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Lutte contre l'excision au Burkina Faso: l'expérience du plan intégré de communication de radio Vénégré

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par Pagnidemsom Nestor BOULOU
Université de Ouagadougou - Maîtrise ès sciences de l'information et de la communication Option: Communication pour le développement 2007
  

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3.2 Les profils des acteurs impliqués dans le PIC

La mise en oeuvre du PIC a nécessité l'implication de plusieurs acteurs tant au niveau urbain que rural. Dans cette partie, nous nous proposons d'analyser la qualité de chaque acteur à jouer pleinement son rôle de communicateur pour une plus grande efficacité de la campagne.

3.2.1 La représentation de l'UNICEF et du CNLPE dans le PIC

Comme cela a été mentionné antérieurement, le PIC est une initiative de L'UNICEF en collaboration avec le CNLPE. Il s'agit d'une approche communicationnelle multimédia pour montrer les effets néfastes de l'excision aux populations qui la pratiquent. Le rôle de chaque structure est bien défini dans l'exécution du PIC.

Si l'UNICEF apporte un soutien matériel et financier dans la mise en oeuvre du PIC notamment par la dotation de vélos, de supports didactiques, de véhicules, le CNLPE est, quant à lui, chargé d'apporter un appui technique notamment par la formation, les conseils et l'encadrement de ceux qui sont chargés d'animer le PIC sur le terrain. Leur rôle est d'autant plus important car il s'agit avant tout de donner les rudiments nécessaires aux acteurs sur le terrain afin que ceux-ci soient à même d'approcher les populations avec délicatesse pour que les objectifs de la campagne soient atteints.

Cependant, cet élément essentiel de la pédagogie de la communication pour le développement est absent dans le processus  à part quelques formations ponctuelles et éphémères qui ne permettent pas une bonne imprégnation des principes de la communication participative par les acteurs sur le terrain. La conséquence directe de cette insuffisance réside dans le fait qu'une fois retournés dans leur milieu, les acteurs formés n'ont pas la compétence nécessaire pour, à leur tour, former leurs collègues.

3.2.2 Le personnel de la radio Vénégré et les noyaux relais

L'absence de la formation en communication pour développement comme préalable à la mise en oeuvre du PIC est beaucoup plus perceptible au niveau du personnel de la radio, premier responsable du PIC sur le terrain. « Le personnel de la radio n'a reçu jusque là aucune formation en communication pour le développement. Je suis le seul à avoir participé à un séminaire de formation sur la communication pour le développement animé par le professeur Serge Théophile BALIMA de l'université de Ouagadougou ce qui me permet d'avoir quelques notions » témoigne monsieur Jean Baptiste SAWADOGO, directeur de la radio.

Si le principe de la formation était de permettre aux participants d'inculquer à leur tour ce qu'ils ont appris lors du séminaire à leurs collègues, la courte durée de celle-ci n'a cependant pas permis aux participants de maîtriser les différents concepts afin de mieux jouer leur rôle de relais dans leurs milieux respectifs. En outre, « nous n'avons pas eu de séance de recyclage et je peux vous affirmer qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de choses qui m'échappent » renchérit monsieur Jean Baptiste SAWADOGO.

Le processus d'élaboration d'une stratégie de communication pour le développement102(*) montre bien dans le volet opérationnel que la formation et le renforcement des capacités constituent une étape charnière de toute stratégie de communication pour le développement. En effet, « la formation permet de doter les acteurs impliqués dans l'exécution de la stratégie de connaissances, attitudes et compétences nécessaires à l'accomplissement efficace de leur rôle pour la réussite de la stratégie103(*) ».

D'une manière générale, les noyaux relais sont eux aussi confrontés au problème de formation. Les connaissances qu'ils possèdent sont exclusivement relatives aux conséquences négatives de l'excision, à la législation en la matière. Cependant, ils n'ont aucune formation de base en communication pour le développement ce qui pose le problème de l'efficacité de la transmission des messages de sensibilisation. Il est, certes, important de savoir de quoi on parle, mais il est encore mieux de savoir comment en parler.

La communication participative doit être placée au centre de la problématique de la lutte contre la pratique de l'excision en ce sens que c'est la manière dont un problème est posé qui peut amener les acteurs à s'engager résolument dans la voie de la résolution du problème ou à accepter véritablement le message de sensibilisation véhiculé.

* 102 Joint en annexe

* 103 FAO, Processus d'élaboration d'une stratégie de communication multimédia, www.fao.org, p14

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