de la
proximité géographique pour accéder aux ressources
naturelles, même si ces ménages n'ont pas nécessairement
des champs dans la réserve.Seulement 2% des répondants estiment
que tous les ménages bénéficient des services de la
réserve. Cela suggère une perception que les avantages ne sont
pas uniformément répartis parmi l'ensemble de la
communauté.
Tableau 18: Défis
des ménages riverains pour bénéficier de ces services
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Dégradation de l'environnement
|
55
|
36,67
|
|
Manque de sensibilisation
|
23
|
15,33
|
|
Pression démographique
|
23
|
15,33
|
|
Surexploitation des ressources naturelles
|
49
|
32,67
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau présente les différents défis
auxquels les ménages riverains sont confrontés pour tirer profit
des services écologiques offerts par la réserve de Nyamusisi. La
dégradation de l'environnement, est le défi est le plus
fréquemment cité, représentant 36,67% des réponses.
Cela indique que la dégradation de l'environnement, probablement
causée par des activités humaines telles que la
déforestation et l'agriculture non durable, constitue un obstacle majeur
à l'accès aux services écologiques. Cette situation peut
compromettre la santé des écosystèmes et réduire la
disponibilité des ressources.
La surexploitation des ressources naturelles est
également un défi significatif, avec 32,67% des répondants
l'identifiant comme un problème. Cela suggère que les
activités telles que la coupe de bois, la chasse ou la pêche non
régulée mettent une pression excessive sur les ressources
naturelles, limitant ainsi leur durabilité et la capacité des
ménages à en bénéficier à long terme. Tandis
qu'un manque de sensibilisation parmi les ménages sur les pratiques
durables et les bénéfices des services écologiques
représente un défi pour 15,33% des répondants. Cette
situation peut entraver l'adoption de méthodes de gestion durable et
réduire l'efficacité des efforts de conservation. La pression
démographique est également citée comme un défi,
avec le même pourcentage que le manque de sensibilisation. L'augmentation
de la population peut exacerber la demande sur les ressources de la
réserve, entraînant une surexploitation et une dégradation
accrue de l'environnement.
Tableau 19: Bénéfices dans le secteur de
l'agriculture
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Fertilité des sols
|
83
|
55,33
|
|
offre des pollinisateurs
|
42
|
28
|
|
Régulation des nuisibles
|
25
|
16,67
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau ci-après présente les principaux
services écosystémiques que les ménages
bénéficient de la réserve de Nyamusisi,
spécifiquement dans le domaine de l'agriculture. La fertilité des
sols est le service le plus largement reconnu, représentant 55,33% des
réponses. La fertilité des sols est cruciale pour la
productivité agricole, et cela indique que la réserve contribue
significativement à la qualité des sols.
La présence de pollinisateurs est également un
service important, identifié par 28% des répondants. Les
pollinisateurs, tels que les abeilles et d'autres insectes, jouent un
rôle vital dans la fertilisation des cultures, ce qui peut augmenter les
rendements des cultures dépendantes de la pollinisation. Cela souligne
l'importance de la biodiversité dans la réserve pour soutenir
l'agriculture.
Bien que la régulation des nuisibles ait reçu
le pourcentage le plus bas (16,67%), il reste essentiel pour la gestion des
cultures. La régulation naturelle des nuisibles contribue à
réduire la nécessité d'utiliser des pesticides chimiques,
favorisant ainsi des pratiques agricoles plus durables et respectueuses de
l'environnement.
Tableau 20: Dans l'alimentation
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Accès aux produits forestiers non ligneux
|
82
|
54,67
|
|
Chasse
|
16
|
10,67
|
|
Consommation des ressources halieutiques
|
52
|
34,67
|
|
Total
|
150
|
100
|
L'accès aux produits forestiers non ligneux est le
bienfait le plus cité, avec 54,67% des répondants, ce qui
souligne l'importance de ces ressources pour l'alimentation locale. La
consommation des ressources halieutiques est également significative,
représentant 34,67% des réponses, indiquant une dépendance
notable aux produits de la pêche. En revanche, la chasse est moins
mentionnée, avec seulement 10,67% des répondants, ce qui pourrait
refléter des contraintes réglementaires ou de
disponibilité. Ce tableau met en lumière la diversité des
sources alimentaires disponibles pour les ménages, tout en soulignant
l'importance des produits forestiers et halieutiques dans leur régime
alimentaire.
Tableau 21:
DBénéfices dans le revenu des ménages
|
Résultats
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Exploitation des ressources forestières
|
15
|
10
|
|
Collecte et vente artisanale
|
31
|
20,67
|
|
Compensation pour la conservation de la réserve
|
11
|
7,33
|
|
Hébergement et restauration
|
12
|
8
|
|
Vente des produits dérivés de la
réserve
|
81
|
54
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau présente les différents bienfaits que
la réserve de Nyamusisi apporte aux ménages en termes de revenus.
La vente des produits dérivés de la réserve est le plus
significatif, représentant 54% des réponses. Cela montre que la
vente de produits dérivés, tels que le bois, les plantes
médicinales ou d'autres ressources naturelles, constitue une source de
revenus essentielle pour les ménages.
La dépendance à ces produits souligne
l'importance économique de la réserve pour la communauté.
Avec 20,67% des réponses, la collecte et la vente artisanale
représente également une part importante des revenus. Cela peut
inclure la fabrication et la vente d'objets artisanaux à partir de
matériaux locaux, ce qui contribue à la fois à
l'économie locale et à la préservation des savoirs
traditionnels. L'exploitation des ressources forestières reste une
source de revenus pour certains ménages, avec 10% des répondants.
Cela pourrait inclure la coupe de bois ou la récolte de produits
forestiers non ligneux, mais il est essentiel de gérer cette
exploitation de manière durable pour éviter la dégradation
de l'écosystème.
L'Hébergement et la restauration représentent 8%
des réponses. Elles peuvent inclure des services liés au
tourisme, comme l'accueil de visiteurs dans la réserve. Bien que cela
soit moins courant, cela souligne le potentiel du tourisme durable comme source
de revenus. Et ensuite, une plus petite proportion (7,33%), indiquant que peu
de ménages bénéficient de compensations directes pour la
conservation. Cela reflète un manque de programmes de compensation ou
une faible sensibilisation à ces initiatives.
Tableau 22:
Bénéfices dans la santé
|
Résultats
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Biodiversité et résilience aux maladies
|
13
|
8,67
|
|
Protection contre les catastrophes naturelles
|
9
|
6
|
|
Accès à des ressources d'usages
médicinales
|
91
|
60,67
|
|
Activités physiques et santé mentale
|
15
|
10
|
|
Qualité de l'air et de l'eau
|
22
|
14,67
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau présente les différents bienfaits que
la réserve de Nyamusisi apporte aux ménages en termes de
santé. L'Accès à des ressources d'usages
médicinales, représentant 60,67% des réponses est le
service le plus reconnu. Cela indique que la réserve est une source
précieuse de plantes médicinales et de remèdes
traditionnels. L'accès à ces ressources contribue non seulement
à la santé des ménages, mais renforce également
l'importance de la biodiversité pour les soins de santé
locaux.
La qualité de l'air et de l'eau est un bienfait
essentiel, identifié par 14,67% des répondants. Cela souligne le
rôle de la réserve dans la régulation des ressources
naturelles, contribuant à un environnement sain qui est crucial pour le
bien-être des communautés. Alors qu'une minorité (8,67%)
cite la biodiversité comme un facteur de résilience aux maladies.
La diversité biologique peut jouer un rôle dans la
régulation des maladies et la promotion de la santé, mais son
impact est moins perçu par les répondants.Cependant, la
protection offerte par les écosystèmes naturels contre les
catastrophes comme les inondations ou l'érosion est importante et
mérite d'être soulignée. Ce bienfait reçoit le
pourcentage le plus bas (6%), indiquant qu'il est moins reconnu comme un
service de la réserve.
