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Approche exploratoire de la relation de conséquence : description et implémentation

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par Sébastien Druon
Université Toulouse 2 - DEA de Sciences du Langage 2001
  

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Chapitre 4

Autres moyens de signaler une

relation de conséquence

Il existe un certain nombre d'études concernant les connecteurs de conséquence du français (voir en particulier ROSSARI et JAYEZ (1996), JAYEZ et ROSSARI (1997), HYBERTIE (1996) ou encore FORGET (1984)), mais la question des autres moyens de marquer la conséquence n'a -- à notre connaissance -- pas encore été étudiée. Nous allons donc, après avoir justifié la nécessité d'aborder les moyens de marquer une relation de conséquence autres que les connecteurs, étudier quelques indices qui nous permettent de repérer une relation de conséquence, notamment le participe présent, la relative ou encore l'anaphore propositionnelle.

4.1 Les connecteurs ne suffisent pas à déterminer la structure rhétorique d'un texte

Pour construire automatiquement à l'aide d'un système informatique la structure rhétorique d'un texte, on peut se baser sur la recherche d'indices de ces relations. Les indices privilégiés d'une relation rhétorique sont les connecteurs (voir chapitre 3), qui nous viennent en premier à l'esprit. Il est possible d'élaborer un système ne reposant que sur ces connec-

4. Autres moyens de signaler une relation de conséquence

 

teurs, comme le fait par exemple Daniel Marcu dans MARCU (1997). Mais il se pose à ce moment-là un problème: il est impossible d'obtenir une analyse rhétorique complète d'un texte (bien que Marcu estime que cela est suffisant pour les buts qu'il s'est assignés, autrement dit le résumé automatique). En effet, il existe bien d'autres moyens de marquer une relation rhétorique que les connecteurs', et il faut évidemment prendre en compte ces autres moyens pour s'approcher le plus possible d'une représentation rhétorique complète d'un texte.

Nous nous attacherons particulièrement aux moyens purement linguistiques, hormis les connecteurs, qui nous permettent d'interpréter la relation qui relie un couple de segments de discours comme une relation consécutive, bien que d'autres mécanismes puissent parfois entrer en jeu, comme l'appel à nos connaissances de sens commun et aux lois causales (voir section 2.4). Il nous semble en effet qu'il est moins coûteux pour un système informatique de se baser sur une analyse linguistique fine plutôt que de faire appel à des connaissances extra-linguistiques, difficiles à appréhender et à modéliser, et beaucoup trop nombreuses à prendre en compte.

Contrairement aux cas où l'on est en présence de marques lexicales d'une relation rhétorique, les connecteurs, qu'il suffit de repérer pour connaître la relation rhétorique qu'ils expriment, on doit en l'absence de connecteurs prendre en compte un nombre de contraintes beaucoup plus important et faire une analyse beaucoup plus fine afin de repérer une telle relation.

Contrairement aux connecteurs qui sont utilisés pour marquer une

1Il semble que la fréquence d'emploi des connecteurs varie selon le genre discursif (journalistique, technique, juridique) : les textes juridiques emploient les connecteurs en nombre afin d'éviter au maximum les écarts d'interprétation, alors que le style journalistique est lui plutôt caractérisé par un emploi très réduit des connecteurs, favorisant plutôt la fluidité du style.

4. Autres moyens de signaler une relation de conséquence

 

relation rhétorique, les autres façons de marquer une relation de conséquence ne sont pas aussi simples à repérer. En effet, c'est un ensemble d'éléments qui vont nous permettre de faire une interprétation consécutive d'un couple de propositions. Nous rechercherons donc maintenant la présence d'indices; indices, qui, en combinaison avec d'autres indices et seulement à ce moment-là permettent l'interprétation consécutive.

Nous commencerons donc par un moyen utilisé assez fréquemment pour marquer la conséquence: le participe présent.

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