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Coopération transfrontalière en Afrique de l'ouest: Enjeux et perceptions des populations burkinabè

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par Monique Bassénewindé OUEDRAOGO
Université de Ouagadougou - Master 2 de recherche en Sociologie 2012
  

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3.2.2. La sociologie du développement

Pour Yves Goussault (1982), la sociologie du développement est une sociologie engagée dont l'histoire nous ramène dans le tournant des années 196048(*), une époque marquée par les transformations politiques de la décolonisation et des mouvements révolutionnaires et où les analyses politiques sont dominées par les publicistes, les revues ou cercles d'intellectuels, les responsables politiques ou syndicaux. La sociologie du développement n'aurait d'autre définition que d'être un moment de la crise des sciences sociales existantes, en particulier la sociologie, devant les questions posées par le sous-développement.

Quant à Maxime Haubert (1996), il estime que la sociologie du développement est une branche spécialisée de la sociologie qui a longtemps fait l'objet de critiques négatives. En effet, d'un côté, la sociologie est dénoncée comme une « idéologie bourgeoise », au nom d'une science totale de l'histoire et de l'autre, le développement est vu comme mystification ou instrument de l'« impérialisme » et du néocolonialisme parce qu'il correspond à une vision du devenir des sociétés commandée par le modèle occidental. En conséquence, ceux qui ne partagent pas les vues de ce courant « critique » sont accusés ou soupçonnés de collaborer plus ou moins consciemment avec les classes et les puissances dominantes. L'auteur constate que deux tendances principales semblent caractériser la recherche sociologique sur le Tiers-monde et le développement.

En premier lieu, c'est le rapprochement sinon la convergence des différents courants, une sorte d'apaisement des conflits ou querelles de doctrines, conséquence du déclin des théories générales et de l'approfondissement de la connaissance de la structuration, du fonctionnement et de l'évolution des sociétés dépendantes.

En second lieu, l'on est beaucoup moins à la recherche ou sous la dépendance d'un principe d'explication unique ou totalisant, puisque l'on est de plus en plus sensible à l'extrême diversité/complexité des situations et facteurs. Aussi, y a-t-il souvent un rapprochement et parfois même une indifférenciation entre sociologie et anthropologie sur le terrain du développement et de la modernisation.

En définitive, Maxime Haubert avance que l'on pourrait dire qu'il y a en fait deux sociologies du développement qui sont, en grande partie, cloisonnées. L'une qui est « africaniste » est plus intéressée par la problématique de la déstructuration des sociétés rurales, du développement à la base et de la construction des Etats nouveaux. En revanche, l'autre est « américaniste » et porte son attention surtout sur les classes sociales, les mouvements sociaux et les systèmes politiques.

* 48 L'auteur nuance que l'année 1960 n'est pas la seule référence historique car, certains auteurs remontent plus loin en arrière.

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