Tableau 23:
Bénéfices dans le maintien de la qualité de la
vie
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Cohésion sociale
|
54
|
36
|
|
Loisirs et bien-être
|
75
|
50
|
|
Transmission des savoirs locaux
|
21
|
14
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau présente les différents bienfaits que
la réserve de Nyamusisi apporte aux ménages en termes de
qualité de vie. Le Loisirs et bien-être, représentant 50%
des réponses, ce service est le plus largement reconnu. Cela indique
que la réserve offre des opportunités de loisirs, comme la
randonnée, l'observation de la nature et d'autres activités
récréatives, qui contribuent au bien-être physique et
mental des ménages. L'accès à la nature est essentiel pour
la qualité de vie et peut avoir des effets positifs sur la santé
mentale.
La cohésion sociale est également importante,
avec 36% des répondants la mentionnant. Cela suggère que la
réserve sert de point de rencontre pour la communauté,
renforçant les relations sociales et le soutien mutuel. Les
activités communautaires liées à la réserve peuvent
favoriser l'unité et la solidarité au sein des ménages. La
transmission des savoirs locaux, bien qu'il ait le pourcentage le plus bas
(14%), il reste significatif. La réserve est un lieu où les
savoirs locaux, notamment les pratiques traditionnelles liées à
l'utilisation des ressources naturelles, sont transmis aux nouvelles
générations. Cela contribue à la préservation de la
culture et des connaissances ancestrales.
Tableau 24: Part des
aliments issus de l'agriculture, de la pêche ou la chasse
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Entre 26 - 50%
|
32
|
21,33
|
|
Entre 51 - 75%
|
110
|
73,33
|
|
Moins de 25%
|
6
|
4
|
|
Plus de 75%
|
2
|
1,33
|
|
Total
|
150
|
100
|
La majorité des ménages (73,33%) consomment
entre 51% et 75% de leurs aliments provenant de la réserve. Cela indique
une dépendance significative à l'égard des ressources
disponibles dans la réserve, mettant en évidence son rôle
crucial pour la sécurité alimentaire des communautés. Un
nombre important de ménages (21,33%) consomme entre 26% et 50% de leurs
aliments issus de la réserve. Cela montre que, bien que moins
dépendants que le groupe précédent, ces ménages
bénéficient également des ressources de la réserve
pour une part significative de leur alimentation. Tandis qu'une minorité
(4%) des ménages indique consommer moins de 25% de leurs aliments
provenant de la réserve.
Cela pourrait refléter une diversité de sources
alimentaires, ou peut-être une moindre proximité avec la
réserve. Très peu de ménages (1,33%) consomment plus de
75% de leurs aliments issus de la réserve. Cela indique une
dépendance extrême, mais ce faible pourcentage suggère que
la plupart des ménages intègrent également d'autres
sources alimentaires.
Tableau 25: La part des
bois de chauffe ou de la braise utilisés par les ménages mais
tiré de la réserve de Nyamusisi
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Entre 26 - 50%
|
53
|
35,33
|
|
Entre 51 - 75%
|
81
|
54
|
|
Moins de 25%
|
7
|
4,67
|
|
Plus de 75%
|
9
|
6
|
|
Total
|
150
|
100
|
Dans ce tableau, plus de la moitié des ménages
(54%) utilisent entre 51% et 75% de bois provenant de la réserve. Cela
indique une forte dépendance à l'égard des ressources
forestières de la réserve pour leurs besoins en énergie,
ce qui souligne l'importance de la réserve dans leur quotidien. Un
nombre substantiel de ménages (35,33%) consomme entre 26% et 50% de bois
provenant de la réserve. Cela montre que, bien qu'ils soient moins
dépendants que le groupe précédent, ces ménages
tirent également une part significative de leur bois de chauffe de la
réserve.
Un petit nombre de ménages (6%) indique qu'ils
utilisent plus de 75% de bois provenant de la réserve. Cela peut
refléter une dépendance extrême, mais ce faible pourcentage
indique que la plupart des ménages diversifient également leurs
sources.
Très peu de ménages (4,67%) consomment moins de
25% de bois provenant de la réserve, ce qui suggère qu'ils
dépendent davantage d'autres sources pour leur bois de chauffe.
Tableau 26 : Part des
médicaments, des feuilles et des racines à vertus
thérapeutiques utilisés
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Entre 26 - 50%
|
69
|
46
|
|
Entre 51 - 75%
|
76
|
50,67
|
|
Moins de 25%
|
2
|
1,33
|
|
Plus de 75%
|
3
|
2
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau présente la répartition de
l'utilisation des médicaments traditionnels, des feuilles et des racines
à vertus thérapeutiques par les ménages riverains de la
réserve de Nyamusisi.Près de la moitié des ménages
(50,67%) utilisent entre 51% et 75% de médicaments provenant de la
réserve. Cela indique une dépendance significative aux ressources
médicinales disponibles dans la réserve, soulignant son
importance pour la santé des communautés locales.
Une proportion presque équivalente (46%) des
ménages consomme entre 26% et 50% de médicaments tirés de
la réserve. Cela montre que ces ménages bénéficient
également d'une part substantielle de leurs traitements médicaux
à partir des ressources de la réserve. Très peu de
ménages (1,33%) déclarent utiliser moins de 25% de
médicaments provenant de la réserve. Cela pourrait indiquer une
préférence pour d'autres sources de soins, ou une
accessibilité limitée à ces ressources. Un très
petit nombre de ménages (2%) indique qu'ils utilisent plus de 75% de
médicaments tirés de la réserve. Cela suggère que,
bien que certains ménages puissent être très
dépendants, la majorité diversifie ses sources de traitement.
Tableau 27: Part de
contribution globale en pourcentage des services écologiques
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Entre 26 - 50%
|
32
|
21,33
|
|
Entre 51 - 75%
|
92
|
61,33
|
|
Moins de 25%
|
4
|
2,67
|
|
Plus de 75%
|
22
|
14,67
|
|
Total
|
150
|
100
|
Dans ce tableau, la majorité des ménages
(61,33%) estiment que la réserve contribue à hauteur de 51%
à 75% à leur sécurité alimentaire. Cela souligne
l'importance cruciale des services écologiques de la réserve pour
la subsistance des communautés, indiquant une forte dépendance
à ces ressources pour leur approvisionnement alimentaire.
Un nombre significatif de ménages (21,33%)
considère que la contribution de la réserve se situe entre 26% et
50%. Cela montre que même s'ils sont moins dépendants que le
groupe précédent, ces ménages bénéficient
également d'une part substantielle de leur alimentation grâce aux
services de la réserve. Un petit nombre de ménages (14,67%)
déclare que plus de 75% de leur sécurité alimentaire
provient des services de la réserve. Cela indique une dépendance
très élevée pour certains ménages, soulignant
l'importance de la réserve pour leur alimentation. Très peu de
ménages (2,67%) estiment que la contribution de la réserve est
inférieure à 25%. Cela peut refléter une diversité
de sources alimentaires ou une moindre connexion avec les ressources de la
réserve.
Tableau 28:
Stratégies utilisées pour améliorer la
sécurité alimentaire dans les ménages
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Achat des nourritures sur le marché
|
4
|
2,67
|
|
Commercialisation
|
3
|
2
|
|
Diversification des cultures
|
94
|
62,67
|
|
Pêche et Chasse
|
6
|
4
|
|
Production animale
|
11
|
7,33
|
|
Tous les trois
|
32
|
21,33
|
|
Total
|
150
|
100
|
Ce tableau présente les différentes
stratégies adoptées par les ménages pour améliorer
leur sécurité alimentaire. La stratégie la plus courante,
adoptée par 62,67% des ménages, consiste à diversifier les
cultures. Cela indique une approche proactive pour renforcer la
sécurité alimentaire, permettant aux ménages de
réduire les risques liés à la dépendance à
une seule culture et d'augmenter la résilience face aux aléas
climatiques ou aux fluctuations du marché.
