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Analyse des déterminants de l'octroi du crédit bancaire aux entreprises: le cas de Afriland First Bank

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par Césaire AIME TCHUMKAM
Université de yaoundé II soa - Diplôme d'études supérieures spécialisés en gestion bancaire et établissements financiers 2003
  

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I-1. Présentation succincte du modèle de G. AKERLOF

Le marché des voitures d'occasion est représentatif d'un marché où acheteurs et vendeurs ont des informations différentes sur la qualité des biens vendus ; l'analyse d'un tel marché a été présentée en 1970 par George AKERLOF.

AKERLOF déduit de son analyse que dans de telles conditions, la présence d'une institution bénéficiant d'informations privilégiées, centralisant les échanges en discriminant économiquement les mauvais peuvent s'avérer bénéfique. Les étapes de sa démonstration ont été fondées sur les hypothèses suivantes :

Hypothèse 1 Supposons un marché sur lequel opèrent cent (100) vendeurs et cent (100) acheteurs de voitures d'occasion.

Hypothèse 2 Supposons que cinquante (50) voitures mises en vente soient de bonnes occasions et cinquante (50) autres de mauvaises.

Hypothèse 3 On suppose que les vendeurs connaissent parfaitement la qualité de leurs voitures tandis que les acheteurs sont dans l'ignorance de cette qualité.

Hypothèse 4 Soit un million (1 000 000) de F CFA et deux millions (2 000 000) de F CFA, les prix souhaités respectivement par un vendeur de mauvaises occasions et un vendeur de bonnes occasions.

Hypothèse 5 Soit un million deux cent mille (1 200 000) de F CFA et deux millions quatre cent mille (2 400 000) de F CFA, les prix que sont disposés à payer respectivement un acheteur de mauvaise occasion et un acheteur de bonne occasion.

Hypothèse 6 Les acheteurs ne pouvant observer la qualité des voitures, doivent alors l'estimer. On suppose qu'une voiture a une probabilité égale d'être une bonne occasion qu'une mauvaise occasion (c'est-à-dire Pbo = Pma).

A partir de ces hypothèses, la valeur attendue pour un acheteur normal d'une voiture d'occasion est égal à [(½) x 1 200 000] + [(½) x 2 400 000] =1 800 000 F CFA.

Pour ce prix (1 800 000 FCFA), seuls les vendeurs de mauvaises occasions sont intéressés à vendre. Etant donné que par hypothèse, les vendeurs de bonnes occasions en réclament deux millions (2 000 000) pour s'en séparer. Une conséquence immédiate de cette situation est leur retrait du marché.

La leçon de ce cas de figure de marché est que sur le marché, bien que les acheteurs de bonnes occasions soient disposés à payer à un prix supérieur aux prix auxquels les vendeurs souhaitent leur vendre (2 400 000 > 2 000 000), les transactions de ce type d'occasion n'auront pas lieu. En d'autres termes, il y a échec du marché, ce qui implique l'intervention de l'Etat. La cause de l'échec du marché réside dans le fait qu'il y a une externalité négative entre vendeurs de véhicules de bonne qualité et vendeurs de véhicules de mauvaise qualité de telle sorte que lorsqu'un individu décide de mettre en vente une voiture de mauvaise qualité, il influe du même coup l'estimation que les acheteurs font de la qualité du véhicule moyen sur le marché. Ceci nuit à ceux qui essayent de vendre des véhicules de bonne qualité.

Les enseignements tirés du modèle d'AKERLOF sont très pertinents. L'exemple des voitures d'occasion montre qu'en présence d'asymétrie d'information sur la qualité du produit, le marché obéit à la loi de GRESHAM généralisée à savoir, « les mauvais produits chassent les bons à tel point que le marché peut finir pas disparaître ».

En effet, les mauvais produits étant vendus au même prix que les bons, acheteurs et offreurs de bonne qualité désertent le marché quand bien même ils étaient désireux d'échanger. Dans ces conditions, la présence d'institutions bénéficiant d'information privilégiées, centralisant les échanges et discriminant les mauvais produits peut s'avérer bénéfique.

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