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Les conditions professionnelles du journaliste de la presse privée au Cameroun ( enquête)


par Miriam Aurélie Fogoum Mawa
Siantou Supérieur sous couvert IFASIC KINSHASA - Graduat III 2009
  

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DEDICACE

A mes frères et soeurs, dont le soutien permanent me donne la force d'avancer

A mes parents pour m'avoir appris assez tôt que la vie est un éternel combat

A mes collègues et à mes amis, dont la seule pensée me donne envie de sourire

Avant Propos

Les presses privées à 90% ont à la tête des gens de la classe moyenne, qui ont d'ailleurs pour eux-mêmes, un réel problème de survie quotidienne (l'assurance des lendemains certains n'est pas garantie, beaucoup sont des aventuriers à la recherche de stabilité). Or il n'y a aucune structure financière ni étatique encore moins privée qui les soutiennent. L'Etat camerounais n'a jamais compris que ces journaux sont et demeurent des outils puissants de développement économique et sociaux ; une route ouverte pour la croissance tant recherchée, et un ferment de premier ordre pour la révolution culturelle. D'autant plus que ces journaux rendent aussi un service public. A contrario, il s'est érigé en ennemi juré à la seule cause des nuisances que les entreprises de presses privées lui apportent dans ses «hasardeuses» visions politiques et leur critique de la mal gouvernance. Des plaies cancéreuses des hauts placés, qui chaque jour davantage se noient corps et âmes dans des égoïsmes qui n'ont ni queue ni tête.

Alors faudrait-il que tout créateur de journal privé ou ceux qui y excellent depuis longtemps sachent et se ménagent en conséquence. Etant entendu qu'ils sont détenteurs d'un pouvoir très puissant dont l'homme d'en face est conscient et ne cessent de s'en méfier. A ce titre chacun doit se battre pour vivre afin de garder sa place sous le soleil.

INTRODUCTION

Les journalistes se considèrent dans le monde comme les détenteurs du « quatrième pouvoir » ; raison pour laquelle ses pratiquants s'arrogent parfois le droit de hisser un tel sur un piédestal ou de clouer un tel autre au pilori. Au Cameroun nous avons une réelle difficulté à discourir sur le journalisme. Malgré cela, nous ne pouvons ignorer la situation délicate dans laquelle ce dernier se trouve au fil des années. La libéralisation des médias en 1990 a permis une prolifération des organes écrits. Une expansion à saluer haut la main, certes, mais l'échiquier médiatique est encore secoué par une condition socioprofessionnelle des journalistes camerounais fragilisée.

On observe que les journalistes de la presse écrite privée sont mal rémunérés. Et malgré leur dévotion à effectuer leur travail, ils font face à des arriérés de salaire récurrents et à des salles de rédactions mal équipées. De plus, la non observance de la convention collective signée en 2008 par certains Directeurs de publications, n'a jusqu'alors pas été ratifiée par l'Etat et autres Instruments juridiques.

En effet, les journalistes du Cameroun réclament une rémunération qui équivaut non seulement à leur diplôme mais aussi à leur ancienneté dans le métier. L'émargement des Patrons de presses, a été vu comme une promesse de changement. Mais elle ne sera jamais tenue. Un état qui aurait pourtant servit de socle de régulation du travail et du salaire du journaliste.

Parfois pour améliorer leurs conditions de vie, certains journalistes de la presse privée se font arnaqueurs. De ce triste constat, il découle une réalité relevée par l'Union des Journalistes du Cameroun (UJC). Les informations ne sont pas rendues dans leur justesse ou alors sont quasiment erronées, voire même inventées. A titre d'illustrations : Le 28 février 2009, la déclaration de l'Union des Journalistes du Cameroun a dénoncé quelques délits de presse: Le journal  Aurore  Plus glissa dans ses colonnes une fausse information relative à la faillite de la Commercial Bank of Cameroon (CBC). Dans le quotidien Le Devoir  on annonçait que le Ministre chargé des assemblées Grégoire Owona avait perdu la mémoire lors d'une cérémonie sur le Rocher de Vimli près de Mbalmayo. Le quotidien Le Jour quant à lui, s'est empressé d'annoncer le décès de la première dame gabonaise Judith Mbongo alors qu'elle était encore en vie.

