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Pollution des eaux et rivières et impact sur les populations riveraines: cas de la rivière Mgoua dans la zone industrielle de Douala-Bassa

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par Gisèle BAOK
Université de Dschang-FASA - Master en gestion de l'eau option environment 2007
  

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LISTE DES ABREVIATIONS ET ACRONYMES

ALUBASSA Aluminium de Bassa

C.E.P Compagnie Equatoriale de Peintures

C.M.C. Complexe Métallurgique du Cameroun

C.T.E Cameroon Tea Estates

C.V. Coefficient de variation

CAMLAIT Société de fabrication de produits dérivés du lait

CAMOA Société Camerounaise d'Oxygène et d'Acétylène

CAMWATER Cameroon Water

CCC Complexe Chimique Camerounais

CF Coliformes Fécaux

CHOCOCAM Chocolaterie et Confiserie du Cameroun

CUD Communauté Urbaine de Douala

DBO5 Demande biochimique en oxygène à 5 jours

DCO Demande chimique en oxygène

DDT DichloroDiphényltrichloroéthane : Pesticide

FAO Food and Agricultural Organization

FTU Formazin Turbidity Units

GWP Global Water Partnership

HYDRAC Hydrocarbure Analyse Contrôle

HYSACAM Hygiène et Salubrité du Cameroun

MAGZI Mission d'Aménagement et de Gestion des Zones Industrielles

MES Matières en suspension

MINDIC Ministère de l'Industrie et du Commerce

MINEE Ministère de L' Energie et de l'Eau

MINEPN Ministère de l'Environnement et de la Protection de la Nature

MINMEE Ministère des Mines, de l'Eau et de l'Energie

MINSANTE Ministère de la Santé

MINUH Ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat

MINVILLE Ministère de la ville

NETOYCAM Société de recyclage des huiles usagées

OMS Organisation Mondiale de la Santé

ONG Organisation Non Gouvernementale

ONUDI Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel

PANZANI Société de fabrication de pâtes alimentaires

PCB PolyChloroBiphényls

pH Potentiel hydrogène

PILCAM Société Camerounaise de fabrication de Piles Electriques

PLASTICAM Plastique du Cameroun

PNGE Programme National de Gestion de l'Environnement

PNUE Programme des Nations Unies pour l'Environnement

S.C.T.B Société Camerounaise de Transformation du Bois

S.G.M.C. Société des Grands Moulins du Cameroun

SCIMPOS Société Camerounaise d'Importation des mousses et polystyrène Souple

et rigide

SEEF Société d'Exploitation des Etablissements de Fourbelle

SF Streptocoques Fécaux

SIPCA Société Industrielle des Produits chimiques et Aromatiques

SMALTO Société de fabrication de peinture

SNEC Société Nationale des Eaux du Cameroun

SOCARTO Société Camerounaise de Cartonnage de fournitures de bureau

SUMOCA Summit motors Cameroon

TDS Total Dissolved Solids

UCB Union Camerounaise des Brasseries

UFC Unité de formation des colonies

UICN Union Mondiale pour la Nature

UNALOR Union allumettière équatoriale

VRD Voiries et Réseaux Divers

CHAPITRE 1.0 : INTRODUCTION

1.1 Justificatif et Enjeux

Environnement propice à l'apparition de la vie, l'eau est un élément majeur de la biosphère. Les premières formes de vie se sont manifestées dans des étendues d'eau qui recouvraient la terre primitive il y'a près de quatre milliards d'années. Si elle se trouve partout, elle est pourtant utilisable uniquement sous la forme d'eau douce par les êtres humains (Rodier, 1996). En effet, l'eau qui recouvre les trois quarts de la surface de la planète est essentiellement l'eau de mer (97,3%). Les réserves d'eau douce (2,7%) ne représentent que 38304 x 103 km3. En outre une grande partie de cette réserve se trouve sous forme solide (calotte glacière de l'atlantique, glaciers de l'arctique et des reliefs). L'eau douce liquide reste souvent difficile d'accès parce que très profonde (Veyret et Pech, 1993). Cette eau non disponible (glaciers et eaux souterraines profondes) représente 2,4 % des réserves totales d'eau. Il reste donc moins de 0,3% de l'eau de notre planète directement consommable. Les cours d'eau et les lacs concentrent une grande partie de cette eau. Malheureusement elle est réduite par l'infiltration dans les sols et l'évapotranspiration (Montiel et Husson, 1991)

L'Homme doit donc faire face à cette diminution des ressources hydriques naturelles et à la dégradation croissante de la qualité de l'eau : insuffisances de l'industrie de l'eau, insuffisance de traitement des eaux d'égouts, rejets d'effluents industriels et domestiques, fuites dans les réservoirs de stockage des produits pétroliers, infiltration des résidus d'engrais et de pesticides agricoles etc. Ces nuisances comptent parmi les principales causes de pollution des eaux. Leur gravité est fonction de la densité des populations, des pratiques agricoles et industrielles et de la présence ou non de dispositifs de récupération et de traitement des eaux usées.

