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La problématique de l'intégration de l'Afrique face à  la multiplicité des organisations sous- régionales africaines

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par Timothée MBOMBO KASANKIDI
Université de Kinshasa - Licence 2011
  

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1.2.NAISSANCE DU GROUPE DE BRAZZAVILLE

Le Groupe de Brazzaville appelé l'Union Africaine et Malgache (UAM), comme toute Organisation internationale à vocation régionale, n'est pas né d'une décision spontanée de douze États d'Afrique noire française qui venaient d'accéder à l'indépendance en 1960. Elle répond à un certain nombre de conditions réelles et concrètes ci-après :

1.3.LES DONNEES GEOGRAPHIQUES ET HISTORIQUES

La géographie et l'histoire semblent expliquer quoique partiel, le rapprochement opéré de fonder à Yaoundé d'abord, une Organisation à caractère économique et à Tananarive ensuite, une union politique.74(*)

La géopolitique, nous venons de le dire, n'explique que partiellement ce rapprochement. En effet, un simple coup d'oeil jeté sur la carte suffit à écarter toute prédisposition naturelle et géographique de ces États à l'unité. Sur les douze États membres du groupe, onze sont situés sur le continent et un, Madagascar, s'en trouve complètement détaché. Les onze États situés sur le Continent ne forment pas un ensemble d'un seul tenant.

La Mauritanie et le Sénégal sont séparés des autres États membres du groupe par le Mali, la Guinée, la Sierra-Leone, et le Libéria. Deux États anglophones, le Ghana et le Nigéria, sont enclavés dans les neuf autres États du groupe qui semblent accuser une certaine continuité dans l'espace.

Quant aux raisons historiques, les dirigeants africains invoquent souvent dans leur tentative d'unifier leur continent, un passé commun fait des habitudes de vie commune et de la participation à une civilisation commune75(*).

1.4.LES CONDITIONS DE VIE ECONOMIQUE

Les Objectifs économiques de la rencontre de Brazzaville du 15 au 19 décembre 1960 furent précisés dès l'ouverture de la conférence par le Président FULBERT YOULOU : il faut, disait-il, créer une sorte de Communauté Économique Européenne et cela pour les raisons, de mieux valait constituer un front uni pour poursuivre le dialogue avec les États du marché commun européen, car la convention nous associant à la CEE vient à expiration en 1962, il faut dès maintenant songer à étudier les conditions de son renouvellement. Notre dignité, nos responsabilités d'États indépendants exigent que les négociations soient entamées à notre diligence, et pour que celle-ci se déroulent avec fruits, il convient que nous formions un bloc dont la cohérence augmentera la force de persuasion.76(*)

La création d'une Communauté Économique Africaine consistait à faciliter à chaque État africain l'acceptation d'une aide, puisque celle-ci lui est offerte par le truchement d'une Organisation dont il est membre de droit. L'existence d'une telle Communauté fera disparaitre la crainte d'une dépendance directe à l'égard d'une puissance donnée ; elle autorise un multilatéralisme continental par la création d'Organismes paritaires constitués entre-mêmes et d'autres entités politiques et économiques.77(*)

Les États du groupe, instinctivement peut-être, sentaient le besoin de résoudre les multiples problèmes posés par la prise en charge par chacun d'eux de son économie et ceux ayant trait à la gestion de certains services communs économiques et financiers que les anciennes fédérations d'AEF et d'AOF avaient rendus étroitement liés.

* 74 KABAMBA WA KABAMBA,G., op-cit, inédit

* 75 MICHAILOF, S., La France et l'Afrique. Vade mecum pour un nouveau voyage, éd. Karthala, Paris, 1993,

pp.42-44

* 76 YOULOU, F., cité par KABAMBA WA KABAMBA, G., op-cit, inédit

* 77 WWW.Unctad.org/Africa/series

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