Une proportion significative (21,33%) des ménages
utilise toutes les stratégies mentionnées. Cela montre une
approche intégrée, combinant l'achat sur le marché, la
commercialisation, la pêche, la chasse et la production animale pour
assurer une alimentation stable et variée. La production animale est une
stratégie adoptée par 7,33% des ménages. Bien que moins
courante, elle constitue une source importante de protéines et peut
jouer un rôle clé dans l'amélioration de la
sécurité alimentaire.
Cette stratégie est utilisée par 4% des
ménages. Cela peut refléter une dépendance plus faible
à ces pratiques, possiblement en raison de la disponibilité
limitée des ressources ou de la réglementation. Le plus faible
pourcentage (2%) des ménages indique que la commercialisation est une
stratégie utilisée. Cela pourrait suggérer que peu de
ménages ont accès à des marchés pour vendre leurs
produits, ou qu'ils privilégient d'autres méthodes pour assurer
leur sécurité alimentaire. Seuls 2,67% des ménages
achètent leur nourriture sur le marché. Cela pourrait indiquer
une faible dépendance à l'approvisionnement externe,
peut-être en raison de la disponibilité de ressources locales.
En conclusion, les services écologiques fournis par la
réserve de Nyamusisi jouent un rôle important dans la
sécurité alimentaire des ménages, notamment par la
fourniture de ressources alimentaires, de fertilité des sols et de
services de régulation. Toutefois, des défis tels que la
dégradation de l'environnement et la surexploitation des ressources
menacent sérieusement cette contribution.
II.4. Résultats en lien
avec les mécanismes pour améliorer la protection et la
contribution des services écologiques de la réserve de Nyamusisi
dans la sécurité alimentaire des ménages riverains
à Idjwi
Cette partie est dédiée aux mécanismes
par lesquels la réserve de Nyamusisi contribue à la protection
des écosystèmes et à la sécurité alimentaire
des ménages riverains. A travers cette analyse, nous allons examiner
comment les actions de conservation et de gestion durable mises en place dans
la réserve influencent directement la sécurité alimentaire
des ménages, tout en identifiant les différentes synergies entre
la protection de la biodiversité et la résilience alimentaire.
Dans cette même partie, nous visons à comprendre dans quelle
manière ces mécanismes peuvent être renforcés pour
promouvoir le développement durable dans la région.
Tableau 29: Evaluation des acteurs et des services
dans la protection et la restauration de la réserve de
Nyamusisi
|
Services
|
Efficacité
|
|
Elevée
|
Faible
|
Moyenne
|
|
CDG
|
|
0
|
2
|
3
|
|
l'Etat congolais
|
|
0
|
2
|
8
|
|
ACCB
|
|
1
|
7
|
10
|
|
GIZ
|
|
0
|
18
|
21
|
|
IRCFI
|
|
0
|
18
|
14
|
|
les deux Chefs coutumiers du térritoire d'Idjwi
|
|
0
|
5
|
6
|
|
Les deux chefs coutumiers, GIZ, P.EXT et IRCFI
|
|
0
|
0
|
1
|
|
P.Ext
|
|
0
|
13
|
14
|
|
TLM
|
|
0
|
2
|
2
|
|
ZOA
|
|
0
|
1
|
2
|
|
Total
|
|
1
|
68
|
81
|
Concernant ce tableau, l'efficacité
élevée a été positivement par très peu
d'acteurs avec seulement 1 évaluation élevée ; tandis
que la majorité (68), des évaluations sont
considérées comme faibles, ce qui signale des lacunes
significatives dans les interventions des services ;et 81
évaluations sont considérées comme moyennes, montrant que
certains services sont perçus comme agissant, mais sans impact fort.
Tableau 30: Analyse des
actions et de l'efficacité des initiatives pour la réserve de
Nyamusisi
|
Actions
|
Efficacité
|
|
Elevé
|
Faible
|
Moyenne
|
|
Conservation de la réserve et adduction d'eau
potable
|
0
|
18
|
21
|
|
Partenariat avec les ONG
|
0
|
6
|
15
|
|
Reboisement de la réserve de Nyamusisi et accompagner
les dynamiques locales dans leurs activités
|
0
|
0
|
2
|
|
Reboisement de la réserve, Conservation des singes
bleus et Accompagner les groupes solidaires dans les AGR
|
0
|
26
|
22
|
|
sensibilisation et éducation de la population dans la
conservation de l'environnement
|
0
|
12
|
16
|
|
Surveillance et reboisement de la réserve de
Nyamusisi
|
0
|
6
|
6
|
|
Total
|
|
68
|
82
|
Dans ce tableau, aucun des projets ou actions n'a
été évalué comme ayant une efficacité
élevée ; tandis que 68 évaluations indiquent une
efficacité faible, suggérant que les actions les actions
entreprises n'ont pas eu l'impact escompté ; alors que 82
évaluations sont considérées comme moyennes, ce qui
indique que bien qu'il existe des efforts, ceux-ci ne sont pas jugés
suffisamment efficaces.
Tableau 31: Perception sur
le reboisement de la réserve de Nyamusisi
|
Réponses
|
Effectifs
|
%
|
|
C'est la restauration de la biodiversité et
amélioration de la qualité de l'air
|
60
|
40
|
|
Constitution d'un impact économique et social dans la
communauté
|
31
|
20,67
|
|
Protection des sols et d'approvisionnement des ressources en
eau
|
35
|
23,33
|
|
il s'agit des considérations et de l'Engagement
communautaire
|
24
|
16
|
|
Total
|
150
|
100
|
La restauration de la biodiversité et
l'amélioration de la qualité de l'air sont les perceptions les
plus courantes, avec 40% des répondants les identifiant comme des
avantages du reboisement. La protection des sols et des ressources en eau est
également perçue positivement, représentant 23,33% des
réponses.Moins de répondants soulignent l'impact
économique et social (20,67%) et l'engagement communautaire (16%) comme
des éléments pertinents du reboisement. Ce tableau met en
évidence l'importance accordée à la biodiversité et
à la qualité de l'air dans le contexte du reboisement, tout en
signalant des domaines additionnels où des bénéfices sont
perçus.
Tableau 32:
Stratégies pour améliorer la contribution de la réserve de
Nyamusisi dans la sécurité alimentaire tout en luttant contre sa
dégradation
|
Réponses
|
Effectifs
|
Percentage
|
|
Pratiquer la permaculture
|
23
|
15,33
|
|
Création des jardins communautaire
|
9
|
6
|
|
Élaborer des projets alternatifs
|
16
|
10,67
|
|
Partenariats des ONG et le gouvernement
|
24
|
16
|
|
Promotion de l'agroforesterie
|
19
|
12,67
|
|
Sensibiliser et former la population dans la pratique Agro
écologique
|
59
|
39,33
|
|
Total
|
150
|
100
|
La sensibilisation et la formation de la population dans les
pratiques agro écologiques sont les propositions les plus soutenues,
avec 39,33% des répondants les identifiant comme essentielles. Les
partenariats entre ONG et le gouvernement et la pratique de la permaculture
sont également notés, représentant respectivement 16% et
15,33% des réponses. Les propositions telles que la création de
jardins communautaires (6%) et l'élaboration de projets alternatifs
(10,67%) sont moins populaires.Ce tableau met en avant l'importance de
l'éducation et de la formation dans la lutte contre la
dégradation de la réserve tout en renforçant la
sécurité alimentaire.