Les conditions professionnelles des journalistes de la presse écrite privée laissent poindre un manque de sérieux qui porte gravement atteinte à la crédibilité de la presse écrite camerounaise. Puisque de façon apparente il vacille dans de constantes irrégularités. La communication étant un secteur extrêmement croissant, il nous a semblé judicieux de nous pencher sur ces conditions de travail qui nuiraient à la santé de la presse écrite privée.

Problématique :


Nous voulons donc comprendre pourquoi les patrons de presse payent mal leurs journalistes et Comment le journaliste peut il être efficace alors que ses conditions de travail sont dérisoires?

Hypothèses :

- En conséquence nous posons ces hypothèses :

- L'employeur est lui-même la cause de cette mauvaise rémunération.

- Les conditions économiques depuis la dévaluation du FCFA ne favorisent pas l'épanouissement de la presse écrite privée au Cameroun.

- La subvention de l'Etat à la presse est quasi inexistante et le peu qu'elle reçoit après moult prouesses ne saurait lui permettre de fonctionner pleinement et équitablement.

- les conditions de travail du journaliste de la presse écrite sont précaires. On observe que l'absence de matériels conduit le journaliste à fournir des efforts à la limite de l'humain qui à la longue le rend moins performant.

Intérêt du thème:

Ce travail est adressé aux futurs journalistes que nous sommes. Afin qu'ils s'enquièrent de toutes les difficultés liées à la profession avant d'embrasser le métier. Pour ce faire, il va falloir cerner les avantages et les inconvénients du milieu, assimiler les embuches qui les guettent, être informés des difficultés de leur future profession.

Pour les journalistes en fonction, ils doivent développer une prise de conscience, se syndiquer et défendre leur intérêt, se former et améliorer leur rendement.

Les Directeurs de publications quant à eux ne doivent plus se comporter en homme d'affaires véreux, comportement qui détruit l'image de la presse camerounaise.

Méthodes et techniques de recherches :

Pour réaliser notre étude, nous avons opté pour la méthode dite « quête systématique ». Cette dernière repose sur une recherche conduite de manière intelligente et organisée à partir des bibliographies existantes et des répertoires accessibles. Mais également à partir des fichiers et tous outils de recherches documentaires y compris les outils informatiques.1(*) Nous avons également opté pour la méthode descriptive, en tant qu'elle est l'une des procédures logique et historique à suivre dans un travail de recherche2(*). Nous avons utilisé à l'enquête selon Philippe Gaillard : «L'enquête a pour but l'étude approfondie d'un problème et plus souvent économique, politique, social ou culturel.»3(*)

Délimitation du sujet:

Notre enquête s'adresse aux journalistes professionnels définit comme ceux qui ont pour occupation principale, régulière et rétribuée l'exercice de sa fonction dans une ou plusieurs publications périodiques, ou dans une ou plusieurs agences de presse et qui en tire l'essentiel de ses revenus. L'espace choisit est la ville de Yaoundé au Cameroun particulièrement dans le secteur du journalisme de la presse privée de 1990 à nos jours

La revue de la littérature :

- Françoise Ijoues, La Pratique du journalisme au Cameroun entre 1990 et 1994 : les difficultés des journalistes de la Presse Ecrite.

Dans ce mémoire soutenue en 1996, Françoise Ijoues, a présenté les conditions socioprofessionnelles médiocres du journaliste de la presse écrite au Cameroun. Mais elle ne s'est pas accentuée ave exactitude sur ce qui est à l'origine de cette situation. Ne présentant qu'un tableau péjoratif des employeurs. Oubliant de ce fait que la loi et la dévaluation du FCFA en 1994 peuvent également être à l'origine du mauvais sort des journalistes camerounais.

