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Le processus de formation de la culture strategique camerounaise: Analyse du role des écoles militaires

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par Aicha PEMBOURA
Université Yaounde 2(Soa) - Cameroun -  Diplome d`etudes approfondies - Master2 en science politique 2005
  

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ANNEXE 6 :

DISCOURS DU PRESIDENT PAUL BIYA SUR LES CAPACITES DE L'ARMEE CAMEROUNAISE A EPOUSER LES NOUVELLES EXIGENCES DE L'ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL.

DISCOURS AU QUARANTIEME ANNIVERSAIRE DES FORCES ARMEES CAMEROUNAISES

Ngaoundéré, le 31 mars 2000

Officiers,

Sous-Officiers,

Officiers Mariniers, Sapeurs,

Gendarmes, Gradés, Soldats et Marins des Forces Armées nationales,

Il y a dix ans, j'étais avec vous à Koutaba, pour fêter le trentième anniversaire de notre armée.

Je suis heureux aujourd'hui de me trouver avec vous à Ngaoundéré à l'occasion des 40 ans de nos forces armées.

Ngaoundéré est, en effet, avec Koutaba un des lieux mythiques où notre armée a été bâtie et où au fil des années, elle s'est adaptée à ses nouvelles tâches.

Quel officier, Sous-officier ou homme de rang n'est pas passé, jusqu'à il y a quelques années par Ngaoundéré pour y subir sa formation commune de base au Centre d'Instruction de l'Armée de Terre (CIAT) devenu ensuite Centre d'Instruction des Forces Armées Nationales (CIFAN), ou à Koutaba pour y passer son Brevet de Parachutiste et parfaire sa formation de sous-officier, prélude à celle d'Officier à l'Ecole Militaire Interarmées ?

Service avec « Honneur et Fidélité », telle est la devise de nos Forces Armées.

Devise qui ne s'est jamais démentie tout au long des 40 ans qui viennent de s'écouler.

« Tradition et Modernité » telle peut être la devise de ce quarantième anniversaire, qui coïncide heureusement avec notre entrée dans le 21ième siècle.

Tradition en effet parce qu'aucune armée n'est digne de ce nom si elle n'a pas un passé dont elle peut se réclamer et dont elle peut être fière.

Le choix de Ngaoundéré, la présence parmi nous à l'occasion de cette cérémonie des anciens ministres des Forces Armées et de la Défense et d'une délégation des Officiers retraités des Forces Armées originaires de nos dix provinces, la relance du bulletin de liaison «Honneur et Fidélité », l'exposition photo retraçant les 40 ans de notre Armée, symbolisent à nos yeux cette tradition.

Mais les Forces Armées camerounaises, doivent également épouser leur temps, celui de la modernité, c'est-à-dire s'adapter aux changements aussi bien sur le plan technique et technologique que sur celui de la doctrine et de la stratégie.

La situation internationale a également depuis 10 ans, profondément changé. Et il nous faut, bien entendu, en tenir compte.

A un monde bipolaire où s'affrontaient deux blocs antagonistes a succédé un monde où la menace d'une conflagration mondiale s'est estompée. En revanche, les conflits régionaux et les conflits internes aux Etats particulièrement en Afrique se sont multipliés.

Au plan du droit international, de nouvelles idées ont fait surface, avec l'apparition du « droit d'ingérence humanitaire », encore mal défini et dont l'apparition risque de s'avérer difficile.

Au cours des dernières décennies, l'évolution des idées politiques a également permis à la démocratie de gagner du terrain sur l'ensemble de la planète. Ce phénomène irréversible, dont il faut se féliciter, a parfois été mal maîtrisé et a donné lieu à des désordres dont certains Etats ne se sont pas encore relevés.

Nous devons donc veiller à ce qu'une dérive du processus démocratique auquel, je le répète, nous sommes profondément attachés, ne vienne compromettre ni la stabilité de nos institutions ni notre développement économique et social, ni bien entendu notre sécurité.

Officiers,

Sous-Officiers,

Officiers Mariniers,

Militaires de Rang des Forces Armées camerounaises,

Notre Armée a toujours su faire face à toutes les situations.

Elle s'est montrée apte, depuis dix ans, comme par le passé, à remplir les missions qui lui étaient confiées :

· en 1991 - 1992, pendant la période de transition vers le multipartisme, en contribuant au maintien de l'ordre public ;

· depuis 1994, en s'opposant aux tentatives d'atteinte à notre souveraineté et à l'intégrité de notre territoire ;

· et en ce moment même, en participant aux côtés des autres forces de l'ordre à la lutte contre la criminalité urbaine et rurale.

En effet, notre Armée, véritable ciment de notre unité nationale, a toujours été, est et demeure le rempart de nos institutions et de notre souveraineté. Je suis certain qu'elle relèvera victorieusement ce dernier défi.

Demain également dans le cadre des organes de préservation de la paix régionale comme le Conseil de paix et de sécurité en Afrique Centrale (COPAX), notre Armée aura à contribuer au maintien de la sécurité collective dans notre sous- région. Je ne doute pas un seul instant qu'elle saura se montrer digne de la confiance ainsi placée en elle.

Pour que vous puissiez accomplir vos missions dans les meilleures conditions, le Gouvernement s'efforce dans la mesure de ses possibilités, de dégager des moyens de nature à vous permettre d'acquérir des matériels et des équipements modernes, à maintenir ceux qui sont en dotation, à construire et à réhabiliter vos infrastructures. Ces efforts seront poursuivis.

En retour, la Nation s'attend légitimement à ce que vous demeuriez un corps d'élite, discipliné, pénétré de sa haute mission, conscient de la valeur des matériels qui lui sont confiés et attaché aux valeurs civiques et morales de la République.

Dans cet esprit, j'ai décidé la remise de certaines peines et sanctions à l'occasion de ce quarantième anniversaire.

Enfin, dans le cadre de la modernisation du cadre juridique de nos Forces armées, j'ai instruit le ministre d'Etat délégué à la Présidence chargé de la Défense, de convoquer le Comité de Coordination InterArmées, en vue d'actualiser les différents projets de textes législatifs et réglementaires actuellement en vigueur.

Je voudrais en terminant, saluer la mémoire des membres des Forces Armées qui sont tombés pour la défense et la sécurité de notre patrie en diverses circonstances. Ils ont sacrifié leur vie pour nous. Nous devons leur en être éternellement reconnaissant.

Que leur sacrifice soit pour nous un exemple d'abnégation et de dévouement.

Vive les Forces Armées nationales !

Vive le Cameroun !

Source : SOPECAM

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"La première panacée d'une nation mal gouvernée est l'inflation monétaire, la seconde, c'est la guerre. Tous deux apportent une prospérité temporaire, tous deux apportent une ruine permanente. Mais tous deux sont le refuge des opportunistes politiques et économiques"   Hemingway