Tableau 33: Les
rôles de l'Etat
|
Réponses
|
Effectifs
|
%
|
|
Coordination et leadership
|
1
|
0,67
|
|
Education et sensibilisation de la communauté
|
42
|
28
|
|
Elaboration des politiques de la protection de
l'environnement
|
104
|
69,33
|
|
Fournir des ressources financières pour la mise en
oeuvre des programmes environnementaux
|
2
|
1,33
|
|
Soutenir les recherches faites sur la même
réserve
|
1
|
0,67
|
|
Total
|
150
|
100%
|
Dans ce tableau, l'élaboration des politiques de
protection de l'environnement est le rôle le plus identifié, avec
une majorité écrasante de 69,33%, soulignant l'importance des
cadres réglementaires dans la gestion des services écologiques.
L'éducation et la sensibilisation de la communauté sont
également perçues comme un rôle clé,
représentant 28% des réponses.
Les rôles tels que la fourniture de ressources
financières (1,33%) et le soutien à la recherche (0,67%) sont
considérés comme moins significatifs par les répondants.Ce
tableau met en évidence le rôle central de l'État dans la
formulation de politiques et l'éducation, tout en soulignant des
domaines où des efforts supplémentaires pourraient être
nécessaires.
Tableau 34: les rôles des ménages
riverains
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Engagement communautaire
|
48
|
32
|
|
Mettre en valeur les connaissances traditionnelles
|
1
|
0,67
|
|
Participation active
|
63
|
42
|
|
Plaidoyer local
|
36
|
24
|
|
Planter des arbres Agroforestières
|
1
|
0,67
|
|
Respecter les règles de respect de l'environnement
|
1
|
0,67
|
|
Total
|
150
|
100
|
La participation active des ménages riverains est le
rôle le plus représenté, avec 42% des répondants, ce
qui souligne l'importance de l'implication directe des communautés dans
les initiatives écologiques. L'engagement communautaire est
également significatif, représentant 32% des réponses, ce
qui montre la valeur des efforts collectifs. Les rôles tels que la
valorisation des connaissances traditionnelles, la plantation d'arbres
agroforestiers, et le respect des règles environnementales sont
perçus comme moins importants, chacun n'étant mentionné
que par 0,67% des répondants.
Ce tableau met en évidence l'importance de l'engagement
et de la participation des ménages dans la gestion des services
écologiques, tout en suggérant des opportunités pour
renforcer l'impact des actions individuelles et collectives.
Tableau 35: Les
rôles des acteurs locaux
|
Réponses
|
Effectifs
|
Pourcentage
|
|
Accompagner et exécuter les projets de reboisement
|
25
|
16,67
|
|
Expertise technique
|
36
|
24
|
|
Plaidoyer et sensibilisation
|
89
|
59,33
|
|
Total
|
150
|
100
|
Le rôle de plaider et sensibiliser est le plus
prédominant, avec 59,33% des répondants, soulignant l'importance
de la sensibilisation des communautés sur les enjeux environnementaux.
L'expertise technique est également un rôle significatif,
représentant 24% des réponses, ce qui indique la
nécessité de compétences spécialisées pour
la mise en oeuvre des projets. L'accompagnement et l'exécution des
projets de reboisement sont moins représentés, avec seulement
16,67% des réponses, suggérant un potentiel d'amélioration
dans cette domaine.
Ce tableau démontre que les acteurs locaux jouent un
rôle crucial dans la sensibilisation et le plaidoyer, tout en soulignant
l'importance d'apporter un soutien technique pour renforcer l'efficacité
des initiatives écologiques.
Chapitre III. DISCUSSION
DES RÉSULTATS
III.1. Introduction
Dans cette partie, nous allons discuter nos résultats
avec les théories scientifiques développées dans la
littérature sur l'implication des services écosystémiques
dans la sécurité alimentaire et sur le développement
durable. Notre travail a débouché à plusieurs
résultats sectoriels tous concourant à l'atteinte des objectifs
de la présente étude qui sont ceux de mieux comprendre la
relation entre les services écosystémiques fournis par la
réserve de Nyamusisi et la sécurité alimentaire des
ménages dans le territoire d'Idjwi.
III.2. Discussion des
résultats sur l'état des lieux des services
écosystémiques fournis par la réserve de Nyamusisi aux
ménages riverains
Dans cette partie, les résultats de notre étude
montrent que les services d'approvisionnement, tels que les produits
alimentaires et médicinaux, sont perçus comme essentiels par les
communautés. Cela s'aligne avec l'idée que les ressources
naturelles soutiennent directement la subsistance des ménages,
soulignant ainsi une conception plus complexe de la valeur de la nature. La
reconnaissance par les répondants de l'importance des ressources
alimentaires et médicinales reflète cette dépendance
essentielle à l'écosystème. Selon Maris (2014), le
bien-être humain dépend intrinsèquement des services
écosystémiques, qui sont des bénéfices tirés
du fonctionnement des écosystèmes.
D'un autre côté, Habakaramo (2007) met en avant
l'importance des plantes pour la production de miel, une ressource qui
contribue à la sécurité alimentaire et économique
des ménages. Bien que cette étude se concentre sur un aspect
spécifique des services écosystémiques, les
résultats de notre enquête montrent une diversité de
services d'approvisionnement reconnus par les participants. Toutefois, la
perception de rareté croissante de ces services, signalée par 38
% des répondants, indique la nécessité d'une gestion
durable des ressources, ce qui rejoint l'idée de Habakaramo que les
ressources doivent être exploitées de manière
réfléchie pour éviter leur déclin.
En effet, Les résultats sur les services de
régulation, tels que la prévention de l'érosion et la
fertilité des sols, sont également significatifs. Comme l'indique
Schwartz (2017), les sols jouent un rôle fondamental dans le maintien des
écosystèmes et le soutien à la population humaine. Notre
étude révèle que les services de régulation sont
perçus comme essentiels, bien que certains, comme ceux liés
à la qualité de l'air et de l'eau, soient moins reconnus. Cela
souligne un besoin urgent de sensibilisation sur l'importance de ces services
pour la durabilité environnementale et la santé des
écosystèmes.
Néanmoins, l'analyse des résultats des tableaux
concernant la qualité des services écosystémiques, les
ressources disponibles et les menaces pesant sur la réserve de Nyamusisi
révèle des dynamiques complexes en lien avec la dépendance
des communautés à la nature, comme l'évoque Virginie Maris
(2014). La satisfaction générale de 66,7 % des répondants
concernant la qualité des services écosystémiques
reflète une appréciation positive de la réserve,
soulignant son rôle crucial dans le bien-être des ménages.
Cela rejoint les idées de Maris sur l'importance des services
écosystémiques pour le bien-être humain, en montrant que
ces services ne sont pas seulement perçus comme utilitaires, mais comme
essentiels à la qualité de vie.
En revanche, les résultats concernant les responsables
des menaces révèlent une dynamique intéressante. La
perception selon laquelle les ménages riverains sont les principaux
responsables (67 réponses) souligne la complexité des
interactions entre les communautés et leur environnement. Cela fait
écho à l'idée que les actions individuelles et collectives
ont un impact significatif sur la conservation des écosystèmes,
un point qui pourrait bénéficier d'une sensibilisation accrue et
de programmes d'éducation environnementale. Les acteurs locaux et les
responsables politiques, bien qu'identifiés comme ayant une
responsabilité moindre, jouent néanmoins un rôle crucial
dans la mise en oeuvre de pratiques durables.
En somme, ces résultats mettent en lumière
l'importance des services écosystémiques pour le bien-être
des communautés, tout en soulignant les défis liés
à leur gestion et à la protection de la biodiversité dans
la réserve de Nyamusisi. Ils invitent à une réflexion sur
la nécessité d'intégrer les connaissances scientifiques et
les pratiques locales dans une approche collaborative pour garantir la
durabilité de ces précieux écosystèmes.
