7. Définition des concepts
clés et termes apparentés
Dans cette partie, nous clarifions les concepts clés
utilisés dans le travail. Il s'agit des concepts de service
écosystèmique, sécurité alimentaire, ménage
riverain, réserve naturelle.
Service écosystémique
Un service est défini comme un flux des
matières, d'énergie ou d'information issue d'un système
producteur et puis utilisé par un groupe humain à son profit
(Bernard, 2012). Néanmoins, les écosystèmes sont les
communautés des plantes et autres organismes qui vivent, se nourrissent,
se reproduisent et interagissent dans une zone ou un environnement (Ndiaye,
2014). Les services écosystémiques désignent les avantages
que les êtres humains tirent des écosystèmes naturels
incluent des fonctions telles que la pollinisation, la régulation du
climat, et la purification de l'eau(MEA, 2005). Les services
écosystémiques se divisent généralement en quatre
catégories : les services d'approvisionnement, les services de
régulation, les services culturels et les services d'auto-entretien. Les
services d'approvisionnement sont les avantages matériels que les
écosystèmes fournissent directement aux populations. L'eau
potables, les aliments, le bois et divers autres biens. Les services de
régulation dérivent à la fois des caractéristiques
propres des sols et de leur position particulière à l'interface
des autres grands compartiments de la planète terre (Blum, 2018). Les
services culturels sont des valeurs non matérielles que les
écosystèmes fournissent aux êtres humains. Ceux liés
aux sols recouvrent, en premier lieu, un aspect lié à
l'esthétique des paysages. Par ailleurs (Lefebvre, 2023), les
écosystèmes fournissent des couleurs et de pigments pour la
peinture et la décoration corporelle, bien que leurs utilisations soient
limitées à des aspects superficiels. Les services de
soutien,encore appelé services de support(MEA, 2005) ou encore d'auto
entretien, désignent l'ensemble des fonctions nécessaires pour la
production des autres services écosystémiques, comme la formation
des sols, le cycle des nutriments, le cycle de l'eau et la production primaire.
Sécurité alimentaire
Le concept sécurité alimentaire (SA) a
grandement évolué depuis les années 1970 (Stanziani,
2004). Cependant, lors du sommet Mondial de l'Alimentation en 1996 que la
plupart des pays du monde(FAO, 2020) ont reconnu que la SA existe lorsque
« Tous les individus, à tout moment, ont un accès physique
et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive qui
leur permet de satisfaire leurs besoins et préférences
alimentaires pour mener une vie saine et active ». Cette définition
suggère que la SA est un phénomène complexe et
multidimensionnel(Ndiaye, 2014). En compréhension, la SA se
réfère à l'accès physique, social et
économique à une nourriture suffisante, sûre et nutritive
pour répondre aux besoins alimentaires d'une population. Celle-ci
comprend cinq dimensions : la disponibilité, l'accès,
l'utilisation et l'acceptabilité des aliments, et la stabilité de
l'approvisionnement. La disponibilité d'aliments implique à la
fois une quantité et une qualité adéquates des aliments
qui composent l'offre alimentaire (Ndiaye, 2014). L'accès aux
aliments fait référence au pouvoir d'achat et la capacité
de se déplacer pour se procurer des aliments sains(Mohamed, 2013).
C'est-à-dire la capacité des individus à obtenir cette
nourriture. L'utilisation réfère à la salubrité, la
préparation et la qualité nutritionnelles des aliments, ainsi
qu'aux facteurs qui peuvent affecter l'état nutritionnel, tels que
l'état de santé(Ndiaye, 2014). C'est-à-dire qu'elle
désigne la qualité nutritionnelle et sécurité de la
nourriture. L'acceptabilité fait référence à la
liberté de choix alimentaire, cette notion inclut l'acceptabilité
des aliments et l'acceptabilité des moyens utilisés pour les
acquérir(Ndiaye, 2014). La stabilité de l'approvisionnement
alimentaire prend en compte l'exposition des ménages aux chocs
négatifs qui pourraient réduire leur accès aux aliments.
Ce qu'elle désigne la capacité à maintenir ces quatre
dimensions dans le temps.
Ménages riverains
Si l'on peut définir le ménage comme un ensemble
de personnes partageant une même habitation et mettent en commun une
partie de leurs revenus(Alternatives, 2024); le ménage peut être
composé d'une seule personne, si cette dernière vit seule. Les
ménages se distinguent de deux types, dont les ménages ordinaires
et les ménages collectifs (McClanahan, 2008). Le premier type des
ménages, composés d'une ou plusieurs personnes liées par
un lien de parenté ou un lien affectif, et le second type,
composés d'un ensemble des personnes vivant en
collectivité(McClanahan, 2008) Cependant, les ménages riverains
désignent les familles ou groupes des personnes vivant à
proximité d'un écosystème aquatique ou d'une
réserve naturelle, comme celle d'Idjwi-Nyamusisi. Leur mode de vie est
souvent étroitement lié aux ressources naturelles locales
(Berrahmouni, 2024) à l'écotourisme, à la conservation et
sensibilisation et les emplois locaux tels que le guidage touristique, la
surveillance de la faune et la gestion des ressources naturelles.
Réserve naturelle
Il s'agit d'une zone protégée,
généralement désignée par le gouvernement ou une
organisation de conservation, dans le but de préserver la
biodiversité, les écosystèmes et les habitats
naturels(MCENT, 2014). Ces réserves visent à protéger des
espèces menacées, des milieux naturels spécifiques ou des
paysages d'une valeur écologique, scientifique, culturelle ou
récréative(Baraka, 2022). Elles sont caractérisées
par la protection de la Biodiversité, les réglementations des
activités humaines, la préservation des processus
écologiques naturels, mais aussi elles servent souvent de sites pour les
recherches scientifiques et l'éducation environnementale, permettant aux
chercheurs d'étudier les écosystèmes dans un état
relativement intact(Codelt, 2010).
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