Corpus :

Notre champ d'enquête s'est étendue sur trois grands groupes de presse écrite notamment le quotidien La Nouvelle Expression, l'hebdomadaire Diapason, et le mensuel ICI Les Gens du Cameroun.

Division du travail :

Notre travail comprend deux grandes parties subdivisées en deux chapitres chacun.

La première partie met l'accent sur les conditions générales du travailleur au Cameroun. Son chapitre premier est axé autour des conditions réelles du travailleur au Cameroun. Deux sections délimitent ce chapitre. En première, nous avons les conditions prévues par le code du travail et en deuxième nous avons les conditions particulières prévues par les conventions collectives.

La deuxième partie se penche sur les difficultés d'application du cadre organisationnel. Le chapitre un est consacré à l'étude des difficultés d'ordre financière. Et son chapitre deux nous amène dans les coulisses de notre enquête effectuée sur le terrain. C'est elle qui va déterminer l'impact des conditions professionnelles sur la qualité du travail du journaliste de la presse privée.

Définition des termes

Selon le dictionnaire encyclopédique Hachette

- Une condition : peut être définie comme un ensemble d'éléments, de circonstances qui déterminent une situation.

- Professionnelle: qui a rapport à une profession notamment un corps constitué par tous ceux qui pratiquent le même métier.

- Les conditions professionnelles : désignent alors un ensemble d'éléments ou de circonstances qui déterminent une situation dans une profession. D'une manière générale, elles déterminent l'environnement dans lequel les employés vivent sur leur lieu de travail. Elles comprennent la pénibilité et les risques du travail effectué ainsi que l'environnement de travail (bruit, chaleur, exposition à des substances toxiques, les délais de production ou de ventes d'un produit, etc.).

- Le journaliste : est défini selon le dictionnaire Hachette comme celui qui informe sur l'actualité. Ce dernier collecte, traite et diffuse l'information au grand public.

- la presse : selon Hachette c'est l'ensemble des journaux.

- La presse écrite : selon le dictionnaire en ligne Wikipédia vient du latin pressus, pressé, comprimé, serré, enfoncé. Plus généralement, elle englobe tous les moyens de diffusion de l'information écrite : quotidiens, hebdomadaires et autres publications périodiques, ainsi que les organismes professionnels contribuant à la diffusion de l'information écrite. Tirant son origine de l'usage d'une presse d'imprimerie, l'expression "presse écrite" est un pléonasme. Elle sert cependant à distinguer la presse par rapport aux autres médias : radio, télévision, internet. Malgré l'invention de l'imprimerie et la Révolution française, il faut attendre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle pour assister au développement réel de la presse écrite qui atteint son âge d'or avant l'émergence de la radio puis de la télévision et plus récemment d'Internet. Les publications de la presse écrite peuvent être classées selon le rythme de parution : quotidien, hebdomadaire, mensuel, bimestriel... Le contenu peut être généraliste ou spécialisé. Quant à la nature : information, divertissement, publications scientifiques... sa zone de diffusion, peut être nationale, régionale ou locale, son modèle économique : payant ou gratuit. On distingue aussi la presse quotidienne et hebdomadaire de la presse magazine qui est plus luxueuse et en général plus ciblée.

- Privé: selon l'encyclopédie Hachette, le mot privé fait état de ce qui est intime, d'un domaine dans lequel n'intervient pas.

- La presse écrite privée : est donc définie comme tous moyens de diffusions de l'information écrite dans lequel l'Etat n'intervient pas.

* 1 _ Pierre N'da Méthodologie et Guide pratique du mémoire de recherche et de la thèse de doctorat en lettres, arts Sciences humaines et Sociales, Ed l'Harmattan, 2007, p 98

* 2 _ Bwakassa Tulu K. Cité par Nyoum Benjamin, mémoire : l'utilisation des dépêches de la PANA dans la presse Zaïroise 1992-1993, P.2

* 3 _ Bwakassa Tulu K. Cité par Nyoum Benjamin, mémoire : l'utilisation des dépêches de la PANA dans la presse Zaïroise 1992-1993, P.2

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