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Estimation des besoins et des coà»ts dans le secteur de l'énergie électrique pour l'atteinte des OMD en RDC dans le cadre d'une planification axée sur les résultats

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par Guy-Didier KINTAMBU KIBANIMBA
Université de Kinshasa - Licence 2009
  

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EPIGRAPHE

« Tout individu sur terre a à la fois le potentiel et le droit de vivre une vie décente » 

Mohammad Yunus

DEDICACE

A mes Parents, Emmanuel Gustave KINTAMBUMAFUKU et Henriette PANDIKUZIKU ;

A mes frères et soeurs, particulièrement à Manolito, Elysée, Anne-SylvieetJean- Michel KINTAMBU ;

Je dédie ce travail

AVANT PROPOS

Il est souvent difficile de résumer en quelques mots ce que l'on a ressenti au bout d'un parcours pénible, plein d'abnégation et innombrable sacrifices. Certes, la volonté et la ferme détermination de réussir ont été notre seul rempart tout au long de ce périple.

Notre passage à l'Université de KINSHASA donne l'image de la construction d'un édifice géant où chacun apporte sa pierre, chaque pierre constitue une contribution unique et irremplaçable, si modeste soit-elle.

Au terme de ce travail, nous tenons à témoigner avant tout notre profonde gratitude au Professeur BOSONGA BOFEKILOUNGA Jean-Pierre d'avoir accepté la charge d'être directeur de ce travail malgré ses multiples occupations et bien plus pour son encadrement et des directives combien notables qu'il a mis en notre possession pour la matérialisation de cette modeste oeuvre scientifique.

Nous remercions également l'Assistant LUNGUNGU KISOSO Alain, rapporteur de ce travail pour sa contribution combien appréciable par ses critiques, suggestions et remarques qui ont permis de mieux présenter les différents thèmes contenus dans le travail.

Notre reconnaissance s'adresse de même, à tous les Chef des Travaux et Assistants de la faculté des sciences économiques et de gestion pour leurs soutiens et conseils affectueux et, bien plus pour cette marque de sympathie et la confiance qu'ils ont bien voulu placé en notre personne. Nous pensons particulièrement au Chef des Travaux Joël MUNKENIMAFUKU et aux Assistants : AMICIWELO Abdallah, MASALUMBWESI Didier, TSHIMENGATSHIBANGU Moïse ainsi qu'à Moïse MUSSA.

Que les familles Prof MUSAMUNDEDI, Prof BOFOYAKOMBA, Papa Jules MASWA, trouvent en ces lignes, l'expression de notre reconnaissance.

A tous les amis et Connaissances, nous leur témoignons ici, notre gratitude et notre reconnaissance...

INTRODUCTION GENERALE

1.1. PROBLEMATIQUE

Pays potentiellement riche, la République Démocratique du Congo avec une population estimée à plus de 60 millions d'habitants est située au coeur de l'Afrique et, recèle de nombreuses ressources énergétiques, minières, une faune et flore variées. Traversé par le fleuve Congo, le pays est doté d'un potentiel hydroélectrique évalué à 100.000 Méga Watt(MW), soit environ 13% du potentiel hydroélectrique mondial. Toutefois, le pays ne dispose actuellement que de 2 516 MW du potentiel estimé, soit 2.5%1(*).

L'infrastructure énergétique existant est essentiellement constituée par le barrage hydroélectrique d'Inga. Ce dernier est la principale source de production de l'électricité en RDC avec un potentiel de 1175 MW qui ne représente que 40% du potentiel total2(*). Par ailleurs, une grande proportion de la population du pays n'a pas accès à l'électricité suite à la vétusté des infrastructures et faute de capitaux nécessaires à l'entretien de ce gigantesque ouvrage hydroélectrique.

La faible accessibilité en énergie électrique en RDC résulte non seulement à l'insuffisance des infrastructures, elle même due à des investissements limités dans le secteur mais aussi à la déficience du cadre institutionnel devant régir ce secteur.