III3. Discussion des résultats sur la
contribution des services écologiques fournis par la réserve de
Nyamusisi dans la sécurité alimentaire au sein des ménages
riverains à Idjwi
L'analyse des résultats met en lumière les
complexités et les interactions entre les services
écosystémiques et le bien-être humain. Ces résultats
s'inscrivent dans l'idée proposée par Virginie Maris (2014), qui
souligne que le bien-être humain dépend fondamentalement de la
nature et des services qu'elle offre. La majorité (73 %) des
ménages pouvant accéder à la réserve en moins de 25
minutes indique une opportunité favorable pour l'utilisation des
ressources naturelles. Cela reflète l'idée de Maris sur
l'importance des services écosystémiques, car un accès
facile à ces ressources peut renforcer la sécurité
alimentaire. Toutefois, les 11,33 % des ménages qui mettent plus d'une
heure pour y accéder soulignent des inégalités
potentielles dans l'accès aux ressources, ce qui pourrait affecter leur
sécurité alimentaire. Cela résonne avec les
préoccupations soulevées par Schwartz (2017) concernant la
nécessité d'une gestion durable, qui doit prendre en compte
l'accessibilité des ressources pour tous.
En effet, partant des bienfaits offerts par la réserve
de Nyamusisi, les résultats montrent que la fertilisation naturelle des
sols et l'ombre fournie par les arbres sont les bienfaits les plus reconnus,
représentant 40,67 % des réponses. Cela souligne le rôle
crucial des services écosystémiques dans l'amélioration de
l'agriculture durable. La pollinisation, mentionnée par 22,67 % des
répondants, est également essentielle pour la
sécurité alimentaire, car la biodiversité favorise les
rendements des cultures.Cependant, l'identification des ménages ayant
des champs dans la réserve (64,1 %) comme les plus
bénéficiaires souligne la forte dépendance de certains
groupes aux services écologiques. En revanche, seulement 2 % des
répondants estiment que tous les ménages
bénéficient des services de la réserve, ce qui indique des
disparités dans l'accès et l'utilisation des ressources. Cette
perception est cruciale pour les efforts de conservation, car elle met en
évidence la nécessité d'une approche plus inclusive pour
garantir que les bénéfices des services
écosystémiques soient partagés équitablement.
Entre-autres, Les défis rencontrés par les
ménages identifiés, tels que la dégradation de
l'environnement (36,67 %) et la surexploitation des ressources (32,67 %),
soulignent les pressions exercées sur les services
écosystémiques. Ces résultats sont en phase avec les
préoccupations soulevées par Habakaramo (2007), qui met en avant
l'impact des pratiques humaines sur les ressources naturelles. La
dégradation environnementale, souvent causée par des
activités non durables, compromet l'accès aux services
écologiques et, par conséquent, la sécurité
alimentaire des ménages. Le fait que 15,33 % des répondants
mentionnent un manque de sensibilisation sur les pratiques durables indique
qu'il y a un besoin pressant d'éducation et de sensibilisation pour
améliorer la gestion des ressources. De ce fait, le tableau 27 indique
que 61,33 % des ménages estiment que la réserve contribue
à leur sécurité alimentaire entre 51 % et 75 %. Cela
rejoint les travaux de Schwartz (2017) sur l'interdépendance entre les
écosystèmes et la subsistance humaine. La forte dépendance
à ces ressources souligne le besoin d'une gestion durable pour
éviter la surexploitation, un thème également
abordé par Maris, qui appelle à une prise de conscience des
limites des ressources naturelles.
D'une part, La diversification des cultures, adoptée
par 62,67 % des ménages, est une stratégie proactive qui renforce
la résilience alimentaire. Cela reflète les recommandations de
Schwartz sur l'importance de la diversification pour minimiser les risques.
L'intégration de plusieurs stratégies, comme l'achat sur le
marché et la production animale, montre une approche holistique qui est
essentielle pour la sécurité alimentaire, un concept que Maris
défend dans ses recherches sur les pratiques durables.
III.4. Discussion des
résultats en lien avec les mécanismes pour améliorer la
contribution des services écologiques de la réserve de Nyamusisi
dans la sécurité alimentaire des ménages riverains
à Idjwi
En termes de mécanismes, les tableaux 29 et 30
révèlent que les évaluations des interventions pour la
protection de la réserve sont majoritairement faibles, ce qui indique
des lacunes significatives dans l'efficacité des initiatives. Habakaramo
(2007) souligne l'importance d'une gouvernance efficace et d'une participation
communautaire active dans la gestion des ressources. Le fait que seulement 1
évaluation soit jugée élevée dans le tableau 29
appelle à une réflexion sur la nécessité de
renforcer les mécanismes de conservation, un point également
soulevé par Schwartz concernant le besoin d'approches
intégrées et collaboratives.
La perception positive du reboisement, notamment pour la
restauration de la biodiversité et l'amélioration de la
qualité de l'air, révèle une prise de conscience
croissante des bénéfices environnementaux. Cela fait écho
aux travaux de Maris sur l'importance de la biodiversité pour la
résilience des écosystèmes. Cependant, le faible
pourcentage de répondants soulignant les impacts économiques et
sociaux montre qu'il y a encore un travail à faire pour relier les
bénéfices écologiques aux avantages directs pour les
communautés. Les propositions en faveur de la sensibilisation et de la
formation sur les pratiques agroécologiques, soutenues par 39,33 % des
répondants, sont essentielles pour renforcer la durabilité des
ressources.
Les résultats de l'analyse de la réserve de
Nyamusisi illustrent une dépendance significative à
l'égard des services écologiques pour la santé et la
sécurité alimentaire des ménages riverains. Ces
résultats corroborent les travaux des artistes scientifiques, qui
soulignent l'importance de la biodiversité et des connaissances
traditionnelles dans la gestion durable des ressources. Cependant, les lacunes
dans l'efficacité des initiatives de protection et la
nécessité de renforcer la sensibilisation et l'éducation
sont des domaines critiques qui nécessitent une attention
immédiate pour garantir la durabilité à long terme des
services écosystémiques.
CONCLUSION GENERALE
Cette recherche a porté sur les implications des
services écosystémiques dans la sécurité
alimentaire des ménages riverains de la réserve de Nyamusisi. Son
objectif global a été éclaté en trois objectifs
spécifiques dont( i) faire un état des lieux des services
écosystémiques fournis par la réserve de Nyamusisi aux
ménages riverains en précisant leurs types, leur qualité,
leur disponibilité et leurs facteurs menaçants ; (ii) analyser
comment les services écologiques fournis par la réserve de
Nyamusisi contribue dans la sécurité alimentaire au sein des
ménages riverains à Idjwi, et (iii) proposer des
mécanismes à envisager pour améliorer la contribution des
services écologiques de la réserve de Nyamusisi dans la
sécurité alimentaire des ménages riverains à
Idjwi.
Pour ce faire, en plus de la littérature existante sur
l'implication des services écosystémiques dans la
sécurité alimentaire des ménages riverains et des
observations, nous avons réalisé des enquêtes de terrain
auprès des ménages de trois groupements du territoire d'Idjwi qui
sont autour de la réserve de Nyamusisi. Il s'agit du groupement Bugarula
dans la Chefferie Rubenga, et les groupements Mpene et Mugote dans la chefferie
Ntambuka, en raison de 50 ménages enquêtés par groupement.
Après l'analyse des données collectées,
les résultats vérifiant les hypothèses ont montré
que la disponibilité et la qualité de ces services au sein des
ménages sont préoccupantes, avec des signes de rareté
croissante. Les menaces de identifiées, notamment la
déforestation et la mauvaise gestion, nécessitent une attention
immédiate pour garantir la durabilité des
écosystèmes et le bien être des communautés locales.
Cependant, les services écologiques fournis par la réserve de
Nyamusisi jouent un rôle important dans la sécurité
alimentaire des ménages, notamment par la fourniture de ressources
alimentaires, de fertilité des sols et de services de régulation
du climat local. Toutefois, des défis tels que la dégradation de
l'environnement et la surexploitation des ressources menacent
sérieusement cette contribution.
