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à‰pargne et bien être des ménages en RDC. Une analyse macro et microéconomique

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par Gloire Tristan MANSESA KIAKUMBA
Université de Kinshasa RDC - Diplôme d'études approfondies en économie 2013
  

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1.1.1.1.2. Epargne forcée et sociale

C'est une forme d'épargne qu'on est obligé de conserver d'une manière obligatoire soit suite aux exigences des pouvoirs publics, soit suit à celles de l'organisation dont on gère ou dont on participe à la gestion, soit encore aux exigences de l'économie (Kibalonza, 2006).

Elle prend trois formes que sont :

· l'épargne forcée étatique (impôts, taxes, ...) qui permet à l'Etat de financer ses propres besoins et ceux de l'économie ;

· l'épargne forcée sociétaire (autofinancement) : qui est une épargne constituée par une organisation en vue de financer ses besoins d'investissement ou de rembourser ses dettes et

· l'épargne forcée monétaire qui désigne le fait que la hausse de prix (inflation) provoque forcement une baisse du pouvoir d'achat des consommateurs, donc réduit leur demande, exactement comme le ferai un comportement d'épargne ( www.leconomiepolitique.fr).

1.2.1.2.3. Obstacles à l'épargne des ménages

L'épargne est le fruit de long sacrifice dans la mesure où celui qui épargne décide de consommer moins aujourd'hui pourvu que son lendemain soit meilleur via le bien-être élevé qui en résulte.

Plusieurs facteurs limitent le niveau d'épargne dans les pays en développement dont les principaux sont les suivants.

Premièrement, la faiblesse du revenu constitue un goulot d'étranglement à l'épargne.

Deuxièmement, l'imprévisibilité des revenus. Cette imprévisibilité pousse les épargnants à convertir les résultats de leurs épargnes en consommation très rapidement. Il s'avère alors très important que leurs épargnes soient protégées.

Troisièmement, la consommation à crédit. Les ménages à faible revenu et par conséquent à faible épargne cherchent à lisser leurs consommations par l'emprunt. Dans un tel contexte, il est difficile de mobiliser l'épargne même si les instruments d'épargne sont attrayants.

Quatrièmement, le déficit budgétaire. Un déficit budgétaire élevé détourne les agents économiques de l'objectif de l'épargne qui anticipent de futures hausses des impôts pour réduire et assurer le service de la dette. C'est ce que la littérature économique appelle «l'équivalence ricardienne».Dans un environnement où le déficit budgétaire est imposant, il en résulte un taux d'inflation élevé. Celle-ci augmente le coût de la vie et par conséquent réduit le taux d'intérêt réel. Dans un tel environnement, les agents économiques préfèrent investir dans l'immobilier ou détenir des actifs étrangers. Une telle politique est qualifiée de « répression financière », car les gens épargnent pour bénéficier des intérêts qui en résultent. Dans ces conditions, les banques qui tâchent de conserver l'épargne sont dans une situation de transporter de l'eau dans une passoire (Easterly, 2007).

Enfin, un autre facteur qui limite l'épargne est le manque de confiance vis-à-vis du système financier. L'histoire nous renseigne par exemple que le système financier(Micro-crédit, la Banque du peuple et autres)a fait perdre aux épargnants des sommes considérables de leurs épargnes et malheureusement l'Etat congolais n'a aménagé aucun effort pour trouver des mécanismes qui puissent rétablir la confiance des agents vis-à-vis du marché. Ceci a comme conséquence le manque de confiance des agents vis-à-vis des banques, celle-ci se transmet à la manière des maladies par contagion (Akerlof et Shiller, 2009). Or, un système financier sain améliore les probabilités de réussites des innovations et contribue donc à l'accélération de la croissance économique via le rôle primordial d'intermédiation financière (Easterly, 2007).

1.2.1.3. Epargne des entreprises

L'épargne brute des entreprises correspond à leur capacité d'autofinancement, c'est-à-dire à leur bénéfice net après impôt à laquelle s'ajoute l'amortissement (sommes mises de côté pour reconstituer le capital technique) (Capul et Garnier, 1997). Cette épargne dépend de l'évolution de la rentabilité des entreprises.

La plupart des pays en développement sont caractérisés par un dualisme économique, notamment par la coexistence des secteurs formel et informel. Seulement un petit nombre d'entreprises dans ces pays évoluent dans le secteur formel de l'économie tandis qu'un grand nombre d'entreprises évoluent dans le secteur informel. Les entreprises du secteur informel comptent beaucoup sur leurs bénéfices non distribués pour financer non seulement leur fonds de roulement, mais aussi leurs nouveaux investissements car l'accès aux services financiers adéquats s'avère difficile (CNUCED, 2007).

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"Il existe une chose plus puissante que toutes les armées du monde, c'est une idée dont l'heure est venue"   Victor Hugo