Au Cameroun, la situation environnementale est marquée outre les problèmes globaux et connus de l'environnement de la planète tels les changements climatiques, la destruction de la couche d'ozone, par une dégradation multiforme des différents milieux (ONUDI, 2002). Ainsi le développement de l'urbanisation n'est toujours pas accompagné

de celui des infrastructures et services de l'environnement urbain correspondants ; tels l'approvisionnement en eau potable, la gestion des ordures ménagères et des eaux usées. On note en effet dans les villes camerounaises, la quasi-absence des réseaux d'égouts et des systèmes de traitement des eaux usées, l'insuffisance d'approvisionnement en eau potable ainsi qu'une gestion inadéquate des déchets solides.

L'élimination des eaux vannes se fait souvent par déversement direct au milieu récepteur (sol, marigot, caniveaux...) dans les quartiers d'habitat spontané ; dans des latrines sèches pour les quartiers traditionnels, les fosses septiques suivies de puisards dans les quartiers résidentiels. L'élimination des eaux ménagères quant à elle se fait en général directement sur la voie publique ou dans la cour de la concession ou dans un caniveau ou dans un puisard ou dans les cours d'eau (Kerspen, 1998). De même les eaux provenant des vidanges des fosses septiques sont acheminées vers les rivières des bassins, où elles sont déversées au mépris des dispositions relatives à la protection de l'environnement et celles relatives à la protection des ressources en eau contenues dans la loi portant régime de l'eau au Cameroun (MINMEE, 2004). Dans ces conditions, le milieu est caractérisé par un état d'insalubrité généralisé du cadre de vie.

L'industrie camerounaise est concentrée dans la zone du littoral notamment à Douala, Limbé et Edéa où on trouve près de 80 % des industries. A Douala (capitale économique du Cameroun), les rejets industriels sont essentiellement déversés dans le milieu naturel sans aucun traitement préalable. D'après ONUDI (2002), très peu d'unités industrielles et établissements sont équipés de stations d'épuration. Il relève notamment que de nombreuses plaintes relatives aux impacts de plusieurs unités industrielles du fait de leurs rejets ont été enregistrées par les services compétents de l'environnement, de la part des citoyens. Plusieurs industries ont été sanctionnées du fait de leurs activités polluantes dont les impacts sont devenus visibles.

La pollution industrielle à Douala est très difficile à cerner du fait de l'absence de données exhaustives. Cependant quelques données éparses permettent d'avoir une image approximative de la contribution de l'industrie à la dégradation de l'environnement. Il s'agit en particulier des données collectées ou estimées à l'occasion des études réalisées par le Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE) en 1982, le Plan National de

Gestion de l'Environnement au Cameroun (PNGE) et une publication de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) (ONUDI , 2002).

Le Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE,1982 cité par ONUDI, 2002) dans le cadre d'une étude réalisée pour le projet des mers régionales, a publié un rapport sur les études des polluants marins provenant des sources industrielles dans la région de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Il en ressort que malgré une pollution domestique qui demeure prépondérante, il existe des indices de pollution industrielle, estimée pour la DBO5 à 2187 tonnes/an et pour les matières en suspension (MES) à 48 000 tonnes/an pour la seule ville de Douala.

L'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation (CIFA, 2001 cité par ONUDI, 2002) dans une publication portant sur la revue de la pollution aquatique en Afrique, a montré la contamination de quelques milieux aquatiques par des produits chimiques, et plus particulièrement par les pesticides. Les produits relevés concernent le Lindane, l'aldrine, le DDT (DichloroDiphényltrichloroéthane) et le PCB (PolyChloroBiphényls) dont l'origine pourrait être les plantations industrielles.

Le Plan National de Gestion de l'Environnement au Cameroun (PNGE) quant à lui lors d'une étude sur l'industrialisation et la pollution industrielle réalisée dans le cadre d'une étude basée sur une enquête auprès de 147 unités de transformation industrielle et artisanale, sur l'analyse des données existantes relatives aux rejets de quelques unités industrielles particulièrement dans la ville de Douala a démontré que le secteur de l'agroindustrie contribue le plus à la pollution industrielle, suivi de l'industrie chimique. C'est le secteur des industries métallurgiques et des industries diverses qui contribue le moins à cette pollution (ONUDI, 2002).

L'ensemble de ces données constitue des indices d'une pollution industrielle certaine, mais dont l'évolution dans le temps est difficile à établir. Il faudrait donc la maîtriser avant qu'il ne soit trop tard.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault