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La problématique de l'intégration de l'Afrique face à  la multiplicité des organisations sous- régionales africaines

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par Timothée MBOMBO KASANKIDI
Université de Kinshasa - Licence 2011
  

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2.1.1. Les économies extraverties

L'extraversion est nul doute, la première caractéristique dominante des économies africaines. Les économies africaines sont tournées vers l'extérieur.

Au plan commercial, l'Afrique est complètement tournée vers l'Occident. Les États africains, en dépit de nombreux groupements politiques, d'associations bancaires et des Communautés Économiques Sous-Régionales, ne commencent pas entre eux.51(*)

Dans le même ordre d'idée, Philippe Hugon affirme que « les économies africaines restent polarisées sur les économies européennes qui représentent plus de deux tiers de leurs zones d'échanges commerciaux.52(*)

En effet, cette situation s'explique par le fait que l'Afrique dépourvue des infrastructures de transformation au niveau du continent, d'où les matières premières africaines que ça soit les ressources minières, minéralisées, forestières et agricoles quittent les lieux de production et se dirigent vers les chefs-lieux des pays africains ou de régions puis vers les ports d'embarquement pour être exportés vers les pays industrialisés que ces derniers assurent la transformation de ces matières premières en provenance de l'Afrique.

Ainsi donc, cinq décennies après les indépendances, la situation reste largement inchangée, l'Afrique n'a pas su modifier la structure de ses exploitations qui reste essentiellement tourner vers le marché mondial.

Cette situation non seulement renforce les inégalités sectorielles de productivité, pour utiliser les termes de SAMIR AMIN et l'enclavement des régions par rapport à la capitale qui tend à devenir le centre au regard du reste du pays qui devient véritablement la périphérie, mais accentue le caractère extraverti de l'économie l'intégrant plus facilement dans le circuit économique international.53(*)

Et parallèlement, les économies africaines en s'intégral dans le circuit économique international subissent toutes les évolutions défavorables consécutives aux fluctuations de cours des matières premières sur le marché mondial avec comme effet immédiat la baisse des recettes à l'exportation de la majorité des pays africains.

2.1.2. La dépendance économique

La dépendance est la seconde caractéristique dominante des économies africaines. La période postcoloniale est marquée par un renforcement de cette indépendance qui s'observe en premier du point de vue du commerce extérieur. Les pays africains échangent de moins en moins entre eux et de plus en plus avec l'occident, car l'essentiel de leurs importations s'effectuent avec les pays industrialisés alors que ces derniers commencent avant tout entre eux.

Mais, la dépendance s'exerce également au niveau de la production. Même mondialisées, les industries minières restent soumises aux intérêts étrangers qui disposent de la technologie, des capitaux et qui contrôlent les circuits de distribution. Quant à la production manufacturière, elle largement le fait des filiales des sociétés multinationales qui se contentent d'assembler des pièces produites à l'étranger.54(*)

Il convient de souligner que les lignes qui suivent, nous remarquerons d'autres domaines de dépendance dans lesquels l'Afrique se trouve enchaînée et singulièrement au plan financier notamment au niveau de l'aide publique au développement que sur le plan de l'endettement extérieur.

* 51 NDESHYO, R. et alii.,L'autoderive de l'Afrique en désarroi, PUZ, KINSHASA, p.40

* 52 HUGON. P., Economie de l'Afrique, la découverte, Paris, 1993, p.46

* 53 SAMIR AMIN cité par MONONI ASUKA et KOLI ELOMBE, L'OUA, vingt ans après, désespoirs déçus, PUZ, Kinshasa, 1988, pp.110-111.

* 54 GRELLET, G., Les structures économiques de l'Afrique noires, PUF, Paris, 1982, p.19.

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