Chapitre I.
METHODOLOGIE
I.1. MILIEU D'ETUDE
I.1.1. Présentation de
la réserve Forestière de Nyamusisi
La réserve forestière d'Idjwi Nyamusisi est
située dans le territoire d'Idjwientre la chefferie Rubenga et la
chefferie Ntambuka, dans la province du Sud-Kivu à l'Est de la
République Démocratique du Congo.

Figure
1: Carte localisant la réserve forestière de Nyamusisi sur
l'île d'Idjwi (Satellite Maps2024)
Rappelons que la réserve forestière de Nyamusisi
étant une forêt domaniale d'Idjwi, elle a été
créée par l'ordonnance N°52/137 du 02 mai 1952. Cependant,
la contribution de JoëlAkilimali en 2017, rétablissant facilement
que les écosystèmes de Nyamusisi flottent au plein centre de
l'île d'Idjwi au plus haut sommet près de 2000 mètres
d'altitudes tandis queest en adéquation pour la délimitation
ci-après :
- Au Nord par les villages Kisheke et Lukonde dans le
groupement Bugarula en chefferie Rubenga ;
- Au sud par les villages Bwando et Lubuye en chefferie
Ntamuka ;
- A l'Est par les villages Buhoro II et Musama en chefferie
Ntambuka ;
- A l'Ouest par les villages Chasi, Muhyahya en groupement
Mpene dans la chefferie Ntambuka et le village Kibanda, Mafula en chefferie
Rubenga, (joël, 2O17)
I.1.2. Dénombrement et
évaluation des usages locaux des écosystèmes des
réserves forestières de l'île d'Idjwi
Afin de bien maintenir les services écologiques fournis
par les forêts domaniales d'Idjwi dans la sécurité
alimentaire des ménages riverains, il est incontournable de faire des
analyses de terrain pour identifier et prendre connaissance de l'état
actuel de la biodiversité locale pour mieux comprendre le niveau de
nécessité d'implication et de restauration des
écosystèmes, ainsi que les enjeux opérationnels à
mobiliser. Pour comprendre la situation global de la biodiversité dans
les forêts domaniales d'Idjwi, nous réaliseront à
dénombrer tous les services écosystémiques fournis par le
massif forestier de l'île d'Idjwi(Bisimwa, 2023).
I.1.3. Analyse du climat et
d'organisation sociale de la faune et flore dans la réserve naturelle
d'Idjwi-Bulolero
Dans la réserve naturelle de l'île d'Idjwi, la
plupart des espèces disponibles nous avons en premier lieu les
batraciens ou amphibiens, étant une réalité des zones
humides et marécageuses,une espèce sous-évaluéeen
termes de biomasse dans nos écosystèmes, jouent un rôle
particulièrement important dans l'équilibre des réseaux
écologiques dans le territoire d'Idjwi. Ces espèces sont des
prédateurs, notamment de limaces et d'insectes ravageurs de cultures. Il
est très simple pour protéger cette faune, en dépit, ne
plus utiliser de pesticide et d'engrais chimique, éviter de couper
l'herbe, ne pas bétonner les murets, mais disposer des amas de pierres
et de tuiles ou même de pots de fleurs en terre cuite retournés
avec entrée. Autrement, les amphibiens participent à la
régulation des populations d'insectes et contribuent à la
santé des cultures et à la réduction des maladies. Leur
présence est souvent un indicateur de la qualité de l'eau et de
la santé globale de leur habitat(Bisimwa, 2023).
Soulignons aussi l'importance d'observer les causes pressantes
auxquelles les espèces, notamment les singes bleus en deuxième
lieu, sont confrontées à la fois localement et mondialement. Ces
singes, réfugiés dans des petites grottes sur l'île d'Idjwi
depuis plus de 20 000 ans, font face à diverses menaces. Leur survie
dépend de leur capacité à marauder les produits agricoles
dans les camps riverains. Encore plus la FAO et ses partenaires reconnaissent
en 2011 que les singes bleus de schouteden développent des
stratégies d'adaptation face à des contraintes environnementales,
notamment la rareté de l'eau et des conditions climatiques
extrêmes. Cela souligne l'importance de l'évolution
spécifique de cette espèce pour sa survie dans un contexte
écologique en mutation(Kanyunyi, 2015).
Les singes bleus d'Idjwi sont en danger d'extinction,
malgré leur valeur écologique et culturelle pour les
générations futures. Leur population réduite à
quelques centaines d'individus, souffre de pénuries alimentaires et de
la pression exercée par les populations riveraines, ce qui les pousse
à migrer vers d'autres habitats, mais avec un accès limité
aux ressources alimentaires à leur survie(Baraka, 2022).
|