· Annexe IV.1 : Schéma hydraulique & Stations de
Kinshasa
· Annexe IV.2 : Extrait du plan réseau secondaire de
Kinshasa
· Annexe IV.3 : Extrait rapport Labo de Génie civil
sur l'essai de sol
· Annexe IV.4 : Caractéristiques de quelques forages
de Kinshasa
· Annexe IV.5 : caractéristique pompe Groundfus
· Annexe IV.6 : Profil en long de la conduite de
refoulement
· Annexe IV.7 : Plan de conduite de refoulement &
piquage
EDIDI HERVE mémoire de fin d'études UNIKIN
2015-2016
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CHAPITRE I. INTRODUCTION GENERALE
De tout temps, se procurer une eau saine, en quantité
suffisante sans avoir à parcourir une longue distance, a toujours
été une priorité absolue pour l'homme, en raison de
l'utilité de cette ressource dans la plupart des secteurs
d'activités humaines.
Comment pourrons-nous, par exemple, nous passer d'une
journée sans boire ? En réalité, l'homme est un esclave
biologique de l'eau et qui s'aperçoit de cette réalité
qu'en l'absence d'eau : le corps humain contient 70% d'eau mais s'il en perd 2%
c'est la soif et s'il en perd 8% c'est la déshydratation. (Donc l'eau
est essentielle au bon fonctionnement métabolique et à
l'équilibre biochimique de tous les tissus vivants.)
Selon la banque mondiale, d'ici 2025, la population africaine
dépassera le cap de 1 milliard d'habitants dont 300 millions
d'entre-deux risquent de vivre dans un environnement où l'eau sera rare.
(Banque Mondiale 2014).
Notre pays, la République Démocratique du Congo
(RDC), est le pays d'Afrique possédant les plus importantes ressources
hydrologiques, mais elle fait face aujourd'hui à une crise aiguë de
l'approvisionnement en eau potable. C'est le cauchemar du paradoxe congolais du
fait qu'il y ait toujours un écart considérable, et dans tous les
secteurs de l'Etat, entre le potentiel du pays et le vécu quotidien de
la population. Selon l'agence française de développement, la
population de la RDC est estimée à au moins 70 millions des
personnes dont 40 millions n'ont pas accès à l'eau.
L'alimentation en eau potable de la ville de Kinshasa et de
certaines agglomérations périurbaines est entravée par
l'extension rapide et anarchique de l'urbanisation, en dehors de toute
politique rationnelle, en raison notamment des décennies d'exode rural,
de croissance démographique rapide et des migrations non
contrôlées. En effet, à l'indépendance en 1960, la
population de Kinshasa était de 400.000 habitants sur une superficie de
5 500 ha. Après l'accession à la souveraineté nationale,
Kinshasa a connu une forte poussée démographique (12 000 000
d'habitants aujourd'hui) due à l'exode rural et surtout aux conflits
armés à travers le pays. Cette situation a sensiblement
modifié la configuration spatiale de la ville. Dans les zones
d'extension, l'occupation du sol s'est faite sans la mise en place
préalable des infrastructures de base notamment la voirie structurante,
l'eau potable, l'électricité et les structures d'assainissement.
Aujourd'hui, ces milieux posent de nombreux problèmes de
développement dans ces secteurs au Gouvernement Provincial qui exigent
d'importants investissements financiers.
Pour les habitants de la ville de Kinshasa,
l'accessibilité à l'eau potable est une préoccupation
majeure dans cette mégapole qui n'arrête pas de recevoir de
nouveaux habitants ; donc de nouveaux consommateurs d'eau potable. Pour pallier
cette situation, la Régie de distribution d'eau
(REGIDESO) doit produire encore plus d'eau
supplémentaires pour répondre au besoin de la population kinoise.
C'est la première équation que doit résoudre cette
régie afin d'améliorer sa desserte dans la capitale congolaise
outre les difficultés liées notamment à
l'irrégularité de desserte en énergie
électrique.
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Dans un contexte politico-administratif fragile du pays et
à l'absence d'une politique prévisionnelle sur l'urbanisation de
la capitale, on a vu se développer un peu partout dans Kinshasa des
larges zones péri-urbaines fortement peuplées mais qui ne sont
pas desservies en eau. Citons par exemple : Mikonga, Kinkole, Kimbwala, Ngomba
Kikusa, Telecom, Sanga Mamba, Camp Luka, Mbudi, Lutendele, Kinsuka etc...
Les populations de ces zones ne disposent d'aucun
réseau de distribution d'eau parce qu'elles sont hors-portée du
schéma d'aménagement primitif ; et s'approvisionnent en eau brute
à partir de sources qui coulent dans les dépressions ou bien
elles parcourent des centaines des mètres à la recherche de point
d'accès à l'eau potable. L'approvisionnement en eau est devenu
donc une corvée permanente assurée par les femmes et les
enfants.
COGELOS et NZENGI font partie de ces agglomérations en
pleine extension sur la colline du Mont-Amba qui souffre de pénurie en
eau potable. Il s'avère, ipso facto, indispensable de concevoir et
dimensionner un réseau d'adduction d'eau potable fonctionnel et
efficace.