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Problématiques de conservation des collections naturelles, des parcs et jardins historiques en milieux urbanisés africains: processus de plan de gestion durable, cas du jardin des plantes et de la nature(JPN) de Porto-Novo, Bénin

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par Gbègnidaho Achille ZOHOUN
Université Senghor d'Alexandrie - Master en développement option gestion du patrimoine culturel 2011
  

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2.3.2. La lutte mécanique (Description, avantages et inconvénients)

La lutte mécanique en matière de conservation de la nature est la somme des interventions directement opérées par l'homme pour contraindre et éliminer les facteurs et causes de nuisances au patrimoine naturel. Ainsi donc, diverses techniques sont utilisées, à savoir :

- les pièges à insectes : c'est un ensemble de techniques destinées à piéger toutes sortes d'insectes et rongeurs portant atteinte à la croissance, au développement et à la conservation d'une espèce âgée relique et témoin de la vie culturelle et historique d'un espace. On peut énumérer les pièges suivants : les bacs à eau, les éco-pièges, les lampes, les pièges à phéromone.

- Les thermos-traitements qui consistent en l'utilisation des sources de chaleur dans des seuils d'acceptabilité nécessaire à la plante mais susceptibles de détruire les êtres vivants

37 cf. lien web en sitographie en annexe.

nuisibles à la conservation d'une espèce d'intérêt patrimonial. Nous pouvons citer les traitements à l'eau chaude, à l'air chaud, à la solarisation, la fumigation et la stérilisation à la vapeur.

- Traitement par inondation : ce système de traitement mécanique consiste en l'utilisation abondante d'eau afin d'asphyxier des agents de dégradation.

- L'arrachement physique, le désherbage manuel, le sarclage mécanique, le gyrobroyage sont aussi généralement des moyens utilisés dans le cadre des luttes mécaniques.

Somme toute, ces techniques présentent généralement très peu de risques mais sont parfois assez éprouvantes à réaliser.

2.3.3. La lutte biologique (Description, avantages et inconvénients)

Selon la source du programme régional de protection des végétaux dans l'océan indien38, « la lutte biologique est née après la 2ème guerre mondiale, comme alternative à la lutte chimique, dont les effets potentiellement néfastes pour la santé et l'environnement étaient au fur et à mesure mis en évidence ». Elle se définit selon l'institut national de la recherche agronomique (INRA) française, comme toute forme d'utilisation d'organismes vivants ayant pour but de limiter la pullulation et ou la nocivité des divers ennemis des cultures. Cette méthode de lutte apparaît d'emblée comme l'exploitation des relations d'antagonisme entre des niveaux trophiques successifs et corrélés. Mais la recherche de l'antagoniste s'ouvre sur des problématiques de la nuisance des antagonistes à d'autres éléments d'équilibre de leur biotope, de leur coïncidence chronologique, la concurrence et la résistance aux aléas. Ainsi l'histoire de la lutte biologique est selon l'INRA, celle de la prise de conscience de la complexité des phénomènes en jeu et des allers-retours entre les progrès des pratiques et les avancées des théories bâties par les zoologistes et les botanistes pour expliquer les insuccès. C'est à C.V. Riley, jeune autodidacte de l'entomologie pour l'État du Missouri..., qu'on doit les premiers grands succès de la lutte biologique par entomophage vers 1868. Mais il faut attendre les années 1970 pour voir prospérer cette nouvelle méthode.

Dans le courrier de la cellule environnement N°15, novembre 199139 ; « la période 1955-1975 sera celle de multiples réalisations d'une part, dans le domaine de l'emploi des animaux entomophages (insectes, acariens et nématodes) développé surtout à Antibes et d'autre part, dans celui de la mise en oeuvre de micro-organismes pathogènes (bactéries et virus), promue par les équipes de la station de recherche de la Minière ». La lutte biologique ne résout certes qu'un nombre limité de problèmes phytosanitaires; ainsi, les deux dernières décennies auront vu un important développement d'une forme de lutte biologique, très proche dans ses techniques d'application des traitements chimiques habituels,

38 cf. sitographie en annexe http://prpv.org/index.php/fr/protection_des_cultures/connaitre_les_moyens_de_protection/la_lutte_biologique

39 http://www.inra.fr/dpenv/jourdc15.htm, consulté en ligne le 22 janvier 2011

bien loin des pratiques entomologiques des "importateurs-acclimateurs" : c'est l'emploi d'insecticides bactériens (à base de diverses souches Bacillus thuringiensis) et viraux, notamment contre les Bombyx disparates des forêts récréatives et péri-urbaines. En effet les musées de la nature qui gèrent le patrimoine naturel à caractère culturel faisant objet de médiation et de la visite de différentes catégories de publics (adulte, enfant...) doivent prêter une grande attention au choix des moyens de lutte et de conservation-gestion des fonds patrimoniaux naturels qui est par essence assez dynamique, pour ne pas empoisonner le patrimoine lui-même ou pire, les hommes qui le fréquentent.

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