Cette situation traduit à la fois un taux de pénétration très faible, soit 1,4% représentant le rapport entre localités électrifiées et identifiées, matérialisé notamment par une faible desserte, soit 6% du rapport entre ménages électrifiés et existant, dont 35% en milieu urbain contre 1% en milieu rural ainsi qu'une fourniture d'une électricité non fiable conduisant à d'autres sources d'énergies, en particulier celle du bois représentant 75% de la consommation énergétique du pays occasionnant ainsi le déboisement intempestif et massif3(*).

Par ailleurs, il sied de remarquer que la RDC a souscrit à l'engagement résultant de la Déclaration du Millénaire signée par les Chefs d'Etats et de Gouvernements à la clôture du sommet du millénaire à New-York en septembre 20004(*). Cet engagement du Millénaire a été réaffirmé lors du sommet mondial en 2005 où les dirigeants du monde se sont accordés sur les actions à entreprendre sur le front du développement en vue de réaliser les OMD par la mise en oeuvre des politiques conséquentes pour les atteindre en 2015.

Parmi les décisions retenues, il convient de citer l'élaboration par chaque pays d'un document de politique nationale de développement axée sur les OMD, conformément aux recommandations issues de l'évaluation des DSRP5(*).

A l'heure actuelle de la mondialisation, la population congolaise tant en milieu rural qu'urbain a premièrement besoin d'un accès bon marché et fiable à l'énergie électrique pour exécuter un grand nombre d'activités de production génératrices de revenus, initiant les sources de croissance économiques et de réduction de la pauvreté. Deuxièmement, cette dernière a besoin de l'énergie électrique pour résoudre une quantité de problèmes plus larges qui peuvent empêcher les personnes de contribuer à la croissance économique et d'en bénéficier.

Mais, il se dégage cependant, un taux très faible de cette population n'ayant pas accès de manière la plus efficace aux services énergétiques modernes et il clair de constater l'utilisation accentuée d'équipements et de combustibles traditionnelles.

Il ressort de ce qui précède que le manque d'accès à l'électricité est perçu comme un signe de pauvreté constituant de nos jours un des défis à relever par les pays pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement dans le secteur de l'électricité.

C'est dans ce contexte et dans le cadre de l'alignement de sa politique de réduction de la pauvreté axée sur les OMD que la RDC a entrepris l'évaluation des besoins liés à la mise en oeuvre et à l'atteinte des OMD dans les secteurs prioritaires de développement6(*). En effet, l'expérience mondiale en matière de développement prouve qu'il existe un lien entre services énergétiques et réduction de la pauvreté. Ceci a été explicitement identifié par le sommet mondial sur le développement durable (SMDD) dans le plan de mise en oeuvre de Johannesburg7(*).

Ce Sommet a invité la communauté internationale à mener les actions communes et à intensifier les efforts de coopération à tous les niveaux, de manière à améliorer l'accès à des services énergétiques fiables et abordables dans le souci d' atteindre un niveau de développement durable suffisamment élevé pour faciliter la réalisation des OMD, y compris l'objectif de réduire de moitié la proportion des personnes vivant dans la pauvreté d'ici 2015. Notamment en exécutant un grand nombre d'activités afin générer d'autres services importants qui contribuent à atténuer la pauvreté.

En Chine, par exemple, un investissement de 10.000 yuans permet d'arracher durablement à la pauvreté 2.3 personnes en moyenne (Fan, Zhang & Zhang 2002). Bien plus, l'évaluation d'un ensemble de projets d'électrification au Bangladesh et en Inde souligne que l'investissement dans ce secteur favorise l'usage des techniques d'irrigation et réduit de ce fait la prévalence de la pauvreté8(*).

Outre les liens intersectoriels qu'elle a avec l'agriculture, la santé et l'éducation, l'énergie constitue une importante dimension du développement, d'abord, en tant que nécessité domestique mais également en tant que facteur de production dont le coût affecte directement la compétitivité des produits.

Toutefois, il convient de signaler que certaines études dans le cadre de l'élargissement de l'accès des populations aux services sociaux de base, notamment l'accès à l'énergie électrique en Afrique dans une optique de lutte contre la pauvreté, montrent cependant que l'électrification n'a toujours pas un impact positif sur le revenu des populations pauvres, ces dernières choisissent parfois de ne pas se connecter au réseau9(*).

L`électricité ne peut en effet constituer une véritable opportunité que si les coûts de connexion et d'usage sont adaptés aux revenus des bénéficiaires, et que si les droits de propriété sont clairement définis. Sans quoi, la possibilité de s'approprier les bénéfices disparaissent et avec elle l'incitation à investir.

Il sied de rappeler que les services énergétiques modernes sont indispensables au développement d'activités de production qui augmentent les revenus des plus pauvres, aux besoins élémentaires en matière de santé et d'éducation, à de nombreux systèmes d'approvisionnement en eau et aux progrès dans d'autres aspects des OMD.

Bien qu'aucun des OMD ne mentionne explicitement l'énergie et que la Déclaration du Millénaire ne définit pas d'objectifs spécifiques pour les services énergétiques10(*). Elle fixe cependant, des objectifs chiffrés et limités dans le temps représentant des jalons dans le combat contre les multiples dimensions de l'extrême pauvreté, (notamment la pauvreté monétaire, la faim, la maladie, le manque d'infrastructures et de logements adéquats, et l'exclusion, tout en promouvant l'égalité des sexes, l'éducation et la durabilité de l'environnement).

Toutefois, la réalisation des OMD exige l'accès à au moins trois types de services énergétiques qui sont générés à partir du kérosène et de l'énergie hydraulique ou solaire, à savoir l'énergie pour la cuisson, l'électricité pour l'éclairage et la fourniture de services sociaux et, l'énergie mécanique pour faire fonctionner les équipements agricoles et de traitement des produits alimentaires. Voire même, mettre en place un système d'irrigation complémentaire et de transport des biens et des personnes.

Ainsi dans le but d'atteindre l'objectif 1 (Eradiquer l'extrême pauvreté et la faim), l'accès aux services énergétiques abordables fournis par les combustibles gazeux et liquides, ainsi que l'électricité, devrait permettre aux entreprises de se développer.

De plus, la fourniture locale d'énergie peut être assurée par de petites entreprises nationales, créant ainsi des emplois dans la fourniture et la maintenance des services énergétiques, des cultures énergétiques, etc. Quant à l'utilisation de combustibles propres et efficaces, elle réduit la proportion élevée du revenu des ménages qui est allouée à la cuisine, à l'éclairage et au chauffage.

Par ailleurs, il est reconnu que l'énergie crée un meilleur environnement pour les enfants (accès à l'eau propre, assainissement, éclairage et chauffage), améliorant aussi la fréquentation scolaire et réduisant le taux d'abandon (OMD 2 : assurer l'éducation primaire pour tous).

De même, pour d'autres Objectifs du Millénaire pour le Développement tels que promouvoir l'égalité des sexes (OMD3) et améliorer la santé des populations (OMD4,5 & 6), la disponibilité des services énergétiques modernes, abordables et fiables permet à la fois aux filles et aux jeunes femmes de consacrer moins de temps aux activités de survie dans le sens de la diversification de leurs activités et d'accéder à des équipements médicaux de santé maternelle de meilleure qualité, notamment la réfrigération médicale, la stérilisation des équipements et les blocs opératoires, ce qui devrait contribuer à améliorer la santé des populations.

En plus, pour assurer un environnement durable (OMD7), il est indispensable de réduire l'utilisation de combustibles traditionnels car ils contribuent à l'érosion, à la diminution de la fertilité des sols et à la désertification. Par conséquent, le secteur énergétique devient plus que jamais l'un de secteurs le plus important dans la réalisation et l'atteinte des OMD, d'où chaque pays doit avoir suffisamment un mécanisme de pilotage sur la couverture en énergie électrique de sa population, notamment sur la production et la distribution11(*).

De ce qui précède, il s'avère nécessaire d'améliorer les services énergétiques (y compris les combustibles domestiques modernes, les fourneaux améliorés, l'augmentation de la production de biomasse durable, et l'élargissement de l'accès à l'électricité et à l'énergie mécanique) pour atteindre tous les Objectifs.

Etant donné que la pénétration des énergies est insignifiante dans les villages et encore limitée dans les milieux urbains où l'on consomme aussi du bois et surtout du charbon, ce travailsera le résultat d'une analyse économique qui se propose de déterminer les voies et moyens pour couvrir progressivement et de façon équilibrée, les besoins énergétiques nationaux, des ménages et de mécanisation de la production tant industrielle qu'artisanale pour faciliter l'exploitation et la transformation des autres richesses du pays. Considérée comme clé de voûte dans de l'amélioration à l'accès à l'énergie, la priorité de l'analyse sera accordée à l'augmentation de la desserte en électricité.

Le problème n'est donc pas de savoir s'il faut ou pas faire payer plus cher les services de l'énergie électrique étant donné que la population est déjà pauvre. Mais, il est plutôt question de diagnostiquer sur la situation actuelle, dans les conditions actuelles de la RDC, ainsi que de connaître les causes profonde de cette dégradation en vue d'améliorer les services énergétiques modernes, de qualité et fiable mise à la disposition de la population. Telles sont les questions de recherche de ce travail.

De ce qui précède, le présent travail se propose d'estimer les besoins et lescouts nécessaires pour la réalisation des OMD dans le secteur de l'énergie électrique, qui s'avère nécessaire dans ce sens qu'elle permet de déterminer les dépenses d'investissements et de fonctionnement correspondant aux programmes axées sur les objectifs assignés au niveau du secteur. Le chiffrage réalisé dans ce travail se fera sans contrainte.

Ainsi, pour arriver à cette estimation, l'approche utilisée est celle d'une démarche scientifique de planification axée sur les résultats qui lie la planification stratégique à la planification opérationnelle en vue que les moyens soient liés aux objectifs du développement.

* 1 _ Ministère du Plan /UPPE-SRP :  « Document de stratégie de la croissance et de réduction de la pauvreté », version finale, Kinshasa, Juin 2006, P 33, inédit.

* 2 _ Ministère du Plan /UPPE-SRP :  « Amélioration des services énergétiques en RDC », Rapport sectoriel-énergie, Déc. 2008, inédit.

* 3 _ Ministère du Plan /UPPE-SRP, Op.cit. Page 1

* 4 _ Près de 189 pays dont la RDC ont adoptés les objectifs du millénaire pour le développement en septembre 2000 à New York.

* 5 _ Ministère du Plan /UPPE-SRP, Op.cit. Page 1

* 6 _Nations-Unies : « plan de campagne pour la mise en oeuvre de la déclaration du millénaire »/ rapport du secrétariat général, p.20. Inédit.

* 7 _ Ministère du Plan /UPPE-SRP, Op.cit. Page 1

* 8 _Le niveau de consommation énergétique reflète dans une certaine mesure le niveau de développement, tiré du programme stratégique « Energie, Environnement et Développement, Comores.2004.

* 9 _Voire dans www.Ps-Enda.tm « position du problème et approche multisectorielle en Afrique subsaharienne »

* 10 _ Ministère du Plan /UPPE-SRP :  « Document de stratégie de la croissance et de réduction de la pauvreté », op.cit. Page 1.

* 11 _Ministère du Plan /UPPE-SRP :  « Amélioration des services énergétiques en RDC », op.cit. 4.

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