Les limites de cette étude incluent le cadre
géographique restreint à la réserve de Nyamusisi, ce qui
limite la généralisation des résultats à d'autres
contextes. De plus, l'étude n'a pas pu explorer en profondeur les
dynamiques socio-économiques sous-jacentes qui influencent
l'accès aux services écosystémiques et leur utilisation.
Il est essentiel de promouvoir des pratiques agricoles durables qui
intègrent les services écosystémiques. Cela inclus des
programmes de sensibilisation sur l'importance de la biodiversité et des
techniques de conservation des sols. Par ailleurs, le renforcement des
capacités locales à gérer et à protéger les
ressources naturelles est crucial pour garantir une utilisation durable.
Les résultats de cette étude peuvent être
appliqués dans le monde réel en informant les politiques
agricoles et environnementales. Les décideurs peuvent utiliser ces
informations pour élaborer des stratégies visant à
renforcer les liens entre la conservation des écosystèmes et la
sécurité alimentaire, notamment par le biais d'incitations
financières pour les pratiques durables.
Pour les décideurs, il est recommandé
d'intégrer les services écosystémiques dans les plans de
développement rural et de sécurité alimentaire, en
favorisant une approche multidisciplinaire. Les professionnels du
développement devraient collaborer avec les communautés locales
pour concevoir des interventions adaptées à leurs besoins
spécifiques. Enfin, les chercheurs sont encouragés à
poursuivre les études sur les interactions entre services
écosystémiques et sécurité alimentaire dans divers
contextes afin d'enrichir les connaissances et d'informer davantage les
politiques publiques.
De ce fait, pour améliorer la sécurité
alimentaire des ménages riverains, il est essentiel de mettre en place
des formations sur l'agro écologie et la gestion durable des ressources,
sensibiliser la communauté sur l'importance des services
écosystémiques et leur gestion pour la sécurité
alimentaire, mais aussi renforcer des partenariats en termes de collaboration
pour des projets de développement durable. Par ailleurs, le renforcement
des capacités locales à gérer et à protéger
les ressources naturelles est très important pour garantir une
utilisation durable.Il est donc recommandé aux parties prenantes dont
les acteurs publics, sociaux et ménages riverains de la réserve
de Nyamusisi d'intégrer la gestion des services
écosystémiques dans les politiques ou plans de
développement localpour promouvoir des approches multidisciplinaires,
mais aussi d'encourager des études supplémentaires sur les
interactions entre les services écosystémiques et d'autres
facteurs influençant la sécurité alimentaire tout en
facilitant la participation communautaire afin d'assurer leur adhésion
et leur engagement.
BIBLIOGRAPHIE
Akilimali, B. (2021). projet de securisation foncieres
à travers la formalisation et défis d'appropriation massive au
Sud-Kivu (RD Congo). Congo reseach Brief 7:1-13.
Alternatives. (2024). Alternatives Economiques 2024.
ALTERNATIVES. (oct 2024). Alternatives Economiques
2024.
Antona, B. e. (2012). Deconstructing ecosystem services:
Uncertainties and controversies around a socially constructed concept.
Geoforum, 56: 113- 123.
Aspas. (2020). Usefulness of curcullating microRNAs miR-146a
and miR-16-5p as prognostic biomekers in community-acquired pneumonia;.
B, B. (2020). Inventaires des vertébrés dans la
forêt naturelle de Bulolero en territoire d'Idjwi; Travail de fin de
cycle, inedit, Dpt de Biologie-Chimie, ISP-Idjwi. .
Bank, W. (2024). World development report 2024-The
middleincome trap; pttps://www.worldbank.org.
Baraka, J. (2022). La déforestation du massif de
Nyamusisi en territoire insulaire d'Idjwi: éconmie politique d'une
tragedie des communs. BJESS journal Université Catholique de
Bukavu.
Bashizi. (2020). Néo-liberation minière et
conflits environnementaux zen RDC: political ecology et
gouvernementalités territoriale . Belgique : Presse Universitaire
de Louvain .
Bernard, C.-A.-L. (2012). les services écologiques des
forêts : Définitions des concepts, origines et typologies. Revue
forestière française. vol. 64; pp.213-224.
Berrahmouni, N. (2024). Natural resources management for
resilient inclusive rural transformation .
Bisimwa, A. N. (2023). Biodiversité et
Développement Durable dans l'île d'Idjwi en République
Démocratique du Congo . Université catholique de Bukavu :
Editions des universités européennes .
Blum, A. (2018). Plant breeding for stress environment. CRC
press. https://doi.org/10.1201/9781351075718.
Buchekabiri. (2010). la déstruction de la
réserve forestière de Nyamusisi (Idjwi) et les droits de l'homme.
UCB 2009-2010.
Cituli, E. M. (2022). Nous 1 sommes nés en dehors de
la forêt, questionner le conservationnisme des peuples autochtones
pygmées face à la globalisation au Parc national de Kahuzi-Biega,
Est de la RDC .
Codelt. (2010). Les Codes Verts. Textes juridiques de la
République démocratique du Congo en matière de
l'environnement et des ressources naturelles. Tome I- Textes juridiques en
matière des forêts.
FAO. (2016). State of the World's Forests 2016: Forests and
Agriculture: Land Use Challenges and Opportunities. Rome: FAO.
www.fao.org/3/a-i5588e.pdf.
FAO. (2016). State of the World's Forests 2016: Forests and
Agriculture: Land Use Challenges and Opportunities. Rome: FAO.
www.fao.org/3/a-i5588e.pdf .
FAO. (2020). Evaluation des ressources forestières
mondiales 2020. Principaux resultats. https://doi.org/10.4060/ca8753fr.
Rome: FAO.
Heri, T. M. (2022). Distribution des singes bleus d'Idjwi
(Cercopithecus Mitis Schoutedeni) et leur état de concervation dans le
territoire d'Idjwi. Institut Supérieur Pédagogique
d'Idjwi.
Hladik, C. (1972). Alimentation er Activité d'un
Groupe des Chimpanzés Réintroduits en forêts Gabonaise ;
C.R.N.S : Laboratoire de primatologie et d'écologie Equatoriale Makokou
(Gabon.
Imata, S. (2022). Conservation néo-Liberale, savoir
socio-écologiques autochtones et aires protégées en RDC :
analyser les discours et les pratiques de conservation au PNKB. Faculté
des sciences économiques, sociales, politiques et de communications.
. http://hdl.handle.net/2078.1/thesis:37188: UCLouvain.
Interpeace. (2016). Building bridges for sustainable peace -
Annual Report. .
IUCN. (2012). Services écosystémiques et
sécurité alimentaire : Le rôle des ressources biologiques.
Union Internationale pour la Conservation de la Nature :
Publications.
IUCN. (2013). Politiques de sécurité alimentaire :
Établir des liens avec les écosystèmes. Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN)., Disponible sur :
portals.iucn.org.
joël, B. (2O17). Etude socio-économique sur les
droits des peuples autochtones pygmées de l'île d'Idjwi. Rapport
de volontariat effectué au Bureau National de Louvain Cooperation RDC
.
Kabonyi. (2004). inventaire floristique de la forêt de
Nyamusisi, Territoire d'Idjwi-RDC. Rapport de stage UOB .
Kanyunyi, B. (2015). Potential suitable field station for
long-term primate reseach and coservation activities on idjwi island, Eastern
Democratique Republic of Congo. .RD Congo: Laboratoire de Primatologie,
Centre de Recherche en Sciences Naturelles.
Kayembe, C. G. (2019). Contribution à l'étude
du comportement alimentaire et de vigilance des singes bleus de Schouteden
(Cercopithecus mitis schoutedeni) vivant dans la forêt fragmentée
de Bulolero sur l'île d'Idjwi été effectué depuis
Avril jusqu'en Juin 2019.
Lacase, D. (2005). Vers une meilleure compréhension
des processus d'intégration : Validation d'un modèle
d'intégration proactives des nouveaux salariés. Revue de gestion
des ressources humaines, amu.hal.sciences .
Laratte, B. (2014). Modeling cumulative effects in life cycle
assessment: The case of fertilizer in wheat production contributing to the
global warming potential.
Lefebvre. (2023). Evaluation du potentiel des pigments comme
bioindicateurs de la diversité bacterienne et algale dans un milie
côtier anthropisé; Baie de Sept-îles, Québec.
.
Legardez, A. (2016). Questions socialement vives, et
éducation au développement durable. l'exemple de la question du
changement climatique. Revue francophone du développement durable.
amu.hal.science.
Locatelli, B., & Imbach, P. (2008). Ecosystem services and
food security in forested landscapes. . CIFOR Discussion Paper. Center for
International Forestry Research (CIFOR).
loirau, M. (2023). Cadre Conceptuel pour l'étude de la
Relation Société-Milieu : attache et insertion au monde ; Volume
27-- Numéro 3 : Colloque Agroforesterie en Afrique de l'Ouest.
Louis, Z. N. (1993). Les actions de développement
communautaire dans la Zone rurale et insulaire d'Idjwi en 1992,
Mémoire-GEO/ ISP-BUKAVU.
Macumu, H. (2007). Enquêtes ethnomellisologiques et
études des differents produits de la ruche de l'île d'Idjwi.
Mémoire de licence; Biologie-Université Officiele de
Bukavu.
Magassa, M. (2021). Gestion adaptative des zones humides :
une approche de reduction de la vulnérabilité des populations
riveraines face aux effets des changements climatiques,-
corpus.ulaval.ca.
Maris, V. (2014). Nature à vendre: Les limites des
services écosystémiques . Edition Quae.
McClanahan. (2008). Conservation action in a changing
climate. conservation letters 1 (2), 53-59.
MCENT. (2014). cinquième rapport national sur la mise
en oeuvre de la CDB en République démocratique du Congo .
MEA. (2005). Ecosystems and human will-being: wetlands and
water synthesis; http://hdl.handle.net/10919/65899.
Mohamed, S. e. (2013). les rôles des
écosystèmes dans la sécurité alimentaire, vol 64.
http://popups.uliege.be/1780-450.
Mudinga, J. B. (2021). Modernisation miniere, fragmentation
sociale et créationdes anormaux en RD Congo.
Mukara, M. (2017). Conséquences de la
déforestation de Nyamusisi et strategies paysannes. Mémoire de
master en environnement. M.I.I.BS.
Musholoza, A. (2018). contribution à l'étude
sur la dégradation de la forêt de Nyamusisi et son impact sur la
biodiversité végétale dans le territoire d'Idjwi.
Mémoire de licence en pédagogie appliquée à la
biologie de l'institut superieur pédagogique de Goma.
Myers, P. (2020). Cercopithecidae Old World monkeys; Animal
Diversity Web (ADW).
Ndiaye, M. (2014). indicateurs de la sécurité
alimentaire. Programme Alimentaire Mondial; intégrer les programmes de
nutrition et de sécurité alimentaire en situation d'urgence et
pour le renforcement de la résilience. . Dakar: Bureau
régional pour l'Afrique de l'ouest .
Ngabo, A. B. (2023). Monographie du territoire insulaire
d'Idjwi,. Edition des université européennes .
ONU. (2020). Rapport sur les objectifs de
développement durable. Secrétaire général de
l'Organisation des Natios-Unies. .
PMRPF. (2011). A World of Opportunity. The Global Partnership
on Forest Landscape Restoration, World Resources Institute, South Dakota State
University et UICN. Préparé par Minnemeyer, S., Laestadius, L.,
Sizer, N., Saint-Laurent, C. et Potapov, P.
PNUE. (2011). Problématique de l'eau en
République démocratique du Congo. Défis et
Opportunités ». Rapport technique.
RDC-MECNT. (2011). etude quantitative sur les causes de la
déforestation et de la dégradationdes forêts en
République Démocratique du Congo. version finale.
Ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme
.
Ruhana, B. (2006). La gestion participative des aires
protégées au Sud-Kivu Perspectives pour une gestion
décentralisée du domaine public de l'État,Discussion
paper, Projet Dynamique des filières productives et développement
rural integre;.Laboratoire d'économie appliquée au
développement (LEAD), p.5. .
Rural 21. (2009). The role of ecosystem services in global food
security - Rural 21. The International Journal for Rural
Development.
Saidou, A. (2020). Part contributive de la densité
démographique au reverdissement de certaines zones fortement
anthropisées du Sahel : cas des Communes d'Aguié et d'Ibohamane
au Niger. Int. J. Biol. Chem. Sci., 14(3): 816-834.
Sauvé, L. (2014). Au coeur des questions
socio-écologiques: des savoirs à construire, des
compétences à développer. Éducation relative
à l'environnement. Regards-Recherches-Réflexions, (Volume 11).
.
Schwartz, C. (2017). Contribution des sols à la
production des services en milieu urbain - une revue. Volume 11.
https://doi.org/10.7202/1050486ar .
Sonwa, S. I. (2015). Déforestation et
dégradation des forêts dans le Bassin du Congo: Etat des lieux,
causes actuels et perspectives.
Stanziani, A. (2004). Pour une histoire de la
sécurité alimentaire. Revue d'histoire moderne et contemporaine.
.
Thior, M. (2024). Les tannes du Haut-Saloum (Sud-Ouest du
Sénégal): Séquences géomorphologiques statique ou
dynamique.
Trésor, H. M. (2021). Etude des causes de
déplacement des singes bleus (Cercopithecus mitis schoutedeni) vers les
sites éloignés de leur niche écologique. Travail de fin de
cycle en Biologie-Chimie. Institut supérieur pédagogique
d'Idjwi.
TABLE DES MATIERES
Epigraphe
i
Dédicace
ii
Remerciements
iii
Sigles et abréviations
iv
Liste des tableaux
v
Résumé
vii
Abstract
viii
I. INTRODUCTION
GÉNÉRALE
- 1 -
1. Etat de la
question
- 1 -
2.
Problématique
- 2 -
3. Question de
recherche
- 4 -
4.
Hypothèses
- 4 -
5. Objectifs de
recherche
- 5 -
6. Choix et
intérêts du sujet
- 5 -
7.
Définition des concepts clés et termes
apparentés
- 6 -
8. Subdivision du
travail
- 8 -
Chapitre I. METHODOLOGIE
- 10 -
I.1. MILIEU D'ETUDE
- 10 -
I.1.1. Présentation de la
réserve Forestière de Nyamusisi
- 10 -
I.1.2. Dénombrement et
évaluation des usages locaux des écosystèmes des
réserves forestières de l'île d'Idjwi
- 11 -
I.1.3. Analyse du climat et d'organisation
sociale de la faune et flore dans la réserve naturelle
d'Idjwi-Bulolero
- 11 -
I.1.4. Traits distinctifs des singes bleus
de Schouteden d'Idjwi
- 12 -
I.1.5. Modes d'alimentation des singes et
impact des activités humaines
- 12 -
I.2. METHODOLOGIE UTITLISEE
- 13 -
I.2.1. Démarche de collecte des
données
- 13 -
I.2.2. Sélection de
l'échantillon
- 14 -
I.2.3. Analyse des
données
- 14 -
I.2.4. Caractéristiques
sociodémographiques des enquêtés
- 14 -
Chapitre II. PRESENTATION DES RESULTATS DE
L'ETUDE
- 16 -
II.1. Introduction
- 16 -
II.2. Résultats en rapport avec
l'état des lieux des services écosystémiques fournis par
la réserve de Nyamusisi aux ménages riverains
- 16 -
II.3. Résultats en rapport avec la
contribution des services écologiques dans la sécurité
alimentaire des ménages riverains de la réserve de
Nyamusisi
- 26 -
II.4. Résultats en lien avec les
mécanismes pour améliorer la protection et la contribution des
services écologiques de la réserve de Nyamusisi dans la
sécurité alimentaire des ménages riverains à
Idjwi
- 37 -
Chapitre III. DISCUSSION DES
RÉSULTATS
- 42 -
III.1. Introduction
- 42 -
III.2. Discussion des résultats sur
l'état des lieux des services écosystémiques fournis par
la réserve de Nyamusisi aux ménages riverains
- 42 -
III.4. Discussion des résultats en
lien avec les mécanismes pour améliorer la contribution des
services écologiques de la réserve de Nyamusisi dans la
sécurité alimentaire des ménages riverains à
Idjwi
- 45 -
CONCLUSION GENERALE
- 47 -
BIBLIOGRAPHIE
- 48 -
TABLE DES MATIERES
- 51 -
ANNEXES
- 53 -
ANNEXES
Questionnaire d'enquête
Madame / Monsieur, nous sommesBalugeBahasa
Ghislain, étudiant à l'Institut Supérieur de
Développement Rural de Bukavu. Dans le cadre de notre mémoire de
fin de cycle,nous menons une étude portant sur
« Implication des services écosystémiques dans
l'insécurité alimentaire des ménages riverains de la
réserve de Nyamusisi ».
Tout en vous remerciant à l'avance, nous vous demandons
de répondre aux questions ci-dessous afin de nous permettre d'atteindre
les objectifs de notre étude. Nous vous assurons que vos réponses
resteront anonymes et seront utilisées uniquement à des fins de
recherche.
I. Informations sociodémographiques
1. Localisation :
2. Age :
3. Genre : a) Masculin b) Féminin
4. Niveau d'éducation : a) Aucun /Analphabète
b) Primaire c) Secondaire d) Supérieur e) Autres formations
5. Etat civil : a) Célibataire b) Marié
c) Veuf (ve) d) Divorcé / Séparé
6. Taille de ménage :
7. Groupement / village :
II. Questions proprement dites
Section 1. Etat des lieux des services
écosystémiques fournis par la réserve de Nyamusisi aux
ménages riverains
1. Depuis combien de temps résidez-vous dans votre
milieu de vie :
2. Quels sont les principaux services
écosystémiques dont dispose la réserve de Nyamusisi ?
a. Les services d'approvisionnement :
..............................................................
b. Les services de
régulation : ........................................................................
c. Les services de support :
...........................................................................
d. Les services culturels :
.............................................................................
3. Appréciez-vous la disponibilité actuelle des
services écosystémiques offerts par cette réserve par
rapport à il y a 10 ans ?
a. Les services d'approvisionnement : a) Très rare
b) De plus en plus rare c) Disponible d) En abondance
b. Les services de régulation : a)
Très rare b) De plus en plus rare c) Disponible d) En
abondance
c. Les services de support : a) Très rare b) De
plus en plus rare c) Disponible d) En abondance
d. Les services culturels : a) Très rare b) De
plus en plus rare c) Disponible d) En abondance
4. Comment appréciez-vous la qualité des
services écologiques offerts par cette réserve aux
ménages riverains ? a) Très bonne b) Bonne c) Moyenne
d) Faible e) Très faible
5. Quelles autres ressources disponibles dans le milieu
offrant les mêmes services écologiques que la réserve de
Nyamusisi ?
.............................................................................
6. Quelles menaces pèsent actuellement sur cette
réserve dans le processus d'offre des services écologiques aux
ménages riverains ? a) Les changements climatiques b) La
pollution de l'air et de l'eau ainsi que des déchets plastiques
c) La déforestation et la dégradation des habitats naturels des
animaux d) La pratique de l'agriculture intensive dans certaines parties de
la réserve e) La mauvaise gestion de cette réserve par les
autorités locales f) Autres à préciser
7. Qui sont les principaux responsables / acteurs à la
base de ces menaces et risques sur la réserve de Nyamusisi ? a) Les
ménages riverains b) Les acteurs politiques et coutumiers c) Les
acteurs locaux d) Autres à préciser
8. Quelle est la fréquence actuelle de ces menaces et
contraintes ? a) Elevée b) Faible c) Moyenne
Section 2. Contribution des services
écologiques de la réserve de Nyamusisi dans la
sécurité alimentaire au sein des ménages
riverains
9. A combien d'heures de marche est-il situé votre
ménage vis-à-vis de la réserve de Nyamusisi ?
10. Quels sont les bienfaits offerts par la réserve de
Nyamusisi aux ménages riverains dans leurs activités
agricoles ?
......................................................................................................................
11. Tous ces ménages en bénéficient-ils
au même pied d'égalité ? a) Oui b) Non
12. Quelles catégories de ménages
bénéficient le plus des bienfaits et services
écosystémiques offerts par cette réserve ? a) Les
ménages très proches b) Les ménages ayant des champs
dans certaines parties de cette réserve c) Des ménages dont
les chefs sont des responsables de cette réserve d) Tous les
ménages e) Autres à préciser
13. Quels sont les défis auxquels les ménages
riverains font face pour bénéficier de ces services
écosystémiques offerts par la réserve de Nyamusisi ?
................................................
14. Quels sont les principaux bienfaits / services
écosystémiques que votre ménage
bénéficie-t-il de façon directe ou indirecte de la
réserve de Nyamusisi ?
a. Dans l'agriculture :
..................................................................................
b. Dans l'alimentation :
..................................................................................
c. Dans le revenu du ménage :
........................................................................
d. Dans la santé :
........................................................................................
e. Dans le maintien de la qualité de la vie :
.........................................................
15. Quels est la part des aliments (issus de l'agriculture, la
pèche ou la chasse) consommés dans votre ménage mais
tirés de la réserve de Nyamusisi ? a) Moins de 25% b)
Entre 26 - 50% c) Entre 51 - 75% d) Plus de 75%
16. Quelle est la part des bois de chauffe ou de la braise
utilisés par votre ménage mais tirés de la réserve
de Nyamusisi ? a) Moins de 25% b) Entre 26 - 50% c) Entre 51 - 75%
d) Plus de 75%
17. Quelle est la part des médicaments, des feuilles et
des racines à vertus thérapeutiques utilisés dans votre
ménage mais tirés de la réserve de Nyamusisi ? a)
Moins de 25% b) Entre 26 - 50% c) Entre 51 - 75% d) Plus de 75%
18. Quelle est la part de contribution globale en pourcentage
des services écologiques tirés de la réserve de Nyamusisi
dans la sécurité de votre ménage ? a) Moins de 25%
b) Entre 26 - 50% c) Entre 51 - 75% d) Plus de 75%
19. Quelles stratégies utilisez-vous pour
améliorer la sécurité alimentaire de votre
ménage ? a) Diversification des cultures b) Production animale
c) Achat des nourritures sur le marché d) Autres à
préciser.......................................................................................................................
Section 3. Mécanismes pour améliorer
la protection et la contribution des services écologiques de la
réserve de Nyamusisi dans la sécurité alimentaire des
ménages riverains
20. Quels sont les services, les organisations et les acteurs
qui interviennent dans la protection et la restauration de la réserve de
Nyamusisi et/ou dans l'encadrement des ménages riverains ? ..
21. Quelles sont les actions qu'ils entreprennent en faveur de
la réserve et des ménages riverains ?
22. Comment jugez-vous l'efficacité de leurs
actions ? a) Faible b) Moyenne c) Elevée
23. Que pensez-vous du reboisement de la réserve de
Nyamusisi ? ....................................
24. Que proposez-vous pour améliorer la contribution de
la réserve de Nyamusisi dans la sécurité alimentaire des
ménages tout en luttant contre sa dégradation ?
.....................................
25. Quels seraient les rôles des acteurs dans ce
processus ?
a) L'Etat :
...................................................................................................
b) Les ménages riverains :
...............................................................................
c) Les acteurs locaux :
...................................................................................
|